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Déclarations gouvernementales

 

25/06/2010

Papandréou: L’effort immense de renverser la marche catastrophique de la Grèce a débuté avec succès

Le premier ministre, Georges Papandréou, a affirmé que l’effort immense de renverser la marche catastrophique de la Grèce a débuté avec succès, s’adressant jeudi en réunion du Conseil des ministres, en soulignant que chacun reconnaît d’ores et déjà, tant les efforts du gouvernement, que surtout les sacrifices du peuple grec.

La marche à ce jour, a poursuivi M. Papandréou, n’a pas été facile, et les décisions adoptées étaient nécessaires pour sauver le pays, pour être en mesure aujourd’hui de payer les salaires et les retraites, pour bien expliciter dans la foulée que l’objectif est en fait que la Grèce ne se retrouve plus jamais en une telle posture, d’où la nécessité de s’attaquer aux causes les plus profondes de la situation actuelle, la seule voie étant des changements et renversements radicaux.

Faisant le point des huit premiers mois de son gouvernement, M. Papandréou a indiqué que les politiques mises en oeuvre "nous permettront de nous échapper définitivement du cercle vicieux du retard, de l’inégalité, du manque d’Etat prévoyance, de la faible compétitivité, mais aussi des déficits et des dettes".

Le premier ministre a souhaité clarifier toutefois à ce point qu’il reste encore des années difficiles d’effort intense et de persistance, même si les mesures les plus douloureuses sont déjà en application, signalant que sont lancés à présent les grands changements pour briser la bureaucratie, consolider les règles de transparence, de concertation et de comptes à rendre, partout à tous les niveaux, pour reconstruire l’Etat.

Enfin, M. Papandréou a fait mention de la réunion du lendemain du Conseil des ministres consacrée exclusivement aux changements à réaliser dans le système de sécurité sociale, de retraites dans la fonction publique et dans les relations de travail.

Concernant les projets de loi examinés lors de la séance, M. Papandréou a indiqué à propos du texte concernant la gestion et responsabilité budgétaires qui sera déposé d'ici le 30 juin au Parlement, qu'il s'agit du premier grand pas dans la réforme du Budget de l'Etat qui aura été achevée jusqu'en 2013, alors qu'à propos du texte du ministère de l'Environnement, il a dit qu'il cible essentiellement la menace du changement climatique et en même temps l'indépendance la plus grande des sources importées d'énergie, en mettant en valeur les sources nationales d'énergie amicales pour l'environnement et la croissance verte où les sources renouvelables jouent un rôle déterminant.

Passant à une analyse plus générale au plan européen, M. Papandréou a soulevé la question des fonds propres de l’UE, en signalant que l’imposition d’une petite taxe sur les transactions financières de l’ordre de 0,05% rapporterait à l’Europe des recettes de 240 milliards d’euros, citant comme autres mesures allant dans cette voie la taxe carbone et l’émission d’obligations européennes, un sujet à débattre dans le cadre du nouveau budget de l’UE.

M. Papandréou a jugé comme facteur positif le fait que ces propositions aient été adoptées par les syndicats lors de leur congrès mondial à Vancouver et exprimé l’espoir qu’elles seront à l’ordre du jour du G-20.

18/06/2010

Papandréou: La Grèce regagne progressivement sa crédibilité au plan international

Le premier ministre, Georges Papandréou, s’est dit convaincu que la Grèce s’est placée en trajectoire de réalisation de ses objectifs, en acquérant progressivement à nouveau sa crédibilité au plan international, s’adressant jeudi à Bruxelles dans une conférence de presse à l’issue des travaux du Sommet de l’UE, rappelant avec force la détermination de son gouvernement de promouvoir les changements majeurs et difficiles qui doivent être réalisés dans le système politique, l’administration publique et le système de prévoyance.

L’opinion que la Grèce est sur la bonne voie a été exprimée d’ailleurs, selon M. Papandréou, tant par la Commission européenne que par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, au cours des travaux du Conseil européen, le chef du gouvernement réitérant que la crise grecque a fait ressortir au sein de l’UE la nécessité d’une gouvernance économique et d’une politique économique coordonnée des "27", afin d’être capable à l’avenir de prévenir de telles crises.

M. Papandréou a souligné à cet effet que le "groupe de travail" présidé par le président de l’UE, Herman Van Rompuy, travaille dans ce but et présentera des propositions concrètes pour améliorer la gouvernance économique dans les prochains mois.

Concernant les propositions de l’UE pour la régulation des marchés financiers, en vue en particulier du Sommet du G-20 à Toronto, M. Papandréou a affirmé que l’UE s’engage à prendre des décisions, même en l’absence de volonté politique qui se manifesterait au niveau international. Et plus particulièrement pour les marchés des produits dérivés et des CDS, le premier ministre a réitéré sa proposition pour l'imposition des banques et des transactions sur les marchés internationaux.

Par ailleurs, M. Papandréou a informé que les "27" ont discuté de la nécessité d'adaptation budgétaire, en relevant toutefois qu'à part la réduction des déficits budgétaires et des dettes publiques, l'accent doit être mis aussi sur la capacité de recouvrer la croissance et stimuler la compétitivité de l'économie européenne.

Dans ce cadre, a-t-il ajouté, la nouvelle stratégie de l'"Europe 2020", adoptée le jour même par les "27", vise à renforcer l'emploi, soutenir la recherche et l'innovation, mais en même temps la cohésion sociale. Pour réussir ces objectifs, a-t-il noté, il faut les ressources nécessaires, et c'est pourquoi la Grèce a soutenu la proposition en faveur de l'imposition des transactions financières, l'imposition du CO2 et l'émission d'obligations européennes.

Evoquant plus spécialement l'effort entrepris en Grèce, M. Papandréou a expliqué qu'il faut parallèlement aux coupes dans les dépenses, aménager l’environnement approprié pour attirer des investissements, lequel ne mettra pas uniquement en valeur les programmes de l’UE, mais fera avancer la collaboration systématique avec des pays tiers qui souhaitent investir en Grèce.

"Nous avons une immense responsabilité de sauver l’économie, et nous le ferons", a tranché M. Papandréou, n’hésitant pas à dire que les changements apportés par le gouvernement dans l'administration publique et les autorités locales sont de "petites révolutions", mais aussi dans la fiscalité, pour un système plus juste et plus transparent.

03/06/2010

Le gouvernement accélère les procédures de mise en valeur des biens publics

Le gouvernement a adressé un appel aux investisseurs grecs et étrangers pour la mise en valeur des biens publics, via un programme d'introductions en Bourse, de dénationalisations, de contrats de concession et de mise en valeur de biens immobiliers de l’Etat, afin d’honorer l’engagement pris dans le cadre du mémorandum signé avec la "troïka" (Commission européenne, BCE et FMI) pour le recouvrement de recettes de 3 milliards d’euros sur les trois prochaines années.

Dans une conférence de presse commune, les ministres des Finances, Georges Papaconstantinou, des Infrastructures, des Transports et des Réseaux, Dimitris Reppas, de l’Environnement, de l’Energie et du Changement climatique, Tina Birbili, et de la Culture et du Tourisme, Pavlos Geroulanos, ont annoncé l’accélération des procédures de mise en valeur des richesses du pays, en ciblant la restructuration et la croissance économiques, la revalorisation de la qualité de la vie et l’amélioration de la situation budgétaire.

Le dossier de biens publics qui est adressé aux investisseurs comporte les secteurs des transports (chemins de fer (OSE), ports, aéroports), des eaux (EYDAP - EYATh), de l’énergie (DEH (électricité), DEPA (gaz naturel), ELPE (Pétroles helléniques)), des télécommunications (OTE), des jeux de hasard (paris (OPAP), casinos, hippodrome (ODIE)), et des biens immobiliers (Société foncière de l’Etat (KED), Biens touristiques helléniques (ETA), biens olympiques, avoirs immobiliers de l’OSE).

Les procédures qui seront suivies prévoient, selon les cas, des contrats de concession, l’entrée d’investisseurs stratégiques, des introductions en Bourse, la création de holdings, mais aussi des privatisations à 100%.

29/05/2010

Papandréou à Komotini: Nous sommes décidés à en finir avec la corruption

Le premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé sa détermination de mettre un terme à la corruption lors de sa visite vendredi à Komotini (Thrace), où il était accompagné d'une importante délégation gouvernementale, critiquant par ailleurs le précédent gouvernement pour son laxisme, l'affaire Siemens revenant à la Une de l'actualité ces derniers temps, avec notamment les charges portées contre un ancien ministre du PASOK, M. Mandélis, interdit du reste de sortie du territoire depuis jeudi, après avoir déposé la veille devant la commission parlementaire d'enquête du Parlement.

Le précédent gouvernement, a déclaré M. Papandréou qui s'adressait à une réunion à Komotini du Comité économique et social (OKE) de Rodopi, a opté pour le silence, dissimulant des affaires de corruption ayant pour résultat "de faire du mal au système politique, à l'économie et à la crédibilité du pays".

Face à cette situation, les réactions de mécontentement, la colère justifiée "ne mènent nulle part", ce qu'il faut, a estimé le premier ministre, c'est essentiellement un changement de mentalités et des réformes institutionnelles transparentes et adaptées à notre époque. "Cette question de corruption est une question de démocratie et en même temps une question nationale, économique et de développement", a-t-il souligné, faisant observer qu'"il fallait que le gouvernement change pour que la vérité soit faite".

Se référant ainsi au lourd tribut que paient les Grecs suite à des années de dysfonctionnement, M. Papandréou en est venu ensuite aux possibilités qu'offre aujourd'hui le dit mécanisme de soutien de l'UE et du FMI, notamment un répit au gouvernement pour qu'il mette en route des "changements historiques" dans les mois qui suivent.

Et si le premier ministre a insisté que le problème en Grèce n'est pas seulement économique (il en est l'un des "symptômes"), mais réside aussi dans le fonctionnement de l'Etat et du système politique, il a expliqué que "nous y remédierons dans les prochains mois par des changements historiques", se disant confiant "de sortir rapidement de la procédure de surveillance, si tant est que nous bâtissions notre économie sur des bases solides".

Le chef du gouvernement, dont l'objectif dans cette tournée de visite a été le soutien à la politique régionale, dans une région touchée fortement par la désindustrialisation, a annoncé un prêt de l'Etat de 61 millions d'euros à la société de textile "Enomeni Klostoyfantourgia" pour son nouveau plan opérationnel.

Enfin, et adressant le message aux industriels - que ce soit notamment les producteurs de tabac, voire les pêcheurs de la région, aux prises avec le plancton -, que le développement économique ne se fait pas uniquement avec des aides et subventions, mais dans un nouveau modèle, M. Papandréou a dit l'importance aussi d'associer les programmes universitaires (AEI et TEI) avec les régions.

11/05/2010

Papandréou: La société a besoin d'un climat de justice sociale et de confiance mutuelle

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que la société a besoin d'un climat de justice sociale et de confiance mutuelle, comme condition pour assurer un avenir meilleur que mérite la Grèce, s'adressant lundi en réunion du Conseil des ministres qui a adopté le projet de loi sur la réforme de la sécurité sociale.

Le gouvernement du PASOK promeut par des réformes et des bouleversements les grands changements, mais de façon constante et démocratique qui consolide le sentiment de justice.

Rendant compte de la réunion des chefs de parti sous la présidence du chef de l'Etat la matin même au Palais présidentiel, M. Papandréou - après avoir déploré l'absence de la SG du KKE, Aleka Papariga, et du président du GP de la SYRIZA, Alexis Tsipras, de "ces moments qui consolident les institutions démocratiques et leur fonctionnement" - a dit avoir constaté un climat positif sur de nombreux points, "beaucoup de choses soutenues en paroles ne le sont pas dans les actes", a-t-il pourtant noté, gardant de ce fait certaines réserves, et a informé avoir déposé les propositions du gouvernement concernant la marche du pays qui suivra l'activation du mécanisme de soutien à l'économie grecque, une époque, a-t-il insisté, qui se caractérisera par de grands changements.

Comme je l'ai dit, les questions que j'ai posées concernaient la justice sociale, le sentiment de droit dans la sécurité sociale, la prévoyance, la santé et l'éducation, mais aussi des questions de développement viable dont a besoin le pays et les efforts pour attirer des investissements.

Réforme de la sécurité sociale: Un changement structurel majeur, selon Loverdos

Le ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Andréas Loverdos, a parlé d'un changement structurel majeur qui était nécessaire depuis des décennies, en présentant lundi le projet de loi instaurant un nouveau système de sécurité sociale en Grèce.

Ces changements, a souligné M. Loverdos, sauvent l'institution de la retraite et des soins médicaux et pharmaceutiques, sauvent l'économie nationale et favorisent des évaluations positives pour la Grèce au sein de l'UE, ainsi que le fonctionnement sans problème du mécanisme de soutien à l'économie grecque.

Les grandes lignes des changements apportés par le nouveau système sont:

- il est instauré une retraite de base de l'ordre de 360 euros, selon les données actuelles, qui est garantie, octroyée et financée par l'Etat;

- il est instauré une retraite rétributive qui résulte des cotisations versées et du temps de travail de chaque assuré. Ce système commencera à être appliqué à partir de 2018, en prenant en compte les années de travail après 2013. Sont également prévues des dispositions prévoyant des coefficients d'incitations pour chaque travailleur de rester actif au-delà des 36 ans de travail et jusqu'à 40 ans;

- l'âge général de départ à la retraite reste fixé à 65 ans, le nouveau système ayant pour but de porter la moyenne réelle d'âge de départ à la retraite de 61,4 à 63,5 ans d'ici 2015. Les programmes de départs volontaires sont interdits dans toutes les caisses. A partir du 1.1.2011, tout assuré partant en retraite anticipée sera pénalisé de 6% par an pour chacune des années en moins de travail;

- les fonctionnaires sont intégrés à la grande caisse IKA à partir de 2013. Les dispositions concernant les mères avec enfants mineurs travaillant dans la fonction publique seront annoncées dans les prochains jours par le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou;

- la Banque de Grèce est désignée comme organisme unique de gestion des réserves de toutes les caisses;

- tous les organismes de sécurité sociale fusionnent en trois (salariés, agriculteurs, indépendants) concernant la retraite principale, à partir de 2013;

- les branches santé et retraite sont dorénavant dissociées.

Selon M. Loverdos, ces mesures gouvernementales restructurent l'institution de la sécurité sociale en évitant son effondrement, mais contribuent aussi décisivement à l'objectif primordial d'éviter la faillite du pays, d'assainir ses finances et de placer la Grèce dans un nouveau cycle de développement viable.

10/05/2010

Feu vert à l'activation du mécanisme de soutien, M. Papandréou se félicite de la solidarité des partenaires de la Grèce

Les 16 dirigeants des pays de l'Eurogroupe ont approuvé vendredi, tard dans la nuit, l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce à hauteur de 80 milliards d'euros, dans le cadre d'un plan d'aide avec le FMI d'un total de 110 milliards d'euros pour trois ans. Le premier versement aura lieu avant le 19 mai.

Le premier ministre, Georges Papandréou, a salué de Bruxelles la solidarité des partenaires européens, à l'issue de la rencontre au sommet des Etats-membres de l'Eurogroupe vendredi soir.

"Par cette rencontre au sommet aujourd'hui, et par notre décision aujourd'hui, les Etats-membres de l'Eurogroupe ont montré qu'ils se tenaient résolument à nos côtés", a déclaré le chef du gouvernement, qui a souligné que les fonds garantis par l'UE et le FMI "nous permettront de matérialiser notre programme de stabilité et de croissance, sans les incertitudes journalières sur les marchés internationaux".

M. Papandréou a relevé par ailleurs que "aujourd'hui, cette rencontre a montré quelque chose de plus, que la nécessité de renforcer la zone Euro n'est pas liée seulement aux problèmes de la Grèce. La question est beaucoup plus large et concerne l'ensemble des Etats-membres de l'Eurogroupe". "Nous avons prouvé que nous travaillerons tous ensemble pour assurer la stabilité de notre monnaie, la stabilité en Europe".

Ces décisions, a ajouté le premier ministre, "montrent que nous travaillerons tous ensemble pour ne pas laisser incontrôlée la spéculation internationale, pour sortir l'Europe de la crise et contribuer substantiellement à une reprise de l'économie internationale et finalement pour assurer des emplois et la sécurité de nos citoyens".

07/05/2010

Le Parlement vote le projet de loi pour l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce

Le projet de loi concernant l'adoption des mesures économiques en vue de l'application du mécanisme de soutien à l'économie grecque a été voté en première lecture par 172 voix pour (les députés du PASOK présents, Dora Bakoyannis de la ND et les députés du LAOS), 121 contre (les députés de la ND, du KKE et de la SYRIZA), alors que trois députés ont déclaré "présent" (abstention de trois députés du PASOK, Yannis Dimaras, Sofia Sakorafa et Vassilis Ikonomou), sur un total de 296 parlementaires présents à la séance plénière du Parlement.

Quatre députés, Christos Papoutsis du PASOK, Elsa Papadimitriou de la ND, Spyros Halvadzis du KKE et Thanassis Dritsas de la SYRIZA, étaient absents de ce vote nominal. Dans des lettres adressées à la présidence du Parlement, M. Papoutsis a fait savoir qu'il aurait voter "oui" et M. Dritsas "non", ces votes n'étant pas pris en compte dans le décompte final.

Le projet de loi a été voté nominalement après demande du KKE.

Pendant la procédure de décompte des voix, le président du Parlement, Philippe Petsalnicos, a lu depuis la tribune une lettre du président du PASOK, Georges Papandréou, annonçant que les députés Dimaras, Sakorafa et Ikonomou sont exclus du groupe parlementaire du PASOK. La DG du PASOK, Reggina Bartzeli, a contacté par téléphone les trois députés pour leur demander de démissionner de leurs sièges, Mme Sakorafa opposant un refus, M. Ikonomou se réservant de répondre et M. Dimaras ne pouvant être contacté.

Un peu plus tard, M. Petsalnicos a lu une lettre du président de la ND, Antonis Samaras, qui excluait Mme Bakoyannis du groupe parlementaire de la ND.

Papandréou: Dès aujourd'hui, nous nous mettons durement au travail pour demain un miracle grec

Dès aujourd'hui, nous nous mettons durement au travail pour demain un miracle grec, c'est par ces mots que le premier ministre, Georges Papandréou, a conclu son discours jeudi avant le vote au Parlement du nouveau paquet de mesures économiques qui assurera à la Grèce une aide financière de 110 Mds d'euros de ses partenaires de l'Eurogroupe et du FMI, à titre d'un accord sur le mécanisme de soutien.

"Les parlements des autres pays, les peuples des autres pays, décident de soutenir la Grèce, de donner tous unis le combat pour sauver le pays. Nous, ici, que leur disons-nous?", a affirmé M. Papandréou, dans un appel aux partis de l'opposition de soutenir les mesures destinées à garantir les crédits pour le refinancement de la dette et voter le projet de loi déposé en ce sens par le gouvernement.

M. Papandréou, qui a ouvert son discours sur les incidents tragiques survenus durant les manifestations organisées à l'occasion de la grève nationale de 24h en Grèce, qui ont coûté la vie à trois employés de banque, a ensuite critiqué avec la plus grande virulence la ND pour sa gouvernance durant les six dernières années.

"Ni la violence, ni les pierres ne nous sortirons de la récession. La violence ne donne ni de solutions ni de réponses, mais créent de nouvelles plaies", a tranché M. Papandréou, exhortant l'ensemble de la classe politique à contribuer à mettre fin une fois pour toute à ce genre de phénomène.

"Au cours des précédentes décennies, il y a eu des +erreurs+, mais au cours des cinq dernières années, il y a eu des +crimes+. En substance, il y a eu doublement de la dette du pays en très peu d'années. L'année des Jeux olympiques, nous avons eu des dépenses de 80 milliards, et en 2009 40 milliards de plus. Depuis 2004, 60.000 nouveaux fonctionnaires ont été recrutés dans la fonction publique, et ce même si le pays était en procédure de déficit excessif, et même si la nouvelle gouvernance +mettait de l'ordre+ dans l'Etat (...) C'est une deuxième fonction publique qui a été créée en cinq ans", a dénoncé M. Papandréou, demandant à l'adresse du principal parti de l'opposition si toutes ces dépenses ont malgré tout servi à améliorer, tout du moins, l'éducation, la santé. "Où est allé tout cet argent", a-t-il lancé, accusant le président de la ND, Antonis Samaras, "malgré ses pardons, de se tenir entièrement solidaire de tout ce qui est arrivé".

M. Papandréou a accusé le précédent gouvernement de la ND d'avoir laissé se propager "la diffamation de notre pays, non seulement à cause des emprunts et dettes, mais à cause des mensonges constants. Tout juste deux jours avant les élections, la ND a déclaré un déficit de 6% du PIB. Les responsables du gigantesque trou noir ne ressentent non seulement pas le besoin de demander pardon, mais nous ont accusés de gonfler (les chiffres)", a ajouté M. Papandréou.

A ce point, et sans éluder une partie d'autocritique sur les responsabilités de la situation actuelle, mais qui n'épargne à divers degrés aucune partie du monde politique, M. Papandréou a taxé les précédents gouvernements d'avoir manqué d'audace pour réaliser les changements indispensables.

Commentant la demande du KKE et de la SYRIZA que le texte soit voté à une majorité qualifiée de 180 voix sur 300, M. Papandréou a noté d'emblée que ce texte requiert le consensus le plus large, soulignant que ce qui est en jeu n'est pas une majorité accrue, mais la responsabilité politique pour chacun de nous, pour nous tous. Le projet de loi, a-t-il assuré, sera voté de toute façon avec la majorité parlementaire du PASOK, pour que nous soyons tranquilles avec notre conscience, notre patrie et nos obligations internationales. Cette attitude devrait être aussi celle du plus grand parti de l'opposition.

"C'est l'heure des changements. Il ne peut y avoir ni un jour ni une heure de retard. Mais nous qui voterons le projet de loi, nous pouvons dire que ce qui est aujourd'hui le problème grec, nous travaillerons durement pour que ce soit demain le miracle grec", a conclu M. Papandréou.

06/05/2010

Vers une réunion des chefs de parti et chef de l'Etat contre la violence

Le premier ministre, Georges Papandréou, a exprimé ses profondes condoléances pour la perte des trois personnes, victimes comme il l'a souligné d'un assassinat, dans une allocution mercredi au Parlement, s'engageant à ce que les auteurs soient punis, mais également annonçant qu'il convoquerait la réunion, annulée en début de semaine, des chefs de partis sous la présidence du chef de l'Etat, pour adresser un message "contre la violence, une seule voie".

M. Papandréou a appelé tous les partis à condamner ces actes de violence, "à prendre leurs responsabilités et à ne pas se dissimuler derrière les décisions indispensables prises par le gouvernement pour sauver le pays".

Le premier ministre a parlé aussi des violences aveugles conséquences de responsabilités politiques, ainsi que de déclarations ces derniers jours à propos d'un pays se trouvant soi-disant sous un régime dictatorial, des déclarations, a-t-il souligné, ayant mis le feu aux poudres.

"La patrie vit des moments difficiles, mais nous devons tous être clairs", a poursuivi M. Papandréou, relevant encore que "l'heure est aux responsabilités pour la protection des intérêts nationaux, du système démocratique, de la cohésion sociale, mais aussi de la vie de nos concitoyens. L'heure est aux responsabilités pour la protection de l'image de crédibilité du pays. A cette heure, où notre pays est menacé et est l'objet d'attaques de spéculateurs, nous sommes tous appelés à prendre nos responsabilités. Personne ne peut se cacher. Le gouvernement connaît ses obligations et les sentiments de chaque salarié, de chaque retraité. Ces décisions ne sont agréables pour personne".

Se référant aux événements de la journée, M. Papandréou a relevé que "chaque citoyen a le droit de manifester. Il n'a toutefois ni le droit à la violence ni à des crimes. La violence entraîne la violence. Autre chose de manifester autre chose est d'assassiner. Il va de soi que nous nous tiendrons aux côtés des trois familles qui vivent un drame, et nous leur disons que nous trouverons les auteurs et qu'ils seront jugés".

Pour conclure, et reconnaissant aussi naturellement la lourde tâche actuelle du gouvernement et que l'heure devrait être au consensus, M. Papandréou a espéré que ce jour est "une nouvelle page". La réunion annulée avec le chef de l'Etat devra avoir lieu dans les prochains jours "et je prendrai les initiatives, a-t-il dit, qui s'imposent pour diffuser le message que s'il existe des désaccords entre nous, face à la violence nous avons une seule voix".

Papoulias: Le pays au bord de l'abîme

"Le pays est arrivé au bord de l'abîme. Il nous revient à tous de ne pas faire le prochain pas dans le vide. Et les responsabilités se prouvent en actes et non en paroles. L'Histoire nous jugera tous, sévèrement et sans excuse", a déclaré dans son message mercredi le président de la République, Carolos Papoulias.

"J'ai du mal à trouver mes mots pour exprimer ma douleur et ma colère pour la mort tragique de nos trois concitoyens", a souligné M. Papoulias, ajoutant que "ce qui compte avant tout dans les prochains jours c'est de conserver la cohésion sociale et la paix sociale".

03/05/2010

Papandréou: Ce sera difficile, mais nous y parviendrons

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'adressant dimanche matin en réunion du Conseil des ministres, peu avant l'annonce détaillée par le ministre des Finances des mesures inscrites dans le plan triennal élaboré par la Grèce, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI pour le mécanisme d'aide financier, a reconnu qu'elles seront dures, mais exprimé son entière confiance que les Grecs s'en sortiront.

M. Papandréou a dressé les trois priorités de la politique gouvernementale, que seront d'une part la protection des plus défavorisés, d'autre part un effort pour rétablir le sentiment de justice, expliquant ressentir la colère des Grecs appelés "à payer pour les pêchés d'autres" et, enfin, transformer la crise actuelle en une occasion de changements.

Les sacrifices auxquels sont appelés les Grecs permettront au pays "de souffler", a estimé le chef du gouvernement, et du temps pour aller de l'avant dans des "changements historiques". "Nous créerons un nouveau patriotisme et une nouvelle conscience nationale, un message que nous adressons partout".

Un programme d'adaptation budgétaire de 36,4 milliards d'euros

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a annoncé dimanche un programme d'adaptation budgétaire de 36,4 milliards d'euros sur trois ans, afin que la Grèce puisse emprunter sans obstacle et recevoir les aides financières de la zone Euro et du FMI.

Dans le dilemme écroulement et faillite de la Grèce, nous avons choisi de sauver le pays, a soutenu le ministre avant d'annoncer en détail les nouvelles mesures autres que celles du Programme de stabilité et de croissance, que sont en premier une augmentation de la TVA (21% à 23% - 10% à 11% et 5% à 5,5%), une hausse de 10% sur la consommation des carburants, tabac, boissons, une augmentation des taxes sur les produits de luxe, des biens immobiliers et constructions sauvages, un impôt exceptionnel sur les bénéfices des sociétés.

29/04/2010

Papandréou: Nous ferons tout ce qu'il faut pour protéger la Grèce

L'UE doit éviter que "le feu qui s'est déclaré dans toute l'Europe se propage", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, en Conseil des ministres mercredi, insistant qu'il s'agit d'"un poids pas seulement pour la Grèce, mais pour l'Europe et sans doute pour l'humanité", mais que son gouvernement fera tout pour protéger la Grèce.

Introduisant le thème de la journée qu'était le rapport ministériel sur le projet de loi "Kallikratis" - "la nouvelle architecture de décentralisation des autorités locales" -, M. Papandréou s'est référé aux discussions actuelles sur l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce qui, a-t-il dit, se terminent dans peu de temps, appelant à prouver que, grâce aux réformes du gouvernement, cette aide ne sera pas perdue.

Le premier ministre a caractérisé ce projet de loi de "bond en avant" pour la reprise du développement du pays, soulignant qu'il contribuera à un redressement budgétaire, à l'économie de fonds, ainsi qu'à la fusion des quelque 4.000 et plus personnes morales de droit public, notant encore, à la fois, une diminution du coût de fonctionnement et de la bureaucratie en général.

D'autre part, a relevé le premier ministre, une grande partie des responsabilités de gestion sera transférée aux collectivités locales, l'Etat se réservant l'exécutif - donc un Etat devenant plus efficace -, alors que les services des municipalités et communes seront plus près du citoyen.

Enfin, M. Papandréou a annoncé une innovation "cruciale" dans "Kallikratis", le mandat des collectivités locales passant de 4 ans à 5 ans, ce qui fera coïncider les élections municipales avec les euro-élections. "Ceci montre notre confiance vis-à-vis des autorités locales".

La Grèce peut et veut changer, et ceci nous le prouverons, nous réussirons, a conclu le chef du gouvernement.

Ragoussis: Le plan "Kallikratis" met fin à l'Etat le plus centralisé d'Europe

Le plan "Kallikratis" signifie la fin de l'ère de l'Etat le plus centralisé d'Europe et, en même temps, marque le coup d'envoi d'une nouvelle marche, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Yannis Ragoussis, présentant mercredi le projet de loi relatif en Conseil des ministres.

M. Ragoussis, qui a souligné que chacun a conscience à présent que l'Etat gaspilleur, clientéliste, centralisateur et inefficace est la cause du problème grec tel que nous le vivons aujourd'hui, a expliqué que le nouvel Etat doit reposer sur des fondations solides et que de ce fait le changement commence par la base, à savoir par les municipalités, les régions et les administrations publiques décentralisées.

"Nous avons besoin de municipalités et de régions moins nombreuses, plus grandes en étendue, plus riches en ressources, effectifs et compétences, plus efficaces, plus économiques, plus transparentes, plus démocratiques et plus ouvertes à la société", a tranché M. Ragoussis, exhortant les partis de l'opposition à ne pas commettre à nouveau les erreurs du passé de rejet stérile face à une telle initiative.

M. Ragoussis a indiqué que l'approbation de "Kallikratis" par le Conseil des ministres place ce plan dans la phase finale de consultation jusqu'à son dépôt au Parlement, et "dans cette phase, a-t-il précisé, nous sommes ouverts absolument à toute proposition qui améliore chacun des volets du projet de loi, dans le cadre bien sûr des principes que nous avons posés".

Le projet "Kallikratis" dans ses grandes lignes

Le ministre de l'Intérieur, de la Décentralisation et de la Gouvernance électronique, Yannis Ragoussis, a présenté mercredi en Conseil des ministres la nouvelle structure administrative de la Grèce connue sous le nom de code "Kallikratis".

Dans ses grandes lignes, le projet prévoit la diminution drastique des 910 municipalités et 104 communes en 333-343 collectivités locales, la création de 13 régions avec à leur tête un chef de région élu à la place des 54 préfectures actuelles, ainsi que la création de 7 Directions générales en remplacement des 13 régions actuelles dirigées par un chef de région nommé par le gouvernement.

Ce projet doit donner une nouvelle perspective de développement aux autorités locales et régionales, alors qu'il contribuera significativement à la réduction des dépenses publiques de l'ordre de 1,8 milliard d'euros par an, et qu'il créera des municipalités fortes capables de participer à part entière au Cadre national stratégique de Référence (ESPA) et au développement régional.

28/04/2010

Papandréou: C'est l'heure ou jamais de changer le pays

Le premier ministre, Georges Papandréou, a appelé à changer le pays, "c'est l'heure où jamais", a-t-il dit, dans une allocution mardi devant le groupe parlementaire du PASOK, se déclarant optimiste quant à sortir la Grèce de la crise avec "tous les citoyens indépendamment de leurs convictions politiques" et déterminé quel qu'en soit le coût à entreprendre ce qui est nécessaire pour le redressement du pays.

Je suis optimiste, a déclaré le premier ministre, la Grèce a un gouvernement ayant la volonté de ne pas faire même un seul pas en arrière, demandant à ce point de cesser de commenter les "spread" et de s'occuper des changements et renversements qui doivent être faits. Le mécanisme de soutien qu'a demandé la Grèce, a-t-il souligné, nous donnera le temps nécessaire et le calme qui s'impose pour aller de l'avant dans les réformes.

Se référant aux discussions avec la "troïka" (UE, BCE et FMI) sur l'aide à la Grèce, M. Papandréou a assuré que le gouvernement négociait tous les détails du programme des trois prochaines années, soulignant que ce qui se fait devait avoir lieu de toute façon pour le Programme de stabilité et de croissance.

Nous avons pris des responsabilités historiques, et nos décisions politiques seront déterminantes, critiquant le principal parti de l'opposition n'ayant dit pardon que pour le passé, et non pour le présent et l'avenir, et rappelant les attaques et diffamations contre la Grèce faites à partir de l'étranger, pour ajouter une note personnelle, à savoir avoir ressenti dans ses voyages et visites "la solitude du pouvoir".

L'heure des décisions est venue, selon M. Papaconstantinou

L'heure est aux décisions, a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, mardi en réunion du groupe parlementaire du PASOK, expliquant que les données statistiques enregistrent une situation économique en effondrement, le déficit pouvant atteindre 14% du PIB, alors que s'ajoute un déficit de crédibilité qui mettra du temps à se résorber.

Rappelant que le parti avait été mandaté électoralement à changer la Grèce, M. Papaconstantinou a souligné que le gouvernement s'était engagé à le faire progressivement, mais qu'à présent et sous la pression des marchés internationaux, il n'avait plus le temps pour des ajournements.

Défendant le recours à l'aide financière des Européens et du FMI, le ministre a critiqué ceux qui se déclarent irresponsablement contre, estimant que le mécanisme de soutien est un acquis très important, mais reconnaissant que le résultat des discussions avec la "troïka" correspondra à trois années difficiles. L'adaptation budgétaire qui sera prévue dans ce programme, a ajouté le ministre, n'aura jamais eu de précédent, la Grèce étant amenée à des réformes structurelles dont dépendra la poursuite des financements.

Selon M. Papaconstantinou les négociations devraient se conclure probablement dans le courant de la semaine prochaine, rappelant que la date du 19 mai est une journée cruciale, puisqu'il faudra avoir finalisé le texte, l'avoir signé et encaissé le début d'un prêt, mais se disant confiant toutefois que tout se fera en temps voulu.

24/04/2010

Le gouvernement annonce officiellement sa demande d'activation du mécanisme de soutien européen

Le premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé la demande officielle de la Grèce pour l'activation du mécanisme de soutien de l'UE/FMI, informant par ailleurs avoir mandaté le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, de procéder aux démarches nécessaires, dans des déclarations vendredi matin depuis la petite île de Kastelorizo (près de Rhodes, Sud-Est de l'Egée).

"'L'heure est venue, le temps que les marchés ne nous donnent pas, qu'il nous soit donné par la décision qu'ont pris tous ensemble les dirigeants des pays de l'Europe de soutenir la Grèce. C'est une nécessité nationale et impérative de demander officiellement à nos partenaires de l'UE l'activation du mécanisme de soutien, que nous avons créé en commun", a déclaré M. Papandréou.

Le premier ministre a expliqué en outre que les marchés n'avaient pas réagi (au cours des semaines passées), soit parce qu'ils ne croyaient pas en la volonté de l'UE, soit parce que certains avaient décidé de continuer à spéculer, M. Papandréou affirmant que "la situation aujourd'hui sur les marchés menace de rendre nuls les sacrifices du peuple grec et (de détruire) la marche normale de l'économie, avec le risque que les efforts du peuple grec ne servent à rien, suite aux taux d'intérêt sur les prêts et plus grave encore sur les possibilités d'emprunt".

En rappel des statistiques d'Eurostat la veille sur le déficit de 2009, M. Papandréou s'en est pris durement au précédent gouvernement, énumérant "les fautes incompréhensibles, les omissions, les choix criminels et l'avalanche de problèmes" dont avait hérité son gouvernement de la part de la Nouvelle Démocratie. "Nous avons tous hérité d'un bateau prêt à sombrer, un pays sans prestige et crédibilité, ayant perdu jusqu'au respect de ses amis et partenaires, une économie laissée aux quatre vents, à la spéculation".

De la petite île de Kastelorizo aux couleurs de l'Egée, où il est accompagné par une importante délégation ministérielle, M. Papandréou s'est référé à l'Odyssée pour se dire convaincu "d'avoir devant lui un voyage vers Ithaque chargé des demandes de tous, mais de plus avoir une conscience collective nouvelle, des efforts en commun, pour aborder en sécurité, plus sûrs et plus justes et plus fiers".

"Notre destination finale, a conclu le chef du gouvernement, est de libérer la Grèce des surveillances et des tutelles", pour affirmer "nous y arriverons, il suffit que nous, les Grecs, ayons confiance en nous-mêmes".

Papandréou: Nous avons pris la décision que dicte l'intérêt national

Le premier ministre, Georges Papandréou, a parlé de "goutte d'eau ayant fait déborder le vase" pour commenter le dernier rebondissement en date la veille au soir en provenance de Eurostat qui venait de relever de 12,7% à 13,6% le déficit public grec pour 2009, conduisant ainsi à la décision obligatoire du gouvernement de demander immédiatement l'activation du mécanisme de soutien européen à la Grèce.

"Nous avons pris la décision qu'impose l'intérêt du pays. C'est un devoir historique pour éviter le pire aux Grecs. Nous avons pris la décision qui nous permet d'aller de l'avant avec détermination et sérénité pour les grands changements", a affirmé M. Papandréou à propos du mécanisme de soutien, lors d'une réunion du Comité économique et social du Dodécanèse à Rhodes vendredi.

Commentant en outre cette nouvelle hausse du chiffre du déficit public par Eurostat, M. Papandréou a tranché qu'il n'y avait ni la possibilité ni la volonté de le cacher, "puisque cela aurait constitué une bombe à retardement dans les fondations de notre crédibilité aujourd'hui, les fondations que nous construisons pour la Grèce".

M. Papandréou a critiqué très sévèrement la ND pour la période 2004-2009 de sa gouvernance en particulier, alors qu'il a expliqué que "si nous n'avions pas changé de route, nous serions devant la faillite, même en cessation de paiement pour les salaires et retraites". "Et cela, nous l'avons évité définitivement", a-t-il dit.

26/03/2010

Papandréou salue la "décision très satisfaisante" de l’Eurogroupe

Le premier ministre, Georges Papandréou, s’est félicité jeudi de la "décision très satisfaisante" prise par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Eurogroupe concernant la mise en place d’un mécanisme européen qui garantira dorénavant la stabilité de la zone euro.

"Nous sommes parvenus aujourd’hui à une décision très satisfaisante. Il est institué un mécanisme européen, avec une participation minoritaire du Fonds monétaire international (FMI), qui garantit la protection de la stabilité financière de la zone euro", a souligné M. Papandréou dans des déclarations depuis Bruxelles, à l’issue du Sommet extraordinaire de l’Eurogroupe.

M. Papandréou n’a pas manqué de souligner dûment "la décision très importante aussi de la Banque centrale européenne (BCE) de prolonger le régime favorable qui régit les garanties qu’elle reçoit des banques grecques - et cela soutient et facilite, a-t-il ajouté, l’effort que nous faisons".

"Nous sommes déterminés à faire face au grave problème budgétaire du pays. Et nous agissons ainsi. Mais pas seulement. C’est l’heure de passer - et c’est ce que nous faisons - aux grands changements, des changements grands et profonds dans l’économie, dans la politique et dans la société", a insisté M. Papandréou, pour expliciter encore plus que "nous construisons avec nos actes d’aujourd’hui, les conditions d’un environnement économique stable dans notre pays. Une économie viable, avec transparence, mais aussi avec justice sociale et croissance".

"Nous construisons la Grèce de demain. Et nous réussirons ensemble avec le peuple grec. C’est une décision très importante que nous avons prise aujourd’hui, et aussi symboliquement, le jour de notre fête nationale", a conclu le premier ministre.

Petalotis: La Grèce satisfaite du projet de décision

Le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, s’est dit satisfait du projet de décision concernant le mécanisme d’aide à la Grèce, dans des déclarations depuis Bruxelles jeudi soir, peu après l’annonce d’un accord intervenu en ce sens entre le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel.

"Il est positif qu’il existe un projet de décision dont nous jugeons qu’il nous satisfait pleinement", a affirmé M. Petalotis à la presse, en précisant que "la décision prévoiera la création d’un mécanisme essentiellement européen, avec participation du FMI".

"Nous estimons que la création d’un mécanisme est un message de stabilité qui aura des répercussions sur l’économie grecque également", a-t-il ajouté.

Interrogé par la presse si le premier ministre grec, Georges Papandréou, a accepté le texte dont étaient convenus M. Sarkozy et Mme Merkel, M. Petalotis a explicité que l’esprit et les thèses de la Grèce avaient été communiqués aux deux parties qui se sont chargées de la rédaction du projet, annoncé ensuite lors d’une réunion qui s’est tenue entre M. Papandréou, Mme Merkel, M. Sarkozy, M. Trichet et M. Van Rompuy.

Les travaux du Sommet de l’UE seront interrompus à 19h30 (heure locale) afin que l’Eurogroupe se réunisse pour ratifier le texte d’accord franco-allemand pour la création de ce mécanisme.

Plus tôt en soirée, M. Papandréou a eu une entrevue avec son homologue de la FYROM, Nikola Gruevski, et comme l’a précisé M. Petalotis, la rencontre - qui a permis un ëchange de vues sur la question du nom du pays voisin - a eu lieu dans le cadre des rencontres fréquentes et de la consolidation de la confiance entre les deux parties.

Papandréou: Nous nous en sortirons seuls

Le premier ministre, Georges Papandréou, a tranché jeudi que la Grèce s’en sortira, quelle que soit l’issue du Sommet de l’UE.

Quelle que soit la décision aujourd’hui, a affirmé M. Papandréou à propos du Sommet de l’UE dont les travaux se sont ouverts dans l’après-midi, en arrivant plus tôt dans la matinée à la session du Parti socialiste européen (PSE), notre nouvelle marche sera une marche positive pour la Grèce.

M. Papandréou a souligné toute l’importance de cette déclaration qui coïncide avec un jour symbolique important pour la Grèce et l’Hellénisme, la fête nationale du 25 mars, en exprimant sa conviction que "nous nous en sortirons seuls".

A ce point, le premier ministre a souligné également que ce jour est très important et difficile pour l’Europe, le défi étant de taille, puisque consistant à ce que l’Union affiche sa disposition de soutenir la zone euro, la monnaie unique et la marche commune.

Je pense que les messages seront tels, qu’ils montreront que tous les dirigeants de l’UE seront à la hauteur des circonstances, a ajouté M. Papandréou, qui n’avait pas manqué de se référer au début de ses déclarations aux mesures audacieuses prises par la Grèce, lesquelles attestent de sa détermination de mettre de l’ordre chez elle.

Le chef du gouvernement n’a pas hésité d’ailleurs à parler des mesures les plus radicales prises jamais par un gouvernement en Grèce et qui placent le pays sur une nouvelle trajectoire, se félicitant de ce fait que les messages de solidarité arrivent en Grèce non seulement de l’Europe, mais de tous les coins du monde, et prouvent que le pays est dans la bonne voie.

Notons que tard dans la nuit de mercredi, M. Papandréou a eu une entrevue avec le président de la Commission, José Manuel Barroso, axée sur les dossiers du Conseil européen du lendemain.

04/03/2010

Le porte-parole du gouvernement annonce le train de mesures économiques pour sortir de la crise

Les mesures directes pour le renforcement des recettes couvrent 2,4 milliards d'euros du déficit budgétaire attendu - qui devrait se situer à 4,8 milliards ou 2% du PIB -, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, en annonçant le train de mesures supplémentaires décidé par le gouvernement, qui a déposé le jour même un projet de loi selon la procédure d'urgence.

Les mesures directes pour l'augmentation des recettes comprennent l'augmentation des coefficients de TVA respectifs de 4,5% à 5%, de 9% à 10% et de 19% à 21%, alors que reste inchangé l'abattement en vigueur pour les îles de l'Egée, soit des recettes de 1,3 milliard ou 0,55% du PIB

Il est appliqué par ailleurs une nouvelle augmentation des taxes spéciales à la consommation sur les carburants, soit 8 cents sur l'essence et 3 cents sur le diesel, alors que le prix du fuel de chauffage est maintenu; une hausse de 63% à 66% des taxes sur les tabacs - l'augmentation étant moindre sur les cigarettes bon marché - et de 20% sur les alcools, l'ensemble de ces mesures devant rapporter 1,1 milliard d'euros ou 0,45% du PIB.

Il est prévu également la suppression de l'exemption de l'Electricité de Grèce (DEH) de la taxe spéciale sur le pétrole pour la production d'énergie, le pays s'adaptant à son obligation communautaire pour la mise en application de la taxe spéciale à la consommation sur le courant électrique, exemption étant faite sur l'énergie produite à partir de sources renouvelables d'énergie; des taxes spéciales à la consommation sont par ailleurs introduites sur des produits de luxe, tels que des voitures avec des prix de production de plus de 17.000 euros (35.000 euros de prix d'achat), des bateaux de plaisance, des hélicoptères privés, des pierres précieuses, des métaux précieux et des cuirs.

Les 50% restants des économies budgétaires du dit paquet extraordinaire pour le sauvetage de l'économie résultent des mesures directes de coupes dans les dépenses, à savoir la diminution de 30% dans les allocations de Noël, de Pâques et des congés payés, la diminution de 12% dans les allocations de toute nature et dédommagements des travailleurs dans le secteur public au sens large (y compris les personnes morales de droit public), exception faite des incitations de rendement, les allocations d'études de 3e cycle et des allocations pour des conditions spéciales de travail, tout comme une diminution de 7% des revenus, dédommagements et allocations dans les personnes morales de droit privé subventionnées par l'Etat ou des entreprises publique où l'Etat a un rôle prépondérant, ainsi que les élus des collectivités régionales et locales.

Ces mesures concernant les dépenses doivent rapporter à l'Etat 1,7 milliard d'euros, ou 0,7% du PIB.

Une diminution est prévue également, de l'ordre de 5% (500 millions d'euros) pour la participation nationale du Programme d'investissements publics, alors que des coupes supplémentaires sont prévues dans le Programme d'investissements publics concernant l'éducation, l'ensemble des mesures devant faire économiser à l'Etat 700 millions d'euros ou 0,3% du PIB.

Le projet de loi incorpore également une série de mesures concernant plus amplement les rémunérations ou bonus de membres d'organes d'administration et les frais de déplacement, notamment, dans les entreprises supervisées par l'Etat, alors que des règles quantitatives sont introduites dans les embauches dans la fonction publique, avec en premier lieu la suspension des embauches en 2010 exception faite des domaines de l'éducation, de la santé et des forces de l'ordre, la règle devenant de "une embauche pour 5 départs à la retraite" à partir de 2011.

Comme l'a souligné en outre M. Petalotis, le gouvernement s'engage à ce que toute recette qui résultera de l'extension de licences de la société publique des jeux de hasard (OPAP), mais aussi de l'octroi de licences de jeux de hasard seront allouées exclusivement à des actions de renforcement de l'emploi, ce montant étant évalué en 2010 à 400 millions d'euros.

Enfin, concernant les nouvelles mesures au titre de la nouvelle loi fiscale, il est prévu une nouvelle augmentation de 15% sur les biens immobiliers des sociétés offshore, l'introduction d'un nouveau coefficient d'imposition de 45% pour les revenus des personnes physiques avec un revenu de plus de 100.000 euros, l'augmentation provisoire sur 3 ans de la taxe sur les biens immobiliers de grande valeur de plus de 5 millions avec un coefficient de 2%, ainsi que le rétablissement de la taxe de 2% pour l'usage de radio fréquences par les médias électroniques.

Papandréou s'adresse au conseil des ministres

"Nous devons tout mettre en oeuvre pour appliquer chacun de nos engagements", a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, dans son discours au conseil des ministres mercredi alors qu'évoquant les mesures économiques prises par le gouvernement il a souligné que "le sauvetage budgétaire du pays ne réussira pas si le gouvernement ne prouve pas aux citoyens que l'heure est venue de tout changer en Grèce".

"La condition sine qua non de la réussite de la Grèce est l'obtention du soutien et de la solidarité communautaire", a lancé M. Papandréou ajoutant "nous avons fait ce qu'il fallait et plus encore", et en laissant ouvert un éventuel recours au Fonds Monétaire International (FMI), soulignant qu'il s'agirait d'une solution ultime pour le pays si la Commission européenne ne réagissait pas aux mesures de même que les marchés.

Ainsi que l'a affirmé M. Papandréou, le devoir du gouvernement est de sauver la patrie de toute forme de tutelle, de dépendance, de profonde récession et des graves problèmes sociaux qu'entraînerait une éventuelle faillite.

Il a encore invité les membres du gouvernement à avoir plus de contacts avec le peuple pour qu'il comprenne que le gouvernement se tient à ses côtés, tout en mettant l'accent sur la nécessité d'un travail de qualité de la part des membres du gouvernement en insistant sur les innovations, les solutions radicales et audacieuses.

Le gouvernement présente les mesures de sortie de la crise économique

Nous nous battons contre une situation financière la plus mauvaise de toute notre histoire, a souligné mercredi le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, avant d'annoncer le paquet de mesures décidées par le gouvernement, ce plan de sortie de la crise ayant fait l'objet de la réunion plus tôt du Conseil des ministres et de l'entrevue entre le premier ministre, Georges Papandréou, et le chef de l'Etat, Carolos Papoulias.

Nous sommes dans une course contre la montre, a poursuivi M. Petalotis, afin que le pays soit en mesure de continuer à satisfaire ses besoins de recours à l'emprunt, et c'est pour cette raison que nous avons mis en avant des mesures difficiles pour beaucoup, choisissant de les appliquer nous seuls, demandant la contribution de tous les citoyens, avant que les conditions de prêts nous les imposent.

Le porte-parole, se référant toujours à ce "dur combat", a cité aussi le fait que le gouvernement a à lutter contre le déficit de crédibilité du pays, relevant que cet effort porte à la fois pour faire face à la conjoncture internationale, la crise financière et au manque de liquidités que crée sur les marchés internationaux le recours massif à des emprunts de tous les pays de l'UE, considérés plus solvables que la Grèce.

Les décisions d'aujourd'hui s'inscrivent dans le cadre des énormes efforts du gouvernement depuis 5 mois pour régler les gigantesques problèmes hérités d'une politique irresponsable du gouvernement de la Nouvelle Démocratie et pour sortir le pays de cette crise multidimensionnelle, a rappelé M. Petalotis.

Le projet de loi sur ces mesures, a-t-il informé, qui est intitulé "Protection de l'économie nationale. Mesures d'urgence contre la crise financière", a été déposé selon une procédure d'urgence au Parlement pour être débattu jeudi en commission parlementaire ad hoc et, le lendemain, mis au vote en assemblée plénière.

Papandréou informe le chef de l'Etat des décisions difficiles mais nécessaires

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est référé "à des décisions difficiles n'étant pas simplement un choix, mais une nécessité", informant mercredi le président de la République, Carolos Papoulias, sur les nouvelles mesures économiques.

Le premier ministre a souligné que lui-même et son gouvernement luttent aux côtés du peuple grec pour une société juste, de grands changements qui apporteront la croissance, l'emploi et des perspectives d'avenir, soulignant en outre "compter naturellement sur la solidarité européenne qui est un des volets de cet accord".

Papaconstantinou: Les mesures sont de caractère permanent

Les mesures qui ont été approuvées par le Conseil des ministres aujourd'hui renforcent indubitablement l'objectif de réduire le déficit de 4% en 2010 et permettent probablement d'aller plus loin que cet objectif, tout en répondant aux exigences de la Commission européenne et au climat sur les marchés, a affirmé le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.

M. Papaconstantinou a encore qualifié les mesures de difficiles mais nécessaires, soulignant qu'il y va de la capacité du pays à pouvoir emprunter et que la Grèce fait ce qu'elle doit faire et poursuivra ses concertations avec l'UE et ses partenaires au cours des prochains jours et semaines pour obtenir le soutien nécessaire.

Répondant aux questions de la presse, M. Papaconstantinou a souligné que ces mesures sont de caractère permanent et seront en vigueur au moins tant que le pays restera dans la procédure de contrôle budgétaire, alors que le gouvernement examinera des éventuelles actions correctives dès que le pays sera sorti de cette procédure, en parallèle avec la nouvelle grille des salaires dans le secteur public.

22/02/2010

Papandréou : la Grèce nécessite le soutien politique de l'Europe

Le premier ministre, Georges Papandréou, a réaffirmé dans une interview accordée à la chaîne britannique BBC que "la position de la Grèce nécessite le soutien politique et non économique de l'Europe en vue de réduire sa dette publique. Donnez-nous du temps, accordez-nous votre soutien -je ne parle pas de soutien économique mais de soutien politique- en vue de prouver que nous matérialisons ce que nous disons et que nous sommes à nouveau dignes de confiance".

Selon M. Papandréou, "en ce moment, la Grèce n'a pas besoin d'un prêt, ses nécessités sont couvertes jusque mi-mars. Nous déclarons simplement que nous avons besoin d'aide avec de pouvoir emprunter aux même taux que ceux imposés pour les autres pays et non à des taux élevés qui portent atteinte aux possibilités pour le pays d'atteindre ses objectifs (en vue de réduire le déficit)".

M. Papandréou a encore déclaré bénéficier du large soutien de la société hellénique pour les réformes économiques appliquées par le gouvernement, et cela malgré les manifestations contre les mesures d'austérité prises en vue de faire face à la crise.

"Malgré que ce soient réellement des mesures d'austérité qui sont vraiment douloureuses, le gouvernement reçoit le soutien de 50 à 60% de la population pour l'application des mesures", a-t-il affirmé tout en mettant l'accent sur "un réel sentiment d'unité du peuple grec qui veut le changement".

Selon M. Papandréou, la Grèce est en mesure de discuter avec les autorités européennes, la Commission européenne et la Banque centrale européenne des progrès qui ont été remportés ainsi que de l'évolution du programme de stabilité et de croissance qui a été élaboré. "Nous nous maintenons dans le cadre des objectifs, et même plus haut dans les données statistiques de janvier. Si des nouvelles mesures sont réellement nécessaires nous les prendrons pour réduire notre déficit de 4% en 2010. Nous sommes prêts à le faire si cela s'avère nécessaire", a-t-il conclu.

20/02/2010

Papandréou: La Grèce fait face avec responsabilité à son propre problème

Le premier ministre, Georges Papandréou, dans un discours vendredi à Londres à la Conférence sur la Gouvernance mondiale, a affirmé que "la Grèce ne demande aucun plan de sauvetage, nous ne voulons pas d'argent, nous disposons d'un programme progressiste de changements et nous mettrons tout en oeuvre pour atteindre notre objectif".

M. Papandréou a ajouté que "la Grèce fera face avec responsabilité à son propre problème", tout en ne manquant pas de souligner que "la spéculation n'est pas uniquement un problème grec, du fait que ces pratiques minent aussi l'économie européenne".

Par ailleurs, M. Papandréou a soutenu qu'en tant que leader progressiste, il considère la crise également comme une opportunité d'apporter les changements et réformes nécessaires, et accusé le gouvernement précédent d'"apathie et de démission face aux problèmes", soulignant que "sa politique se caractérisait par l'absence de transparence et par la corruption". "Les Grecs ne restent pas apathiques et ne baissent pas les bras face aux problèmes, ils ont décidé le changement lors des élections législatives", a-t-il souligné, en précisant "nous prenons des mesures difficiles, mais qui sont soutenues à 62-69% par les citoyens".

Selon M. Papandréou, "les leaders progressistes doivent faire face aux défis du manque de transparence et de la spéculation au niveau international, à l'approfondissement des inégalités mondiales, ainsi qu'à l'échec de parvenir à un accord au Sommet de Copenhague pour faire face au réchauffement de la planète et mettre sur orbite le développement vert". A ce sujet, le premier ministre a mis l'accent sur le fait que ces questions peuvent être envisagées par l'institution de règles en économie, la création d'un Etat de droit, la redistribution équitable et le développement vert.

Enfin, M. Papandréou a conclu en déclarant qu'en sa qualité de président de l'Internationale Socialiste (IS), il a développé avec les autres chefs d'Etat et de gouvernement une action pour frapper la spéculation et pour financer le développement vert, par de nouveaux moyens.

Papandréou: Tout le monde voit la détermination du peuple grec à affronter les problèmes

Le soutien à la Grèce est une affaire très sérieuse, étant donné que tout le monde voit la détermination du peuple grec à affronter les problèmes, alors que cette décision répond en même temps aux rumeurs du style "les Grecs ne veulent pas de changements", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, lors d'une rencontre avec des journalistes à Londres, rendant compte de ses entretiens lors d'un déjeuner de travail avec son homologue britannique, Gordon Brown, au 10 Downing Street, et plus tard dans l'après-midi avec le secrétaire du Foreign Office, David Miliband.

M. Papandréou a souligné que chacun a conscience que le problème ne concerne pas la Grèce seulement, et averti que malheureusement une partie des marchés internationaux ne regarde pas la viabilité à long terme de l'économie grecque, mais se concentre sur la spéculation.

A ce point, M. Papandréou a attribué la méfiance de certains au fait que l'augmentation de la dette et du déficit en Grèce n'a pas résulté d'investissements dans le développement, ce qui conduit à la différence d'approche (pour la Grèce) par rapport à des problèmes semblables dans d'autres pays, tels que par exemple l'Espagne, mais a tranché que le gouvernement actuel s'est fixé dans tous les cas comme objectif l'application du Programme de stabilité, de croissance et de restructuration, souhaitant tout juste bénéficier de l'intervalle de temps nécessaire pour que cette application porte ses fruits.

Invité à dire si le gouvernement entend prendre des mesures supplémentaires avant son évaluation le 15 mars prochain, le premier ministre a dit préférer attendre cette évaluation avant d'entrer dans une "rhétorique de mesures" qui, à elle seule, crée un sentiment d'insécurité, et à la question si le gouvernement britannique a évoqué le FMI, il a tranché qu'aucune référence n'a été faite qui consisterait en un recours au FMI, pour ajouter que la Grèce aurait dû recourir à la solution FMI si elle était impuissante à régler ses problèmes et si elle ne faisait pas partie de la zone euro.

Appelé à commenter pour quoi les spreads ne tombent pas en dépit du soutien politique exprimé à la Grèce, M. Papandréou a estimé que les spéculateurs mettent à l'épreuve, tant la volonté de l'Europe que la détermination de la Grèce, sans exclure en plus l'existence de certains autres intérêts.

Le message que nous souhaitons adresser à la communauté internationale, a souligné en un autre point de cette discussion avec les journalistes M. Papandréou, c'est que tout est posé sur une nouvelle base de transparence et qu'il n'y aura plus à l'avenir de pays plus transparent que la Grèce dans l'UE, renvoyant également à des propositions de la Grèce concernant le fonctionnement de Eurostat, que d’autres pays ont malheureusement refusées.

Concernant enfin son entrevue avec M. Miliband, M. Papandréou - qui cumule rappelons-le le porte-feuille des Affaires étrangères - a dit avoir fait un tour d’horizon de la situation en Afghanistan, sans que soit aucunement posée une aide supplémentaire de la part de la Grèce, alors qu’il a été également question du problème chypriote, le premier ministre formulant le soutien de la Grèce aux efforts du président de la République chypriote, Dimitris Christofias, le constat étant fait également de l’absence de volonté au contraire de la part des Turco-chypriotes.

Le premier ministre espagnol M. Zapatero s'exprime sur la situation en Grèce

Le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, a affirmé que "le gouvernement Papandréou n'est pas responsable de ce qui arrive, qu'il mérite notre confiance pour les pas qu'il a franchis et la crédibilité dont il a fait preuve", intervenant lors d'une table ronde ayant suivi les discours des premiers ministres présents à la Conférence sur la Gouvernance mondiale vendredi à Londres.

Lors de ce même débat, le ministre britannique de l'Entreprenariat, Lord Mandelson, s'est dit impressionné de la personnalité et du sang-froid du premier ministre grec, un facteur qui, a-t-il souligné, "calme les marchés".

Précisions du porte-parole du gouvernement M. Petalotis dans son point de presse

Le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, dans son point de presse vendredi, a indiqué que le premier ministre, Georges Papandréou, a adressé une lettre aux 26 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE après le Sommet européen.

Selon M. Petalotis, M. Papandréou exprime son estime en ce qui concerne le soutien accordé par ses partenaires européens "au grand effort que nous faisons".

Répondant par ailleurs à une question de la presse, M. Petalotis a démenti catégoriquement toute initiative ou accord du gouvernement grec concernant une demande de prêt de 35 milliards € auprès du Fonds monétaire international (FMI).

18/02/2010

Papandréou: Nous sommes prêts à tourner la page

Le premier ministre, Georges Papandréou, a affirmé que la Grèce est prête à tourner la page et à réduire significativement ses déficits, en se plaçant sur orbite de croissance, dans son rapport introductif en Conseil des ministres informel mercredi soir.

Nous sommes prêts, a-t-il souligné, à changer de page, nous sommes prêts à couper significativement les déficits, en plaçant en même temps le pays en trajectoire de croissance, mais nous ne voulons pas être le paratonnerre des quelconques spéculateurs qui ne nous permettent pas de nous occuper de notre programme que nous souhaitons appliquer, à la fois nous et les Européens.

M. Papandréou a informé ses ministres de ses récents contacts à Paris et Bruxelles, lesquels ont débouché sur la déclaration commune de soutien politique des 27 chefs d'Etat et de gouvernement à la Grèce, explicitant que son gouvernement ne demande pas de l'argent des Allemands, Italiens, Français, ou tout autres contribuables, mais seulement le temps nécessaire pour mettre en application notre programme qui garantira au pays la crédibilité et la capacité d'emprunter à des conditions normales.

Le premier ministre a déclaré souhaiter une évaluation sérieuse du Programme existant de stabilité, de croissance et de restructuration, et non un calcul irresponsable sur ce dont a besoin et n'a pas besoin la Grèce.

Nous demandons un soutien politique, a-t-il insisté, afin de mettre fin à la spéculation facile et à la diffamation du pays à des fins cachées ou pas, rappelant à ce point que le problème n'est pas exclusivement grec mais plus largement européen.

Se référant plus en détail sur l'application du Programme, M. Papandréou a annoncé que le contrôle dans les ministères se fera tous les mois, avec en plus des indices, ce qui arrive, a-t-il souligné, pour la première fois au sein de l'Etat grec.

Par ailleurs, M. Papandréou a souhaité clarifier que la décision du gouvernement pour la mise en place d'une commission d'enquête sur l'économie ne revêt aucune logique de revanchisme, et expliciter que la nouvelle page du pays doit se construire à la lumière et sur la vérité. M. Papandréou a précisé, dans une allusion à la requête de la ND sur la période à examiner, que le gouvernement n'a aucune objection de remonter aussi loin que nécessaire dans les données historiques, mais accusé le précédent gouvernement d’avoir sciemment essayé de reporter, par le biais d’alchimies, des dettes sur l’actuel gouvernement et d’avoir, surtout au cours de la dernière année, dissimulé l’image budgétaire du pays.

Le premier ministre a affirmé enfin que le consensus nécessaire doit reposer sur un Etat de droit et non sur la dissimulation de la vérité, alors qu'au plan européen, il a parlé des insuffisances qui peuvent être mises à jour concernant les outils dont dispose l'UE, citant à titre d'exemple Eurostat duquel il a dit souhaiter un contrôle meilleur, plus efficace et plus transparent des économies des Etats membres.

17/02/2010

Interview Papandréou à CNN: La Grèce honorera ses engagements

Le premier ministre, Georges Papandréou, a assuré que la Grèce tiendra ses engagements concernant la situation économique du pays et la réduction du déficit public, en soulignant néanmoins que le plus grand problème auquel est confronté actuellement le pays n’est pas tant le déficit budgétaire en soi mais "le déficit de crédibilité".

"L’objectif primordial du nouveau gouvernement est de corriger des problèmes inhérents à la Grèce, tels que la corruption et le manque de transparence", a expliqué M. Papandréou, dans une conférence de presse sur la grande chaîne de télévision CNN.

La crise de l’économie grecque et son impact sur la zone euro dans son ensemble ont été le thème de l’émission de la mi-journée de la correspondante internationale en chef de CNN, Christiane Amanpour, en liaison directe avec Moscou et M. Papandréou, et avec la participation d’économistes de renom, le professeur Nouriel Roubini, présent dans les studios, et le membre fondateur de la Banque centrale européenne (BCE), Otmar Issing, en liaison directe d’Allemagne.

Les principales interrogations de la journaliste ont porté sur la capacité de la Grèce et de la "volonté politique" du nouveau gouvernement d’appliquer des mesures douloureuses qui sont requises pour surmonter la crise, sur ce qu’attend la Grèce de ses partenaires de l’UE, mais aussi sur l’utilisation d’une "comptabilité créative" dans la présentation des données statistiques nationales.

M. Papandréou, après avoir décrit les engagements pris pour la réduction du déficit, a insisté que "la Grèce n’a pas demandé à ses partenaires de l’UE une aide économique, mais uniquement un soutien politique, du temps pour mettre en oeuvre son programme et la possibilité d’emprunter à des conditions semblables à celles en vigueur pour les autres pays".

M. Papandréou a qualifié de moment "phare" la décision de l’UE la semaine dernière en Conseil européen, une décision qui confirme aussi la solidarité qui existe au sein de l’UE.

Enfin, M. Papandréou a informé du "déroulement d’une enquête" ayant pour but d’imputer des responsabilités pour la présentation "de données fausses" sur l’économie grecque, ainsi que de la création d’une autorité statistique totalement indépendante par le ministère des Finances.

De leur côté, les deux économistes, commentant la situation économique en Grèce et les perspectives de la zone euro, ont souligné qu’il est crucial d’avoir la volonté politique pour mettre en oeuvre les réformes structurelles requises, soulevant aussi le problème plus substantiel du manque de compétitivité non seulement de l’économie grecque, mais aussi de nombreux autres pays européens.

16/02/2010

Papandréou à "RIA Novosti": La Grèce attend de l'UE un soutien politique et non une aide économique

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que la Grèce attend de l'UE un soutien politique et non une aide économique, s'adressant à l'agence russe d'information "RIA Novosti" à l'occasion de sa visite en Russie depuis lundi.

"La Grèce ne s'est pas adressée à la communauté internationale ni à l'UE pour une aide économique. La Grèce a l'intention et est capable de régler ses problèmes toute seule", a tranché M. Papandréou.

"Nous voulons voir, et nous le voyons déjà à un degré important, le soutien politique de la part des pays européens et leur attachement immuable à notre unité", a expliqué M. Papandréou, observant dans la foulée que les problèmes du déficit et de la dette ne concernent pas uniquement Athènes. "La Grèce s'est trouvée au centre de l'attention ces dernières semaines, mais comme chacun le sait, il s'agit d'un problème beaucoup plus vaste dans lequel sont compris le Portugal, l'Espagne et l'économie européenne toute entière", a-t-il dit.

A cette occasion, M. Papandréou a été extrêmement critique contre les marchés financiers, en soulignant que ce sont "des forces semblables qui ont provoqué la crise économique mondiale il y a un an, et nous, Européens, devons coordonner notre réponse à cela. Les discussions qui ont eu lieu au Sommet de l’UE la semaine dernière reflètent exactement ce principe".

Se référant à l’oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, un des grands dossiers qu’il doit évoquer à Moscou avec les dirigeants russes, M. Papandréou a assuré que les travaux de construction peuvent débuter dans un intervalle de six mois. "Le cadre institutionnel, y compris les recherches sur les incidences environnementales, et l’accord pour le transit peuvent être achevés dans les six prochains mois et les travaux de construction peuvent commencer aussitôt après", a-t-il conclu.

13/02/2010

Papandréou: La décision de l'UE est un "souffle de vie"

Le premier ministre, Georges Papandréou, a qualifié de "souffle de vie" la décision prise la veille par l'UE concernant la Grèce, dans son intervention vendredi en réunion du Conseil des ministres, un jour après le Sommet extraordinaire de l'UE sur l'économie à Bruxelles.

M. Papandréou a souligné qu'il y aura le temps nécessaire pour mettre en oeuvre les ruptures et changements en profondeur qui s'imposent, afin de surmonter les problèmes et afin que la Grèce aille de l'avant.

C'est, a-t-il expliqué, un crédit de confiance indispensable dont a fait preuve l'UE envers la Grèce, étant donné que nous nous sommes trouvés sans défense face aux marchés internationaux, imputant de ce fait de graves responsabilités au précédent gouvernement de la ND.

M. Papandréou, qui a imputé des responsabilités aussi à l'UE pour avoir toléré ces politiques qu'elle a même soutenues, a regretté que l'UE soit apparue retenue et n'ait pas soutenu dès le départ ni la Grèce ni les autres pays qui faisaient l'objet des attaques des marchés internationaux, avec pour résultat que la Grèce devienne un cobaye en Europe et sur les marchés internationaux.

M. Papandréou a parlé du Sommet extraordinaire de l'UE jeudi comme d'un jour important, pour enchaîner d'emblée que la bataille n'est pas finie, et qu'il faut de ce fait que la Grèce retrouve sa crédibilité au sein de l'UE, mais aussi que l'UE elle-même corrige ses propres erreurs. L'UE est mise à l'épreuve face aux marchés internationaux, et elle n'a pas encore compris sa force.

Aujourd'hui, a-t-il ajouté, c'est un devoir patriotique pour tous de démontrer que nous pouvons et que nous méritons la confiance que nous témoignent à nouveau nos partenaires. La route est longue, mais nous savons que nous pouvons et que nous réussirons, il suffit de continuer comme nous avons commencé. Il est requis de nous tous un travail systématique, c'est un effort national, et nous devrons donner dans cette bataille ce que nous avons de mieux en nous. Il n'y a pas d'autre alternative.

12/02/2010

Papandréou: Nos partenaires ont constaté notre volonté de changer

Le premier ministre, Georges Papandréou, dans une conférence de presse jeudi soir à Bruxelles à l'issue du Sommet extraordinaire de l'UE, a souligné que "nos partenaires ont apprécié, évalué et constaté notre volonté de changer. Nous avons convaincu après un gros effort et nous devons continuer. Je déclare que nous réussirons".

Interrogé sur ce qui devra être donné en échange du triple contrôle de la mise en oeuvre du Programme de stabilité de la part de la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI) et de la prise des mesures additionnelles indispensables, M. Papandréou a affirmé que "si aujourd'hui nous sommes contrôlés, c'est le résultat des politiques suivies au cours de ces dernières années et du manque complet de crédibilité. Nous n'avons aucun problème. Pour notre part, nous n’avons aucun problème. La transparence sur ce que nous faisons et ce que nous mettons en application, c’est la meilleure réponse à tous ceux qui pourraient douter que nous avons la volonté d'appliquer ce qui est nécessaire d'être appliqué, de prendre les décisions qu'il faut pour atteindre nos objectifs".

Invité à préciser si des mesures additionnelles en plus de celles du Programme de stabilité seront imposées par la Commission, la BCE et le FMI si la Grèce ne respecte pas le programme, M. Papandréou a répliqué que "ceux qui ont la responsabilité de ces décisions sont la Commission, avec l’Ecofin et l’Eurogroupe, le programme lui-même spécifiant que si les objectifs ne sont pas atteints en cours de route, nous sommes nous-mêmes prêts à prendre les mesures supplémentaires nécessaires".

M. Papandréou a qualifié d'importante la décision de l'UE et de la zone euro pour une action coordonnée si nécessaire, afin de garantir la stabilité, "toute décision constituant en même temps un message clair adressé aux marchés et aux éventuels spéculateurs". "Nous répondrons à ce message en procédant aux grandes réformes indispensables dans le pays, et soyez certains que nous réussirons", a-t-il affirmé.

Selon M. Papandréou, "tous connaissent la situation difficile dans laquelle se trouve la Grèce après les choix catastrophiques du passé, et nous vivons les résultats de cette politique irresponsable, avec une Grèce qui entre dans la crise sans aucune protection". "Cette politique irresponsable a conduit à la crise de discrédit face à nos partenaires, voilà la vérité, et nous sommes décidés à mettre tout en oeuvre pour reconquérir la crédibilité et la puissance de la Grèce, une requête, exigence et volonté du peuple grec", a-t-il ajouté.

Invité à préciser si le gouvernement grec a requis l'implication du FMI dans le triple contrôle exercé sur la Grèce, M. Papandréou a indiqué que le gouvernement avait demandé depuis quelque temps la coopération du FMI dans des questions d'ordre technique, soulignant que le FMI a fait preuve de son savoir faire à l'extérieur de la zone euro et sera utile à la Grèce pour garantir la transparence et le fonctionnement efficace du budget.

M. Papandréou a conclu que la volonté de la Grèce s'exprime dans le cadre du Programme de stabilité, de croissance et de restructuration et les mesures additionnelles que nous avons prises, alors que nous ferons l'indispensable pour atteindre notre but qui est la réduction du déficit de 4% en 2010, l'entrée de la Grèce dans un nouveau modèle de développement avec une protection parallèle des classes les plus faibles.

10/02/2010

Papandréou: Sauver l’économie grecque par des réformes justes

A la veille de son départ pour Paris et de ses entretiens avec le président français, Nicolas Sarkozy, le premier ministre, Georges Papandréou, a présidé mardi un Conseil des ministres informel sur le projet de loi fiscale et la politique salariale, résumant les trois objectifs pressants et prioritaires au calendrier économique du gouvernement.

M. Papandréou a rappelé que le gouvernement actuellement cible trois objectifs, qui sont d'une part "sauver l'économie et réduire la dette" en adoptant des solutions justes ne fragilisant pas les personnes économiquement faibles et la classe moyenne, d'autre part "appuyer sur la pédale d'accélérateur" pour relancer la croissance - faute de réformes, a-t-il dit, les conséquences de la crise se feront ressentir encore davantage -, et, enfin, et "sans grand coût", progresser plus rapidement au plan des réformes institutionnelles, pour de meilleurs services aux citoyens et l'amélioration de la qualité de la vie.

Le premier ministre a par ailleurs critiqué sévèrement les erreurs des politiques du précédent gouvernement ayant conduit le pays aujourd’hui dans une crise économique sans précédent, qualifiant même de "criminelles" les politiques de la ND ayant amené le pays "au bord du précipice", mais souligné aussi que la Grèce est actuellement la victime d'attaques spéculatives se jouant sur les marchés internationaux tout puissants, qui ne sont toujours soumis à aucun contrôle, malgré les dommages qu’ils provoquèrent il y a moins de un an et demi.

A propos de sa rencontre avec le président français, M. Papandréou a mentionné le fait qu’au Sommet informel de l’UE, M. Sarkozy "avait parlé de la nécessité d’autres règles qui régiront les marchés".

Papaconstantinou présente la politique salariale dans la fonction publique

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a communiqué mardi les décisions prises concernant les revenus dans la fonction publique pour 2010, marquées principalement par le gel des revenus des hauts cadres du gouvernement et des grandes administrations publiques, des Entreprises d’utilité publique (DEKO), une réduction drastique des bonus et primes.

Pour tous les fonctionnaires à tous les échelons, il n’est prévu aucune revalorisation de salaire - sauf celle due à l'ancienneté -, seules les retraites jusqu’à 2.000 euros bénéficieront d’une hausse de 1,5%.

Aucun recrutement par ailleurs ne sera autorisé en 2010, à l’exception limitée des services de santé, dans l’enseignement et les forces de sécurité, alors que par la suite, il est prévu le recrutement d’un employé pour le départ à la retraite de 5 personnes.

Comme l’a indiqué M. Papaconstantinou, il sera mis en place un "Comité pour les revenus", auquel participeront des représentants des syndicats, principalement l’Union des fonctionnaires (ADEDY), pour élaborer une grille unique des salaires, informant que progressent normalement aussi les préparatifs pour la création d’une "Autorité unique des paiements" à partir du ministère pour tous les salariés.

Principales dispositions du projet de loi fiscal

Tous les contribuables bénéficieront d'un montant non imposable de revenus à concurrence de 12.000 euros, et au-delà de ce montant les nouveaux coefficients d'imposition sont de 18% pour des revenus allant de 12.001 à 16.000 euros, de 24% de 16.001 à 22.000 euros, de 32% de 22.001 à 26.000 euros, de 36% de 32.001 à 40.000 euros, de 38% de 40.001 à 60.000 euros et de 40% pour 60.000 euros et plus.

Selon des données annoncées mardi par le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, tous les revenus provenant de n'importe quelle source seront totalisés pour être ensuite imposés, alors que sont supprimés tous les abattements fiscaux concernant les salariés ainsi que les coefficients spéciaux d'imposition pour certaines professions, exception faite de certains groupes sociaux sensibles, mais toujours en tenant compte le niveau des revenus.

Par ailleurs, une taxe annuelle d'imposition des grandes fortunes immobilières est instaurée, avec un coefficient de 0,1% pour les fortunes allant de 400.001 à 500.000 euros et une imposition progressive jusqu'à 800.000 euros, le coefficient étant de 1% au-delà.

Enfin, la fortune immobilière de l'Eglise est imposée au même titre et de la même façon que les personnes morales de droit public à but non lucratif.

06/02/2010

Papandréou dénonce une attaque contre l'euro

Le premier ministre, Georges Papandréou, a dénoncé une attaque coordonnée contre l'euro, qui a pour objectif la Grèce, l'Espagne et le Portugal, dans une conférence de presse vendredi aux médias grecs à New Delhi, en marge du Sommet sur le développement durable.

Selon M. Papandréou, le fait que l'Espagne et le Portugal soient également dans le collimateur prouve que la Grèce n'est pas un cas isolé et que le problème est européen et international, et que de ce fait des actions coordonnées doivent être prises solidairement sur la question.

M. Papandréou a également précisé qu'il compte discuter de cette question lors de sa rencontre mercredi prochain avec le président français, Nicolas Sarkozy, ainsi qu'à l'occasion du Sommet européen extraordinaire qui se réunira le jour suivant, le 11 février.

Répondant aux questions des médias, M. Papandréou a estimé être justifié par les développements, ajoutant au sujet de la Grèce que "nous avons dit que nous ferons ce qui doit être fait et nous persistons sur cette position".

Lors du déjeuner officiel organisé dans le cadre du Sommet mondial sur le développement durable, M. Papandréou a eu l'occasion de s'entretenir avec les premiers ministres de Norvège, de Slovénie et de Lituanie, qui se sont intéressés aux développements économiques en Grèce.

Lors de son intervention vendredi matin au Sommet mondial, M. Papandréou a mis l'accent, entre autres, sur le fait que le développement vert est une opportunité historique qui permettra à la Grèce de sortir de la crise et de la récession, ajoutant que le grand enjeu est le soutien des institutions et la prise de mesures qui amélioreront la vie au quotidien des citoyens.

"Nous avons une responsabilité historique face à l'avenir de la planète, et l'effort doit passer par le renforcement des institutions, ce qui sera plus difficile pour les pays développés qui devront surmonter des pratiques et conceptions anciennes", a-t-il conclu.

03/02/2010

Papandréou : nous devons agir immédiatement et avec décision

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi soir à la nation grecque, à l'issue de ses entretiens avec les chefs des partis politiques au Palais Maximou, pour annoncer de nouvelles mesures destinées à faire face à la crise économique.

M. Papandréou a souligné que le pays se trouve au centre de jeux de spéculation qui ont pour objectif final l'euro et l'utilisation de la Grèce en tant que maillon faible, ajoutant qu'il est du devoir national d'annuler toutes ces tentatives à travers lesquelles le pays est conduit à l'abîme. Affirmant que le gouvernement est décidé à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter cette évolution, M. Papandréou a affirmé "nous devons agir immédiatement et avec décision", tout en indiquant par ailleurs que demain la Commission européenne jugera positivement le programme de stabilité du pays, un programme qui "mettra de l'ordre dans l'économie".

Parmi les mesures annoncées, M. Papandréou a fait état de l'augmentation de la taxe sur les bénéfices distribués qui ne sont pas réinvestis, l'imposition des dividendes de la même façon que sont taxés les revenus et l'augmentation de l'imposition des sociétés off shore.

Il a également souligné qu'il sera nécessaire d'augmenter les recettes de l'Etat en 2010 annonçant qu'une des mesures qui apportera rapidement des résultats est l'augmentation de la taxe sur les carburants.

M. Papandréou a par ailleurs annoncé la présentation au Parlement de la politique des revenus, le règlement des questions afférentes aux salaires élevés dans l'administration publique.

Parallèlement, il a mis en exergue la nécessité de faire face à la compétitivité perdue du pays et appelé le patronnat et les travailleurs à contribuer dans cette direction.

S'agissant du système de sécurité sociale, M. Papandréou a affirmé que celui-ci sera juste et fait état de décisions qui ont été appliquées dans d'autres pays européens et concernent entre autres la hausse de l'âge de départ à la retraite, soulignant que "le gouvernement a pleinement conscience de la difficulté de la situation ainsi que des difficultés affrontées par la famille grecque. C'est pourquoi nous agirons avec le sentiment que les mesures peuvent être douloureuses mais l'effort du gouvernement vise à arrêter la marche du pays vers l'abîme".

Il a promis que lui-même et le gouvernement mettront tout en oeuvre pour soutenir les couches les plus faibles, la famille grecque moyenne et la nouvelle génération, ajoutant qu'il n'existe aucune marge pour des grèves, arrêts de travail et blocus du réseau routier "car nous devons lutter tous ensemble".

Enfin, il a insisté sur le fait que les plus forts doivent apporter une importante contribution et les plus faibles doivent être plus protégés, ajoutant "le gouvernement est ici pour garantir tout cela" et exprimant sa conviction que le pays atteindra ses objectifs.

Papandréou: Une attaque spéculative contre la Grèce sans précédent

La Grèce fait l'objet d'une attaque spéculative sans précédent qui vise à l'étranglement de son économie par l'explosion des "spread" à des niveaux aberrants, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, qui s'est adressé mardi matin au congrès du Economist, organisé à Athènes avec la participation de l'économiste américain, Joseph Stiglitz.

Au même moment, a toutefois relevé le chef du gouvernement, le Programme de stabilité et de croissance est accueilli positivement par les analystes sereins, soulignant que "ce que nous disons nous y croyons".

Ces "attaques", a poursuivi M. Papandréou, "profitent des problèmes chroniques et ont lieu pour accroître la crise économique et aboutir à la spéculation", expliquant par conséquent que régler ces problèmes et ces faiblesses est devenu une obligation nationale, citant à ce point les déficits budgétaires, une situation injuste pour les Grecs ayant "d'importantes capacités". "La Grèce est membre à part égale d'une union monétaire solide et a en même temps un gouvernement connaissant son mandat, ayant la volonté et des plans", a-t-il dit.

Les réformes seront matérialisées le plus rapidement possible, conformément aux institutions, a assuré M. Papandréou, et il ne s'agira pas simplement de coupes dans les revenus et salaires, mais bien de changements en profondeur, non pas provisoires mais viables.

"Pour notre part, nous avons parlé des problèmes lorsque d'autres tentaient de les dissimuler sous le tapis, mais jamais nous ne nous serions attendus à ce qu'ils aient une telle ampleur", a-t-il rappelé, enchaînant reconnaître "la dureté des solutions" et les réactions qui s'en suivront. "Mais ces solutions sont justes et les plus appropriées", a-t-il tranché.

Après l'allocution de M. Stiglitz, saluant les efforts convaincants pour défendre les politiques du gouvernement faits par M. Papandréou auprès de ses homologues, mais également des médias spécialisés, lors du Forum économique mondial de Davos, et analysant longuement les différents aspects de la crise financière internationale, le premier ministre est intervenu à nouveau sur un plan plus général.

L'un des problèmes les plus graves est le fait que les institutions démocratiques se trouvent affaiblies face aux intérêts opaques, M. Papandréou relevant que "nous ne disons pas Non au marché ou à l'Etat, mais disons qu'ils doivent entrer au service des citoyens".

D'accord avec l'observation de l'universitaire de Columbia qu'il existe "un fétichisme des déficits", M. Papandréou a ajouté que en Grèce le problème est double, étant donné qu'il existe un déficit mais que "l'argent qui a été dépensé n'a servi à rien", alors qu'en commentaire de la politique économique de l'UE, le premier ministre a parlé de "schizophrénie", puisque tiraillée par la relance d'une part et d'autre part par l'adaptation aux critères de Maastricht.

En ce qui concerne l'euro-obligation - à laquelle s'est opposée l'Allemagne -et donc pour des taux d'emprunt inférieurs aux spread internationaux, M. Papandréou a estimé que cela aurait certes pu se faire, l'argent étant retourné ensuite dans un fonds européen commun.

En conclusion, le premier ministre a déclaré que "notre priorité est de sortir de l'impasse, et d'assumer nos responsabilités face à la crise et dans les circonstances actuelles", présentant en outre une proposition de la Grèce de convoquer une conférence internationale sur le thème des petites et moyennes entreprises et leurs problèmes.

02/02/2010

Papandréou: Nous devons débarrasser la Grèce de l'étau de la tutelle et de la spéculation

Le premier ministre, Georges Papandréou, a ciblé l'objectif de débarrasser la Grèce de la tutelle et de la spéculation, prenant la parole lundi soir en débat parlementaire extraordinaire sur la lutte contre la corruption convoqué à l'initiative du président de la ND, Antonis Samaras.

"Notre effort, ce n'est pas de mettre de l'ordre dans le pays. Cela constitue la condition préalable pour nous débarrasser de la tutelle. Notre intention est de débarrasser la Grèce de l'étau de la tutelle et de la spéculation. Cette dette, nous la payons tous, bien que les responsabilités sont bien précises et criminelles", a déclaré M. Papandréou.

"Le sentiment d'injustice que nous ressentons à juste titre, rendons-le une force de changement, de régorganisation de notre pays. Nous n'avons pas le luxe de micro-règlements et de micro-revendications. Nous n'avons pas les marges pour supporter des barrages (routiers) et des grèves prolongées", a expliqué le premier ministre.

A ce point, M. Papandréou a accusé la ND, lorsqu'elle était au pouvoir, d'avoir laissé la Grèce rétrograder chaque année dans le classement des indices de corruption, ainsi que des indices de la compétitivité de l'économie.

"Vous êtes parvenus avec vos politiques à rendre la Grèce indigne de crédibilité pour ses dettes, exposée à la spéculation. D'une part, les investisseurs les plus sérieux hésitent en raison de notre manque de crédibilité. Nos partenaires nous demandent des sacrifices sanglants. La boulimie des spéculateurs s'ouvre", a lancé M. Papandréou, avertissant que le pays se trouve à présent dans l'oeil du cyclone.

"La Grèce est devenue le maillon faible de la zone euro. Chaque jour, les conditions de recours à l'emprunt deviennent pires", a poursuivi M. Papandréou, pour souligner qu'il y va d'une obligation nationale de faire échec dans les actes à tous les efforts visant à pousser le pays dans le précipice. "Le gouvernement est décidé à faire tout ce qui est nécessaire pour ne pas permettre que le danger devienne réalité", a-t-il dit.

M. Papandréou a dénoncé les politiques des gouvernements de la ND qui ont augmenté la dette de 100 milliards - où sont-ils allés, s'est-il interrogé -, alors qu'il a estimé que cette corruption a créé dans toute la société un sentiment d'anomie et l'interrogation aux contribuables de ne pas être le "dindon de la farce" dans cette affaire.

C'est pourquoi la répression de la corruption constitue une nécessité économique vitale, liée aussi avec le labyrinthe de la bureaucratie, a-t-il insisté, citant ensuite point par point la série de mesures prises par le gouvernement du PASOK en faveur de la transparence.

Enfin, M. Papandréou a répondu à la proposition de la ND pour la mise en place d'une commission interpartis contre la corruption en préconisant le renforcement de l'actuelle commission des Institutions et de la Transparence du Parlement.

En ce qui concerne la lettre qui lui a été adressée par le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, M. Papandréou s'est engagé -via le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas- à informer les chefs des partis politiques de son contenu.

27/01/2010

Papandréou s'adresse à l'Assemblée parlementaire du CdE

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi à Strasbourg à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (CdE), pour répondre ensuite à de nombreuses questions des députés, parmi lesquels l'ex-ministre des Affaires étrangères de la ND, Dora Bakoyannis, et le député de la SYRIZA, Dimitris Papadimoulis, sur la mondialisation, la FYROM, la Turquie, l'immigration.

En ce qui concerne la mondialisation et le rôle de l'Europe, M. Papandréou a souligné que l'UE a du travail devant elle, notamment pour l'humanisation et la démocratisation de la mondialisation qu'il a comparée au "Wild West" (de nombreuses ressources mais pas de règles et d'Etat de droit, avec pour résultat que les hors-la-loi deviennent des shérifs). M. Papandréou a également mis l'accent sur le fait que les institutions démocratiques sont menacées par la concentration de pouvoirs et de richesses, notamment entre les mains des médias, ce qui provoque la dépendance - en grande partie - des politiciens à l'égard d'intérêts économiques et des médias pour être élus.

Passant aux dossiers relevant plus spécialement des affaires étrangères, M. Papandréou a évoqué l'optique d'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE et l'appellation de la FYROM, deux questions sur lesquelles il a d'ailleurs été interrogé par Mme Bakoyannis.

A propos du différend avec le pays voisin, M. Papandréou a rappelé que les négociations sont en cours avec la FYROM sous l'égide de l'ONU, soulignant que le cadre international est le meilleur qui soit pour régler de tels problèmes, alors que répondant à une question de Mme Bakoyannis sur l'existence ou non de progrès lors de ses rencontres avec son homologue, Nikola Gruevski, il a estimé que la temps a mûri pour franchir un pas en avant afin de trouver une solution mutuellement acceptée, avec un nom composé pour tous les usages, un cadre qui constitue d'ailleurs la dite "ligne rouge nationale" pour la Grèce.

M. Papandréou a ajouté que l'appellation doit montrer aussi la différenciation géographique, de la Macédoine grecque et de celle de la FYROM, étant donné qu'il s'agit de peuples différents et de civilisations différentes.

Si tout cela se fait, a-t-il poursuivi, la Grèce et lui-même personnellement ont l'intention d'aider le pays (voisin) à adhérer à l'OTAN et à l'UE, exprimant l'espoir que son initiative aura une réponse de l'autre partie.

Au chapitre de l'Agenda 2014 pour les Balkans occidentaux, M. Papandréou y voit notamment une dynamique susceptible de constituer l'antidote à la fatigue de l'élargissement, retenant comme facteurs importants la réforme intérieure dans ces pays pour aller de l'avant, mais aussi le règlement de problèmes comme ceux du Kosovo ou de la FYROM.

Toujours dans son intervention sur les affaires étrangères par les relations greco-turques, et en réponse à une question de M. Papadimoulis, M. Papandréou a reconnu que personne n'est heureux de l'évolution des dossiers des droits de l'Homme, des libertés individuelles et collectives et du droit international dans le pays voisin, tout comme au plan bilatéral dans la question de la délimitation du plateau continental, rappelant avoir de ce fait formulé dans sa récente lettre-réponse à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, la proposition d'un recours commun devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

M. Papandréou a également souligné que la Turquie doit cesser d'avoir recours à la force dans ses relations avec la Grèce, réprouvant comme attitude provocante les survols d'avions turcs de combat au-dessus des îles de l'Egée, alors qu'il a regretté ne voir aucun progrès dans la question chypriote, imputant des responsabilités à Ankara et ce malgré les efforts déployés dans ce dossier par le président de la République chypriote.

Enfin, M. Papandréou a traité le dossier de l'immigration, en citant notamment les actions de la Grèce pour réformer sa législation, à titre d'exemple le projet de loi pour l'octroi de la citoyenneté grecque aux enfants des immigrés qui naissent en Grèce.

Toutefois, M. Papandréou a relevé la nécessité de plus d'accords bilatéraux de réadmission, tout comme dans le même temps l'élaboration de politiques de développement envers les pays tiers afin qu'ils connaissent une croissance et que leurs citoyens n'immigrent plus.

La Grèce, a-t-il dit, renforcera l'Etat de droit, mais aussi ses frontières.

Le programme de la visite de M. Papandréou à Strasbourg prévoyait en outre après la session, un déjeuner offert par le président de l'Assemblée parlementaire, Mevlüt Cavusoglu, avec les chefs des groupes parlementaires et le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, ainsi que des contacts de M. Papandréou avec le président de l'AP du CdE, le secrétaire général, Thorbjorn Jagland, des députés grecs et chypriotes et le commissaire aux Droits de l'Homme du CdE, Thomas Hammarberg.

Dans son entretien avc M. Cavusoglu, le premier ministre a évoqué la crise économique, la question chypriote, les droits de l'Homme et le rôle du Conseil de l'Europe, soulignant en outre notamment que la Turquie doit cesser ses menaces de recours à la violence dans les relations bilatérales, citant les violations de l'espace aérien grec en Egée.

Papandréou commente les grands dossiers d'actualité en Grèce

Le premier ministre, Georges Papandréou, a qualifié de "vote positif" en faveur de la Grèce, le succès de l'émission d'un emprunt obligataire de 5 milliards € sur cinq ans, "même si le recours à l'emprunt a été cher", dans le cadre d'un entretien mardi avec la presse à Strasbourg à l'issue de sa visite et de son intevention en assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

"C'est un premier signal positif pour la Grèce, mais nous avons beaucoup à faire pour que la Grèce puisse reconquérir sa crédibilité", a-t-il lancé.

Evoquant les mobilisations agricoles, M. Papandréou a souligné que le secteur agricole traverse une crise profonde, qui rend difficile le règlement des problèmes qui se sont accumulés, et s'il a reconnu que "les problèmes des agriculteurs sont compréhensibles", il leur a adressé une invitation à valoriser leur dynamisme pour renverser du système actuel en place et rendre le pays plus productif.

Interrogé sur ses futures rencontres à Davos jeudi et vendredi, où il sera accompagné du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, M. Papandréou s'est limité à déclarer qu'il aura de nombreux contacts avec les médias, surtout économiques.

Le premier ministre a encore précisé qu'il se rendra la semaine prochaine en Inde dans le cadre de l'effort du gouvernement d'entretenir de bonnes relations avec quatre grands pays, comme la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie.

Enfin, s'agissant du problème de l'immigration, M. Papandréou a évoqué deux questions précises, soulignant que le pays n'est pas un "champ ouvert à tout vent" et que l'asile politique doit pouvoir être accordé à tous ceux qui en ont besoin.

14/01/2010

M. Papandréou fait un bilan des 100 jours de gouvernement

Le premier ministre, Georges Papandréou, dans une conférence de presse mercredi au Palais du Zappeion à l'occasion du bilan des 100 jours de son gouvernement a affirmé qu'il s'agit d'une année marquée par des changements historiques centrés sur le citoyen.

A la question sur les grands changements "Maintenant ou jamais?", nous répondons "Maintenant", a déclaré M. Papandréou citant à ce titre le nouveau système fiscal, la sécurité sociale, la nouvelle architecture des municipalités, la révision de la loi électorale, se référant en outre au projet de loi sur l’intégration des immigrés légaux.

M. Papandréou a rappelé que le mode de gouvernance passé était finalement la cause profonde des problèmes de la Grèce, soulignant qu’en 100 jours tout n’a pas pu être réglé. "Les problèmes ne sont pas faciles, a-t-il reconnu, la Nouvelle Démocratie les ignorait par crainte du coût politique, mais quant à nous nous sommes résolus à aller de l'avant dans des changements et renversements".

Certes, il y aura des réactions dans toutes les questions que nous ouvrons, a-t-il dit, demandant toutefois une participation et une critique constructive de la part des partis politiques, concluant son introduction par une invitation à une restructuration démocratique du pays garantissant "le droit à la souveraineté" et reposant sur les capacités nationales, au lieu de s'en tenir à "essuyer les péchés du passé".

Au niveau international, M. Papandréou a relevé qu'il existe des commentaires à l'égard de la Grèce qui "dépassent toute limite permise, et qui blessent profondément tous les Grecs", reconnaissant toutefois que "c'est la Grèce qui a permis que de tels commentaires soient formulés et qui atteignent les limites du racisme", a-t-il précisé.

"Nous ne devons pas transférer nos propres responsabilités sur des tiers pour régler les problèmes mais nous baser sur nos forces", a-t-il affirmé ajoutant que le gouvernement "ne restera pas les bras croisés ainsi que l'a fait le gouvernement de la ND".

Répondant aux questions de la presse au sujet de commentaires faisant état d'oisiveté, d'un manque de concertations et de confusion au sein du gouvernement, M. Papandréou a souligné que le changement est très important et qu'il est nécessaire d'y consacrer du temps, ajoutant que "nul n'échappera à l'évaluation et que les ministères ne sont pas "les féaux" de chaque ministre, caractérisant les structures gouvernementales actuelles d'anachroniques devant être modifiées.

S'agissant du climat de panique qui semble dominer au sujet des problèmes affrontés par le pays, M. Papandréou a souligné qu'il "est facile de semer la panique via la télévision et les journaux", ajoutant qu'il demande que tous fassent preuve de sérieux de sorte à éviter de créer un climat de misérabilisme et de récrimination. "J'accepte toute critique sérieuse", a-t-il lancé pour ajouter tout aussi vite "nous avons d'ores et déjà prouvé que nous corrigeons nos erreurs".

Interrogé sur la proposition concernant un gouvernement d'état d'urgence, M. Papandréou a rejeté une telle éventualité soulignant que le peuple grec en votant en octobre en faveur du PASOK a voté pour un gouvernement de besoin national apportant des grands changements. Il a précisé n'avoir aucune objection face à de larges consensus visant à promouvoir de grands changements tout en rejetant le partage de la gouvernance.

S'agissant du récent attentat terroriste devant le Parlement et interrogé sur la sécurité du citoyen, M. Papandréou a estimé que le citoyen actuellement se sent plus en sécurité que quelques mois auparavant, ajoutant au sujet de l'attentat à la bombe qu'il s'agit d'un acte de droit pénal ordinaire comme les précédents, qui porte atteinte à l'image du pays.

Enfin, M. Papandréou a adressé un message à l'Hellénisme de la Diaspora qui souffre en entendant les commentaires proférés sur la Grèce, affirmant que la Diaspora sait que "la Grèce peut faire mieux et que lui-même contribuera à l'effort du pays en offrant tout soutien politique".

Papandréou décidé de répondre à la lettre Erdogan

Le premier ministre, Georges Papandréou, a assuré qu'il répondra très prochainement à la lettre de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, au cours de la conférence de presse au Zappeion mercredi en réponse à une question d'un journaliste. Il a également précisé qu'une partie de la réponse à la lettre de M. Erdogan concernera l'organisation d'une rencontre avec ce dernier.

Par ailleurs, M. Papandréou a souligné que l'agenda des questions posées par la partie turque est différent du grec et à maintes reprises provocant, affirmant que la Grèce dispose d'un agenda et des positions différentes sur toutes les questions.

13/01/2010

Papandréou - Van Rompuy : la situation de l'économie grecque est le symptôme des problèmes chroniques

La situation actuelle de l'économie grecque est un symptôme des problèmes chroniques et le plus important est le manque de crédibilité "que nous nous engageons en tant que gouvernement à reconquérir, tant face au peuple grec que face à nos partenaires de l'UE", a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, à l'issue du déjeuner de travail organisé au Palais Maximou en l'honneur du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

M. Papandréou a notamment déclaré que le programme de stabilité et de développement que présentera le gouvernement sera un acte de restructuration du pays qui inclura des réformes institutionnelles, ne manquant pas d'évoquer à cette occasion le projet de réforme administrative présenté au conseil des ministres ainsi l'objectif de réduction du déficit en trois ans, précisant que cet objectif sera accompagné des évaluations des fonds pour le passage de l'économie du pays au modèle compétitif du développement vert.

Evoquant son entretien avec M. Van Rompuy sur les questions concernant l'immigration et l'asile, M. Papandréou a insisté sur l'accord UE-Turquie dans ce contexte, sur Frontex, la politique de l'UE à l'égard des pays tiers ainsi que l'insertion des migrants légaux, soulignant que l'UE doit jouer un rôle décisif dans ces questions.

Il a encore réitéré en ce qui concerne l'"Agenda 2014" la proposition qu'il avait formulée pour l'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE en 2014, estimant que le cycle ouvert il y a 100 ans avec la 1ère Guerre Mondiale doit être clôturé dans la stabilité et selon des règles de bonne application des lois dans la région car cette orientation contribuera aux réformes internes dans ces pays ainsi qu'au règlement des problèmes régionaux et bilatéraux.

Enfin, en ce qui concerne le changement climatique et les conclusions du Sommet de Copenhague, M. Papandréou a observé que bien que les résultats étaient attendus, Copenhague constitue la seule voie pour faire face au problème, lançant un appel pour une préparation sérieuse en vue du Sommet analogue de Mexico à la fin de l'année, ne manquant pas de souligner que la Grèce élaborera des plans élargis avec les pays de la Méditerranée, les Balkans occidentaux et de la mer Noire pour ces questions.

"2010 est une année de défis et il est important que nous puissions garantir le redressement économique de l'UE ainsi que le développement", a souligné pour sa part M. Van Rompuy tout en insistant sur la nécessité d'une nouvelle stratégie pour 2020 et soulignant que c'était la raison pour laquelle il avait proposé la réunion du Sommet européen le 11 février en vue d'organiser un débat sur l'économie de l'UE et le mode de vie européen.

11/01/2010

Papandréou: La crise économique une menace nationale d'envergure

La crise économique et monétaire est une menace nationale d'envergure, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, dans son intervention dimanche en réunion du Conseil des ministres, invités à discuter de la nouvelle architecture de l'administration publique, la nouvelle loi dite Kapodistria 2 de découpage administratif, rebaptisée "Kallikratis" et sur fond d'un bilan de 100 jours de gouvernement du PASOK.

M. Papandréou a exprimé certes son optimisme quant à l'aboutissement réussi du combat actuel du gouvernement, appelant en même temps tous les Grecs et en particulier les médias "à dire Non à la panique", plaçant en toute priorité la réalisation des grands changements programmés pour 2010, une année, à-t-il rappelé, de réformes et renversements.

Le premier ministre a tiré par ailleurs un bilan positif des premiers 100 jours de son gouvernement, dont le mandat, a-t-il souligné, a eu lieu dans une période de crise à tous les plans, avec une dette et un déficit considérables hérités du précédent gouvernement.

Toutefois, a poursuivi M. Papandréou, à la racine des problèmes il n'y avait pas seulement l'économie, mais le mode de gouverner, pour affirmer avoir trouvé une administration publique exténuée, avec un moral à zéro, aucun entrain, protectrice uniquement de certains intérêts au détriment des droits du citoyen.

Selon le premier ministre, le gouvernement a été au cours des 100 jours à la hauteur de sa responsabilité historique, qui est de placer le citoyen en premier avant tout, soulignant qu'au-delà des changements dans l'administration régionale il faut aussi intervenir en profondeur dans l'administration centrale.

A la fin de la semaine, le gouvernement doit annoncer, a-t-il informé, le programme de stabilité et de croissance, ainsi que des propositions sur l'oeuvre gouvernementale et légale qui suivra par la suite, alors qu'est programmée une conférence de presse au Palais du Zappeion dans le courant de la semaine pour présenter les conclusions principales des 100 jours.

Enfin, à propos de la nouvelle architecture de l'administration, M. Papandréou a relevé qu'à partir d'aujourd'hui commence une année pour un changement radical qui posera les fondements d'un fonctionnement démocratique, un objectif national et engagement suprême du PASOK. Cette nouvelle architecture de l'administration, a précisé le premier ministre, s'intègre dans le plan d'ensemble du gouvernement, afin que le 14 novembre 2010, les élections municipales aient lieu avec de nouvelles et solides municipalités et régions.

Le ministre de l'Intérieur présente le programme "Kallikratis" de la nouvelle administration régionale

Le ministre de l'Intérieur, de l'Administration publique et de la gouvernance électronique, Yannis Ragoussis, a présenté la nouvelle architecture des municipalités et régions, qui est baptisée du nom d'un des deux grands architectes du Parthénon, à savoir Kallikratis.

Dans son rapport au Conseil des ministres convoqué dimanche, M. Ragoussis a annoncé que ce projet sera voté au plus tard en mai en vue des municipales prévues le 14 novembre 2010.

Le Programme Kallikratis prévoit une réduction à 13 au lieu des 76 des administrations préfectorales actuelles, alors que ne resteront sur les 1.034 municipalités que 370, et qu'en même temps, passeront de 6.000 à moins de 2.000 les personnes morales et entreprises municipales. Il est prévu en outre l'institutionnalisation de 7 administrations générales remplaçant les 13 régions.

Selon le ministre, l'administration régionale deviendra la "locomotive" pour la croissance verte, ayant à sa charge la planification de développement des régions, la gestion des subventions européennes, alors que pour Athènes et Thessalonique des règlements spécifiques sont prévus à titre de grandes métropoles urbaines.

Les fonds seront répartis sur des critères géographiques, économiques et démographiques, et seront imposés de la TVA afin que les collectivités locales participent elles aussi à la lutte contre la fraude fiscale. Enfin, 650 millions d'euros sont dégagés pour le programme à partir du Cadre national stratégique de Référence (ESPA).

30/12/2009

Papandréou: Aucun changement dans notre stratégie pour l'économie

Le premier ministre, Georges Papandréou, a affiché la fermeté du gouvernement de maintenir sa stratégie économique et d'aller de l'avant sur la base des déclarations énoncées, lors d'une rencontre avec les journalistes mardi au Palais Maximou.

Notre stratégie pour l'économie ne changera pas et nous progresserons en nous fondant sur ce que nous avons annoncé, a souligné M. Papandréou, tranchant dans la foulée ne pas craindre un rejet du Programme de stabilité et de croissance que le gouvernement soumettra en janvier à la Commission européenne.

M. Papandréou, qui a réitéré que le problème de l'économie grecque est différent de celui des autres pays, a souligné qu'il résulte surtout du gaspillage de crédits qui n'ont pas été canalisés vers la croissance, comme ce fut le cas pour les stages ou les affaires de corruption, ne manquant pas aussi de critiquer les banques qui, bien qu'ayant été soutenues financièrement, n'ont pas diffusés les financements dans l'économie réelle, mais ont préféré clôturer certains "trous" à elles et limiter les financements accordés à certaines sociétés bien précises.

Par ailleurs, le premier ministre a indiqué que l'inflation ne constitue pas un problème pour la Grèce, alors qu'interrogé s'il a lieu d'envisager une augmentation de la TVA, il a tranché qu'il n'y a eu aucune telle proposition de la part du ministère des Finances. Et relancé sur un dossier relevant toujours du ministère des Finances et est analysé sur les médias à l'heure actuelle, à savoir le montant élevé de la vignette (taxes de circulation), M. Papandréou est apparu reconnaître l'existence d'un problème et renvoyé à des initiatives du ministère d'examiner des changements pour l'année prochaine.

Invité à dire s'il y a un double langage au sein du gouvernement, M. Papandréou a dit souhaiter la formulation d'avis diversifiés, dès lors qu'une fois une décision prise, elle soit appliquée et entre en vigueur, mettant aussi implicitement en cause en partie la presse pour cette image qui sort vers l'extérieur, puisqu'il est normal qu'en posant des questions à trois cadres de l'administration sur une même question, par exemple, il y ait jusqu'à trois approches différentes.

Concernant la loi électorale et le droit de vote à accorder aux immigrés dans les échéances locales, M. Papandréou s'est dit prêt à discuter de chacun des aspects de cette question et clarifié que les prochains scrutins municipaux et régionaux auront lieu avec la nouvelle loi électorale, alors qu'à une observation sur un désaccord du président de la ND, Antonis Samaras, sur cette loi, il a dit estimer que le chef de file de l'opposition n'est pas exactement contre la loi, mais pense à une autre version du système.

Mais ce qui importe, a-t-il ajouté, c'est que tout le monde est d'accord que le système actuel va mal et produit de l'"argent politique noir", réfutant ensuite en réponse à une autre question sur le cas des petits partis, que les petits partis soient les perdants de ce nouveau mode électoral.

Concernant enfin le droit de vote des immigrés, M. Papandréou a défendu les dispositions promues par le ministère de l'Intérieur et à la question d'une éventuelle altération du corps électoral, il a expliqué que le corps électoral n'est pas altéré, mais que simplement il change.

16/12/2009

Papandréou satisfait des résultats de la réunion sur la corruption présidée par le chef de l'Etat

Le premier ministre, Georges Papandréou, a déclaré avoir de bonnes impressions de la rencontre mardi entre chefs de parti, soulignant des résultats importants de cette discussion présidée par le chef de l'Etat, Carolos Papoulias, au vu que nombreuses de ses propositions avancées avaient été bien accueillies, et se disant disposé à mettre en valeur celles présentées par les dirigeants politiques.

La question de la corruption a été posée par le PASOK, même en période électorale, comme la question fondamentale de la vie politique du pays, a indiqué M. Papandréou, à l'issue de la réunion des chefs de partis représentés au Parlement sous la présidence de M. Papoulias, laquelle avait été convoquée à sa propre demande auprès du chef de l'Etat, notant l'importance de restaurer une nouvelle crédibilité, une nouvelle relation de confiance.

Nous devons frapper l'anomie et les inégalités que génère la corruption, ayant un impact négatif sur la crédibilité de notre pays, mais aussi pour l'argent du peuple grec.

Papandréou a soumis une proposition en dix points au Conseil des chefs de parti

Le premier ministre, Georges Papandréou, a soumis une proposition en dix points pour combattre la corruption en Grèce, lors de la réunion du Conseil des chefs de parti sous la présidence du chef de l'Etat, Carolos Papoulias.

M. Papandréou a insisté que la lutte contre la corruption constitue une priorité nationale suprême, faisant part de sa ferme résolution de promouvoir la transparence, et ce pour trois raisons précises: la corruption est le facteur central de création et de gonflement du problème budgétaire du pays, parce que l'intérêt public est relégué derrière des intérêts privés annexes, petits et grands, la corruption entrave l'effort de développement en étranglant les forces productives créatives et en récompensant ceux qui vivent en parasite aux dépens de l'Etat, la corruption met en danger la cohésion sociale et conduit à l'accentuation des injustices sociales, puisque constituant une arme aux mains des puissants, sans compter enfin qu'elle sape la crédibilité du système politique et les institutions démocratiques.

C'est une affaire nationale, a souligné le premier ministre, qui exige la mobilisation de toutes les forces sociales et productives, ainsi que la garantie de l'entente la plus large possible entre les partis.

Papoulias accueille les chefs de parti pour traiter de la question "nationale" de l'économie

Dans sa brève allocution en rejoignant les chefs des partis politiques présents au Parlement qui se sont réunis mardi sous sa présidence, une initiative revenant au premier ministre, Georges Papandréou, ayant souhaité un échange de vues et des propositions concrètes sur les moyens de lutter contre la corruption qui influence, selon ses propres déclarations, directement l'économie, le président de la République, Carolos Papoulias, a d'emblée qualifié cette question de "nationale".

M. Papoulias a souligné à l'adresse de ses hôtes que "nous partageons ensemble avec la société ses interrogations sur la nécessité de consolider les concepts de responsabilité sociale et de contrôle démocratique", estimant que les responsables politiques ont l'obligation pour la génération future d'aller de l'avant dans des changements institutionnels et culturels.

Notons que cette réunion au niveau de chefs de parti a duré deux heures. Aucun communiqué commun n'a été publié.

15/12/2009

Papandréou annonce des changements rapides en ouverture du dialogue social

Le premier ministre, Georges Papandréou, est apparu déterminé à réaliser des changements et renversements rapides, en honorant les engagements électoraux du PASOK, posant comme date butoir la fin février, dans son discours lundi soir au Palais du Zappeion, devant le Comité économique et social (CES) grec, en inaugurant en substance le cycle du dialogue avec les partenaires sociaux.

Comme l’a dûment souligné M. Papandréou, les décisions seront prises rapidement, sans autre tergiversation, fixant la fin février comme fin de ce cycle de dialogue.

Les prochains jours, a encore précisé le premier ministre, il y aura des contacts de chaque ministère avec le CES et les partenaires sociaux sur chacune des questions qui seront soumises au dialogue.

Donnant la teneur de ces changements, M. Papandréou a tenu à trancher d’emblée qu’il ne s’agira pas de "rapiéçages", mais de "changements radicaux", invitant de ce fait les partenaires sociaux à un nouvel accord national et social "pour sauver le pays".

Dans un intervalle de trois mois, a ajouté le premier ministre, nous prendrons les décisions qui n’ont pas été prises depuis des décennies, "soit nous changeons soit nous coulons", a-t-il souligné, pour insister encore que le peuple grec ne veut pas un gouvernement qui soit un liquidateur des obligations envers des tiers, mais un gouvernement qui réalisera le grand renversement pour la reconstruction du pays.

M. Papandréou, qui a qualifié de criminelle la gestion du précédent gouvernement, a appelé à la plus grande mobilisation de tous dans l’effort "pour changer en profondeur la Grèce" et assuré que l’effort lancé aujourd’hui est de se heurter avec des conceptions et intérêts du passé. Nous visons, a-t-il dit, en une Grèce des valeurs et en la création d’un Etat de droit, de la transparence et du mérite.

M. Papandréou a affirmé que le gouvernement met en oeuvre des politiques et orientations fondamentales et intégrées dans le cadre d’une feuille de route de trois mois qui a des priorités et cibles immédiates. Nous ne prendrons pas de demi-mesures, a-t-il ajouté, parce que celles-ci ne s’attaquent pas aux vrais problèmes, elles sont injustes et portent atteinte aux couches (sociales) qui ne sont pas responsables de la crise.

Interrogé sur des acteurs internationaux qui doutent de la capacité de la Grèce à réussir, M. Papandréou a répliqué d’emblée que "nous devons les démentir", faisant part de sa propre expérience les jours précédents à Bruxelles, au Sommet de l’UE, où il a pu convaincre ses partenaires européens.

M. Papandréou a explicité encore que les changements et renversements concerneront tous les niveaux et que le gouvernement sera le premier à en donner l’exemple, donnant encore une fois l’engagement le plus ferme que les couches les plus démunies et la classe moyenne seront protégées.

A ce point, M. Papandréou a tenu à dénoncer comme le plus grand ennemi la structuration clientéliste de l’Etat, et à assurer que la rupture sera radicale avec la corruption, les collusions d’intérêt, l’"argent noir".

Enfin, M. Papandréou a informé qu’il posera toutes ces questions à la réunion des chefs de parti sous la présidence du chef de l’Etat mardi, en apportant bien sûr beaucoup plus de détails, et pour souligner enfin que l’heure est venue que chacun prenne ses responsabilités, le gouvernement pour sa part les assumant déjà.

12/12/2009

Papandréou: Image renforcée de la Grèce après le Sommet auprès de ses partenaires européens

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est félicité que la Grèce soit sortie renforcée du Sommet de l'UE à Bruxelles, en obtenant des manifestations de solidarité à la fois de ses 26 partenaires européens.

Le soutien qu'ils ont accordé aujourd'hui atteste de la reconnaissance que la Grèce ne se trouve pas au bord de la faillite, qu'elle ne fera pas faillite et qu'elle ne se retrouvera pas hors de la zone euro, a souligné M. Papandréou, dans sa conférence de presse à l'issue des travaux du Conseil européen.

M. Papandréou, qui a dit avoir reconnu devant ses partenaires européens l'étendue du problème et décrit le cadre de règlement que le gouvernement grec est résolu de mettre en place, a affirmé que plus que le problème du déficit budgétaire en soi, le gouvernement était confronté au déficit de crédibilité qu'a laissé derrière lui le gouvernement de la ND.

Le premier ministre, qui a exclu l’adoption de mesures de pure perception d’impôts, mises en avant par des analyses économiques mais que le gouvernement n’a jamais planifiées ni eu l’intention de prendre, a tranché que toutes les mesures sans exception du nouveau gouvernement seront certes dures mais à la fois justes, et elles ne viseront aucunement la réduction des salaires et des retraites, parce que ni les salariés ni les retraités ne sont responsables de la crise, et qu’en plus de telles mesures ne peuvent régler le problème économique du pays.

Les mesures du gouvernement, a précisé M. Papandréou, concernent la répression de l’évasion fiscale, les fuites dans les cotisations sociales et la corruption, alors que seront prises aussi des mesures d’ordre structurel, citant en exemple la réduction des échelons dans l’architecture administrative du pays de 5 à 3.

Autre grand axe de l’action gouvernementale, a poursuivi le premier ministre, sera le renforcement et la stimulation de la vraie économie, la remise en ordre du secteur public et le tournant vers un autre modèle de développement, vers l’économie verte.

A ce point, M. Papandréou a rejeté catégoriquement l’adoption de mesures semblables à celles prises par l’Irlande, explicitant qu’il serait erroné de prendre les mêmes mesures pour des problèmes différents. En Grèce, a-t-il dit, il existe une corruption systémique qu’il s’est engagé à combattre "sans pitié". "Fini le gaspillage de l’argent public, l’évasion dans la perception des impôts et des cotisations sociales", a affirmé M. Papandréou estimant que le problème économique du pays pourra se résorber déjà rien qu’en commençant à frapper ces fléaux.

Se référant à la prochaine réunion des chefs de parti sous la présidence du chef de l’Etat mardi, M. Papandréou a indiqué que le gouvernement souhaite avancer au plus vite dans ses décisions, de sorte à ce que "nous ayons notre avenir en main" et qu’il ne soit pas aux mains de nos créanciers. M. Papandréou, qui a précisé qu’il déposera des propositions concrètes afin qu’elles soient adoptées par les autres chefs de parti, a encore explicité en réponse à une question de la presse, que malgré sa confortable majorité parlementaire de 160 députés, "tout ce qui sera fait sera plus efficace si tout le monde y contribue". "C’est un devoir patriotique de tous que de contribuer au règlement des problèmes, telles que la corruption et l’application des lois", a-t-il ajouté, explicitant aussitôt qu’il entend par là "des lois justes".

Par ailleurs, M. Papandréou a clarifié ne pas demander à l’UE un soutien spécial, en jugeant plus que suffisant le soutien au niveau politique apporté à la Grèce. Nous ne demandons pas de cadeaux, a-t-il lancé, ni de nos partenaires de nous sauver. La Grèce ne pourrait pas convaincre ses partenaires si elle ne reconnaissait pas le problème et si elle n’avait pas de propositions qui puissent sortir le pays de la crise.

Se référant aux décisions plus générales du Conseil européen, M. Papandréou a fait part de la décision de l’UE de proposer à la Conférence de Copenhague la réduction de 30% des émissions des gaz polluants au lieu des 20% en vigueur à ce jour et de soutenir les pays en voie de développement pour un transfert de savoir-faire et de s’efforcer d’attirer dans son sillon d’autres grandes puissances, comme les Etats-Unis et la Chine.

11/12/2009

Papandréou: De grands changements pour conduire la Grèce à une nouvelle ère de croissance

Le gouvernement est prêt à réaliser de grands et importants changements qui conduiront la Grèce à une nouvelle ère de croissance, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à son arrivée jeudi soir au Sommet de l’UE à Bruxelles.

Selon M. Papandréou, le gouvernement grec est absolument engagé dans cette voie et est certain du soutien puissant de l’UE à cet effort de changements qui s’avèreront au profit du peuple grec et aussi naturellement de la famille européenne.

De plus, M. Papandréou a souligné que le nouveau gouvernement a pleinement conscience de ses obligations de redresser l’économie grecque, de moderniser le secteur public et de combattre des problèmes chroniques, tels que la corruption et les relations clientélistes. Ce dont nous voulons convaincre, a-t-il ajouté, c’est que nous utiliserons nos avantages comparatifs pour nous diriger vers une économie saine, verte et viable et que nous avons un budget qui prévoit la limitation des dépenses et la réduction de la dette.

Notons que M. Papandréou a eu dans la matinée des contacts téléphoniques avec le président de la zone euro, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, son homologue britannique, Gordon Brown, la présidence suédoise de l’UE, ainsi qu’avec le DG du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Dans son intervention au cours du Sommet, M. Papandréou a réaffirmé que la Grèce est prête et décidée à procéder aux changements nécessaires ainsi qu'à prendre les mesures institutionnelles pour l'économie et présenté le cadre de la politique qu'il est décidé à appliquer laquelle concerne entre autres des réformes institutionnelles.

M. Papandréou a également évoqué la forte dynamique de la Grèce laquelle n'a pas encore été valorisée soulignant que celle-ci peut s'appuyer sur l'énergie verte et plus généralement sur l'économie verte et le tourisme, faits qui sont des facteurs d'optimisme pour l'avenir du pays.

Enfin, M. Papandréou après avoir affirmé qu'il est prêt à modifier le modèle économique de la Grèce, a invité les 27 leaders de l'UE à oeuvrer en commun et à coopérer dans un esprit de soutien et de solidarité. Il fait part personnellement de son entière confiance en la Grèce et le peuple grec, relevant que par le passé le pays avait traversé des crises économiques graves lesquelles avaient été solutionnées efficacement.

En ce moment, M. Papandréou participe au dîner de travail avec les autres présidents et premiers ministres de l'UE au cours duquel doivent être discutées les questions concernant la rencontre de Copenhague, le changement climatique et les questions institutionnelles de la Communauté.

10/12/2009

Le Budget 2010, un premier pas vers le redressement de l'économie

Le premier ministre, Georges Papandréou, prenant la parole mercredi en Conseil des ministres, a tenu à souligner, en commentaire des rapports négatifs sur l'économie grecque publiés à l'heure actuelle par diverses agences de notation internationales, que le Budget de l'Etat 2010 constitue un premier pas vers le redressement économique et la réduction du déficit, dénonçant que le manque de confiance qui se manifeste actuellement sur les marchés est un héritage du précédent gouvernement.

"Dans le Budget, nous faisons les premiers pas vers un redressement de l'économie et la réduction du déficit, alors que nous ouvrons le dialogue sur la fiscalité, la gestion des recettes publiques, la transparence et la sécurité sociale, toutes choses qui seront indiquées dans le Programme de stabilité et de croissance", a souligné M. Papandréou.

M. Papandréou a informé le Conseil qu'il rencontrerait jeudi le président de la République, Carolos Papoulias, pour lui proposer une réunion des dirigeants des partis politiques sur la question de la corruption, un problème lié par ailleurs à la situation économique, déclarant de manière dramatique que "la patrie se trouve aux services des urgences" et que "le problème budgétaire menace pour la première fois depuis 1974 la souveraineté nationale".

"Les politiques criminelles de la Nouvelle Démocratie nous ont conduit dans une situation exceptionnellement difficile. La ND a exposé la Grèce et l'a transmise (au nouveau gouvernement) avec une souveraineté nationale diminuée", a affirmé M. Papandréou, ajoutant que le déficit de crédibilité de la Grèce fait actuellement l'objet d'exploitation, mais que les politiques suivies par le gouvernement "ferment une fois pour toute la porte à la non-crédibilité".

"Ce gouvernement, a ajouté le premier ministre, fonctionne selon le seul critère que le peuple décide souverainement de son avenir. Nous avons gagné de durs combats, et sommes résolus de faire ce qu'il faudra pour réduire le déficit, réussir un équilibre budgétaire et la croissance partout".

03/12/2009

Interview de M. Papandréou accordée à la chaîne CNN (plus)

19/11/2009

Papandréou: Le projet de Budget 2010 est le premier pas décisif de sauvetage de l'économie

Le premier pas décisif pour le sauvetage de l'économie, le redressement du pays a lieu avec le projet de Budget, a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, en réunion du Conseil des ministres mercredi, une réunion qui a porté également sur la revalorisation de l'Office national de la Statistique en autorité indépendante, le projet de loi sur la protection des forêts et étendues forestières en Attique après les grands incendies d'août 2009 et le projet de loi sur les emprunteurs en difficulté.

M. Papandréou a souhaité souligner à ce point qu'il faut livrer bataille pour changer l'Etat et mettre en application son programme pour les 100 premiers jours, en insistant que l'oeuvre gouvernementale prend désormais, dans son ensemble, "des rythmes soutenus".

M. Papandréou, qui a parlé du nouveau Budget de l'Etat comme ouvrant la voie de l'espoir, de la croissance et de la justice, même s'il "ne règle pas par un coup de baguette magique tous les problèmes du pays", a soutenu qu'il s'agit d'un "budget d'équilibre", pour insister "un équilibre entre les grands problèmes budgétaires hérités et auxquels nous devons faire face, et la nécessité de s’attaquer à l’injustice sociale, les inégalités, la pauvreté et l’absence d’opportunités".

Se référant au projet de loi sur l'Office de la Statistique, le premier ministre a indiqué qu'il est urgent de rétablir notre crédit, "nous voulons rendre notre pays à nouveau un interlocuteur et partenaire crédible en Europe et sur les marchés internationaux, et cela débute en mettant fin définitivement aujourd'hui à la pratique des données statistiques qui sont façonnées à volonté par le gouvernement en place".

Passant au projet de loi sur les forêts incendiées en Attique, M. Papandréou a assuré que le texte qui sera déposé au Parlement se heurtera "à la corruption, l'anomie, qui a en définitive pour résultat la destruction spéculative de notre environnement, mettant un frein aux plans spéculatifs de certains centres d'intérêt".

M. Papandréou a souhaité rappeler à ce point, les données officielles à présent établies, le défi que doit relever le gouvernement du fait des politiques catastrophiques du précédent gouvernement de la ND, qui ont "mené l'économie à une situation d'urgence", mais aussi à reconfirmer les engagements électoraux du PASOK qui, tout en ayant été toujours suspicieux sur les indices fondamentaux de l'économie depuis les rangs de l'opposition, "n'aurait jamais pu s'imaginer l'étendue de l'écart avec la réalité". "Les objectifs restent les mêmes, et le gouvernement honorera ce à quoi il s'est engagé pré-électoralement", a-t-il tranché.

Le premier ministre, qui a circonscrit les plus grandes difficultés du budget, non pas tant suite à la crise internationale, mais à cause des performances négatives du pays, a cité en premier lieu comme "racines profondes du problème, l'Etat grec lui-même, avec sa structure, son encadrement, son foisonnement de lois, sa bureaucratie, son absence de transparence, sa corruption dans ses relations avec le citoyen", pour insister que dans cette lutte pour remédier à cet état de choses, le gouvernement est du même côté que les citoyens.

Parlant de l'objectif central de 2010, M. Papandréou a parlé d'une "année où nous réaliserons des ruptures avec ce qui marche mal dans cinq secteurs fondamentaux, l'Etat, le modèle de croissance et d'économie, l'éducation et l'innovation, la prévoyance sociale et l'Etat social, la présence internationale. "Nous sommes ici parce que nous faisons partie de la solution", a-t-il lancé.

14/11/2009

Le social au centre des débats au Parlement à l'Heure du premier ministre

Le premier ministre, Georges Papandréou, a été appelé à intervenir vendredi au Parlement pour répondre aux questions de l'opposition sur l'emploi partiel et les stages (KKE), sur les "Golden Boys" du secteur public (LAOS) et sur la sécurité sociale (SYRIZA), à la session traditionnelle dite "L'heure du premier ministre".

Le rapport de la commission mandatée par le nouveau gouvernement pour une révision des dispositions régissant les stages et la "location" des salariés sera prêt en décembre, a annoncé M. Papandréou, observant en même temps que la permissivité régnant sur le marché du travail ne doit pas conduire à l'interdiction des formes flexibles d'emploi, lorsque nécessaires socialement.

En réponse au tableau noir dressé par la présidente du CC du KKE, Aleka Papariga, estimant à quelque 720.000 personnes recrutées pour des emplois flexibles (stages, temps partiel, travail au noir), et dénonçant que cette situation est imposée par l'UE et n'a aucun rapport avec la crise financière de ces derniers mois, le premier ministre a tenu à défendre les politiques du nouveau gouvernement sur l'idée d'un Etat protégeant les travailleurs, assurant la bonne application des lois, et mettant fin une fois pour toute à la "jungle" sur le marché du travail.

M. Papandréou n'a toutefois pas exclu complètement l'emploi à mi-temps, s'il est choisi par la personne elle-même, voire s'il permet de continuer des études. "Car enfin, a-t-il tranché, la titularisation pour tous n'est pas possible, elle n'existe nul part au monde. La question est que fait l'Etat?".

Le président du LAOS, Georges Karadzaferis, pour sa part, a interrogé M. Papandréou sur les initiatives qu'il comptait prendre pour réagir aux revenus phénoménaux dans les grandes entreprises publiques, telles la Banque Nationale de Grèce (BNG), la Radio-télévision publique (ERT), l'Office des Télécommunications de Grèce (OTE), l'Electricité de Grèce (DEH), notamment, relevant que "avec un million d'euros par an (un salaire d'un haut fonctionnaire), on peut engager 200 jeunes dans des stages, voire un village tout entier".

Sur ce point, M. Papandréou a répondu très fermement par une seule phrase "Fini les mensonges", puisque, a-t-il dit, des initiatives législatives et institutionnelles seront présentées prochainement pour mettre un terme à une situation de pleine injustice, mais aussi de gaspillage de l'argent des contribuables.

Les revenus des cadres des entreprises publiques, qu'elles soient ou non introduites en Bourse, seront calculés sur des critères de transparence et de justice, chacun devant rendre compte de ses actes, alors que de plus toutes les décisions seront communiquées sur Internet, M. Papandréou reconnaissant l'existence de situations "inadmissibles" dans le secteur public, notant certes ne pas avoir l'inventaire complet des grilles de salaires des directions des grandes entreprises et commissions spéciales.

Les problèmes de la sécurité sociale ont fait l'objet de la 3e question posée par le président du groupe parlementaire de la SYRIZA, Alexis Tsipras, lequel s'est interrogé sur la possibilité du gouvernement de céder aux pressions de la Commission européenne sur cette question qui, a-t-il rappelé, relève de la compétence des Etats nationaux, comme stipulé notamment dans le Traité de Rome.

Sur cette question à revoir, puisque le nouveau gouvernement s'oppose à la loi de l'ancienne ministre de l'Emploi, Fani Palli-Petralia, M. Papandréou a invité la SYRIZA, plutôt que de se limiter comme par le passé à une critique extérieure, à défendre ses propositions dans le cadre d'un dialogue élargi, soulignant que les caisses de sécurité sociale se trouvent au bord de la faillite, que comme le PASOK l'avait affirmé dans l'opposition que ce dossier est très complexe et ne peut être réglé approximativement.

"Nous ne pouvons planifier la sécurité sociale en ignorant les paramètres du marché, de l'emploi, de la compétitivité, du fonctionnement des sociétés. Et c'est pourquoi, nous engageons un dialogue avec tous les organismes, les partenaires sociaux. et nous le mènerons jusqu'à ce que les choix décidés soient viables".

06/11/2009

Papandréou: Nous matérialisons nos engagements électoraux

"Nous commençons à matérialiser tout ce que nous avons promis avant les élections", a déclaré jeudi le premier ministre, Georges Papandréou, s'adressant en réunion du Conseil des ministres, au cours duquel le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté le projet de budget 2010 élaboré dans le mois qui a suivi les élections législatives.

M. Papandréou a insisté sur le fait qu'il s'agit d'un budget sérieux, qui tient compte des capacités réelles du pays et pose les bases de la relance et de la rupture avec le passé, évoquant tout particulièrement la corruption, les gaspillages et les relations clientélistes avec l'argent du peuple grec, des phénomènes qui ont pris des dimensions d'épidémie au cours des dernières années.

M. Papandréou, qui a également annoncé que le budget sera élaboré différemment à partir de l'année prochaine, a souligné que le budget 2010 permet de réaliser un pas vers l'avenir et insisté sur le fait que le gouvernement ne reniera pas ses engagements électoraux, ni ne fera marche arrière en ce qui concerne son objectif pour une juste redistribution du revenu, "et cela bien que la situation soit bien pire que celle reconnue par la ND avant les législatives".

Le nouveau budget vise à réchauffer le marché, à soutenir l'activité économique, à stimuler l'emploi et à prendre des mesures contre la cherté de la vie, a-t-il affirmé, tout en notant que le gouvernement procède parallèlement au recensement réel et complet des données statistiques de l'économie et à l'élaboration d'un nouveau système fiscal qui sera régi par les principes de la transparence, de la juste redistribution et de l'investissement correct des deniers du peuple. "Notre objectif est de combattre la fraude fiscale et à mettre en place une conscience fiscale chez les citoyens", a-t-il lancé.

Selon M. Papandréou, le budget vise à la protection des groupes sociaux faibles, à tonifier les petites et moyennes entreprises et le marché, mais également à reconquérir la confiance de nos partenaires et des marchés internationaux, c'est-à-dire "faire en sorte que la Grèce ait de nouveau confiance en elle-même".

Le premier ministre a encore insisté sur le fait que le gouvernement tiendra ses promesses, soulignant que "nous avons prouvé que nous sommes fidèles au programme des 100 jours qui avait été annoncé avant les élections et nous mettons en pratique la juste redistribution, la solidarité et la responsabilité sociale".

Enfin, M. Papandréou a exprimé sa satisfaction au sujet de la coopération harmonieuse des ministres avec le ministre des Finances pour l'élaboration du budget.

04/11/2009

Conseil des ministres: Un projet de loi de "redistribution et de solidarité"

Le Premier ministre, Georges Papandréou, s'est félicité en Conseil des ministres mardi du premier projet de loi du nouveau gouvernement, qui consiste en une aide d'urgence aux personnes défavorisées et aux classes moyennes, et répond rapidement à l'un des engagements pré-électoraux du PASOK, notant en général aussi l'activation de son équipe et la publication sur Internet des réformes de l'Etat.

"Cette journée est de toute importance, puisque le Conseil des ministres a examiné le premier projet de loi du gouvernement du PASOK", a notamment déclaré M. Papandréou, ajoutant qu'"il s'agit de la première matérialisation de nos engagements tracés dans notre programme de 100 jours de gouvernement".

Se référant aux principes de ce projet de loi, le Premier ministre a mis en avant le fait que le montant d'environ un milliard d'euros sera réparti entre 2,5 millions de bénéficiaires, cette "redistribution (d'aides) et solidarité", engageant ainsi une redistribution inverse de ce qui se passait sous la Nouvelle Démocratie, alors qu'il a souligné aussi l'importance que ces aides n'alourdissent pas le Budget de l'Etat, il est "budgétairement neutre", a-t-il dit, ce qui est de toute importance dans la situation économique actuelle mauvaise.

M. Papandreou a informé les ministres qu'il avait par ailleurs discuté avec ses homologues européens, la semaine dernière à Bruxelles, des questions afférentes aux relations de travail et au changement climatique, annonçant que le gouvernement déposera une proposition globale sur ce dernier dossier en décembre.

Le ministre des Finances détaille le projet de loi de solidarité sociale

Le projet de loi concernant, d'une part une aide d'urgence de solidarité sociale aux faibles revenus, et d'autre part le prélèvement à titre de responsabilité sociale d'une taxe sur les bénéfices de 2008 des 300 plus grandes sociétés et banques est publié sur le site Internet du gouvernement à partir de mardi après-midi.

Selon le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, il s'agit de la première intervention législative destinée à renforcer la solidarité sociale, une aide qui profitera à plus de 2,5 millions de personnes et dont le coût total excédera un milliard d'euro.

Dans le même temps, le gouvernement impose une contribution de responsabilité sociale sur les bénéfices avant impôt à environ 300 sociétés, cette mesure portant sur les bénéfices 2008.

Simultanément, a ajouté le ministre, "nous demandons aux propriétaires de biens immobiliers valant plus de 600.000 euros de verser une taxe extraordinaire", le ministre concluant sur le fait que le projet de loi reflète le sens commun et que la contribution extraordinaire demandée aux sociétés a été acceptée même par la Fédération des Entreprises et Industries (SEB).

Les bénéficiaires de l'allocation de solidarité sociale sont quelques 444.500 personnes qui toucheront au total 348,2 millions d'euros en fonction de leur situation familiale, un plafond de 21.500 euros étant fixé pour le revenu familial maximum et l'aide étant versées en deux tranches, la première avant Noël et la deuxième en 2010.

Plus précisément, une famille avec un enfant percevra 700 euros à conditions que le revenu familial n'excède pas 14.000 euros, une famille avec deux enfants 800 avec un revenu maximum de 15.500 euros, une famille avec trois enfants 1.000 euros avec un revenu maximum de 17.000 euros, une famille avec quatre enfants 1.100 euros avec un revenu maximum de 18.500 euros, une famille avec cinq enfants 1.200 euros avec un revenu maximum de 20.000 euros et une famille avec six enfants et plus 1.300 euros avec un revenu familial maximum de 21.500 euros.

Par ailleurs, 2.103.000 de personnes faisant partie de groupes sociaux vulnérables de la population bénéficieront au total d'une enveloppe de 720,2 millions d'euros.

Les bénéficiaires sont les agriculteurs retraités de la caisse OGA (avec des critères de revenus semblables à l'allocation de solidarité sociale (EKAS)), soit 850.000 individus, qui percevront 300 euros, les retraités bénéficiaires de l'EKAS, soit 360.000 individus, qui percevront 300 euros, les petits retraités qui ont une pension de veuf, de vieillesse ou d'invalidité qui ne touchent pas l'EKAS, soit 170.000 individus, qui percevront 400 euros, des handicapés touchant des allocations de prévoyance, soit 185.000 individus, qui percevront 400 euros, des néphropathes qui touchent une allocation alimentaire, soit 13.000 individus, qui percevront 400 euros, les enfants sans protection (loi 4051/1960 et décret présidentiel 108/83), soit 25.000 individus, qui percevront 400 euros, les pauvres titulaires d'un livret de personne non assurée (loi 57/1973), soit 100.000 individus, qui percevront 400 euros, et enfin les chômeurs inscrits sur les registres de l'Office national pour l'emploi (OAED), soit 400.000 individus, qui percevront eux aussi 400 euros.

Concernant la contribution de responsabilité sociale, elle touche les 300 entreprises et banques ayant fait les plus gros bénéfices en 2008, alors que la taxe extraordinaire sur les grandes fortunes de biens immobiliers 60.285 contribuables, les taux d'imposition progressifs respectifs étant de 0,20% pour des biens immobiliers totalisant 600.000 à 1 million d'euros (42.000 redevables), 0,40% pour des biens immobiliers totalisant 1 à 4 millions d'euros (18.000 redevables) et 0,60% pour des biens immobiliers de plus de 4 millions d'euros (285 redevables).

Le total des recettes qui seront perçues atteindra 180 millions d'euros, les redevables représentant 1,7% des propriétaires de biens immobiliers versant déjà la taxe unifiée sur les biens immobiliers (ETAK).

Le ministre a précisé qu'un taux de 0,3% sera imposé sur les biens immobiliers de l'Eglise, s'ils sont exploités commercialement, alors qu'il a réitéré l'engagement du gouvernement de supprimer l'ETAK à partir de 2010.

Pour les entreprises, le prélèvement portant sur les bénéfices 2008 avant impôt ne concerne pas les entreprises ayant enregistré moins de 5 millions d'euros (212.000 entreprises), alors que l'imposition est progressive ensuite, à savoir 5% pour des bénéfices de 5-10 millions (140 entreprises), 7% pour des bénéfices de 10-25 millions (85 entreprises) et 10% pour des bénéfices de plus de 25 millions (75 entreprises), soit au total quelque 300 entreprises (0,14% du total).

M. Papaconstantinou a précisé que le projet de loi sera soumis à une concertation publique, ce qui pourrait conduire à des amendements.

Enfin, le ministre a donné une précision concernant le pré-projet de budget de l'Etat 2010, qui sera déposé jeudi au Parlement, à savoir qu'il prend en compte l'augmentation du retour de TVA aux agriculteurs.

02/11/2009

Papandréou préconise une association d'efforts pour sortir de la crise

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a émis en Conseil européen, une proposition visant à associer les efforts pour sortir de la crise économique, une suggestion promue en commun avec son homologue britannique, Gordon Brown, et soutenue par d'autres dirigeants européens et la Commission européenne.

La proposition concerne la réalisation de nouveaux investissements en faveur de la croissance verte, la lutte contre la récession et les déficits, dans le cadre d'une nouvelle stratégie de développement et de création d'emplois, alors que, parmi les nouveaux outils de financement de ces politiques, M. Papandréou a cité dans sa conférence de presse, après la fin des travaux du Sommet, la taxe sur les transactions internationales, l'émission d'obligations vertes et la taxe carbone.

Concernant l'économie grecque en particulier, M. Papandréou a souligné que son gouvernement est décidé à réaliser de sérieuses ruptures et innovations, comme par exemple dans le mode d'élaboration du Budget et la fiscalité, avec une redistribution notoire, ainsi qu'un paquet de mesures destiné à renforcer les petits revenus et les petites et moyennes entreprises.

La proposition grecque soumise à la Commission européenne est crédible, mais ce qui fait s'interroger les Européens après tout ce qu'ils ont connu ces dernières années, c'est si le pays pourra la respecter, a explicité M. Papandréou.

Par ailleurs, le premier ministre a posé le changement climatique comme le problème le plus important de la planète, citant un de ses volets qui est l'intensification des flux de l'immigration clandestine, alors qu'au plan tout justement de l'immigration, il s'est dit satisfait de la formulation du projet de conclusions finales qui enjoint la Turquie à coopérer et à appliquer le protocole de réadmission.

Concernant le Traité de Lisbonne, M. Papandréou s'est félicité que l'accord mette fin à une longue période d'incertitude et ouvre des perspectives à un nouvel élargissement, qui comprendra l'adhésion des pays des Balkans occidentaux, alors qu'au sujet de la FYROM, il a dit avoir clarifié les thèses grecques à son homologue, Nikola Gruevski, lors de leur brève entrevue informelle la veille, tout en réitérant lors de la conférence de presse que le règlement du nom du pays voisin est une condition préalable à l'ouverture de négociations d'adhésion de Skopje avec l'UE.

Papandréou: La société grecque est unie contre le terrorisme

Dérogeant à la tradition de ne pas évoquer des questions intérieures lors de déplacements à l'étranger, le Premier ministre, Georges Papandréou, a souhaité souligner que la société grecque unie s'oppose aux récents attentats terroristes.

Nous sommes unis face à la violence criminelle aveugle qui vise de simples citoyens, mais aussi des citoyens portant l'uniforme. Tous ensemble, nous pouvons mettre fin à ce cycle d'effusion de sang qui sape les libertés individuelles et collectives, et nuit à l'image de notre pays au plan international, a affirmé M. Papandréou, insistant que face à la violence, nous opposons plus de démocratie et de respect des droits individuels et sociaux.

Pour nous, a-t-il ajouté, l'ordre légal signifie que l'Etat a le devoir de protéger les droits de l'Homme que sont la vie, les biens et les libertés.

Enfin, M. Papandréou a salué l'attitude responsable de tous les partis de l'opposition, en y accordant une signification particulière.

19/10/2009

Papandréou demande participation et responsabilité à tous les Grecs

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a appelé tous les Grecs et tous les partis politiques à participer et faire preuve de responsabilité afin de remettre la Grèce sur rail, le gouvernement ayant dès le départ adopté pour sa part des mesures pour la transparence et contre les gaspillages.

"Nous pouvons. Il ne nous manque rien. Je sais que les Grecs, s’ils voient un effort généreux, seront touchés dans leur amour-propre et contribueront décisivement. A une condition: Croire en nous", a affirmé M. Papandréou, en clôturant dimanche soir le débat parlementaire sur le programme de gouvernement.

M. Papandréou a présenté une nouvelle fois ses positions concernant le déraillement de l’économie grecque, en soutenant que le gouvernement de la ND n’a pas pris de mesures pour stimuler l’économie réelle comme l’ont fait d’autres pays par le biais de l’interventionnisme de l’Etat et la théorie économique keynésienne, mais a au contraire réduit les investissements publics et aidé les banques sans soutenir les petites et moyennes entreprises. L’aboutissement de tout cela, a-t-il dit, était d’assécher le marché, alors que parallèlement le gouvernement empruntait "en doublant la dette en seulement six ans".

Ainsi, M. Papandréou a souligné que les financements nécessaires pour surmonter la crise existaient, et mis en cause la gestion qui en a été faite par le gouvernement de la ND, l’accusant d’avoir voulu une fois encore faire payer la note de la récession internationale aux couches les plus vulnérables. "Il y a avait de l’argent - de l’argent du recours à l’emprunt, de l’ESPA (Cadre national stratégique de Référence), des biens immeubles de l’Etat, des entreprises excédentaires du secteur public, telles que l’OTE (Office des télécommunications de Grèce)", a-t-il lancé.

M. Papandréou a mis l’accent sur l’effort de mettre de l’ordre dans les finances publiques afin que la Grèce regagne son crédit, la Grèce ayant perdu, a-t-il insisté, toute trace de crédibilité à l’étranger au cours de ces dernières années.

"Je prends les devants, mais je n’y parviendrai pas tout seul. Je demande la participation et la responsabilité de tous", a-t-il conclu.

17/10/2009

Papandréou appelle le peuple grec à se mobiliser dans la voie du changement visionnaire et réaliste

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a appelé le peuple grec à se mobiliser dans la voie d'un changement "visionnaire, réaliste" et tout à la fois "évident" pour réussir à surmonter la crise qui malmène la société grecque à tous les niveaux, en présentant vendredi après-midi son programme de gouvernement en assemblée plénière du Parlement, une séance sur trois jours qui doit se clôturer dimanche soir à minuit par un vote nominal de confiance au gouvernement.

M. Papandréou, qui a souligné que le coup d’envoi de cette nouvelle marche a déjà été donné par les initiatives engagées d’ores et déjà par le nouveau gouvernement, a informé que le gouvernement a trouvé à son arrivée au pouvoir une économie en situation d’urgence, semblable à celle héritée en 1993 (du gouvernement de la ND de l’ancien premier ministre, Constantin Mitsotakis, par le PASOK), avec de "grandes dettes et dépenses cachées", "un déficit sans précédent de compétitivité et des caisses de sécurité sociale en situation d’indigence".

"Les finances publiques, toutefois, ne sont pas la cause de la situation actuelle, a poursuivi M. Papandréou, mais un des graves symptômes de la crise de gouvernance - le déficit qui a conduit à la dépréciation de tout", pour enchaîner dûment sur les initiatives du nouveau gouvernement pour lever justement la crise des relations de l’Etat avec le citoyen, afin de "co-aménager les consensus pour un accord social national sur les grands changements".

Dès l’ouverture de son discours, M. Papandréou a clarifié qu’il soutiendra la candidature de l’actuel président de la République, Carolos Papoulias, pour un nouveau mandat successif, en anticipant le vote positif de la ND en mars prochain (au Parlement), conformément aux engagements pré-électoraux de l’ex-premier ministre, Costas Caramanlis.

M. Papandréou a pris l’engagement d’adopter "toute proposition de l’opposition, qui conduira au renforcement de la transparence, d’où qu’elle vienne", tout comme d’honorer ses propositions pour l’administration publique, en particulier de réaliser "des embauches par l’ASEP (Conseil suprême de recrutement du personnel) et seulement par l’ASEP, par le biais d’un concours annuel pour le recrutement de tous les cadres permanents de la fonction publique.

Passant au plan de la politique salariale, M. Papandréou a annoncé l’octroi d’une allocation extraordinaire de solidarité aux petits revenus, une augmentation rétroactive aux retraites agricoles (OGA) à hauteur de 30 euros dès le 1er octobre 2009, des augmentations supérieures à l’inflation en 2010 pour les salaires et retraites avec dans le même temps le gel des tarifs des DEKO (entreprises d’utilité publique).

De plus, le premier ministre a annoncé le vote au Parlement, dans les 100 premiers jours de gouvernement, d’un projet de loi de protection des emprunteurs contre les pratiques abusives des banques, alors que sont programmées des initiatives législatives pour changer le mode de fonctionnement du système TEIRESIAS (liste rouge des mauvais payeurs), ainsi que la simplification des formalités pour la création de nouvelles entreprises.

Le gouvernement procèdera également à l’augmentation à 4% du PIB du programme d’investissements publics, dans le but à terme, à la fin du mandat de quatre ans, de le porter à 5% du PIB, M. Papandréou avertissant néanmoins à ce point que cette stimulation n’aura aucun impact si elle n’est pas accompagné d’un redressement des finances publiques qui se trouvent, a-t-il déploré, "dans un déraillement sans précédent".

De ce fait, le premier souci du gouvernement sera de faire un inventaire objectif avec l’assistance du Service de la Statistique qui "deviendra vraiment indépendant", alors que suivra dans la foulée la répression de l’évasion fiscale, le contrôle sévère des finances et, enfin, un nouveau projet de loi fiscal qui sera déposé dans les trois prochains mois, avec comme éléments fondamentaux une "grille fiscale unique, progressive, juste et indexée sur l’inflation pour tous les revenus provenant du travail ou des dividendes", une faible fiscalité sur les bénéfices non redistribués des entreprises, "la suppression des dispositions privilégiées favorisant les grands actionnaires", l’imposition progressive des fortunes immobilières et des héritages, l’imposition des biens de l’Eglise et de ses activités entreprenariale, ainsi que les biens immobiliers des sociétés off shore.

Concernant le processus de production du pays, M. Papandréou a souligné qu’il reposera sur la "croissance verte", soutenue par les décisions qui seront prise concernant le changement climatique au niveau mondial, ainsi que l’évolution du secteur du tourisme, citant à titre indicatif le tournant vers les sources renouvelables d’énergie et la mise en valeur énergétique des îlots de l’Egée, pour poursuivre au plan environnemental qu’il n’y aura aucune tolérance face à l’empiètement des régions forestières brûlées.

M. Papandréou s’est engagé à déposer au Parlement le nouveau plan énergétique national jusqu’à la fin décembre, alors qu’il a placé haut la barre en citant l’objectif de 20% de l’énergie provenant des sources renouvelables en 2020.

La croissance verte sera aussi le vecteur du développement rural, avec le changement des cultures et le tournant à l’agriculture qualitative et biologique.

Papandréou: Bon fonctionnement du système de santé et de retraites

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a posé comme condition sine qua non pour que "le citoyen soit créatif", l’impératif de "donner de la valeur au bien que constituent la sécurité et la sûreté", renvoyant ainsi à la nécessité de renflouer les caisses de sécurité sociale, de combattre drastiquement les pertes de cotisations, mais aussi un Système national de santé (ESY) "à caractère public, des prestations gratuites de haut niveau, accessible à tous, avec transparence et responsabilité, mais aussi l’instauration d’une carte électronique de santé et un dossier électronique de maladie pour chaque patient relié à un système informatisé centralisé, l’embauche de personnel à concurrence de 3.000 par an, l’établissement de la liste de médicaments, l’augmentation de 1% du PIB du financement public à l’ESY dans l’intervalle du premier mandat du gouvernement couplée à la lutte drastique contre les gaspillages et la corruption.

M. Papandréou s’est aussi engagé à ce que les retraites soient versées dans un délai de 3 mois aux titulaires d’ici la fin 2010, tout comme le lancement "d’une politique agressive pour la protection des travailleurs, en réprimant les pratiques abusives de réduction de l’emploi sous prétexte de la crise, la révision radicale du régime de "location" des travailleurs, le renforcement du Corps des inspecteurs du travail, la suppression des dits stages dans la fonction publique.

M. Papandréou a également annoncé le rehaussement progressif de l’allocation chômage à 70% du salaire de base, le lien des incitations de la loi de développement avec la création d’emplois, alors qu’il est revenu sur une ancienne proposition d’un "programme généreux de subventionnement des cotisations sociales des jeunes travailleurs sur quatre ans".

Abordant la question de la Justice, M. Papandréou a promis de changer le mode de sélection des directions des grands tribunaux du pays - avec implication dans ce choix des députés -, et de supprimer toute restriction dans l'auto-administration des magistrats et aussi d'accélérer les procédures judiciaires, ce dernier point étant, a-t-il dit, une question de démocratie.

La qualité de la démocratie est un point sur lequel le Premier ministre insiste, et c'est en ce sens que M. Papandréou a annoncé une nouvelle loi électorale qui, a-t-il souligné, reverra la question des circonscriptions électorales "démesurées", réduira considérablement les dépenses électorales et "portera un coup dur à l'argent noir du politique".

Au plan des changements dans la police, le chef du gouvernement a soutenu reprendre à partir du début la mission des forces de sécurité, qui devront protéger mais aussi respecter le citoyen, expliquant qu'il mettrait fin aux gestions partisanes, mais aussi aux policiers-"aides ménagers", comme il a appelé les fonctionnaires servant de gardes du corps, pour citer en exemple à titre de ses résolutions, la réduction quasiment de moitié des policiers de service auprès des ministres et autres officiels ou personnalités.

D'autre part, le Premier ministre s'est engagé à "prendre des mesures radicales contre la violence policière", parlant de non-indulgence dans des cas d'abus de pouvoir, mais de récompense pour les policiers effectuant leur service comme attendu.

"Nous mettons un terme, a ajouté M. Papandréou, à l'approche policière de l'immigration, une tendance héritée de la ND, avec une réforme du cadre de fonctionnement du droit d'asile et d’accueil des migrants". Par ailleurs, a relevé M. Papandréou, la Grèce adopte l'initiative de l'UE pour étendre la responsabilité assumée de manière égale par tous les Etats-membres dans la question de la surveillance des frontières, mais aussi de stopper les expulsions d’immigrés de 2e génération, avant d’avoir rationalisé totalement le régime d’obtention de la citoyenneté grecque.

Comme il s’y était engagé dans l'opposition et en période pré-électorale, le premier ministre a annoncé un milliard d'euros dans le premier budget consacré à l'éducation, "malgré la situation financière extrêmement difficile", présentant certaines de ses réformes que seront notamment 2 années de pré-scolarité pour tous, des cours toute la journée dans toutes les écoles de Grèce, un nouveau mode d'entrée dans l'enseignement supérieur, sans pression et sans que cela coûte cher aux élèves et à leurs familles, un enseignement spécial pour les enfants handicapés, l'introduction d'un nouveau système de note.

Papandréou: Le règlement de la question chypriote est une priorité majeure

Au chapitre de la politique étrangère, M. Papandréou a souligné que la Grèce est désormais présente dans les concertations sur toutes les grandes questions mondiales, alors que sa priorité majeure est la recherche d'une solution au problème chypriote avec l'entier soutien des initiatives du président chypriote, Dimitris Christofias.

"La Grèce se tient de nouveau aux côtés de Chypre, pas seulement en paroles mais en actes", a-t-il lancé.

Le principe du bon voisinage représente une condition indispensable pour la promotion de l'orientation européenne de la FYROM, a affirmé en outre le Premier ministre, soulignant que "le gouvernement est attaché au règlement de la question de l'appellation dans le cadre de la recherche d'une appellation acceptée mutuellement qui sera en vigueur à tous les niveaux".

"L'heure est à présent venue pour le gouvernement de la FYROM de prouver dans les actes qu'elle observe une attitude constructive", a-t-il dit, avant de passer aux relations de la Grèce avec la Turquie et de saluer les efforts du pays voisin pour son adhésion à l'UE. "Toutefois, dans ce cas, il faut mettre l'accent sur la condition indispensable et incontournable d'une harmonisation avec l'acquis communautaire, du respect du droit international et du règlement de la question chypriote".

Le premier ministre a encore averti que toute action tournée contre l'intégrité territoriale d'un Etat-membre de l'UE, non seulement constitue une violation du droit international et l'obligation de relations de bon voisinage, mais encore vient annuler la dynamique de la coopération étroite que nous visons pour nos pays.


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Dernière modification : Monday 02 February 2009