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Déclarations gouvernementales

 

16/04/2011

M. Papandréou présente le Cadre de Stratégie budgétaire 2012-2015 en Conseil des ministres

Le premier ministre, Georges Papandréou, a démenti catégoriquement les scénarios de ces derniers jours concernant des élections anticipées et la restructuration de la dette, en prenant la parole vendredi en réunion du Conseil des ministres, où il a présenté le programme du Cadre de Stratégie budgétaire à moyen terme 2012-2015.

M. Papandréou a qualifié le programme de "feuille de route" du pays pour les prochaines années et assuré que le gouvernement l'appliquera à la lettre jusqu'en 2013, date à laquelle s'achève le mandat du gouvernement du PASOK, écartant ainsi toute hypothèse d'élections anticipées.

Concernant le problème de la dette, M. Papandréou a souligné qu'il doit être résolu en profondeur, non pas en restructurant la dette, "c'est le pays qu'il faut restructurer, et c'est ce que nous faisons avec le programme" a-t-il précisé.

M. Papandréou a également fait référence à l'oeuvre gouvernementale au cours de ces 18 mois de mandat, le gouvernement réussissant à "mettre de l'ordre" dans les finances publiques, ce qui continue, a-t-il insisté, à constituer un des principaux objectifs visés, en même temps que la croissance, les investissements et un Etat social efficace.

Pour ce qui est du Cadre de Stratégie budgétaire à moyen terme, le premier ministre a par ailleurs informé que les indices détaillés et les calendriers seront présentés après Pâques, afin de procéder à la spécification du programme qui sera ensuite soumis au vote au Parlement.

Pour ce qui est de la dette, M. Papandréou a relevé que sa réduction n'est pas uniquement en chiffres, explicitant qu'il faut prendre en compte d'autres problèmes cachés, tels que les déficits, et derrière ces déficits des pratiques, des mentalités et des politiques biaisées, que le gouvernement s'emploie à changer.

M. Papandréou a fait une mention spéciale aux développements sur le front des dépenses et des recettes de l'Etat, informant que les dépenses publiques avaient atteint en 2009 53% du PIB et que l'effort actuel consiste à les ramener à 44% en 2015, à savoir le taux de 2003 qui est à la fois la moyenne communautaire.

Les recettes, a-t-il ajouté, sont tombées à 38%, et l'effort produit vise à l’augmenter à 43%, à savoir au niveau de 2000.

Nous aurons fait face au problème de la dette et du déficit, lorsque nous aurons changé les logiques et les mentalités" a-t-il conclu.

Papandréou: Le principal enjeu est de redresser et restructurer la Grèce

Le principal enjeu aujourd'hui est de redresser et restructurer le pays, de créer un pays meilleur et non pas de retourner dans le passé, a souligné le premier ministre, Georges Papandréou, dans un discours vendredi devant le groupe parlementaire du PASOK.

M. Papandréou a mis en avant, comme "unique voie sûre" pour sortir le pays de la crise, la feuille de route qu'il a présentée le matin même en réunion du Conseil des ministres, rejetant dans le même temps les propositions de l'opposition qui, a-t-il averti, conduisent le pays à une plus grande dépréciation et une faillite. Nous suivrons le chemin sûr pour sauver et réparer la Grèce, a-t-il dit.

A ce point, M. Papandréou a marqué sa détermination à avancer dans cette voie, "et ça ne m'intéresse pas de savoir si j'aurai un seul mandat comme premier ministre. La seule chose qui m'intéresse, c'est d'avoir rendu en 2013 une Grèce différente, qui ne sera plus menacée par des crises et qui regardera l'avenir avec confiance.

Commentant en outre le débat actuel sur l'imposition de nouvelles mesures économiques, M. Papandréou a tranché qu'il n'y aura pas de nouvelles coupes horizontales dans les salaires et les retraites et assuré que les quelconques interventions seront ciblées.

Par ailleurs, M. Papandréou a également évoqué la question de la révision de la Constitution, un projet qui vient en tête des priorités du gouvernement. Cette fois-ci, nous ne procèderons pas à une révision technique mais, au terme d'un dialogue, le pays acquerra une nouvelle Charte statutaire d’où seront exclues des dispositions, telles que celles de l’article 86 sur la responsabilité des ministres, qui empêche que la justice soit rendue et qui perpétue chez les citoyens le sentiment de l’injustice.

La Grèce de 2013, a-t-il conclu, aura posé des bases solides pour son avenir, en suivant la juste voie que trace la feuille de route, un plan très précis qui nous conduira de la examinea à la croissance.

Le programme de dénationalisations examiné en Conseil des ministres

Nous avons intégré aujourd’hui le programme budgétaire et le programme de dénationalisations dans une “feuille de route”, à savoir un cadre global, ont affirmé de hauts cadres de l’état-major économique du gouvernement dans un entretien vendredi avec la presse, explicitant que l’ensemble de ce plan est décrit exhaustivement dans la feuille de route.

Se référant aux dénationalisations, les cadres ont informé que la part de l’Etat à l’Office des Télécommunications de Grèce (OTE) sera réduite en 2011, alors que la société publique de jeux de hasard, OPAP, sera vendue entièrement en 2012.

Concernant Electricité de Grèce (DEH), l’état-major économique n’exclut pas une baisse de la participation de l’Etat de 51% à 34%, sans quoi l’entreprise serait obligée de céder 40% de ses unités fonctionnant au lignite. Notons qu’une négociation est en cours actuellement avec la Commission européenne.

Dans tous les cas, les hauts cadres ont souligné que le gouvernement a engagé le programme de dénationalisations le plus grand et le plus “lourd” en Grèce, avec un calendrier précis, tout en conservant le contrôle de l’Etat sur des entreprises d’importance stratégique.

31/03/2011

Papandréou: Armez-vous de patience, nous courons un marathon

Armez-vous de patience et de détermination, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, aux membres de son cabinet ministériel, lors de son intervention mercredi en séance du Conseil des ministres.

M. Papandréou, qui a insisté à l'intention de ses ministres "nous courons un marathon", a souligné que ces "deux armes" devront passer également dans la société, chez chaque citoyen, avant de donner une note d'optimisme en assurant que le pays progresse vers la fin de la récession, sans que cela ne signifie la fin de la crise et des problèmes.

C'est un grand pas de soulagement, qui permet de livrer les prochaines batailles à partir de positions meilleures, a expliqué le premier ministre, ne manquant pas à ce point de regretter des "phénomènes de distorsion sur ce qui se fait et ce qui se dit", tout comme le fait que "le dialogue public se fait par médias interposés et que la para-politique prend le dessus". Notre travail, a-t-il insisté à ce sujet, est la seule et unique réponse à l'irrationalité du dialogue public.

A ce point, M. Papandréou a fait également référence au tout récent abaissement de la note de la Grèce par l'agence Standard&Poor's, en soulignant que les agences de notation financière sont passées de l'euphorie de la confiance aux obligations toxiques à un pessimisme aveugle, à la peur et la panique. Mais comme elles se sont trompées dans leurs prévisions jusqu'ici sur la Grèce, elles seront démenties une nouvelle fois encore.

Enfin, M. Papandréou a soutenu que le modèle de gouvernance du pays change, avec un dialogue qui se fait entre les membres du gouvernement, mais aussi entre le gouvernement et la société. Des objectifs budgétaires sont fixés, a-t-il ajouté, qui sont en même temps des objectifs de croissance, de justice et de prévoyance. Nous avançons avec un plan, un programme et une évaluation de notre parcours.

Notons que le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi du ministère de l'Intérieur sur la gouvernance électronique et avancé les préparatifs du projet de loi du ministère des Finances sur le programme de dénationalisations qui, selon des informations, sera déposé le 15 avril, et comprendra également le Plan de stabilité budgétaire à moyen terme, ainsi que des corrections budgétaires pour 2011.

Concernant le programme de privatisations, il a été convenu de prévoir son échelonnement année par année, le gouvernement souhaitant, selon un haut cadre du ministère, conserver une participation stratégique de l'Etat dans des infrastructures de base, alors qu'à ce même sujet, il a été spécifié que le plan de privatisations ne signifiera pas qu'elles auront lieu automatiquement, mais seulement au bon moment, après rapport aussi des conseillers de dénationalisations.

30/03/2011

Papandréou: La Grèce réussira à sortir de la crise

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est dit confiant que la Grèce s'en sortira et réussira à surmonter la crise, sans avoir besoin d'avoir recours au nouveau Mécanisme de soutien européen, dans une conférence de presse commune mardi avec le chef de file du groupe socialiste au PE, Martin Schulz, en marge d'une session sur trois jours du groupe des S&D au PE à Athènes.

M. Papandréou a rappelé que le gouvernement actuel a trouvé une situation économique très difficile, l’héritage de la ND, alors qu’il a salué le groupe socialiste au PE pour le rôle déterminant qu’il a joué dans l’adoption des décisions du Sommet de l’UE et pour son soutien à la Grèce.

M. Papandréou a parlé d’améliorations apportées aux conclusions du Sommet, tant concernant les obligations européennes que la taxe sur les transactions financières, mais aussi le Mécanisme de soutien, insistant que les obligations européennes, si elles avaient d’ores et déjà été approuvées, auraient contribué à la gestion de la dette et à la mise en valeur de financements pour la croissance en Europe.

La politique unilatérale de l’austérité et de la rigueur, a-t-il averti, n’aidera pas, s’il n’y a pas (en même temps) une politique de développement.

Interrogé sur les agences internationales de notation financière, et en particulier sur Standard&Poor’s qui a abaissé le jour même la note de la Grèce, M. Papandréou a soutenu que les agences de notation sont passées dans un état de panique absolue, rappelant que ce sont ces mêmes agences de notation qui notaient AAA les obligations toxiques qui ont créé la crise.

A ce point, M. Papandréou a noté que ces agences ne rendent de compte à personne et tranché que l'UE doit se saisir de cette question, sans manquer par ailleurs de souligner que les décisions qui seront prises en juin par l'UE devront calmer les marchés et "ne pas montrer que nous faisons trop peu et trop tard".

De son côté, M. Schulz a exprimé la "profonde solidarité" des socio-démocrates à la Grèce, à son premier ministre et au parti au pouvoir. "Nous nous sentons solidaires avec la Grèce et le gouvernement qui s'est chargé de ce travail d'Hercule", a-t-il souligné.

En Europe, a-t-il ajouté, nous avons besoin de solidarité, et il n'est pas possible que l'économie se développe dans un pays et ne se développe pas dans les autres. Aucun pays isolé ne donnera des leçons aux autres et aucun n'opèrera un développement unilatéral.

M. Schulz s'est dit convaincu que la Grèce remportera la bataille et que les décisions du 25 mars ont montré que même les dirigeants conservateurs ont commencé à comprendre quelle est l'issue de sortie de la crise, qui n'est autre que celle de la solidarité entre les pays membres.

26/03/2011

Papandréou: Un an d'effort sans précédent, de changements en Grèce et de sacrifices du peuple 

Le premier ministre, Georges Papandréou, a exprimé sa pleine satisfaction sur les décisions du Sommet de l'UE, à la fois pour la Grèce et pour la gestion de la crise, dans une conférence de presse à l'issue des travaux du Conseil européen vendredi à Bruxelles.

M. Papandréou a affirmé qu'un an vient de s’écouler aujourd'hui depuis l'institutionnalisation du mécanisme de soutien à la Grèce, "un an d'effort sans précédent, de changements dans le pays et de sacrifices du peuple”, des efforts, a-t-il ajouté, qui sont reconnus aujourd’hui par tous en Europe et qui ouvrent une nouvelle perspective pour l’avenir du pays.

M. Papandréou, qui a rappelé que le combat de la Grèce, tout juste un an plus tôt, consistait à éviter la faillite et la catastrophe économique, “un combat constant et continu pour rétablir la crédibilité de la Grèce”, a insisté encore qu’il s’agissait aussi de montrer la dimension européenne de la crise.

La reconnaissance des efforts du pays est confirmée par les décisions d’aujourd’hui du Conseil européen, a poursuivi M. Papandréou, qui entérinent la décision d’importance cruciale du 11 mars pour la Grèce. Cette décision donne une impulsion à l’effort déployé par le pays et à la relance de l’économie grecque. “La stratégie du premier tour s’est vue confortée”, a-t-il dit, et la persistance du gouvernement de parvenir à une décision sur les questions touchant de près la Grèce au Sommet du 11 mars.

Comme l’a souligné le premier ministre, la Grèce a obtenu la décision favorable en revendiquant avec constance, en mettant en relief la dimension européenne du problème, en renforçant le crédit du pays et en construisant les alliances nécessaires. “Rien ne nous a été offert sur le plat, rien n’était acquis d’avance. Nous sommes arrivés aux résultats d’aujourd’hui grâce à un effort systématique et la construction d’alliances”, a-t-il ajouté.

De plus, M. Papandréou a informé que le Conseil européen a apporté une réponse cohérente et globale à la crise et avant tout une décision claire de soutien de la zone euro.

Concernant le Pacte pour l’euro, M. Papandréou a expliqué que cela n’implique pas l’adoption de nouvelles mesures pour la Grèce. “Nous avons pris de nombreuses mesures importantes, a affirmé M. Papandréou, ce qui prévaut à présent, c’est la promotion des changements structurels, comme par exemple la lutte contre la bureaucratie, qui fait peser un lourd coût sur le travailleur grec”.

M. Papandréou s’est dit également satisfait du fait que l’idée mûrit au sein de l’UE quant à l’imposition d’une taxe sur les transactions financières, la dite “Tobin tax”, la Commission européenne se voyant mandatée de présenter des propositions concrètes.

Se référant au programme de privatisations à hauteur de 50 milliards d’euros, le premier ministre a réitéré que la mise en valeur du patrimoine foncier fait partie du programme pour la restructuration de l’économie grecque et aura pour résultat la baisse importante de la dette.

Abordant en outre au cas du Portugal, M. Papandréou a indiqué que ce pays livre son propre combat avec un programme bien précis et l’UE a prouvé qu’elles est prête à assister le pays, si cela lui est demandé. Les décisions du Sommet adressent le message puissant que l’UE est présente, dans tous les cas, qu’elle se tiendra aux côtés des Etats membres et de la zone euro, et qu’elle fera ce qu’il faut pour apaiser les marchés.

23/03/2011

Papandréou: La Grèce ne deviendra pas le "neutre habile" face à la crise en Libye

La Grèce ne deviendra en aucun cas le "neutre habile" dans les développements dans la région, cette attitude ne servant pas les intérêts nationaux, a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, s'adressant mardi au Parlement pour informer les députés des décisions du gouvernement face aux développements en Libye.

Dans son discours, M. Papandréou a justifié les options de la communauté internationale pour la Libye, qui visent à éviter le massacre en masse de civils et une vague massive d'immigration qui s'en suivrait, mais aussi à servir les développements démocratiques dans l'ensemble de la région.

M. Papandréou a noté que la présence de la Grèce aux côtés des pays qui sont en faveur des pressions militaires sur le régime Kadhafi, avec l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU mais aussi de la Ligue arabe et de l'Union africaine, est conforme aux thèses immuables de la politique étrangère grecque pour le respect du droit international et la défense des intérêts nationaux.

"En tant que pays, nous avons tout intérêt à contribuer au renforcement de notre crédibilité internationale, sans logique de deux poids et deux mesures", a poursuivi le premier ministre, en explicitant que lorsque la Grèce demande la mise en oeuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU pour Chypre et la FYROM, elle ne saurait s'opposer aux résolutions actuelles. Les opérations militaires contre la Libye, toutefois, devront s'accompagner aussi d'une approche politique globale, qui visera à promouvoir la concertation nationale dans ce pays et le respect de la légalité.

"Tous les amis et non-amis, qui avaient oublié le rôle géostratégique majeur de notre pays, le reconnaissent à nouveau et le découvrent aujourd'hui. Ce facteur devra être pris très sérieusement en compte et colorer les décisions de l'UE qui concernent aussi la Grèce. La Grèce est et restera un vrai pôle de principes, de stabilité et de prospérité dans la région", a conclu M. Papandréou.

22/03/2011

M. Papandréou souligne les grandes perspectives des îles de l'Egée

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné les grandes et nombreuses perspectives des îles de l'Egée, lors d'une téléconférence organisée lundi depuis Syros par la Chambre de Commerce et d'Industrie des Cyclades avec ses annexes dans sept îles du Sud de l'Egée.

"Nous sommes près de vous pour discuter des problèmes et mettre en relief les nombreuses perspectives qu'ont les îles de l'Egée", a déclaré M. Papandréou, qui a eu l'occasion d'être informé par le président de la Chambre, Yannis Roussos, du plan opérationnel élaboré pour le développement des grandes îles des Cyclades mais aussi de la région dans son ensemble.

M. Papandréou s'est dit très satisfait de cet effort qui constitue la preuve manifeste des moyens de transformer les handicaps et les carences, résultant de la nature insulaire elle-même de ces régions, en atouts.

A ce point, le premier ministre a tenu à souligner toute l'importance de la mise en valeur des nouvelles technologies, que ce soit l'"école numérique" ou l'accès facile à Internet pour développer les activités touristiques.

Par ailleurs, dans une seconde intervention, M. Papandréou a parlé de la nécessité de changer de modèle de développement, de se fonder sur les critères du modèle scandinave qui associe la compétitivité à la qualité de la vie, la haute technologie et le savoir, d'un côté la flexibilité et de l'autre la sécurité.

Petalotis: La Grèce ne prend position dans aucune alliance contre la Libye

Nous ne prenons position dans aucune alliance contre la Libye, nous avons des positions concrètes, des vues et des propositions, alors que notre implication a des limites et des axes bien précis, étant donné que la Grèce respecte la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU et ses obligations conventionnelles vis-à-vis des organisations internationales auxquelles elle est représentée et participe, a affirmé le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, dans son point de presse lundi, tranchant que la participation grecque a purement un caractère d'appui.

Invité à dire si le gouvernement grec a perçu l'existence d'un plan pour le jour "J+1" en Libye, surtout après la session extraordinaire à Paris samedi, M. Petalotis a affirmé que "nous ne pouvons pas et nous ne devons pas définir la scène politique en Libye. Nous mêmes et les pays alliés, ce que nous voulons, c'est la mise en application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui ne constitue pas une ingérence dans la situation politique en Libye".

"Mais l'usage de la violence ne saurait en aucun cas être toléré, les assassinats de civils, et c'est là l'objectif bien précis des forces alliées. Ce que nous voulons défendre en Libye, c'est le droit, à travers des procédures démocratiques que choisira le peuple libyen, de prendre des décisions concernant son propre pays", a ajouté M. Petalotis.

De son côté, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Spyros Kouvelis, a réitéré la décision du gouvernement grec de ne pas s'impliquer dans la partie opérationnelle de l'intervention en Libye.

S'exprimant sur la chaîne de radio privée "Flash", M. Kouvelis a souligné que le premier ministre, Georges Papandréou, peut contribuer afin de donner une issue diplomatique à la crise, explicitant aussi de cette façon la participation du chef du gouvernement grec à la récente session de Paris samedi.

21/03/2011

Papandréou: La rencontre de Paris atteste de la détermination de la communauté internationale

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que le Sommet pour le "Soutien au peuple libyen" convoqué à Paris par le président français, Nicolas Sarkozy, est la preuve manifeste de la détermination de la communauté internationale à mettre en oeuvre les résolutions des Nations unies.

"La rencontre d’aujourd’hui a montré la détermination de la communauté internationale à faire appliquer les résolutions de l’ONU, en particulier bien sûr pour la protection des vies humaines en Libye et bien sûr pour la nécessité d’appliquer un cessez-le-feu", a affirmé M. Papandréou, dans des déclarations peu après la fin des travaux.

"Malheureusement, a-t-il poursuivi, malgré les assurances du régime en Libye que les décisions seront appliquées et que sera aussi appliqué un cessez-le-feu, tout cela est démenti par la réalité, par leurs actes, des actes de violence. C’est pourquoi la communauté internationale agira pour faire appliquer ces résolutions".

Papandréou: Nous ne tolérerons pas l'assassinat de citoyens innocents en Libye

Le premier ministre, Georges Papandréou, a rendu compte du message de la communauté internationale via la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, le synthétisant dans la décision de ne tolérer en aucun cas l'assassinat de citoyens innocents en Libye.

"Le message de la communauté internationale via la résolution 1973 du Conseil de sécurité est clair: nous ne tolérerons en aucun cas l'assassinat de citoyens innocents et nous sommes particulièrement inquiets sur les développements en Libye, dès lors que le gouvernement de Libye frappe des citoyens innocents", a affirmé M. Papandréou, en sa qualité de président du PASOK et de l'Internationale socialiste (IS), au cours de la réunion de la présidence de l'Organisation samedi matin à Athènes, au Musée de l'Acropole, un lieu, a renchéri le premier ministre, qui confère un message politique très fort, étant donné que nous soutenons, en tant qu'IS, tous les efforts pour le renforcement de la démocratie et de la transparence.

M. Papandréou a précisé que la résolution 1973 du Conseil de sécurité autorise les Etats membres, que ce soit au niveau national ou au niveau d'organisations régionales ou encore d'autres structures, de prendre des mesures pour la protection des citoyens en cas d'attaque.

M. Papandréou a souligné que l'IS est très sensible en matière de démocratie et de paix, ainsi qu'au lien existant entre ces deux concepts, notant que les développements au Proche-Orient et en Afrique du Nord ont montré combien il est important pour garantir la paix, de traiter des questions fondamentales, politiques, économiques, sociales et culturelles.

Dans son intervention introductive, M. Papandréou s'est référé tout spécialement aux jeunes de ces pays, qui ne voient pas d'avenir ni de possibilité de satisfaire des besoins de base, d'où leur demande de soutien adressée par le biais des nouvelles technologies pour exprimer démocratiquement leurs inquiétudes.

Nous devons écouter ces jeunes et voir comment ils conçoivent leur propre participation, mais aussi comment nos mouvements peuvent mettre en valeur les messages des citoyens, a poursuivi M. Papandréou, citant en exemple le Maroc, où la volonté populaire a été entendue et où les changements constitutionnels qui seront adoptés ont bénéficié d'une appréciation positive de la part de l'UE.

IS: Solidarité à tous ceux qui luttent pour la démocratie dans le monde

L'Internationale socialiste (IS) a exprimé dimanche depuis Athènes sa solidarité résolue à tous ceux qui luttent pour la démocratie, non seulement en Afrique du Nord et au Moyen Orient, mais à tout instant et partout dans le monde.

"Nous exprimons notre solidarité sans détours, non seulement à ceux qui luttent aujourd'hui pour la démocratie en Afrique du Nord et au Moyen Orient, mais aussi à tous ceux qui défendent à tout instant la démocratie dans d'autres parties du monde", souligne une Déclaration de l'IS dimanche à Athènes, à l'issue des travaux sur deux jours de sa présidence.

Dans sa déclaration, l'IS parle du "Printemps arabe", qui a "débuté en Tunisie et est devenu impétueux avec les événements qui s'en sont inspirés et ont joué un rôle catalytique en Egypte".

La présidence de l'IS fait référence à des "révolutions post-modernes", qui ont pour caractéristique commune d'avoir à l'origine "des jeunes, hommes et femmes, qui ont surmonté les discriminations raciales et sociales et ont utilisé les seules armes qu'ils avaient à leur disposition, la technologie moderne et les médias sociaux. Ils ont réussi de façon très spontanée à faire connaître leurs exigences au monde entier, en soulignant leur désespoir qui prévalait dans des sociétés paralysées par la corruption, le népotisme et la concentration injuste des richesses".

17/03/2011

Papandréou: Nous avons obtenu ce que nous revendiquions au Sommet de l'Eurogroupe

Les négociations ont été dures, mais nous avons obtenu ce que nous revendiquions, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, en prenant la parole mercredi matin en assemblée plénière du Parlement, convoquée à son initiative, pour informer l'hémicycle des résultats du Sommet de l'Eurogroupe le 11 mars à Bruxelles.

"Ce que nous revendiquions, nous l'avons obtenu", a catégoriquement affirmé M. Papandréou, tout en soulignant que les résultats du Sommet facilitent la voie vers les grands changements, la croissance et la création de nouveaux emplois dans le pays.

Le premier ministre a mis l'accent aussi bien sur la volonté du peuple grec de soutenir les grands changements, une volonté constituant l'atout majeur de la Grèce lors de ses négociations, que sur l'entente de la classe politique grecque à doter financièrement de manière adéquate le nouveau mécanisme à partir de 2013, à allonger le délai de remboursement du prêt, à rabaisser le taux d'intérêt, à permettre l'achat d'obligations grecques par la Mécanisme européen en cas de besoin et à imposer les transactions financières, "afin que les banques payent aussi pour la crise qu'elles ont elles-mêmes créée en Europe et aux Etats-Unis", a explicité M. Papandréou.

"Nous souhaitons des décisions plus courageuses", a reconnu M. Papandréou, estimant par la suite que la solution au problème de la dette est l'euro-obligation et saluant à cette occasion l'initiative de la députée européenne, Anni Podimata, puisque cette proposition a été votée au Parlement européen par plusieurs forces politiques.

"Nous continuerons à promouvoir de telles solutions", a souligné M. Papandréou, poursuivant que "nous devons être plus forts" et que "même si nous n'avions pas le problème de la dette, nous aurions beaucoup de choses à faire pour aller de l'avant".

"La solution se trouve entre nos mains", a-t-il précisé, avec des changements dans l'Etat, dans le modèle de croissance, dans l'adaptation des règles de droit et dans notre propre mentalité. "Nous allons rompre avec les anciennes conceptions et pratiques - comme ce qui a été publié aujourd'hui sur la baisse de la corruption, nous casserons les tabous et les acquis", a-t-il dit.

Enfin, M. Papandréou a exhorté à nouveau les partis politiques à participer au dialogue sur le Programme de Stratégie budgétaire à moyen terme, "nous avons besoin de critique constructive, assortie de propositions", a-t-il conclu.

14/03/2011

Papandréou: Les efforts du peuple grec sont reconnus

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que les décisions prises à l’égard de la Grèce lors du Sommet de l’Eurogroupe sont la preuve manifeste de la reconnaissance des efforts du peuple grec, dans des déclarations à l’issue des travaux tard dans la nuit de vendredi à Bruxelles.

M. Papandréou a exprimé en ces termes sa satisfaction du fait que la Grèce a obtenu l’allongement de la durée de remboursement du prêt de 110 milliards d’euros à 7 ans et demi et la diminution du taux d’intérêt de 5,2% à 4,2%.

Selon M. Papandréou, "aujourd'hui la Grèce a gagné plus de 6 milliards d'euros".

"Nous avons remporté cette bataille, avec pour arme le sérieux et la constance. Nous voulons maintenir cette constance de notre pays dans le programme que nous appliquons", a affirmé M. Papandréou, explicitant que la Grèce est venue à la table des négociations avec le crédit qu’elle a recouvré ces derniers temps, en ayant pris des décisions difficiles et douloureuses pour mettre de l’ordre chez elle, pour remédier à des problèmes de longue date et pour créer une économie viable et stable.

Par ailleurs, M. Papandréou a indiqué que parmi les mesures adoptées par la Grèce pour assainir ses finances publiques figurent des changements structurels, des dénationalisations et la mise en valeur des biens et avoirs publics à hauteur de 50 milliards d'euros, ce qui, a-t-il noté, allègera le peuple grec de la dette, pour une part de 20%.

Des "décisions historiques pour l'avenir de la zone euro" ont été prises aujourd’hui, a insisté M. Papandréou, n’hésitant pas à parler d’un grand pas en avant pour résoudre la crise de la dette et rétablir le calme sur les marchés.

Concernant le Mécanisme de soutien de la zone euro, M. Papandréou a informé que le Sommet a décidé d’allouer 440 milliards d’euros à l’actuel mécanisme et 500 milliards d’euros au mécanisme permanent qui entrera en vigueur à partir de 2013. "Cela signifie que nous avons un bouclier pour les Etats face aux appétits des marchés", a-t-il dit.

De plus, le premier ministre a précisé que le Mécanisme aura la possibilité d’acheter des obligations publiques sur le marché primaire, une chose extrêmement importante pour la Grèce, avant de trancher catégoriquement que les décisions du Sommet n’impliquent aucunement de nouvelles mesures du gouvernement grec.

Papandréou: Le 11 mars, une étape majeure pour la Grèce et l'Europe

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que les décisions prises par le Sommet de l'Eurogroupe le 11 mars à Bruxelles ont constitué une étape majeure pour la Grèce, mais aussi pour l'Europe.

Informant ses ministres lors d'une réunion extraordinaire du Conseil des ministres dimanche, M. Papandréou a tenu à rendre hommage aux citoyens grecs pour les efforts qu'ils déploient durant toute cette dernière période, explicitant que le gouvernement "a lutté très durement, mais rien n'aurait eu lieu si les citoyens n'avaient pas apporté pas tous les jours leur soutien".

"Dorénavant, a-t-il ajouté, il ne tient qu'à nous de sauver le pays et aller de l'avant. Nous sommes au milieu de la tempête et nous devons maintenir sans écart le cap".

M. Papandréou a jugé positivement l'attitude de l'opposition, demandant toutefois d'elle une attitude plus constructive à présent. "Il faut être unis pour parvenir à notre objectif", a lancé M. Papandréou, s'adressant à la fois à sa majorité et à l'opposition.

Enfin, M. Papandréou a démenti une nouvelle fois les scénarios sur des élections anticipées, mais aussi cette fois les scénarios de remaniement ministériel. "Cessons avec ces scénarios", a tranché le premier ministre, notant qu'il reste encore beaucoup à faire.

Au début de son intervention, M. Papandréou a exprimé ses condoléances et celles du gouvernement grec au peuple japonais, soulignant que la Grèce est prête à envoyer de l'aide et des secouristes.

M. Papandréou informera lundi à 13h00 le président de la République, Carolos Papoulias, des résultats des Sommets à Bruxelles.

Message de condoléances de M. Papandréou à son homologue japonais

Le premier ministre, Georges Papandréou, a adressé samedi un message de condoléances à son homologue japonais, Naoto Kan, pour la grande tragédie du terrible séisme de vendredi matin et du tsunami qui a suivi au Japon, faisant part du plein soutien du gouvernement et du peuple grecs.

La Grèce, qui elle aussi a souffert dans le passé de grandes catastrophes naturelles, partage entièrement la douleur du peuple qui a été frappé par le séisme, et l'effort - tant moral qu'économique - qui doit être mené pour surmonter un tel drame, souligne M. Papandréou.

La mise en valeur du patrimoine foncier évoquée en Conseil des ministres

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a informé le Conseil des ministres de la partie technique des décisions du Sommet informel de l'Eurogroupe dimanche, avant de s'envoler ensuite pour Bruxelles afin de participer aux prochaines réunions de l'Eurogroupe et du Conseil ECOFIN.

Selon des informations, M. Papaconstantinou a demandé de ses collègues ministres de soumettre leurs propositions pour la mise en valeur du patrimoine foncier, un premier plan d'action devant être annoncé d'ici la fin du mois.

Selon ces mêmes sources, la partie grecque n'a aucune obligation de présenter de plan d'action pour la mise en valeur du patrimoine foncier à hauteur de 50 milliards d'euros lors du prochain Sommet de l'UE le 25 mars.

M. Papaconstantinou a également demandé aux ministres de soumettre leurs propositions pour le Plan de stratégie budgétaire à moyen terme, ainsi que d'examiner les questions en suspens de leurs ministères concernant la mise en oeuvre du Mémorandum.

12/03/2011

Papandréou: L'UE condamne unanimement la violence en Libye

Le premier ministre, Georges Papandréou, a affirmé que l'UE a montré une attitude et une voix communes dans la condamnation de la violence en Libye et du régime, et prend des décisions pour des mesures renforcées de sanctions, dans des déclarations vendredi à Bruxelles, à l'issue des travaux du Sommet de l'UE sur la situation en Afrique du Nord.

M. Papandréou a souligné que les dirigeants européens ont exprimé leur soutien aux changements démocratiques dans l'ensemble de la région, mais aussi leur volonté de se tenir aux côtés des peuples de toute la région et dans leurs efforts de concrétiser leurs aspirations pour une société démocratique, libre et juste.

Selon M. Papandréou, l'UE s'est déclarée prête à soutenir, par une aide humanitaire, toutes les régions, et en particulier le peuple de Libye et les réfugiés d'autres pays.

Concernant plus précisément cette aide humanitaire, le premier ministre a évoqué le rôle très important que joue la Grèce dans ces efforts, citant à titre d'exemple l'évacuation de 15.000 ressortissants chinois et de nombreux autres ressortissants étrangers de Libye.

M. Papandréou a également cité l'évacuation le jour même de trois ressortissants néerlandais de Libye vers la Grèce, puis leur transfert vers les Pays-Bas, ainsi que les remerciements qu'il a reçus de la part de son homologue néerlandais, à la fois à l'adresse du gouvernement et du peuple grecs, suite au succès de cette opération.

Par la suite, M. Papandréou a informé de la décision des "27" de mettre sur pied, d'ici le mois de juin, un plan global pour gérer les flux d'immigrés et de réfugiés, le premier ministre rendant compte à ses homologues de la situation spécifique de la Grèce qui reçoit 90% des immigrés clandestins souhaitant se rendre en Europe.

De ce fait, M. Papandréou a plaidé pour un soutien aux pays qui se trouvent sur le front de ces développements, soulignant que la Grèce constitue un pays de stabilité pour l'Europe.

Papandréou: La Grèce a besoin de puissantes décisions de l'UE

La Grèce se trouve au centre des décisions, qui seront prises sur la crise économique de la zone euro et sur la situation en Afrique du Nord, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à son arrivée vendredi au Sommet de l'Eurogroupe à Bruxelles, ajoutant que pour les deux dossiers la Grèce fera de son mieux.  

"Concernant la crise économique, la Grèce se trouve sur la bonne voie grâce à l'application de son programme, en ayant pris des mesures douloureuses afin de rendre son économie viable", a affirmé M. Papandréou, poursuivant que "nous avons besoin maintenant de puissantes décisions européennes, afin de calmer les marchés".

Pour ce qui est des développements en Afrique du Nord, M. Papandréou a rappelé la contribution de la Grèce aux opérations de rapatriement de milliers de ressortissants de Libye, se référant par la suite au rapatriement le jour-même - effectué en collaboration avec les Pays-Bas - de trois ressortissants néerlandais.

"Nous poursuivrons nos efforts", a indiqué M. Papandréou, tout en notant que la Grèce attend de l'UE des décisions historiques, tant sur l'économie que sur la situation en Afrique du Nord, et plus précisément sur la Libye.

25/02/2011

M. Papandréou appelle à des décisions historiques de l'UE en mars

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné jeudi au cours d’une conférence de presse commune jeudi avec son homologue finlandaise, Mari Kiviniemi, l'importance pour l'UE de prendre des décisions majeures, des décisions cruciales et historiques pour l’Europe entière, la zone Euro et l’euro, se référant aux Sommets européens du mois de mars.

M. Papandréou a relevé que des mesures importantes et cohérentes - "décisions paquet"- devront être adoptées en mars, afin de stabiliser les marchés, soulignant par la suite que les grandes réformes entreprises par la Grèce permettront de rembourser l’emprunt accordé.

De son côté, Mme Kiviniemi a précisé - au sujet du rallongement de l’échéance de remboursement du prêt accordé à la Grèce - que la Finlande est prête à contribuer à l’institutionnalisation d’un "paquet cohérent" en vue de calmer les marchés, et d’aider des pays qui pourraient être en difficulté économique à l’instar de la Grèce.

Mme Kiviniemi a salué les mesures prises par la Grèce pour restabiliser son économie, affirmant toutefois que "la situation reste très sensible et que la plupart des réformes douloureuses sont encore à mi-chemin, nécessaires pour la Grèce et pour l’avenir de l’Europe entière".

M. Papandréou a, par ailleurs, relevé que 80% des mesures les plus délicates ont d’ores et déjà été adoptées en Grèce, ajoutant qu’il reste encore à faire en matière de transparence, de gouvernance électronique, d’administration publique, d’éducation, de modèle agricole et de tourisme.

"Nous voulons mettre en valeur le patrimoine de l’Etat, attirer des investissements et effectuer des privatisations, afin de réduire notre dette publique, parallèlement à la stimulation de la croissance", a affirmé le premier ministre, remerciant par la suite le gouvernement finlandais et son peuple du soutien à la Grèce.

M. Papandréou était accompagné, lors de sa visite en Finlande, par le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, et le ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas.

23/02/2011

M. Papandréou exclut toute restructuration de la dette

Le premier ministre, Georges Papandréou, a exclu toute restructuration de la dette grecque, lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande, Angela Merkel, mardi en début de soirée à Berlin.

"Il n'est nullement question de restructuration de la dette ni de +hair cut+, parce que une telle chose aurait à faire avec la crédibilité auprès de nos créditeurs", a souligné M. Papandréou.

De son côté, Mme Merkel a clarifié que le programme suivi par la Grèce doit continuer à être appliqué, tranchant que de nouvelles mesures ne sont pas exigées.

M. Papandréou prend la parole à l’université Humboldt de Berlin

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est prononcé lundi en faveur de l'élargissement du mécanisme provisoire de soutien du Fonds européen de stabilité financière (EFSF), au cours d'une allocution lundi à l'Université Humboldt à Berlin.

"Le Fonds doit avoir la possibilité de racheter des obligations de l'Etat, et nous avons besoin de tous les outils afin de calmer les marchés", a dûment relevé M. Papandréou, déclarant ensuite que les investissements contribueront à une relance de l'économie grecque. Dans cette logique, le premier ministre a préconisé l'institutionnalisation de l'euro-obligation, en vue de financer des grands programmes d'infrastructures dans l'UE.

Par ailleurs, M. Papandréou a averti que les taux d'intérêt de l'aide accordée par l'UE ne devront pas être exagérément élevés, "sinon le peuple grec ne pourra pas soulever le poids d'une dette croissante", alors qu'il a mentionné aussi le problème pour le secteur privé où, dans l'hypothèse de taux trop élevés, les sociétés grecques ne pourront pas être compétitives face aux sociétés allemandes.

Enfin, M. Papandréou s’est référé à l’adoption des réformes "douloureuses et profondes" indispensables pour la Grèce, et assuré que toutes les mesures nécessaires sont prises pour éviter la restructuration de la dette et la faillite du pays.

Notons que le discours du premier ministre a été interrompu brièvement par un groupe de manifestants dans la salle, qui a brandi une banderole accusant le gouvernement grec d’être "à l’origine" des problèmes économiques du pays.

16/02/2011

M. Papandréou s'engage sur la non-vente des terres du domaine de l'Etat

Le gouvernement doit légiférer dans les prochains jours pour ne pas permettre des ventes de terres du domaine de l'Etat, a affirmé mardi le premier ministre, Georges Papandréou, lors de la 1ère réunion du Conseil national sur la formation continue au ministère de l'Education.

M. Papandréou a précisé que cette disposition législative serait discutée avec tous les partis politiques, alors qu'elle serait inscrite dans la Constitution lors de sa révision.

"Notre position depuis toujours, a ajouté le chef du gouvernement - et je le dis pour tous ceux qui dans ou hors du pays ne l'ont pas comprise - consiste à parler de mise en valeur du patrimoine public pour la croissance et le remboursement de la dette. Ne confondons pas mise en valeur et vente. La Grèce ne vend pas ses terres".

En commentaire des réactions à la conférence de presse vendredi dernier à Athènes des chefs de mission de la Troïka parlant de ventes à hauteur de 50 milliards d'euros d'ici 2015, M. Papandréou a expliqué que "notre devoir est d'entreprendre des changements radicaux pour ne plus avoir de dépendances et mémorandums. Personne n'est fier que trop souvent, certains viennent pour nous contrôler".

10/02/2011

Papandréou: Transformer la Grèce, une nécessité absolue

Dans son introduction au Conseil des ministres mercredi, le premier ministre, Georges Papandréou, a réitéré une fois encore l'absolue nécessité de transformer la Grèce, faute de quoi, a-t-il dit, même s'il n'était pas question actuellement d'endettement, il est certain que dans quelques années le problème se poserait.

Sur la politique du gouvernement de ces derniers mois, M. Papandréou a défendu à la fois la nécessité et la justesse des réformes matérialisées ou en cours, s'appuyant avec certitude sur la volonté de changement exprimée par les Grecs lors des derniers scrutins.

M. Papandréou a estimé "évidents les changements qui auraient dû avoir lieu depuis longtemps", citant l'économie, l'Etat, la santé, le marché du travail et l'éducation, et s'il a reconnu "le droit à la contestation", le premier ministre a tranché que "tout ce qui est de travers sera changé".

Certes, le chef du gouvernement a parlé des "importantes réussites de la Grèce", relevant toutefois qu'il reste encore "des semaines voire des mois pour régler la difficile question de la dette", notant avec satisfaction que "la Grèce participe activement aux discussions de l'UE".

Sur ce point, M. Papandréou a précisé la position de la Grèce pour une solution globale dans le cas de l'endettement d'un Etat-membre qui soit basée sur trois pôles", à savoir la discipline budgétaire, la transparence du système financier et de crédit et, enfin, la question de la croissance, alors qu'à propos du Pacte de compétitivité, il a recommandé que "l'accord ne doit pas constituer un obstacle dans les décisions à prendre dans l'UE".

A cette réunion avait été invité l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, qui a parlé de questions de changement bioclimatique, alors que plus tôt, il avait rencontré la ministre de l'Environnement, de l'Energie et du Changement climatique, Tina Birbili, évoquant entre autres, selon des informations du ministère, le dossier du gazoduc Nabucco.

Lors de cette réunion, le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a situé l'objectif fondamental du "Plan à moyen terme de stratégie budgétaire", qui consiste à ramener le déficit des 17 milliards d'euros à la fin 2011 à environ 3 milliards d'euros en 2015.

Le ministre a explicité que même si le Mémorandum prend fin en 2013, le gouvernement veut faire sa programmation au-delà, afin qu'il y ait, grâce à la création d'une excédent primaire, diminution de la dette à partir de 2014. Selon des informations, M. Papaconstantinou a précisé que la réduction du déficit résultera pour 2/3 de la diminution des dépenses et pour 1/3 de l'augmentation des recettes, excluant en outre tant de nouvelles diminutions de salaires et de retraites que de nouvelles augmentations de la TVA.

09/02/2011

Papandréou-Juncker: L'euro survivra, la Grèce survivra

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est entretenu mardi avec le premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et assuré que "l'euro ne risque rien et survivra, comme la Grèce survivra grâce à l'euro", au cours d'une réunion de travail en présence des ministres des Finances et des Affaires étrangères, MM. Papaconstantinou et Droutsas.

Dans la conférence de presse qui a suivi, M. Juncker a souligné la nécessité d'un allongement de la période de remboursement du prêt de la Grèce, et exprimé son plein soutien aux efforts du gouvernement, alors qu'à propos du programme d'assainissement budgétaire, sur lequel il est d'accord, il a relevé toutefois que si les objectifs ne sont pas atteints il faudra prendre d'autres mesures.

Se référant à la discussion sur le dit Pacte de compétitivité, le président de l'Eurogroupe a observé que la Grèce et le Luxembourg n'ont pas été satisfaits lors du dernier Sommet européen et que la proposition franco-allemande restait à discuter encore.

De son côté, M. Papandréou a déclaré que la Grèce souhaite une solution globale sur la question de l'endettement des pays européens, alors qu'en référence au programme du gouvernement, il a rappelé qu'il avait reçu mandat des Grecs d'aller de l'avant pour changer le pays.

Nous procédons à toute une série de changements, a conclu le premier ministre, soulignant qu'ils n'ont rien à voir avec des mesures d'urgence et que le message est que la Grèce se trouve sur la bonne voie et que les Grecs doivent envisager l'avenir avec optimisme.

Déjeuner Papandréou-Fischer à Athènes

Le premier ministre, Georges Papandréou, et l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, ont déjeuné ensemble mardi à la mi-journée au Musée de l'Acropole à Athènes.

Il s'agissait d'une rencontre privée, les deux hommes conservant une amitié personnelle depuis l'époque où ils assumaient tous deux les fonctions de chef de la diplomatie en Grèce et en Allemagne.

M. Fischer est en Grèce, à l'invitation de la Fondation hellénique de politique étrangère et européenne (ELIAMEP), pour participer à une manifestation sur le thème "L'Europe en crise".

Rencontre Papaconstantinou-Juncker mardi à Athènes

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a eu mardi une rencontre avec le président de l'Eurogroupe et premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.

Aucune déclaration n'a suivi l'entrevue.

Toutefois, selon des cercles du ministère, l'entretien a été centré sur les grands dossiers qui seront examinés par les Conseils de l'Eurogroupe et Ecofin, en particulier les ressources du Fonds européen de stabilité financière, l'élargissement de son fonctionnement, ainsi que le "Pacte de compétitivité" franco-allemand.

05/02/2011

Le premier ministre, Georges Papandréou, sera au Caire dimanche

Le premier ministre, Georges Papandréou, sera au Caire dimanche pour une série de contacts avec les dirigeants politiques égyptiens, comme il l'a informé en fin de sa conférence de presse vendredi soir à Bruxelles à l'issue du Sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone Euro.

Vendredi encore, M. Papandréou s'est entretenu par téléphone avec le président égyptien, Hosni Moubarak, et avec l'opposant égyptien et Prix Nobel de la Paix, Mohamed ElBaradei, ainsi qu'avec d'autres personnalités de ce pays, ayant de plus des contacts téléphoniques avec la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov.

Le premier ministre a informé par ailleurs avoir discuté avec ses homologues européens et en particulier avec la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui doit aussi se rendre au Caire après M. Papandréou, comme il a été décidé lors du Sommet ce vendredi.

M. Papandréou a souligné l'intérêt tout spécial qu'a l'Egypte pour la Grèce, notant aussi le risque d'un flux d'immigrés si les événements tragiques de ces derniers jours se reproduisent.

Commentant les résultats du Sommet, M. Papandréou s'est félicité que "la Grèce n'est plus le problème, mais une part de la solution du problème économique de l'Europe", rappelant que depuis un an le gouvernement essaie de régler à la fois les besoins en prêts du pays, mais aussi le déficit de crédibilité qu'a laissé derrière lui le précédent gouvernement de la Nouvelle Démocratie.

M. Papandréou a salué la perspective d'un mécanisme permanent pour les crises financières, ce qu'a soutenu la Grèce, a-t-il dit, depuis le tout début, affirmant que "aujourd'hui la Grèce a des propositions", exprimant l'espoir que dans les prochaines semaines un accord sera finalisé, qui donnera une solution aux problèmes de dettes des Etats-membres de la zone Euro.

Le premier ministre a exclu toute diminution de salaires, la Grèce ne pouvant concurrencer la Chine et l'Inde sur ce point et que ce qui compte pour le pays est "d'investir dans la qualité", alors qu'à propos de l'allongement de la période du remboursement de la dette grecque, M. Papandréou s'est dit assuré que cela aurait lieu, ajoutant espérer une baisse des taux d'intérêt, confirmant aussi que cette question du remboursement fait partie du paquet de mesures qui devraient être décidées le 25 mars prochain au Sommet européen.

M. Papandréou participe aux travaux du Sommet de l'UE à Bruxelles

Le premier ministre, Georges Papandréou a déclaré que "la Grèce a prouvé avoir la volonté d'entreprendre des réformes en vue de rendre son économie viable", à son arrivée vendredi à l'ouverture des travaux du Sommet extraordinaire de l'UE à Bruxelles.

Cette réunion des "27" est considérée être un "pont" vers une solution globale pour la sortie de la crise de la dette de la zone euro, au prochain Sommet de l'UE en mars.

Une proposition franco-allemande sur un "Pacte de compétitivité" est attendue lors du présent Sommet.

M. Papandréou a estimé que la gestion des problèmes systémiques des économies des pays de la zone euro est le grand défi que doit relever l'Europe, affichant son optimisme quant à la volonté et à la capacité de l'UE d'atteindre ce but.

Enfin, le premier ministre a relevé que les décisions adoptées par ce Sommet, ainsi que le prochain Conseil européen en mars, seront déterminantes pour la création des conditions nécessaires à la croissance et à la création d'emplois.

30/01/2011

Papandréou: L'image de la Grèce cette année à Davos est positive

Le premier ministre, Georges Papandréou, a estimé que l'image de la Grèce cette année à Davos est positive, selon des déclarations vendredi matin au Forum de Davos, soulignant que les efforts du pays et les sacrifices du peuple grec sont reconnus et portent leurs fruits.

"Ces derniers jours ont montré que la Grèce recouvre sa crédibilité, tout en conservant l'espoir et ses perspectives d'avenir", a affirmé M. Papandréou, appelant par la suite au soutien de cet effort par tout le monde. 

Notons que cette affirmation a été interprétée comme une référence aux évènements récents de l'occupation de la Faculté de droit d'Athènes par des immigrés clandestins, alors qu'à une question de presse M. Papandréou a informé avoir discuté de cette question avec le haut commissaire de l'ONU aux Réfugiés, Antonio Gutierrez, lequel a reconnu la justesse de la loi adoptée récemment par Athènes.

Dans ses diverses interventions avec la presse grecque et étrangère, le chef du gouvernement a longuement souligné le retour de la crédibilité de la Grèce, le climat à Davos étant très différent de celui de l'an passé, a-t-il souligné.

Par ailleurs, M. Papandréou est revenu au moins à deux reprises vendredi sur la question de la restructuration de la dette grecque, notant que si cela avait été nécessaire il l'aurait fait au début de la crise, expliquant que son gouvernement a "une feuille de route" pour l'assainissement budgétaire et que la Grèce est "sur la bonne voie".

"Nous avons un programme ambitieux que nous appliquons et qui remettra notre économie sur des bases saines", a affirmé M. Papandréou, reconnaissant avoir pris des mesures sévères d'austérité, mais que son gouvernement avait constaté à son arrivée au pouvoir un gaspillage démesuré, une mauvaise gestion et aucune transparence.

Invité à commenter la situation dans le système bancaire européen, le premier ministre a relevé que tous les Etats-membres sont appelés à mettre de l'ordre dans leurs finances, que le mécanisme européen offre des grandes possibilités et que l'Europe doit avoir à sa disposition tous les outils nécessaires. Il faut, a ajouté M. Papandréou, des investissements dans les infrastructures au niveau européen.

28/01/2011

M. Papandréou à la 41e session du WEF à Davos

Le premier ministre, Georges Papandréou, participe jeudi, pour la deuxième fois consécutive en même temps que 35 autres dirigeants, aux travaux du Forum économique mondial (WEF), dont la 41ème session s'est ouverte mercredi à Davos (Suisse).

M. Papandréou a catégoriquement écarté toute idée d'une restructuration de la dette grecque, soulignant "nous avons une feuille de route pour sortir de ce problème", répondant jeudi au coordinateur d'un débat à Davos sur les réformes européennes, Lionel Barber, journaliste au "Financial Times".

Détaillant les mesures anti-crise prises par le gouvernement, M. Papandréou a cité notamment la réduction du déficit public plus importante qu'attendue et estimé à 2% un nouveau recul de l'endettement l'an prochain.

Nous sommes sur la voie du développement, a assuré le premier ministre, parlant de 2012, mais peut être aussi possiblement dès la fin de 2011, soulignant les importantes réformes réalisées ou en voie de réalisation.

M. Papandréou a par ailleurs mis l'accent sur l'importance de la croissance verte et des infrastructures en Europe, estimant que le modèle actuel accentue les écarts entre pauvres et riches et produit par ailleurs des phénomènes de populisme et de fondamentalisme.

Le premier ministre, Georges Papandréou, a eu dans la soirée de mercredi des rencontres importantes, en marge d'un dîner en l'honneur des dirigeants participant à la 41ème session du Forum économique mondial (WEF) de Davos, organisé par son président et fondateur, Klaus Schwaub.

Plus précisément, M. Papandréou s'est entretenu avec le Haut Commissaire des Nations unies pour les Réfugiés et ex-premier ministre portugais, Antonio Gutierrez, sur les problèmes d'immigration clandestine auxquels fait face la Grèce mais aussi l'Europe.

De surcroît, M. Papandréou a rencontré le SG de l'OCDE, Angel Gurria, pour discuter des développements économiques de l'Europe et de la Grèce.

Le premier ministre a aussi eu l'occasion de discuter avec l'ex-présidente du Chili, Michelle Bachelet.

Avec le vice-premier ministre britannique, Nick Clegg, M. Papandréou a évoqué les développements dans la zone Euro, les économies des deux pays et les relations du Royaume Uni avec le groupe de l'Euro.

Il est prévu que M. Papandréou accordera cinq interviews à des agences de presse internationale.

Papandréou s'entretient avec Bill Clinton, Amr Moussa

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est entretenu jeudi avec l'ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton, présent à Davos, ainsi qu'avec le président de la Ligue arabe, Amr Moussa.

La rencontre Papandréou-Clinton a pu être qualifiée de très amicale, les deux hommes se connaissant depuis longtemps, l'ancien président américain étant informé très précisément et félicitant le premier ministre sur le projet de la création d'un parc photovoltaïque dans la région de Kozani.

25/01/2011

M. Papandréou et le débat au Parlement sur les questions nationales

"Notre pays a suffisamment de problèmes sans qu'il soit nécessaire d'en construire de nouveaux inexistants", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, lors du débat au Parlement lundi au niveau des chefs de partis sur les questions nationales, à une question posée par le principal parti de l'opposition.

"Nous n'avons pas besoin de dissensions artificielles", a souligné M. Papandréou, estimant au contraire que "la politique étrangère devrait unir les Grecs" et que "la crise nous a obligé à penser très différemment".

"L'heure n'est pas à des confrontations factices, à placer des ennemis intérieurs grâce à des scénarios imaginaires", a poursuivi le premier ministre, recommandant que ce qu'il faut "c'est d'être comme un seul poing pour construire une nouvelle Grèce, avec un nouveau patriotisme, alors que le peuple uni, faisant preuve d'une maturité manifeste et déterminée, lutte pour son quotidien. Les citoyens ont compris ce qui n'allait pas, et ils savent qu'ils ont un gouvernement qui fait son devoir: fait ce qu'il peut".

M. Papandréou a mis l'accent également sur le fait que le gouvernement par les efforts qu'il fait pour restaurer la crédibilité de la Grèce au plan économique et budgétaire a su laisser en dehors de toute sphère d'évaluation les questions nationales.

Regrettant les critiques entendues sur sa visite récente en Turquie, M. Papandréou a mentionné les soupçons provoqués dès le tout début pour une politique de rapprochement Grèce-Turquie, affirmant toutefois qu'elle a porté ses fruits même si les violations aériennes continuent. "Nous avons dit à la Turquie que nous aspirons à la paix, mais que les menaces de conflit voire de violations de notre souveraineté nationale, n'ont pas de place dans l'UE".

En ce qui concerne la question chypriote, M. Papandréou a relevé que l'idée de la Turquie et de la communauté turco-chypriote pour une confédération "souple" "n'est pas viable et au contraire dysfonctionnelle. Nous soutenons pour notre part les efforts du président Christofias, alors que l'autre partie essaie de mener toute la procédure à une impasse (...) La communauté internationale n'est pas prête à légitimer l'invasion et l'occupation à Chypre", a-t-il assuré.

Notons enfin que le chef du gouvernement a condamné sans réserve l'attentat ce lundi à l'aéroport de Moscou.

21/12/2010

Papandréou: La loi sur les investissements, prochaine grande étape de la politique gouvernementale

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que la nouvelle loi sur les investissements constituera la prochaine grande étape législative de la politique gouvernementale, l'accent devant être mis aussi sur les développements économiques en Europe, où la Grèce, a-t-il insisté, doit être présente et avoir sa "propre voix" concernant les décisions à venir.

S'adressant en réunion informelle lundi du Conseil des ministres, M. Papandréou est apparu optimiste sur la question de l'allongement de la durée de remboursement du prêt de 110 milliards d’euros à la Grèce, informant qu’il a discuté de cette question lors du récent Conseil européen à Bruxelles et constaté qu’"ils sont tous positifs" à cette perspective.

Concernant les grandes décisions du Sommet, M. Papandréou a retenu comme "un grand pas en avant" la décision sur la mise en place d’un mécanisme permanent de soutien, mais s’est dit toutefois "pas absolument certain que cela sera suffisant pour stabiliser la zone euro".

Au chapitre du projet d’émission d’obligations européennes que de nombreux responsables communautaires jugent une certitude, tôt ou tard, M. Papandréou a émis des réserves du fait, a-t-il expliqué, qu’il "existe des résistances de la part de certains pays qui veulent repousser à plus tard le problème et ne pas prendre leurs responsabilités politiques".

Enfin, M. Papandréou a relevé comme élément essentiel du problème, le fait que les marchés ont constaté des insuffisances inhérentes de l’euro en raison de l’absence d’une gouvernance européenne, alors qu’il a vivement critiqué les agences internationales de notation financière, celles qui, a-t-il lancé, notaient AAA les banques qui se sont ensuite effondrées.

Notons que cette session était axée sur les programmes des différents ministères pour la période à venir, le chef du gouvernement demandant une nouvelle fois une coordination optimale entre ministères, mais aussi une participation active des députés dans l'élaboration des projets de loi.

A ce sujet, le Premier ministre a reconnu que les décisions prises en 2010 ont été "douloureuses" et ont eu un coût politique, mais souligné qu’elles étaient absolument indispensables afin de réaliser les changements radicaux dont avait besoin le pays. Les changements l’an prochain, a-t-il ajouté, seront par excellence d’ordre structurel, ils seront politiquement plus positifs, même si certains seront plus difficiles à gérer.

Pour conclure, M. Papandréou a demandé une intensification des efforts pour la numérisation et la gouvernance électronique, un facteur fondamental, a-t-il dit, qui doit imprégner toute l’oeuvre gouvernementale afin de combattre la bureaucratie.

Cinq projets de loi examinés en Conseil des ministres mardi

Neuf actions gouvernementales, dont cinq projets de loi, seront au centre des travaux du Conseil des ministres présidé mardi après-midi au Parlement par le Premier ministre, Georges Papandréou.

Il s’agit de réformes cruciales qui doivent être mises en oeuvre dans les trois prochains mois au titre du Mémorandum et dont dépend par conséquent le versement des prochaines tranches du prêt accordé par la Troïka à la Grèce.

Plus précisément, le Conseil des ministres doit donner son feu vert aux projets de loi de Dimitris Reppas concernant la libération et la restructuration des services postaux et des communications électroniques (Internet), de Louka Katseli concernant l’économie sociale et l’entreprenariat social, de Michalis Chryssochoïdis concernant la loi sur les investissements mais aussi le projet de loi sur la création du Fonds de l’Entreprenariat et du Développement et, enfin, de Tina Birbili concernant la simplification des modalités de délivrance des licences environnementales.

A l’ordre du jour également des travaux, le plan de dénationalisations, la libération des professions fermées, les jeux de hasard, ainsi que la réorganisation des services de perception des impôts, tous des dossiers relevant du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.

20/12/2010

Papandréou: Premier pas dans la voie d’une gouvernance économique forte dans l’UE

L'institutionnalisation d'un mécanisme européen permanent de stabilité garantira la stabilité financière de l'ensemble de la zone euro, aidera à accélérer les réformes structurelles et, en particulier, stimuler la croissance, a déclaré le Premier ministre, Georges Papandréou, saluant vendredi les décisions du Conseil européen à Bruxelles.

M. Papandréou a estimé que l'instauration prochaine du mécanisme constitue le "premier pas" dans la voie d'une "gouvernance économique forte dans l'UE".

"Nous avons commencé il y a 14 mois, en tant que gouvernement tout nouvellement élu, dans des conditions extrêmement difficiles et, à des rythmes rapides, nous avons circonscrit l'étendue de la crise, nous avons déposé des propositions, nous avons revendiqué des politiques européennes, alors que nous luttions en même temps pour recouvrer notre crédibilité et renforcer la voix de la Grèce", a souligné M. Papandréou, en résumant au début de son intervention, la politique gouvernementale conduite depuis lors sur la question du mécanisme de soutien européen.

"La Grèce est devenue à nouveau un interlocuteur crédible, ce que nous avons réussi avec un travail dur et systématique. Nous savions que la crise dans notre pays avait des causes et racines profondes, dans des conceptions et des pratiques qui devaient changer. Et c’est ce que nous faisons. Nous changeons la Grèce", a expliqué M. Papandréou.

Concernant la question de l’émission d’obligations européennes, M. Papandréou a rappelé que c’est une "proposition grecque, qui a été reproduite et adoptée par d’autres", se déclarant satisfait du fait que "le dialogue est ouvert dans la société, dans les parlements, dans les médias, dans toute l’Europe. Le débat sur les obligations européennes vient s’ajouter aux résultats très positifs que nous avons obtenus, en tant qu’UE. Le débat sur les obligations européennes est un défi pour l’approfondissement plus poussé de la coopération et de la coordination des membres et des institutions de cette Union".

13/12/2010

Papandréou annonce de grands changements dans le secteur agricole

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé des initiatives pour changer le secteur agricole, avec des décisions décentralisées, dans son intervention depuis Rethymnon (Crète), où il a participé à une session régionale sur le développement agricole.

"2011 sera l'année des grands changements dans l'agriculture", a assuré M. Papandréou, annonçant le coup d'envoi depuis Rethymnon d'un grand effort, d'un effort viable, organisé, d'un effort de production de richesses, "parce que c'est là ce qu'impose l'intérêt de notre patrie".

Nous devons prendre des initiatives, parce que aussi longtemps que nous ne produisons pas et nous ne soutenons pas nos propres produits, la pression sur les salaires sera grande, a souligné M. Papandréou, qui a présenté les grandes lignes du gouvernement pour renforcer le secteur agricole.

A ce point, M. Papandréou a critiqué le fait que la Grèce dépense chaque année 6,5 milliards d'euros pour des importations de produits agricoles, "bien des fois inférieurs en qualité que les nôtres". "Nous avons la force de nourrir les Grecs. Nous avons la force de renverser une situation mauvaise qui s'est aménagée depuis des décennies", a-t-il ajouté, en explicitant qu'il faut aider les agriculteurs à se tourner vers la qualité, la recherche, la technologie, la certification, le design et le marketing.

Nous soutiendrons le produit grec, a-t-il insisté, grâce à la formation, les méthodes scientifiques, pour qu'il ait un présent et un avenir.

Evoquant ces changements "qui doivent être réalisés et peineront certains ayant trouvé une bonne planque", M. Papandréou a affirmé ne pas être fier des institutions qui étaient chargées du développement agricole - citant à titre d'exemple les coopératives agricoles telles qu'elles ont fonctionné par le passé -, alors qu'il a tranché qu'il faut de plus refonder le ministère du Développement agricole à partir de zéro.

"L'Etat est resté durant des années centralisateur, en voyant avec suspicion les régions, en s'efforçant en même temps de contrôler même la production par des lois (...) Toutefois, la réalité dépassait l'Etat, engendrant dérégulation et corruption. Lorsque nous ne régulons pas correctement une réalité, elle nous dépasse", a soutenu M. Papandréou.

Se référant à cette occasion à la loi "Kallikratis" introduisant la nouvelle architecture administrative du pays, le Premier ministre a indiqué qu'elle contribuera à tous ces changements, avec des décisions au niveau régional, sans bureaucratie ni interventions à partir d'Athènes.

Plus tôt dans la matinée, M. Papandréou avait été informé lors d'une réunion spéciale avec les représentants des associations locales et des autorités territoriales de l'île, des problèmes provoqués la veille par la grande vague de mauvais temps qui a particulièrement touché la Crète.

En fin de matinée, M. Papandréou a visité l'Institut méditerranéen d'Agronomie de La Canée (MAIX), en clôture de son déplacement dimanche en Crète occidentale. 120 étudiants de 25 pays suivent à l'heure actuelle le cursus du MAIX.

Lors de cette visite, le premier chef de région élu de la Crète - issu des récentes élections territoriales de novembre dernier -, Stavros Arnaoutakis, a annoncé que la Région créera prochainement un organisme qui sera chargé de la certification de tous les produits crétois.

11/12/2010

Papandréou: La loi "Kallikratis" est une révolution

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a qualifié la loi "Kallikratis" introduisant le nouvelle architecture administrative du pays de "pas révolutionnaire" dans la voie de la convergence de la Grèce avec de nombreux pays européens, qui ont des institutions territoriales avancées, s'adressant vendredi à la mi-journée à une conférence organisée dans un hôtel du centre d'Athènes par le groupe du PASOK au PE, en présence de maires et de chefs de régions, sur le thème "La dimension européenne des autorités territoriales".

"Cette marche doit être parcourue au plus vite, afin de gagner le temps perdu", a insisté M. Papandréou, rappelant que la politique de développement de l'UE est orientée depuis longtemps déjà vers les régions, alors que la tendance générale au plan mondial de la concentration de presque 50% de la population dans des villes montre la nécessité de créer des "villes dynamiques dans des régions innovantes".

A ce point, M. Papandréou a tenu à souligner que ce qui est en jeu en définitive est la croissance, puisque sans croissance "la réduction des déficits est vaine", mettant l'accent de ce fait sur les propositions ayant une perspective de développement.

"Tout l'accent sera mis dans les prochains mois sur les changements structurels", a tranché M. Papandréou, explicitant que "Kallikratis" est au coeur de la solution que nous mettons en oeuvre et changera la façon dont se développe le pays.

"Le pari est le changement du modèle de production", a ajouté M. Papandréou, renvoyant au transfert de responsabilités vers les nouvelles municipalités et régions, des responsabilités à la fois pour le développement l'Etat prévoyance, mais aussi le "quotidien" des citoyens et des entreprises.

A l'issue de son discours, M. Papandréou a eu une rencontre avec le commissaire européen à la Politique régionale, Johannes Hahn.

25/11/2010

Papandréou: Construisons un Etat juste, opérationnel et flexible

L'Etat est le grand malade et doit se transformer en un Etat juste, opérationnel et flexible, qui aidera à la croissance, l'innovation et l'entreprenariat, a déclaré le Premier ministre, Georges Papandréou, qui s'est adressé mercredi aux nouveaux chefs de régions et maires du pays, réunis sur 2 jours en séminaires de formation.

Se référant aux changements dans l'Etat, "des changements, a-t-il dit, qui nous feront retrouver le bon sens commun", M. Papandréou a rappelé ce qu'avait fait jusqu'à présent son gouvernement, notamment un inventaire dans la fonction publique, l'introduction de critères de compétences pour les recrutements et la publication des décisions administratives sur Internet, avant d'insister sur la nouvelle architecture administrative qu'est la loi "Kallikratis".

Cette loi, a-t-il dit, "est le refondement moral de l'Etat", alors que ce nouveau découpage administratif du pays donnera un nouveau dynamisme au système politique, cette réforme étant encore, selon lui, le fondement indispensable pour chaque effort de développement.

Toutes les compétences concernant la prévoyance, la coordination de tous les établissements d'éducation, privés et publics, dans chaque région, la construction et le fonctionnement des écoles, jusqu'au développement régional et au changement du modèle de développement, passeront à "Kallikratis".

Le premier grand pas a été d'institutionnaliser "Kallikratis", le deuxième a été son acceptation par le peuple, et il reste à présent le troisième qui est sa matérialisation, a conclu M. Papandréou, s'engageant personnellement à ce que le gouvernement soit en permanence aux côtés des autorités territoriales, régionales et municipales.

M. Ragoussis à la conférence de formation pour les nouveaux élus territoriaux

Le ministre de l'Intérieur, Yannis Ragoussis, s'est adressé mercredi au 2e jour de la conférence de formation pour les nouveaux élus territoriaux, prévue dans le cadre notamment du passage des municipalités de "Kapodistria" aux nouvelles municipalités fusionnées de "Kallikratis", cette formation devant se clôturer dans deux semaines.

M. Ragoussis a indiqué que sont en cours 257 appels d'offres concernant le programme "Kallikratis", alors qu'est d'ores et déjà engagée la procédure de création de 1.200 nouveaux Centres au Service du citoyen (KEP) électroniques.

De plus, 24 décisions concernant les nouvelles municipalités seront publiées très prochainement dans le JO, ainsi que 21 décrets présidentiels et 26 décisions ministérielles, qui constituent l'acte régulateur qui lance la mise en application de la loi "Kallikratis".

"Le prochain trimestre, a ajouté le ministre, est crucial pour le lancement de l'application de Kallikratis, qui a pour but de servir mieux et plus rapidement les citoyens".

De plus, M. Ragoussis a indiqué que suite à la fusion des municipalités du pays au nombre de 325, 4.500 entreprises municipales sont supprimées sur les 6.000 existantes, sans que cela implique des licenciements.

Quant aux compétences touchant au Cadre national stratégique de Référence (ESPA), elles passeront aux régions non pas le 1er janvier, mais le 1er juillet 2011.

A ce sujet, M. Ragoussis a tranché qu'il "est erroné de tirer la conclusion qu'il n'y a pas d'argent pour Kallikratis. Mais il est vrai qu'il n'y a pas d'argent pour des gaspillages", informant à cette occasion que le programme de développement "Grèce" sera financé avec des fonds de l'ESPA de l'ordre de 4 milliards d'euros et soutiendra surtout des structures sociales.

24/11/2010

Papaconstantinou: La Grèce compte retourner sur les marchés en 2011

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a décrit les 10 grands défis que doit relever l'économie grecque en 2011, en soulignant qu'il "reste encore beaucoup à faire, nous avons les changements structurels destinés à rendre la réduction du déficit durable et les finances du pays viables".

M. Papaconstantinou s'est dit "ouvert" à une probabilité de rallongement du contrat de prêt ou de l'obtention d'un prêt supplémentaire, explicitant qu'il peut y avoir une discussion sur l'ensemble de la procédure de remboursement, mais tranchant qu'il "n'existe aucune décision à l'heure actuelle concernant une rallonge ni aucune discussion sur un prêt supplémentaire à partir de 2013".

Le ministre a réitéré que l'objectif de la Grèce est de retourner sur les marchés en 2011. "De notre côté, nous faisons notre travail. Le reste arrivera en temps opportun, en fonction de comment se passent les choses", a-t-il ajouté. La Grèce aura d'importants besoins d'emprunts en 2014 et 2015 pour rembourser le prêt.

Par ailleurs, M. Papaconstantinou a été très ferme en excluant qu'il "soit question de licenciements de fonctionnaires", en informant que les mutations dans le secteur public, au sens étroit du terme, ne seront pas considérées comme de nouvelles embauches - comme cela a été convenu en règle générale avec la Troïka -, mais comme un transfert de personnel.

Ainsi, à l'occasion de la fin de ce nouveau tour de concertations avec la Troïka concernant l'actualisation du Mémorandum en vue du versement de la 3e tranche du prêt à la Grèce, M. Papaconstantinou a cité les dix défis:

1. Gestion et contrôle des dépenses publiques et, dans ce cadre notamment, la désignation le 1er trimestre 2011 d'inspecteurs économiques dans les organismes les plus importants du gouvernement central, l'élaboration d'un Cadre stratégique budgétaire à moyen terme 2012-2014 (2e trimestre 2011), comportant des orientations générales sur l'augmentation des recettes, la diminution des dépenses ainsi que des réajustements budgétaires (baisse du déficit de 17 à 6,4 milliards d'euros). Ce cadre sera discuté dans un premier temps au sein du gouvernement, ensuite avec la Troïka lors du nouveau contrôle en février 2011, pour être enfin voté par le Parlement,

2. Lutte contre l'évasion fiscale, en particulier avec en décembre les projets de loi des ministères des Finances et de la Justice (procès-express), alors que sera annoncée la semaine prochaine la fusion de recettes du fisc et au cours du 1er trimestre 2011 la réorganisation globale du ministère des Finances,

3. Diminution des déficits des DEKO, avec au 1er trimestre 2011 la proposition globale pour les suppressions et fusions d'organisme, et il "est évident qu'il y aura des réductions d'effectifs dans les DEKO déficitaires, mais toujours selon la règle (mutations)". Chaque DEKO mettra en application son propre plan opérationnel, un débat y afférent devant être engagé avec les employés,

4. Réforme du secteur public, avec au total 40.000 départs en 2010 et avec en 2011 quelque 8.000 embauches (selon la règle de un recrutement pour 5 départs), la priorité devant être donnée à l'éducation, santé et assurances, ainsi que dans les secteurs où des besoins se font ressentir, comme inscrit aussi dans le Mémorandum (tribunaux fiscaux, répression de l'évasion fiscale, etc.). La nouvelle grille unifiée des salaires sera prête le 2e trimestre 2011 et entrera en vigueur à partir de la fin 2011,

5. Lutte contre les gaspillages dans le domaine de la santé, avec l'instauration d'une liste de médicaments et une baisse des prix, un nouveau cadre pour les fournitures et des contrôles internes dans les hôpitaux,

6. Relations de travail, avec un nouveau projet de loi à la fin de l'année du ministère de l'Emploi, M. Papaconstantinou imputant le retard existant au changement de ministre et annonçant que les contrats en entreprise priment sur les contrats sectoriels, sous certaines conditions précises, telles que "concernant le salaire minimum, il ne pourra être inférieur au seuil de la Convention nationale collective",

7. Libération des professions fermées, le projet de loi y afférent devant être voté au cours du 1er trimestre 2011,

8. Environnement des affaires - développement, avec entre autres le plan d'action pour la libération du marché de l'énergie qui sera présenté durant le 4e trimestre de 2011,

9. Secteur financier, les axes principaux étant la restructuration de ATEbank (Banque Agricole) (4e trimestre 2010 et séparation fonctionnelle de la Caisse des consignations et des prêts (1er trimestre 2011). Invité à dire s'il y a exhortation aux banques de fusionner, le ministre a indiqué que "les banques grecques réalisent des actions très sérieuses et généreuses, laissant ainsi libre choix à chaque établissement sur les moyens de renforcer sa place (augmentation de capital, fusion ou combinaison des deux). Nous sommes, a-t-il ajouté, au début d'un remaniement radical du système bancaire et nous verrons beaucoup de choses",

10. Mise en valeur des biens publics - dénationalisations, avec pour la première fois un recensement de tous les biens publics (2e trimestre 2011), alors que le programme détaillé sera rendu public d'ici la fin 2010. L'objectif est de percevoir 7 milliards d'euros en 2011-2013 et au moins 1 milliard en 2011.

Revenant enfin sur le calendrier des prochains contacts de la Grèce avec la Troïka, M. Papaconstantinou a indiqué que les deux textes qui ont été convenus hier (lundi) - Mémorandum actualisé et orientations actualisées de politiques économiques - seront signés dans les 10 prochains jours. Le prochain Ecofin de décembre décidera, sur la base du rapport relatif de la Commission européenne, le versement en janvier de la 3e tranche du prêt qui incombe à la zone euro, alors qu'une décision semblable sera prise le même mois par le FMI qui opèrera le versement entre les 15 et 20 du même mois. Concernant enfin la 4e tranche d'un montant de 15 milliards d'euros, qui sera versée en mars 2011, le contrôle de la Troïka sera effectué en février.

15/11/2010

Papandréou: Pas de licenciements, pas de nouvelles charges pour les salariés-retraités

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a exclu des licenciements et des charges supplémentaires pour les salariés et les retraités, tout comme toute augmentation des coefficients d'imposition, s'exprimant samedi à la première des trois réunions gouvernementales successives convoquées sous sa présidence à son bureau au Parlement.

Au centre de ces réunions, le Budget de l'Etat 2011 et les concertations qui débutent ce lundi avec la Troïka (UE-BCE-FMI), ainsi que la programmation et les priorités du gouvernement pour la période à venir.

Autre grand sujet, les développements en Europe et les concertations dans la zone euro, en particulier en vue de la rencontre de M. Papandréou lundi à Paris avec le président français, Nicolas Sarkozy, et la session de l'Internationale socialiste (IS) dans la capitale française.

"Face à un alarmisme débridé, nous répondons de notre côté par de la constance et nous poursuivons avec fermeté le combat pour sauver et redresser le pays grâce à de grands changements", a souligné M. Papandréou, s’engageant à ce que le gouvernement continue "à parler avec franchise aux citoyens" et à "livrer avec eux la bataille la plus importante qui vaille la peine d’être livrée, celle du sauvetage et de la régénérescence de notre patrie".

M. Papandréou, qui a rappelé le succès de la plus grande baisse du décifit - en un an - de toute l’histoire du pays, a expliqué, en référence aussi à ce qui ce passe à l’heure actuelle dans le reste de l’Europe, combien il "est important d’avoir aujourd’hui comme bouclier le mécanisme de soutien qui nous protège contre les attaques", mais aussi "combien il est important de continuer avec fermeté et constance les grands changements qui nous garantissent la légalité, la justice sociale, la perspective de l’économie et notre optique de développement".

La première réunion - qui a débuté peu après 13h - a réuni le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, et le conseiller du premier ministre et ex-vice-président de la BCE, Loucas Papadimos - qui participeront à la fois aux trois séances -, et MM. Pangalos (vice-premier ministre), Reppas (Infrastructures), Loverdos (Santé), Vénizélos (Défense) et Mme Katseli (Emploi). Υ a également assisté le conseiller du premier ministre, Iraklis Polemarchakis.

La 2e séance - qui devait débuter aussitôt après à 15h - devait réunir les ministres d’Etat, chargé des investissements, Haris Pamboukis, des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, la ministre adjoint, Mariliza Xenogiannakopoulou, et le chef de file du groupe du PASOK au PE, Stavros Lambrinidis.

Enfin, la 3e séance, a réuni toujours M. Pamboukis, et les ministres du Développement régional, Michalis Chryssochoïdis, de l’Education, Anna Diamandopoulou, du Développement agricole, Costas Scandalidis, de la Culture et du Tourisme, Pavlos Geroulanos, de l’Environnement et de l’Energie, Tina Birbili, et des Affaires maritimes et de la Pêche, Yannis Diamantidis.

De proches collaborateurs du premier ministre ont clarifié que les ministres de l’Intérieur, Yannis Ragoussis, de la Protection du Citoyen, Christos Papoutsis, et de la Justice, Haris Kastanidis, avaient déjà eu des entrevues avec M. Papandréou les jours précédents, et n’ont donc pas été convoqués à ces réunions de ce samedi.

Papandréou: Réduction du déficit sans nouveaux impôts ni coupes de salaires-retraites

Le premier ministre, Georges Papandréou, a réaffirmé que le grand effort (de réduction du déficit) se poursuivra "sans nouveaux impôts, sans coupes dans les retraites et les salaires des fonctionnaires, mais avec de grands changements structurels dans l'Etat, les DEKO (entreprises d'utilité publique), l'environnement des affaires et le modèle de développement du pays".

S'exprimant dans une interview au journal du dimanche "Proto Thema", M. Papandréou a tranché que le gouvernement est capable de réduire le déficit, insistant sur ce point "nous pouvons, bien que Eurostat vient à présent nous dire que la situation lamentable qu'a laissée derrière elle la ND est encore pire que nous l'avions estimée", dans une allusion à l'annonce lundi d'une révision vers le haut par l'Office européen de la Statistique du déficit 2009 de la Grèce.

Par ailleurs, M. Papandréou a dit ne pas craindre que la Grèce se retrouve en dehors de la zone euro "parce que cela est hors de toute réalité". "En 2010, nous avons réussi quelque chose qui paraissait irréalisable pour tous ceux qui misaient sur la faillite de la Grèce: la plus grande baisse de déficit jamais réalisée".

Concernant le Mémorandum signé avec la Troïka (UE-BCE-FMI), M. Papandréou a expliqué qu'il "officialise plus que tout la faillite d'une politique qu'a mise en avant à l'extrême le précédent gouvernement. Le fait que nous puissions aujourd'hui parler de renégociation, c'est parce que nous avons montré notre crédibilité. Dans ce contexte, s'est posée aussi la question de la prorogation du remboursement du prêt du mécanisme de soutien".

Commentant enfin des allusions dans les médias à d'éventuels gouvernements de coopération à l'avenir, M. Papandréou s'est interrogé qui sont ceux dans le système politique qui voudraient partager le coût politique avec le gouvernement. S'ils voulaient aider, a-t-il noté, ils pourraient et devraient le faire aussi depuis l'opposition, depuis les fonctions que leur a assignées le peuple grec.

04/11/2010

Papandréou: La démocratie ne peut être terrorisée

La démocratie ne peut être terrorisée et les actes irresponsables qui visent à la déstabilisation du pays ne réussiront pas, a affirmé mercredi le Premier ministre, Georges Papandréou, qui s'est recueilli au 1er cimetière d'Athènes sur la tombe de son grand-père, Georges Papandréou, et a suivi une messe du souvenir.

M. Papandréou a rappelé ce qu'avait dit son grand-père, à savoir que la démocratie une fois encore sera vainqueur.

A cette cérémonie étaient présents la famille et des proches et amis, ainsi que l'ancien président du Parlement, Apostolos Kaklamanis.

Par ailleurs, aux côtés du ministre de l'Emploi, Louka Katseli, le chef du gouvernement s'est informé au siège de l'Organisme des caisses des indépendants (OAEE) du nouveau dispositif intégré depuis le 18 octobre et qui informatise les prescriptions médicales, relevant que si ce dispositif avait été introduit il y a longtemps, la Grèce n'aurait pas eu le déficit qu'elle a actuellement et n'aurait pas été obligée de recourir au Mémorandum.

Le gouvernement dissocie les actes criminels de ces derniers jours du terrorisme international

Le gouvernement a formellement dissocié les envois depuis deux jours de colis piégés du terrorisme international, le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, se disant par ailleurs confiant que la société grecque ne pourra être ébranlée par ces actes de "déstabilisation", dans des déclarations de presse mercredi.

M. Petalotis a rappelé la série de contacts qu'avait eus le ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, avec les ambassades qui avaient été ciblées, et même avec ses homologues européens, pour transmettre à ces derniers les regrets du premier ministre, Georges Papandréou, à propos de cette affaire.

Il faudra que prochainement il y ait un cadre juridique concernant les transports internationaux de marchandises, a souligné le porte-parole, affirmant catégoriquement ensuite que les enquêtes actuelles et plus anciennes ont prouvé avec certitude que ces actes criminels n'ont rien à voir avec le terrorisme international, avec des organisations telles que Al-Qaïda.

A une autre question sur la coïncidence d'envois de colis les mêmes jours à partir du Yémen et de la Grèce, M. Petalotis a réitéré la conviction du gouvernement qu'il n'y a aucun lien avec ce qui s'est passé à partir d'Athènes et le terrorisme international, renvoyant du reste à une déclaration de la chancelière allemande, Angela Merkel, dissociant nettement le colis piégé adressé à la chancellerie de celui envoyé du Yémen, attribué à Al-Qaïda.

Enfin, M. Petalotis a dûment reconnu les conséquences graves de ces actes qui noircissent, a-t-il dit, l'image du pays à l'étranger, mais insisté que si les réactions n'avaient pas été ce qu'elles sont, il y aurait pu avoir des victimes et dégâts.

M. Droutsas a lui-aussi dissocié l’envoi des colis piégés du terrorisme international, en mettant en relief l’efficacité de la Police hellénique (ELAS), dans des déclarations à une radio privée athénienne.

"Au-delà de ces images qui ont malheureusement fait le tour du monde, il faut voir aussi l’essentiel: que vraiment, les autorités grecques et la police grecque ont très bien fonctionné, parfaitement dirais-je. C’est toutefois là un acte terroriste, qui doit être condamné et nous le condamnons de la manière la plus absolue. Ce que nous devons souligner, de façon catégorique, c’est que ces actes n’ont rien à voir avec le terrorisme international. Ne plaçons pas la Grèce dans cette aventure", a affirmé le ministre.

01/11/2010

Papandréou: Je ne fuis pas devant les problèmes

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que sa réputation future n'est rien devant les impératifs urgents et la taille des défis à relever pour sauver et changer radicalement la Grèce.

"Je ne bluffe pas, je ne fuis pas devant les problèmes, je ne me préoccupe pas de ma réputation future face aux impératifs urgents et la taille des défis. Je me donne corps et âme pour que mon pays évite la faillite, j'ai pris des responsabilités historiques, après mûre pensée mais sans jamais avoir peur", a déclaré M. Papandréou, qui rejette comme des "choses ridicules" les allégations faisant état d'une stratégie de sortie à l'instar de son prédécesseur, Costas Caramanlis.

M. Papandréou, qui se dit prêt à se soumettre à nouveau au jugement des citoyens à n'importe quel moment où cela sera nécessaire, souligne qu'il n'existe pas d'impasses dans les démocraties et insiste que la "défaite" serait pour lui de ne pas pouvoir contribuer au maximum dans la bataille pour changer le pays.

A ce point, le premier ministre explique qu'un recours éventuel à des élections anticipées et au verdict des citoyens ne dépendra pas d'un résultat électoral isolé, mais si de fait le pays est conduit à l'impasse.

"Nous avons le devoir de ne pas nous rendre les otages de pratiques hasardeuses", a renchéri M. Papandréou, rappelant que "le sauvetage du pays est l'affaire du peuple et non d'une élite politique éclairée". "Nous avons évité de justesse pour le pays le cauchemar de la faillite. Avec les efforts et les sacrifices de tous, nous progressons fermement dans la voie du sauvetage et de la régénérescence. Si cette marche est contestée, le danger est plus que certain que les sacrifices des Grecs seront sapés, tout comme la stabilité actuelle et l'avenir serein du pays", a-t-il ajouté.

M. Papandréou estime que 2011 sera la dernière année de recession et assuré que la Grèce honorera les engagements concrets contractés, sans penser au soi-disant coût politique. La situation sera bien meilleure en 2013 et nous serons à nouveau en trajectoire de croissance.

A ce point, M. Papandréou a tranché qu'il ne sera aucunement question de nouveau Mémorandum, "parce que tout simplement un nouveau Mémorandum ne sera pas nécessaire". "Si nous persévérons, sans écarts ni tergiversations, la Grèce sera en 2013, avec la fin du Mémorandum, un pays comme les autres, qui empruntera désormais uniquement sur les marchés", a-t-il ajouté.

Enfin, et dans un commentaire sur le chef de file de l'opposition et président de la ND, M. Papandréou a accusé M. Samaras de tenir un double langage, "il dit autre chose à l'intérieur du pays et autre chose à l'étranger", critiquant dans la foulée les partis de la Gauche de "s'enliser dans des logiques de confrontations partisanes, de refus stérile de la réalité et de toute coopération", alors qu'à propos du président du LAOS, Georges Karadzaferis, il reconnaît qu'il "s'est aligné avec responsabilité pour le sauvetage du pays" bien que, a-t-il noté, "des différences politiques et idéologiques d'importance décisive nous séparent sur plusieurs questions".

M. Papandréou demande un "vote de responsabilité accrue" pour l'avenir de la Grèce

Le premier ministre, Georges Papandréou, a demandé des citoyens un "vote de responsabilité accrue" pour l'avenir de la Grèce lors des élections territoriales du 7 novembre, s'adressant à la réunion régionale de Macédoine occidentale du PASOK qui a eu lieu dimanche soir à Kozani.

M. Papandréou, qui a dit justifiée la colère des citoyens et insisté que c'est là une réalité qu'il comprend, a exhorté les électeurs à ne pas donner leur suffrage à ceux qui investissent dans la peur et l'insécurité, mais de le transformer en force de création et de changement.

Aux élections du 7 novembre, a affirmé M. Papandréou, on saura si le pays continuera fermement sa marche vers le sauvetage ou si nous laisserons en plan les changements et les sacrifices que nous avons faits jusqu'à présent, tranchant que "nous ne donnerons à personne le droit d'arrêter la marche des changements". M. Papandréou s'est engagé à remédier à toutes les injustices, aussitôt que le pays sera sorti de la crise, citant d'ailleurs comme premier pas dès à présent dans cette voie l'aide aux petits retraités.

Concernant plus spécialement les élections territoriales et l'introduction de la nouvelle architecture administrative du pays, le premier ministre a dit que "Kallikratis" vient briser l'Etat clientéliste et que le PASOK propose et soutient des "personnes propres" qui sont en faveur de la transparence, afin que "les grecs sachent où va leur argent".

Papandréou: La Grèce court son propre Marathon

La Grèce court son propre Marathon, mais il est certain que tous ensemble nous franchirons la ligne d'arrivée et j'espère au plus vite, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, dans des déclarations dans le stade Panathinaïko et sa participation à la course du 10 km, une épreuve inscrite dans le cadre du 28e Marathon classique d'Athènes.

"Il y a 2500 ans, nous avions le conflit entre Orient et Occident. Aujourd'hui, toute l'humanité fête dans un esprit de Trêve olympique, de Jeux olympiques. Nous fêtons nos valeurs communes, la paix, la coopération, l'amour, le sport", a souligné M. Papandréou, qui s'est dit extrêmement heureux d'avoir eu la chance de courir, "même ces quelques kilomètres, en ce jour historique, qui fait la promotion de la Grèce".

Le premier ministre a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à l'organisation "de cette très belle fête" et à féliciter tous les athlètes qui y ont participé.

30/10/2010

Papandréou: Le mécanisme permanent de soutien, une "victoire importante"

La décision de l'UE de mettre en place un mécanisme permanent de soutien pour les pays de l'euro est une "victoire importante", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, dans une conférence de presse vendredi à Bruxelles à l'issue du Sommet européen, qualifiant par ailleurs "d'inadmissible" la proposition sur le droit de vote.

Le premier ministre a expliqué qu'aujourd'hui les "27" ont donné le feu vert au cadre général du mécanisme de soutien permanent, et que son fonctionnement sera précisé par un rapport de la Commission européenne après concertation avec les Etats membres.

"Lorsque la Grèce s'est trouvée il y a quelques mois dans la tourmente de la crise, nous avions proposé la création d'un mécanisme de soutien, qui interviendrait dynamiquement lorsque les marchés spéculent contre un pays. Nous avions alors proposé un mécanisme qui se chargerait du flux normal de financement et de prêt, lorsque les taux deviennent excessifs pour prêter à un pays. Nous avions livré bataille et un mécanisme provisoire avait été créé", a rappelé le premier ministre.

Par ailleurs, M. Papandréou a qualifié de "inadmissible" une des propositions reçue et soumise au débat par la présidence de l'UE, laquelle prévoyait comme sanction la suspension du droit de vote lors de tous les conseils des ministres de l’UE pour un Etat membre ayant des déficits élevés, soulignant que la Grèce a réagi directement.

"La bataille que nous avons livrée n'a pas été uniquement grecque, mais européenne", a déclaré M. Papandréou, soulignant que la suppression du droit de vote pour un Etat membre signifierait qu'il n'aurait pas droit à la parole dans les questions cruciales, telles que la sécurité, la défense nationale, la politique agricole commune, la politique régionale.

"Cette proposition frappe fortement le droit démocratique des Etats membres de l'UE, et l'UE a une tradition démocratique que nous ne voulons pas miner", a ajouté le premier ministre.

Enfin en ce qui concerne plus particulièrement la discussion des "27" sur la prévention à l'avenir des crises économiques, M. Papandréou a informé qu'il avait été décidé de faire jouer des “contre-incitations” pour les pays présentant des déficits publics élevés en raison de mauvaises pratiques.

“Les pays devront être jugés sur leurs pratiques à partir de maintenant et non de leur passé”, a-t-il conclu.

29/10/2010

Papandréou: La Grèce engagée à la stabilité et aux grandes réformes

Dans des déclarations peu avant le Sommet européen jeudi à Bruxelles, le premier ministre, Georges Papandréou, a rappelé que la Grèce s’est engagée à la stabilité et à de grandes réformes et que les Grecs, non seulement y croient, mais de plus les veulent. Les citoyens grecs, a ajouté le premier ministre, aspirent à une marche stable vers l’avant pour que et l’Europe et la Grèce sortent de la récession et de la crise.

Nous aimerions voir, a ajouté M. Papandréou, un mécanisme de soutien et de stabilité permanent, mais cela implique un mécanisme européen et aussi qu’il soit associé à la croissance et à l’emploi, qui font partie de la stabilité.

Naturellement, s’il est nécessaire qu’il soit intégré dans la Constitution et dans le Traité, nous pouvons discuter de cette question, mais nous devons savoir avant quel en est le contenu et comment nous pouvons assurer qu’il sera réellement un mécanisme européen.

M. Papandréou a précisé encore que ce qui compte avant tout c’est que le système financier lui-même soit responsable, et si nous parlons de stabilité, nous devons la constater en premier dans le système financier. En fait, ce sont eux, a-t-il dit, qui ont commencé la crise il y a deux ans.

Par conséquent, a conclu le premier ministre, il faut des contrôles sévères et la surveillance des paradis fiscaux, et naturellement savoir d’où proviennent les prêts. Je pense que ceci est important.

Déclarations Papandréou-Rasmussen de Bruxelles

Le premier ministre, Georges Papandréou, à Bruxelles jeudi pour le Sommet européen, qui doit participer dans la journée aux travaux du Parti socialiste européen, a fait des déclarations de presse à son entrée aux côtés du président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, pour préciser les politiques du gouvernement grec face à la crise économique et indiquer les positions d'Athènes sur les grandes questions qui seront débattues au Conseil.

"Le message est clair, a souligné le premier ministre, sur la marche de la stabilité économique et politique de notre pays, mais aussi de la volonté de tous de poursuivre les grands changements institutionnels pour que la Grèce soit un pays puissant au sein de l'UE et au plan international.

Dans ce cadre, nous avons déposé nos propositions pour un mécanisme de soutien fort de l'UE, et dès les premiers instants qu'il y a eu la crise dans notre pays et les attaques sur les marchés, nous avons demandé la création d'un mécanisme de soutien européen et aujourd'hui ce grand changement institutionnel est discuté en priorité.

Ce changement institutionnel, pour lequel nous nous sommes mobilisés positivement dès le tout début, doit naturellement comprendre non seulement la stabilité mais aussi la croissance.

Une croissance, a poursuivi M. Papandréou, qui crée des emplois et fait une Union Européenne compétitive à travers le développement vert. C'est pourquoi nous insisterons sur la position des socialistes pour que le mécanisme ait aussi cette dimension.

Parallèlement, en ce qui concerne les discussions qui ont lieu sur les sanctions, nous considérons que des sanctions figurent déjà dans le Traité de Lisbonne, qui peuvent être accentuées, mais la suppression du droit de vote est pour nous quelque chose de négatif, car il dévalue finalement la volonté démocratique de nos citoyens et de nos peuples.

En ce qui concerne le Traité, nous avons en principe aucune objection, et il serait positif que ce mécanisme figure dans le cadre institutionnel du Traité, mais toutefois il ne faut pas que soient préjugées les positions que chaque pays, chaque Etat-membre de l'UE peut avoir.

Il faut négocier quel sera ce mécanisme d'une façon telle que soient respectées la souveraineté, les vues et l'autonomie de chaque Etat-membre.

Pour sa part, M. Rasmussen a salué l'opportunité de s'adresser aux médias grecs pour les informer du soutien au premier ministre et à ses efforts pour qu'il y ait un mécanisme européen substantiel aidant les pays contre les attaques des spéculateurs et pour la gestion de la dette, ainsi qu’à son effort d'assurer qu'un nouveau mécanisme économique mettra en avant l'emploi et la croissance.

23/09/2010

Papandréou s'adresse à l’Economic Club de New York

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est employé à présenter la vraie image de la situation économique en Grèce et des moyens mis en oeuvre pour remédier aux problèmes, s'adressant mercredi à l’Economic Club de New York, devant un public hautement spécialisé des bourses et des investissements.

M. Papandréou a d'emblée insisté qu'il faut à tout prix donner l'image de la situation dans sa vraie dimension, et clarifier ce qui se passe exactement en Grèce, au plan de l'économie et des finances, pour contrer la désinformation qui résulte souvent d'un certain nombre d'analystes économiques.

Il y a six mois, a rappelé M. Papandréou, personne ne donnait cher de la perspective de la Grèce et tous étaient certains que la Grèce ferait faillite, pour mieux montrer le contraste que la Grèce est aujourd'hui un autre pays, fermement attaché à une stabilité et croissance à long terme, ce qui ne manque pas d'attirer l'intérêt des investisseurs, renvoyant d'ailleurs pour argumenter ce point de vue à la bonne réponse des investisseurs à l'annonce de l'augmentation de capital de la Banque Nationale de Grèce (BNG), tout comme à la décision de caisses de sécurité sociale norvégiennes d'investisseurs dans des obligations grecques.

Le retour des investisseurs est dû, a insisté M. Papandréou, au fait que le gouvernement grec fait ce qu'il dit, réalise les objectifs qu'il se fixe, en dépassant même toute attente, avant de rappeler qu'il y a eu en seulement quelques mois la promotion du programme le plus ambitieux et détaillé de réformes dans l'histoire moderne de la Grèce.

Le déficit a déjà été réduit de 32%, a-t-il précisé, et nous atteindrons l'objectif de 40% d'ici la fin de l'année, alors que les dépenses publiques ont été réduites de 8% et le déficit primaire de 60%.

Le premier ministre n'a pas manqué évidemment de faire référence aux avantages comparatifs de la Grèce concernant l'énergie solaire, la marine, le tourisme et les cultures biologiques.

"Nous n'avons pas eu peur du coût politique et nous avons transformé la crise économique en opportunité", a souligné M. Papandréou, citant même des sondages nationaux qui montrent un soutien croissant de l'opinion publique au gouvernement depuis avril dernier.

M. Papandréou a tranché avec détermination d'être le garant que les sacrifices du peuple grec ne seront pas vains, et que les coûts à court terme et la douleur seront compensés par des bienfaits à long terme, citant à titre d'exemples la rationalisation de l'architecture administrative du pays et surtout des autorités locales via la loi "Kallikratis", la réforme du système des retraites et de la sécurité sociale, la libération des professions fermées qui renforceront la compétitivité.

La crise, a-t-il lancé, n'était pas le début de la fin, mais un nouveau départ, citant parmi les atouts de la "nouvelle Grèce", la stabilité du cadre de l'environnement fiscal sur une décennie, alors qu'à partir de 2011 la fiscalité sur les bénéfices non distribués - et donc sujets à réinvestissement - de toutes les entreprises sera ramenée de 24% à 20%.

M. Papandréou a parlé une nouvelle fois de la mise en valeur des biens de l'Etat se chiffrant à 270 milliards d'euros, mais aussi de la place géographique de la Grèce qui est entourée par les marchés émergents, citant encore le plébiscite de la Chine sur l'importance de la Grèce, après son initiative de transformer le port du Pirée en point d'entrée de ses exportations vers l'Europe.

21/09/2010

Papandréou: La Grèce recouvre sa crédibilité sur les marchés

Le premier ministre, Georges Papandréou, a présenté les réformes budgétaires et structurelles les plus ambitieuses dans l'histoire de la zone euro que promeut le gouvernement grec en seulement quelques mois et qui changent vertigineusement l'image du pays, lors de sa visite lundi à la Bourse de New York, où il a eu un déjeuner de travail avec le président et de hauts cadres de Wall Street.

Nous honorons nos engagements à temps et dans les délais impartis, souvent bien plus tôt que ce qui est prévu, en dépassant toute attente, a souligné M. Papandréou, qui a expliqué que son gouvernement concentre à présent son effort sur la stimulation de la croissance et sur des mesures qui rendront l'économie plus compétitive.

M. Papandréou a rappelé le gouvernement a d'ores et déjà opéré une restructuration radicale du système des retraites et du système de fiscalité, tout comme lancé l'assainissement du secteur public qui fonctionne désormais avec plus de transparence et d'efficacité.

Le premier ministre a évoqué également la libération des marchés des produits, des services et de l'emploi, y compris la libéralisation des marchés de l'énergie et des professions fermées, estimant que ces réformes structurelles conduiront à une augmentation de 5% à 6% de la production.

M. Papandréou a mis l'accent sur l'immense optique de la Grèce dans le domaine des sources renouvelables d'énergie, tout comme dans le domaine des infrastructures, alors qu'il n'a pas manqué de citer aussi les possibilités de privatisation ou de mise en valeur de biens de l'Etat, dont la valeur s'élève à 270 milliards d'euros, un montant qui équivaut quasiment à la totalité de la dette du pays.

Enfin, M. Papandréou a exclu catégoriquement tout risque de faillite de la Grèce et s'est dit certain que les spreads se réduiront au fur et à mesure que les réformes portent leurs fruits et que la Grèce recouvrera la confiance des investisseurs.

Papandréou intervient à la table ronde de l'ONU sur la pauvreté, la faim et l'égalité des sexes

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné la déception suscitée par l'absence de progrès concernant la réalisation des Objectifs de développement du Millénaire, tels que la réduction de 50% jusqu'en 2015 des personnes vivant avec moins d'un dollar par jour, lors de son intervention lundi à la table ronde de l'ONU "contre la pauvreté et la faim et pour l'égalité des sexes", dans le cadre du Sommet sur les Objectifs du Millénaire au siège des Nations unies à New York.

M. Papandréou a indiqué que le nombre de gens qui ont faim a augmenté de 842 millions en 1990 à 1,02 milliard en 2009, une évolution jugée inacceptable, tout en prenant note par contre des progrès réalisés sur le front de la baisse de la mortalité, de la lutte contre les maladies et de l'accès à l'éducation, sans nier certes qu'il reste là aussi beaucoup à faire.

M. Papandréou, qui a noté la montée du chômage et de la pauvreté dans la plupart des pays du monde, a indiqué qu'il est urgent de créer plus de 300 millions de nouveaux emplois dans les cinq années à venir, afin que le niveau de l'emploi revienne au niveau d'avant la crise économique.

Le premier ministre, qui a reconnu que la crise économique a rendu cet effort de toute évidence plus difficile, a toutefois soutenu que l'austérité budgétaire fonctionne comme un prétexte pour ne pas mener de nouvelles actions et pour rétablir le protectionnisme qui entrave le développement des pays en développement.

M. Papandréou a affirmé que la mondialisation se caractérise par de profondes inégalités et asymétries, et rappelé que les Objectifs du Millénaire prévoyaient aussi une plus juste distribution des bienfaits provenant de la mondialisation, ce qui n'a malheureusement, a-t-il dit, pas été le cas.

M. Papandréou a tenu à assurer que la Grèce, malgré la situation difficile de son économie, reste attachée à ses engagements concernant l'aide aux pays en développement, la plus grande partie de son aide allant en Afrique subsaharienne.

Evoquant enfin la question de l'égalité, M. Papandréou a noté que les femmes ne représentent que 30% de la main-d'oeuvre au Moyen Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud, alors qu'il a exhorté également à une plus grande participation des femmes dans l'exercice du pouvoir.

17/09/2010

Le plus grand problème pour la Grèce est le manque de crédibilité

"Le mot austérité devrait être remplacé par le mot responsabilité", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à l'issue des travaux du Conseil européen jeudi à Bruxelles, soulignant aussi le problème le plus important que connaît la Grèce est celui du manque de crédibilité.

Plus précisément, M. Papandréou a expliqué que la responsabilité concernait trois secteurs: la gestion des agrégats macroéconomiques, la dette et les déficits, le développement stratégique pour créer de nouveaux emplois et qui rendra l'économie plus compétitive, et le passage à de nouvelles infrastructures et sources d'énergie renouvelable.

Se référant à la question à l'agenda du Sommet, à savoir les sanctions discutées dans le cadre de la gouvernance économique de l'UE, le premier ministre a clairement dit que la Grèce n'a pas d'objections si un programme juste est suivi, relevant que "si ce mécanisme avait existé il y a quelques années, la Grèce ne se trouverait pas là où elle est en ce moment".

M. Papandréou - toujours à propos du suivi - a insisté que doivent être considérées les données budgétaires mais aussi la croissance, alors que pour les sanctions il a déclaré qu'elles doivent être justes et ne pas être imposées seulement aux Etats-membres mais aux grands instituts financiers qui encouragent l'évasion fiscale sous forme de paradis fiscaux.

M. Papandréou a tenu à souligner que lors de ces entretiens avec les chefs d'Etat et de gouvernement, il avait retenu les réactions positives d'encouragement aux efforts du gouvernement pour sortir de la crise économique.

Enfin, sur le dossier des partenaires stratégiques de l'UE (Russie, Chine, Inde, Brésil), à l'agenda aussi du Sommet, le chef du gouvernement a salué la volonté de l'UE de renforcer son rôle au plan mondial et noté que peu avant le sommet euro-asiatique ASEM, qui aura lieu le mois prochain avec la Chine et la Corée du Sud, le premier ministre chinois sera en visite officielle en Grèce, un fait qui montre les bonnes relations entre la Grèce et la Chine et l'intérêt des investisseurs chinois.

Papandréou: La Grèce est sur la bonne voie

Le premier ministre, Georges Papandréou, a assuré que la Grèce est sur la bonne voie et qu'elle sortira renforcée de la crise, tout comme l'Europe.

"Nous sommes sur la bonne voie, certes douloureuse, mais nous réalisons de vrais progrès et de vrais changements", a affirmé M. Papandréou à son arrivée jeudi à Bruxelles pour le Conseil européen de l'UE.

Le premier ministre a également souligné que la Grèce sortira plus forte, tout comme l'Europe.

Au centre des travaux du Sommet, les relations de l'UE avec ses partenaires stratégiques et le dossier de la gouvernance économique. Sur ce dernier point, les discussions devraient essentiellement porter sur le degré de sévérité des sanctions contre les Etats membres indisciplinés au plan budgétaire.

13/09/2010

Papandréou: La survie de la Grèce est notre combat

Le premier ministre, Georges Papandréou, a appelé à un effort national, une responsabilité et des décisions collectives pour régénérer la Grèce, affirmant que "le combat que nous livrons est pour la survie de la Grèce. Ce combat nous le gagnerons tous ensemble ou tous ensemble nous perdrons".

Dans le discours traditionnel de rentrée politique samedi soir en marge de la 75e FIT, M. Papandréou a toutefois adressé un message d'optimisme, l'enjeu étant, a-t-il souligné, "patriotique" et rappelé le travail effectué pendant ses 11 mois de gouvernement pour sauver la Grèce de l'endettement, pour réussir à ce qui était considéré comme "inévitable", mais qui l'a pu l'être grâce aux efforts et sacrifices de tous les Grecs.

Enchaînant sur le long bilan de l'oeuvre gouvernementale pour "changer radicalement la Grèce", et tout en premier à mettre de l'ordre dans le Budget et les finances - ce que beaucoup même à l'étranger jugeait impossible -, à entreprendre des grandes réformes structurelles en quelques mois, M. Papandréou a assuré que les fondements étaient posés pour "renverser un climat négatif" et entendre dire que "la Grèce réussirait selon toute attente".

La confiance et la crédibilité sont de retour, a-t-il dit, citant notamment l'augmentation toute récente de capital de la Banque nationale de Grèce, et l'intérêt d'investisseurs étrangers pour les obligations d'Etat.

A propos des prochaines initiatives, le premier ministre a évoqué la libération des professions fermées, le plan de réorganisation des Chemins de fer helléniques (OSE) et la rationalisation d'autres entreprises d'utilité publiques (DEKO) déficitaires, la révision du système d'imposition contre l'évasion fiscale, des démarches plus rapides au plan de la justice, une nouvelle loi de développement, la spécification du plan de dénationalisation et mise en valeur des biens publics, la libération du marché de l'énergie, le plan de restructuration du système bancaire, l'unification des paiements des fonctionnaires, un nouveau cadre pour les fournitures hospitalières.

A ceux qui disaient par le passé "on ne peut pas", M. Papandréou a répondu fortement "si évidemment on le peut", spécifiant les grandes lignes de sa politique que sont la transformation de l'Etat, la protection des économiquement faibles, l'ouverture de la voie pour des investissements, des entreprises plus saines, la croissance verte, une réforme en profondeur de l'enseignement, la création d'une carte des droits sociaux pour en particulier l'égalité des femmes à l'emploi, un service hospitalier 24h sur 24, de nouvelles simplifications pour la création d'entreprises, un nouveau plan pour la recherche et l'innovation.

Et pour conclure, le chef du gouvernement a assuré que "grâce à nos forces et capacités nous pouvons tout faire. Nous le devons à nous-mêmes et à nos enfants".

Pas de nouvelles mesures, fin de la procédure du Mémorandum en 2013

Le premier ministre, Georges Papandréou, dans ce rendez-vous avec la presse dimanche qui est devenu traditionnel pour un chef de gouvernement au lendemain de l'inauguration de la Foire internationale de Thessalonique (FIT), a nié qu'il y aurait de nouvelles mesures d'austérité et prévu la fin de l'application du Mémorandum de la "troïka" en 2013.

Répondant avec beaucoup de précisions à toutes les questions de l'actualité politique et économique, M. Papandréou a démenti les rumeurs sur un 2e mémorandum - qu'alimentent la visite une nouvelle fois des experts de l'UE-BCE-FMI à Athènes, et les retards dans les recettes publiques -, et tranché "il n'y aura pas de nouvelles mesures. Il n'y a que ce qui est prévu dans le contrat. Tant que nous allons bien, il n'est pas besoin de nouvelles mesures".

Le premier ministre, a toutefois, recommandé que les médias cessent de semer la panique dans l'opinion publique en commentant et chiffrant excessivement négativement la situation économique, démentant par ailleurs des informations qu'il occuperait le poste de SG de l'ONU.

Aux questions des journalistes pressant sur de nouvelles interventions concernant le niveau de vie, M. Papandréou a d'une part affirmé qu'aucune décision n'avait encore été prise sur une taxe spéciale de consommation sur les carburants et le fuel de chauffage, alors qu'à propos des hausses de tarifs sur les factures d'électricité, il a assuré qu'elles ne concerneraient pas les petits et moyens revenus.

Reconnaissant certaines erreurs faites au cours des 11 mois de gouvernement, le premier ministre a souligné qu'on ne pouvait pas reprocher à son gouvernement d'être resté immobile, rappelant aussi que le slogan du PASOK aux législatives en octobre 2009 était "soit on change, soit on se noie", aujourd'hui il se remplace par "soit on change la Grèce, soit la Grèce est condamnée", écartant toutefois toute idée de restructuration de la dette en réponse à une autre question.

Selon M. Papandréou, une autre faute a été de ne pas se rendre compte lorsque le PASOK était dans l'opposition que le déficit n'était pas de 6% du PIB, comme l'affirmait l'ancien premier ministre, Costas Caramanlis, voire de 8% puis 9%. Avec 13% de déficit, la politique du PASOK dans l'opposition aurait été différente, a-t-il relevé.

A propos du tout récent remaniement ministériel et de la nouvelle répartition des compétences entre ministres et les 7 nouveaux ministres adjoint, ce qui pour la presse reste encore à l'état de flou, M. Papandréou a expliqué que ces choix n'ont rien à voir avec les personnes mais avec le fonctionnement du mécanisme de l'Etat et nié qu'il y ait à l'heure actuelle des vides dans la composition du gouvernement.

En référence à la première réunion du Conseil des ministres à Thessalonique vendredi, le chef du gouvernement a souligné que cette session avait été une session de travail, ajoutant que le projet de loi discuté concernant les grands investissements - contrairement à ce qui s'entend dire - avait été discuté de manière constructive, les ministres tenant à s'informer en détail. Le dialogue est actif, il peut y avoir des désaccords mais justement cela est le sens de la réunion du Conseil des ministres, a-t-il reconnu.

M. Papandréou adresse deux messages à la Turquie et à l'Albanie

Dans sa conférence de presse dimanche, le premier ministre, Georges Papandréou, a appelé la Turquie à réellement contribuer à des progrès dans la question chypriote, adressant par ailleurs à Tirana un message de protection des droits de la minorité grecque.

"La question chypriote, je le répète, est une question d'invasion et d'occupation, et c'est ce principal fait que l'on doit régler", a estimé M. Papandréou en réponse à une question de presse, ajoutant qu’à partir de là la Turquie doit contribuer substantiellement "à un dialogue constructif, à une procédure de concertations, afin que nous aboutissions au résultat souhaité, conformément aux paramètres connus que sont les résolutions de l'ONU et naturellement l'acquis communautaire".

"Je considère que des dossiers, tels que Chypre, les relations gréco-turques, la FYROM nous devons les résoudre. Nous voulons aller de l'avant", a ajouté M. Papandréou.

Commentant le récent assassinat d'un membre de la minorité grecque en Albanie, le premier ministre a déclaré que ce cas n'était pas simplement un hasard. "Malheureusement, a-t-il dit, des phénomènes analogues de manifestations nationalistes sont faites par des groupes extrémistes, qui ont malheureusement des aboutissants politiques".

"Pour nous cette question est très grave, a insisté le premier ministre, citant les relations bilatérales et la marche d'adhésion de l'Albanie à l'UE, relevant que "le nationalisme n'aide pas les Balkans, les pays voisins".

Sur la résolution de compromis adoptée par l'AG de l'ONU pour le Kosovo, M. Papandréou a déclaré que la position de Grèce n'avait pas changé concernant la reconnaissance du Kosovo, mais "nous nous efforçons de trouver une solution dans notre région, qui créera un espace de tranquillité, de paix, de non-recours à des conflits, à des nationalismes. Par conséquent, nous garantirons aussi une optique européenne".

M. Papandréou inaugure la 75e Foire internationale de Thessalonique

Le premier ministre, Georges Papandréou, a assuré les directions des sociétés organisatrices d'expositions et foires commerciales - FIT SA et HELEXPO - de la volonté du gouvernement de les soutenir et par extension de soutenir Thessalonique et sa région et par conséquent l'économie nationale, des déclarations faites samedi à la suite de la cérémonie d'inauguration de la 75e Foire internationale de Thessalonique.

"Nous avançons à pas fermes, a souligné le chef du gouvernement, et posons les bases d'une nouvelle époque, d'une nouvelle phase qui rencontre évidemment des difficultés, mais qui nous donne la possibilité d'entrer dans une économie innovante, une croissance verte, la cohésion sociale et la justice, mais en outre la compétitivité, pour que la Grèce puisse être fière".

M. Papandréou a relevé par ailleurs que la FIT met en évidence l’importance et la valeur des ressources humaines du pays. "Nous avons, a-t-il dit, des jeunes ayant de l'imagination, des entrepreneurs des innovations, qui sont disposés au développement et à des activités d'extériorisation".

M. Papandréou a visité les stands du Corps des pompiers, des ministères du Développement et de l'Environnement, où sont exposées des nouvelles formes de production énergétique (photovoltaïque notamment), de l'Economie, le pavillon de l'Electricité de Grèce (DEH), de la Police hellénique et de la préfecture.

25/06/2010

Papandréou: L’effort immense de renverser la marche catastrophique de la Grèce a débuté avec succès

Le premier ministre, Georges Papandréou, a affirmé que l’effort immense de renverser la marche catastrophique de la Grèce a débuté avec succès, s’adressant jeudi en réunion du Conseil des ministres, en soulignant que chacun reconnaît d’ores et déjà, tant les efforts du gouvernement, que surtout les sacrifices du peuple grec.

La marche à ce jour, a poursuivi M. Papandréou, n’a pas été facile, et les décisions adoptées étaient nécessaires pour sauver le pays, pour être en mesure aujourd’hui de payer les salaires et les retraites, pour bien expliciter dans la foulée que l’objectif est en fait que la Grèce ne se retrouve plus jamais en une telle posture, d’où la nécessité de s’attaquer aux causes les plus profondes de la situation actuelle, la seule voie étant des changements et renversements radicaux.

Faisant le point des huit premiers mois de son gouvernement, M. Papandréou a indiqué que les politiques mises en oeuvre "nous permettront de nous échapper définitivement du cercle vicieux du retard, de l’inégalité, du manque d’Etat prévoyance, de la faible compétitivité, mais aussi des déficits et des dettes".

Le premier ministre a souhaité clarifier toutefois à ce point qu’il reste encore des années difficiles d’effort intense et de persistance, même si les mesures les plus douloureuses sont déjà en application, signalant que sont lancés à présent les grands changements pour briser la bureaucratie, consolider les règles de transparence, de concertation et de comptes à rendre, partout à tous les niveaux, pour reconstruire l’Etat.

Enfin, M. Papandréou a fait mention de la réunion du lendemain du Conseil des ministres consacrée exclusivement aux changements à réaliser dans le système de sécurité sociale, de retraites dans la fonction publique et dans les relations de travail.

Concernant les projets de loi examinés lors de la séance, M. Papandréou a indiqué à propos du texte concernant la gestion et responsabilité budgétaires qui sera déposé d'ici le 30 juin au Parlement, qu'il s'agit du premier grand pas dans la réforme du Budget de l'Etat qui aura été achevée jusqu'en 2013, alors qu'à propos du texte du ministère de l'Environnement, il a dit qu'il cible essentiellement la menace du changement climatique et en même temps l'indépendance la plus grande des sources importées d'énergie, en mettant en valeur les sources nationales d'énergie amicales pour l'environnement et la croissance verte où les sources renouvelables jouent un rôle déterminant.

Passant à une analyse plus générale au plan européen, M. Papandréou a soulevé la question des fonds propres de l’UE, en signalant que l’imposition d’une petite taxe sur les transactions financières de l’ordre de 0,05% rapporterait à l’Europe des recettes de 240 milliards d’euros, citant comme autres mesures allant dans cette voie la taxe carbone et l’émission d’obligations européennes, un sujet à débattre dans le cadre du nouveau budget de l’UE.

M. Papandréou a jugé comme facteur positif le fait que ces propositions aient été adoptées par les syndicats lors de leur congrès mondial à Vancouver et exprimé l’espoir qu’elles seront à l’ordre du jour du G-20.

18/06/2010

Papandréou: La Grèce regagne progressivement sa crédibilité au plan international

Le premier ministre, Georges Papandréou, s’est dit convaincu que la Grèce s’est placée en trajectoire de réalisation de ses objectifs, en acquérant progressivement à nouveau sa crédibilité au plan international, s’adressant jeudi à Bruxelles dans une conférence de presse à l’issue des travaux du Sommet de l’UE, rappelant avec force la détermination de son gouvernement de promouvoir les changements majeurs et difficiles qui doivent être réalisés dans le système politique, l’administration publique et le système de prévoyance.

L’opinion que la Grèce est sur la bonne voie a été exprimée d’ailleurs, selon M. Papandréou, tant par la Commission européenne que par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, au cours des travaux du Conseil européen, le chef du gouvernement réitérant que la crise grecque a fait ressortir au sein de l’UE la nécessité d’une gouvernance économique et d’une politique économique coordonnée des "27", afin d’être capable à l’avenir de prévenir de telles crises.

M. Papandréou a souligné à cet effet que le "groupe de travail" présidé par le président de l’UE, Herman Van Rompuy, travaille dans ce but et présentera des propositions concrètes pour améliorer la gouvernance économique dans les prochains mois.

Concernant les propositions de l’UE pour la régulation des marchés financiers, en vue en particulier du Sommet du G-20 à Toronto, M. Papandréou a affirmé que l’UE s’engage à prendre des décisions, même en l’absence de volonté politique qui se manifesterait au niveau international. Et plus particulièrement pour les marchés des produits dérivés et des CDS, le premier ministre a réitéré sa proposition pour l'imposition des banques et des transactions sur les marchés internationaux.

Par ailleurs, M. Papandréou a informé que les "27" ont discuté de la nécessité d'adaptation budgétaire, en relevant toutefois qu'à part la réduction des déficits budgétaires et des dettes publiques, l'accent doit être mis aussi sur la capacité de recouvrer la croissance et stimuler la compétitivité de l'économie européenne.

Dans ce cadre, a-t-il ajouté, la nouvelle stratégie de l'"Europe 2020", adoptée le jour même par les "27", vise à renforcer l'emploi, soutenir la recherche et l'innovation, mais en même temps la cohésion sociale. Pour réussir ces objectifs, a-t-il noté, il faut les ressources nécessaires, et c'est pourquoi la Grèce a soutenu la proposition en faveur de l'imposition des transactions financières, l'imposition du CO2 et l'émission d'obligations européennes.

Evoquant plus spécialement l'effort entrepris en Grèce, M. Papandréou a expliqué qu'il faut parallèlement aux coupes dans les dépenses, aménager l’environnement approprié pour attirer des investissements, lequel ne mettra pas uniquement en valeur les programmes de l’UE, mais fera avancer la collaboration systématique avec des pays tiers qui souhaitent investir en Grèce.

"Nous avons une immense responsabilité de sauver l’économie, et nous le ferons", a tranché M. Papandréou, n’hésitant pas à dire que les changements apportés par le gouvernement dans l'administration publique et les autorités locales sont de "petites révolutions", mais aussi dans la fiscalité, pour un système plus juste et plus transparent.

03/06/2010

Le gouvernement accélère les procédures de mise en valeur des biens publics

Le gouvernement a adressé un appel aux investisseurs grecs et étrangers pour la mise en valeur des biens publics, via un programme d'introductions en Bourse, de dénationalisations, de contrats de concession et de mise en valeur de biens immobiliers de l’Etat, afin d’honorer l’engagement pris dans le cadre du mémorandum signé avec la "troïka" (Commission européenne, BCE et FMI) pour le recouvrement de recettes de 3 milliards d’euros sur les trois prochaines années.

Dans une conférence de presse commune, les ministres des Finances, Georges Papaconstantinou, des Infrastructures, des Transports et des Réseaux, Dimitris Reppas, de l’Environnement, de l’Energie et du Changement climatique, Tina Birbili, et de la Culture et du Tourisme, Pavlos Geroulanos, ont annoncé l’accélération des procédures de mise en valeur des richesses du pays, en ciblant la restructuration et la croissance économiques, la revalorisation de la qualité de la vie et l’amélioration de la situation budgétaire.

Le dossier de biens publics qui est adressé aux investisseurs comporte les secteurs des transports (chemins de fer (OSE), ports, aéroports), des eaux (EYDAP - EYATh), de l’énergie (DEH (électricité), DEPA (gaz naturel), ELPE (Pétroles helléniques)), des télécommunications (OTE), des jeux de hasard (paris (OPAP), casinos, hippodrome (ODIE)), et des biens immobiliers (Société foncière de l’Etat (KED), Biens touristiques helléniques (ETA), biens olympiques, avoirs immobiliers de l’OSE).

Les procédures qui seront suivies prévoient, selon les cas, des contrats de concession, l’entrée d’investisseurs stratégiques, des introductions en Bourse, la création de holdings, mais aussi des privatisations à 100%.

29/05/2010

Papandréou à Komotini: Nous sommes décidés à en finir avec la corruption

Le premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé sa détermination de mettre un terme à la corruption lors de sa visite vendredi à Komotini (Thrace), où il était accompagné d'une importante délégation gouvernementale, critiquant par ailleurs le précédent gouvernement pour son laxisme, l'affaire Siemens revenant à la Une de l'actualité ces derniers temps, avec notamment les charges portées contre un ancien ministre du PASOK, M. Mandélis, interdit du reste de sortie du territoire depuis jeudi, après avoir déposé la veille devant la commission parlementaire d'enquête du Parlement.

Le précédent gouvernement, a déclaré M. Papandréou qui s'adressait à une réunion à Komotini du Comité économique et social (OKE) de Rodopi, a opté pour le silence, dissimulant des affaires de corruption ayant pour résultat "de faire du mal au système politique, à l'économie et à la crédibilité du pays".

Face à cette situation, les réactions de mécontentement, la colère justifiée "ne mènent nulle part", ce qu'il faut, a estimé le premier ministre, c'est essentiellement un changement de mentalités et des réformes institutionnelles transparentes et adaptées à notre époque. "Cette question de corruption est une question de démocratie et en même temps une question nationale, économique et de développement", a-t-il souligné, faisant observer qu'"il fallait que le gouvernement change pour que la vérité soit faite".

Se référant ainsi au lourd tribut que paient les Grecs suite à des années de dysfonctionnement, M. Papandréou en est venu ensuite aux possibilités qu'offre aujourd'hui le dit mécanisme de soutien de l'UE et du FMI, notamment un répit au gouvernement pour qu'il mette en route des "changements historiques" dans les mois qui suivent.

Et si le premier ministre a insisté que le problème en Grèce n'est pas seulement économique (il en est l'un des "symptômes"), mais réside aussi dans le fonctionnement de l'Etat et du système politique, il a expliqué que "nous y remédierons dans les prochains mois par des changements historiques", se disant confiant "de sortir rapidement de la procédure de surveillance, si tant est que nous bâtissions notre économie sur des bases solides".

Le chef du gouvernement, dont l'objectif dans cette tournée de visite a été le soutien à la politique régionale, dans une région touchée fortement par la désindustrialisation, a annoncé un prêt de l'Etat de 61 millions d'euros à la société de textile "Enomeni Klostoyfantourgia" pour son nouveau plan opérationnel.

Enfin, et adressant le message aux industriels - que ce soit notamment les producteurs de tabac, voire les pêcheurs de la région, aux prises avec le plancton -, que le développement économique ne se fait pas uniquement avec des aides et subventions, mais dans un nouveau modèle, M. Papandréou a dit l'importance aussi d'associer les programmes universitaires (AEI et TEI) avec les régions.

11/05/2010

Papandréou: La société a besoin d'un climat de justice sociale et de confiance mutuelle

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que la société a besoin d'un climat de justice sociale et de confiance mutuelle, comme condition pour assurer un avenir meilleur que mérite la Grèce, s'adressant lundi en réunion du Conseil des ministres qui a adopté le projet de loi sur la réforme de la sécurité sociale.

Le gouvernement du PASOK promeut par des réformes et des bouleversements les grands changements, mais de façon constante et démocratique qui consolide le sentiment de justice.

Rendant compte de la réunion des chefs de parti sous la présidence du chef de l'Etat la matin même au Palais présidentiel, M. Papandréou - après avoir déploré l'absence de la SG du KKE, Aleka Papariga, et du président du GP de la SYRIZA, Alexis Tsipras, de "ces moments qui consolident les institutions démocratiques et leur fonctionnement" - a dit avoir constaté un climat positif sur de nombreux points, "beaucoup de choses soutenues en paroles ne le sont pas dans les actes", a-t-il pourtant noté, gardant de ce fait certaines réserves, et a informé avoir déposé les propositions du gouvernement concernant la marche du pays qui suivra l'activation du mécanisme de soutien à l'économie grecque, une époque, a-t-il insisté, qui se caractérisera par de grands changements.

Comme je l'ai dit, les questions que j'ai posées concernaient la justice sociale, le sentiment de droit dans la sécurité sociale, la prévoyance, la santé et l'éducation, mais aussi des questions de développement viable dont a besoin le pays et les efforts pour attirer des investissements.

Réforme de la sécurité sociale: Un changement structurel majeur, selon Loverdos

Le ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Andréas Loverdos, a parlé d'un changement structurel majeur qui était nécessaire depuis des décennies, en présentant lundi le projet de loi instaurant un nouveau système de sécurité sociale en Grèce.

Ces changements, a souligné M. Loverdos, sauvent l'institution de la retraite et des soins médicaux et pharmaceutiques, sauvent l'économie nationale et favorisent des évaluations positives pour la Grèce au sein de l'UE, ainsi que le fonctionnement sans problème du mécanisme de soutien à l'économie grecque.

Les grandes lignes des changements apportés par le nouveau système sont:

- il est instauré une retraite de base de l'ordre de 360 euros, selon les données actuelles, qui est garantie, octroyée et financée par l'Etat;

- il est instauré une retraite rétributive qui résulte des cotisations versées et du temps de travail de chaque assuré. Ce système commencera à être appliqué à partir de 2018, en prenant en compte les années de travail après 2013. Sont également prévues des dispositions prévoyant des coefficients d'incitations pour chaque travailleur de rester actif au-delà des 36 ans de travail et jusqu'à 40 ans;

- l'âge général de départ à la retraite reste fixé à 65 ans, le nouveau système ayant pour but de porter la moyenne réelle d'âge de départ à la retraite de 61,4 à 63,5 ans d'ici 2015. Les programmes de départs volontaires sont interdits dans toutes les caisses. A partir du 1.1.2011, tout assuré partant en retraite anticipée sera pénalisé de 6% par an pour chacune des années en moins de travail;

- les fonctionnaires sont intégrés à la grande caisse IKA à partir de 2013. Les dispositions concernant les mères avec enfants mineurs travaillant dans la fonction publique seront annoncées dans les prochains jours par le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou;

- la Banque de Grèce est désignée comme organisme unique de gestion des réserves de toutes les caisses;

- tous les organismes de sécurité sociale fusionnent en trois (salariés, agriculteurs, indépendants) concernant la retraite principale, à partir de 2013;

- les branches santé et retraite sont dorénavant dissociées.

Selon M. Loverdos, ces mesures gouvernementales restructurent l'institution de la sécurité sociale en évitant son effondrement, mais contribuent aussi décisivement à l'objectif primordial d'éviter la faillite du pays, d'assainir ses finances et de placer la Grèce dans un nouveau cycle de développement viable.

10/05/2010

Feu vert à l'activation du mécanisme de soutien, M. Papandréou se félicite de la solidarité des partenaires de la Grèce

Les 16 dirigeants des pays de l'Eurogroupe ont approuvé vendredi, tard dans la nuit, l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce à hauteur de 80 milliards d'euros, dans le cadre d'un plan d'aide avec le FMI d'un total de 110 milliards d'euros pour trois ans. Le premier versement aura lieu avant le 19 mai.

Le premier ministre, Georges Papandréou, a salué de Bruxelles la solidarité des partenaires européens, à l'issue de la rencontre au sommet des Etats-membres de l'Eurogroupe vendredi soir.

"Par cette rencontre au sommet aujourd'hui, et par notre décision aujourd'hui, les Etats-membres de l'Eurogroupe ont montré qu'ils se tenaient résolument à nos côtés", a déclaré le chef du gouvernement, qui a souligné que les fonds garantis par l'UE et le FMI "nous permettront de matérialiser notre programme de stabilité et de croissance, sans les incertitudes journalières sur les marchés internationaux".

M. Papandréou a relevé par ailleurs que "aujourd'hui, cette rencontre a montré quelque chose de plus, que la nécessité de renforcer la zone Euro n'est pas liée seulement aux problèmes de la Grèce. La question est beaucoup plus large et concerne l'ensemble des Etats-membres de l'Eurogroupe". "Nous avons prouvé que nous travaillerons tous ensemble pour assurer la stabilité de notre monnaie, la stabilité en Europe".

Ces décisions, a ajouté le premier ministre, "montrent que nous travaillerons tous ensemble pour ne pas laisser incontrôlée la spéculation internationale, pour sortir l'Europe de la crise et contribuer substantiellement à une reprise de l'économie internationale et finalement pour assurer des emplois et la sécurité de nos citoyens".

07/05/2010

Le Parlement vote le projet de loi pour l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce

Le projet de loi concernant l'adoption des mesures économiques en vue de l'application du mécanisme de soutien à l'économie grecque a été voté en première lecture par 172 voix pour (les députés du PASOK présents, Dora Bakoyannis de la ND et les députés du LAOS), 121 contre (les députés de la ND, du KKE et de la SYRIZA), alors que trois députés ont déclaré "présent" (abstention de trois députés du PASOK, Yannis Dimaras, Sofia Sakorafa et Vassilis Ikonomou), sur un total de 296 parlementaires présents à la séance plénière du Parlement.

Quatre députés, Christos Papoutsis du PASOK, Elsa Papadimitriou de la ND, Spyros Halvadzis du KKE et Thanassis Dritsas de la SYRIZA, étaient absents de ce vote nominal. Dans des lettres adressées à la présidence du Parlement, M. Papoutsis a fait savoir qu'il aurait voter "oui" et M. Dritsas "non", ces votes n'étant pas pris en compte dans le décompte final.

Le projet de loi a été voté nominalement après demande du KKE.

Pendant la procédure de décompte des voix, le président du Parlement, Philippe Petsalnicos, a lu depuis la tribune une lettre du président du PASOK, Georges Papandréou, annonçant que les députés Dimaras, Sakorafa et Ikonomou sont exclus du groupe parlementaire du PASOK. La DG du PASOK, Reggina Bartzeli, a contacté par téléphone les trois députés pour leur demander de démissionner de leurs sièges, Mme Sakorafa opposant un refus, M. Ikonomou se réservant de répondre et M. Dimaras ne pouvant être contacté.

Un peu plus tard, M. Petsalnicos a lu une lettre du président de la ND, Antonis Samaras, qui excluait Mme Bakoyannis du groupe parlementaire de la ND.

Papandréou: Dès aujourd'hui, nous nous mettons durement au travail pour demain un miracle grec

Dès aujourd'hui, nous nous mettons durement au travail pour demain un miracle grec, c'est par ces mots que le premier ministre, Georges Papandréou, a conclu son discours jeudi avant le vote au Parlement du nouveau paquet de mesures économiques qui assurera à la Grèce une aide financière de 110 Mds d'euros de ses partenaires de l'Eurogroupe et du FMI, à titre d'un accord sur le mécanisme de soutien.

"Les parlements des autres pays, les peuples des autres pays, décident de soutenir la Grèce, de donner tous unis le combat pour sauver le pays. Nous, ici, que leur disons-nous?", a affirmé M. Papandréou, dans un appel aux partis de l'opposition de soutenir les mesures destinées à garantir les crédits pour le refinancement de la dette et voter le projet de loi déposé en ce sens par le gouvernement.

M. Papandréou, qui a ouvert son discours sur les incidents tragiques survenus durant les manifestations organisées à l'occasion de la grève nationale de 24h en Grèce, qui ont coûté la vie à trois employés de banque, a ensuite critiqué avec la plus grande virulence la ND pour sa gouvernance durant les six dernières années.

"Ni la violence, ni les pierres ne nous sortirons de la récession. La violence ne donne ni de solutions ni de réponses, mais créent de nouvelles plaies", a tranché M. Papandréou, exhortant l'ensemble de la classe politique à contribuer à mettre fin une fois pour toute à ce genre de phénomène.

"Au cours des précédentes décennies, il y a eu des +erreurs+, mais au cours des cinq dernières années, il y a eu des +crimes+. En substance, il y a eu doublement de la dette du pays en très peu d'années. L'année des Jeux olympiques, nous avons eu des dépenses de 80 milliards, et en 2009 40 milliards de plus. Depuis 2004, 60.000 nouveaux fonctionnaires ont été recrutés dans la fonction publique, et ce même si le pays était en procédure de déficit excessif, et même si la nouvelle gouvernance +mettait de l'ordre+ dans l'Etat (...) C'est une deuxième fonction publique qui a été créée en cinq ans", a dénoncé M. Papandréou, demandant à l'adresse du principal parti de l'opposition si toutes ces dépenses ont malgré tout servi à améliorer, tout du moins, l'éducation, la santé. "Où est allé tout cet argent", a-t-il lancé, accusant le président de la ND, Antonis Samaras, "malgré ses pardons, de se tenir entièrement solidaire de tout ce qui est arrivé".

M. Papandréou a accusé le précédent gouvernement de la ND d'avoir laissé se propager "la diffamation de notre pays, non seulement à cause des emprunts et dettes, mais à cause des mensonges constants. Tout juste deux jours avant les élections, la ND a déclaré un déficit de 6% du PIB. Les responsables du gigantesque trou noir ne ressentent non seulement pas le besoin de demander pardon, mais nous ont accusés de gonfler (les chiffres)", a ajouté M. Papandréou.

A ce point, et sans éluder une partie d'autocritique sur les responsabilités de la situation actuelle, mais qui n'épargne à divers degrés aucune partie du monde politique, M. Papandréou a taxé les précédents gouvernements d'avoir manqué d'audace pour réaliser les changements indispensables.

Commentant la demande du KKE et de la SYRIZA que le texte soit voté à une majorité qualifiée de 180 voix sur 300, M. Papandréou a noté d'emblée que ce texte requiert le consensus le plus large, soulignant que ce qui est en jeu n'est pas une majorité accrue, mais la responsabilité politique pour chacun de nous, pour nous tous. Le projet de loi, a-t-il assuré, sera voté de toute façon avec la majorité parlementaire du PASOK, pour que nous soyons tranquilles avec notre conscience, notre patrie et nos obligations internationales. Cette attitude devrait être aussi celle du plus grand parti de l'opposition.

"C'est l'heure des changements. Il ne peut y avoir ni un jour ni une heure de retard. Mais nous qui voterons le projet de loi, nous pouvons dire que ce qui est aujourd'hui le problème grec, nous travaillerons durement pour que ce soit demain le miracle grec", a conclu M. Papandréou.

06/05/2010

Vers une réunion des chefs de parti et chef de l'Etat contre la violence

Le premier ministre, Georges Papandréou, a exprimé ses profondes condoléances pour la perte des trois personnes, victimes comme il l'a souligné d'un assassinat, dans une allocution mercredi au Parlement, s'engageant à ce que les auteurs soient punis, mais également annonçant qu'il convoquerait la réunion, annulée en début de semaine, des chefs de partis sous la présidence du chef de l'Etat, pour adresser un message "contre la violence, une seule voie".

M. Papandréou a appelé tous les partis à condamner ces actes de violence, "à prendre leurs responsabilités et à ne pas se dissimuler derrière les décisions indispensables prises par le gouvernement pour sauver le pays".

Le premier ministre a parlé aussi des violences aveugles conséquences de responsabilités politiques, ainsi que de déclarations ces derniers jours à propos d'un pays se trouvant soi-disant sous un régime dictatorial, des déclarations, a-t-il souligné, ayant mis le feu aux poudres.

"La patrie vit des moments difficiles, mais nous devons tous être clairs", a poursuivi M. Papandréou, relevant encore que "l'heure est aux responsabilités pour la protection des intérêts nationaux, du système démocratique, de la cohésion sociale, mais aussi de la vie de nos concitoyens. L'heure est aux responsabilités pour la protection de l'image de crédibilité du pays. A cette heure, où notre pays est menacé et est l'objet d'attaques de spéculateurs, nous sommes tous appelés à prendre nos responsabilités. Personne ne peut se cacher. Le gouvernement connaît ses obligations et les sentiments de chaque salarié, de chaque retraité. Ces décisions ne sont agréables pour personne".

Se référant aux événements de la journée, M. Papandréou a relevé que "chaque citoyen a le droit de manifester. Il n'a toutefois ni le droit à la violence ni à des crimes. La violence entraîne la violence. Autre chose de manifester autre chose est d'assassiner. Il va de soi que nous nous tiendrons aux côtés des trois familles qui vivent un drame, et nous leur disons que nous trouverons les auteurs et qu'ils seront jugés".

Pour conclure, et reconnaissant aussi naturellement la lourde tâche actuelle du gouvernement et que l'heure devrait être au consensus, M. Papandréou a espéré que ce jour est "une nouvelle page". La réunion annulée avec le chef de l'Etat devra avoir lieu dans les prochains jours "et je prendrai les initiatives, a-t-il dit, qui s'imposent pour diffuser le message que s'il existe des désaccords entre nous, face à la violence nous avons une seule voix".

Papoulias: Le pays au bord de l'abîme

"Le pays est arrivé au bord de l'abîme. Il nous revient à tous de ne pas faire le prochain pas dans le vide. Et les responsabilités se prouvent en actes et non en paroles. L'Histoire nous jugera tous, sévèrement et sans excuse", a déclaré dans son message mercredi le président de la République, Carolos Papoulias.

"J'ai du mal à trouver mes mots pour exprimer ma douleur et ma colère pour la mort tragique de nos trois concitoyens", a souligné M. Papoulias, ajoutant que "ce qui compte avant tout dans les prochains jours c'est de conserver la cohésion sociale et la paix sociale".

03/05/2010

Papandréou: Ce sera difficile, mais nous y parviendrons

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'adressant dimanche matin en réunion du Conseil des ministres, peu avant l'annonce détaillée par le ministre des Finances des mesures inscrites dans le plan triennal élaboré par la Grèce, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI pour le mécanisme d'aide financier, a reconnu qu'elles seront dures, mais exprimé son entière confiance que les Grecs s'en sortiront.

M. Papandréou a dressé les trois priorités de la politique gouvernementale, que seront d'une part la protection des plus défavorisés, d'autre part un effort pour rétablir le sentiment de justice, expliquant ressentir la colère des Grecs appelés "à payer pour les pêchés d'autres" et, enfin, transformer la crise actuelle en une occasion de changements.

Les sacrifices auxquels sont appelés les Grecs permettront au pays "de souffler", a estimé le chef du gouvernement, et du temps pour aller de l'avant dans des "changements historiques". "Nous créerons un nouveau patriotisme et une nouvelle conscience nationale, un message que nous adressons partout".

Un programme d'adaptation budgétaire de 36,4 milliards d'euros

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a annoncé dimanche un programme d'adaptation budgétaire de 36,4 milliards d'euros sur trois ans, afin que la Grèce puisse emprunter sans obstacle et recevoir les aides financières de la zone Euro et du FMI.

Dans le dilemme écroulement et faillite de la Grèce, nous avons choisi de sauver le pays, a soutenu le ministre avant d'annoncer en détail les nouvelles mesures autres que celles du Programme de stabilité et de croissance, que sont en premier une augmentation de la TVA (21% à 23% - 10% à 11% et 5% à 5,5%), une hausse de 10% sur la consommation des carburants, tabac, boissons, une augmentation des taxes sur les produits de luxe, des biens immobiliers et constructions sauvages, un impôt exceptionnel sur les bénéfices des sociétés.

29/04/2010

Papandréou: Nous ferons tout ce qu'il faut pour protéger la Grèce

L'UE doit éviter que "le feu qui s'est déclaré dans toute l'Europe se propage", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, en Conseil des ministres mercredi, insistant qu'il s'agit d'"un poids pas seulement pour la Grèce, mais pour l'Europe et sans doute pour l'humanité", mais que son gouvernement fera tout pour protéger la Grèce.

Introduisant le thème de la journée qu'était le rapport ministériel sur le projet de loi "Kallikratis" - "la nouvelle architecture de décentralisation des autorités locales" -, M. Papandréou s'est référé aux discussions actuelles sur l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce qui, a-t-il dit, se terminent dans peu de temps, appelant à prouver que, grâce aux réformes du gouvernement, cette aide ne sera pas perdue.

Le premier ministre a caractérisé ce projet de loi de "bond en avant" pour la reprise du développement du pays, soulignant qu'il contribuera à un redressement budgétaire, à l'économie de fonds, ainsi qu'à la fusion des quelque 4.000 et plus personnes morales de droit public, notant encore, à la fois, une diminution du coût de fonctionnement et de la bureaucratie en général.

D'autre part, a relevé le premier ministre, une grande partie des responsabilités de gestion sera transférée aux collectivités locales, l'Etat se réservant l'exécutif - donc un Etat devenant plus efficace -, alors que les services des municipalités et communes seront plus près du citoyen.

Enfin, M. Papandréou a annoncé une innovation "cruciale" dans "Kallikratis", le mandat des collectivités locales passant de 4 ans à 5 ans, ce qui fera coïncider les élections municipales avec les euro-élections. "Ceci montre notre confiance vis-à-vis des autorités locales".

La Grèce peut et veut changer, et ceci nous le prouverons, nous réussirons, a conclu le chef du gouvernement.

Ragoussis: Le plan "Kallikratis" met fin à l'Etat le plus centralisé d'Europe

Le plan "Kallikratis" signifie la fin de l'ère de l'Etat le plus centralisé d'Europe et, en même temps, marque le coup d'envoi d'une nouvelle marche, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Yannis Ragoussis, présentant mercredi le projet de loi relatif en Conseil des ministres.

M. Ragoussis, qui a souligné que chacun a conscience à présent que l'Etat gaspilleur, clientéliste, centralisateur et inefficace est la cause du problème grec tel que nous le vivons aujourd'hui, a expliqué que le nouvel Etat doit reposer sur des fondations solides et que de ce fait le changement commence par la base, à savoir par les municipalités, les régions et les administrations publiques décentralisées.

"Nous avons besoin de municipalités et de régions moins nombreuses, plus grandes en étendue, plus riches en ressources, effectifs et compétences, plus efficaces, plus économiques, plus transparentes, plus démocratiques et plus ouvertes à la société", a tranché M. Ragoussis, exhortant les partis de l'opposition à ne pas commettre à nouveau les erreurs du passé de rejet stérile face à une telle initiative.

M. Ragoussis a indiqué que l'approbation de "Kallikratis" par le Conseil des ministres place ce plan dans la phase finale de consultation jusqu'à son dépôt au Parlement, et "dans cette phase, a-t-il précisé, nous sommes ouverts absolument à toute proposition qui améliore chacun des volets du projet de loi, dans le cadre bien sûr des principes que nous avons posés".

Le projet "Kallikratis" dans ses grandes lignes

Le ministre de l'Intérieur, de la Décentralisation et de la Gouvernance électronique, Yannis Ragoussis, a présenté mercredi en Conseil des ministres la nouvelle structure administrative de la Grèce connue sous le nom de code "Kallikratis".

Dans ses grandes lignes, le projet prévoit la diminution drastique des 910 municipalités et 104 communes en 333-343 collectivités locales, la création de 13 régions avec à leur tête un chef de région élu à la place des 54 préfectures actuelles, ainsi que la création de 7 Directions générales en remplacement des 13 régions actuelles dirigées par un chef de région nommé par le gouvernement.

Ce projet doit donner une nouvelle perspective de développement aux autorités locales et régionales, alors qu'il contribuera significativement à la réduction des dépenses publiques de l'ordre de 1,8 milliard d'euros par an, et qu'il créera des municipalités fortes capables de participer à part entière au Cadre national stratégique de Référence (ESPA) et au développement régional.

28/04/2010

Papandréou: C'est l'heure ou jamais de changer le pays

Le premier ministre, Georges Papandréou, a appelé à changer le pays, "c'est l'heure où jamais", a-t-il dit, dans une allocution mardi devant le groupe parlementaire du PASOK, se déclarant optimiste quant à sortir la Grèce de la crise avec "tous les citoyens indépendamment de leurs convictions politiques" et déterminé quel qu'en soit le coût à entreprendre ce qui est nécessaire pour le redressement du pays.

Je suis optimiste, a déclaré le premier ministre, la Grèce a un gouvernement ayant la volonté de ne pas faire même un seul pas en arrière, demandant à ce point de cesser de commenter les "spread" et de s'occuper des changements et renversements qui doivent être faits. Le mécanisme de soutien qu'a demandé la Grèce, a-t-il souligné, nous donnera le temps nécessaire et le calme qui s'impose pour aller de l'avant dans les réformes.

Se référant aux discussions avec la "troïka" (UE, BCE et FMI) sur l'aide à la Grèce, M. Papandréou a assuré que le gouvernement négociait tous les détails du programme des trois prochaines années, soulignant que ce qui se fait devait avoir lieu de toute façon pour le Programme de stabilité et de croissance.

Nous avons pris des responsabilités historiques, et nos décisions politiques seront déterminantes, critiquant le principal parti de l'opposition n'ayant dit pardon que pour le passé, et non pour le présent et l'avenir, et rappelant les attaques et diffamations contre la Grèce faites à partir de l'étranger, pour ajouter une note personnelle, à savoir avoir ressenti dans ses voyages et visites "la solitude du pouvoir".

L'heure des décisions est venue, selon M. Papaconstantinou

L'heure est aux décisions, a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, mardi en réunion du groupe parlementaire du PASOK, expliquant que les données statistiques enregistrent une situation économique en effondrement, le déficit pouvant atteindre 14% du PIB, alors que s'ajoute un déficit de crédibilité qui mettra du temps à se résorber.

Rappelant que le parti avait été mandaté électoralement à changer la Grèce, M. Papaconstantinou a souligné que le gouvernement s'était engagé à le faire progressivement, mais qu'à présent et sous la pression des marchés internationaux, il n'avait plus le temps pour des ajournements.

Défendant le recours à l'aide financière des Européens et du FMI, le ministre a critiqué ceux qui se déclarent irresponsablement contre, estimant que le mécanisme de soutien est un acquis très important, mais reconnaissant que le résultat des discussions avec la "troïka" correspondra à trois années difficiles. L'adaptation budgétaire qui sera prévue dans ce programme, a ajouté le ministre, n'aura jamais eu de précédent, la Grèce étant amenée à des réformes structurelles dont dépendra la poursuite des financements.

Selon M. Papaconstantinou les négociations devraient se conclure probablement dans le courant de la semaine prochaine, rappelant que la date du 19 mai est une journée cruciale, puisqu'il faudra avoir finalisé le texte, l'avoir signé et encaissé le début d'un prêt, mais se disant confiant toutefois que tout se fera en temps voulu.

24/04/2010

Le gouvernement annonce officiellement sa demande d'activation du mécanisme de soutien européen

Le premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé la demande officielle de la Grèce pour l'activation du mécanisme de soutien de l'UE/FMI, informant par ailleurs avoir mandaté le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, de procéder aux démarches nécessaires, dans des déclarations vendredi matin depuis la petite île de Kastelorizo (près de Rhodes, Sud-Est de l'Egée).

"'L'heure est venue, le temps que les marchés ne nous donnent pas, qu'il nous soit donné par la décision qu'ont pris tous ensemble les dirigeants des pays de l'Europe de soutenir la Grèce. C'est une nécessité nationale et impérative de demander officiellement à nos partenaires de l'UE l'activation du mécanisme de soutien, que nous avons créé en commun", a déclaré M. Papandréou.

Le premier ministre a expliqué en outre que les marchés n'avaient pas réagi (au cours des semaines passées), soit parce qu'ils ne croyaient pas en la volonté de l'UE, soit parce que certains avaient décidé de continuer à spéculer, M. Papandréou affirmant que "la situation aujourd'hui sur les marchés menace de rendre nuls les sacrifices du peuple grec et (de détruire) la marche normale de l'économie, avec le risque que les efforts du peuple grec ne servent à rien, suite aux taux d'intérêt sur les prêts et plus grave encore sur les possibilités d'emprunt".

En rappel des statistiques d'Eurostat la veille sur le déficit de 2009, M. Papandréou s'en est pris durement au précédent gouvernement, énumérant "les fautes incompréhensibles, les omissions, les choix criminels et l'avalanche de problèmes" dont avait hérité son gouvernement de la part de la Nouvelle Démocratie. "Nous avons tous hérité d'un bateau prêt à sombrer, un pays sans prestige et crédibilité, ayant perdu jusqu'au respect de ses amis et partenaires, une économie laissée aux quatre vents, à la spéculation".

De la petite île de Kastelorizo aux couleurs de l'Egée, où il est accompagné par une importante délégation ministérielle, M. Papandréou s'est référé à l'Odyssée pour se dire convaincu "d'avoir devant lui un voyage vers Ithaque chargé des demandes de tous, mais de plus avoir une conscience collective nouvelle, des efforts en commun, pour aborder en sécurité, plus sûrs et plus justes et plus fiers".

"Notre destination finale, a conclu le chef du gouvernement, est de libérer la Grèce des surveillances et des tutelles", pour affirmer "nous y arriverons, il suffit que nous, les Grecs, ayons confiance en nous-mêmes".

Papandréou: Nous avons pris la décision que dicte l'intérêt national

Le premier ministre, Georges Papandréou, a parlé de "goutte d'eau ayant fait déborder le vase" pour commenter le dernier rebondissement en date la veille au soir en provenance de Eurostat qui venait de relever de 12,7% à 13,6% le déficit public grec pour 2009, conduisant ainsi à la décision obligatoire du gouvernement de demander immédiatement l'activation du mécanisme de soutien européen à la Grèce.

"Nous avons pris la décision qu'impose l'intérêt du pays. C'est un devoir historique pour éviter le pire aux Grecs. Nous avons pris la décision qui nous permet d'aller de l'avant avec détermination et sérénité pour les grands changements", a affirmé M. Papandréou à propos du mécanisme de soutien, lors d'une réunion du Comité économique et social du Dodécanèse à Rhodes vendredi.

Commentant en outre cette nouvelle hausse du chiffre du déficit public par Eurostat, M. Papandréou a tranché qu'il n'y avait ni la possibilité ni la volonté de le cacher, "puisque cela aurait constitué une bombe à retardement dans les fondations de notre crédibilité aujourd'hui, les fondations que nous construisons pour la Grèce".

M. Papandréou a critiqué très sévèrement la ND pour la période 2004-2009 de sa gouvernance en particulier, alors qu'il a expliqué que "si nous n'avions pas changé de route, nous serions devant la faillite, même en cessation de paiement pour les salaires et retraites". "Et cela, nous l'avons évité définitivement", a-t-il dit.

26/03/2010

Papandréou salue la "décision très satisfaisante" de l’Eurogroupe

Le premier ministre, Georges Papandréou, s’est félicité jeudi de la "décision très satisfaisante" prise par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Eurogroupe concernant la mise en place d’un mécanisme européen qui garantira dorénavant la stabilité de la zone euro.

"Nous sommes parvenus aujourd’hui à une décision très satisfaisante. Il est institué un mécanisme européen, avec une participation minoritaire du Fonds monétaire international (FMI), qui garantit la protection de la stabilité financière de la zone euro", a souligné M. Papandréou dans des déclarations depuis Bruxelles, à l’issue du Sommet extraordinaire de l’Eurogroupe.

M. Papandréou n’a pas manqué de souligner dûment "la décision très importante aussi de la Banque centrale européenne (BCE) de prolonger le régime favorable qui régit les garanties qu’elle reçoit des banques grecques - et cela soutient et facilite, a-t-il ajouté, l’effort que nous faisons".

"Nous sommes déterminés à faire face au grave problème budgétaire du pays. Et nous agissons ainsi. Mais pas seulement. C’est l’heure de passer - et c’est ce que nous faisons - aux grands changements, des changements grands et profonds dans l’économie, dans la politique et dans la société", a insisté M. Papandréou, pour expliciter encore plus que "nous construisons avec nos actes d’aujourd’hui, les conditions d’un environnement économique stable dans notre pays. Une économie viable, avec transparence, mais aussi avec justice sociale et croissance".

"Nous construisons la Grèce de demain. Et nous réussirons ensemble avec le peuple grec. C’est une décision très importante que nous avons prise aujourd’hui, et aussi symboliquement, le jour de notre fête nationale", a conclu le premier ministre.

Petalotis: La Grèce satisfaite du projet de décision

Le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, s’est dit satisfait du projet de décision concernant le mécanisme d’aide à la Grèce, dans des déclarations depuis Bruxelles jeudi soir, peu après l’annonce d’un accord intervenu en ce sens entre le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel.

"Il est positif qu’il existe un projet de décision dont nous jugeons qu’il nous satisfait pleinement", a affirmé M. Petalotis à la presse, en précisant que "la décision prévoiera la création d’un mécanisme essentiellement européen, avec participation du FMI".

"Nous estimons que la création d’un mécanisme est un message de stabilité qui aura des répercussions sur l’économie grecque également", a-t-il ajouté.

Interrogé par la presse si le premier ministre grec, Georges Papandréou, a accepté le texte dont étaient convenus M. Sarkozy et Mme Merkel, M. Petalotis a explicité que l’esprit et les thèses de la Grèce avaient été communiqués aux deux parties qui se sont chargées de la rédaction du projet, annoncé ensuite lors d’une réunion qui s’est tenue entre M. Papandréou, Mme Merkel, M. Sarkozy, M. Trichet et M. Van Rompuy.

Les travaux du Sommet de l’UE seront interrompus à 19h30 (heure locale) afin que l’Eurogroupe se réunisse pour ratifier le texte d’accord franco-allemand pour la création de ce mécanisme.

Plus tôt en soirée, M. Papandréou a eu une entrevue avec son homologue de la FYROM, Nikola Gruevski, et comme l’a précisé M. Petalotis, la rencontre - qui a permis un ëchange de vues sur la question du nom du pays voisin - a eu lieu dans le cadre des rencontres fréquentes et de la consolidation de la confiance entre les deux parties.

Papandréou: Nous nous en sortirons seuls

Le premier ministre, Georges Papandréou, a tranché jeudi que la Grèce s’en sortira, quelle que soit l’issue du Sommet de l’UE.

Quelle que soit la décision aujourd’hui, a affirmé M. Papandréou à propos du Sommet de l’UE dont les travaux se sont ouverts dans l’après-midi, en arrivant plus tôt dans la matinée à la session du Parti socialiste européen (PSE), notre nouvelle marche sera une marche positive pour la Grèce.

M. Papandréou a souligné toute l’importance de cette déclaration qui coïncide avec un jour symbolique important pour la Grèce et l’Hellénisme, la fête nationale du 25 mars, en exprimant sa conviction que "nous nous en sortirons seuls".

A ce point, le premier ministre a souligné également que ce jour est très important et difficile pour l’Europe, le défi étant de taille, puisque consistant à ce que l’Union affiche sa disposition de soutenir la zone euro, la monnaie unique et la marche commune.

Je pense que les messages seront tels, qu’ils montreront que tous les dirigeants de l’UE seront à la hauteur des circonstances, a ajouté M. Papandréou, qui n’avait pas manqué de se référer au début de ses déclarations aux mesures audacieuses prises par la Grèce, lesquelles attestent de sa détermination de mettre de l’ordre chez elle.

Le chef du gouvernement n’a pas hésité d’ailleurs à parler des mesures les plus radicales prises jamais par un gouvernement en Grèce et qui placent le pays sur une nouvelle trajectoire, se félicitant de ce fait que les messages de solidarité arrivent en Grèce non seulement de l’Europe, mais de tous les coins du monde, et prouvent que le pays est dans la bonne voie.

Notons que tard dans la nuit de mercredi, M. Papandréou a eu une entrevue avec le président de la Commission, José Manuel Barroso, axée sur les dossiers du Conseil européen du lendemain.

04/03/2010

Le porte-parole du gouvernement annonce le train de mesures économiques pour sortir de la crise

Les mesures directes pour le renforcement des recettes couvrent 2,4 milliards d'euros du déficit budgétaire attendu - qui devrait se situer à 4,8 milliards ou 2% du PIB -, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, en annonçant le train de mesures supplémentaires décidé par le gouvernement, qui a déposé le jour même un projet de loi selon la procédure d'urgence.

Les mesures directes pour l'augmentation des recettes comprennent l'augmentation des coefficients de TVA respectifs de 4,5% à 5%, de 9% à 10% et de 19% à 21%, alors que reste inchangé l'abattement en vigueur pour les îles de l'Egée, soit des recettes de 1,3 milliard ou 0,55% du PIB

Il est appliqué par ailleurs une nouvelle augmentation des taxes spéciales à la consommation sur les carburants, soit 8 cents sur l'essence et 3 cents sur le diesel, alors que le prix du fuel de chauffage est maintenu; une hausse de 63% à 66% des taxes sur les tabacs - l'augmentation étant moindre sur les cigarettes bon marché - et de 20% sur les alcools, l'ensemble de ces mesures devant rapporter 1,1 milliard d'euros ou 0,45% du PIB.

Il est prévu également la suppression de l'exemption de l'Electricité de Grèce (DEH) de la taxe spéciale sur le pétrole pour la production d'énergie, le pays s'adaptant à son obligation communautaire pour la mise en application de la taxe spéciale à la consommation sur le courant électrique, exemption étant faite sur l'énergie produite à partir de sources renouvelables d'énergie; des taxes spéciales à la consommation sont par ailleurs introduites sur des produits de luxe, tels que des voitures avec des prix de production de plus de 17.000 euros (35.000 euros de prix d'achat), des bateaux de plaisance, des hélicoptères privés, des pierres précieuses, des métaux précieux et des cuirs.

Les 50% restants des économies budgétaires du dit paquet extraordinaire pour le sauvetage de l'économie résultent des mesures directes de coupes dans les dépenses, à savoir la diminution de 30% dans les allocations de Noël, de Pâques et des congés payés, la diminution de 12% dans les allocations de toute nature et dédommagements des travailleurs dans le secteur public au sens large (y compris les personnes morales de droit public), exception faite des incitations de rendement, les allocations d'études de 3e cycle et des allocations pour des conditions spéciales de travail, tout comme une diminution de 7% des revenus, dédommagements et allocations dans les personnes morales de droit privé subventionnées par l'Etat ou des entreprises publique où l'Etat a un rôle prépondérant, ainsi que les élus des collectivités régionales et locales.

Ces mesures concernant les dépenses doivent rapporter à l'Etat 1,7 milliard d'euros, ou 0,7% du PIB.

Une diminution est prévue également, de l'ordre de 5% (500 millions d'euros) pour la participation nationale du Programme d'investissements publics, alors que des coupes supplémentaires sont prévues dans le Programme d'investissements publics concernant l'éducation, l'ensemble des mesures devant faire économiser à l'Etat 700 millions d'euros ou 0,3% du PIB.

Le projet de loi incorpore également une série de mesures concernant plus amplement les rémunérations ou bonus de membres d'organes d'administration et les frais de déplacement, notamment, dans les entreprises supervisées par l'Etat, alors que des règles quantitatives sont introduites dans les embauches dans la fonction publique, avec en premier lieu la suspension des embauches en 2010 exception faite des domaines de l'éducation, de la santé et des forces de l'ordre, la règle devenant de "une embauche pour 5 départs à la retraite" à partir de 2011.

Comme l'a souligné en outre M. Petalotis, le gouvernement s'engage à ce que toute recette qui résultera de l'extension de licences de la société publique des jeux de hasard (OPAP), mais aussi de l'octroi de licences de jeux de hasard seront allouées exclusivement à des actions de renforcement de l'emploi, ce montant étant évalué en 2010 à 400 millions d'euros.

Enfin, concernant les nouvelles mesures au titre de la nouvelle loi fiscale, il est prévu une nouvelle augmentation de 15% sur les biens immobiliers des sociétés offshore, l'introduction d'un nouveau coefficient d'imposition de 45% pour les revenus des personnes physiques avec un revenu de plus de 100.000 euros, l'augmentation provisoire sur 3 ans de la taxe sur les biens immobiliers de grande valeur de plus de 5 millions avec un coefficient de 2%, ainsi que le rétablissement de la taxe de 2% pour l'usage de radio fréquences par les médias électroniques.

Papandréou s'adresse au conseil des ministres

"Nous devons tout mettre en oeuvre pour appliquer chacun de nos engagements", a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, dans son discours au conseil des ministres mercredi alors qu'évoquant les mesures économiques prises par le gouvernement il a souligné que "le sauvetage budgétaire du pays ne réussira pas si le gouvernement ne prouve pas aux citoyens que l'heure est venue de tout changer en Grèce".

"La condition sine qua non de la réussite de la Grèce est l'obtention du soutien et de la solidarité communautaire", a lancé M. Papandréou ajoutant "nous avons fait ce qu'il fallait et plus encore", et en laissant ouvert un éventuel recours au Fonds Monétaire International (FMI), soulignant qu'il s'agirait d'une solution ultime pour le pays si la Commission européenne ne réagissait pas aux mesures de même que les marchés.

Ainsi que l'a affirmé M. Papandréou, le devoir du gouvernement est de sauver la patrie de toute forme de tutelle, de dépendance, de profonde récession et des graves problèmes sociaux qu'entraînerait une éventuelle faillite.

Il a encore invité les membres du gouvernement à avoir plus de contacts avec le peuple pour qu'il comprenne que le gouvernement se tient à ses côtés, tout en mettant l'accent sur la nécessité d'un travail de qualité de la part des membres du gouvernement en insistant sur les innovations, les solutions radicales et audacieuses.

Le gouvernement présente les mesures de sortie de la crise économique

Nous nous battons contre une situation financière la plus mauvaise de toute notre histoire, a souligné mercredi le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, avant d'annoncer le paquet de mesures décidées par le gouvernement, ce plan de sortie de la crise ayant fait l'objet de la réunion plus tôt du Conseil des ministres et de l'entrevue entre le premier ministre, Georges Papandréou, et le chef de l'Etat, Carolos Papoulias.

Nous sommes dans une course contre la montre, a poursuivi M. Petalotis, afin que le pays soit en mesure de continuer à satisfaire ses besoins de recours à l'emprunt, et c'est pour cette raison que nous avons mis en avant des mesures difficiles pour beaucoup, choisissant de les appliquer nous seuls, demandant la contribution de tous les citoyens, avant que les conditions de prêts nous les imposent.

Le porte-parole, se référant toujours à ce "dur combat", a cité aussi le fait que le gouvernement a à lutter contre le déficit de crédibilité du pays, relevant que cet effort porte à la fois pour faire face à la conjoncture internationale, la crise financière et au manque de liquidités que crée sur les marchés internationaux le recours massif à des emprunts de tous les pays de l'UE, considérés plus solvables que la Grèce.

Les décisions d'aujourd'hui s'inscrivent dans le cadre des énormes efforts du gouvernement depuis 5 mois pour régler les gigantesques problèmes hérités d'une politique irresponsable du gouvernement de la Nouvelle Démocratie et pour sortir le pays de cette crise multidimensionnelle, a rappelé M. Petalotis.

Le projet de loi sur ces mesures, a-t-il informé, qui est intitulé "Protection de l'économie nationale. Mesures d'urgence contre la crise financière", a été déposé selon une procédure d'urgence au Parlement pour être débattu jeudi en commission parlementaire ad hoc et, le lendemain, mis au vote en assemblée plénière.

Papandréou informe le chef de l'Etat des décisions difficiles mais nécessaires

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est référé "à des décisions difficiles n'étant pas simplement un choix, mais une nécessité", informant mercredi le président de la République, Carolos Papoulias, sur les nouvelles mesures économiques.

Le premier ministre a souligné que lui-même et son gouvernement luttent aux côtés du peuple grec pour une société juste, de grands changements qui apporteront la croissance, l'emploi et des perspectives d'avenir, soulignant en outre "compter naturellement sur la solidarité européenne qui est un des volets de cet accord".

Papaconstantinou: Les mesures sont de caractère permanent

Les mesures qui ont été approuvées par le Conseil des ministres aujourd'hui renforcent indubitablement l'objectif de réduire le déficit de 4% en 2010 et permettent probablement d'aller plus loin que cet objectif, tout en répondant aux exigences de la Commission européenne et au climat sur les marchés, a affirmé le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.

M. Papaconstantinou a encore qualifié les mesures de difficiles mais nécessaires, soulignant qu'il y va de la capacité du pays à pouvoir emprunter et que la Grèce fait ce qu'elle doit faire et poursuivra ses concertations avec l'UE et ses partenaires au cours des prochains jours et semaines pour obtenir le soutien nécessaire.

Répondant aux questions de la presse, M. Papaconstantinou a souligné que ces mesures sont de caractère permanent et seront en vigueur au moins tant que le pays restera dans la procédure de contrôle budgétaire, alors que le gouvernement examinera des éventuelles actions correctives dès que le pays sera sorti de cette procédure, en parallèle avec la nouvelle grille des salaires dans le secteur public.

22/02/2010

Papandréou : la Grèce nécessite le soutien politique de l'Europe

Le premier ministre, Georges Papandréou, a réaffirmé dans une interview accordée à la chaîne britannique BBC que "la position de la Grèce nécessite le soutien politique et non économique de l'Europe en vue de réduire sa dette publique. Donnez-nous du temps, accordez-nous votre soutien -je ne parle pas de soutien économique mais de soutien politique- en vue de prouver que nous matérialisons ce que nous disons et que nous sommes à nouveau dignes de confiance".

Selon M. Papandréou, "en ce moment, la Grèce n'a pas besoin d'un prêt, ses nécessités sont couvertes jusque mi-mars. Nous déclarons simplement que nous avons besoin d'aide avec de pouvoir emprunter aux même taux que ceux imposés pour les autres pays et non à des taux élevés qui portent atteinte aux possibilités pour le pays d'atteindre ses objectifs (en vue de réduire le déficit)".

M. Papandréou a encore déclaré bénéficier du large soutien de la société hellénique pour les réformes économiques appliquées par le gouvernement, et cela malgré les manifestations contre les mesures d'austérité prises en vue de faire face à la crise.

"Malgré que ce soient réellement des mesures d'austérité qui sont vraiment douloureuses, le gouvernement reçoit le soutien de 50 à 60% de la population pour l'application des mesures", a-t-il affirmé tout en mettant l'accent sur "un réel sentiment d'unité du peuple grec qui veut le changement".

Selon M. Papandréou, la Grèce est en mesure de discuter avec les autorités européennes, la Commission européenne et la Banque centrale européenne des progrès qui ont été remportés ainsi que de l'évolution du programme de stabilité et de croissance qui a été élaboré. "Nous nous maintenons dans le cadre des objectifs, et même plus haut dans les données statistiques de janvier. Si des nouvelles mesures sont réellement nécessaires nous les prendrons pour réduire notre déficit de 4% en 2010. Nous sommes prêts à le faire si cela s'avère nécessaire", a-t-il conclu.

20/02/2010

Papandréou: La Grèce fait face avec responsabilité à son propre problème

Le premier ministre, Georges Papandréou, dans un discours vendredi à Londres à la Conférence sur la Gouvernance mondiale, a affirmé que "la Grèce ne demande aucun plan de sauvetage, nous ne voulons pas d'argent, nous disposons d'un programme progressiste de changements et nous mettrons tout en oeuvre pour atteindre notre objectif".

M. Papandréou a ajouté que "la Grèce fera face avec responsabilité à son propre problème", tout en ne manquant pas de souligner que "la spéculation n'est pas uniquement un problème grec, du fait que ces pratiques minent aussi l'économie européenne".

Par ailleurs, M. Papandréou a soutenu qu'en tant que leader progressiste, il considère la crise également comme une opportunité d'apporter les changements et réformes nécessaires, et accusé le gouvernement précédent d'"apathie et de démission face aux problèmes", soulignant que "sa politique se caractérisait par l'absence de transparence et par la corruption". "Les Grecs ne restent pas apathiques et ne baissent pas les bras face aux problèmes, ils ont décidé le changement lors des élections législatives", a-t-il souligné, en précisant "nous prenons des mesures difficiles, mais qui sont soutenues à 62-69% par les citoyens".

Selon M. Papandréou, "les leaders progressistes doivent faire face aux défis du manque de transparence et de la spéculation au niveau international, à l'approfondissement des inégalités mondiales, ainsi qu'à l'échec de parvenir à un accord au Sommet de Copenhague pour faire face au réchauffement de la planète et mettre sur orbite le développement vert". A ce sujet, le premier ministre a mis l'accent sur le fait que ces questions peuvent être envisagées par l'institution de règles en économie, la création d'un Etat de droit, la redistribution équitable et le développement vert.

Enfin, M. Papandréou a conclu en déclarant qu'en sa qualité de président de l'Internationale Socialiste (IS), il a développé avec les autres chefs d'Etat et de gouvernement une action pour frapper la spéculation et pour financer le développement vert, par de nouveaux moyens.

Papandréou: Tout le monde voit la détermination du peuple grec à affronter les problèmes

Le soutien à la Grèce est une affaire très sérieuse, étant donné que tout le monde voit la détermination du peuple grec à affronter les problèmes, alors que cette décision répond en même temps aux rumeurs du style "les Grecs ne veulent pas de changements", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, lors d'une rencontre avec des journalistes à Londres, rendant compte de ses entretiens lors d'un déjeuner de travail avec son homologue britannique, Gordon Brown, au 10 Downing Street, et plus tard dans l'après-midi avec le secrétaire du Foreign Office, David Miliband.

M. Papandréou a souligné que chacun a conscience que le problème ne concerne pas la Grèce seulement, et averti que malheureusement une partie des marchés internationaux ne regarde pas la viabilité à long terme de l'économie grecque, mais se concentre sur la spéculation.

A ce point, M. Papandréou a attribué la méfiance de certains au fait que l'augmentation de la dette et du déficit en Grèce n'a pas résulté d'investissements dans le développement, ce qui conduit à la différence d'approche (pour la Grèce) par rapport à des problèmes semblables dans d'autres pays, tels que par exemple l'Espagne, mais a tranché que le gouvernement actuel s'est fixé dans tous les cas comme objectif l'application du Programme de stabilité, de croissance et de restructuration, souhaitant tout juste bénéficier de l'intervalle de temps nécessaire pour que cette application porte ses fruits.

Invité à dire si le gouvernement entend prendre des mesures supplémentaires avant son évaluation le 15 mars prochain, le premier ministre a dit préférer attendre cette évaluation avant d'entrer dans une "rhétorique de mesures" qui, à elle seule, crée un sentiment d'insécurité, et à la question si le gouvernement britannique a évoqué le FMI, il a tranché qu'aucune référence n'a été faite qui consisterait en un recours au FMI, pour ajouter que la Grèce aurait dû recourir à la solution FMI si elle était impuissante à régler ses problèmes et si elle ne faisait pas partie de la zone euro.

Appelé à commenter pour quoi les spreads ne tombent pas en dépit du soutien politique exprimé à la Grèce, M. Papandréou a estimé que les spéculateurs mettent à l'épreuve, tant la volonté de l'Europe que la détermination de la Grèce, sans exclure en plus l'existence de certains autres intérêts.

Le message que nous souhaitons adresser à la communauté internationale, a souligné en un autre point de cette discussion avec les journalistes M. Papandréou, c'est que tout est posé sur une nouvelle base de transparence et qu'il n'y aura plus à l'avenir de pays plus transparent que la Grèce dans l'UE, renvoyant également à des propositions de la Grèce concernant le fonctionnement de Eurostat, que d’autres pays ont malheureusement refusées.

Concernant enfin son entrevue avec M. Miliband, M. Papandréou - qui cumule rappelons-le le porte-feuille des Affaires étrangères - a dit avoir fait un tour d’horizon de la situation en Afghanistan, sans que soit aucunement posée une aide supplémentaire de la part de la Grèce, alors qu’il a été également question du problème chypriote, le premier ministre formulant le soutien de la Grèce aux efforts du président de la République chypriote, Dimitris Christofias, le constat étant fait également de l’absence de volonté au contraire de la part des Turco-chypriotes.

Le premier ministre espagnol M. Zapatero s'exprime sur la situation en Grèce

Le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, a affirmé que "le gouvernement Papandréou n'est pas responsable de ce qui arrive, qu'il mérite notre confiance pour les pas qu'il a franchis et la crédibilité dont il a fait preuve", intervenant lors d'une table ronde ayant suivi les discours des premiers ministres présents à la Conférence sur la Gouvernance mondiale vendredi à Londres.

Lors de ce même débat, le ministre britannique de l'Entreprenariat, Lord Mandelson, s'est dit impressionné de la personnalité et du sang-froid du premier ministre grec, un facteur qui, a-t-il souligné, "calme les marchés".

Précisions du porte-parole du gouvernement M. Petalotis dans son point de presse

Le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, dans son point de presse vendredi, a indiqué que le premier ministre, Georges Papandréou, a adressé une lettre aux 26 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE après le Sommet européen.

Selon M. Petalotis, M. Papandréou exprime son estime en ce qui concerne le soutien accordé par ses partenaires européens "au grand effort que nous faisons".

Répondant par ailleurs à une question de la presse, M. Petalotis a démenti catégoriquement toute initiative ou accord du gouvernement grec concernant une demande de prêt de 35 milliards € auprès du Fonds monétaire international (FMI).

18/02/2010

Papandréou: Nous sommes prêts à tourner la page

Le premier ministre, Georges Papandréou, a affirmé que la Grèce est prête à tourner la page et à réduire significativement ses déficits, en se plaçant sur orbite de croissance, dans son rapport introductif en Conseil des ministres informel mercredi soir.

Nous sommes prêts, a-t-il souligné, à changer de page, nous sommes prêts à couper significativement les déficits, en plaçant en même temps le pays en trajectoire de croissance, mais nous ne voulons pas être le paratonnerre des quelconques spéculateurs qui ne nous permettent pas de nous occuper de notre programme que nous souhaitons appliquer, à la fois nous et les Européens.

M. Papandréou a informé ses ministres de ses récents contacts à Paris et Bruxelles, lesquels ont débouché sur la déclaration commune de soutien politique des 27 chefs d'Etat et de gouvernement à la Grèce, explicitant que son gouvernement ne demande pas de l'argent des Allemands, Italiens, Français, ou tout autres contribuables, mais seulement le temps nécessaire pour mettre en application notre programme qui garantira au pays la crédibilité et la capacité d'emprunter à des conditions normales.

Le premier ministre a déclaré souhaiter une évaluation sérieuse du Programme existant de stabilité, de croissance et de restructuration, et non un calcul irresponsable sur ce dont a besoin et n'a pas besoin la Grèce.

Nous demandons un soutien politique, a-t-il insisté, afin de mettre fin à la spéculation facile et à la diffamation du pays à des fins cachées ou pas, rappelant à ce point que le problème n'est pas exclusivement grec mais plus largement européen.

Se référant plus en détail sur l'application du Programme, M. Papandréou a annoncé que le contrôle dans les ministères se fera tous les mois, avec en plus des indices, ce qui arrive, a-t-il souligné, pour la première fois au sein de l'Etat grec.

Par ailleurs, M. Papandréou a souhaité clarifier que la décision du gouvernement pour la mise en place d'une commission d'enquête sur l'économie ne revêt aucune logique de revanchisme, et expliciter que la nouvelle page du pays doit se construire à la lumière et sur la vérité. M. Papandréou a précisé, dans une allusion à la requête de la ND sur la période à examiner, que le gouvernement n'a aucune objection de remonter aussi loin que nécessaire dans les données historiques, mais accusé le précédent gouvernement d’avoir sciemment essayé de reporter, par le biais d’alchimies, des dettes sur l’actuel gouvernement et d’avoir, surtout au cours de la dernière année, dissimulé l’image budgétaire du pays.

Le premier ministre a affirmé enfin que le consensus nécessaire doit reposer sur un Etat de droit et non sur la dissimulation de la vérité, alors qu'au plan européen, il a parlé des insuffisances qui peuvent être mises à jour concernant les outils dont dispose l'UE, citant à titre d'exemple Eurostat duquel il a dit souhaiter un contrôle meilleur, plus efficace et plus transparent des économies des Etats membres.

17/02/2010

Interview Papandréou à CNN: La Grèce honorera ses engagements

Le premier ministre, Georges Papandréou, a assuré que la Grèce tiendra ses engagements concernant la situation économique du pays et la réduction du déficit public, en soulignant néanmoins que le plus grand problème auquel est confronté actuellement le pays n’est pas tant le déficit budgétaire en soi mais "le déficit de crédibilité".

"L’objectif primordial du nouveau gouvernement est de corriger des problèmes inhérents à la Grèce, tels que la corruption et le manque de transparence", a expliqué M. Papandréou, dans une conférence de presse sur la grande chaîne de télévision CNN.

La crise de l’économie grecque et son impact sur la zone euro dans son ensemble ont été le thème de l’émission de la mi-journée de la correspondante internationale en chef de CNN, Christiane Amanpour, en liaison directe avec Moscou et M. Papandréou, et avec la participation d’économistes de renom, le professeur Nouriel Roubini, présent dans les studios, et le membre fondateur de la Banque centrale européenne (BCE), Otmar Issing, en liaison directe d’Allemagne.

Les principales interrogations de la journaliste ont porté sur la capacité de la Grèce et de la "volonté politique" du nouveau gouvernement d’appliquer des mesures douloureuses qui sont requises pour surmonter la crise, sur ce qu’attend la Grèce de ses partenaires de l’UE, mais aussi sur l’utilisation d’une "comptabilité créative" dans la présentation des données statistiques nationales.

M. Papandréou, après avoir décrit les engagements pris pour la réduction du déficit, a insisté que "la Grèce n’a pas demandé à ses partenaires de l’UE une aide économique, mais uniquement un soutien politique, du temps pour mettre en oeuvre son programme et la possibilité d’emprunter à des conditions semblables à celles en vigueur pour les autres pays".

M. Papandréou a qualifié de moment "phare" la décision de l’UE la semaine dernière en Conseil européen, une décision qui confirme aussi la solidarité qui existe au sein de l’UE.

Enfin, M. Papandréou a informé du "déroulement d’une enquête" ayant pour but d’imputer des responsabilités pour la présentation "de données fausses" sur l’économie grecque, ainsi que de la création d’une autorité statistique totalement indépendante par le ministère des Finances.

De leur côté, les deux économistes, commentant la situation économique en Grèce et les perspectives de la zone euro, ont souligné qu’il est crucial d’avoir la volonté politique pour mettre en oeuvre les réformes structurelles requises, soulevant aussi le problème plus substantiel du manque de compétitivité non seulement de l’économie grecque, mais aussi de nombreux autres pays européens.

16/02/2010

Papandréou à "RIA Novosti": La Grèce attend de l'UE un soutien politique et non une aide économique

Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que la Grèce attend de l'UE un soutien politique et non une aide économique, s'adressant à l'agence russe d'information "RIA Novosti" à l'occasion de sa visite en Russie depuis lundi.

"La Grèce ne s'est pas adressée à la communauté internationale ni à l'UE pour une aide économique. La Grèce a l'intention et est capable de régler ses problèmes toute seule", a tranché M. Papandréou.

"Nous voulons voir, et nous le voyons déjà à un degré important, le soutien politique de la part des pays européens et leur attachement immuable à notre unité", a expliqué M. Papandréou, observant dans la foulée que les problèmes du déficit et de la dette ne concernent pas uniquement Athènes. "La Grèce s'est trouvée au centre de l'attention ces dernières semaines, mais comme chacun le sait, il s'agit d'un problème beaucoup plus vaste dans lequel sont compris le Portugal, l'Espagne et l'économie européenne toute entière", a-t-il dit.

A cette occasion, M. Papandréou a été extrêmement critique contre les marchés financiers, en soulignant que ce sont "des forces semblables qui ont provoqué la crise économique mondiale il y a un an, et nous, Européens, devons coordonner notre réponse à cela. Les discussions qui ont eu lieu au Sommet de l’UE la semaine dernière reflètent exactement ce principe".

Se référant à l’oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, un des grands dossiers qu’il doit évoquer à Moscou avec les dirigeants russes, M. Papandréou a assuré que les travaux de construction peuvent débuter dans un intervalle de six mois. "Le cadre institutionnel, y compris les recherches sur les incidences environnementales, et l’accord pour le transit peuvent être achevés dans les six prochains mois et les travaux de construction peuvent commencer aussitôt après", a-t-il conclu.

13/02/2010

Papandréou: La décision de l'UE est un "souffle de vie"

Le premier ministre, Georges Papandréou, a qualifié de "souffle de vie" la décision prise la veille par l'UE concernant la Grèce, dans son intervention vendredi en réunion du Conseil des ministres, un jour après le Sommet extraordinaire de l'UE sur l'économie à Bruxelles.

M. Papandréou a souligné qu'il y aura le temps nécessaire pour mettre en oeuvre les ruptures et changements en profondeur qui s'imposent, afin de surmonter les problèmes et afin que la Grèce aille de l'avant.

C'est, a-t-il expliqué, un crédit de confiance indispensable dont a fait preuve l'UE envers la Grèce, étant donné que nous nous sommes trouvés sans défense face aux marchés internationaux, imputant de ce fait de graves responsabilités au précédent gouvernement de la ND.

M. Papandréou, qui a imputé des responsabilités aussi à l'UE pour avoir toléré ces politiques qu'elle a même soutenues, a regretté que l'UE soit apparue retenue et n'ait pas soutenu dès le départ ni la Grèce ni les autres pays qui faisaient l'objet des attaques des marchés internationaux, avec pour résultat que la Grèce devienne un cobaye en Europe et sur les marchés internationaux.

M. Papandréou a parlé du Sommet extraordinaire de l'UE jeudi comme d'un jour important, pour enchaîner d'emblée que la bataille n'est pas finie, et qu'il faut de ce fait que la Grèce retrouve sa crédibilité au sein de l'UE, mais aussi que l'UE elle-même corrige ses propres erreurs. L'UE est mise à l'épreuve face aux marchés internationaux, et elle n'a pas encore compris sa force.

Aujourd'hui, a-t-il ajouté, c'est un devoir patriotique pour tous de démontrer que nous pouvons et que nous méritons la confiance que nous témoignent à nouveau nos partenaires. La route est longue, mais nous savons que nous pouvons et que nous réussirons, il suffit de continuer comme nous avons commencé. Il est requis de nous tous un travail systématique, c'est un effort national, et nous devrons donner dans cette bataille ce que nous avons de mieux en nous. Il n'y a pas d'autre alternative.

12/02/2010

Papandréou: Nos partenaires ont constaté notre volonté de changer

Le premier ministre, Georges Papandréou, dans une conférence de presse jeudi soir à Bruxelles à l'issue du Sommet extraordinaire de l'UE, a souligné que "nos partenaires ont apprécié, évalué et constaté notre volonté de changer. Nous avons convaincu après un gros effort et nous devons continuer. Je déclare que nous réussirons".

Interrogé sur ce qui devra être donné en échange du triple contrôle de la mise en oeuvre du Programme de stabilité de la part de la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI) et de la prise des mesures additionnelles indispensables, M. Papandréou a affirmé que "si aujourd'hui nous sommes contrôlés, c'est le résultat des politiques suivies au cours de ces dernières années et du manque complet de crédibilité. Nous n'avons aucun problème. Pour notre part, nous n’avons aucun problème. La transparence sur ce que nous faisons et ce que nous mettons en application, c’est la meilleure réponse à tous ceux qui pourraient douter que nous avons la volonté d'appliquer ce qui est nécessaire d'être appliqué, de prendre les décisions qu'il faut pour atteindre nos objectifs".

Invité à préciser si des mesures additionnelles en plus de celles du Programme de stabilité seront imposées par la Commission, la BCE et le FMI si la Grèce ne respecte pas le programme, M. Papandréou a répliqué que "ceux qui ont la responsabilité de ces décisions sont la Commission, avec l’Ecofin et l’Eurogroupe, le programme lui-même spécifiant que si les objectifs ne sont pas atteints en cours de route, nous sommes nous-mêmes prêts à prendre les mesures supplémentaires nécessaires".

M. Papandréou a qualifié d'importante la décision de l'UE et de la zone euro pour une action coordonnée si nécessaire, afin de garantir la stabilité, "toute décision constituant en même temps un message clair adressé aux marchés et aux éventuels spéculateurs". "Nous répondrons à ce message en procédant aux grandes réformes indispensables dans le pays, et soyez certains que nous réussirons", a-t-il affirmé.

Selon M. Papandréou, "tous connaissent la situation difficile dans laquelle se trouve la Grèce après les choix catastrophiques du passé, et nous vivons les résultats de cette politique irresponsable, avec une Grèce qui entre dans la crise sans aucune protection". "Cette politique irresponsable a conduit à la crise de discrédit face à nos partenaires, voilà la vérité, et nous sommes décidés à mettre tout en oeuvre pour reconquérir la crédibilité et la puissance de la Grèce, une requête, exigence et volonté du peuple grec", a-t-il ajouté.

Invité à préciser si le gouvernement grec a requis l'implication du FMI dans le triple contrôle exercé sur la Grèce, M. Papandréou a indiqué que le gouvernement avait demandé depuis quelque temps la coopération du FMI dans des questions d'ordre technique, soulignant que le FMI a fait preuve de son savoir faire à l'extérieur de la zone euro et sera utile à la Grèce pour garantir la transparence et le fonctionnement efficace du budget.

M. Papandréou a conclu que la volonté de la Grèce s'exprime dans le cadre du Programme de stabilité, de croissance et de restructuration et les mesures additionnelles que nous avons prises, alors que nous ferons l'indispensable pour atteindre notre but qui est la réduction du déficit de 4% en 2010, l'entrée de la Grèce dans un nouveau modèle de développement avec une protection parallèle des classes les plus faibles.

10/02/2010

Papandréou: Sauver l’économie grecque par des réformes justes

A la veille de son départ pour Paris et de ses entretiens avec le président français, Nicolas Sarkozy, le premier ministre, Georges Papandréou, a présidé mardi un Conseil des ministres informel sur le projet de loi fiscale et la politique salariale, résumant les trois objectifs pressants et prioritaires au calendrier économique du gouvernement.

M. Papandréou a rappelé que le gouvernement actuellement cible trois objectifs, qui sont d'une part "sauver l'économie et réduire la dette" en adoptant des solutions justes ne fragilisant pas les personnes économiquement faibles et la classe moyenne, d'autre part "appuyer sur la pédale d'accélérateur" pour relancer la croissance - faute de réformes, a-t-il dit, les conséquences de la crise se feront ressentir encore davantage -, et, enfin, et "sans grand coût", progresser plus rapidement au plan des réformes institutionnelles, pour de meilleurs services aux citoyens et l'amélioration de la qualité de la vie.

Le premier ministre a par ailleurs critiqué sévèrement les erreurs des politiques du précédent gouvernement ayant conduit le pays aujourd’hui dans une crise économique sans précédent, qualifiant même de "criminelles" les politiques de la ND ayant amené le pays "au bord du précipice", mais souligné aussi que la Grèce est actuellement la victime d'attaques spéculatives se jouant sur les marchés internationaux tout puissants, qui ne sont toujours soumis à aucun contrôle, malgré les dommages qu’ils provoquèrent il y a moins de un an et demi.

A propos de sa rencontre avec le président français, M. Papandréou a mentionné le fait qu’au Sommet informel de l’UE, M. Sarkozy "avait parlé de la nécessité d’autres règles qui régiront les marchés".

Papaconstantinou présente la politique salariale dans la fonction publique

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a communiqué mardi les décisions prises concernant les revenus dans la fonction publique pour 2010, marquées principalement par le gel des revenus des hauts cadres du gouvernement et des grandes administrations publiques, des Entreprises d’utilité publique (DEKO), une réduction drastique des bonus et primes.

Pour tous les fonctionnaires à tous les échelons, il n’est prévu aucune revalorisation de salaire - sauf celle due à l'ancienneté -, seules les retraites jusqu’à 2.000 euros bénéficieront d’une hausse de 1,5%.

Aucun recrutement par ailleurs ne sera autorisé en 2010, à l’exception limitée des services de santé, dans l’enseignement et les forces de sécurité, alors que par la suite, il est prévu le recrutement d’un employé pour le départ à la retraite de 5 personnes.

Comme l’a indiqué M. Papaconstantinou, il sera mis en place un "Comité pour les revenus", auquel participeront des représentants des syndicats, principalement l’Union des fonctionnaires (ADEDY), pour élaborer une grille unique des salaires, informant que progressent normalement aussi les préparatifs pour la création d’une "Autorité unique des paiements" à partir du ministère pour tous les salariés.

Principales dispositions du projet de loi fiscal

Tous les contribuables bénéficieront d'un montant non imposable de revenus à concurrence de 12.000 euros, et au-delà de ce montant les nouveaux coefficients d'imposition sont de 18% pour des revenus allant de 12.001 à 16.000 euros, de 24% de 16.001 à 22.000 euros, de 32% de 22.001 à 26.000 euros, de 36% de 32.001 à 40.000 euros, de 38% de 40.001 à 60.000 euros et de 40% pour 60.000 euros et plus.

Selon des données annoncées mardi par le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, tous les revenus provenant de n'importe quelle source seront totalisés pour être ensuite imposés, alors que sont supprimés tous les abattements fiscaux concernant les salariés ainsi que les coefficients spéciaux d'imposition pour certaines professions, exception faite de certains groupes sociaux sensibles, mais toujours en tenant compte le niveau des revenus.

Par ailleurs, une taxe annuelle d'imposition des grandes fortunes immobilières est instaurée, avec un coefficient de 0,1% pour les fortunes allant de 400.001 à 500.000 euros et une imposition progressive jusqu'à 800.000 euros, le coefficient étant de 1% au-delà.

Enfin, la fortune immobilière de l'Eglise est imposée au même titre et de la même façon que les personnes morales de droit public à but non lucratif.

06/02/2010

Papandréou dénonce une attaque contre l'euro

Le premier ministre, Georges Papandréou, a dénoncé une attaque coordonnée contre l'euro, qui a pour objectif la Grèce, l'Espagne et le Portugal, dans une conférence de presse vendredi aux médias grecs à New Delhi, en marge du Sommet sur le développement durable.

Selon M. Papandréou, le fait que l'Espagne et le Portugal soient également dans le collimateur prouve que la Grèce n'est pas un cas isolé et que le problème est européen et international, et que de ce fait des actions coordonnées doivent être prises solidairement sur la question.

M. Papandréou a également précisé qu'il compte discuter de cette question lors de sa rencontre mercredi prochain avec le président français, Nicolas Sarkozy, ainsi qu'à l'occasion du Sommet européen extraordinaire qui se réunira le jour suivant, le 11 février.

Répondant aux questions des médias, M. Papandréou a estimé être justifié par les développements, ajoutant au sujet de la Grèce que "nous avons dit que nous ferons ce qui doit être fait et nous persistons sur cette position".

Lors du déjeuner officiel organisé dans le cadre du Sommet mondial sur le développement durable, M. Papandréou a eu l'occasion de s'entretenir avec les premiers ministres de Norvège, de Slovénie et de Lituanie, qui se sont intéressés aux développements économiques en Grèce.

Lors de son intervention vendredi matin au Sommet mondial, M. Papandréou a mis l'accent, entre autres, sur le fait que le développement vert est une opportunité historique qui permettra à la Grèce de sortir de la crise et de la récession, ajoutant que le grand enjeu est le soutien des institutions et la prise de mesures qui amélioreront la vie au quotidien des citoyens.

"Nous avons une responsabilité historique face à l'avenir de la planète, et l'effort doit passer par le renforcement des institutions, ce qui sera plus difficile pour les pays développés qui devront surmonter des pratiques et conceptions anciennes", a-t-il conclu.

03/02/2010

Papandréou : nous devons agir immédiatement et avec décision

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi soir à la nation grecque, à l'issue de ses entretiens avec les chefs des partis politiques au Palais Maximou, pour annoncer de nouvelles mesures destinées à faire face à la crise économique.

M. Papandréou a souligné que le pays se trouve au centre de jeux de spéculation qui ont pour objectif final l'euro et l'utilisation de la Grèce en tant que maillon faible, ajoutant qu'il est du devoir national d'annuler toutes ces tentatives à travers lesquelles le pays est conduit à l'abîme. Affirmant que le gouvernement est décidé à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter cette évolution, M. Papandréou a affirmé "nous devons agir immédiatement et avec décision", tout en indiquant par ailleurs que demain la Commission européenne jugera positivement le programme de stabilité du pays, un programme qui "mettra de l'ordre dans l'économie".

Parmi les mesures annoncées, M. Papandréou a fait état de l'augmentation de la taxe sur les bénéfices distribués qui ne sont pas réinvestis, l'imposition des dividendes de la même façon que sont taxés les revenus et l'augmentation de l'imposition des sociétés off shore.

Il a également souligné qu'il sera nécessaire d'augmenter les recettes de l'Etat en 2010 annonçant qu'une des mesures qui apportera rapidement des résultats est l'augmentation de la taxe sur les carburants.

M. Papandréou a par ailleurs annoncé la présentation au Parlement de la politique des revenus, le règlement des questions afférentes aux salaires élevés dans l'administration publique.

Parallèlement, il a mis en exergue la nécessité de faire face à la compétitivité perdue du pays et appelé le patronnat et les travailleurs à contribuer dans cette direction.

S'agissant du système de sécurité sociale, M. Papandréou a affirmé que celui-ci sera juste et fait état de décisions qui ont été appliquées dans d'autres pays européens et concernent entre autres la hausse de l'âge de départ à la retraite, soulignant que "le gouvernement a pleinement conscience de la difficulté de la situation ainsi que des difficultés affrontées par la famille grecque. C'est pourquoi nous agirons avec le sentiment que les mesures peuvent être douloureuses mais l'effort du gouvernement vise à arrêter la marche du pays vers l'abîme".

Il a promis que lui-même et le gouvernement mettront tout en oeuvre pour soutenir les couches les plus faibles, la famille grecque moyenne et la nouvelle génération, ajoutant qu'il n'existe aucune marge pour des grèves, arrêts de travail et blocus du réseau routier "car nous devons lutter tous ensemble".

Enfin, il a insisté sur le fait que les plus forts doivent apporter une importante contribution et les plus faibles doivent être plus protégés, ajoutant "le gouvernement est ici pour garantir tout cela" et exprimant sa conviction que le pays atteindra ses objectifs.

Papandréou: Une attaque spéculative contre la Grèce sans précédent

La Grèce fait l'objet d'une attaque spéculative sans précédent qui vise à l'étranglement de son économie par l'explosion des "spread" à des niveaux aberrants, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, qui s'est adressé mardi matin au congrès du Economist, organisé à Athènes avec la participation de l'économiste américain, Joseph Stiglitz.

Au même moment, a toutefois relevé le chef du gouvernement, le Programme de stabilité et de croissance est accueilli positivement par les analystes sereins, soulignant que "ce que nous disons nous y croyons".

Ces "attaques", a poursuivi M. Papandréou, "profitent des problèmes chroniques et ont lieu pour accroître la crise économique et aboutir à la spéculation", expliquant par conséquent que régler ces problèmes et ces faiblesses est devenu une obligation nationale, citant à ce point les déficits budgétaires, une situation injuste pour les Grecs ayant "d'importantes capacités". "La Grèce est membre à part égale d'une union monétaire solide et a en même temps un gouvernement connaissant son mandat, ayant la volonté et des plans", a-t-il dit.

Les réformes seront matérialisées le plus rapidement possible, conformément aux institutions, a assuré M. Papandréou, et il ne s'agira pas simplement de coupes dans les revenus et salaires, mais bien de changements en profondeur, non pas provisoires mais viables.

"Pour notre part, nous avons parlé des problèmes lorsque d'autres tentaient de les dissimuler sous le tapis, mais jamais nous ne nous serions attendus à ce qu'ils aient une telle ampleur", a-t-il rappelé, enchaînant reconnaître "la dureté des solutions" et les réactions qui s'en suivront. "Mais ces solutions sont justes et les plus appropriées", a-t-il tranché.

Après l'allocution de M. Stiglitz, saluant les efforts convaincants pour défendre les politiques du gouvernement faits par M. Papandréou auprès de ses homologues, mais également des médias spécialisés, lors du Forum économique mondial de Davos, et analysant longuement les différents aspects de la crise financière internationale, le premier ministre est intervenu à nouveau sur un plan plus général.

L'un des problèmes les plus graves est le fait que les institutions démocratiques se trouvent affaiblies face aux intérêts opaques, M. Papandréou relevant que "nous ne disons pas Non au marché ou à l'Etat, mais disons qu'ils doivent entrer au service des citoyens".

D'accord avec l'observation de l'universitaire de Columbia qu'il existe "un fétichisme des déficits", M. Papandréou a ajouté que en Grèce le problème est double, étant donné qu'il existe un déficit mais que "l'argent qui a été dépensé n'a servi à rien", alors qu'en commentaire de la politique économique de l'UE, le premier ministre a parlé de "schizophrénie", puisque tiraillée par la relance d'une part et d'autre part par l'adaptation aux critères de Maastricht.

En ce qui concerne l'euro-obligation - à laquelle s'est opposée l'Allemagne -et donc pour des taux d'emprunt inférieurs aux spread internationaux, M. Papandréou a estimé que cela aurait certes pu se faire, l'argent étant retourné ensuite dans un fonds européen commun.

En conclusion, le premier ministre a déclaré que "notre priorité est de sortir de l'impasse, et d'assumer nos responsabilités face à la crise et dans les circonstances actuelles", présentant en outre une proposition de la Grèce de convoquer une conférence internationale sur le thème des petites et moyennes entreprises et leurs problèmes.

02/02/2010

Papandréou: Nous devons débarrasser la Grèce de l'étau de la tutelle et de la spéculation

Le premier ministre, Georges Papandréou, a ciblé l'objectif de débarrasser la Grèce de la tutelle et de la spéculation, prenant la parole lundi soir en débat parlementaire extraordinaire sur la lutte contre la corruption convoqué à l'initiative du président de la ND, Antonis Samaras.

"Notre effort, ce n'est pas de mettre de l'ordre dans le pays. Cela constitue la condition préalable pour nous débarrasser de la tutelle. Notre intention est de débarrasser la Grèce de l'étau de la tutelle et de la spéculation. Cette dette, nous la payons tous, bien que les responsabilités sont bien précises et criminelles", a déclaré M. Papandréou.

"Le sentiment d'injustice que nous ressentons à juste titre, rendons-le une force de changement, de régorganisation de notre pays. Nous n'avons pas le luxe de micro-règlements et de micro-revendications. Nous n'avons pas les marges pour supporter des barrages (routiers) et des grèves prolongées", a expliqué le premier ministre.

A ce point, M. Papandréou a accusé la ND, lorsqu'elle était au pouvoir, d'avoir laissé la Grèce rétrograder chaque année dans le classement des indices de corruption, ainsi que des indices de la compétitivité de l'économie.

"Vous êtes parvenus avec vos politiques à rendre la Grèce indigne de crédibilité pour ses dettes, exposée à la spéculation. D'une part, les investisseurs les plus sérieux hésitent en raison de notre manque de crédibilité. Nos partenaires nous demandent des sacrifices sanglants. La boulimie des spéculateurs s'ouvre", a lancé M. Papandréou, avertissant que le pays se trouve à présent dans l'oeil du cyclone.

"La Grèce est devenue le maillon faible de la zone euro. Chaque jour, les conditions de recours à l'emprunt deviennent pires", a poursuivi M. Papandréou, pour souligner qu'il y va d'une obligation nationale de faire échec dans les actes à tous les efforts visant à pousser le pays dans le précipice. "Le gouvernement est décidé à faire tout ce qui est nécessaire pour ne pas permettre que le danger devienne réalité", a-t-il dit.

M. Papandréou a dénoncé les politiques des gouvernements de la ND qui ont augmenté la dette de 100 milliards - où sont-ils allés, s'est-il interrogé -, alors qu'il a estimé que cette corruption a créé dans toute la société un sentiment d'anomie et l'interrogation aux contribuables de ne pas être le "dindon de la farce" dans cette affaire.

C'est pourquoi la répression de la corruption constitue une nécessité économique vitale, liée aussi avec le labyrinthe de la bureaucratie, a-t-il insisté, citant ensuite point par point la série de mesures prises par le gouvernement du PASOK en faveur de la transparence.

Enfin, M. Papandréou a répondu à la proposition de la ND pour la mise en place d'une commission interpartis contre la corruption en préconisant le renforcement de l'actuelle commission des Institutions et de la Transparence du Parlement.

En ce qui concerne la lettre qui lui a été adressée par le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, M. Papandréou s'est engagé -via le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas- à informer les chefs des partis politiques de son contenu.

27/01/2010

Papandréou s'adresse à l'Assemblée parlementaire du CdE

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi à Strasbourg à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (CdE), pour répondre ensuite à de nombreuses questions des députés, parmi lesquels l'ex-ministre des Affaires étrangères de la ND, Dora Bakoyannis, et le député de la SYRIZA, Dimitris Papadimoulis, sur la mondialisation, la FYROM, la Turquie, l'immigration.

En ce qui concerne la mondialisation et le rôle de l'Europe, M. Papandréou a souligné que l'UE a du travail devant elle, notamment pour l'humanisation et la démocratisation de la mondialisation qu'il a comparée au "Wild West" (de nombreuses ressources mais pas de règles et d'Etat de droit, avec pour résultat que les hors-la-loi deviennent des shérifs). M. Papandréou a également mis l'accent sur le fait que les institutions démocratiques sont menacées par la concentration de pouvoirs et de richesses, notamment entre les mains des médias, ce qui provoque la dépendance - en grande partie - des politiciens à l'égard d'intérêts économiques et des médias pour être élus.

Passant aux dossiers relevant plus spécialement des affaires étrangères, M. Papandréou a évoqué l'optique d'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE et l'appellation de la FYROM, deux questions sur lesquelles il a d'ailleurs été interrogé par Mme Bakoyannis.

A propos du différend avec le pays voisin, M. Papandréou a rappelé que les négociations sont en cours avec la FYROM sous l'égide de l'ONU, soulignant que le cadre international est le meilleur qui soit pour régler de tels problèmes, alors que répondant à une question de Mme Bakoyannis sur l'existence ou non de progrès lors de ses rencontres avec son homologue, Nikola Gruevski, il a estimé que la temps a mûri pour franchir un pas en avant afin de trouver une solution mutuellement acceptée, avec un nom composé pour tous les usages, un cadre qui constitue d'ailleurs la dite "ligne rouge nationale" pour la Grèce.

M. Papandréou a ajouté que l'appellation doit montrer aussi la différenciation géographique, de la Macédoine grecque et de celle de la FYROM, étant donné qu'il s'agit de peuples différents et de civilisations différentes.

Si tout cela se fait, a-t-il poursuivi, la Grèce et lui-même personnellement ont l'intention d'aider le pays (voisin) à adhérer à l'OTAN et à l'UE, exprimant l'espoir que son initiative aura une réponse de l'autre partie.

Au chapitre de l'Agenda 2014 pour les Balkans occidentaux, M. Papandréou y voit notamment une dynamique susceptible de constituer l'antidote à la fatigue de l'élargissement, retenant comme facteurs importants la réforme intérieure dans ces pays pour aller de l'avant, mais aussi le règlement de problèmes comme ceux du Kosovo ou de la FYROM.

Toujours dans son intervention sur les affaires étrangères par les relations greco-turques, et en réponse à une question de M. Papadimoulis, M. Papandréou a reconnu que personne n'est heureux de l'évolution des dossiers des droits de l'Homme, des libertés individuelles et collectives et du droit international dans le pays voisin, tout comme au plan bilatéral dans la question de la délimitation du plateau continental, rappelant avoir de ce fait formulé dans sa récente lettre-réponse à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, la proposition d'un recours commun devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

M. Papandréou a également souligné que la Turquie doit cesser d'avoir recours à la force dans ses relations avec la Grèce, réprouvant comme attitude provocante les survols d'avions turcs de combat au-dessus des îles de l'Egée, alors qu'il a regretté ne voir aucun progrès dans la question chypriote, imputant des responsabilités à Ankara et ce malgré les efforts déployés dans ce dossier par le président de la République chypriote.

Enfin, M. Papandréou a traité le dossier de l'immigration, en citant notamment les actions de la Grèce pour réformer sa législation, à titre d'exemple le projet de loi pour l'octroi de la citoyenneté grecque aux enfants des immigrés qui naissent en Grèce.

Toutefois, M. Papandréou a relevé la nécessité de plus d'accords bilatéraux de réadmission, tout comme dans le même temps l'élaboration de politiques de développement envers les pays tiers afin qu'ils connaissent une croissance et que leurs citoyens n'immigrent plus.

La Grèce, a-t-il dit, renforcera l'Etat de droit, mais aussi ses frontières.

Le programme de la visite de M. Papandréou à Strasbourg prévoyait en outre après la session, un déjeuner offert par le président de l'Assemblée parlementaire, Mevlüt Cavusoglu, avec les chefs des groupes parlementaires et le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, ainsi que des contacts de M. Papandréou avec le président de l'AP du CdE, le secrétaire général, Thorbjorn Jagland, des députés grecs et chypriotes et le commissaire aux Droits de l'Homme du CdE, Thomas Hammarberg.

Dans son entretien avc M. Cavusoglu, le premier ministre a évoqué la crise économique, la question chypriote, les droits de l'Homme et le rôle du Conseil de l'Europe, soulignant en outre notamment que la Turquie doit cesser ses menaces de recours à la violence dans les relations bilatérales, citant les violations de l'espace aérien grec en Egée.

Papandréou commente les grands dossiers d'actualité en Grèce

Le premier ministre, Georges Papandréou, a qualifié de "vote positif" en faveur de la Grèce, le succès de l'émission d'un emprunt obligataire de 5 milliards € sur cinq ans, "même si le recours à l'emprunt a été cher", dans le cadre d'un entretien mardi avec la presse à Strasbourg à l'issue de sa visite et de son intevention en assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

"C'est un premier signal positif pour la Grèce, mais nous avons beaucoup à faire pour que la Grèce puisse reconquérir sa crédibilité", a-t-il lancé.

Evoquant les mobilisations agricoles, M. Papandréou a souligné que le secteur agricole traverse une crise profonde, qui rend difficile le règlement des problèmes qui se sont accumulés, et s'il a reconnu que "les problèmes des agriculteurs sont compréhensibles", il leur a adressé une invitation à valoriser leur dynamisme pour renverser du système actuel en place et rendre le pays plus productif.

Interrogé sur ses futures rencontres à Davos jeudi et vendredi, où il sera accompagné du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, M. Papandréou s'est limité à déclarer qu'il aura de nombreux contacts avec les médias, surtout économiques.

Le premier ministre a encore précisé qu'il se rendra la semaine prochaine en Inde dans le cadre de l'effort du gouvernement d'entretenir de bonnes relations avec quatre grands pays, comme la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie.

Enfin, s'agissant du problème de l'immigration, M. Papandréou a évoqué deux questions précises, soulignant que le pays n'est pas un "champ ouvert à tout vent" et que l'asile politique doit pouvoir être accordé à tous ceux qui en ont besoin.

14/01/2010

M. Papandréou fait un bilan des 100 jours de gouvernement

Le premier ministre, Georges Papandréou, dans une conférence de presse mercredi au Palais du Zappeion à l'occasion du bilan des 100 jours de son gouvernement a affirmé qu'il s'agit d'une année marquée par des changements historiques centrés sur le citoyen.

A la question sur les grands changements "Maintenant ou jamais?", nous répondons "Maintenant", a déclaré M. Papandréou citant à ce titre le nouveau système fiscal, la sécurité sociale, la nouvelle architecture des municipalités, la révision de la loi électorale, se référant en outre au projet de loi sur l’intégration des immigrés légaux.

M. Papandréou a rappelé que le mode de gouvernance passé était finalement la cause profonde des problèmes de la Grèce, soulignant qu’en 100 jours tout n’a pas pu être réglé. "Les problèmes ne sont pas faciles, a-t-il reconnu, la Nouvelle Démocratie les ignorait par crainte du coût politique, mais quant à nous nous sommes résolus à aller de l'avant dans des changements et renversements".

Certes, il y aura des réactions dans toutes les questions que nous ouvrons, a-t-il dit, demandant toutefois une participation et une critique constructive de la part des partis politiques, concluant son introduction par une invitation à une restructuration démocratique du pays garantissant "le droit à la souveraineté" et reposant sur les capacités nationales, au lieu de s'en tenir à "essuyer les péchés du passé".

Au niveau international, M. Papandréou a relevé qu'il existe des commentaires à l'égard de la Grèce qui "dépassent toute limite permise, et qui blessent profondément tous les Grecs", reconnaissant toutefois que "c'est la Grèce qui a permis que de tels commentaires soient formulés et qui atteignent les limites du racisme", a-t-il précisé.

"Nous ne devons pas transférer nos propres responsabilités sur des tiers pour régler les problèmes mais nous baser sur nos forces", a-t-il affirmé ajoutant que le gouvernement "ne restera pas les bras croisés ainsi que l'a fait le gouvernement de la ND".

Répondant aux questions de la presse au sujet de commentaires faisant état d'oisiveté, d'un manque de concertations et de confusion au sein du gouvernement, M. Papandréou a souligné que le changement est très important et qu'il est nécessaire d'y consacrer du temps, ajoutant que "nul n'échappera à l'évaluation et que les ministères ne sont pas "les féaux" de chaque ministre, caractérisant les structures gouvernementales actuelles d'anachroniques devant être modifiées.

S'agissant du climat de panique qui semble dominer au sujet des problèmes affrontés par le pays, M. Papandréou a souligné qu'il "est facile de semer la panique via la télévision et les journaux", ajoutant qu'il demande que tous fassent preuve de sérieux de sorte à éviter de créer un climat de misérabilisme et de récrimination. "J'accepte toute critique sérieuse", a-t-il lancé pour ajouter tout aussi vite "nous avons d'ores et déjà prouvé que nous corrigeons nos erreurs".

Interrogé sur la proposition concernant un gouvernement d'état d'urgence, M. Papandréou a rejeté une telle éventualité soulignant que le peuple grec en votant en octobre en faveur du PASOK a voté pour un gouvernement de besoin national apportant des grands changements. Il a précisé n'avoir aucune objection face à de larges consensus visant à promouvoir de grands changements tout en rejetant le partage de la gouvernance.

S'agissant du récent attentat terroriste devant le Parlement et interrogé sur la sécurité du citoyen, M. Papandréou a estimé que le citoyen actuellement se sent plus en sécurité que quelques mois auparavant, ajoutant au sujet de l'attentat à la bombe qu'il s'agit d'un acte de droit pénal ordinaire comme les précédents, qui porte atteinte à l'image du pays.

Enfin, M. Papandréou a adressé un message à l'Hellénisme de la Diaspora qui souffre en entendant les commentaires proférés sur la Grèce, affirmant que la Diaspora sait que "la Grèce peut faire mieux et que lui-même contribuera à l'effort du pays en offrant tout soutien politique".

Papandréou décidé de répondre à la lettre Erdogan

Le premier ministre, Georges Papandréou, a assuré qu'il répondra très prochainement à la lettre de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, au cours de la conférence de presse au Zappeion mercredi en réponse à une question d'un journaliste. Il a également précisé qu'une partie de la réponse à la lettre de M. Erdogan concernera l'organisation d'une rencontre avec ce dernier.

Par ailleurs, M. Papandréou a souligné que l'agenda des questions posées par la partie turque est différent du grec et à maintes reprises provocant, affirmant que la Grèce dispose d'un agenda et des positions différentes sur toutes les questions.

13/01/2010

Papandréou - Van Rompuy : la situation de l'économie grecque est le symptôme des problèmes chroniques

La situation actuelle de l'économie grecque est un symptôme des problèmes chroniques et le plus important est le manque de crédibilité "que nous nous engageons en tant que gouvernement à reconquérir, tant face au peuple grec que face à nos partenaires de l'UE", a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, à l'issue du déjeuner de travail organisé au Palais Maximou en l'honneur du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

M. Papandréou a notamment déclaré que le programme de stabilité et de développement que présentera le gouvernement sera un acte de restructuration du pays qui inclura des réformes institutionnelles, ne manquant pas d'évoquer à cette occasion le projet de réforme administrative présenté au conseil des ministres ainsi l'objectif de réduction du déficit en trois ans, précisant que cet objectif sera accompagné des évaluations des fonds pour le passage de l'économie du pays au modèle compétitif du développement vert.

Evoquant son entretien avec M. Van Rompuy sur les questions concernant l'immigration et l'asile, M. Papandréou a insisté sur l'accord UE-Turquie dans ce contexte, sur Frontex, la politique de l'UE à l'égard des pays tiers ainsi que l'insertion des migrants légaux, soulignant que l'UE doit jouer un rôle décisif dans ces questions.

Il a encore réitéré en ce qui concerne l'"Agenda 2014" la proposition qu'il avait formulée pour l'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE en 2014, estimant que le cycle ouvert il y a 100 ans avec la 1ère Guerre Mondiale doit être clôturé dans la stabilité et selon des règles de bonne application des lois dans la région car cette orientation contribuera aux réformes internes dans ces pays ainsi qu'au règlement des problèmes régionaux et bilatéraux.

Enfin, en ce qui concerne le changement climatique et les conclusions du Sommet de Copenhague, M. Papandréou a observé que bien que les résultats étaient attendus, Copenhague constitue la seule voie pour faire face au problème, lançant un appel pour une préparation sérieuse en vue du Sommet analogue de Mexico à la fin de l'année, ne manquant pas de souligner que la Grèce élaborera des plans élargis avec les pays de la Méditerranée, les Balkans occidentaux et de la mer Noire pour ces questions.

"2010 est une année de défis et il est important que nous puissions garantir le redressement économique de l'UE ainsi que le développement", a souligné pour sa part M. Van Rompuy tout en insistant sur la nécessité d'une nouvelle stratégie pour 2020 et soulignant que c'était la raison pour laquelle il avait proposé la réunion du Sommet européen le 11 février en vue d'organiser un débat sur l'économie de l'UE et le mode de vie européen.

11/01/2010

Papandréou: La crise économique une menace nationale d'envergure

La crise économique et monétaire est une menace nationale d'envergure, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, dans son intervention dimanche en réunion du Conseil des ministres, invités à discuter de la nouvelle architecture de l'administration publique, la nouvelle loi dite Kapodistria 2 de découpage administratif, rebaptisée "Kallikratis" et sur fond d'un bilan de 100 jours de gouvernement du PASOK.

M. Papandréou a exprimé certes son optimisme quant à l'aboutissement réussi du combat actuel du gouvernement, appelant en même temps tous les Grecs et en particulier les médias "à dire Non à la panique", plaçant en toute priorité la réalisation des grands changements programmés pour 2010, une année, à-t-il rappelé, de réformes et renversements.

Le premier ministre a tiré par ailleurs un bilan positif des premiers 100 jours de son gouvernement, dont le mandat, a-t-il souligné, a eu lieu dans une période de crise à tous les plans, avec une dette et un déficit considérables hérités du précédent gouvernement.

Toutefois, a poursuivi M. Papandréou, à la racine des problèmes il n'y avait pas seulement l'économie, mais le mode de gouverner, pour affirmer avoir trouvé une administration publique exténuée, avec un moral à zéro, aucun entrain, protectrice uniquement de certains intérêts au détriment des droits du citoyen.

Selon le premier ministre, le gouvernement a été au cours des 100 jours à la hauteur de sa responsabilité historique, qui est de placer le citoyen en premier avant tout, soulignant qu'au-delà des changements dans l'administration régionale il faut aussi intervenir en profondeur dans l'administration centrale.

A la fin de la semaine, le gouvernement doit annoncer, a-t-il informé, le programme de stabilité et de croissance, ainsi que des propositions sur l'oeuvre gouvernementale et légale qui suivra par la suite, alors qu'est programmée une conférence de presse au Palais du Zappeion dans le courant de la semaine pour présenter les conclusions principales des 100 jours.

Enfin, à propos de la nouvelle architecture de l'administration, M. Papandréou a relevé qu'à partir d'aujourd'hui commence une année pour un changement radical qui posera les fondements d'un fonctionnement démocratique, un objectif national et engagement suprême du PASOK. Cette nouvelle architecture de l'administration, a précisé le premier ministre, s'intègre dans le plan d'ensemble du gouvernement, afin que le 14 novembre 2010, les élections municipales aient lieu avec de nouvelles et solides municipalités et régions.

Le ministre de l'Intérieur présente le programme "Kallikratis" de la nouvelle administration régionale

Le ministre de l'Intérieur, de l'Administration publique et de la gouvernance électronique, Yannis Ragoussis, a présenté la nouvelle architecture des municipalités et régions, qui est baptisée du nom d'un des deux grands architectes du Parthénon, à savoir Kallikratis.

Dans son rapport au Conseil des ministres convoqué dimanche, M. Ragoussis a annoncé que ce projet sera voté au plus tard en mai en vue des municipales prévues le 14 novembre 2010.

Le Programme Kallikratis prévoit une réduction à 13 au lieu des 76 des administrations préfectorales actuelles, alors que ne resteront sur les 1.034 municipalités que 370, et qu'en même temps, passeront de 6.000 à moins de 2.000 les personnes morales et entreprises municipales. Il est prévu en outre l'institutionnalisation de 7 administrations générales remplaçant les 13 régions.

Selon le ministre, l'administration régionale deviendra la "locomotive" pour la croissance verte, ayant à sa charge la planification de développement des régions, la gestion des subventions européennes, alors que pour Athènes et Thessalonique des règlements spécifiques sont prévus à titre de grandes métropoles urbaines.

Les fonds seront répartis sur des critères géographiques, économiques et démographiques, et seront imposés de la TVA afin que les collectivités locales participent elles aussi à la lutte contre la fraude fiscale. Enfin, 650 millions d'euros sont dégagés pour le programme à partir du Cadre national stratégique de Référence (ESPA).

30/12/2009

Papandréou: Aucun changement dans notre stratégie pour l'économie

Le premier ministre, Georges Papandréou, a affiché la fermeté du gouvernement de maintenir sa stratégie économique et d'aller de l'avant sur la base des déclarations énoncées, lors d'une rencontre avec les journalistes mardi au Palais Maximou.

Notre stratégie pour l'économie ne changera pas et nous progresserons en nous fondant sur ce que nous avons annoncé, a souligné M. Papandréou, tranchant dans la foulée ne pas craindre un rejet du Programme de stabilité et de croissance que le gouvernement soumettra en janvier à la Commission européenne.

M. Papandréou, qui a réitéré que le problème de l'économie grecque est différent de celui des autres pays, a souligné qu'il résulte surtout du gaspillage de crédits qui n'ont pas été canalisés vers la croissance, comme ce fut le cas pour les stages ou les affaires de corruption, ne manquant pas aussi de critiquer les banques qui, bien qu'ayant été soutenues financièrement, n'ont pas diffusés les financements dans l'économie réelle, mais ont préféré clôturer certains "trous" à elles et limiter les financements accordés à certaines sociétés bien précises.

Par ailleurs, le premier ministre a indiqué que l'inflation ne constitue pas un problème pour la Grèce, alors qu'interrogé s'il a lieu d'envisager une augmentation de la TVA, il a tranché qu'il n'y a eu aucune telle proposition de la part du ministère des Finances. Et relancé sur un dossier relevant toujours du ministère des Finances et est analysé sur les médias à l'heure actuelle, à savoir le montant élevé de la vignette (taxes de circulation), M. Papandréou est apparu reconnaître l'existence d'un problème et renvoyé à des initiatives du ministère d'examiner des changements pour l'année prochaine.

Invité à dire s'il y a un double langage au sein du gouvernement, M. Papandréou a dit souhaiter la formulation d'avis diversifiés, dès lors qu'une fois une décision prise, elle soit appliquée et entre en vigueur, mettant aussi implicitement en cause en partie la presse pour cette image qui sort vers l'extérieur, puisqu'il est normal qu'en posant des questions à trois cadres de l'administration sur une même question, par exemple, il y ait jusqu'à trois approches différentes.

Concernant la loi électorale et le droit de vote à accorder aux immigrés dans les échéances locales, M. Papandréou s'est dit prêt à discuter de chacun des aspects de cette question et clarifié que les prochains scrutins municipaux et régionaux auront lieu avec la nouvelle loi électorale, alors qu'à une observation sur un désaccord du président de la ND, Antonis Samaras, sur cette loi, il a dit estimer que le chef de file de l'opposition n'est pas exactement contre la loi, mais pense à une autre version du système.

Mais ce qui importe, a-t-il ajouté, c'est que tout le monde est d'accord que le système actuel va mal et produit de l'"argent politique noir", réfutant ensuite en réponse à une autre question sur le cas des petits partis, que les petits partis soient les perdants de ce nouveau mode électoral.

Concernant enfin le droit de vote des immigrés, M. Papandréou a défendu les dispositions promues par le ministère de l'Intérieur et à la question d'une éventuelle altération du corps électoral, il a expliqué que le corps électoral n'est pas altéré, mais que simplement il change.

16/12/2009

Papandréou satisfait des résultats de la réunion sur la corruption présidée par le chef de l'Etat

Le premier ministre, Georges Papandréou, a déclaré avoir de bonnes impressions de la rencontre mardi entre chefs de parti, soulignant des résultats importants de cette discussion présidée par le chef de l'Etat, Carolos Papoulias, au vu que nombreuses de ses propositions avancées avaient été bien accueillies, et se disant disposé à mettre en valeur celles présentées par les dirigeants politiques.

La question de la corruption a été posée par le PASOK, même en période électorale, comme la question fondamentale de la vie politique du pays, a indiqué M. Papandréou, à l'issue de la réunion des chefs de partis représentés au Parlement sous la présidence de M. Papoulias, laquelle avait été convoquée à sa propre demande auprès du chef de l'Etat, notant l'importance de restaurer une nouvelle crédibilité, une nouvelle relation de confiance.

Nous devons frapper l'anomie et les inégalités que génère la corruption, ayant un impact négatif sur la crédibilité de notre pays, mais aussi pour l'argent du peuple grec.

Papandréou a soumis une proposition en dix points au Conseil des chefs de parti

Le premier ministre, Georges Papandréou, a soumis une proposition en dix points pour combattre la corruption en Grèce, lors de la réunion du Conseil des chefs de parti sous la présidence du chef de l'Etat, Carolos Papoulias.

M. Papandréou a insisté que la lutte contre la corruption constitue une priorité nationale suprême, faisant part de sa ferme résolution de promouvoir la transparence, et ce pour trois raisons précises: la corruption est le facteur central de création et de gonflement du problème budgétaire du pays, parce que l'intérêt public est relégué derrière des intérêts privés annexes, petits et grands, la corruption entrave l'effort de développement en étranglant les forces productives créatives et en récompensant ceux qui vivent en parasite aux dépens de l'Etat, la corruption met en danger la cohésion sociale et conduit à l'accentuation des injustices sociales, puisque constituant une arme aux mains des puissants, sans compter enfin qu'elle sape la crédibilité du système politique et les institutions démocratiques.

C'est une affaire nationale, a souligné le premier ministre, qui exige la mobilisation de toutes les forces sociales et productives, ainsi que la garantie de l'entente la plus large possible entre les partis.

Papoulias accueille les chefs de parti pour traiter de la question "nationale" de l'économie

Dans sa brève allocution en rejoignant les chefs des partis politiques présents au Parlement qui se sont réunis mardi sous sa présidence, une initiative revenant au premier ministre, Georges Papandréou, ayant souhaité un échange de vues et des propositions concrètes sur les moyens de lutter contre la corruption qui influence, selon ses propres déclarations, directement l'économie, le président de la République, Carolos Papoulias, a d'emblée qualifié cette question de "nationale".

M. Papoulias a souligné à l'adresse de ses hôtes que "nous partageons ensemble avec la société ses interrogations sur la nécessité de consolider les concepts de responsabilité sociale et de contrôle démocratique", estimant que les responsables politiques ont l'obligation pour la génération future d'aller de l'avant dans des changements institutionnels et culturels.

Notons que cette réunion au niveau de chefs de parti a duré deux heures. Aucun communiqué commun n'a été publié.

15/12/2009

Papandréou annonce des changements rapides en ouverture du dialogue social

Le premier ministre, Georges Papandréou, est apparu déterminé à réaliser des changements et renversements rapides, en honorant les engagements électoraux du PASOK, posant comme date butoir la fin février, dans son discours lundi soir au Palais du Zappeion, devant le Comité économique et social (CES) grec, en inaugurant en substance le cycle du dialogue avec les partenaires sociaux.

Comme l’a dûment souligné M. Papandréou, les décisions seront prises rapidement, sans autre tergiversation, fixant la fin février comme fin de ce cycle de dialogue.

Les prochains jours, a encore précisé le premier ministre, il y aura des contacts de chaque ministère avec le CES et les partenaires sociaux sur chacune des questions qui seront soumises au dialogue.

Donnant la teneur de ces changements, M. Papandréou a tenu à trancher d’emblée qu’il ne s’agira pas de "rapiéçages", mais de "changements radicaux", invitant de ce fait les partenaires sociaux à un nouvel accord national et social "pour sauver le pays".

Dans un intervalle de trois mois, a ajouté le premier ministre, nous prendrons les décisions qui n’ont pas été prises depuis des décennies, "soit nous changeons soit nous coulons", a-t-il souligné, pour insister encore que le peuple grec ne veut pas un gouvernement qui soit un liquidateur des obligations envers des tiers, mais un gouvernement qui réalisera le grand renversement pour la reconstruction du pays.

M. Papandréou, qui a qualifié de criminelle la gestion du précédent gouvernement, a appelé à la plus grande mobilisation de tous dans l’effort "pour changer en profondeur la Grèce" et assuré que l’effort lancé aujourd’hui est de se heurter avec des conceptions et intérêts du passé. Nous visons, a-t-il dit, en une Grèce des valeurs et en la création d’un Etat de droit, de la transparence et du mérite.

M. Papandréou a affirmé que le gouvernement met en oeuvre des politiques et orientations fondamentales et intégrées dans le cadre d’une feuille de route de trois mois qui a des priorités et cibles immédiates. Nous ne prendrons pas de demi-mesures, a-t-il ajouté, parce que celles-ci ne s’attaquent pas aux vrais problèmes, elles sont injustes et portent atteinte aux couches (sociales) qui ne sont pas responsables de la crise.

Interrogé sur des acteurs internationaux qui doutent de la capacité de la Grèce à réussir, M. Papandréou a répliqué d’emblée que "nous devons les démentir", faisant part de sa propre expérience les jours précédents à Bruxelles, au Sommet de l’UE, où il a pu convaincre ses partenaires européens.

M. Papandréou a explicité encore que les changements et renversements concerneront tous les niveaux et que le gouvernement sera le premier à en donner l’exemple, donnant encore une fois l’engagement le plus ferme que les couches les plus démunies et la classe moyenne seront protégées.

A ce point, M. Papandréou a tenu à dénoncer comme le plus grand ennemi la structuration clientéliste de l’Etat, et à assurer que la rupture sera radicale avec la corruption, les collusions d’intérêt, l’"argent noir".

Enfin, M. Papandréou a informé qu’il posera toutes ces questions à la réunion des chefs de parti sous la présidence du chef de l’Etat mardi, en apportant bien sûr beaucoup plus de détails, et pour souligner enfin que l’heure est venue que chacun prenne ses responsabilités, le gouvernement pour sa part les assumant déjà.

12/12/2009

Papandréou: Image renforcée de la Grèce après le Sommet auprès de ses partenaires européens

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est félicité que la Grèce soit sortie renforcée du Sommet de l'UE à Bruxelles, en obtenant des manifestations de solidarité à la fois de ses 26 partenaires européens.

Le soutien qu'ils ont accordé aujourd'hui atteste de la reconnaissance que la Grèce ne se trouve pas au bord de la faillite, qu'elle ne fera pas faillite et qu'elle ne se retrouvera pas hors de la zone euro, a souligné M. Papandréou, dans sa conférence de presse à l'issue des travaux du Conseil européen.

M. Papandréou, qui a dit avoir reconnu devant ses partenaires européens l'étendue du problème et décrit le cadre de règlement que le gouvernement grec est résolu de mettre en place, a affirmé que plus que le problème du déficit budgétaire en soi, le gouvernement était confronté au déficit de crédibilité qu'a laissé derrière lui le gouvernement de la ND.

Le premier ministre, qui a exclu l’adoption de mesures de pure perception d’impôts, mises en avant par des analyses économiques mais que le gouvernement n’a jamais planifiées ni eu l’intention de prendre, a tranché que toutes les mesures sans exception du nouveau gouvernement seront certes dures mais à la fois justes, et elles ne viseront aucunement la réduction des salaires et des retraites, parce que ni les salariés ni les retraités ne sont responsables de la crise, et qu’en plus de telles mesures ne peuvent régler le problème économique du pays.

Les mesures du gouvernement, a précisé M. Papandréou, concernent la répression de l’évasion fiscale, les fuites dans les cotisations sociales et la corruption, alors que seront prises aussi des mesures d’ordre structurel, citant en exemple la réduction des échelons dans l’architecture administrative du pays de 5 à 3.

Autre grand axe de l’action gouvernementale, a poursuivi le premier ministre, sera le renforcement et la stimulation de la vraie économie, la remise en ordre du secteur public et le tournant vers un autre modèle de développement, vers l’économie verte.

A ce point, M. Papandréou a rejeté catégoriquement l’adoption de mesures semblables à celles prises par l’Irlande, explicitant qu’il serait erroné de prendre les mêmes mesures pour des problèmes différents. En Grèce, a-t-il dit, il existe une corruption systémique qu’il s’est engagé à combattre "sans pitié". "Fini le gaspillage de l’argent public, l’évasion dans la perception des impôts et des cotisations sociales", a affirmé M. Papandréou estimant que le problème économique du pays pourra se résorber déjà rien qu’en commençant à frapper ces fléaux.

Se référant à la prochaine réunion des chefs de parti sous la présidence du chef de l’Etat mardi, M. Papandréou a indiqué que le gouvernement souhaite avancer au plus vite dans ses décisions, de sorte à ce que "nous ayons notre avenir en main" et qu’il ne soit pas aux mains de nos créanciers. M. Papandréou, qui a précisé qu’il déposera des propositions concrètes afin qu’elles soient adoptées par les autres chefs de parti, a encore explicité en réponse à une question de la presse, que malgré sa confortable majorité parlementaire de 160 députés, "tout ce qui sera fait sera plus efficace si tout le monde y contribue". "C’est un devoir patriotique de tous que de contribuer au règlement des problèmes, telles que la corruption et l’application des lois", a-t-il ajouté, explicitant aussitôt qu’il entend par là "des lois justes".

Par ailleurs, M. Papandréou a clarifié ne pas demander à l’UE un soutien spécial, en jugeant plus que suffisant le soutien au niveau politique apporté à la Grèce. Nous ne demandons pas de cadeaux, a-t-il lancé, ni de nos partenaires de nous sauver. La Grèce ne pourrait pas convaincre ses partenaires si elle ne reconnaissait pas le problème et si elle n’avait pas de propositions qui puissent sortir le pays de la crise.

Se référant aux décisions plus générales du Conseil européen, M. Papandréou a fait part de la décision de l’UE de proposer à la Conférence de Copenhague la réduction de 30% des émissions des gaz polluants au lieu des 20% en vigueur à ce jour et de soutenir les pays en voie de développement pour un transfert de savoir-faire et de s’efforcer d’attirer dans son sillon d’autres grandes puissances, comme les Etats-Unis et la Chine.

11/12/2009

Papandréou: De grands changements pour conduire la Grèce à une nouvelle ère de croissance

Le gouvernement est prêt à réaliser de grands et importants changements qui conduiront la Grèce à une nouvelle ère de croissance, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à son arrivée jeudi soir au Sommet de l’UE à Bruxelles.

Selon M. Papandréou, le gouvernement grec est absolument engagé dans cette voie et est certain du soutien puissant de l’UE à cet effort de changements qui s’avèreront au profit du peuple grec et aussi naturellement de la famille européenne.

De plus, M. Papandréou a souligné que le nouveau gouvernement a pleinement conscience de ses obligations de redresser l’économie grecque, de moderniser le secteur public et de combattre des problèmes chroniques, tels que la corruption et les relations clientélistes. Ce dont nous voulons convaincre, a-t-il ajouté, c’est que nous utiliserons nos avantages comparatifs pour nous diriger vers une économie saine, verte et viable et que nous avons un budget qui prévoit la limitation des dépenses et la réduction de la dette.

Notons que M. Papandréou a eu dans la matinée des contacts téléphoniques avec le président de la zone euro, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, son homologue britannique, Gordon Brown, la présidence suédoise de l’UE, ainsi qu’avec le DG du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Dans son intervention au cours du Sommet, M. Papandréou a réaffirmé que la Grèce est prête et décidée à procéder aux changements nécessaires ainsi qu'à prendre les mesures institutionnelles pour l'économie et présenté le cadre de la politique qu'il est décidé à appliquer laquelle concerne entre autres des réformes institutionnelles.

M. Papandréou a également évoqué la forte dynamique de la Grèce laquelle n'a pas encore été valorisée soulignant que celle-ci peut s'appuyer sur l'énergie verte et plus généralement sur l'économie verte et le tourisme, faits qui sont des facteurs d'optimisme pour l'avenir du pays.

Enfin, M. Papandréou après avoir affirmé qu'il est prêt à modifier le modèle économique de la Grèce, a invité les 27 leaders de l'UE à oeuvrer en commun et à coopérer dans un esprit de soutien et de solidarité. Il fait part personnellement de son entière confiance en la Grèce et le peuple grec, relevant que par le passé le pays avait traversé des crises économiques graves lesquelles avaient été solutionnées efficacement.

En ce moment, M. Papandréou participe au dîner de travail avec les autres présidents et premiers ministres de l'UE au cours duquel doivent être discutées les questions concernant la rencontre de Copenhague, le changement climatique et les questions institutionnelles de la Communauté.

10/12/2009

Le Budget 2010, un premier pas vers le redressement de l'économie

Le premier ministre, Georges Papandréou, prenant la parole mercredi en Conseil des ministres, a tenu à souligner, en commentaire des rapports négatifs sur l'économie grecque publiés à l'heure actuelle par diverses agences de notation internationales, que le Budget de l'Etat 2010 constitue un premier pas vers le redressement économique et la réduction du déficit, dénonçant que le manque de confiance qui se manifeste actuellement sur les marchés est un héritage du précédent gouvernement.

"Dans le Budget, nous faisons les premiers pas vers un redressement de l'économie et la réduction du déficit, alors que nous ouvrons le dialogue sur la fiscalité, la gestion des recettes publiques, la transparence et la sécurité sociale, toutes choses qui seront indiquées dans le Programme de stabilité et de croissance", a souligné M. Papandréou.

M. Papandréou a informé le Conseil qu'il rencontrerait jeudi le président de la République, Carolos Papoulias, pour lui proposer une réunion des dirigeants des partis politiques sur la question de la corruption, un problème lié par ailleurs à la situation économique, déclarant de manière dramatique que "la patrie se trouve aux services des urgences" et que "le problème budgétaire menace pour la première fois depuis 1974 la souveraineté nationale".

"Les politiques criminelles de la Nouvelle Démocratie nous ont conduit dans une situation exceptionnellement difficile. La ND a exposé la Grèce et l'a transmise (au nouveau gouvernement) avec une souveraineté nationale diminuée", a affirmé M. Papandréou, ajoutant que le déficit de crédibilité de la Grèce fait actuellement l'objet d'exploitation, mais que les politiques suivies par le gouvernement "ferment une fois pour toute la porte à la non-crédibilité".

"Ce gouvernement, a ajouté le premier ministre, fonctionne selon le seul critère que le peuple décide souverainement de son avenir. Nous avons gagné de durs combats, et sommes résolus de faire ce qu'il faudra pour réduire le déficit, réussir un équilibre budgétaire et la croissance partout".

03/12/2009

Interview de M. Papandréou accordée à la chaîne CNN (plus)

19/11/2009

Papandréou: Le projet de Budget 2010 est le premier pas décisif de sauvetage de l'économie

Le premier pas décisif pour le sauvetage de l'économie, le redressement du pays a lieu avec le projet de Budget, a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, en réunion du Conseil des ministres mercredi, une réunion qui a porté également sur la revalorisation de l'Office national de la Statistique en autorité indépendante, le projet de loi sur la protection des forêts et étendues forestières en Attique après les grands incendies d'août 2009 et le projet de loi sur les emprunteurs en difficulté.

M. Papandréou a souhaité souligner à ce point qu'il faut livrer bataille pour changer l'Etat et mettre en application son programme pour les 100 premiers jours, en insistant que l'oeuvre gouvernementale prend désormais, dans son ensemble, "des rythmes soutenus".

M. Papandréou, qui a parlé du nouveau Budget de l'Etat comme ouvrant la voie de l'espoir, de la croissance et de la justice, même s'il "ne règle pas par un coup de baguette magique tous les problèmes du pays", a soutenu qu'il s'agit d'un "budget d'équilibre", pour insister "un équilibre entre les grands problèmes budgétaires hérités et auxquels nous devons faire face, et la nécessité de s’attaquer à l’injustice sociale, les inégalités, la pauvreté et l’absence d’opportunités".

Se référant au projet de loi sur l'Office de la Statistique, le premier ministre a indiqué qu'il est urgent de rétablir notre crédit, "nous voulons rendre notre pays à nouveau un interlocuteur et partenaire crédible en Europe et sur les marchés internationaux, et cela débute en mettant fin définitivement aujourd'hui à la pratique des données statistiques qui sont façonnées à volonté par le gouvernement en place".

Passant au projet de loi sur les forêts incendiées en Attique, M. Papandréou a assuré que le texte qui sera déposé au Parlement se heurtera "à la corruption, l'anomie, qui a en définitive pour résultat la destruction spéculative de notre environnement, mettant un frein aux plans spéculatifs de certains centres d'intérêt".

M. Papandréou a souhaité rappeler à ce point, les données officielles à présent établies, le défi que doit relever le gouvernement du fait des politiques catastrophiques du précédent gouvernement de la ND, qui ont "mené l'économie à une situation d'urgence", mais aussi à reconfirmer les engagements électoraux du PASOK qui, tout en ayant été toujours suspicieux sur les indices fondamentaux de l'économie depuis les rangs de l'opposition, "n'aurait jamais pu s'imaginer l'étendue de l'écart avec la réalité". "Les objectifs restent les mêmes, et le gouvernement honorera ce à quoi il s'est engagé pré-électoralement", a-t-il tranché.

Le premier ministre, qui a circonscrit les plus grandes difficultés du budget, non pas tant suite à la crise internationale, mais à cause des performances négatives du pays, a cité en premier lieu comme "racines profondes du problème, l'Etat grec lui-même, avec sa structure, son encadrement, son foisonnement de lois, sa bureaucratie, son absence de transparence, sa corruption dans ses relations avec le citoyen", pour insister que dans cette lutte pour remédier à cet état de choses, le gouvernement est du même côté que les citoyens.

Parlant de l'objectif central de 2010, M. Papandréou a parlé d'une "année où nous réaliserons des ruptures avec ce qui marche mal dans cinq secteurs fondamentaux, l'Etat, le modèle de croissance et d'économie, l'éducation et l'innovation, la prévoyance sociale et l'Etat social, la présence internationale. "Nous sommes ici parce que nous faisons partie de la solution", a-t-il lancé.

14/11/2009

Le social au centre des débats au Parlement à l'Heure du premier ministre

Le premier ministre, Georges Papandréou, a été appelé à intervenir vendredi au Parlement pour répondre aux questions de l'opposition sur l'emploi partiel et les stages (KKE), sur les "Golden Boys" du secteur public (LAOS) et sur la sécurité sociale (SYRIZA), à la session traditionnelle dite "L'heure du premier ministre".

Le rapport de la commission mandatée par le nouveau gouvernement pour une révision des dispositions régissant les stages et la "location" des salariés sera prêt en décembre, a annoncé M. Papandréou, observant en même temps que la permissivité régnant sur le marché du travail ne doit pas conduire à l'interdiction des formes flexibles d'emploi, lorsque nécessaires socialement.

En réponse au tableau noir dressé par la présidente du CC du KKE, Aleka Papariga, estimant à quelque 720.000 personnes recrutées pour des emplois flexibles (stages, temps partiel, travail au noir), et dénonçant que cette situation est imposée par l'UE et n'a aucun rapport avec la crise financière de ces derniers mois, le premier ministre a tenu à défendre les politiques du nouveau gouvernement sur l'idée d'un Etat protégeant les travailleurs, assurant la bonne application des lois, et mettant fin une fois pour toute à la "jungle" sur le marché du travail.

M. Papandréou n'a toutefois pas exclu complètement l'emploi à mi-temps, s'il est choisi par la personne elle-même, voire s'il permet de continuer des études. "Car enfin, a-t-il tranché, la titularisation pour tous n'est pas possible, elle n'existe nul part au monde. La question est que fait l'Etat?".

Le président du LAOS, Georges Karadzaferis, pour sa part, a interrogé M. Papandréou sur les initiatives qu'il comptait prendre pour réagir aux revenus phénoménaux dans les grandes entreprises publiques, telles la Banque Nationale de Grèce (BNG), la Radio-télévision publique (ERT), l'Office des Télécommunications de Grèce (OTE), l'Electricité de Grèce (DEH), notamment, relevant que "avec un million d'euros par an (un salaire d'un haut fonctionnaire), on peut engager 200 jeunes dans des stages, voire un village tout entier".

Sur ce point, M. Papandréou a répondu très fermement par une seule phrase "Fini les mensonges", puisque, a-t-il dit, des initiatives législatives et institutionnelles seront présentées prochainement pour mettre un terme à une situation de pleine injustice, mais aussi de gaspillage de l'argent des contribuables.

Les revenus des cadres des entreprises publiques, qu'elles soient ou non introduites en Bourse, seront calculés sur des critères de transparence et de justice, chacun devant rendre compte de ses actes, alors que de plus toutes les décisions seront communiquées sur Internet, M. Papandréou reconnaissant l'existence de situations "inadmissibles" dans le secteur public, notant certes ne pas avoir l'inventaire complet des grilles de salaires des directions des grandes entreprises et commissions spéciales.

Les problèmes de la sécurité sociale ont fait l'objet de la 3e question posée par le président du groupe parlementaire de la SYRIZA, Alexis Tsipras, lequel s'est interrogé sur la possibilité du gouvernement de céder aux pressions de la Commission européenne sur cette question qui, a-t-il rappelé, relève de la compétence des Etats nationaux, comme stipulé notamment dans le Traité de Rome.

Sur cette question à revoir, puisque le nouveau gouvernement s'oppose à la loi de l'ancienne ministre de l'Emploi, Fani Palli-Petralia, M. Papandréou a invité la SYRIZA, plutôt que de se limiter comme par le passé à une critique extérieure, à défendre ses propositions dans le cadre d'un dialogue élargi, soulignant que les caisses de sécurité sociale se trouvent au bord de la faillite, que comme le PASOK l'avait affirmé dans l'opposition que ce dossier est très complexe et ne peut être réglé approximativement.

"Nous ne pouvons planifier la sécurité sociale en ignorant les paramètres du marché, de l'emploi, de la compétitivité, du fonctionnement des sociétés. Et c'est pourquoi, nous engageons un dialogue avec tous les organismes, les partenaires sociaux. et nous le mènerons jusqu'à ce que les choix décidés soient viables".

06/11/2009

Papandréou: Nous matérialisons nos engagements électoraux

"Nous commençons à matérialiser tout ce que nous avons promis avant les élections", a déclaré jeudi le premier ministre, Georges Papandréou, s'adressant en réunion du Conseil des ministres, au cours duquel le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté le projet de budget 2010 élaboré dans le mois qui a suivi les élections législatives.

M. Papandréou a insisté sur le fait qu'il s'agit d'un budget sérieux, qui tient compte des capacités réelles du pays et pose les bases de la relance et de la rupture avec le passé, évoquant tout particulièrement la corruption, les gaspillages et les relations clientélistes avec l'argent du peuple grec, des phénomènes qui ont pris des dimensions d'épidémie au cours des dernières années.

M. Papandréou, qui a également annoncé que le budget sera élaboré différemment à partir de l'année prochaine, a souligné que le budget 2010 permet de réaliser un pas vers l'avenir et insisté sur le fait que le gouvernement ne reniera pas ses engagements électoraux, ni ne fera marche arrière en ce qui concerne son objectif pour une juste redistribution du revenu, "et cela bien que la situation soit bien pire que celle reconnue par la ND avant les législatives".

Le nouveau budget vise à réchauffer le marché, à soutenir l'activité économique, à stimuler l'emploi et à prendre des mesures contre la cherté de la vie, a-t-il affirmé, tout en notant que le gouvernement procède parallèlement au recensement réel et complet des données statistiques de l'économie et à l'élaboration d'un nouveau système fiscal qui sera régi par les principes de la transparence, de la juste redistribution et de l'investissement correct des deniers du peuple. "Notre objectif est de combattre la fraude fiscale et à mettre en place une conscience fiscale chez les citoyens", a-t-il lancé.

Selon M. Papandréou, le budget vise à la protection des groupes sociaux faibles, à tonifier les petites et moyennes entreprises et le marché, mais également à reconquérir la confiance de nos partenaires et des marchés internationaux, c'est-à-dire "faire en sorte que la Grèce ait de nouveau confiance en elle-même".

Le premier ministre a encore insisté sur le fait que le gouvernement tiendra ses promesses, soulignant que "nous avons prouvé que nous sommes fidèles au programme des 100 jours qui avait été annoncé avant les élections et nous mettons en pratique la juste redistribution, la solidarité et la responsabilité sociale".

Enfin, M. Papandréou a exprimé sa satisfaction au sujet de la coopération harmonieuse des ministres avec le ministre des Finances pour l'élaboration du budget.

04/11/2009

Conseil des ministres: Un projet de loi de "redistribution et de solidarité"

Le Premier ministre, Georges Papandréou, s'est félicité en Conseil des ministres mardi du premier projet de loi du nouveau gouvernement, qui consiste en une aide d'urgence aux personnes défavorisées et aux classes moyennes, et répond rapidement à l'un des engagements pré-électoraux du PASOK, notant en général aussi l'activation de son équipe et la publication sur Internet des réformes de l'Etat.

"Cette journée est de toute importance, puisque le Conseil des ministres a examiné le premier projet de loi du gouvernement du PASOK", a notamment déclaré M. Papandréou, ajoutant qu'"il s'agit de la première matérialisation de nos engagements tracés dans notre programme de 100 jours de gouvernement".

Se référant aux principes de ce projet de loi, le Premier ministre a mis en avant le fait que le montant d'environ un milliard d'euros sera réparti entre 2,5 millions de bénéficiaires, cette "redistribution (d'aides) et solidarité", engageant ainsi une redistribution inverse de ce qui se passait sous la Nouvelle Démocratie, alors qu'il a souligné aussi l'importance que ces aides n'alourdissent pas le Budget de l'Etat, il est "budgétairement neutre", a-t-il dit, ce qui est de toute importance dans la situation économique actuelle mauvaise.

M. Papandreou a informé les ministres qu'il avait par ailleurs discuté avec ses homologues européens, la semaine dernière à Bruxelles, des questions afférentes aux relations de travail et au changement climatique, annonçant que le gouvernement déposera une proposition globale sur ce dernier dossier en décembre.

Le ministre des Finances détaille le projet de loi de solidarité sociale

Le projet de loi concernant, d'une part une aide d'urgence de solidarité sociale aux faibles revenus, et d'autre part le prélèvement à titre de responsabilité sociale d'une taxe sur les bénéfices de 2008 des 300 plus grandes sociétés et banques est publié sur le site Internet du gouvernement à partir de mardi après-midi.

Selon le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, il s'agit de la première intervention législative destinée à renforcer la solidarité sociale, une aide qui profitera à plus de 2,5 millions de personnes et dont le coût total excédera un milliard d'euro.

Dans le même temps, le gouvernement impose une contribution de responsabilité sociale sur les bénéfices avant impôt à environ 300 sociétés, cette mesure portant sur les bénéfices 2008.

Simultanément, a ajouté le ministre, "nous demandons aux propriétaires de biens immobiliers valant plus de 600.000 euros de verser une taxe extraordinaire", le ministre concluant sur le fait que le projet de loi reflète le sens commun et que la contribution extraordinaire demandée aux sociétés a été acceptée même par la Fédération des Entreprises et Industries (SEB).

Les bénéficiaires de l'allocation de solidarité sociale sont quelques 444.500 personnes qui toucheront au total 348,2 millions d'euros en fonction de leur situation familiale, un plafond de 21.500 euros étant fixé pour le revenu familial maximum et l'aide étant versées en deux tranches, la première avant Noël et la deuxième en 2010.

Plus précisément, une famille avec un enfant percevra 700 euros à conditions que le revenu familial n'excède pas 14.000 euros, une famille avec deux enfants 800 avec un revenu maximum de 15.500 euros, une famille avec trois enfants 1.000 euros avec un revenu maximum de 17.000 euros, une famille avec quatre enfants 1.100 euros avec un revenu maximum de 18.500 euros, une famille avec cinq enfants 1.200 euros avec un revenu maximum de 20.000 euros et une famille avec six enfants et plus 1.300 euros avec un revenu familial maximum de 21.500 euros.

Par ailleurs, 2.103.000 de personnes faisant partie de groupes sociaux vulnérables de la population bénéficieront au total d'une enveloppe de 720,2 millions d'euros.

Les bénéficiaires sont les agriculteurs retraités de la caisse OGA (avec des critères de revenus semblables à l'allocation de solidarité sociale (EKAS)), soit 850.000 individus, qui percevront 300 euros, les retraités bénéficiaires de l'EKAS, soit 360.000 individus, qui percevront 300 euros, les petits retraités qui ont une pension de veuf, de vieillesse ou d'invalidité qui ne touchent pas l'EKAS, soit 170.000 individus, qui percevront 400 euros, des handicapés touchant des allocations de prévoyance, soit 185.000 individus, qui percevront 400 euros, des néphropathes qui touchent une allocation alimentaire, soit 13.000 individus, qui percevront 400 euros, les enfants sans protection (loi 4051/1960 et décret présidentiel 108/83), soit 25.000 individus, qui percevront 400 euros, les pauvres titulaires d'un livret de personne non assurée (loi 57/1973), soit 100.000 individus, qui percevront 400 euros, et enfin les chômeurs inscrits sur les registres de l'Office national pour l'emploi (OAED), soit 400.000 individus, qui percevront eux aussi 400 euros.

Concernant la contribution de responsabilité sociale, elle touche les 300 entreprises et banques ayant fait les plus gros bénéfices en 2008, alors que la taxe extraordinaire sur les grandes fortunes de biens immobiliers 60.285 contribuables, les taux d'imposition progressifs respectifs étant de 0,20% pour des biens immobiliers totalisant 600.000 à 1 million d'euros (42.000 redevables), 0,40% pour des biens immobiliers totalisant 1 à 4 millions d'euros (18.000 redevables) et 0,60% pour des biens immobiliers de plus de 4 millions d'euros (285 redevables).

Le total des recettes qui seront perçues atteindra 180 millions d'euros, les redevables représentant 1,7% des propriétaires de biens immobiliers versant déjà la taxe unifiée sur les biens immobiliers (ETAK).

Le ministre a précisé qu'un taux de 0,3% sera imposé sur les biens immobiliers de l'Eglise, s'ils sont exploités commercialement, alors qu'il a réitéré l'engagement du gouvernement de supprimer l'ETAK à partir de 2010.

Pour les entreprises, le prélèvement portant sur les bénéfices 2008 avant impôt ne concerne pas les entreprises ayant enregistré moins de 5 millions d'euros (212.000 entreprises), alors que l'imposition est progressive ensuite, à savoir 5% pour des bénéfices de 5-10 millions (140 entreprises), 7% pour des bénéfices de 10-25 millions (85 entreprises) et 10% pour des bénéfices de plus de 25 millions (75 entreprises), soit au total quelque 300 entreprises (0,14% du total).

M. Papaconstantinou a précisé que le projet de loi sera soumis à une concertation publique, ce qui pourrait conduire à des amendements.

Enfin, le ministre a donné une précision concernant le pré-projet de budget de l'Etat 2010, qui sera déposé jeudi au Parlement, à savoir qu'il prend en compte l'augmentation du retour de TVA aux agriculteurs.

02/11/2009

Papandréou préconise une association d'efforts pour sortir de la crise

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a émis en Conseil européen, une proposition visant à associer les efforts pour sortir de la crise économique, une suggestion promue en commun avec son homologue britannique, Gordon Brown, et soutenue par d'autres dirigeants européens et la Commission européenne.

La proposition concerne la réalisation de nouveaux investissements en faveur de la croissance verte, la lutte contre la récession et les déficits, dans le cadre d'une nouvelle stratégie de développement et de création d'emplois, alors que, parmi les nouveaux outils de financement de ces politiques, M. Papandréou a cité dans sa conférence de presse, après la fin des travaux du Sommet, la taxe sur les transactions internationales, l'émission d'obligations vertes et la taxe carbone.

Concernant l'économie grecque en particulier, M. Papandréou a souligné que son gouvernement est décidé à réaliser de sérieuses ruptures et innovations, comme par exemple dans le mode d'élaboration du Budget et la fiscalité, avec une redistribution notoire, ainsi qu'un paquet de mesures destiné à renforcer les petits revenus et les petites et moyennes entreprises.

La proposition grecque soumise à la Commission européenne est crédible, mais ce qui fait s'interroger les Européens après tout ce qu'ils ont connu ces dernières années, c'est si le pays pourra la respecter, a explicité M. Papandréou.

Par ailleurs, le premier ministre a posé le changement climatique comme le problème le plus important de la planète, citant un de ses volets qui est l'intensification des flux de l'immigration clandestine, alors qu'au plan tout justement de l'immigration, il s'est dit satisfait de la formulation du projet de conclusions finales qui enjoint la Turquie à coopérer et à appliquer le protocole de réadmission.

Concernant le Traité de Lisbonne, M. Papandréou s'est félicité que l'accord mette fin à une longue période d'incertitude et ouvre des perspectives à un nouvel élargissement, qui comprendra l'adhésion des pays des Balkans occidentaux, alors qu'au sujet de la FYROM, il a dit avoir clarifié les thèses grecques à son homologue, Nikola Gruevski, lors de leur brève entrevue informelle la veille, tout en réitérant lors de la conférence de presse que le règlement du nom du pays voisin est une condition préalable à l'ouverture de négociations d'adhésion de Skopje avec l'UE.

Papandréou: La société grecque est unie contre le terrorisme

Dérogeant à la tradition de ne pas évoquer des questions intérieures lors de déplacements à l'étranger, le Premier ministre, Georges Papandréou, a souhaité souligner que la société grecque unie s'oppose aux récents attentats terroristes.

Nous sommes unis face à la violence criminelle aveugle qui vise de simples citoyens, mais aussi des citoyens portant l'uniforme. Tous ensemble, nous pouvons mettre fin à ce cycle d'effusion de sang qui sape les libertés individuelles et collectives, et nuit à l'image de notre pays au plan international, a affirmé M. Papandréou, insistant que face à la violence, nous opposons plus de démocratie et de respect des droits individuels et sociaux.

Pour nous, a-t-il ajouté, l'ordre légal signifie que l'Etat a le devoir de protéger les droits de l'Homme que sont la vie, les biens et les libertés.

Enfin, M. Papandréou a salué l'attitude responsable de tous les partis de l'opposition, en y accordant une signification particulière.

19/10/2009

Papandréou demande participation et responsabilité à tous les Grecs

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a appelé tous les Grecs et tous les partis politiques à participer et faire preuve de responsabilité afin de remettre la Grèce sur rail, le gouvernement ayant dès le départ adopté pour sa part des mesures pour la transparence et contre les gaspillages.

"Nous pouvons. Il ne nous manque rien. Je sais que les Grecs, s’ils voient un effort généreux, seront touchés dans leur amour-propre et contribueront décisivement. A une condition: Croire en nous", a affirmé M. Papandréou, en clôturant dimanche soir le débat parlementaire sur le programme de gouvernement.

M. Papandréou a présenté une nouvelle fois ses positions concernant le déraillement de l’économie grecque, en soutenant que le gouvernement de la ND n’a pas pris de mesures pour stimuler l’économie réelle comme l’ont fait d’autres pays par le biais de l’interventionnisme de l’Etat et la théorie économique keynésienne, mais a au contraire réduit les investissements publics et aidé les banques sans soutenir les petites et moyennes entreprises. L’aboutissement de tout cela, a-t-il dit, était d’assécher le marché, alors que parallèlement le gouvernement empruntait "en doublant la dette en seulement six ans".

Ainsi, M. Papandréou a souligné que les financements nécessaires pour surmonter la crise existaient, et mis en cause la gestion qui en a été faite par le gouvernement de la ND, l’accusant d’avoir voulu une fois encore faire payer la note de la récession internationale aux couches les plus vulnérables. "Il y a avait de l’argent - de l’argent du recours à l’emprunt, de l’ESPA (Cadre national stratégique de Référence), des biens immeubles de l’Etat, des entreprises excédentaires du secteur public, telles que l’OTE (Office des télécommunications de Grèce)", a-t-il lancé.

M. Papandréou a mis l’accent sur l’effort de mettre de l’ordre dans les finances publiques afin que la Grèce regagne son crédit, la Grèce ayant perdu, a-t-il insisté, toute trace de crédibilité à l’étranger au cours de ces dernières années.

"Je prends les devants, mais je n’y parviendrai pas tout seul. Je demande la participation et la responsabilité de tous", a-t-il conclu.

17/10/2009

Papandréou appelle le peuple grec à se mobiliser dans la voie du changement visionnaire et réaliste

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a appelé le peuple grec à se mobiliser dans la voie d'un changement "visionnaire, réaliste" et tout à la fois "évident" pour réussir à surmonter la crise qui malmène la société grecque à tous les niveaux, en présentant vendredi après-midi son programme de gouvernement en assemblée plénière du Parlement, une séance sur trois jours qui doit se clôturer dimanche soir à minuit par un vote nominal de confiance au gouvernement.

M. Papandréou, qui a souligné que le coup d’envoi de cette nouvelle marche a déjà été donné par les initiatives engagées d’ores et déjà par le nouveau gouvernement, a informé que le gouvernement a trouvé à son arrivée au pouvoir une économie en situation d’urgence, semblable à celle héritée en 1993 (du gouvernement de la ND de l’ancien premier ministre, Constantin Mitsotakis, par le PASOK), avec de "grandes dettes et dépenses cachées", "un déficit sans précédent de compétitivité et des caisses de sécurité sociale en situation d’indigence".

"Les finances publiques, toutefois, ne sont pas la cause de la situation actuelle, a poursuivi M. Papandréou, mais un des graves symptômes de la crise de gouvernance - le déficit qui a conduit à la dépréciation de tout", pour enchaîner dûment sur les initiatives du nouveau gouvernement pour lever justement la crise des relations de l’Etat avec le citoyen, afin de "co-aménager les consensus pour un accord social national sur les grands changements".

Dès l’ouverture de son discours, M. Papandréou a clarifié qu’il soutiendra la candidature de l’actuel président de la République, Carolos Papoulias, pour un nouveau mandat successif, en anticipant le vote positif de la ND en mars prochain (au Parlement), conformément aux engagements pré-électoraux de l’ex-premier ministre, Costas Caramanlis.

M. Papandréou a pris l’engagement d’adopter "toute proposition de l’opposition, qui conduira au renforcement de la transparence, d’où qu’elle vienne", tout comme d’honorer ses propositions pour l’administration publique, en particulier de réaliser "des embauches par l’ASEP (Conseil suprême de recrutement du personnel) et seulement par l’ASEP, par le biais d’un concours annuel pour le recrutement de tous les cadres permanents de la fonction publique.

Passant au plan de la politique salariale, M. Papandréou a annoncé l’octroi d’une allocation extraordinaire de solidarité aux petits revenus, une augmentation rétroactive aux retraites agricoles (OGA) à hauteur de 30 euros dès le 1er octobre 2009, des augmentations supérieures à l’inflation en 2010 pour les salaires et retraites avec dans le même temps le gel des tarifs des DEKO (entreprises d’utilité publique).

De plus, le premier ministre a annoncé le vote au Parlement, dans les 100 premiers jours de gouvernement, d’un projet de loi de protection des emprunteurs contre les pratiques abusives des banques, alors que sont programmées des initiatives législatives pour changer le mode de fonctionnement du système TEIRESIAS (liste rouge des mauvais payeurs), ainsi que la simplification des formalités pour la création de nouvelles entreprises.

Le gouvernement procèdera également à l’augmentation à 4% du PIB du programme d’investissements publics, dans le but à terme, à la fin du mandat de quatre ans, de le porter à 5% du PIB, M. Papandréou avertissant néanmoins à ce point que cette stimulation n’aura aucun impact si elle n’est pas accompagné d’un redressement des finances publiques qui se trouvent, a-t-il déploré, "dans un déraillement sans précédent".

De ce fait, le premier souci du gouvernement sera de faire un inventaire objectif avec l’assistance du Service de la Statistique qui "deviendra vraiment indépendant", alors que suivra dans la foulée la répression de l’évasion fiscale, le contrôle sévère des finances et, enfin, un nouveau projet de loi fiscal qui sera déposé dans les trois prochains mois, avec comme éléments fondamentaux une "grille fiscale unique, progressive, juste et indexée sur l’inflation pour tous les revenus provenant du travail ou des dividendes", une faible fiscalité sur les bénéfices non redistribués des entreprises, "la suppression des dispositions privilégiées favorisant les grands actionnaires", l’imposition progressive des fortunes immobilières et des héritages, l’imposition des biens de l’Eglise et de ses activités entreprenariale, ainsi que les biens immobiliers des sociétés off shore.

Concernant le processus de production du pays, M. Papandréou a souligné qu’il reposera sur la "croissance verte", soutenue par les décisions qui seront prise concernant le changement climatique au niveau mondial, ainsi que l’évolution du secteur du tourisme, citant à titre indicatif le tournant vers les sources renouvelables d’énergie et la mise en valeur énergétique des îlots de l’Egée, pour poursuivre au plan environnemental qu’il n’y aura aucune tolérance face à l’empiètement des régions forestières brûlées.

M. Papandréou s’est engagé à déposer au Parlement le nouveau plan énergétique national jusqu’à la fin décembre, alors qu’il a placé haut la barre en citant l’objectif de 20% de l’énergie provenant des sources renouvelables en 2020.

La croissance verte sera aussi le vecteur du développement rural, avec le changement des cultures et le tournant à l’agriculture qualitative et biologique.

Papandréou: Bon fonctionnement du système de santé et de retraites

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a posé comme condition sine qua non pour que "le citoyen soit créatif", l’impératif de "donner de la valeur au bien que constituent la sécurité et la sûreté", renvoyant ainsi à la nécessité de renflouer les caisses de sécurité sociale, de combattre drastiquement les pertes de cotisations, mais aussi un Système national de santé (ESY) "à caractère public, des prestations gratuites de haut niveau, accessible à tous, avec transparence et responsabilité, mais aussi l’instauration d’une carte électronique de santé et un dossier électronique de maladie pour chaque patient relié à un système informatisé centralisé, l’embauche de personnel à concurrence de 3.000 par an, l’établissement de la liste de médicaments, l’augmentation de 1% du PIB du financement public à l’ESY dans l’intervalle du premier mandat du gouvernement couplée à la lutte drastique contre les gaspillages et la corruption.

M. Papandréou s’est aussi engagé à ce que les retraites soient versées dans un délai de 3 mois aux titulaires d’ici la fin 2010, tout comme le lancement "d’une politique agressive pour la protection des travailleurs, en réprimant les pratiques abusives de réduction de l’emploi sous prétexte de la crise, la révision radicale du régime de "location" des travailleurs, le renforcement du Corps des inspecteurs du travail, la suppression des dits stages dans la fonction publique.

M. Papandréou a également annoncé le rehaussement progressif de l’allocation chômage à 70% du salaire de base, le lien des incitations de la loi de développement avec la création d’emplois, alors qu’il est revenu sur une ancienne proposition d’un "programme généreux de subventionnement des cotisations sociales des jeunes travailleurs sur quatre ans".

Abordant la question de la Justice, M. Papandréou a promis de changer le mode de sélection des directions des grands tribunaux du pays - avec implication dans ce choix des députés -, et de supprimer toute restriction dans l'auto-administration des magistrats et aussi d'accélérer les procédures judiciaires, ce dernier point étant, a-t-il dit, une question de démocratie.

La qualité de la démocratie est un point sur lequel le Premier ministre insiste, et c'est en ce sens que M. Papandréou a annoncé une nouvelle loi électorale qui, a-t-il souligné, reverra la question des circonscriptions électorales "démesurées", réduira considérablement les dépenses électorales et "portera un coup dur à l'argent noir du politique".

Au plan des changements dans la police, le chef du gouvernement a soutenu reprendre à partir du début la mission des forces de sécurité, qui devront protéger mais aussi respecter le citoyen, expliquant qu'il mettrait fin aux gestions partisanes, mais aussi aux policiers-"aides ménagers", comme il a appelé les fonctionnaires servant de gardes du corps, pour citer en exemple à titre de ses résolutions, la réduction quasiment de moitié des policiers de service auprès des ministres et autres officiels ou personnalités.

D'autre part, le Premier ministre s'est engagé à "prendre des mesures radicales contre la violence policière", parlant de non-indulgence dans des cas d'abus de pouvoir, mais de récompense pour les policiers effectuant leur service comme attendu.

"Nous mettons un terme, a ajouté M. Papandréou, à l'approche policière de l'immigration, une tendance héritée de la ND, avec une réforme du cadre de fonctionnement du droit d'asile et d’accueil des migrants". Par ailleurs, a relevé M. Papandréou, la Grèce adopte l'initiative de l'UE pour étendre la responsabilité assumée de manière égale par tous les Etats-membres dans la question de la surveillance des frontières, mais aussi de stopper les expulsions d’immigrés de 2e génération, avant d’avoir rationalisé totalement le régime d’obtention de la citoyenneté grecque.

Comme il s’y était engagé dans l'opposition et en période pré-électorale, le premier ministre a annoncé un milliard d'euros dans le premier budget consacré à l'éducation, "malgré la situation financière extrêmement difficile", présentant certaines de ses réformes que seront notamment 2 années de pré-scolarité pour tous, des cours toute la journée dans toutes les écoles de Grèce, un nouveau mode d'entrée dans l'enseignement supérieur, sans pression et sans que cela coûte cher aux élèves et à leurs familles, un enseignement spécial pour les enfants handicapés, l'introduction d'un nouveau système de note.

Papandréou: Le règlement de la question chypriote est une priorité majeure

Au chapitre de la politique étrangère, M. Papandréou a souligné que la Grèce est désormais présente dans les concertations sur toutes les grandes questions mondiales, alors que sa priorité majeure est la recherche d'une solution au problème chypriote avec l'entier soutien des initiatives du président chypriote, Dimitris Christofias.

"La Grèce se tient de nouveau aux côtés de Chypre, pas seulement en paroles mais en actes", a-t-il lancé.

Le principe du bon voisinage représente une condition indispensable pour la promotion de l'orientation européenne de la FYROM, a affirmé en outre le Premier ministre, soulignant que "le gouvernement est attaché au règlement de la question de l'appellation dans le cadre de la recherche d'une appellation acceptée mutuellement qui sera en vigueur à tous les niveaux".

"L'heure est à présent venue pour le gouvernement de la FYROM de prouver dans les actes qu'elle observe une attitude constructive", a-t-il dit, avant de passer aux relations de la Grèce avec la Turquie et de saluer les efforts du pays voisin pour son adhésion à l'UE. "Toutefois, dans ce cas, il faut mettre l'accent sur la condition indispensable et incontournable d'une harmonisation avec l'acquis communautaire, du respect du droit international et du règlement de la question chypriote".

Le premier ministre a encore averti que toute action tournée contre l'intégrité territoriale d'un Etat-membre de l'UE, non seulement constitue une violation du droit international et l'obligation de relations de bon voisinage, mais encore vient annuler la dynamique de la coopération étroite que nous visons pour nos pays.


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Dernière modification : samedi 16 avril 2011