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Chypre

 

19/02/2011

La question chypriote au centre de la rencontre Droutsas - Ban Ki-moon à New York

La question chypriote a dominé la rencontre vendredi au siège des Nations unies à New York entre le ministre grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et le SG de l'ONU, Ban Ki-moon.

Autres dossiers à l'ordre du jour, les négociations entre Athènes et Skopje sur le nom de la FYROM et la situation au Proche-Orient.

Dans des déclarations à l'issue de l'entretien, M. Droutsas a souligné avoir fait part à son interlocuteur du souhait de la partie grecque de voir de toute part des comportements objectifs en vue du règlement de la question chypriote.

"Nous insistons sur une procédure qui soit chypriote, par les Chypriotes pour les Chypriotes", a déclaré M. Droutsas, avertissant qu'il "ne peut y avoir de place ni à des embellissements ni à des simplifications dans ces affaires".

"Nous voulons que les faits soient recensés toujours avec objectivité", a poursuivi M. Droutsas, pour enchaîner toujours à ce sujet qu'alors que le président chypriote, Dimitris Christofias, soumet des "propositions constructives", le dirigeant de la communauté turco-chypriote, M. Eroglu, "ne répond pas toujours de la même façon constructive" et expose des thèses "hors de la base convenue".

Plus tôt, M. Droutsas avait eu une rencontre avec l'archevêque d'Amérique, Dimitrios, l'occasion d'un tour d'horizon de l'ensemble des dossiers concernant la Grèce et l'hellénisme de la diaspora.

M. Droutsas a déclaré avoir informé en détail l'archevêque d'Amérique de la situation actuelle en Grèce, en particulier "des efforts et des sacrifices" du peuple grec, mais aussi "des grands changements et réformes structurelles qui conduiront la Grèce rapidement hors de la crise économique".

04/02/2011

M. Christofias n'exclut pas un règlement de la question chypriote d'ici la fin 2011

Le premier ministre, Georges Papandréou, et le président chypriote, Dimitris Christofias, se sont entretenus jeudi à Athènes sur les derniers développements dans la question chypriote, en particulier les réunions à Genève, M. Christofias estimant possible un règlement d'ici la fin de 2011.

MM. Papandréou et Christofias ont appelé encore une fois Ankara et les Turco-chypriotes à adopter une position constructive, à ne pas poser des questions hors de la procédure de négociations, des résolutions de l'ONU et des accords conclus avec l'ex-dirigeant de la communauté turco-chypriote, Mehmet Ali Talat.

La seconde question évoquée lors de cet entretien a concerné le dossier de l'énergie vu dans son ensemble, l'accent étant mis par Athènes et Nicosie sur une coordination des actions dans la région.

Enfin, les événements en Egypte ont naturellement été analysés, avec le souci confirmé par MM. Papandréou et Christofias d'une transition politique sans violence, M. Papandréou assurant que la Grèce prendrait toutes les initiatives nécessaires, M. Christofias remerciant pour sa part le gouvernement grec pour son aide au rapatriement de ressortissants chypriotes.

Dans leur conférence de presse commune, MM. Papandréou et Christofias sont revenus plus en détail sur le contenu des deux grands chapitres de leur entretien - Chypre et le dossier Energie - en vue du Conseil européen de vendredi.

M. Papandréou a souligné avoir été informé des discussions récemment à Genève entre les deux communautés chypriotes et le SG de l'ONU, exprimant l'espoir que la partie turque répondra positivement à un "compromis honnête et mutuel dans le cadre d'une négociation sans calendrier asphyxiant ni arbitrage". Nous aspirons, a rappelé le premier ministre, "à une solution juste qui mettra fin à l'occupation, à la colonisation et aux formes dépassées de garanties".

Pour sa part, M. Christofias a mis en avant le fait que la position de la partie gréco-chypriote à Genève "avait été convaincante et avait montré la bonne volonté de Chypre pour que la recherche d'un règlement progresse conformément aux résolutions de l'ONU, aux accords à haut niveau et au droit international".

M. Christofias a critiqué la partie turco-chypriote à propos de son refus d'associer les questions adaptations territoriales-colons-propriétés, informant que le SG de l'ONU "voit d'un bon oeil, pour ne pas dire soutient, cette association", qui est selon le président chypriote "toute la clé d'une négociation substantielle".

En conclusion sur ce dossier, M. Christofias a noté "nous sommes résolus et avons toute la bonne volonté nécessaire, si tant est que la Turquie nous tend la main, à progresser rapidement, et même cette année, à un règlement de la question chypriote, qui soit naturellement viable et consenti par le peuple chypriote".

La situation "inquiétante" en Egypte a été au centre des entretiens entre le chef de l'Etat grec, Carolos Papoulias, et M. Christofias, ce dernier déclarant "l'Egypte a été un appui important pour la Grèce et Chypre dans la région du Proche-Orient, en tant que pays dirigeant, un grand pays dans la région".

13/04/2010

Plein accord politique entre Athènes et Nicosie

Les entretiens entre le premier ministre grec, Georges Papandréou, et le président de la République chypriote, Dimitris Christofias, à Nicosie lundi ont permis à nouveau de confirmer la stratégie commune des deux gouvernements, le soutien de la Grèce à la politique et gestion de la question chypriote par Nicosie, et d'exclure, quel que soit le résultat des dites élections dans les territoires occupés chypriotes, la reprise des concertations entre les deux communautés de l'île à partir de zéro.

Le président Christofias a déclaré avoir eu un entretien très constructif avec M. Papandréou "dont la présence à Chypre en cette période si difficile pour la Grèce prouve un intérêt inlassable pour Chypre et la question chypriote".

"Nous restons attachés à la stratégie suivie par la partie chypriote-grecque depuis 1977, qui vise à mettre fin à l'occupation et à réunifier le pays et le peuple dans le cadre d'une fédération bizonale et bicommunautaire dotée d'une égalité politique, ainsi que le précisent les résolutions afférentes des Nations unies", a dit le président chypriote.

M. Christofias a poursuivi en assurant qu'indépendamment des problèmes et obstacles rencontrés, "nous poursuivrons les concertations, le dialogue intercommunautaire", insistant sur le fait que "la condition sine qua non pour l'obtention d'un règlement est le changement de position de la Turquie qui, par l'occupation des territoires du Nord de l'île, viole l'intégrité territoriale de la République chypriote et les droits de l'Homme et libertés fondamentales de tous les Chypriotes". "Dans la République chypriote unifiée, il est inconcevable d'avoir des garants et des garanties, la République chypriote unifiée est membre de l'UE", a-t-il dit.

De son côté, M. Papandréou - après avoir relevé que la question chypriote est dans une phase critique et que des progrès ont été accomplis, toutefois pas dans la mesure où nous l'aurions souhaité - a mis l'accent sur la volonté politique qui est exigée pour parvenir à un accord.

M. Papandréou a encore rappelé ses propres efforts pour "contribuer à la vision commune d'une Chypre réunie, européenne, sans armée d'occupation, vivant dans la sécurité et le respect des droits de l'Homme et la prospérité pour tous". "Le gouvernement grec soutient activement les efforts déployés par le président Christofias pour une solution juste, viable, fonctionnelle et européenne, sans calendriers artificiels, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, des valeurs et principes de l'UE et de l'application entière de l'acquis communautaire dans le cadre d'un Etat fédéral disposant d'une égalité politique, ainsi que le définissent les résolutions de l'ONU pour une souveraineté, une identité internationale".

22/03/2010

M. Christofias appelle la communauté internationale et l'UE à faire pression sur Ankara

Le président de la République chypriote, Dimitris Christofias, a appelé la communauté internationale et l'UE à faire pression sur la Turquie pour qu'elle change de position sur la question chypriote.

Dimanche, prenant la parole lors de la cérémonie religieuse en mémoire de Sophocle Vénizélos à La Canée (Crète), et au dernier jour de sa visite de quatre jours en Grèce, M. Christofias a déclaré notamment que "la condition indispensable pour un règlement de la question chypriote, est un changement de philosophie et de position de la Turquie. Une solution est de l'intérêt de la Turquie elle-même, et plus rapidement il en sera pris conscience, plus rapidement nous arriverons à un règlement".

Appelant la communauté internationale et l'UE à faire pression sur Ankara, le président chypriote a relevé comme fait positif une déclaration récente du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, acceptant une solution de fédération bizonale, bicommunautaire. "Il reste, a-t-il dit toutefois, que ses mots se concrétisent".

Etaient présents pour le gouvernement grec, les ministres adjoints des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et de la Défense, Panos Beglitis, la cérémonie se déroulant là où reposent les membres de la famille du grand homme politique à Profitis Ilia Akrotiriou, et étant organisée par la Fondation "Eleftherios Venizelos" et la municipalité de La Canée.

Le président Christofias à l'inauguration de l'ambassade de Chypre à Athènes

Le président de la République chypriote, Dimitris Christofias, a inauguré samedi les nouveaux bureaux de l'ambassade de Chypre à Athènes, près de la place Syntagma, en présence du chef de l'Etat, Carolos Papoulias, du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et de l'ambassadeur, Iosif Iosif.

M. Christofias a souligné que le nouvel immeuble rue Xenofondas est parmi les missions diplomatiques chypriotes les plus importantes et sans doute la plus importante, indiquant que les Chypriotes en Grèce sont estimés à quelque 70.000. Après avoir salué le rôle de la mission diplomatique dans les moments difficiles de l'histoire de Chypre, M. Christofias a déclaré à propos de la période actuelle que "la République chypriote a prouvé qu'elle sait survivre et progresser. Elle est aujourd'hui membre actif des organisations internationales de premier plan, membre de l'UE depuis 2004".

20/03/2010

Rencontre Papandréou-Christofias à Athènes: C'est l'heure de l'Europe

Les derniers développements dans la question chypriote mais aussi les problèmes "chauds" de l'économie grecque ont été au centre de la "coopération exhaustive" qu'ont eu vendredi à Athènes le premier ministre, Georges Papandréou, et le président chypriote, Dimitris Christofias.

M. Papandréou, qui se rend dans les prochains jours à Chypre pour soutenir les efforts de M. Christofias et la promotion des concertations intercommunautaires chypriotes dans la phase cruciale dans laquelle elles se trouvent, a affirmé à propos de la situation sur le front de l'économie grecque que "la Grèce a fait ce qu'elle devait avec des décisions difficiles et c'est à présent l'heure de l'Europe".

"La Grèce a fait ce qu'il fallait et l'autre partie de cet accord est la détermination de l'Europe de soutenir la zone euro, et pas seulement la Grèce (...) C'est l'heure de l'Europe, et ce défi, nous en discuterons dans quelques jours et en plus lors d'une journée phare pour la Grèce, parce que c'est sa fête nationale", renvoyant au 25 mars où coïncident la fête nationale grecque et le Sommet de l'UE.

Dans les déclarations communes qui ont suivi la rencontre de plus d'une heure, M. Papandréou a dit avoir informé M. Christofias "des initiatives prises par le gouvernement pour l'économie grecque dans le cadre de l'UE mais aussi pour faire face à la spéculation".

"Au Conseil européen, la Grèce peut toujours compter sur le soutien de la République chypriote. Cela doit être considéré comme acquis", a souligné pour sa part M. Christofias à ce même sujet.

Interrogé quant à l'attitude de l'Allemagne vis-à-vis de l'économie grecque, M. Papandréou a rappelé "l'accord au niveau européen, et d'autant plus des +27+, qui est intervenu après la visite à Athènes de représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international et après l'évaluation de notre programme".

Passant à la question chypriote, M. Papandréou a indiqué que la rencontre a donné lieu à un "tour d'horizon substantiel sur le cours des négociations", exprimant son soutien aux efforts du président Christofias dans la promotion des concertations pour une solution dans le cadre des résolutions de l'ONU et du respect et mise en valeur de l'acquis communautaire, comme le dicte notre intérêt commun. "Nous avons décidé que je visite Chypre dans les prochains jours pour promouvoir plus avant nos efforts communs", a-t-il dit.

"La solidarité du premier ministre et du gouvernement grec est acquise, permettez-moi de dire qu'elle est absolue", a affirmé pour sa part M. Christofias.

19/01/2010

Entretiens Papandréou - Christofias sur l'optique européenne de la Turquie

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est entretenu lundi avec le président de la République chypriote, Dimitris Christofias, indiquant que sa lettre de réponse -qui sera envoyée dans les prochains jours- au premier ministre de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, inclut une invitation à visiter Athènes.

MM. Papandréou et Christofias ont échangé des points de vue sur l'orientation européenne de la Turquie et décidé de mettre en place très prochainement un groupe d'experts juridiques qui contribueront à soutenir la République chypriote dans tous ses besoins. En vue de la promotion de cette décision, le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas a d'ores et déjà rencontré le ministre chypriote des AE, Markos Kyprianou.

M. Papandréou a assuré le président Christofias que la Grèce continuera à soutenir activement l'Hellénisme chypriote en vue d'un règlement juste, fonctionnel et viable sans calendrier ni arbitrage. "Nous soutenons les efforts pour un règlement sur la base des décisions, des principes et valeurs de l'UE et de l'application pleine et entière de l'acquis communautaire, un règlement qui garantira le fonctionnement de l'Etat chypriote et sa participation efficace à l'UE. Un règlement qui aura pour conséquence de mettre fin à l'occupation militaire et l'invasion de la Turquie", a-t-il souligné.

Qualifiant les propositions de la partie turco-chypriote de "négatives et même d'un retour en arrière", le premier ministre a estimé que "la base pour l'obtention d'un progrès dans les concertations devra être une fédération bizonale, bicommunautaire, avec l'égalité politique, une identité souveraine et internationale". "Nous sommes convenus de poursuivre les concertations, car nous sommes convaincus que les problèmes peuvent être réglés uniquement sur la table des négociations", a affirmé M. Papandréou.

Interrogé sur les perspectives d'un règlement, M. Papandréou a relevé que le règlement de la question chypriote va dans l'intérêt de tous et "je pense que le temps est venu que la partie turque montre le courage de libérer la communauté turco-chypriote et contribue efficacement à la recherche de cette solution qui transformera la région en zone de paix et de coopération".

En ce qui concerne les relations greco-turques, M. Papandréou a observé qu'il existe toute une série d'obligations pour la Turquie envers l'UE qui visent entre autres à la normalisation des relations avec la République de Chypre, mais également le règlement de la question chypriote.

M. Christofias a approuvé les estimations de M. Papandréou soulignant en outre que six chapitres des concertations UE-Turquie ont été gelés, ce qui signifie que la Turquie n'est pas sortie sans dégât du Sommet européen de décembre.

Il a conclu en s'accordant avec M. Papandréou sur le fait que la partie chypriote grecque restera "ferme en ce qui concerne son objectif, la tactique seule pouvant être éventuellement modifiée", tout en recommandant "le sang-froid, la confiance et la constance".

12/11/2009

Entretien Papandréou-Kyprianou en vue du Conseil européen de décembre

Le premier ministre, Georges Papandréou, a eu mercredi un entretien d'environ 60 minutes avec le ministre chypriote des Affaires étrangères, Marcos Kyprianou, en visite à Athènes.

Cette réunion de travail regroupait entre autres le ministre adjoint grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et les ambassadeurs grec et chypriote, respectivement MM. Papaïoannou et Iosif.

Dans des déclarations de presse, M. Droutsas a réitéré la position ferme de la Grèce pour un règlement de la question chypriote, ayant comme base les résolutions de l'ONU et les principes et valeurs de l'UE, soulignant de plus que "les Chypriotes grecs et turcs doivent discuter librement de leur avenir commun sans calendrier artificiel et menaces de la dernière chance, toutes choses étant improductives et non acceptables".

"Nous avons devant nous une étape-phare difficile, l'évaluation en décembre par la Commission européenne des progrès de la candidature à l'UE de la Turquie, qui se fera sans rabais pour les conditions à remplir au même titre que pour les autres pays", a déclaré le ministre, citant certaines conditions d'adhésion, telles que les relations de bon voisinage, le respect de l'intégrité territoriale, les droits de l'Homme et des minorités, la défense des libertés religieuses, la mise en application du Protocole d'Ankara et, naturellement, la normalisation des relations avec la République chypriote.

De son côté, M. Kyprianou, qui a insisté une nouvelle fois sur la pleine coïncidence de vues entre Nicosie et Athènes, a parlé à son tour d'éviter un calendrier asphyxiant qui avait conduit en 2004, a-t-il rappelé, à un échec des concertations entre les deux communautés.

Se référant au rôle de la Turquie, M. Kyprianou a rappelé que c'est elle qui avait créé le problème et qu'il fallait nécessairement des gestes de sa part et pas simplement des intentions, soulignant aussi que Chypre soutient son adhésion à l'UE, pour "une Turquie européenne qui pensera de manière européenne".

Répondant à des questions de presse, M. Kyprianou a écarté l'éventualité qu'une évaluation sévère de la Turquie puisse avoir des incidences sur les concertations intercommunautaires. "Si la Turquie veut aider à son adhésion, elle devra contribuer positivement à un règlement de la question chypriote", a insisté le ministre, ajoutant que jusqu'à présent "elle (la Turquie) n'a pas donné de tels signes de position constructive. Les concertations ont lieu dans le cadre de l'ONU, l'organisation internationale offrant des facilités sans faire de médiation. C'est à la Turquie qu'il revient d'agir positivement".

M. Kyprianou devait rencontrer par la suite en fin de journée l'ancien premier ministre et président de la ND, Costas Caramanlis.

10/11/2009

Papandréou: Démolissez le dernier mur qui divise Chypre en deux

Le premier ministre, Georges Papandréou, en visite officielle lundi dans la capitale allemande à l'occasion de la commémoration du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, a salué le jour historique où les citoyens allemands et européens se sont dressés pour dire "démolissez le mur", "démolissez les murs" qui enferment les citoyens de ce continent dans l'absolutisme, l'autoritarisme, les obsessions, et les préjugés, "abattez les murs" afin d'ouvrir l'horizon pour la Démocratie et la Liberté.

Selon M. Papandréou, ces actes et ces moments héroïques montrent "l'enjeu de la Démocratie qui est d'abattre au quotidien les murs qui retiennent le citoyen éloigné de la politique et ne le placent pas au centre de la politique".

"En tant que Grecs et Européens, nous devons crier: abattez le dernier mur, celui qui divise Chypre en deux, il ne peut exister une Europe avec des murs et des armées d'occupation", a-t-il souligné, ajoutant que "l'Europe de la Liberté, l'Europe unie n'élève aucun mur" et nous voulons que cette Europe constitue non seulement notre aspiration, mais ait notre engagement de lutter pour elle.

06/11/2009

Le ministre adjoint des AE M. Droutsas évoque avec le SG de l'ONU la question chypriote

La question chypriote, l'appellation de la FYROM, les questions concernant le changement climatique, les opérations de paix, ainsi que la Trêve olympique ont fait l'objet des entretiens jeudi du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, avec le SG de l'ONU, Ban Ki-moon.

Comme l'a explicité le porte-parole du ministère des AE, Grigoris Delavekouras, dans son point de presse, la diplomatie grecque - dans le cadre de la question chypriote - se déclare en faveur d'un règlement qui résultera du dialogue entre les deux communautés, sans calendrier, ni pression, ni menace.

M. Droutsas a également informé M. Ban Ki-moon de la vague d'immigration clandestine depuis l'Asie et l'Afrique via la Turquie, dont la Grèce est victime, mettant l'accent sur l'importance d'une étroite coopération avec les autorités turques de sorte à faire face au problème, en plein respect de la dimension humaine de la question. En ce qui concerne la FYROM, la partie grecque a fait part de son engagement dans la procédure de concertations qui se tiennent sous l'égide de l'ONU et sous la houlette de Matthew Nimetz.

Passant enfin au chapitre du changement climatique, notamment en vue du Sommet de Copenhague, la partie grecque a souligné l'importance pour la communauté internationale de prendre des décisions pour régler ce lourd problème qui aura des répercussions tout particulièrement sur la Méditerranée.

21/10/2009

Le Premier ministre grec M. Papandréou s'adresse à la Chambre chypriote des Représentants

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, dans un discours prononcé mardi devant la Chambre chypriote des Représentants, a affirmé que la Grèce insistera pour que la Turquie remplisse toutes les conditions posées par l'UE d'ici décembre, lorsque aura lieu son évaluation par le Sommet européen.

M. Papandréou a réaffirmé que l'objectif ferme et permanent de la politique étrangère grecque est de renverser les répercussions de l'invasion turque et de l'occupation de Chypre par la Turquie en 1974, soulignant encore que "nous restons attachés à la garantie des libertés et droits fondamentaux de tous les Chypriotes, à leur liberté de se déplacer et de s'installer dans l'ensemble du territoire de leur patrie".

"La solution qui conduira à la réunification de l'île conduira également à l'évolution de la République chypriote en une fédération fonctionnelle et viable, bi-zonale et bi-communautaire, telle que décrite dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, alors que le catalyseur et la garantie sera l'application de l'acquis communautaire sur l'ensemble du territoire de Chypre, conformément à la procédure définie par le protocole 10 de l'Acte d'adhésion de Chypre à l'UE", a-t-il affirmé, tout en soulignant que les concertations intercommunautaires font partie de la méthode de règlement de la question qui a été choisie par le gouvernement chypriote et approuvée par la Grèce. A ce sujet, il a fait part de son entier soutien aux concertations entre MM. Christofias et Talat sous l'égide du SG de l'ONU.

Selon M. Papandréou, "la Turquie a tout intérêt à laisser le peuple chypriote libre et à accepter que la condition fondamentale du règlement du problème de Chypre soit la reconnaissance de la souveraineté et de l'indépendance de Chypre".

S'agissant de l'orientation européenne de la Turquie, M. Papandréou a relevé que le choix stratégique de la Grèce est le soutien actif à cette orientation, ainsi que de tous nos voisins de l'Europe du Sud-Est, soulignant toutefois que "l'acceptation de la part de la Turquie de remplir ses obligations statutaires envers l'UE constituerait la preuve la plus éclatante que la Turquie change dans le cadre de la procédure de sa candidature et conduirait à libérer 8 chapitres en stagnation, en raison du refus d'Ankara d'agir comme il se doit".

Enfin, M. Papandréou a invité la Turquie à réviser ses positions sur la question de la sécurité, en affirmant "qu'au sein de notre voisinage européen, nos relations ne sont pas fondées et ne peuvent être déterminées par notre force militaire ou par la menace, mais par le respect des principes européens et des obligations mutuelles, de la protection des droits de l'Homme qui sont garantis par l'UE et par aucune force militaire".

Le Premier ministre clôture ses entretiens avec les chefs des partis politiques de Chypre

Le Premier ministre, Georges Papandréou, qui poursuit mardi sa visite officielle à Chypre, a clôturé ses rencontres avec les chefs des partis politiques par des entretiens successifs avec le président de l'EYROKO, Dimitris Syllouris et la SG des Ecologistes, Ioanna Panagiotou.

Papandréou reçu par l'archevêque de Chypre

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a rencontré mardi l'archevêque de Chypre, Mgr Chrysostomos et l'a assuré que la Grèce "restera active aux côtés de Chypre" tout en l'invitant à l'informer de l'état des églises et de la dégradation du patrimoine culturel dans le secteur occupé de Chypre. A ce sujet, Mgr Chrysostomos a indiqué que l'Eglise de Chypre prépare un recours contre la Turquie devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Peu avant son départ de Chypre, M. Papandréou a eu des rencontres successives avec les présidents du Comité des familles des disparus et l'Union des municipalités occupées de Chypre, MM. Théodossiou et Galanos.

20/10/2009

Complète identité de vue des gouvernements grec et chypriote

Le Premier ministre, Georges Papandréou, et le Président chypriote, Dimitris Christofias, se sont entretenus lundi au premier jour de la visite officielle à Nicosie du nouveau chef du gouvernement grec, concluant sur le constat d'une complète identité de vue sur la question chypriote, les relations UE-Turquie et autres dossiers internationaux.

L'entretien Christofias-Papandréou a eu lieu en privé, suivi par la réunion des deux délégations.

Après avoir félicité M. Papandréou pour sa victoire électorale le 4 octobre, M. Christofias a rappelé la collaboration constante de Nicosie et d'Athènes pour la recherche d'un règlement à la question chypriote, et souligné, en accord avec le chef du gouvernement grec, que la procédure d'évaluation des progrès de la candidature de la Turquie en décembre devrait engager la diplomatie des deux pays à promouvoir la question chypriote.

"Notre objectif, a-t-il dit, n'est pas de punir la Turquie, mais d'utiliser la date-limite de décembre pour promouvoir la question chypriote. La Turquie a des engagements vis-à-vis de l'UE et de ses Etats-membres, qui concernent Chypre et la question chypriote, et qu'elle est tenue de respecter".

Pour sa part, M. Papandréou a souligné que sa priorité était de soutenir les efforts de M. Christofias pour une solution juste et viable de la question chypriote, dans le cadre des résolutions et en complète harmonie avec l'acquis communautaire.

M. Papandréou a ajouté que la Grèce et Chypre considèrent que l'optique européenne de la Turquie serait au bénéfice des deux pays, se disant peu partisan d'une forme spéciale de partenariat UE-Turquie, si évidemment Ankara remplit les conditions d'adhésion et contribue au règlement de la question chypriote.

Papandréou à Nicosie: Premier contact avec M. Christofias

Le Premier ministre, Georges Papandréou, dès son arrivée lundi matin à Nicosie pour une visite officielle de deux jours, s'est adressé au Président de la République chypriote, Dimitris Christofias, pour lui assurer que "la Grèce est encore une fois active à vos côtés, non pas en paroles mais en actes", "afin de réussir ce que souhaite le peuple chypriote".

M. Papandréou est arrivé à 12h au palais présidentiel, accueilli par M. Christofias, et a passé en revue la Garde nationale. Par la suite, le Premier ministre a déposé une gerbe au monument de l'archevêque Makarios, qui se trouve dans les jardins de la présidence.

La délégation grecque se compose du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, du porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, de l'ambassadeur de Grèce à Chypre, Vassilis Papaïoannou, de l'eurodéputée, Marilena Koppas, du directeur du bureau diplomatique du ministère des AE, Dimitris Paraskevopoulos, du DG du ministère, Tryphon Paraskevopoulos et du directeur du bureau diplomatique du ministre adjoint, Christos Panagopoulos.

Font partie de la délégation chypriote le ministre des Affaires étrangères, Marcos Kyprianou, le porte-parole du gouvernement, Stephanos Stephanou, du secrétaire d'Etat auprès du président, Titos Christofidis.


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Dernière modification : samedi 19 février 2011