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16/04/2011 |
M.
Papandréou présente le Cadre de Stratégie budgétaire 2012-2015 en Conseil
des ministres
Le premier
ministre, Georges Papandréou, a démenti catégoriquement les scénarios de ces
derniers jours concernant des élections anticipées et la restructuration de la
dette, en prenant la parole vendredi en réunion du Conseil des ministres, où
il a présenté le programme du Cadre de Stratégie budgétaire à moyen terme
2012-2015.
M. Papandréou a qualifié le programme de "feuille
de route" du pays pour les prochaines années et assuré que le
gouvernement l'appliquera à la lettre jusqu'en 2013, date à laquelle s'achève
le mandat du gouvernement du PASOK, écartant ainsi toute hypothèse d'élections
anticipées.
Concernant le problème de la dette, M. Papandréou a
souligné qu'il doit être résolu en profondeur, non pas en restructurant la
dette, "c'est le pays qu'il faut restructurer, et c'est ce que nous faisons
avec le programme" a-t-il précisé.
M. Papandréou a également fait référence à l'oeuvre
gouvernementale au cours de ces 18 mois de mandat, le gouvernement réussissant
à "mettre de l'ordre" dans les finances publiques, ce qui continue,
a-t-il insisté, à constituer un des principaux objectifs visés, en même
temps que la croissance, les investissements et un Etat social efficace.
Pour
ce qui est du Cadre de Stratégie budgétaire à moyen terme, le premier
ministre a par ailleurs informé que les indices détaillés et les calendriers
seront présentés après Pâques, afin de procéder à la spécification du
programme qui sera ensuite soumis au vote au Parlement.
Pour
ce qui est de la dette, M. Papandréou a relevé que sa réduction n'est pas
uniquement en chiffres, explicitant qu'il faut prendre en compte d'autres problèmes
cachés, tels que les déficits, et derrière ces déficits des pratiques, des
mentalités et des politiques biaisées, que le gouvernement s'emploie à
changer.
M.
Papandréou a fait une mention spéciale aux développements sur le front des dépenses
et des recettes de l'Etat, informant que les dépenses publiques avaient atteint
en 2009 53% du PIB et que l'effort actuel consiste à les ramener à 44% en
2015, à savoir le taux de 2003 qui est à la fois la moyenne communautaire.
Les
recettes, a-t-il ajouté, sont tombées à 38%, et l'effort produit vise à
l’augmenter à 43%, à savoir au niveau de 2000.
Nous
aurons fait face au problème de la dette et du déficit, lorsque nous aurons
changé les logiques et les mentalités" a-t-il conclu.
Papandréou:
Le principal enjeu est de redresser et restructurer la Grèce
Le
principal enjeu aujourd'hui est de redresser et restructurer le pays, de créer
un pays meilleur et non pas de retourner dans le passé, a souligné le premier
ministre, Georges Papandréou, dans un discours vendredi devant le groupe
parlementaire du PASOK.
M.
Papandréou a mis en avant, comme "unique voie sûre" pour sortir le
pays de la crise, la feuille de route qu'il a présentée le matin même en réunion
du Conseil des ministres, rejetant dans le même temps les propositions de
l'opposition qui, a-t-il averti, conduisent le pays à une plus grande dépréciation
et une faillite. Nous suivrons le chemin sûr pour sauver et réparer la Grèce,
a-t-il dit.
A
ce point, M. Papandréou a marqué sa détermination à avancer dans cette voie,
"et ça ne m'intéresse pas de savoir si j'aurai un seul mandat comme
premier ministre. La seule chose qui m'intéresse, c'est d'avoir rendu en 2013
une Grèce différente, qui ne sera plus menacée par des crises et qui
regardera l'avenir avec confiance.
Commentant
en outre le débat actuel sur l'imposition de nouvelles mesures économiques, M.
Papandréou a tranché qu'il n'y aura pas de nouvelles coupes horizontales dans
les salaires et les retraites et assuré que les quelconques interventions
seront ciblées.
Par
ailleurs, M. Papandréou a également évoqué la question de la révision de la
Constitution, un projet qui vient en tête des priorités du gouvernement. Cette
fois-ci, nous ne procèderons pas à une révision technique mais, au terme d'un
dialogue, le pays acquerra une nouvelle Charte statutaire d’où seront exclues
des dispositions, telles que celles de l’article 86 sur la responsabilité des
ministres, qui empêche que la justice soit rendue et qui perpétue chez les
citoyens le sentiment de l’injustice.
La
Grèce de 2013, a-t-il conclu, aura posé des bases solides pour son avenir, en
suivant la juste voie que trace la feuille de route, un plan très précis qui
nous conduira de la examinea à la croissance.
Le
programme de dénationalisations examiné en Conseil des ministres
Nous
avons intégré aujourd’hui le programme budgétaire et le programme de dénationalisations
dans une “feuille de route”, à savoir un cadre global, ont affirmé de
hauts cadres de l’état-major économique du gouvernement dans un entretien
vendredi avec la presse, explicitant que l’ensemble de ce plan est décrit
exhaustivement dans la feuille de route.
Se
référant aux dénationalisations, les cadres ont informé que la part de l’Etat
à l’Office des Télécommunications de Grèce (OTE) sera réduite en 2011,
alors que la société publique de jeux de hasard, OPAP, sera vendue entièrement
en 2012.
Concernant
Electricité de Grèce (DEH), l’état-major économique n’exclut pas une
baisse de la participation de l’Etat de 51% à 34%, sans quoi l’entreprise
serait obligée de céder 40% de ses unités fonctionnant au lignite. Notons
qu’une négociation est en cours actuellement avec la Commission européenne.
Dans
tous les cas, les hauts cadres ont souligné que le gouvernement a engagé le
programme de dénationalisations le plus grand et le plus “lourd” en Grèce,
avec un calendrier précis, tout en conservant le contrôle de l’Etat sur des
entreprises d’importance stratégique.
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31/03/2011 |
Papandréou:
Armez-vous de patience, nous courons un marathon
A rmez-vous
de patience et de détermination, a déclaré le premier ministre, Georges
Papandréou, aux membres de son cabinet ministériel, lors de son intervention
mercredi en séance du Conseil des ministres.
M.
Papandréou, qui a insisté à l'intention de ses ministres "nous courons
un marathon", a souligné que ces "deux armes" devront passer
également dans la société, chez chaque citoyen, avant de donner une note
d'optimisme en assurant que le pays progresse vers la fin de la récession, sans
que cela ne signifie la fin de la crise et des problèmes.
C'est
un grand pas de soulagement, qui permet de livrer les prochaines batailles à
partir de positions meilleures, a expliqué le premier ministre, ne manquant pas
à ce point de regretter des "phénomènes de distorsion sur ce qui se fait
et ce qui se dit", tout comme le fait que "le dialogue public se fait
par médias interposés et que la para-politique prend le dessus". Notre
travail, a-t-il insisté à ce sujet, est la seule et unique réponse à
l'irrationalité du dialogue public.
A ce
point, M. Papandréou a fait également référence au tout récent abaissement
de la note de la Grèce par l'agence Standard&Poor's, en soulignant que les
agences de notation financière sont passées de l'euphorie de la confiance aux
obligations toxiques à un pessimisme aveugle, à la peur et la panique. Mais
comme elles se sont trompées dans leurs prévisions jusqu'ici sur la Grèce,
elles seront démenties une nouvelle fois encore.
Enfin,
M. Papandréou a soutenu que le modèle de gouvernance du pays change, avec un
dialogue qui se fait entre les membres du gouvernement, mais aussi entre le
gouvernement et la société. Des objectifs budgétaires sont fixés, a-t-il
ajouté, qui sont en même temps des objectifs de croissance, de justice et de
prévoyance. Nous avançons avec un plan, un programme et une évaluation de
notre parcours.
Notons
que le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi du ministère de
l'Intérieur sur la gouvernance électronique et avancé les préparatifs du
projet de loi du ministère des Finances sur le programme de dénationalisations
qui, selon des informations, sera déposé le 15 avril, et comprendra également
le Plan de stabilité budgétaire à moyen terme, ainsi que des corrections
budgétaires pour 2011.
Concernant
le programme de privatisations, il a été convenu de prévoir son
échelonnement année par année, le gouvernement souhaitant, selon un haut
cadre du ministère, conserver une participation stratégique de l'Etat dans des
infrastructures de base, alors qu'à ce même sujet, il a été spécifié que
le plan de privatisations ne signifiera pas qu'elles auront lieu
automatiquement, mais seulement au bon moment, après rapport aussi des
conseillers de dénationalisations.
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30/03/2011 |
Papandréou:
La Grèce réussira à sortir de la crise
L e
premier ministre, Georges Papandréou, s'est dit confiant que la Grèce s'en
sortira et réussira à surmonter la crise, sans avoir besoin d'avoir recours au
nouveau Mécanisme de soutien européen, dans une conférence de presse commune
mardi avec le chef de file du groupe socialiste au PE, Martin Schulz, en marge
d'une session sur trois jours du groupe des S&D au PE à Athènes.
M.
Papandréou a rappelé que le gouvernement actuel a trouvé une situation
économique très difficile, l’héritage de la ND, alors qu’il a salué le
groupe socialiste au PE pour le rôle déterminant qu’il a joué dans l’adoption
des décisions du Sommet de l’UE et pour son soutien à la Grèce.
M.
Papandréou a parlé d’améliorations apportées aux conclusions du Sommet,
tant concernant les obligations européennes que la taxe sur les transactions
financières, mais aussi le Mécanisme de soutien, insistant que les obligations
européennes, si elles avaient d’ores et déjà été approuvées, auraient
contribué à la gestion de la dette et à la mise en valeur de financements
pour la croissance en Europe.
La
politique unilatérale de l’austérité et de la rigueur, a-t-il averti, n’aidera
pas, s’il n’y a pas (en même temps) une politique de développement.
Interrogé
sur les agences internationales de notation financière, et en particulier sur
Standard&Poor’s qui a abaissé le jour même la note de la Grèce, M.
Papandréou a soutenu que les agences de notation sont passées dans un état de
panique absolue, rappelant que ce sont ces mêmes agences de notation qui
notaient AAA les obligations toxiques qui ont créé la crise.
A ce
point, M. Papandréou a noté que ces agences ne rendent de compte à personne
et tranché que l'UE doit se saisir de cette question, sans manquer par ailleurs
de souligner que les décisions qui seront prises en juin par l'UE devront
calmer les marchés et "ne pas montrer que nous faisons trop peu et trop
tard".
De son
côté, M. Schulz a exprimé la "profonde solidarité" des
socio-démocrates à la Grèce, à son premier ministre et au parti au pouvoir.
"Nous nous sentons solidaires avec la Grèce et le gouvernement qui s'est
chargé de ce travail d'Hercule", a-t-il souligné.
En
Europe, a-t-il ajouté, nous avons besoin de solidarité, et il n'est pas
possible que l'économie se développe dans un pays et ne se développe pas dans
les autres. Aucun pays isolé ne donnera des leçons aux autres et aucun
n'opèrera un développement unilatéral.
M.
Schulz s'est dit convaincu que la Grèce remportera la bataille et que les
décisions du 25 mars ont montré que même les dirigeants conservateurs ont
commencé à comprendre quelle est l'issue de sortie de la crise, qui n'est
autre que celle de la solidarité entre les pays membres.
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26/03/2011 |
Papandréou:
Un an d'effort sans précédent, de changements en Grèce et de sacrifices du
peuple
Le
premier ministre, Georges Papandréou, a exprimé sa pleine satisfaction sur les
décisions du Sommet de l'UE, à la fois pour la Grèce et pour la gestion de la
crise, dans une conférence de presse à l'issue des travaux du Conseil européen
vendredi à Bruxelles.
M.
Papandréou a affirmé qu'un an vient de s’écouler aujourd'hui depuis
l'institutionnalisation du mécanisme de soutien à la Grèce, "un an
d'effort sans précédent, de changements dans le pays et de sacrifices du
peuple”, des efforts, a-t-il ajouté, qui sont reconnus aujourd’hui par tous
en Europe et qui ouvrent une nouvelle perspective pour l’avenir du pays.
M.
Papandréou, qui a rappelé que le combat de la Grèce, tout juste un an plus tôt,
consistait à éviter la faillite et la catastrophe économique, “un combat
constant et continu pour rétablir la crédibilité de la Grèce”, a insisté
encore qu’il s’agissait aussi de montrer la dimension européenne de la
crise.
La
reconnaissance des efforts du pays est confirmée par les décisions
d’aujourd’hui du Conseil européen, a poursuivi M. Papandréou, qui entérinent
la décision d’importance cruciale du 11 mars pour la Grèce. Cette décision
donne une impulsion à l’effort déployé par le pays et à la relance de l’économie
grecque. “La stratégie du premier tour s’est vue confortée”, a-t-il dit,
et la persistance du gouvernement de parvenir à une décision sur les questions
touchant de près la Grèce au Sommet du 11 mars.
Comme
l’a souligné le premier ministre, la Grèce a obtenu la décision favorable
en revendiquant avec constance, en mettant en relief la dimension européenne du
problème, en renforçant le crédit du pays et en construisant les alliances nécessaires.
“Rien ne nous a été offert sur le plat, rien n’était acquis d’avance.
Nous sommes arrivés aux résultats d’aujourd’hui grâce à un effort systématique
et la construction d’alliances”, a-t-il ajouté.
De
plus, M. Papandréou a informé que le Conseil européen a apporté une réponse
cohérente et globale à la crise et avant tout une décision claire de soutien
de la zone euro.
Concernant
le Pacte pour l’euro, M. Papandréou a expliqué que cela n’implique pas
l’adoption de nouvelles mesures pour la Grèce. “Nous avons pris de
nombreuses mesures importantes, a affirmé M. Papandréou, ce qui prévaut à présent,
c’est la promotion des changements structurels, comme par exemple la lutte
contre la bureaucratie, qui fait peser un lourd coût sur le travailleur
grec”.
M.
Papandréou s’est dit également satisfait du fait que l’idée mûrit au
sein de l’UE quant à l’imposition d’une taxe sur les transactions financières,
la dite “Tobin tax”, la Commission européenne se voyant mandatée de présenter
des propositions concrètes.
Se
référant au programme de privatisations à hauteur de 50 milliards d’euros,
le premier ministre a réitéré que la mise en valeur du patrimoine foncier
fait partie du programme pour la restructuration de l’économie grecque et
aura pour résultat la baisse importante de la dette.
Abordant
en outre au cas du Portugal, M. Papandréou a indiqué que ce pays livre son
propre combat avec un programme bien précis et l’UE a prouvé qu’elles est
prête à assister le pays, si cela lui est demandé. Les décisions du Sommet
adressent le message puissant que l’UE est présente, dans tous les cas,
qu’elle se tiendra aux côtés des Etats membres et de la zone euro, et
qu’elle fera ce qu’il faut pour apaiser les marchés.
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23/03/2011 |
Papandréou:
La Grèce ne deviendra pas le "neutre habile" face à la crise en
Libye
L a
Grèce ne deviendra en aucun cas le "neutre habile" dans les
développements dans la région, cette attitude ne servant pas les intérêts
nationaux, a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, s'adressant
mardi au Parlement pour informer les députés des décisions du gouvernement
face aux développements en Libye.
Dans
son discours, M. Papandréou a justifié les options de la communauté
internationale pour la Libye, qui visent à éviter le massacre en masse de
civils et une vague massive d'immigration qui s'en suivrait, mais aussi à
servir les développements démocratiques dans l'ensemble de la région.
M.
Papandréou a noté que la présence de la Grèce aux côtés des pays qui sont
en faveur des pressions militaires sur le régime Kadhafi, avec l'approbation du
Conseil de sécurité de l'ONU mais aussi de la Ligue arabe et de l'Union
africaine, est conforme aux thèses immuables de la politique étrangère
grecque pour le respect du droit international et la défense des intérêts
nationaux.
"En
tant que pays, nous avons tout intérêt à contribuer au renforcement de notre
crédibilité internationale, sans logique de deux poids et deux mesures",
a poursuivi le premier ministre, en explicitant que lorsque la Grèce demande la
mise en oeuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU pour Chypre et
la FYROM, elle ne saurait s'opposer aux résolutions actuelles. Les opérations
militaires contre la Libye, toutefois, devront s'accompagner aussi d'une
approche politique globale, qui visera à promouvoir la concertation nationale
dans ce pays et le respect de la légalité.
"Tous
les amis et non-amis, qui avaient oublié le rôle géostratégique majeur de
notre pays, le reconnaissent à nouveau et le découvrent aujourd'hui. Ce
facteur devra être pris très sérieusement en compte et colorer les décisions
de l'UE qui concernent aussi la Grèce. La Grèce est et restera un vrai pôle
de principes, de stabilité et de prospérité dans la région", a conclu
M. Papandréou.
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22/03/2011 |
M.
Papandréou souligne les grandes perspectives des îles de l'Egée
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a souligné les grandes et nombreuses
perspectives des îles de l'Egée, lors d'une téléconférence organisée lundi
depuis Syros par la Chambre de Commerce et d'Industrie des Cyclades avec ses
annexes dans sept îles du Sud de l'Egée.
"Nous
sommes près de vous pour discuter des problèmes et mettre en relief les
nombreuses perspectives qu'ont les îles de l'Egée", a déclaré M.
Papandréou, qui a eu l'occasion d'être informé par le président de la
Chambre, Yannis Roussos, du plan opérationnel élaboré pour le développement
des grandes îles des Cyclades mais aussi de la région dans son ensemble.
M.
Papandréou s'est dit très satisfait de cet effort qui constitue la preuve
manifeste des moyens de transformer les handicaps et les carences, résultant de
la nature insulaire elle-même de ces régions, en atouts.
A ce
point, le premier ministre a tenu à souligner toute l'importance de la mise en
valeur des nouvelles technologies, que ce soit l'"école numérique"
ou l'accès facile à Internet pour développer les activités touristiques.
Par
ailleurs, dans une seconde intervention, M. Papandréou a parlé de la
nécessité de changer de modèle de développement, de se fonder sur les
critères du modèle scandinave qui associe la compétitivité à la qualité de
la vie, la haute technologie et le savoir, d'un côté la flexibilité et de
l'autre la sécurité.
Petalotis:
La Grèce ne prend position dans aucune alliance contre la Libye
Nous
ne prenons position dans aucune alliance contre la Libye, nous avons des
positions concrètes, des vues et des propositions, alors que notre implication
a des limites et des axes bien précis, étant donné que la Grèce respecte la
résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU et ses obligations
conventionnelles vis-à-vis des organisations internationales auxquelles elle
est représentée et participe, a affirmé le porte-parole du gouvernement,
Georges Petalotis, dans son point de presse lundi, tranchant que la
participation grecque a purement un caractère d'appui.
Invité
à dire si le gouvernement grec a perçu l'existence d'un plan pour le jour
"J+1" en Libye, surtout après la session extraordinaire à Paris
samedi, M. Petalotis a affirmé que "nous ne pouvons pas et nous ne devons
pas définir la scène politique en Libye. Nous mêmes et les pays alliés, ce
que nous voulons, c'est la mise en application de la résolution 1973 du Conseil
de sécurité de l'ONU, ce qui ne constitue pas une ingérence dans la situation
politique en Libye".
"Mais
l'usage de la violence ne saurait en aucun cas être toléré, les assassinats
de civils, et c'est là l'objectif bien précis des forces alliées. Ce que nous
voulons défendre en Libye, c'est le droit, à travers des procédures
démocratiques que choisira le peuple libyen, de prendre des décisions
concernant son propre pays", a ajouté M. Petalotis.
De son
côté, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Spyros Kouvelis, a
réitéré la décision du gouvernement grec de ne pas s'impliquer dans la
partie opérationnelle de l'intervention en Libye.
S'exprimant
sur la chaîne de radio privée "Flash", M. Kouvelis a souligné que
le premier ministre, Georges Papandréou, peut contribuer afin de donner une
issue diplomatique à la crise, explicitant aussi de cette façon la
participation du chef du gouvernement grec à la récente session de Paris
samedi.
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21/03/2011 |
Papandréou:
La rencontre de Paris atteste de la détermination de la communauté
internationale
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que le Sommet pour le
"Soutien au peuple libyen" convoqué à Paris par le président
français, Nicolas Sarkozy, est la preuve manifeste de la détermination de la
communauté internationale à mettre en oeuvre les résolutions des Nations
unies.
"La
rencontre d’aujourd’hui a montré la détermination de la communauté
internationale à faire appliquer les résolutions de l’ONU, en particulier
bien sûr pour la protection des vies humaines en Libye et bien sûr pour la
nécessité d’appliquer un cessez-le-feu", a affirmé M. Papandréou,
dans des déclarations peu après la fin des travaux.
"Malheureusement,
a-t-il poursuivi, malgré les assurances du régime en Libye que les décisions
seront appliquées et que sera aussi appliqué un cessez-le-feu, tout cela est
démenti par la réalité, par leurs actes, des actes de violence. C’est
pourquoi la communauté internationale agira pour faire appliquer ces
résolutions".
Papandréou:
Nous ne tolérerons pas l'assassinat de citoyens innocents en Libye
Le
premier ministre, Georges Papandréou, a rendu compte du message de la
communauté internationale via la résolution 1973 du Conseil de sécurité de
l'ONU, le synthétisant dans la décision de ne tolérer en aucun cas
l'assassinat de citoyens innocents en Libye.
"Le
message de la communauté internationale via la résolution 1973 du Conseil de
sécurité est clair: nous ne tolérerons en aucun cas l'assassinat de citoyens
innocents et nous sommes particulièrement inquiets sur les développements en
Libye, dès lors que le gouvernement de Libye frappe des citoyens
innocents", a affirmé M. Papandréou, en sa qualité de président du
PASOK et de l'Internationale socialiste (IS), au cours de la réunion de la
présidence de l'Organisation samedi matin à Athènes, au Musée de l'Acropole,
un lieu, a renchéri le premier ministre, qui confère un message politique
très fort, étant donné que nous soutenons, en tant qu'IS, tous les efforts
pour le renforcement de la démocratie et de la transparence.
M.
Papandréou a précisé que la résolution 1973 du Conseil de sécurité
autorise les Etats membres, que ce soit au niveau national ou au niveau
d'organisations régionales ou encore d'autres structures, de prendre des
mesures pour la protection des citoyens en cas d'attaque.
M.
Papandréou a souligné que l'IS est très sensible en matière de démocratie
et de paix, ainsi qu'au lien existant entre ces deux concepts, notant que les
développements au Proche-Orient et en Afrique du Nord ont montré combien il
est important pour garantir la paix, de traiter des questions fondamentales,
politiques, économiques, sociales et culturelles.
Dans
son intervention introductive, M. Papandréou s'est référé tout spécialement
aux jeunes de ces pays, qui ne voient pas d'avenir ni de possibilité de
satisfaire des besoins de base, d'où leur demande de soutien adressée par le
biais des nouvelles technologies pour exprimer démocratiquement leurs
inquiétudes.
Nous
devons écouter ces jeunes et voir comment ils conçoivent leur propre
participation, mais aussi comment nos mouvements peuvent mettre en valeur les
messages des citoyens, a poursuivi M. Papandréou, citant en exemple le Maroc,
où la volonté populaire a été entendue et où les changements
constitutionnels qui seront adoptés ont bénéficié d'une appréciation
positive de la part de l'UE.
IS:
Solidarité à tous ceux qui luttent pour la démocratie dans le monde
L'Internationale
socialiste (IS) a exprimé dimanche depuis Athènes sa solidarité résolue à
tous ceux qui luttent pour la démocratie, non seulement en Afrique du Nord et
au Moyen Orient, mais à tout instant et partout dans le monde.
"Nous
exprimons notre solidarité sans détours, non seulement à ceux qui luttent
aujourd'hui pour la démocratie en Afrique du Nord et au Moyen Orient, mais
aussi à tous ceux qui défendent à tout instant la démocratie dans d'autres
parties du monde", souligne une Déclaration de l'IS dimanche à Athènes,
à l'issue des travaux sur deux jours de sa présidence.
Dans
sa déclaration, l'IS parle du "Printemps arabe", qui a "débuté
en Tunisie et est devenu impétueux avec les événements qui s'en sont
inspirés et ont joué un rôle catalytique en Egypte".
La
présidence de l'IS fait référence à des "révolutions
post-modernes", qui ont pour caractéristique commune d'avoir à l'origine
"des jeunes, hommes et femmes, qui ont surmonté les discriminations
raciales et sociales et ont utilisé les seules armes qu'ils avaient à leur
disposition, la technologie moderne et les médias sociaux. Ils ont réussi de
façon très spontanée à faire connaître leurs exigences au monde entier, en
soulignant leur désespoir qui prévalait dans des sociétés paralysées par la
corruption, le népotisme et la concentration injuste des richesses".
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17/03/2011 |
Papandréou:
Nous avons obtenu ce que nous revendiquions au Sommet de l'Eurogroupe
L es
négociations ont été dures, mais nous avons obtenu ce que nous revendiquions,
a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, en prenant la parole
mercredi matin en assemblée plénière du Parlement, convoquée à son
initiative, pour informer l'hémicycle des résultats du Sommet de l'Eurogroupe
le 11 mars à Bruxelles.
"Ce
que nous revendiquions, nous l'avons obtenu", a catégoriquement affirmé
M. Papandréou, tout en soulignant que les résultats du Sommet facilitent la
voie vers les grands changements, la croissance et la création de nouveaux
emplois dans le pays.
Le
premier ministre a mis l'accent aussi bien sur la volonté du peuple grec de
soutenir les grands changements, une volonté constituant l'atout majeur de la
Grèce lors de ses négociations, que sur l'entente de la classe politique
grecque à doter financièrement de manière adéquate le nouveau mécanisme à
partir de 2013, à allonger le délai de remboursement du prêt, à rabaisser le
taux d'intérêt, à permettre l'achat d'obligations grecques par la Mécanisme
européen en cas de besoin et à imposer les transactions financières,
"afin que les banques payent aussi pour la crise qu'elles ont elles-mêmes
créée en Europe et aux Etats-Unis", a explicité M. Papandréou.
"Nous
souhaitons des décisions plus courageuses", a reconnu M. Papandréou,
estimant par la suite que la solution au problème de la dette est
l'euro-obligation et saluant à cette occasion l'initiative de la députée
européenne, Anni Podimata, puisque cette proposition a été votée au
Parlement européen par plusieurs forces politiques.
"Nous
continuerons à promouvoir de telles solutions", a souligné M. Papandréou,
poursuivant que "nous devons être plus forts" et que "même si
nous n'avions pas le problème de la dette, nous aurions beaucoup de choses à
faire pour aller de l'avant".
"La
solution se trouve entre nos mains", a-t-il précisé, avec des changements
dans l'Etat, dans le modèle de croissance, dans l'adaptation des règles de
droit et dans notre propre mentalité. "Nous allons rompre avec les
anciennes conceptions et pratiques - comme ce qui a été publié aujourd'hui
sur la baisse de la corruption, nous casserons les tabous et les acquis",
a-t-il dit.
Enfin,
M. Papandréou a exhorté à nouveau les partis politiques à participer au
dialogue sur le Programme de Stratégie budgétaire à moyen terme, "nous
avons besoin de critique constructive, assortie de propositions", a-t-il
conclu.
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14/03/2011 |
Papandréou:
Les efforts du peuple grec sont reconnus
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que les décisions prises à
l’égard de la Grèce lors du Sommet de l’Eurogroupe sont la preuve
manifeste de la reconnaissance des efforts du peuple grec, dans des
déclarations à l’issue des travaux tard dans la nuit de vendredi à
Bruxelles.
M.
Papandréou a exprimé en ces termes sa satisfaction du fait que la Grèce a
obtenu l’allongement de la durée de remboursement du prêt de 110 milliards d’euros
à 7 ans et demi et la diminution du taux d’intérêt de 5,2% à 4,2%.
Selon
M. Papandréou, "aujourd'hui la Grèce a gagné plus de 6 milliards d'euros".
"Nous
avons remporté cette bataille, avec pour arme le sérieux et la constance. Nous
voulons maintenir cette constance de notre pays dans le programme que nous
appliquons", a affirmé M. Papandréou, explicitant que la Grèce est venue
à la table des négociations avec le crédit qu’elle a recouvré ces derniers
temps, en ayant pris des décisions difficiles et douloureuses pour mettre de l’ordre
chez elle, pour remédier à des problèmes de longue date et pour créer une
économie viable et stable.
Par
ailleurs, M. Papandréou a indiqué que parmi les mesures adoptées par la
Grèce pour assainir ses finances publiques figurent des changements
structurels, des dénationalisations et la mise en valeur des biens et avoirs
publics à hauteur de 50 milliards d'euros, ce qui, a-t-il noté, allègera le
peuple grec de la dette, pour une part de 20%.
Des
"décisions historiques pour l'avenir de la zone euro" ont été
prises aujourd’hui, a insisté M. Papandréou, n’hésitant pas à parler d’un
grand pas en avant pour résoudre la crise de la dette et rétablir le calme sur
les marchés.
Concernant
le Mécanisme de soutien de la zone euro, M. Papandréou a informé que le
Sommet a décidé d’allouer 440 milliards d’euros à l’actuel mécanisme
et 500 milliards d’euros au mécanisme permanent qui entrera en vigueur à
partir de 2013. "Cela signifie que nous avons un bouclier pour les Etats
face aux appétits des marchés", a-t-il dit.
De
plus, le premier ministre a précisé que le Mécanisme aura la possibilité d’acheter
des obligations publiques sur le marché primaire, une chose extrêmement
importante pour la Grèce, avant de trancher catégoriquement que les décisions
du Sommet n’impliquent aucunement de nouvelles mesures du gouvernement grec.
Papandréou:
Le 11 mars, une étape majeure pour la Grèce et l'Europe
Le
premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que les décisions prises par
le Sommet de l'Eurogroupe le 11 mars à Bruxelles ont constitué une étape
majeure pour la Grèce, mais aussi pour l'Europe.
Informant
ses ministres lors d'une réunion extraordinaire du Conseil des ministres
dimanche, M. Papandréou a tenu à rendre hommage aux citoyens grecs pour les
efforts qu'ils déploient durant toute cette dernière période, explicitant que
le gouvernement "a lutté très durement, mais rien n'aurait eu lieu si les
citoyens n'avaient pas apporté pas tous les jours leur soutien".
"Dorénavant,
a-t-il ajouté, il ne tient qu'à nous de sauver le pays et aller de l'avant.
Nous sommes au milieu de la tempête et nous devons maintenir sans écart le
cap".
M.
Papandréou a jugé positivement l'attitude de l'opposition, demandant toutefois
d'elle une attitude plus constructive à présent. "Il faut être unis pour
parvenir à notre objectif", a lancé M. Papandréou, s'adressant à la
fois à sa majorité et à l'opposition.
Enfin,
M. Papandréou a démenti une nouvelle fois les scénarios sur des élections
anticipées, mais aussi cette fois les scénarios de remaniement ministériel.
"Cessons avec ces scénarios", a tranché le premier ministre, notant
qu'il reste encore beaucoup à faire.
Au
début de son intervention, M. Papandréou a exprimé ses condoléances et
celles du gouvernement grec au peuple japonais, soulignant que la Grèce est
prête à envoyer de l'aide et des secouristes.
M.
Papandréou informera lundi à 13h00 le président de la République, Carolos
Papoulias, des résultats des Sommets à Bruxelles.
Message
de condoléances de M. Papandréou à son homologue japonais
Le
premier ministre, Georges Papandréou, a adressé samedi un message de
condoléances à son homologue japonais, Naoto Kan, pour la grande tragédie du
terrible séisme de vendredi matin et du tsunami qui a suivi au Japon, faisant
part du plein soutien du gouvernement et du peuple grecs.
La
Grèce, qui elle aussi a souffert dans le passé de grandes catastrophes
naturelles, partage entièrement la douleur du peuple qui a été frappé par le
séisme, et l'effort - tant moral qu'économique - qui doit être mené pour
surmonter un tel drame, souligne M. Papandréou.
La
mise en valeur du patrimoine foncier évoquée en Conseil des ministres
Le
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a informé le Conseil des
ministres de la partie technique des décisions du Sommet informel de l'Eurogroupe
dimanche, avant de s'envoler ensuite pour Bruxelles afin de participer aux
prochaines réunions de l'Eurogroupe et du Conseil ECOFIN.
Selon
des informations, M. Papaconstantinou a demandé de ses collègues ministres de
soumettre leurs propositions pour la mise en valeur du patrimoine foncier, un
premier plan d'action devant être annoncé d'ici la fin du mois.
Selon
ces mêmes sources, la partie grecque n'a aucune obligation de présenter de
plan d'action pour la mise en valeur du patrimoine foncier à hauteur de 50
milliards d'euros lors du prochain Sommet de l'UE le 25 mars.
M.
Papaconstantinou a également demandé aux ministres de soumettre leurs
propositions pour le Plan de stratégie budgétaire à moyen terme, ainsi que
d'examiner les questions en suspens de leurs ministères concernant la mise en
oeuvre du Mémorandum.
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12/03/2011 |
Papandréou:
L'UE condamne unanimement la violence en Libye
Le premier ministre, Georges Papandréou, a affirmé
que l'UE a montré une attitude et une voix communes dans la condamnation de la
violence en Libye et du régime, et prend des décisions pour des mesures
renforcées de sanctions, dans des déclarations vendredi à Bruxelles, à
l'issue des travaux du Sommet de l'UE sur la situation en Afrique du Nord.
M.
Papandréou a souligné que les dirigeants européens ont exprimé leur soutien
aux changements démocratiques dans l'ensemble de la région, mais aussi leur
volonté de se tenir aux côtés des peuples de toute la région et dans leurs
efforts de concrétiser leurs aspirations pour une société démocratique,
libre et juste.
Selon
M. Papandréou, l'UE s'est déclarée prête à soutenir, par une aide
humanitaire, toutes les régions, et en particulier le peuple de Libye et les réfugiés
d'autres pays.
Concernant
plus précisément cette aide humanitaire, le premier ministre a évoqué le rôle
très important que joue la Grèce dans ces efforts, citant à titre d'exemple
l'évacuation de 15.000 ressortissants chinois et de nombreux autres
ressortissants étrangers de Libye.
M.
Papandréou a également cité l'évacuation le jour même de trois
ressortissants néerlandais de Libye vers la Grèce, puis leur transfert vers
les Pays-Bas, ainsi que les remerciements qu'il a reçus de la part de son
homologue néerlandais, à la fois à l'adresse du gouvernement et du peuple
grecs, suite au succès de cette opération.
Par
la suite, M. Papandréou a informé de la décision des "27" de mettre
sur pied, d'ici le mois de juin, un plan global pour gérer les flux d'immigrés
et de réfugiés, le premier ministre rendant compte à ses homologues de la
situation spécifique de la Grèce qui reçoit 90% des immigrés clandestins
souhaitant se rendre en Europe.
De
ce fait, M. Papandréou a plaidé pour un soutien aux pays qui se trouvent sur
le front de ces développements, soulignant que la Grèce constitue un pays de
stabilité pour l'Europe.
Papandréou:
La Grèce a besoin de puissantes décisions de l'UE
La
Grèce se trouve au centre des décisions, qui seront prises sur la crise économique
de la zone euro et sur la situation en Afrique du Nord, a déclaré le premier
ministre, Georges Papandréou, à son arrivée vendredi au Sommet de l'Eurogroupe
à Bruxelles, ajoutant que pour les deux dossiers la Grèce fera de son mieux.
"Concernant
la crise économique, la Grèce se trouve sur la bonne voie grâce à
l'application de son programme, en ayant pris des mesures douloureuses afin de
rendre son économie viable", a affirmé M. Papandréou, poursuivant que
"nous avons besoin maintenant de puissantes décisions européennes, afin
de calmer les marchés".
Pour
ce qui est des développements en Afrique du Nord, M. Papandréou a rappelé la
contribution de la Grèce aux opérations de rapatriement de milliers de
ressortissants de Libye, se référant par la suite au rapatriement le jour-même
- effectué en collaboration avec les Pays-Bas - de trois ressortissants néerlandais.
"Nous
poursuivrons nos efforts", a indiqué M. Papandréou, tout en notant que la
Grèce attend de l'UE des décisions historiques, tant sur l'économie que sur
la situation en Afrique du Nord, et plus précisément sur la Libye.
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25/02/2011 |
M.
Papandréou appelle à des décisions historiques de l'UE en mars
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a souligné jeudi au cours d’une
conférence de presse commune jeudi avec son homologue finlandaise, Mari
Kiviniemi, l'importance pour l'UE de prendre des décisions majeures, des
décisions cruciales et historiques pour l’Europe entière, la zone Euro et l’euro,
se référant aux Sommets européens du mois de mars.
M.
Papandréou a relevé que des mesures importantes et cohérentes -
"décisions paquet"- devront être adoptées en mars, afin de
stabiliser les marchés, soulignant par la suite que les grandes réformes
entreprises par la Grèce permettront de rembourser l’emprunt accordé.
De son
côté, Mme Kiviniemi a précisé - au sujet du rallongement de l’échéance
de remboursement du prêt accordé à la Grèce - que la Finlande est prête à
contribuer à l’institutionnalisation d’un "paquet cohérent" en
vue de calmer les marchés, et d’aider des pays qui pourraient être en
difficulté économique à l’instar de la Grèce.
Mme
Kiviniemi a salué les mesures prises par la Grèce pour restabiliser son
économie, affirmant toutefois que "la situation reste très sensible et
que la plupart des réformes douloureuses sont encore à mi-chemin, nécessaires
pour la Grèce et pour l’avenir de l’Europe entière".
M.
Papandréou a, par ailleurs, relevé que 80% des mesures les plus délicates ont
d’ores et déjà été adoptées en Grèce, ajoutant qu’il reste encore à
faire en matière de transparence, de gouvernance électronique, d’administration
publique, d’éducation, de modèle agricole et de tourisme.
"Nous
voulons mettre en valeur le patrimoine de l’Etat, attirer des investissements
et effectuer des privatisations, afin de réduire notre dette publique,
parallèlement à la stimulation de la croissance", a affirmé le premier
ministre, remerciant par la suite le gouvernement finlandais et son peuple du
soutien à la Grèce.
M.
Papandréou était accompagné, lors de sa visite en Finlande, par le
porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, et le ministre des Affaires
étrangères, Dimitris Droutsas.
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23/02/2011 |
M.
Papandréou exclut toute restructuration de la dette
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a exclu toute restructuration de la dette
grecque, lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière
allemande, Angela Merkel, mardi en début de soirée à Berlin.
"Il
n'est nullement question de restructuration de la dette ni de +hair cut+, parce
que une telle chose aurait à faire avec la crédibilité auprès de nos
créditeurs", a souligné M. Papandréou.
De son
côté, Mme Merkel a clarifié que le programme suivi par la Grèce doit
continuer à être appliqué, tranchant que de nouvelles mesures ne sont pas
exigées.
M.
Papandréou prend la parole à l’université Humboldt de Berlin
Le
premier ministre, Georges Papandréou, s'est prononcé lundi en faveur de
l'élargissement du mécanisme provisoire de soutien du Fonds européen de
stabilité financière (EFSF), au cours d'une allocution lundi à l'Université
Humboldt à Berlin.
"Le
Fonds doit avoir la possibilité de racheter des obligations de l'Etat, et nous
avons besoin de tous les outils afin de calmer les marchés", a dûment
relevé M. Papandréou, déclarant ensuite que les investissements contribueront
à une relance de l'économie grecque. Dans cette logique, le premier ministre a
préconisé l'institutionnalisation de l'euro-obligation, en vue de financer des
grands programmes d'infrastructures dans l'UE.
Par
ailleurs, M. Papandréou a averti que les taux d'intérêt de l'aide accordée
par l'UE ne devront pas être exagérément élevés, "sinon le peuple grec
ne pourra pas soulever le poids d'une dette croissante", alors qu'il a
mentionné aussi le problème pour le secteur privé où, dans l'hypothèse de
taux trop élevés, les sociétés grecques ne pourront pas être compétitives
face aux sociétés allemandes.
Enfin,
M. Papandréou s’est référé à l’adoption des réformes
"douloureuses et profondes" indispensables pour la Grèce, et assuré
que toutes les mesures nécessaires sont prises pour éviter la restructuration
de la dette et la faillite du pays.
Notons
que le discours du premier ministre a été interrompu brièvement par un groupe
de manifestants dans la salle, qui a brandi une banderole accusant le
gouvernement grec d’être "à l’origine" des problèmes
économiques du pays.
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16/02/2011 |
M.
Papandréou s'engage sur la non-vente des terres du domaine de l'Etat
L e
gouvernement doit légiférer dans les prochains jours pour ne pas permettre des
ventes de terres du domaine de l'Etat, a affirmé mardi le premier ministre,
Georges Papandréou, lors de la 1ère réunion du Conseil national sur la
formation continue au ministère de l'Education.
M.
Papandréou a précisé que cette disposition législative serait discutée avec
tous les partis politiques, alors qu'elle serait inscrite dans la Constitution
lors de sa révision.
"Notre
position depuis toujours, a ajouté le chef du gouvernement - et je le dis pour
tous ceux qui dans ou hors du pays ne l'ont pas comprise - consiste à parler de
mise en valeur du patrimoine public pour la croissance et le remboursement de la
dette. Ne confondons pas mise en valeur et vente. La Grèce ne vend pas ses
terres".
En
commentaire des réactions à la conférence de presse vendredi dernier à
Athènes des chefs de mission de la Troïka parlant de ventes à hauteur de 50
milliards d'euros d'ici 2015, M. Papandréou a expliqué que "notre devoir
est d'entreprendre des changements radicaux pour ne plus avoir de dépendances
et mémorandums. Personne n'est fier que trop souvent, certains viennent pour
nous contrôler".
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10/02/2011 |
Papandréou:
Transformer la Grèce, une nécessité absolue
Dans son introduction
au Conseil des ministres mercredi, le premier ministre, Georges Papandréou, a
réitéré une fois encore l'absolue nécessité de transformer la Grèce, faute
de quoi, a-t-il dit, même s'il n'était pas question actuellement
d'endettement, il est certain que dans quelques années le problème se
poserait.
Sur la politique du
gouvernement de ces derniers mois, M. Papandréou a défendu à la fois la
nécessité et la justesse des réformes matérialisées ou en cours, s'appuyant
avec certitude sur la volonté de changement exprimée par les Grecs lors des
derniers scrutins.
M. Papandréou a
estimé "évidents les changements qui auraient dû avoir lieu depuis
longtemps", citant l'économie, l'Etat, la santé, le marché du travail et
l'éducation, et s'il a reconnu "le droit à la contestation", le
premier ministre a tranché que "tout ce qui est de travers sera
changé".
Certes, le chef du
gouvernement a parlé des "importantes réussites de la Grèce",
relevant toutefois qu'il reste encore "des semaines voire des mois pour
régler la difficile question de la dette", notant avec satisfaction que
"la Grèce participe activement aux discussions de l'UE".
Sur ce point, M.
Papandréou a précisé la position de la Grèce pour une solution globale dans
le cas de l'endettement d'un Etat-membre qui soit basée sur trois pôles",
à savoir la discipline budgétaire, la transparence du système financier et de
crédit et, enfin, la question de la croissance, alors qu'à propos du Pacte de
compétitivité, il a recommandé que "l'accord ne doit pas constituer un
obstacle dans les décisions à prendre dans l'UE".
A cette réunion avait
été invité l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka
Fischer, qui a parlé de questions de changement bioclimatique, alors que plus
tôt, il avait rencontré la ministre de l'Environnement, de l'Energie et du
Changement climatique, Tina Birbili, évoquant entre autres, selon des
informations du ministère, le dossier du gazoduc Nabucco.
Lors de cette réunion,
le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a situé l'objectif
fondamental du "Plan à moyen terme de stratégie budgétaire", qui
consiste à ramener le déficit des 17 milliards d'euros à la fin 2011 à
environ 3 milliards d'euros en 2015.
Le ministre a
explicité que même si le Mémorandum prend fin en 2013, le gouvernement veut
faire sa programmation au-delà, afin qu'il y ait, grâce à la création d'une
excédent primaire, diminution de la dette à partir de 2014. Selon des
informations, M. Papaconstantinou a précisé que la réduction du déficit
résultera pour 2/3 de la diminution des dépenses et pour 1/3 de l'augmentation
des recettes, excluant en outre tant de nouvelles diminutions de salaires et de
retraites que de nouvelles augmentations de la TVA.
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09/02/2011 |
Papandréou-Juncker: L'euro
survivra, la Grèce survivra
L e
premier ministre, Georges Papandréou, s'est entretenu mardi avec le premier
ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et
assuré que "l'euro ne risque rien et survivra, comme la Grèce survivra
grâce à l'euro", au cours d'une réunion de travail en présence des
ministres des Finances et des Affaires étrangères, MM. Papaconstantinou et
Droutsas.
Dans la conférence de
presse qui a suivi, M. Juncker a souligné la nécessité d'un allongement de la
période de remboursement du prêt de la Grèce, et exprimé son plein soutien
aux efforts du gouvernement, alors qu'à propos du programme d'assainissement
budgétaire, sur lequel il est d'accord, il a relevé toutefois que si les
objectifs ne sont pas atteints il faudra prendre d'autres mesures.
Se référant à la
discussion sur le dit Pacte de compétitivité, le président de l'Eurogroupe a
observé que la Grèce et le Luxembourg n'ont pas été satisfaits lors du
dernier Sommet européen et que la proposition franco-allemande restait à
discuter encore.
De son côté, M.
Papandréou a déclaré que la Grèce souhaite une solution globale sur la
question de l'endettement des pays européens, alors qu'en référence au
programme du gouvernement, il a rappelé qu'il avait reçu mandat des Grecs
d'aller de l'avant pour changer le pays.
Nous procédons à
toute une série de changements, a conclu le premier ministre, soulignant qu'ils
n'ont rien à voir avec des mesures d'urgence et que le message est que la
Grèce se trouve sur la bonne voie et que les Grecs doivent envisager l'avenir
avec optimisme.
Déjeuner
Papandréou-Fischer à Athènes
Le premier ministre,
Georges Papandréou, et l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères,
Joschka Fischer, ont déjeuné ensemble mardi à la mi-journée au Musée de
l'Acropole à Athènes.
Il s'agissait d'une
rencontre privée, les deux hommes conservant une amitié personnelle depuis
l'époque où ils assumaient tous deux les fonctions de chef de la diplomatie en
Grèce et en Allemagne.
M. Fischer est en
Grèce, à l'invitation de la Fondation hellénique de politique étrangère et
européenne (ELIAMEP), pour participer à une manifestation sur le thème
"L'Europe en crise".
Rencontre
Papaconstantinou-Juncker mardi à Athènes
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a eu mardi une rencontre avec le président
de l'Eurogroupe et premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.
Aucune déclaration n'a
suivi l'entrevue.
Toutefois, selon des
cercles du ministère, l'entretien a été centré sur les grands dossiers qui
seront examinés par les Conseils de l'Eurogroupe et Ecofin, en particulier les
ressources du Fonds européen de stabilité financière, l'élargissement de son
fonctionnement, ainsi que le "Pacte de compétitivité"
franco-allemand.
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05/02/2011 |
Le premier ministre, Georges
Papandréou, sera au Caire dimanche
Le premier ministre, Georges Papandréou, sera au Caire dimanche pour
une série de contacts avec les dirigeants politiques égyptiens, comme il l'a
informé en fin de sa conférence de presse vendredi soir à Bruxelles à
l'issue du Sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone
Euro.
Vendredi encore, M. Papandréou s'est entretenu par téléphone avec le
président égyptien, Hosni Moubarak, et avec l'opposant égyptien et Prix Nobel
de la Paix, Mohamed ElBaradei, ainsi qu'avec d'autres personnalités de ce pays,
ayant de plus des contacts téléphoniques avec la secrétaire d'Etat américaine,
Hillary Clinton, et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov.
Le premier ministre a informé par ailleurs avoir discuté avec ses
homologues européens et en particulier avec la chef de la diplomatie européenne,
Catherine Ashton, qui doit aussi se rendre au Caire après M. Papandréou, comme
il a été décidé lors du Sommet ce vendredi.
M. Papandréou a souligné l'intérêt tout spécial qu'a
l'Egypte pour
la Grèce, notant aussi le risque d'un flux d'immigrés si les événements
tragiques de ces derniers jours se reproduisent.
Commentant les résultats
du Sommet, M. Papandréou s'est félicité que "la Grèce n'est plus le
problème, mais une part de la solution du problème économique de
l'Europe", rappelant que depuis un an le gouvernement essaie de régler à
la fois les besoins en prêts du pays, mais aussi le déficit de crédibilité
qu'a laissé derrière lui le précédent gouvernement de la Nouvelle Démocratie.
M. Papandréou a salué la
perspective d'un mécanisme permanent pour les crises financières, ce qu'a
soutenu la Grèce, a-t-il dit, depuis le tout début, affirmant que
"aujourd'hui la Grèce a des propositions", exprimant l'espoir que
dans les prochaines semaines un accord sera finalisé, qui donnera une solution
aux problèmes de dettes des Etats-membres de la zone Euro.
Le premier ministre a exclu
toute diminution de salaires, la Grèce ne pouvant concurrencer la Chine et
l'Inde sur ce point et que ce qui compte pour le pays est "d'investir dans
la qualité", alors qu'à propos de l'allongement de la période du
remboursement de la dette grecque, M. Papandréou s'est dit assuré que cela
aurait lieu, ajoutant espérer une baisse des taux d'intérêt, confirmant aussi
que cette question du remboursement fait partie du paquet de mesures qui
devraient être décidées le 25 mars prochain au Sommet européen.
M.
Papandréou participe aux travaux du Sommet de l'UE à Bruxelles
Le premier ministre, Georges
Papandréou a déclaré que "la Grèce a prouvé avoir la volonté
d'entreprendre des réformes en vue de rendre son économie viable", à son
arrivée vendredi à l'ouverture des travaux du Sommet extraordinaire de l'UE à
Bruxelles.
Cette réunion des
"27" est considérée être un "pont" vers une solution
globale pour la sortie de la crise de la dette de la zone euro, au prochain
Sommet de l'UE en mars.
Une proposition franco-allemande
sur un "Pacte de compétitivité" est attendue lors du présent
Sommet.
M. Papandréou a estimé que la
gestion des problèmes systémiques des économies des pays de la zone euro est
le grand défi que doit relever l'Europe, affichant son optimisme quant à la
volonté et à la capacité de l'UE d'atteindre ce but.
Enfin, le premier ministre a
relevé que les décisions adoptées par ce Sommet, ainsi que le prochain
Conseil européen en mars, seront déterminantes pour la création des
conditions nécessaires à la croissance et à la création d'emplois.
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30/01/2011 |
Papandréou:
L'image de la Grèce cette année à Davos est positive
Le premier ministre, Georges Papandréou, a estimé
que l'image de la Grèce cette année à Davos est positive, selon des déclarations
vendredi matin au Forum de Davos, soulignant que les efforts du pays et les
sacrifices du peuple grec sont reconnus et portent leurs fruits.
"Ces derniers
jours ont montré que la Grèce recouvre sa crédibilité, tout en conservant
l'espoir et ses perspectives d'avenir", a affirmé M. Papandréou, appelant
par la suite au soutien de cet effort par tout le monde.
Notons que cette
affirmation a été interprétée comme une référence aux évènements récents
de l'occupation de la Faculté de droit d'Athènes par des immigrés
clandestins, alors qu'à une question de presse M. Papandréou a informé avoir
discuté de cette question avec le haut commissaire de l'ONU aux Réfugiés,
Antonio Gutierrez, lequel a reconnu la justesse de la loi adoptée récemment
par Athènes.
Dans ses diverses
interventions avec la presse grecque et étrangère, le chef du gouvernement a
longuement souligné le retour de la crédibilité de la Grèce, le climat à
Davos étant très différent de celui de l'an passé, a-t-il souligné.
Par ailleurs, M.
Papandréou est revenu au moins à deux reprises vendredi sur la question de la
restructuration de la dette grecque, notant que si cela avait été nécessaire
il l'aurait fait au début de la crise, expliquant que son gouvernement a
"une feuille de route" pour l'assainissement budgétaire et que la Grèce
est "sur la bonne voie".
"Nous avons un
programme ambitieux que nous appliquons et qui remettra notre économie sur des
bases saines", a affirmé M. Papandréou, reconnaissant avoir pris des
mesures sévères d'austérité, mais que son gouvernement avait constaté à
son arrivée au pouvoir un gaspillage démesuré, une mauvaise gestion et aucune
transparence.
Invité à commenter la
situation dans le système bancaire européen, le premier ministre a relevé que
tous les Etats-membres sont appelés à mettre de l'ordre dans leurs finances,
que le mécanisme européen offre des grandes possibilités et que l'Europe doit
avoir à sa disposition tous les outils nécessaires. Il faut, a ajouté M.
Papandréou, des investissements dans les infrastructures au niveau européen.
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28/01/2011 |
M. Papandréou à la
41e session du WEF à Davos
L e
premier ministre, Georges Papandréou, participe jeudi, pour la deuxième fois
consécutive en même temps que 35 autres dirigeants, aux travaux du Forum
économique mondial (WEF), dont la 41ème session s'est ouverte mercredi à
Davos (Suisse).
M. Papandréou a
catégoriquement écarté toute idée d'une restructuration de la dette grecque,
soulignant "nous avons une feuille de route pour sortir de ce
problème", répondant jeudi au coordinateur d'un débat à Davos sur les
réformes européennes, Lionel Barber, journaliste au "Financial
Times".
Détaillant les mesures
anti-crise prises par le gouvernement, M. Papandréou a cité notamment la
réduction du déficit public plus importante qu'attendue et estimé à 2% un
nouveau recul de l'endettement l'an prochain.
Nous sommes sur la voie
du développement, a assuré le premier ministre, parlant de 2012, mais peut
être aussi possiblement dès la fin de 2011, soulignant les importantes
réformes réalisées ou en voie de réalisation.
M. Papandréou a par
ailleurs mis l'accent sur l'importance de la croissance verte et des
infrastructures en Europe, estimant que le modèle actuel accentue les écarts
entre pauvres et riches et produit par ailleurs des phénomènes de populisme et
de fondamentalisme.
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a eu dans la soirée de mercredi des rencontres
importantes, en marge d'un dîner en l'honneur des dirigeants participant à la
41ème session du Forum économique mondial (WEF) de Davos, organisé par son
président et fondateur, Klaus Schwaub.
Plus précisément, M.
Papandréou s'est entretenu avec le Haut Commissaire des Nations unies pour les
Réfugiés et ex-premier ministre portugais, Antonio Gutierrez, sur les
problèmes d'immigration clandestine auxquels fait face la Grèce mais aussi
l'Europe.
De surcroît, M.
Papandréou a rencontré le SG de l'OCDE, Angel Gurria, pour discuter des
développements économiques de l'Europe et de la Grèce.
Le premier ministre a
aussi eu l'occasion de discuter avec l'ex-présidente du Chili, Michelle
Bachelet.
Avec le vice-premier
ministre britannique, Nick Clegg, M. Papandréou a évoqué les développements
dans la zone Euro, les économies des deux pays et les relations du Royaume Uni
avec le groupe de l'Euro.
Il est prévu que M.
Papandréou accordera cinq interviews à des agences de presse internationale.
Papandréou
s'entretient avec Bill Clinton, Amr Moussa
Le premier ministre,
Georges Papandréou, s'est entretenu jeudi avec l'ancien président des
Etats-Unis, Bill Clinton, présent à Davos, ainsi qu'avec le président de la
Ligue arabe, Amr Moussa.
La rencontre
Papandréou-Clinton a pu être qualifiée de très amicale, les deux hommes se
connaissant depuis longtemps, l'ancien président américain étant informé
très précisément et félicitant le premier ministre sur le projet de la
création d'un parc photovoltaïque dans la région de Kozani.
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25/01/2011 |
M. Papandréou et le
débat au Parlement sur les questions nationales
"Notre pays a
suffisamment de problèmes sans qu'il soit nécessaire d'en construire de
nouveaux inexistants", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou,
lors du débat au Parlement lundi au niveau des chefs de partis sur les
questions nationales, à une question posée par le principal parti de
l'opposition.
"Nous n'avons pas
besoin de dissensions artificielles", a souligné M. Papandréou, estimant
au contraire que "la politique étrangère devrait unir les Grecs" et
que "la crise nous a obligé à penser très différemment".
"L'heure n'est pas
à des confrontations factices, à placer des ennemis intérieurs grâce à des
scénarios imaginaires", a poursuivi le premier ministre, recommandant que
ce qu'il faut "c'est d'être comme un seul poing pour construire une
nouvelle Grèce, avec un nouveau patriotisme, alors que le peuple uni, faisant
preuve d'une maturité manifeste et déterminée, lutte pour son quotidien. Les
citoyens ont compris ce qui n'allait pas, et ils savent qu'ils ont un
gouvernement qui fait son devoir: fait ce qu'il peut".
M. Papandréou a mis
l'accent également sur le fait que le gouvernement par les efforts qu'il fait
pour restaurer la crédibilité de la Grèce au plan économique et budgétaire
a su laisser en dehors de toute sphère d'évaluation les questions nationales.
Regrettant les
critiques entendues sur sa visite récente en Turquie, M. Papandréou a
mentionné les soupçons provoqués dès le tout début pour une politique de
rapprochement Grèce-Turquie, affirmant toutefois qu'elle a porté ses fruits
même si les violations aériennes continuent. "Nous avons dit à la
Turquie que nous aspirons à la paix, mais que les menaces de conflit voire de
violations de notre souveraineté nationale, n'ont pas de place dans l'UE".
En ce qui concerne la
question chypriote, M. Papandréou a relevé que l'idée de la Turquie et de la
communauté turco-chypriote pour une confédération "souple"
"n'est pas viable et au contraire dysfonctionnelle. Nous soutenons pour
notre part les efforts du président Christofias, alors que l'autre partie
essaie de mener toute la procédure à une impasse (...) La communauté
internationale n'est pas prête à légitimer l'invasion et l'occupation à
Chypre", a-t-il assuré.
Notons enfin que le
chef du gouvernement a condamné sans réserve l'attentat ce lundi à
l'aéroport de Moscou.
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21/12/2010 |
Papandréou: La loi sur
les investissements, prochaine grande étape de la politique gouvernementale
L e
Premier ministre, Georges Papandréou, a souligné que la nouvelle loi sur les
investissements constituera la prochaine grande étape législative de la
politique gouvernementale, l'accent devant être mis aussi sur les
développements économiques en Europe, où la Grèce, a-t-il insisté, doit
être présente et avoir sa "propre voix" concernant les décisions à
venir.
S'adressant en réunion
informelle lundi du Conseil des ministres, M. Papandréou est apparu optimiste
sur la question de l'allongement de la durée de remboursement du prêt de 110
milliards d’euros à la Grèce, informant qu’il a discuté de cette question
lors du récent Conseil européen à Bruxelles et constaté qu’"ils sont
tous positifs" à cette perspective.
Concernant les grandes
décisions du Sommet, M. Papandréou a retenu comme "un grand pas en
avant" la décision sur la mise en place d’un mécanisme permanent de
soutien, mais s’est dit toutefois "pas absolument certain que cela sera
suffisant pour stabiliser la zone euro".
Au chapitre du projet d’émission
d’obligations européennes que de nombreux responsables communautaires jugent
une certitude, tôt ou tard, M. Papandréou a émis des réserves du fait,
a-t-il expliqué, qu’il "existe des résistances de la part de certains
pays qui veulent repousser à plus tard le problème et ne pas prendre leurs
responsabilités politiques".
Enfin, M. Papandréou a
relevé comme élément essentiel du problème, le fait que les marchés ont
constaté des insuffisances inhérentes de l’euro en raison de l’absence d’une
gouvernance européenne, alors qu’il a vivement critiqué les agences
internationales de notation financière, celles qui, a-t-il lancé, notaient AAA
les banques qui se sont ensuite effondrées.
Notons que cette
session était axée sur les programmes des différents ministères pour la
période à venir, le chef du gouvernement demandant une nouvelle fois une
coordination optimale entre ministères, mais aussi une participation active des
députés dans l'élaboration des projets de loi.
A ce sujet, le Premier
ministre a reconnu que les décisions prises en 2010 ont été
"douloureuses" et ont eu un coût politique, mais souligné qu’elles
étaient absolument indispensables afin de réaliser les changements radicaux
dont avait besoin le pays. Les changements l’an prochain, a-t-il ajouté,
seront par excellence d’ordre structurel, ils seront politiquement plus
positifs, même si certains seront plus difficiles à gérer.
Pour conclure, M.
Papandréou a demandé une intensification des efforts pour la numérisation et
la gouvernance électronique, un facteur fondamental, a-t-il dit, qui doit
imprégner toute l’oeuvre gouvernementale afin de combattre la bureaucratie.
Cinq projets de loi
examinés en Conseil des ministres mardi
Neuf actions
gouvernementales, dont cinq projets de loi, seront au centre des travaux du
Conseil des ministres présidé mardi après-midi au Parlement par le Premier
ministre, Georges Papandréou.
Il s’agit de
réformes cruciales qui doivent être mises en oeuvre dans les trois prochains
mois au titre du Mémorandum et dont dépend par conséquent le versement des
prochaines tranches du prêt accordé par la Troïka à la Grèce.
Plus précisément, le
Conseil des ministres doit donner son feu vert aux projets de loi de Dimitris
Reppas concernant la libération et la restructuration des services postaux et
des communications électroniques (Internet), de Louka Katseli concernant l’économie
sociale et l’entreprenariat social, de Michalis Chryssochoïdis concernant la
loi sur les investissements mais aussi le projet de loi sur la création du
Fonds de l’Entreprenariat et du Développement et, enfin, de Tina Birbili
concernant la simplification des modalités de délivrance des licences
environnementales.
A l’ordre du jour
également des travaux, le plan de dénationalisations, la libération des
professions fermées, les jeux de hasard, ainsi que la réorganisation des
services de perception des impôts, tous des dossiers relevant du ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou.
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20/12/2010 |
Papandréou: Premier
pas dans la voie d’une gouvernance économique forte dans l’UE
L'institutionnalisation
d'un mécanisme européen permanent de stabilité garantira la stabilité
financière de l'ensemble de la zone euro, aidera à accélérer les réformes
structurelles et, en particulier, stimuler la croissance, a déclaré le Premier
ministre, Georges Papandréou, saluant vendredi les décisions du Conseil
européen à Bruxelles.
M. Papandréou a
estimé que l'instauration prochaine du mécanisme constitue le "premier
pas" dans la voie d'une "gouvernance économique forte dans
l'UE".
"Nous avons
commencé il y a 14 mois, en tant que gouvernement tout nouvellement élu, dans
des conditions extrêmement difficiles et, à des rythmes rapides, nous avons
circonscrit l'étendue de la crise, nous avons déposé des propositions, nous
avons revendiqué des politiques européennes, alors que nous luttions en même
temps pour recouvrer notre crédibilité et renforcer la voix de la
Grèce", a souligné M. Papandréou, en résumant au début de son
intervention, la politique gouvernementale conduite depuis lors sur la question
du mécanisme de soutien européen.
"La Grèce est
devenue à nouveau un interlocuteur crédible, ce que nous avons réussi avec un
travail dur et systématique. Nous savions que la crise dans notre pays avait
des causes et racines profondes, dans des conceptions et des pratiques qui
devaient changer. Et c’est ce que nous faisons. Nous changeons la
Grèce", a expliqué M. Papandréou.
Concernant la question
de l’émission d’obligations européennes, M. Papandréou a rappelé que c’est
une "proposition grecque, qui a été reproduite et adoptée par d’autres",
se déclarant satisfait du fait que "le dialogue est ouvert dans la
société, dans les parlements, dans les médias, dans toute l’Europe. Le
débat sur les obligations européennes vient s’ajouter aux résultats très
positifs que nous avons obtenus, en tant qu’UE. Le débat sur les obligations
européennes est un défi pour l’approfondissement plus poussé de la
coopération et de la coordination des membres et des institutions de cette
Union".
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13/12/2010 |
Papandréou annonce de
grands changements dans le secteur agricole
L e
Premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé des initiatives pour changer
le secteur agricole, avec des décisions décentralisées, dans son intervention
depuis Rethymnon (Crète), où il a participé à une session régionale sur le
développement agricole.
"2011 sera
l'année des grands changements dans l'agriculture", a assuré M.
Papandréou, annonçant le coup d'envoi depuis Rethymnon d'un grand effort, d'un
effort viable, organisé, d'un effort de production de richesses, "parce
que c'est là ce qu'impose l'intérêt de notre patrie".
Nous devons prendre des
initiatives, parce que aussi longtemps que nous ne produisons pas et nous ne
soutenons pas nos propres produits, la pression sur les salaires sera grande, a
souligné M. Papandréou, qui a présenté les grandes lignes du gouvernement
pour renforcer le secteur agricole.
A ce point, M.
Papandréou a critiqué le fait que la Grèce dépense chaque année 6,5
milliards d'euros pour des importations de produits agricoles, "bien des
fois inférieurs en qualité que les nôtres". "Nous avons la force de
nourrir les Grecs. Nous avons la force de renverser une situation mauvaise qui
s'est aménagée depuis des décennies", a-t-il ajouté, en explicitant
qu'il faut aider les agriculteurs à se tourner vers la qualité, la recherche,
la technologie, la certification, le design et le marketing.
Nous soutiendrons le
produit grec, a-t-il insisté, grâce à la formation, les méthodes
scientifiques, pour qu'il ait un présent et un avenir.
Evoquant ces
changements "qui doivent être réalisés et peineront certains ayant
trouvé une bonne planque", M. Papandréou a affirmé ne pas être fier des
institutions qui étaient chargées du développement agricole - citant à titre
d'exemple les coopératives agricoles telles qu'elles ont fonctionné par le
passé -, alors qu'il a tranché qu'il faut de plus refonder le ministère du
Développement agricole à partir de zéro.
"L'Etat est resté
durant des années centralisateur, en voyant avec suspicion les régions, en
s'efforçant en même temps de contrôler même la production par des lois (...)
Toutefois, la réalité dépassait l'Etat, engendrant dérégulation et
corruption. Lorsque nous ne régulons pas correctement une réalité, elle nous
dépasse", a soutenu M. Papandréou.
Se référant à cette
occasion à la loi "Kallikratis" introduisant la nouvelle architecture
administrative du pays, le Premier ministre a indiqué qu'elle contribuera à
tous ces changements, avec des décisions au niveau régional, sans bureaucratie
ni interventions à partir d'Athènes.
Plus tôt dans la
matinée, M. Papandréou avait été informé lors d'une réunion spéciale avec
les représentants des associations locales et des autorités territoriales de
l'île, des problèmes provoqués la veille par la grande vague de mauvais temps
qui a particulièrement touché la Crète.
En fin de matinée, M.
Papandréou a visité l'Institut méditerranéen d'Agronomie de La Canée (MAIX),
en clôture de son déplacement dimanche en Crète occidentale. 120 étudiants
de 25 pays suivent à l'heure actuelle le cursus du MAIX.
Lors de cette visite,
le premier chef de région élu de la Crète - issu des récentes élections
territoriales de novembre dernier -, Stavros Arnaoutakis, a annoncé que la
Région créera prochainement un organisme qui sera chargé de la certification
de tous les produits crétois.
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11/12/2010 |
Papandréou: La loi
"Kallikratis" est une révolution
L e
Premier ministre, Georges Papandréou, a qualifié la loi "Kallikratis"
introduisant le nouvelle architecture administrative du pays de "pas
révolutionnaire" dans la voie de la convergence de la Grèce avec de
nombreux pays européens, qui ont des institutions territoriales avancées,
s'adressant vendredi à la mi-journée à une conférence organisée dans un
hôtel du centre d'Athènes par le groupe du PASOK au PE, en présence de maires
et de chefs de régions, sur le thème "La dimension européenne des
autorités territoriales".
"Cette marche doit
être parcourue au plus vite, afin de gagner le temps perdu", a insisté M.
Papandréou, rappelant que la politique de développement de l'UE est orientée
depuis longtemps déjà vers les régions, alors que la tendance générale au
plan mondial de la concentration de presque 50% de la population dans des villes
montre la nécessité de créer des "villes dynamiques dans des régions
innovantes".
A ce point, M.
Papandréou a tenu à souligner que ce qui est en jeu en définitive est la
croissance, puisque sans croissance "la réduction des déficits est
vaine", mettant l'accent de ce fait sur les propositions ayant une
perspective de développement.
"Tout l'accent
sera mis dans les prochains mois sur les changements structurels", a
tranché M. Papandréou, explicitant que "Kallikratis" est au coeur de
la solution que nous mettons en oeuvre et changera la façon dont se développe
le pays.
"Le pari est le
changement du modèle de production", a ajouté M. Papandréou, renvoyant
au transfert de responsabilités vers les nouvelles municipalités et régions,
des responsabilités à la fois pour le développement l'Etat prévoyance, mais
aussi le "quotidien" des citoyens et des entreprises.
A l'issue de son
discours, M. Papandréou a eu une rencontre avec le commissaire européen à la
Politique régionale, Johannes Hahn.
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25/11/2010 |
Papandréou:
Construisons un Etat juste, opérationnel et flexible
L' Etat
est le grand malade et doit se transformer en un Etat juste, opérationnel et
flexible, qui aidera à la croissance, l'innovation et l'entreprenariat, a
déclaré le Premier ministre, Georges Papandréou, qui s'est adressé mercredi
aux nouveaux chefs de régions et maires du pays, réunis sur 2 jours en
séminaires de formation.
Se référant aux
changements dans l'Etat, "des changements, a-t-il dit, qui nous feront
retrouver le bon sens commun", M. Papandréou a rappelé ce qu'avait fait
jusqu'à présent son gouvernement, notamment un inventaire dans la fonction
publique, l'introduction de critères de compétences pour les recrutements et
la publication des décisions administratives sur Internet, avant d'insister sur
la nouvelle architecture administrative qu'est la loi "Kallikratis".
Cette loi, a-t-il dit,
"est le refondement moral de l'Etat", alors que ce nouveau découpage
administratif du pays donnera un nouveau dynamisme au système politique, cette
réforme étant encore, selon lui, le fondement indispensable pour chaque effort
de développement.
Toutes les compétences
concernant la prévoyance, la coordination de tous les établissements
d'éducation, privés et publics, dans chaque région, la construction et le
fonctionnement des écoles, jusqu'au développement régional et au changement
du modèle de développement, passeront à "Kallikratis".
Le premier grand pas a
été d'institutionnaliser "Kallikratis", le deuxième a été son
acceptation par le peuple, et il reste à présent le troisième qui est sa
matérialisation, a conclu M. Papandréou, s'engageant personnellement à ce que
le gouvernement soit en permanence aux côtés des autorités territoriales,
régionales et municipales.
M. Ragoussis à la
conférence de formation pour les nouveaux élus territoriaux
Le ministre de
l'Intérieur, Yannis Ragoussis, s'est adressé mercredi au 2e jour de la
conférence de formation pour les nouveaux élus territoriaux, prévue dans le
cadre notamment du passage des municipalités de "Kapodistria" aux
nouvelles municipalités fusionnées de "Kallikratis", cette formation
devant se clôturer dans deux semaines.
M. Ragoussis a indiqué
que sont en cours 257 appels d'offres concernant le programme "Kallikratis",
alors qu'est d'ores et déjà engagée la procédure de création de 1.200
nouveaux Centres au Service du citoyen (KEP) électroniques.
De plus, 24 décisions
concernant les nouvelles municipalités seront publiées très prochainement
dans le JO, ainsi que 21 décrets présidentiels et 26 décisions
ministérielles, qui constituent l'acte régulateur qui lance la mise en
application de la loi "Kallikratis".
"Le prochain
trimestre, a ajouté le ministre, est crucial pour le lancement de l'application
de Kallikratis, qui a pour but de servir mieux et plus rapidement les
citoyens".
De plus, M. Ragoussis a
indiqué que suite à la fusion des municipalités du pays au nombre de 325,
4.500 entreprises municipales sont supprimées sur les 6.000 existantes, sans
que cela implique des licenciements.
Quant aux compétences
touchant au Cadre national stratégique de Référence (ESPA), elles passeront
aux régions non pas le 1er janvier, mais le 1er juillet 2011.
A ce sujet, M.
Ragoussis a tranché qu'il "est erroné de tirer la conclusion qu'il n'y a
pas d'argent pour Kallikratis. Mais il est vrai qu'il n'y a pas d'argent pour
des gaspillages", informant à cette occasion que le programme de
développement "Grèce" sera financé avec des fonds de l'ESPA de
l'ordre de 4 milliards d'euros et soutiendra surtout des structures sociales.
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24/11/2010 |
Papaconstantinou: La Grèce
compte retourner sur les marchés en 2011
L e
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a décrit les 10 grands défis
que doit relever l'économie grecque en 2011, en soulignant qu'il "reste
encore beaucoup à faire, nous avons les changements structurels destinés à
rendre la réduction du déficit durable et les finances du pays viables".
M. Papaconstantinou
s'est dit "ouvert" à une probabilité de rallongement du contrat de
prêt ou de l'obtention d'un prêt supplémentaire, explicitant qu'il peut y
avoir une discussion sur l'ensemble de la procédure de remboursement, mais
tranchant qu'il "n'existe aucune décision à l'heure actuelle concernant
une rallonge ni aucune discussion sur un prêt supplémentaire à partir de
2013".
Le ministre a réitéré
que l'objectif de la Grèce est de retourner sur les marchés en 2011. "De
notre côté, nous faisons notre travail. Le reste arrivera en temps opportun,
en fonction de comment se passent les choses", a-t-il ajouté. La Grèce
aura d'importants besoins d'emprunts en 2014 et 2015 pour rembourser le prêt.
Par ailleurs, M.
Papaconstantinou a été très ferme en excluant qu'il "soit question de
licenciements de fonctionnaires", en informant que les mutations dans le
secteur public, au sens étroit du terme, ne seront pas considérées comme de
nouvelles embauches - comme cela a été convenu en règle générale avec la
Troïka -, mais comme un transfert de personnel.
Ainsi, à l'occasion de
la fin de ce nouveau tour de concertations avec la Troïka concernant
l'actualisation du Mémorandum en vue du versement de la 3e tranche du prêt à
la Grèce, M. Papaconstantinou a cité les dix défis:
1. Gestion et contrôle
des dépenses publiques et, dans ce cadre notamment, la désignation le 1er
trimestre 2011 d'inspecteurs économiques dans les organismes les plus
importants du gouvernement central, l'élaboration d'un Cadre stratégique budgétaire
à moyen terme 2012-2014 (2e trimestre 2011), comportant des orientations générales
sur l'augmentation des recettes, la diminution des dépenses ainsi que des réajustements
budgétaires (baisse du déficit de 17 à 6,4 milliards d'euros). Ce cadre sera
discuté dans un premier temps au sein du gouvernement, ensuite avec la Troïka
lors du nouveau contrôle en février 2011, pour être enfin voté par le
Parlement,
2. Lutte contre l'évasion
fiscale, en particulier avec en décembre les projets de loi des ministères des
Finances et de la Justice (procès-express), alors que sera annoncée la semaine
prochaine la fusion de recettes du fisc et au cours du 1er trimestre 2011 la réorganisation
globale du ministère des Finances,
3. Diminution des déficits
des DEKO, avec au 1er trimestre 2011 la proposition globale pour les
suppressions et fusions d'organisme, et il "est évident qu'il y aura des réductions
d'effectifs dans les DEKO déficitaires, mais toujours selon la règle
(mutations)". Chaque DEKO mettra en application son propre plan opérationnel,
un débat y afférent devant être engagé avec les employés,
4. Réforme du secteur
public, avec au total 40.000 départs en 2010 et avec en 2011 quelque 8.000
embauches (selon la règle de un recrutement pour 5 départs), la priorité
devant être donnée à l'éducation, santé et assurances, ainsi que dans les
secteurs où des besoins se font ressentir, comme inscrit aussi dans le Mémorandum
(tribunaux fiscaux, répression de l'évasion fiscale, etc.). La nouvelle grille
unifiée des salaires sera prête le 2e trimestre 2011 et entrera en vigueur à
partir de la fin 2011,
5. Lutte contre les
gaspillages dans le domaine de la santé, avec l'instauration d'une liste de médicaments
et une baisse des prix, un nouveau cadre pour les fournitures et des contrôles
internes dans les hôpitaux,
6. Relations de
travail, avec un nouveau projet de loi à la fin de l'année du ministère de
l'Emploi, M. Papaconstantinou imputant le retard existant au changement de
ministre et annonçant que les contrats en entreprise priment sur les contrats
sectoriels, sous certaines conditions précises, telles que "concernant le
salaire minimum, il ne pourra être inférieur au seuil de la Convention
nationale collective",
7. Libération des
professions fermées, le projet de loi y afférent devant être voté au cours
du 1er trimestre 2011,
8. Environnement des
affaires - développement, avec entre autres le plan d'action pour la libération
du marché de l'énergie qui sera présenté durant le 4e trimestre de 2011,
9. Secteur financier,
les axes principaux étant la restructuration de ATEbank (Banque Agricole) (4e
trimestre 2010 et séparation fonctionnelle de la Caisse des consignations et
des prêts (1er trimestre 2011). Invité à dire s'il y a exhortation aux
banques de fusionner, le ministre a indiqué que "les banques grecques réalisent
des actions très sérieuses et généreuses, laissant ainsi libre choix à
chaque établissement sur les moyens de renforcer sa place (augmentation de
capital, fusion ou combinaison des deux). Nous sommes, a-t-il ajouté, au début
d'un remaniement radical du système bancaire et nous verrons beaucoup de
choses",
10. Mise en valeur des
biens publics - dénationalisations, avec pour la première fois un recensement
de tous les biens publics (2e trimestre 2011), alors que le programme détaillé
sera rendu public d'ici la fin 2010. L'objectif est de percevoir 7 milliards d'euros
en 2011-2013 et au moins 1 milliard en 2011.
Revenant enfin sur le
calendrier des prochains contacts de la Grèce avec la Troïka, M.
Papaconstantinou a indiqué que les deux textes qui ont été convenus hier
(lundi) - Mémorandum actualisé et orientations actualisées de politiques économiques
- seront signés dans les 10 prochains jours. Le prochain Ecofin de décembre décidera,
sur la base du rapport relatif de la Commission européenne, le versement en
janvier de la 3e tranche du prêt qui incombe à la zone euro, alors qu'une décision
semblable sera prise le même mois par le FMI qui opèrera le versement entre
les 15 et 20 du même mois. Concernant enfin la 4e tranche d'un montant de 15
milliards d'euros, qui sera versée en mars 2011, le contrôle de la Troïka
sera effectué en février.
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15/11/2010 |
Papandréou: Pas de
licenciements, pas de nouvelles charges pour les salariés-retraités
Le Premier ministre,
Georges Papandréou, a exclu des licenciements et des charges supplémentaires
pour les salariés et les retraités, tout comme toute augmentation des
coefficients d'imposition, s'exprimant samedi à la première des trois
réunions gouvernementales successives convoquées sous sa présidence à son
bureau au Parlement.
Au centre de ces
réunions, le Budget de l'Etat 2011 et les concertations qui débutent ce lundi
avec la Troïka (UE-BCE-FMI), ainsi que la programmation et les priorités du
gouvernement pour la période à venir.
Autre grand sujet, les
développements en Europe et les concertations dans la zone euro, en particulier
en vue de la rencontre de M. Papandréou lundi à Paris avec le président
français, Nicolas Sarkozy, et la session de l'Internationale socialiste (IS)
dans la capitale française.
"Face à un
alarmisme débridé, nous répondons de notre côté par de la constance et nous
poursuivons avec fermeté le combat pour sauver et redresser le pays grâce à
de grands changements", a souligné M. Papandréou, s’engageant à ce que
le gouvernement continue "à parler avec franchise aux citoyens" et à
"livrer avec eux la bataille la plus importante qui vaille la peine d’être
livrée, celle du sauvetage et de la régénérescence de notre patrie".
M. Papandréou, qui a
rappelé le succès de la plus grande baisse du décifit - en un an - de toute l’histoire
du pays, a expliqué, en référence aussi à ce qui ce passe à l’heure
actuelle dans le reste de l’Europe, combien il "est important d’avoir
aujourd’hui comme bouclier le mécanisme de soutien qui nous protège contre
les attaques", mais aussi "combien il est important de continuer avec
fermeté et constance les grands changements qui nous garantissent la
légalité, la justice sociale, la perspective de l’économie et notre optique
de développement".
La première réunion -
qui a débuté peu après 13h - a réuni le ministre des Finances, Georges
Papaconstantinou, et le conseiller du premier ministre et ex-vice-président de
la BCE, Loucas Papadimos - qui participeront à la fois aux trois séances -, et
MM. Pangalos (vice-premier ministre), Reppas (Infrastructures), Loverdos
(Santé), Vénizélos (Défense) et Mme Katseli (Emploi). Υ
a également assisté le conseiller du premier ministre, Iraklis Polemarchakis.
La 2e séance - qui
devait débuter aussitôt après à 15h - devait réunir les ministres d’Etat,
chargé des investissements, Haris Pamboukis, des Affaires étrangères,
Dimitris Droutsas, la ministre adjoint, Mariliza Xenogiannakopoulou, et le chef
de file du groupe du PASOK au PE, Stavros Lambrinidis.
Enfin, la 3e séance, a
réuni toujours M. Pamboukis, et les ministres du Développement régional,
Michalis Chryssochoïdis, de l’Education, Anna Diamandopoulou, du
Développement agricole, Costas Scandalidis, de la Culture et du Tourisme,
Pavlos Geroulanos, de l’Environnement et de l’Energie, Tina Birbili, et des
Affaires maritimes et de la Pêche, Yannis Diamantidis.
De proches
collaborateurs du premier ministre ont clarifié que les ministres de l’Intérieur,
Yannis Ragoussis, de la Protection du Citoyen, Christos Papoutsis, et de la
Justice, Haris Kastanidis, avaient déjà eu des entrevues avec M. Papandréou
les jours précédents, et n’ont donc pas été convoqués à ces réunions de
ce samedi.
Papandréou: Réduction
du déficit sans nouveaux impôts ni coupes de salaires-retraites
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a réaffirmé que le grand effort (de réduction du
déficit) se poursuivra "sans nouveaux impôts, sans coupes dans les
retraites et les salaires des fonctionnaires, mais avec de grands changements
structurels dans l'Etat, les DEKO (entreprises d'utilité publique),
l'environnement des affaires et le modèle de développement du pays".
S'exprimant dans une
interview au journal du dimanche "Proto Thema", M. Papandréou a
tranché que le gouvernement est capable de réduire le déficit, insistant sur
ce point "nous pouvons, bien que Eurostat vient à présent nous dire que
la situation lamentable qu'a laissée derrière elle la ND est encore pire que
nous l'avions estimée", dans une allusion à l'annonce lundi d'une
révision vers le haut par l'Office européen de la Statistique du déficit 2009
de la Grèce.
Par ailleurs, M.
Papandréou a dit ne pas craindre que la Grèce se retrouve en dehors de la zone
euro "parce que cela est hors de toute réalité". "En 2010, nous
avons réussi quelque chose qui paraissait irréalisable pour tous ceux qui
misaient sur la faillite de la Grèce: la plus grande baisse de déficit jamais
réalisée".
Concernant le
Mémorandum signé avec la Troïka (UE-BCE-FMI), M. Papandréou a expliqué
qu'il "officialise plus que tout la faillite d'une politique qu'a mise en
avant à l'extrême le précédent gouvernement. Le fait que nous puissions
aujourd'hui parler de renégociation, c'est parce que nous avons montré notre
crédibilité. Dans ce contexte, s'est posée aussi la question de la
prorogation du remboursement du prêt du mécanisme de soutien".
Commentant enfin des
allusions dans les médias à d'éventuels gouvernements de coopération à
l'avenir, M. Papandréou s'est interrogé qui sont ceux dans le système
politique qui voudraient partager le coût politique avec le gouvernement. S'ils
voulaient aider, a-t-il noté, ils pourraient et devraient le faire aussi depuis
l'opposition, depuis les fonctions que leur a assignées le peuple grec.
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04/11/2010 |
Papandréou: La
démocratie ne peut être terrorisée
L a
démocratie ne peut être terrorisée et les actes irresponsables qui visent à
la déstabilisation du pays ne réussiront pas, a affirmé mercredi le Premier
ministre, Georges Papandréou, qui s'est recueilli au 1er cimetière d'Athènes
sur la tombe de son grand-père, Georges Papandréou, et a suivi une messe du
souvenir.
M. Papandréou a
rappelé ce qu'avait dit son grand-père, à savoir que la démocratie une fois
encore sera vainqueur.
A cette cérémonie
étaient présents la famille et des proches et amis, ainsi que l'ancien
président du Parlement, Apostolos Kaklamanis.
Par ailleurs, aux
côtés du ministre de l'Emploi, Louka Katseli, le chef du gouvernement s'est
informé au siège de l'Organisme des caisses des indépendants (OAEE) du
nouveau dispositif intégré depuis le 18 octobre et qui informatise les
prescriptions médicales, relevant que si ce dispositif avait été introduit il
y a longtemps, la Grèce n'aurait pas eu le déficit qu'elle a actuellement et
n'aurait pas été obligée de recourir au Mémorandum.
Le gouvernement
dissocie les actes criminels de ces derniers jours du terrorisme international
Le gouvernement a
formellement dissocié les envois depuis deux jours de colis piégés du
terrorisme international, le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, se
disant par ailleurs confiant que la société grecque ne pourra être ébranlée
par ces actes de "déstabilisation", dans des déclarations de presse
mercredi.
M. Petalotis a rappelé
la série de contacts qu'avait eus le ministre des Affaires étrangères,
Dimitris Droutsas, avec les ambassades qui avaient été ciblées, et même avec
ses homologues européens, pour transmettre à ces derniers les regrets du
premier ministre, Georges Papandréou, à propos de cette affaire.
Il faudra que
prochainement il y ait un cadre juridique concernant les transports
internationaux de marchandises, a souligné le porte-parole, affirmant
catégoriquement ensuite que les enquêtes actuelles et plus anciennes ont
prouvé avec certitude que ces actes criminels n'ont rien à voir avec le
terrorisme international, avec des organisations telles que Al-Qaïda.
A une autre question
sur la coïncidence d'envois de colis les mêmes jours à partir du Yémen et de
la Grèce, M. Petalotis a réitéré la conviction du gouvernement qu'il n'y a
aucun lien avec ce qui s'est passé à partir d'Athènes et le terrorisme
international, renvoyant du reste à une déclaration de la chancelière
allemande, Angela Merkel, dissociant nettement le colis piégé adressé à la
chancellerie de celui envoyé du Yémen, attribué à Al-Qaïda.
Enfin, M. Petalotis a
dûment reconnu les conséquences graves de ces actes qui noircissent, a-t-il
dit, l'image du pays à l'étranger, mais insisté que si les réactions
n'avaient pas été ce qu'elles sont, il y aurait pu avoir des victimes et
dégâts.
M. Droutsas a lui-aussi
dissocié l’envoi des colis piégés du terrorisme international, en mettant
en relief l’efficacité de la Police hellénique (ELAS), dans des
déclarations à une radio privée athénienne.
"Au-delà de ces
images qui ont malheureusement fait le tour du monde, il faut voir aussi l’essentiel:
que vraiment, les autorités grecques et la police grecque ont très bien
fonctionné, parfaitement dirais-je. C’est toutefois là un acte terroriste,
qui doit être condamné et nous le condamnons de la manière la plus absolue.
Ce que nous devons souligner, de façon catégorique, c’est que ces actes n’ont
rien à voir avec le terrorisme international. Ne plaçons pas la Grèce dans
cette aventure", a affirmé le ministre.
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01/11/2010 |
Papandréou: Je ne fuis pas devant
les problèmes
Le premier ministre, Georges Papandréou, a souligné
que sa réputation future n'est rien devant les impératifs urgents et la taille
des défis à relever pour sauver et changer radicalement la Grèce.
"Je ne bluffe pas, je ne fuis pas devant les
problèmes, je ne me préoccupe pas de ma réputation future face aux impératifs
urgents et la taille des défis. Je me donne corps et âme pour que mon pays évite
la faillite, j'ai pris des responsabilités historiques, après mûre pensée
mais sans jamais avoir peur", a déclaré M. Papandréou, qui rejette comme
des "choses ridicules" les allégations faisant état d'une stratégie
de sortie à l'instar de son prédécesseur, Costas Caramanlis.
M. Papandréou, qui se dit prêt à se soumettre
à nouveau au jugement des citoyens à n'importe quel moment où cela sera nécessaire,
souligne qu'il n'existe pas d'impasses dans les démocraties et insiste que la
"défaite" serait pour lui de ne pas pouvoir contribuer au maximum
dans la bataille pour changer le pays.
A ce point, le premier ministre explique qu'un
recours éventuel à des élections anticipées et au verdict des citoyens ne dépendra
pas d'un résultat électoral isolé, mais si de fait le pays est conduit à
l'impasse.
"Nous avons le devoir de ne pas nous rendre les otages de pratiques
hasardeuses", a renchéri M. Papandréou, rappelant que "le sauvetage
du pays est l'affaire du peuple et non d'une élite politique éclairée".
"Nous avons évité de justesse pour le pays le cauchemar de la faillite.
Avec les efforts et les sacrifices de tous, nous progressons fermement dans la
voie du sauvetage et de la régénérescence. Si cette marche est contestée, le
danger est plus que certain que les sacrifices des Grecs seront sapés, tout
comme la stabilité actuelle et l'avenir serein du pays", a-t-il ajouté.
M. Papandréou estime que 2011 sera la dernière
année de recession et assuré que la Grèce honorera les engagements concrets
contractés, sans penser au soi-disant coût politique. La situation sera bien
meilleure en 2013 et nous serons à nouveau en trajectoire de croissance.
A ce point, M. Papandréou a tranché qu'il ne
sera aucunement question de nouveau Mémorandum, "parce que tout simplement
un nouveau Mémorandum ne sera pas nécessaire". "Si nous persévérons,
sans écarts ni tergiversations, la Grèce sera en 2013, avec la fin du Mémorandum,
un pays comme les autres, qui empruntera désormais uniquement sur les marchés",
a-t-il ajouté.
Enfin, et dans un commentaire sur le chef de file
de l'opposition et président de la ND, M. Papandréou a accusé M. Samaras de
tenir un double langage, "il dit autre chose à l'intérieur du pays et
autre chose à l'étranger", critiquant dans la foulée les partis de la
Gauche de "s'enliser dans des logiques de confrontations partisanes, de
refus stérile de la réalité et de toute coopération", alors qu'à
propos du président du LAOS, Georges Karadzaferis, il reconnaît qu'il
"s'est aligné avec responsabilité pour le sauvetage du pays" bien
que, a-t-il noté, "des différences politiques et idéologiques
d'importance décisive nous séparent sur plusieurs questions".
M.
Papandréou demande un "vote de responsabilité accrue" pour l'avenir
de la Grèce
Le premier ministre, Georges
Papandréou, a demandé
des citoyens un "vote de responsabilité accrue" pour l'avenir de la
Grèce lors des élections territoriales du 7 novembre, s'adressant à la réunion
régionale de Macédoine occidentale du PASOK qui a eu lieu dimanche soir à
Kozani.
M. Papandréou, qui a dit justifiée la colère
des citoyens et insisté que c'est là une réalité qu'il comprend, a exhorté
les électeurs à ne pas donner leur suffrage à ceux qui investissent dans la
peur et l'insécurité, mais de le transformer en force de création et de
changement.
Aux élections du 7 novembre, a affirmé M.
Papandréou, on saura si le pays continuera fermement sa marche vers le
sauvetage ou si nous laisserons en plan les changements et les sacrifices que
nous avons faits jusqu'à présent, tranchant que "nous ne donnerons à
personne le droit d'arrêter la marche des changements". M. Papandréou
s'est engagé à remédier à toutes les injustices, aussitôt que le pays sera
sorti de la crise, citant d'ailleurs comme premier pas dès à présent dans
cette voie l'aide aux petits retraités.
Concernant plus spécialement les élections
territoriales et l'introduction de la nouvelle architecture administrative du
pays, le premier ministre a dit que "Kallikratis" vient briser l'Etat
clientéliste et que le PASOK propose et soutient des "personnes
propres" qui sont en faveur de la transparence, afin que "les grecs
sachent où va leur argent".
Papandréou: La Grèce court son propre
Marathon
La Grèce court son propre Marathon, mais il est
certain que tous ensemble nous franchirons la ligne d'arrivée et j'espère au
plus vite, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, dans des déclarations
dans le stade Panathinaïko et sa participation à la course du 10 km, une épreuve
inscrite dans le cadre du 28e Marathon classique d'Athènes.
"Il y a 2500 ans, nous avions le conflit
entre Orient et Occident. Aujourd'hui, toute l'humanité fête dans un esprit de
Trêve olympique, de Jeux olympiques. Nous fêtons nos valeurs communes, la
paix, la coopération, l'amour, le sport", a souligné M. Papandréou, qui
s'est dit extrêmement heureux d'avoir eu la chance de courir, "même ces
quelques kilomètres, en ce jour historique, qui fait la promotion de la Grèce".
Le premier ministre a tenu à remercier tous ceux
qui ont contribué à l'organisation "de cette très belle fête" et
à féliciter tous les athlètes qui y ont participé.
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30/10/2010 |
Papandréou: Le mécanisme permanent
de soutien, une "victoire importante"
La décision de l'UE de
mettre en place un mécanisme permanent de soutien pour les pays de l'euro est
une "victoire importante", a déclaré le premier ministre, Georges
Papandréou, dans une conférence de presse vendredi à Bruxelles à l'issue du
Sommet européen, qualifiant par ailleurs "d'inadmissible" la
proposition sur le droit de vote.
Le premier ministre a expliqué qu'aujourd'hui les "27" ont
donné le feu vert au cadre général du mécanisme de soutien permanent, et que
son fonctionnement sera précisé par un rapport de la Commission européenne
après concertation avec les Etats membres.
"Lorsque la Grèce s'est trouvée il y a quelques mois dans la
tourmente de la crise, nous avions proposé la création d'un mécanisme de
soutien, qui interviendrait dynamiquement lorsque les marchés spéculent contre
un pays. Nous avions alors proposé un mécanisme qui se chargerait du flux
normal de financement et de prêt, lorsque les taux deviennent excessifs pour prêter
à un pays. Nous avions livré bataille et un mécanisme provisoire avait été
créé", a rappelé le premier ministre.
Par
ailleurs, M. Papandréou a qualifié de "inadmissible" une des
propositions reçue et soumise au débat par la présidence de l'UE, laquelle prévoyait
comme sanction la suspension du droit de vote lors de tous les conseils des
ministres de l’UE pour un Etat membre ayant des déficits élevés, soulignant
que la Grèce a réagi directement.
"La bataille que nous avons
livrée n'a pas été uniquement grecque, mais européenne", a déclaré M.
Papandréou, soulignant que la suppression du droit de vote pour un Etat membre
signifierait qu'il n'aurait pas droit à la parole dans les questions cruciales,
telles que la sécurité, la défense nationale, la politique agricole commune,
la politique régionale.
"Cette proposition frappe
fortement le droit démocratique des Etats membres de l'UE, et l'UE a une
tradition démocratique que nous ne voulons pas miner", a ajouté le
premier ministre.
Enfin en ce qui concerne plus
particulièrement la discussion des "27" sur la prévention à
l'avenir des crises économiques, M. Papandréou a informé qu'il avait été décidé
de faire jouer des “contre-incitations” pour les pays présentant des déficits
publics élevés en raison de mauvaises pratiques.
“Les pays devront être jugés
sur leurs pratiques à partir de maintenant et non de leur passé”, a-t-il
conclu.
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29/10/2010 |
Papandréou: La Grèce
engagée à la stabilité et aux grandes réformes
Dans des déclarations
peu avant le Sommet européen jeudi à Bruxelles, le premier ministre, Georges
Papandréou, a rappelé que la Grèce s’est engagée à la stabilité et à de
grandes réformes et que les Grecs, non seulement y croient, mais de plus les
veulent. Les citoyens grecs, a ajouté le premier ministre, aspirent à une
marche stable vers l’avant pour que et l’Europe et la Grèce sortent de la
récession et de la crise.
Nous aimerions voir, a
ajouté M. Papandréou, un mécanisme de soutien et de stabilité permanent,
mais cela implique un mécanisme européen et aussi qu’il soit associé à la
croissance et à l’emploi, qui font partie de la stabilité.
Naturellement, s’il
est nécessaire qu’il soit intégré dans la Constitution et dans le Traité,
nous pouvons discuter de cette question, mais nous devons savoir avant quel en
est le contenu et comment nous pouvons assurer qu’il sera réellement un
mécanisme européen.
M. Papandréou a
précisé encore que ce qui compte avant tout c’est que le système financier
lui-même soit responsable, et si nous parlons de stabilité, nous devons la
constater en premier dans le système financier. En fait, ce sont eux, a-t-il
dit, qui ont commencé la crise il y a deux ans.
Par conséquent, a
conclu le premier ministre, il faut des contrôles sévères et la surveillance
des paradis fiscaux, et naturellement savoir d’où proviennent les prêts. Je
pense que ceci est important.
Déclarations
Papandréou-Rasmussen de Bruxelles
Le premier ministre,
Georges Papandréou, à Bruxelles jeudi pour le Sommet européen, qui doit
participer dans la journée aux travaux du Parti socialiste européen, a fait
des déclarations de presse à son entrée aux côtés du président du PSE,
Poul Nyrup Rasmussen, pour préciser les politiques du gouvernement grec face à
la crise économique et indiquer les positions d'Athènes sur les grandes
questions qui seront débattues au Conseil.
"Le message est
clair, a souligné le premier ministre, sur la marche de la stabilité
économique et politique de notre pays, mais aussi de la volonté de tous de
poursuivre les grands changements institutionnels pour que la Grèce soit un
pays puissant au sein de l'UE et au plan international.
Dans ce cadre, nous
avons déposé nos propositions pour un mécanisme de soutien fort de l'UE, et
dès les premiers instants qu'il y a eu la crise dans notre pays et les attaques
sur les marchés, nous avons demandé la création d'un mécanisme de soutien
européen et aujourd'hui ce grand changement institutionnel est discuté en
priorité.
Ce changement
institutionnel, pour lequel nous nous sommes mobilisés positivement dès le
tout début, doit naturellement comprendre non seulement la stabilité mais
aussi la croissance.
Une croissance, a
poursuivi M. Papandréou, qui crée des emplois et fait une Union Européenne
compétitive à travers le développement vert. C'est pourquoi nous insisterons
sur la position des socialistes pour que le mécanisme ait aussi cette
dimension.
Parallèlement, en ce
qui concerne les discussions qui ont lieu sur les sanctions, nous considérons
que des sanctions figurent déjà dans le Traité de Lisbonne, qui peuvent être
accentuées, mais la suppression du droit de vote est pour nous quelque chose de
négatif, car il dévalue finalement la volonté démocratique de nos citoyens
et de nos peuples.
En ce qui concerne le
Traité, nous avons en principe aucune objection, et il serait positif que ce
mécanisme figure dans le cadre institutionnel du Traité, mais toutefois il ne
faut pas que soient préjugées les positions que chaque pays, chaque
Etat-membre de l'UE peut avoir.
Il faut négocier quel
sera ce mécanisme d'une façon telle que soient respectées la souveraineté,
les vues et l'autonomie de chaque Etat-membre.
Pour sa part, M.
Rasmussen a salué l'opportunité de s'adresser aux médias grecs pour les
informer du soutien au premier ministre et à ses efforts pour qu'il y ait un
mécanisme européen substantiel aidant les pays contre les attaques des
spéculateurs et pour la gestion de la dette, ainsi qu’à son effort d'assurer
qu'un nouveau mécanisme économique mettra en avant l'emploi et la croissance.
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23/09/2010 |
Papandréou s'adresse
à l’Economic Club de New York
L e
premier ministre, Georges Papandréou, s'est employé à présenter la vraie
image de la situation économique en Grèce et des moyens mis en oeuvre pour
remédier aux problèmes, s'adressant mercredi à l’Economic Club de New York,
devant un public hautement spécialisé des bourses et des investissements.
M. Papandréou a
d'emblée insisté qu'il faut à tout prix donner l'image de la situation dans
sa vraie dimension, et clarifier ce qui se passe exactement en Grèce, au plan
de l'économie et des finances, pour contrer la désinformation qui résulte
souvent d'un certain nombre d'analystes économiques.
Il y a six mois, a
rappelé M. Papandréou, personne ne donnait cher de la perspective de la Grèce
et tous étaient certains que la Grèce ferait faillite, pour mieux montrer le
contraste que la Grèce est aujourd'hui un autre pays, fermement attaché à une
stabilité et croissance à long terme, ce qui ne manque pas d'attirer
l'intérêt des investisseurs, renvoyant d'ailleurs pour argumenter ce point de
vue à la bonne réponse des investisseurs à l'annonce de l'augmentation de
capital de la Banque Nationale de Grèce (BNG), tout comme à la décision de
caisses de sécurité sociale norvégiennes d'investisseurs dans des obligations
grecques.
Le retour des
investisseurs est dû, a insisté M. Papandréou, au fait que le gouvernement
grec fait ce qu'il dit, réalise les objectifs qu'il se fixe, en dépassant
même toute attente, avant de rappeler qu'il y a eu en seulement quelques mois
la promotion du programme le plus ambitieux et détaillé de réformes dans
l'histoire moderne de la Grèce.
Le déficit a déjà
été réduit de 32%, a-t-il précisé, et nous atteindrons l'objectif de 40%
d'ici la fin de l'année, alors que les dépenses publiques ont été réduites
de 8% et le déficit primaire de 60%.
Le premier ministre n'a
pas manqué évidemment de faire référence aux avantages comparatifs de la
Grèce concernant l'énergie solaire, la marine, le tourisme et les cultures
biologiques.
"Nous n'avons pas
eu peur du coût politique et nous avons transformé la crise économique en
opportunité", a souligné M. Papandréou, citant même des sondages
nationaux qui montrent un soutien croissant de l'opinion publique au
gouvernement depuis avril dernier.
M. Papandréou a
tranché avec détermination d'être le garant que les sacrifices du peuple grec
ne seront pas vains, et que les coûts à court terme et la douleur seront
compensés par des bienfaits à long terme, citant à titre d'exemples la
rationalisation de l'architecture administrative du pays et surtout des
autorités locales via la loi "Kallikratis", la réforme du système
des retraites et de la sécurité sociale, la libération des professions
fermées qui renforceront la compétitivité.
La crise, a-t-il
lancé, n'était pas le début de la fin, mais un nouveau départ, citant parmi
les atouts de la "nouvelle Grèce", la stabilité du cadre de
l'environnement fiscal sur une décennie, alors qu'à partir de 2011 la
fiscalité sur les bénéfices non distribués - et donc sujets à
réinvestissement - de toutes les entreprises sera ramenée de 24% à 20%.
M. Papandréou a parlé
une nouvelle fois de la mise en valeur des biens de l'Etat se chiffrant à 270
milliards d'euros, mais aussi de la place géographique de la Grèce qui est
entourée par les marchés émergents, citant encore le plébiscite de la Chine
sur l'importance de la Grèce, après son initiative de transformer le port du
Pirée en point d'entrée de ses exportations vers l'Europe.
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21/09/2010 |
Papandréou: La Grèce
recouvre sa crédibilité sur les marchés
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a présenté les réformes budgétaires
et structurelles les plus ambitieuses dans l'histoire de la zone euro que
promeut le gouvernement grec en seulement quelques mois et qui changent
vertigineusement l'image du pays, lors de sa visite lundi à la Bourse de New
York, où il a eu un déjeuner de travail avec le président et de hauts cadres
de Wall Street.
Nous honorons nos
engagements à temps et dans les délais impartis, souvent bien plus tôt que ce
qui est prévu, en dépassant toute attente, a souligné M. Papandréou, qui a
expliqué que son gouvernement concentre à présent son effort sur la
stimulation de la croissance et sur des mesures qui rendront l'économie plus
compétitive.
M. Papandréou a
rappelé le gouvernement a d'ores et déjà opéré une restructuration radicale
du système des retraites et du système de fiscalité, tout comme lancé
l'assainissement du secteur public qui fonctionne désormais avec plus de
transparence et d'efficacité.
Le premier ministre a
évoqué également la libération des marchés des produits, des services et de
l'emploi, y compris la libéralisation des marchés de l'énergie et des
professions fermées, estimant que ces réformes structurelles conduiront à une
augmentation de 5% à 6% de la production.
M. Papandréou a mis
l'accent sur l'immense optique de la Grèce dans le domaine des sources
renouvelables d'énergie, tout comme dans le domaine des infrastructures, alors
qu'il n'a pas manqué de citer aussi les possibilités de privatisation ou de
mise en valeur de biens de l'Etat, dont la valeur s'élève à 270 milliards d'euros,
un montant qui équivaut quasiment à la totalité de la dette du pays.
Enfin, M. Papandréou a
exclu catégoriquement tout risque de faillite de la Grèce et s'est dit certain
que les spreads se réduiront au fur et à mesure que les réformes portent
leurs fruits et que la Grèce recouvrera la confiance des investisseurs.
Papandréou intervient
à la table ronde de l'ONU sur la pauvreté, la faim et l'égalité des sexes
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a souligné la déception suscitée par l'absence de
progrès concernant la réalisation des Objectifs de développement du
Millénaire, tels que la réduction de 50% jusqu'en 2015 des personnes vivant
avec moins d'un dollar par jour, lors de son intervention lundi à la table
ronde de l'ONU "contre la pauvreté et la faim et pour l'égalité des
sexes", dans le cadre du Sommet sur les Objectifs du Millénaire au siège
des Nations unies à New York.
M. Papandréou a
indiqué que le nombre de gens qui ont faim a augmenté de 842 millions en 1990
à 1,02 milliard en 2009, une évolution jugée inacceptable, tout en prenant
note par contre des progrès réalisés sur le front de la baisse de la
mortalité, de la lutte contre les maladies et de l'accès à l'éducation, sans
nier certes qu'il reste là aussi beaucoup à faire.
M. Papandréou, qui a
noté la montée du chômage et de la pauvreté dans la plupart des pays du
monde, a indiqué qu'il est urgent de créer plus de 300 millions de nouveaux
emplois dans les cinq années à venir, afin que le niveau de l'emploi revienne
au niveau d'avant la crise économique.
Le premier ministre,
qui a reconnu que la crise économique a rendu cet effort de toute évidence
plus difficile, a toutefois soutenu que l'austérité budgétaire fonctionne
comme un prétexte pour ne pas mener de nouvelles actions et pour rétablir le
protectionnisme qui entrave le développement des pays en développement.
M. Papandréou a
affirmé que la mondialisation se caractérise par de profondes inégalités et
asymétries, et rappelé que les Objectifs du Millénaire prévoyaient aussi une
plus juste distribution des bienfaits provenant de la mondialisation, ce qui n'a
malheureusement, a-t-il dit, pas été le cas.
M. Papandréou a tenu
à assurer que la Grèce, malgré la situation difficile de son économie, reste
attachée à ses engagements concernant l'aide aux pays en développement, la
plus grande partie de son aide allant en Afrique subsaharienne.
Evoquant enfin la
question de l'égalité, M. Papandréou a noté que les femmes ne représentent
que 30% de la main-d'oeuvre au Moyen Orient, en Afrique du Nord et en Asie du
Sud, alors qu'il a exhorté également à une plus grande participation des
femmes dans l'exercice du pouvoir.
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17/09/2010 |
Le
plus grand problème pour la Grèce est le manque de crédibilité
"Le mot
austérité devrait être remplacé par le mot responsabilité", a déclaré
le premier ministre, Georges Papandréou, à l'issue des travaux du Conseil
européen jeudi à Bruxelles, soulignant aussi le problème le plus important
que connaît la Grèce est celui du manque de crédibilité.
Plus précisément, M. Papandréou a expliqué que la
responsabilité concernait trois secteurs: la gestion des agrégats macroéconomiques,
la dette et les déficits, le développement stratégique pour créer de
nouveaux emplois et qui rendra l'économie plus compétitive, et le passage à
de nouvelles infrastructures et sources d'énergie renouvelable.
Se référant à la question à l'agenda du Sommet, à
savoir les sanctions discutées dans le cadre de la gouvernance économique de
l'UE, le premier ministre a clairement dit que la Grèce n'a pas d'objections si
un programme juste est suivi, relevant que "si ce mécanisme avait existé
il y a quelques années, la Grèce ne se trouverait pas là où elle est en ce
moment".
M.
Papandréou - toujours à propos du suivi - a insisté que doivent être considérées
les données budgétaires mais aussi la croissance, alors que pour les sanctions
il a déclaré qu'elles doivent être justes et ne pas être imposées seulement
aux Etats-membres mais aux grands instituts financiers qui encouragent l'évasion
fiscale sous forme de paradis fiscaux.
M.
Papandréou a tenu à souligner que lors de ces entretiens avec les chefs d'Etat
et de gouvernement, il avait retenu les réactions positives d'encouragement aux
efforts du gouvernement pour sortir de la crise économique.
Enfin,
sur le dossier des partenaires stratégiques de l'UE (Russie, Chine, Inde, Brésil),
à l'agenda aussi du Sommet, le chef du gouvernement a salué la volonté de
l'UE de renforcer son rôle au plan mondial et noté que peu avant le sommet
euro-asiatique ASEM, qui aura lieu le mois prochain avec la Chine et la Corée
du Sud, le premier ministre chinois sera en visite officielle en Grèce, un fait
qui montre les bonnes relations entre la Grèce et la Chine et l'intérêt des
investisseurs chinois.
Papandréou: La Grèce est sur
la bonne voie
Le
premier ministre, Georges Papandréou, a assuré que la Grèce est sur la bonne
voie et qu'elle sortira renforcée de la crise, tout comme l'Europe.
"Nous
sommes sur la bonne voie, certes douloureuse, mais nous réalisons de vrais
progrès et de vrais changements", a affirmé M. Papandréou à son arrivée
jeudi à Bruxelles pour le Conseil européen de l'UE.
Le
premier ministre a également souligné que la Grèce sortira plus forte, tout
comme l'Europe.
Au
centre des travaux du Sommet, les relations de l'UE avec ses partenaires stratégiques
et le dossier de la gouvernance économique. Sur ce dernier point, les
discussions devraient essentiellement porter sur le degré de sévérité des
sanctions contre les Etats membres indisciplinés au plan budgétaire.
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13/09/2010 |
Papandréou: La survie
de la Grèce est notre combat
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a appelé à un effort national, une
responsabilité et des décisions collectives pour régénérer la Grèce,
affirmant que "le combat que nous livrons est pour la survie de la Grèce.
Ce combat nous le gagnerons tous ensemble ou tous ensemble nous perdrons".
Dans le discours
traditionnel de rentrée politique samedi soir en marge de la 75e FIT, M.
Papandréou a toutefois adressé un message d'optimisme, l'enjeu étant, a-t-il
souligné, "patriotique" et rappelé le travail effectué pendant ses
11 mois de gouvernement pour sauver la Grèce de l'endettement, pour réussir à
ce qui était considéré comme "inévitable", mais qui l'a pu l'être
grâce aux efforts et sacrifices de tous les Grecs.
Enchaînant sur le long
bilan de l'oeuvre gouvernementale pour "changer radicalement la
Grèce", et tout en premier à mettre de l'ordre dans le Budget et les
finances - ce que beaucoup même à l'étranger jugeait impossible -, à
entreprendre des grandes réformes structurelles en quelques mois, M.
Papandréou a assuré que les fondements étaient posés pour "renverser un
climat négatif" et entendre dire que "la Grèce réussirait selon
toute attente".
La confiance et la
crédibilité sont de retour, a-t-il dit, citant notamment l'augmentation toute
récente de capital de la Banque nationale de Grèce, et l'intérêt
d'investisseurs étrangers pour les obligations d'Etat.
A propos des prochaines
initiatives, le premier ministre a évoqué la libération des professions
fermées, le plan de réorganisation des Chemins de fer helléniques (OSE) et la
rationalisation d'autres entreprises d'utilité publiques (DEKO) déficitaires,
la révision du système d'imposition contre l'évasion fiscale, des démarches
plus rapides au plan de la justice, une nouvelle loi de développement, la
spécification du plan de dénationalisation et mise en valeur des biens
publics, la libération du marché de l'énergie, le plan de restructuration du
système bancaire, l'unification des paiements des fonctionnaires, un nouveau
cadre pour les fournitures hospitalières.
A ceux qui disaient par
le passé "on ne peut pas", M. Papandréou a répondu fortement
"si évidemment on le peut", spécifiant les grandes lignes de sa
politique que sont la transformation de l'Etat, la protection des
économiquement faibles, l'ouverture de la voie pour des investissements, des
entreprises plus saines, la croissance verte, une réforme en profondeur de
l'enseignement, la création d'une carte des droits sociaux pour en particulier
l'égalité des femmes à l'emploi, un service hospitalier 24h sur 24, de
nouvelles simplifications pour la création d'entreprises, un nouveau plan pour
la recherche et l'innovation.
Et pour conclure, le
chef du gouvernement a assuré que "grâce à nos forces et capacités nous
pouvons tout faire. Nous le devons à nous-mêmes et à nos enfants".
Pas de nouvelles
mesures, fin de la procédure du Mémorandum en 2013
Le premier ministre,
Georges Papandréou, dans ce rendez-vous avec la presse dimanche qui est devenu
traditionnel pour un chef de gouvernement au lendemain de l'inauguration de la
Foire internationale de Thessalonique (FIT), a nié qu'il y aurait de nouvelles
mesures d'austérité et prévu la fin de l'application du Mémorandum de la
"troïka" en 2013.
Répondant avec
beaucoup de précisions à toutes les questions de l'actualité politique et
économique, M. Papandréou a démenti les rumeurs sur un 2e mémorandum -
qu'alimentent la visite une nouvelle fois des experts de l'UE-BCE-FMI à
Athènes, et les retards dans les recettes publiques -, et tranché "il n'y
aura pas de nouvelles mesures. Il n'y a que ce qui est prévu dans le contrat.
Tant que nous allons bien, il n'est pas besoin de nouvelles mesures".
Le premier ministre, a
toutefois, recommandé que les médias cessent de semer la panique dans
l'opinion publique en commentant et chiffrant excessivement négativement la
situation économique, démentant par ailleurs des informations qu'il occuperait
le poste de SG de l'ONU.
Aux questions des
journalistes pressant sur de nouvelles interventions concernant le niveau de
vie, M. Papandréou a d'une part affirmé qu'aucune décision n'avait encore
été prise sur une taxe spéciale de consommation sur les carburants et le fuel
de chauffage, alors qu'à propos des hausses de tarifs sur les factures
d'électricité, il a assuré qu'elles ne concerneraient pas les petits et
moyens revenus.
Reconnaissant certaines
erreurs faites au cours des 11 mois de gouvernement, le premier ministre a
souligné qu'on ne pouvait pas reprocher à son gouvernement d'être resté
immobile, rappelant aussi que le slogan du PASOK aux législatives en octobre
2009 était "soit on change, soit on se noie", aujourd'hui il se
remplace par "soit on change la Grèce, soit la Grèce est
condamnée", écartant toutefois toute idée de restructuration de la dette
en réponse à une autre question.
Selon M. Papandréou,
une autre faute a été de ne pas se rendre compte lorsque le PASOK était dans
l'opposition que le déficit n'était pas de 6% du PIB, comme l'affirmait
l'ancien premier ministre, Costas Caramanlis, voire de 8% puis 9%. Avec 13% de
déficit, la politique du PASOK dans l'opposition aurait été différente,
a-t-il relevé.
A propos du tout
récent remaniement ministériel et de la nouvelle répartition des compétences
entre ministres et les 7 nouveaux ministres adjoint, ce qui pour la presse reste
encore à l'état de flou, M. Papandréou a expliqué que ces choix n'ont rien
à voir avec les personnes mais avec le fonctionnement du mécanisme de l'Etat
et nié qu'il y ait à l'heure actuelle des vides dans la composition du
gouvernement.
En référence à la
première réunion du Conseil des ministres à Thessalonique vendredi, le chef
du gouvernement a souligné que cette session avait été une session de
travail, ajoutant que le projet de loi discuté concernant les grands
investissements - contrairement à ce qui s'entend dire - avait été discuté
de manière constructive, les ministres tenant à s'informer en détail. Le
dialogue est actif, il peut y avoir des désaccords mais justement cela est le
sens de la réunion du Conseil des ministres, a-t-il reconnu.
M. Papandréou adresse
deux messages à la Turquie et à l'Albanie
Dans sa conférence de
presse dimanche, le premier ministre, Georges Papandréou, a appelé la Turquie
à réellement contribuer à des progrès dans la question chypriote, adressant
par ailleurs à Tirana un message de protection des droits de la minorité
grecque.
"La question
chypriote, je le répète, est une question d'invasion et d'occupation, et c'est
ce principal fait que l'on doit régler", a estimé M. Papandréou en
réponse à une question de presse, ajoutant qu’à partir de là la Turquie
doit contribuer substantiellement "à un dialogue constructif, à une
procédure de concertations, afin que nous aboutissions au résultat souhaité,
conformément aux paramètres connus que sont les résolutions de l'ONU et
naturellement l'acquis communautaire".
"Je considère que
des dossiers, tels que Chypre, les relations gréco-turques, la FYROM nous
devons les résoudre. Nous voulons aller de l'avant", a ajouté M.
Papandréou.
Commentant le récent
assassinat d'un membre de la minorité grecque en Albanie, le premier ministre a
déclaré que ce cas n'était pas simplement un hasard. "Malheureusement,
a-t-il dit, des phénomènes analogues de manifestations nationalistes sont
faites par des groupes extrémistes, qui ont malheureusement des aboutissants
politiques".
"Pour nous cette
question est très grave, a insisté le premier ministre, citant les relations
bilatérales et la marche d'adhésion de l'Albanie à l'UE, relevant que
"le nationalisme n'aide pas les Balkans, les pays voisins".
Sur la résolution de
compromis adoptée par l'AG de l'ONU pour le Kosovo, M. Papandréou a déclaré
que la position de Grèce n'avait pas changé concernant la reconnaissance du
Kosovo, mais "nous nous efforçons de trouver une solution dans notre
région, qui créera un espace de tranquillité, de paix, de non-recours à des
conflits, à des nationalismes. Par conséquent, nous garantirons aussi une
optique européenne".
M. Papandréou inaugure
la 75e Foire internationale de Thessalonique
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a assuré les directions des sociétés organisatrices
d'expositions et foires commerciales - FIT SA et HELEXPO - de la volonté du
gouvernement de les soutenir et par extension de soutenir Thessalonique et sa
région et par conséquent l'économie nationale, des déclarations faites
samedi à la suite de la cérémonie d'inauguration de la 75e Foire
internationale de Thessalonique.
"Nous avançons à
pas fermes, a souligné le chef du gouvernement, et posons les bases d'une
nouvelle époque, d'une nouvelle phase qui rencontre évidemment des
difficultés, mais qui nous donne la possibilité d'entrer dans une économie
innovante, une croissance verte, la cohésion sociale et la justice, mais en
outre la compétitivité, pour que la Grèce puisse être fière".
M. Papandréou a
relevé par ailleurs que la FIT met en évidence l’importance et la valeur des
ressources humaines du pays. "Nous avons, a-t-il dit, des jeunes ayant de
l'imagination, des entrepreneurs des innovations, qui sont disposés au
développement et à des activités d'extériorisation".
M. Papandréou a
visité les stands du Corps des pompiers, des ministères du Développement et
de l'Environnement, où sont exposées des nouvelles formes de production
énergétique (photovoltaïque notamment), de l'Economie, le pavillon de l'Electricité
de Grèce (DEH), de la Police hellénique et de la préfecture.
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25/06/2010 |
Papandréou: L’effort
immense de renverser la marche catastrophique de la Grèce a débuté avec
succès
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a affirmé que l’effort immense de renverser la marche
catastrophique de la Grèce a débuté avec succès, s’adressant jeudi en
réunion du Conseil des ministres, en soulignant que chacun reconnaît d’ores
et déjà, tant les efforts du gouvernement, que surtout les sacrifices du
peuple grec.
La marche à ce jour, a
poursuivi M. Papandréou, n’a pas été facile, et les décisions adoptées
étaient nécessaires pour sauver le pays, pour être en mesure aujourd’hui de
payer les salaires et les retraites, pour bien expliciter dans la foulée que l’objectif
est en fait que la Grèce ne se retrouve plus jamais en une telle posture, d’où
la nécessité de s’attaquer aux causes les plus profondes de la situation
actuelle, la seule voie étant des changements et renversements radicaux.
Faisant le point des
huit premiers mois de son gouvernement, M. Papandréou a indiqué que les
politiques mises en oeuvre "nous permettront de nous échapper
définitivement du cercle vicieux du retard, de l’inégalité, du manque d’Etat
prévoyance, de la faible compétitivité, mais aussi des déficits et des
dettes".
Le premier ministre a
souhaité clarifier toutefois à ce point qu’il reste encore des années
difficiles d’effort intense et de persistance, même si les mesures les plus
douloureuses sont déjà en application, signalant que sont lancés à présent
les grands changements pour briser la bureaucratie, consolider les règles de
transparence, de concertation et de comptes à rendre, partout à tous les
niveaux, pour reconstruire l’Etat.
Enfin, M. Papandréou a
fait mention de la réunion du lendemain du Conseil des ministres consacrée
exclusivement aux changements à réaliser dans le système de sécurité
sociale, de retraites dans la fonction publique et dans les relations de
travail.
Concernant les projets
de loi examinés lors de la séance, M. Papandréou a indiqué à propos du
texte concernant la gestion et responsabilité budgétaires qui sera déposé
d'ici le 30 juin au Parlement, qu'il s'agit du premier grand pas dans la
réforme du Budget de l'Etat qui aura été achevée jusqu'en 2013, alors qu'à
propos du texte du ministère de l'Environnement, il a dit qu'il cible
essentiellement la menace du changement climatique et en même temps
l'indépendance la plus grande des sources importées d'énergie, en mettant en
valeur les sources nationales d'énergie amicales pour l'environnement et la
croissance verte où les sources renouvelables jouent un rôle déterminant.
Passant à une analyse
plus générale au plan européen, M. Papandréou a soulevé la question des
fonds propres de l’UE, en signalant que l’imposition d’une petite taxe sur
les transactions financières de l’ordre de 0,05% rapporterait à l’Europe
des recettes de 240 milliards d’euros, citant comme autres mesures allant dans
cette voie la taxe carbone et l’émission d’obligations européennes, un
sujet à débattre dans le cadre du nouveau budget de l’UE.
M. Papandréou a jugé
comme facteur positif le fait que ces propositions aient été adoptées par les
syndicats lors de leur congrès mondial à Vancouver et exprimé l’espoir qu’elles
seront à l’ordre du jour du G-20.
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18/06/2010 |
Papandréou: La Grèce
regagne progressivement sa crédibilité au plan international
L e
premier ministre, Georges Papandréou, s’est dit convaincu que la Grèce s’est
placée en trajectoire de réalisation de ses objectifs, en acquérant
progressivement à nouveau sa crédibilité au plan international, s’adressant
jeudi à Bruxelles dans une conférence de presse à l’issue des travaux du
Sommet de l’UE, rappelant avec force la détermination de son gouvernement de
promouvoir les changements majeurs et difficiles qui doivent être réalisés
dans le système politique, l’administration publique et le système de
prévoyance.
L’opinion que la
Grèce est sur la bonne voie a été exprimée d’ailleurs, selon M.
Papandréou, tant par la Commission européenne que par le président de la
Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, au cours des travaux du
Conseil européen, le chef du gouvernement réitérant que la crise grecque a
fait ressortir au sein de l’UE la nécessité d’une gouvernance économique
et d’une politique économique coordonnée des "27", afin d’être
capable à l’avenir de prévenir de telles crises.
M. Papandréou a
souligné à cet effet que le "groupe de travail" présidé par le
président de l’UE, Herman Van Rompuy, travaille dans ce but et présentera
des propositions concrètes pour améliorer la gouvernance économique dans les
prochains mois.
Concernant les
propositions de l’UE pour la régulation des marchés financiers, en vue en
particulier du Sommet du G-20 à Toronto, M. Papandréou a affirmé que l’UE s’engage
à prendre des décisions, même en l’absence de volonté politique qui se
manifesterait au niveau international. Et plus particulièrement pour les
marchés des produits dérivés et des CDS, le premier ministre a réitéré sa
proposition pour l'imposition des banques et des transactions sur les marchés
internationaux.
Par ailleurs, M.
Papandréou a informé que les "27" ont discuté de la nécessité
d'adaptation budgétaire, en relevant toutefois qu'à part la réduction des
déficits budgétaires et des dettes publiques, l'accent doit être mis aussi
sur la capacité de recouvrer la croissance et stimuler la compétitivité de
l'économie européenne.
Dans ce cadre, a-t-il
ajouté, la nouvelle stratégie de l'"Europe 2020", adoptée le jour
même par les "27", vise à renforcer l'emploi, soutenir la recherche
et l'innovation, mais en même temps la cohésion sociale. Pour réussir ces
objectifs, a-t-il noté, il faut les ressources nécessaires, et c'est pourquoi
la Grèce a soutenu la proposition en faveur de l'imposition des transactions
financières, l'imposition du CO2 et l'émission d'obligations européennes.
Evoquant plus
spécialement l'effort entrepris en Grèce, M. Papandréou a expliqué qu'il
faut parallèlement aux coupes dans les dépenses, aménager l’environnement
approprié pour attirer des investissements, lequel ne mettra pas uniquement en
valeur les programmes de l’UE, mais fera avancer la collaboration
systématique avec des pays tiers qui souhaitent investir en Grèce.
"Nous avons une
immense responsabilité de sauver l’économie, et nous le ferons", a
tranché M. Papandréou, n’hésitant pas à dire que les changements apportés
par le gouvernement dans l'administration publique et les autorités locales
sont de "petites révolutions", mais aussi dans la fiscalité, pour un
système plus juste et plus transparent.
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03/06/2010 |
Le gouvernement
accélère les procédures de mise en valeur des biens publics
L e
gouvernement a adressé un appel aux investisseurs grecs et étrangers pour la
mise en valeur des biens publics, via un programme d'introductions en Bourse, de
dénationalisations, de contrats de concession et de mise en valeur de biens
immobiliers de l’Etat, afin d’honorer l’engagement pris dans le cadre du
mémorandum signé avec la "troïka" (Commission européenne, BCE et
FMI) pour le recouvrement de recettes de 3 milliards d’euros sur les trois
prochaines années.
Dans une conférence de
presse commune, les ministres des Finances, Georges Papaconstantinou, des
Infrastructures, des Transports et des Réseaux, Dimitris Reppas, de l’Environnement,
de l’Energie et du Changement climatique, Tina Birbili, et de la Culture et du
Tourisme, Pavlos Geroulanos, ont annoncé l’accélération des procédures de
mise en valeur des richesses du pays, en ciblant la restructuration et la
croissance économiques, la revalorisation de la qualité de la vie et l’amélioration
de la situation budgétaire.
Le dossier de biens
publics qui est adressé aux investisseurs comporte les secteurs des transports
(chemins de fer (OSE), ports, aéroports), des eaux (EYDAP - EYATh), de l’énergie
(DEH (électricité), DEPA (gaz naturel), ELPE (Pétroles helléniques)), des
télécommunications (OTE), des jeux de hasard (paris (OPAP), casinos,
hippodrome (ODIE)), et des biens immobiliers (Société foncière de l’Etat (KED),
Biens touristiques helléniques (ETA), biens olympiques, avoirs immobiliers de l’OSE).
Les procédures qui
seront suivies prévoient, selon les cas, des contrats de concession, l’entrée
d’investisseurs stratégiques, des introductions en Bourse, la création de
holdings, mais aussi des privatisations à 100%.
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29/05/2010 |
Papandréou à Komotini:
Nous sommes décidés à en finir avec la corruption
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé sa détermination de mettre un
terme à la corruption lors de sa visite vendredi à Komotini (Thrace), où il
était accompagné d'une importante délégation gouvernementale, critiquant par
ailleurs le précédent gouvernement pour son laxisme, l'affaire Siemens
revenant à la Une de l'actualité ces derniers temps, avec notamment les
charges portées contre un ancien ministre du PASOK, M. Mandélis, interdit du
reste de sortie du territoire depuis jeudi, après avoir déposé la veille
devant la commission parlementaire d'enquête du Parlement.
Le précédent
gouvernement, a déclaré M. Papandréou qui s'adressait à une réunion à
Komotini du Comité économique et social (OKE) de Rodopi, a opté pour le
silence, dissimulant des affaires de corruption ayant pour résultat "de
faire du mal au système politique, à l'économie et à la crédibilité du
pays".
Face à cette
situation, les réactions de mécontentement, la colère justifiée "ne
mènent nulle part", ce qu'il faut, a estimé le premier ministre, c'est
essentiellement un changement de mentalités et des réformes institutionnelles
transparentes et adaptées à notre époque. "Cette question de corruption
est une question de démocratie et en même temps une question nationale,
économique et de développement", a-t-il souligné, faisant observer
qu'"il fallait que le gouvernement change pour que la vérité soit
faite".
Se référant ainsi au
lourd tribut que paient les Grecs suite à des années de dysfonctionnement, M.
Papandréou en est venu ensuite aux possibilités qu'offre aujourd'hui le dit
mécanisme de soutien de l'UE et du FMI, notamment un répit au gouvernement
pour qu'il mette en route des "changements historiques" dans les mois
qui suivent.
Et si le premier
ministre a insisté que le problème en Grèce n'est pas seulement économique
(il en est l'un des "symptômes"), mais réside aussi dans le
fonctionnement de l'Etat et du système politique, il a expliqué que "nous
y remédierons dans les prochains mois par des changements historiques", se
disant confiant "de sortir rapidement de la procédure de surveillance, si
tant est que nous bâtissions notre économie sur des bases solides".
Le chef du
gouvernement, dont l'objectif dans cette tournée de visite a été le soutien
à la politique régionale, dans une région touchée fortement par la
désindustrialisation, a annoncé un prêt de l'Etat de 61 millions d'euros à
la société de textile "Enomeni Klostoyfantourgia" pour son nouveau
plan opérationnel.
Enfin, et adressant le
message aux industriels - que ce soit notamment les producteurs de tabac, voire
les pêcheurs de la région, aux prises avec le plancton -, que le
développement économique ne se fait pas uniquement avec des aides et
subventions, mais dans un nouveau modèle, M. Papandréou a dit l'importance
aussi d'associer les programmes universitaires (AEI et TEI) avec les régions.
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11/05/2010 |
Papandréou: La
société a besoin d'un climat de justice sociale et de confiance mutuelle
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a souligné que la société a besoin d'un climat de
justice sociale et de confiance mutuelle, comme condition pour assurer un avenir
meilleur que mérite la Grèce, s'adressant lundi en réunion du Conseil des
ministres qui a adopté le projet de loi sur la réforme de la sécurité
sociale.
Le gouvernement du
PASOK promeut par des réformes et des bouleversements les grands changements,
mais de façon constante et démocratique qui consolide le sentiment de justice.
Rendant compte de la
réunion des chefs de parti sous la présidence du chef de l'Etat la matin même
au Palais présidentiel, M. Papandréou - après avoir déploré l'absence de la
SG du KKE, Aleka Papariga, et du président du GP de la SYRIZA, Alexis Tsipras,
de "ces moments qui consolident les institutions démocratiques et leur
fonctionnement" - a dit avoir constaté un climat positif sur de nombreux
points, "beaucoup de choses soutenues en paroles ne le sont pas dans les
actes", a-t-il pourtant noté, gardant de ce fait certaines réserves, et a
informé avoir déposé les propositions du gouvernement concernant la marche du
pays qui suivra l'activation du mécanisme de soutien à l'économie grecque,
une époque, a-t-il insisté, qui se caractérisera par de grands changements.
Comme je l'ai dit, les
questions que j'ai posées concernaient la justice sociale, le sentiment de
droit dans la sécurité sociale, la prévoyance, la santé et l'éducation,
mais aussi des questions de développement viable dont a besoin le pays et les
efforts pour attirer des investissements.
Réforme de la
sécurité sociale: Un changement structurel majeur, selon Loverdos
Le ministre de l'Emploi
et de la Sécurité sociale, Andréas Loverdos, a parlé d'un changement
structurel majeur qui était nécessaire depuis des décennies, en présentant
lundi le projet de loi instaurant un nouveau système de sécurité sociale en
Grèce.
Ces changements, a
souligné M. Loverdos, sauvent l'institution de la retraite et des soins
médicaux et pharmaceutiques, sauvent l'économie nationale et favorisent des
évaluations positives pour la Grèce au sein de l'UE, ainsi que le
fonctionnement sans problème du mécanisme de soutien à l'économie grecque.
Les grandes lignes des
changements apportés par le nouveau système sont:
- il est instauré une
retraite de base de l'ordre de 360 euros, selon les données actuelles, qui est
garantie, octroyée et financée par l'Etat;
- il est instauré une
retraite rétributive qui résulte des cotisations versées et du temps de
travail de chaque assuré. Ce système commencera à être appliqué à partir
de 2018, en prenant en compte les années de travail après 2013. Sont
également prévues des dispositions prévoyant des coefficients d'incitations
pour chaque travailleur de rester actif au-delà des 36 ans de travail et
jusqu'à 40 ans;
- l'âge général de
départ à la retraite reste fixé à 65 ans, le nouveau système ayant pour but
de porter la moyenne réelle d'âge de départ à la retraite de 61,4 à 63,5
ans d'ici 2015. Les programmes de départs volontaires sont interdits dans
toutes les caisses. A partir du 1.1.2011, tout assuré partant en retraite
anticipée sera pénalisé de 6% par an pour chacune des années en moins de
travail;
- les fonctionnaires
sont intégrés à la grande caisse IKA à partir de 2013. Les dispositions
concernant les mères avec enfants mineurs travaillant dans la fonction publique
seront annoncées dans les prochains jours par le ministre des Finances, Georges
Papaconstantinou;
- la Banque de Grèce
est désignée comme organisme unique de gestion des réserves de toutes les
caisses;
- tous les organismes
de sécurité sociale fusionnent en trois (salariés, agriculteurs,
indépendants) concernant la retraite principale, à partir de 2013;
- les branches santé
et retraite sont dorénavant dissociées.
Selon M. Loverdos, ces
mesures gouvernementales restructurent l'institution de la sécurité sociale en
évitant son effondrement, mais contribuent aussi décisivement à l'objectif
primordial d'éviter la faillite du pays, d'assainir ses finances et de placer
la Grèce dans un nouveau cycle de développement viable.
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10/05/2010 |
Feu vert à
l'activation du mécanisme de soutien, M. Papandréou se félicite de la
solidarité des partenaires de la Grèce
L es
16 dirigeants des pays de l'Eurogroupe ont approuvé vendredi, tard dans la
nuit, l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce à hauteur de 80
milliards d'euros, dans le cadre d'un plan d'aide avec le FMI d'un total de 110
milliards d'euros pour trois ans. Le premier versement aura lieu avant le 19
mai.
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a salué de Bruxelles la solidarité des partenaires
européens, à l'issue de la rencontre au sommet des Etats-membres de l'Eurogroupe
vendredi soir.
"Par cette
rencontre au sommet aujourd'hui, et par notre décision aujourd'hui, les
Etats-membres de l'Eurogroupe ont montré qu'ils se tenaient résolument à nos
côtés", a déclaré le chef du gouvernement, qui a souligné que les
fonds garantis par l'UE et le FMI "nous permettront de matérialiser notre
programme de stabilité et de croissance, sans les incertitudes journalières
sur les marchés internationaux".
M. Papandréou a
relevé par ailleurs que "aujourd'hui, cette rencontre a montré quelque
chose de plus, que la nécessité de renforcer la zone Euro n'est pas liée
seulement aux problèmes de la Grèce. La question est beaucoup plus large et
concerne l'ensemble des Etats-membres de l'Eurogroupe". "Nous avons
prouvé que nous travaillerons tous ensemble pour assurer la stabilité de notre
monnaie, la stabilité en Europe".
Ces décisions, a
ajouté le premier ministre, "montrent que nous travaillerons tous ensemble
pour ne pas laisser incontrôlée la spéculation internationale, pour sortir
l'Europe de la crise et contribuer substantiellement à une reprise de
l'économie internationale et finalement pour assurer des emplois et la
sécurité de nos citoyens".
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07/05/2010 |
Le Parlement vote le
projet de loi pour l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce
L e
projet de loi concernant l'adoption des mesures économiques en vue de
l'application du mécanisme de soutien à l'économie grecque a été voté en
première lecture par 172 voix pour (les députés du PASOK présents, Dora
Bakoyannis de la ND et les députés du LAOS), 121 contre (les députés de la
ND, du KKE et de la SYRIZA), alors que trois députés ont déclaré
"présent" (abstention de trois députés du PASOK, Yannis Dimaras,
Sofia Sakorafa et Vassilis Ikonomou), sur un total de 296 parlementaires
présents à la séance plénière du Parlement.
Quatre députés,
Christos Papoutsis du PASOK, Elsa Papadimitriou de la ND, Spyros Halvadzis du
KKE et Thanassis Dritsas de la SYRIZA, étaient absents de ce vote nominal. Dans
des lettres adressées à la présidence du Parlement, M. Papoutsis a fait
savoir qu'il aurait voter "oui" et M. Dritsas "non", ces
votes n'étant pas pris en compte dans le décompte final.
Le projet de loi a
été voté nominalement après demande du KKE.
Pendant la procédure
de décompte des voix, le président du Parlement, Philippe Petsalnicos, a lu
depuis la tribune une lettre du président du PASOK, Georges Papandréou,
annonçant que les députés Dimaras, Sakorafa et Ikonomou sont exclus du groupe
parlementaire du PASOK. La DG du PASOK, Reggina Bartzeli, a contacté par
téléphone les trois députés pour leur demander de démissionner de leurs
sièges, Mme Sakorafa opposant un refus, M. Ikonomou se réservant de répondre
et M. Dimaras ne pouvant être contacté.
Un peu plus tard, M.
Petsalnicos a lu une lettre du président de la ND, Antonis Samaras, qui
excluait Mme Bakoyannis du groupe parlementaire de la ND.
Papandréou: Dès
aujourd'hui, nous nous mettons durement au travail pour demain un miracle grec
Dès aujourd'hui, nous
nous mettons durement au travail pour demain un miracle grec, c'est par ces mots
que le premier ministre, Georges Papandréou, a conclu son discours jeudi avant
le vote au Parlement du nouveau paquet de mesures économiques qui assurera à
la Grèce une aide financière de 110 Mds d'euros de ses partenaires de l'Eurogroupe
et du FMI, à titre d'un accord sur le mécanisme de soutien.
"Les parlements
des autres pays, les peuples des autres pays, décident de soutenir la Grèce,
de donner tous unis le combat pour sauver le pays. Nous, ici, que leur
disons-nous?", a affirmé M. Papandréou, dans un appel aux partis de
l'opposition de soutenir les mesures destinées à garantir les crédits pour le
refinancement de la dette et voter le projet de loi déposé en ce sens par le
gouvernement.
M. Papandréou, qui a
ouvert son discours sur les incidents tragiques survenus durant les
manifestations organisées à l'occasion de la grève nationale de 24h en
Grèce, qui ont coûté la vie à trois employés de banque, a ensuite critiqué
avec la plus grande virulence la ND pour sa gouvernance durant les six
dernières années.
"Ni la violence,
ni les pierres ne nous sortirons de la récession. La violence ne donne ni de
solutions ni de réponses, mais créent de nouvelles plaies", a tranché M.
Papandréou, exhortant l'ensemble de la classe politique à contribuer à mettre
fin une fois pour toute à ce genre de phénomène.
"Au cours des
précédentes décennies, il y a eu des +erreurs+, mais au cours des cinq
dernières années, il y a eu des +crimes+. En substance, il y a eu doublement
de la dette du pays en très peu d'années. L'année des Jeux olympiques, nous
avons eu des dépenses de 80 milliards, et en 2009 40 milliards de plus. Depuis
2004, 60.000 nouveaux fonctionnaires ont été recrutés dans la fonction
publique, et ce même si le pays était en procédure de déficit excessif, et
même si la nouvelle gouvernance +mettait de l'ordre+ dans l'Etat (...) C'est
une deuxième fonction publique qui a été créée en cinq ans", a
dénoncé M. Papandréou, demandant à l'adresse du principal parti de
l'opposition si toutes ces dépenses ont malgré tout servi à améliorer, tout
du moins, l'éducation, la santé. "Où est allé tout cet argent",
a-t-il lancé, accusant le président de la ND, Antonis Samaras, "malgré
ses pardons, de se tenir entièrement solidaire de tout ce qui est
arrivé".
M. Papandréou a
accusé le précédent gouvernement de la ND d'avoir laissé se propager
"la diffamation de notre pays, non seulement à cause des emprunts et
dettes, mais à cause des mensonges constants. Tout juste deux jours avant les
élections, la ND a déclaré un déficit de 6% du PIB. Les responsables du
gigantesque trou noir ne ressentent non seulement pas le besoin de demander
pardon, mais nous ont accusés de gonfler (les chiffres)", a ajouté M.
Papandréou.
A ce point, et sans
éluder une partie d'autocritique sur les responsabilités de la situation
actuelle, mais qui n'épargne à divers degrés aucune partie du monde
politique, M. Papandréou a taxé les précédents gouvernements d'avoir manqué
d'audace pour réaliser les changements indispensables.
Commentant la demande
du KKE et de la SYRIZA que le texte soit voté à une majorité qualifiée de
180 voix sur 300, M. Papandréou a noté d'emblée que ce texte requiert le
consensus le plus large, soulignant que ce qui est en jeu n'est pas une
majorité accrue, mais la responsabilité politique pour chacun de nous, pour
nous tous. Le projet de loi, a-t-il assuré, sera voté de toute façon avec la
majorité parlementaire du PASOK, pour que nous soyons tranquilles avec notre
conscience, notre patrie et nos obligations internationales. Cette attitude
devrait être aussi celle du plus grand parti de l'opposition.
"C'est l'heure des
changements. Il ne peut y avoir ni un jour ni une heure de retard. Mais nous qui
voterons le projet de loi, nous pouvons dire que ce qui est aujourd'hui le
problème grec, nous travaillerons durement pour que ce soit demain le miracle
grec", a conclu M. Papandréou.
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06/05/2010 |
Vers une réunion des
chefs de parti et chef de l'Etat contre la violence
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a exprimé ses profondes condoléances
pour la perte des trois personnes, victimes comme il l'a souligné d'un
assassinat, dans une allocution mercredi au Parlement, s'engageant à ce que les
auteurs soient punis, mais également annonçant qu'il convoquerait la réunion,
annulée en début de semaine, des chefs de partis sous la présidence du chef
de l'Etat, pour adresser un message "contre la violence, une seule
voie".
M. Papandréou a
appelé tous les partis à condamner ces actes de violence, "à prendre
leurs responsabilités et à ne pas se dissimuler derrière les décisions
indispensables prises par le gouvernement pour sauver le pays".
Le premier ministre a
parlé aussi des violences aveugles conséquences de responsabilités
politiques, ainsi que de déclarations ces derniers jours à propos d'un pays se
trouvant soi-disant sous un régime dictatorial, des déclarations, a-t-il
souligné, ayant mis le feu aux poudres.
"La patrie vit des
moments difficiles, mais nous devons tous être clairs", a poursuivi M.
Papandréou, relevant encore que "l'heure est aux responsabilités pour la
protection des intérêts nationaux, du système démocratique, de la cohésion
sociale, mais aussi de la vie de nos concitoyens. L'heure est aux
responsabilités pour la protection de l'image de crédibilité du pays. A cette
heure, où notre pays est menacé et est l'objet d'attaques de spéculateurs,
nous sommes tous appelés à prendre nos responsabilités. Personne ne peut se
cacher. Le gouvernement connaît ses obligations et les sentiments de chaque
salarié, de chaque retraité. Ces décisions ne sont agréables pour
personne".
Se référant aux
événements de la journée, M. Papandréou a relevé que "chaque citoyen a
le droit de manifester. Il n'a toutefois ni le droit à la violence ni à des
crimes. La violence entraîne la violence. Autre chose de manifester autre chose
est d'assassiner. Il va de soi que nous nous tiendrons aux côtés des trois
familles qui vivent un drame, et nous leur disons que nous trouverons les
auteurs et qu'ils seront jugés".
Pour conclure, et
reconnaissant aussi naturellement la lourde tâche actuelle du gouvernement et
que l'heure devrait être au consensus, M. Papandréou a espéré que ce jour
est "une nouvelle page". La réunion annulée avec le chef de l'Etat
devra avoir lieu dans les prochains jours "et je prendrai les initiatives,
a-t-il dit, qui s'imposent pour diffuser le message que s'il existe des
désaccords entre nous, face à la violence nous avons une seule voix".
Papoulias: Le pays au
bord de l'abîme
"Le pays est arrivé
au bord de l'abîme. Il nous revient à tous de ne pas faire le prochain pas
dans le vide. Et les responsabilités se prouvent en actes et non en paroles. L'Histoire
nous jugera tous, sévèrement et sans excuse", a déclaré dans son
message mercredi le président de la République, Carolos Papoulias.
"J'ai du mal à
trouver mes mots pour exprimer ma douleur et ma colère pour la mort tragique de
nos trois concitoyens", a souligné M. Papoulias, ajoutant que "ce qui
compte avant tout dans les prochains jours c'est de conserver la cohésion
sociale et la paix sociale".
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03/05/2010 |
Papandréou: Ce sera
difficile, mais nous y parviendrons
L e
premier ministre, Georges Papandréou, s'adressant dimanche matin en réunion du
Conseil des ministres, peu avant l'annonce détaillée par le ministre des
Finances des mesures inscrites dans le plan triennal élaboré par la Grèce, la
Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI pour le
mécanisme d'aide financier, a reconnu qu'elles seront dures, mais exprimé son
entière confiance que les Grecs s'en sortiront.
M. Papandréou a
dressé les trois priorités de la politique gouvernementale, que seront d'une
part la protection des plus défavorisés, d'autre part un effort pour rétablir
le sentiment de justice, expliquant ressentir la colère des Grecs appelés
"à payer pour les pêchés d'autres" et, enfin, transformer la crise
actuelle en une occasion de changements.
Les sacrifices auxquels
sont appelés les Grecs permettront au pays "de souffler", a estimé
le chef du gouvernement, et du temps pour aller de l'avant dans des
"changements historiques". "Nous créerons un nouveau patriotisme
et une nouvelle conscience nationale, un message que nous adressons
partout".
Un programme
d'adaptation budgétaire de 36,4 milliards d'euros
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a annoncé dimanche un programme
d'adaptation budgétaire de 36,4 milliards d'euros sur trois ans, afin que la
Grèce puisse emprunter sans obstacle et recevoir les aides financières de la
zone Euro et du FMI.
Dans le dilemme
écroulement et faillite de la Grèce, nous avons choisi de sauver le pays, a
soutenu le ministre avant d'annoncer en détail les nouvelles mesures autres que
celles du Programme de stabilité et de croissance, que sont en premier une
augmentation de la TVA (21% à 23% - 10% à 11% et 5% à 5,5%), une hausse de
10% sur la consommation des carburants, tabac, boissons, une augmentation des
taxes sur les produits de luxe, des biens immobiliers et constructions sauvages,
un impôt exceptionnel sur les bénéfices des sociétés.
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29/04/2010 |
Papandréou: Nous
ferons tout ce qu'il faut pour protéger la Grèce
L'UE
doit éviter que "le feu qui s'est déclaré dans toute l'Europe se
propage", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, en Conseil
des ministres mercredi, insistant qu'il s'agit d'"un poids pas seulement
pour la Grèce, mais pour l'Europe et sans doute pour l'humanité", mais
que son gouvernement fera tout pour protéger la Grèce.
Introduisant le thème
de la journée qu'était le rapport ministériel sur le projet de loi "Kallikratis"
- "la nouvelle architecture de décentralisation des autorités
locales" -, M. Papandréou s'est référé aux discussions actuelles sur
l'activation du mécanisme de soutien à la Grèce qui, a-t-il dit, se terminent
dans peu de temps, appelant à prouver que, grâce aux réformes du
gouvernement, cette aide ne sera pas perdue.
Le premier ministre a
caractérisé ce projet de loi de "bond en avant" pour la reprise du
développement du pays, soulignant qu'il contribuera à un redressement
budgétaire, à l'économie de fonds, ainsi qu'à la fusion des quelque 4.000 et
plus personnes morales de droit public, notant encore, à la fois, une
diminution du coût de fonctionnement et de la bureaucratie en général.
D'autre part, a relevé
le premier ministre, une grande partie des responsabilités de gestion sera
transférée aux collectivités locales, l'Etat se réservant l'exécutif - donc
un Etat devenant plus efficace -, alors que les services des municipalités et
communes seront plus près du citoyen.
Enfin, M. Papandréou a
annoncé une innovation "cruciale" dans "Kallikratis", le
mandat des collectivités locales passant de 4 ans à 5 ans, ce qui fera
coïncider les élections municipales avec les euro-élections. "Ceci
montre notre confiance vis-à-vis des autorités locales".
La Grèce peut et veut
changer, et ceci nous le prouverons, nous réussirons, a conclu le chef du
gouvernement.
Ragoussis: Le plan
"Kallikratis" met fin à l'Etat le plus centralisé d'Europe
Le plan "Kallikratis"
signifie la fin de l'ère de l'Etat le plus centralisé d'Europe et, en même
temps, marque le coup d'envoi d'une nouvelle marche, a affirmé le ministre de
l'Intérieur, Yannis Ragoussis, présentant mercredi le projet de loi relatif en
Conseil des ministres.
M. Ragoussis, qui a
souligné que chacun a conscience à présent que l'Etat gaspilleur,
clientéliste, centralisateur et inefficace est la cause du problème grec tel
que nous le vivons aujourd'hui, a expliqué que le nouvel Etat doit reposer sur
des fondations solides et que de ce fait le changement commence par la base, à
savoir par les municipalités, les régions et les administrations publiques
décentralisées.
"Nous avons besoin
de municipalités et de régions moins nombreuses, plus grandes en étendue,
plus riches en ressources, effectifs et compétences, plus efficaces, plus
économiques, plus transparentes, plus démocratiques et plus ouvertes à la
société", a tranché M. Ragoussis, exhortant les partis de l'opposition
à ne pas commettre à nouveau les erreurs du passé de rejet stérile face à
une telle initiative.
M. Ragoussis a indiqué
que l'approbation de "Kallikratis" par le Conseil des ministres place
ce plan dans la phase finale de consultation jusqu'à son dépôt au Parlement,
et "dans cette phase, a-t-il précisé, nous sommes ouverts absolument à
toute proposition qui améliore chacun des volets du projet de loi, dans le
cadre bien sûr des principes que nous avons posés".
Le projet "Kallikratis"
dans ses grandes lignes
Le ministre de
l'Intérieur, de la Décentralisation et de la Gouvernance électronique, Yannis
Ragoussis, a présenté mercredi en Conseil des ministres la nouvelle structure
administrative de la Grèce connue sous le nom de code "Kallikratis".
Dans ses grandes
lignes, le projet prévoit la diminution drastique des 910 municipalités et 104
communes en 333-343 collectivités locales, la création de 13 régions avec à
leur tête un chef de région élu à la place des 54 préfectures actuelles,
ainsi que la création de 7 Directions générales en remplacement des 13
régions actuelles dirigées par un chef de région nommé par le gouvernement.
Ce projet doit donner
une nouvelle perspective de développement aux autorités locales et
régionales, alors qu'il contribuera significativement à la réduction des
dépenses publiques de l'ordre de 1,8 milliard d'euros par an, et qu'il créera
des municipalités fortes capables de participer à part entière au Cadre
national stratégique de Référence (ESPA) et au développement régional.
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28/04/2010 |
Papandréou: C'est
l'heure ou jamais de changer le pays
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a appelé à changer le pays, "c'est
l'heure où jamais", a-t-il dit, dans une allocution mardi devant le groupe
parlementaire du PASOK, se déclarant optimiste quant à sortir la Grèce de la
crise avec "tous les citoyens indépendamment de leurs convictions
politiques" et déterminé quel qu'en soit le coût à entreprendre ce qui
est nécessaire pour le redressement du pays.
Je suis optimiste, a
déclaré le premier ministre, la Grèce a un gouvernement ayant la volonté de
ne pas faire même un seul pas en arrière, demandant à ce point de cesser de
commenter les "spread" et de s'occuper des changements et
renversements qui doivent être faits. Le mécanisme de soutien qu'a demandé la
Grèce, a-t-il souligné, nous donnera le temps nécessaire et le calme qui
s'impose pour aller de l'avant dans les réformes.
Se référant aux
discussions avec la "troïka" (UE, BCE et FMI) sur l'aide à la
Grèce, M. Papandréou a assuré que le gouvernement négociait tous les
détails du programme des trois prochaines années, soulignant que ce qui se
fait devait avoir lieu de toute façon pour le Programme de stabilité et de
croissance.
Nous avons pris des
responsabilités historiques, et nos décisions politiques seront
déterminantes, critiquant le principal parti de l'opposition n'ayant dit pardon
que pour le passé, et non pour le présent et l'avenir, et rappelant les
attaques et diffamations contre la Grèce faites à partir de l'étranger, pour
ajouter une note personnelle, à savoir avoir ressenti dans ses voyages et
visites "la solitude du pouvoir".
L'heure des décisions
est venue, selon M. Papaconstantinou
L'heure est aux
décisions, a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou,
mardi en réunion du groupe parlementaire du PASOK, expliquant que les données
statistiques enregistrent une situation économique en effondrement, le déficit
pouvant atteindre 14% du PIB, alors que s'ajoute un déficit de crédibilité
qui mettra du temps à se résorber.
Rappelant que le parti
avait été mandaté électoralement à changer la Grèce, M. Papaconstantinou a
souligné que le gouvernement s'était engagé à le faire progressivement, mais
qu'à présent et sous la pression des marchés internationaux, il n'avait plus
le temps pour des ajournements.
Défendant le recours
à l'aide financière des Européens et du FMI, le ministre a critiqué ceux qui
se déclarent irresponsablement contre, estimant que le mécanisme de soutien
est un acquis très important, mais reconnaissant que le résultat des
discussions avec la "troïka" correspondra à trois années
difficiles. L'adaptation budgétaire qui sera prévue dans ce programme, a
ajouté le ministre, n'aura jamais eu de précédent, la Grèce étant amenée
à des réformes structurelles dont dépendra la poursuite des financements.
Selon M.
Papaconstantinou les négociations devraient se conclure probablement dans le
courant de la semaine prochaine, rappelant que la date du 19 mai est une
journée cruciale, puisqu'il faudra avoir finalisé le texte, l'avoir signé et
encaissé le début d'un prêt, mais se disant confiant toutefois que tout se
fera en temps voulu.
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24/04/2010 |
Le gouvernement annonce officiellement sa demande d'activation
du mécanisme de soutien européen
L e premier ministre, Georges
Papandréou, a annoncé
la demande officielle de la Grèce pour l'activation du mécanisme de soutien de
l'UE/FMI, informant par ailleurs avoir mandaté le ministre des Finances,
Georges Papaconstantinou, de procéder aux démarches nécessaires, dans des
déclarations vendredi matin depuis la petite île de Kastelorizo (près de
Rhodes, Sud-Est de l'Egée).
"'L'heure est venue, le temps que les marchés ne nous
donnent pas, qu'il nous soit donné par la décision qu'ont pris tous ensemble
les dirigeants des pays de l'Europe de soutenir la Grèce. C'est une nécessité
nationale et impérative de demander officiellement à nos partenaires de l'UE
l'activation du mécanisme de soutien, que nous avons créé en commun", a
déclaré M. Papandréou.
Le premier ministre a expliqué en outre que les marchés
n'avaient pas réagi (au cours des semaines passées), soit parce qu'ils ne
croyaient pas en la volonté de l'UE, soit parce que certains avaient décidé
de continuer à spéculer, M. Papandréou affirmant que "la situation
aujourd'hui sur les marchés menace de rendre nuls les sacrifices du peuple grec
et (de détruire) la marche normale de l'économie, avec le risque que les
efforts du peuple grec ne servent à rien, suite aux taux d'intérêt sur les
prêts et plus grave encore sur les possibilités d'emprunt".
En rappel des statistiques
d'Eurostat la veille sur le
déficit de 2009, M. Papandréou s'en est pris durement au précédent
gouvernement, énumérant "les fautes incompréhensibles, les omissions,
les choix criminels et l'avalanche de problèmes" dont avait hérité son
gouvernement de la part de la Nouvelle Démocratie. "Nous avons tous
hérité d'un bateau prêt à sombrer, un pays sans prestige et crédibilité,
ayant perdu jusqu'au respect de ses amis et partenaires, une économie laissée
aux quatre vents, à la spéculation".
De la petite île de Kastelorizo aux couleurs de
l'Egée, où
il est accompagné par une importante délégation ministérielle, M.
Papandréou s'est référé à l'Odyssée pour se dire convaincu "d'avoir
devant lui un voyage vers Ithaque chargé des demandes de tous, mais de plus
avoir une conscience collective nouvelle, des efforts en commun, pour aborder en
sécurité, plus sûrs et plus justes et plus fiers".
"Notre destination finale, a conclu le chef du
gouvernement, est de libérer la Grèce des surveillances et des tutelles",
pour affirmer "nous y arriverons, il suffit que nous, les Grecs, ayons
confiance en nous-mêmes".
Papandréou: Nous avons pris la décision que dicte
l'intérêt national
Le premier ministre, Georges
Papandréou, a parlé de
"goutte d'eau ayant fait déborder le vase" pour commenter le dernier
rebondissement en date la veille au soir en provenance de Eurostat qui venait de
relever de 12,7% à 13,6% le déficit public grec pour 2009, conduisant ainsi à
la décision obligatoire du gouvernement de demander immédiatement l'activation
du mécanisme de soutien européen à la Grèce.
"Nous avons pris la décision qu'impose l'intérêt du
pays. C'est un devoir historique pour éviter le pire aux Grecs. Nous avons pris
la décision qui nous permet d'aller de l'avant avec détermination et
sérénité pour les grands changements", a affirmé M. Papandréou à
propos du mécanisme de soutien, lors d'une réunion du Comité économique et
social du Dodécanèse à Rhodes vendredi.
Commentant en outre cette nouvelle hausse du chiffre du
déficit public par Eurostat, M. Papandréou a tranché qu'il n'y avait ni la
possibilité ni la volonté de le cacher, "puisque cela aurait constitué
une bombe à retardement dans les fondations de notre crédibilité aujourd'hui,
les fondations que nous construisons pour la Grèce".
M. Papandréou a critiqué très sévèrement la ND pour la
période 2004-2009 de sa gouvernance en particulier, alors qu'il a expliqué que
"si nous n'avions pas changé de route, nous serions devant la faillite,
même en cessation de paiement pour les salaires et retraites". "Et
cela, nous l'avons évité définitivement", a-t-il dit.
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26/03/2010 |
Papandréou salue la
"décision très satisfaisante" de l’Eurogroupe
L e
premier ministre, Georges Papandréou, s’est félicité jeudi de la
"décision très satisfaisante" prise par les chefs d’Etat et de
gouvernement de l’Eurogroupe concernant la mise en place d’un mécanisme
européen qui garantira dorénavant la stabilité de la zone euro.
"Nous sommes
parvenus aujourd’hui à une décision très satisfaisante. Il est institué un
mécanisme européen, avec une participation minoritaire du Fonds monétaire
international (FMI), qui garantit la protection de la stabilité financière de
la zone euro", a souligné M. Papandréou dans des déclarations depuis
Bruxelles, à l’issue du Sommet extraordinaire de l’Eurogroupe.
M. Papandréou n’a
pas manqué de souligner dûment "la décision très importante aussi de la
Banque centrale européenne (BCE) de prolonger le régime favorable qui régit
les garanties qu’elle reçoit des banques grecques - et cela soutient et
facilite, a-t-il ajouté, l’effort que nous faisons".
"Nous sommes
déterminés à faire face au grave problème budgétaire du pays. Et nous
agissons ainsi. Mais pas seulement. C’est l’heure de passer - et c’est ce
que nous faisons - aux grands changements, des changements grands et profonds
dans l’économie, dans la politique et dans la société", a insisté M.
Papandréou, pour expliciter encore plus que "nous construisons avec nos
actes d’aujourd’hui, les conditions d’un environnement économique stable
dans notre pays. Une économie viable, avec transparence, mais aussi avec
justice sociale et croissance".
"Nous construisons
la Grèce de demain. Et nous réussirons ensemble avec le peuple grec. C’est
une décision très importante que nous avons prise aujourd’hui, et aussi
symboliquement, le jour de notre fête nationale", a conclu le premier
ministre.
Petalotis: La Grèce
satisfaite du projet de décision
Le porte-parole du
gouvernement, Georges Petalotis, s’est dit satisfait du projet de décision
concernant le mécanisme d’aide à la Grèce, dans des déclarations depuis
Bruxelles jeudi soir, peu après l’annonce d’un accord intervenu en ce sens
entre le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande,
Angela Merkel.
"Il est positif qu’il
existe un projet de décision dont nous jugeons qu’il nous satisfait
pleinement", a affirmé M. Petalotis à la presse, en précisant que
"la décision prévoiera la création d’un mécanisme essentiellement
européen, avec participation du FMI".
"Nous estimons que
la création d’un mécanisme est un message de stabilité qui aura des
répercussions sur l’économie grecque également", a-t-il ajouté.
Interrogé par la
presse si le premier ministre grec, Georges Papandréou, a accepté le texte
dont étaient convenus M. Sarkozy et Mme Merkel, M. Petalotis a explicité que l’esprit
et les thèses de la Grèce avaient été communiqués aux deux parties qui se
sont chargées de la rédaction du projet, annoncé ensuite lors d’une
réunion qui s’est tenue entre M. Papandréou, Mme Merkel, M. Sarkozy, M.
Trichet et M. Van Rompuy.
Les travaux du Sommet
de l’UE seront interrompus à 19h30 (heure locale) afin que l’Eurogroupe se
réunisse pour ratifier le texte d’accord franco-allemand pour la création de
ce mécanisme.
Plus tôt en soirée,
M. Papandréou a eu une entrevue avec son homologue de la FYROM, Nikola Gruevski,
et comme l’a précisé M. Petalotis, la rencontre - qui a permis un ëchange
de vues sur la question du nom du pays voisin - a eu lieu dans le cadre des
rencontres fréquentes et de la consolidation de la confiance entre les deux
parties.
Papandréou: Nous nous
en sortirons seuls
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a tranché jeudi que la Grèce s’en sortira, quelle que
soit l’issue du Sommet de l’UE.
Quelle que soit la
décision aujourd’hui, a affirmé M. Papandréou à propos du Sommet de l’UE
dont les travaux se sont ouverts dans l’après-midi, en arrivant plus tôt
dans la matinée à la session du Parti socialiste européen (PSE), notre
nouvelle marche sera une marche positive pour la Grèce.
M. Papandréou a
souligné toute l’importance de cette déclaration qui coïncide avec un jour
symbolique important pour la Grèce et l’Hellénisme, la fête nationale du 25
mars, en exprimant sa conviction que "nous nous en sortirons seuls".
A ce point, le premier
ministre a souligné également que ce jour est très important et difficile
pour l’Europe, le défi étant de taille, puisque consistant à ce que l’Union
affiche sa disposition de soutenir la zone euro, la monnaie unique et la marche
commune.
Je pense que les
messages seront tels, qu’ils montreront que tous les dirigeants de l’UE
seront à la hauteur des circonstances, a ajouté M. Papandréou, qui n’avait
pas manqué de se référer au début de ses déclarations aux mesures
audacieuses prises par la Grèce, lesquelles attestent de sa détermination de
mettre de l’ordre chez elle.
Le chef du gouvernement
n’a pas hésité d’ailleurs à parler des mesures les plus radicales prises
jamais par un gouvernement en Grèce et qui placent le pays sur une nouvelle
trajectoire, se félicitant de ce fait que les messages de solidarité arrivent
en Grèce non seulement de l’Europe, mais de tous les coins du monde, et
prouvent que le pays est dans la bonne voie.
Notons que tard dans la
nuit de mercredi, M. Papandréou a eu une entrevue avec le président de la
Commission, José Manuel Barroso, axée sur les dossiers du Conseil européen du
lendemain.
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04/03/2010 |
Le porte-parole du
gouvernement annonce le train de mesures économiques pour sortir de la crise
Les mesures directes
pour le renforcement des recettes couvrent 2,4 milliards d'euros du déficit
budgétaire attendu - qui devrait se situer à 4,8 milliards ou 2% du PIB -, a
déclaré le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, en annonçant le
train de mesures supplémentaires décidé par le gouvernement, qui a déposé
le jour même un projet de loi selon la procédure d'urgence.
Les mesures directes
pour l'augmentation des recettes comprennent l'augmentation des coefficients de
TVA respectifs de 4,5% à 5%, de 9% à 10% et de 19% à 21%, alors que reste
inchangé l'abattement en vigueur pour les îles de l'Egée, soit des recettes
de 1,3 milliard ou 0,55% du PIB
Il est appliqué par
ailleurs une nouvelle augmentation des taxes spéciales à la consommation sur
les carburants, soit 8 cents sur l'essence et 3 cents sur le diesel, alors que
le prix du fuel de chauffage est maintenu; une hausse de 63% à 66% des taxes
sur les tabacs - l'augmentation étant moindre sur les cigarettes bon marché -
et de 20% sur les alcools, l'ensemble de ces mesures devant rapporter 1,1
milliard d'euros ou 0,45% du PIB.
Il est prévu
également la suppression de l'exemption de l'Electricité de Grèce (DEH) de la
taxe spéciale sur le pétrole pour la production d'énergie, le pays s'adaptant
à son obligation communautaire pour la mise en application de la taxe spéciale
à la consommation sur le courant électrique, exemption étant faite sur
l'énergie produite à partir de sources renouvelables d'énergie; des taxes
spéciales à la consommation sont par ailleurs introduites sur des produits de
luxe, tels que des voitures avec des prix de production de plus de 17.000 euros
(35.000 euros de prix d'achat), des bateaux de plaisance, des hélicoptères
privés, des pierres précieuses, des métaux précieux et des cuirs.
Les 50% restants des
économies budgétaires du dit paquet extraordinaire pour le sauvetage de
l'économie résultent des mesures directes de coupes dans les dépenses, à
savoir la diminution de 30% dans les allocations de Noël, de Pâques et des
congés payés, la diminution de 12% dans les allocations de toute nature et
dédommagements des travailleurs dans le secteur public au sens large (y compris
les personnes morales de droit public), exception faite des incitations de
rendement, les allocations d'études de 3e cycle et des allocations pour des
conditions spéciales de travail, tout comme une diminution de 7% des revenus,
dédommagements et allocations dans les personnes morales de droit privé
subventionnées par l'Etat ou des entreprises publique où l'Etat a un rôle
prépondérant, ainsi que les élus des collectivités régionales et locales.
Ces mesures concernant
les dépenses doivent rapporter à l'Etat 1,7 milliard d'euros, ou 0,7% du PIB.
Une diminution est
prévue également, de l'ordre de 5% (500 millions d'euros) pour la
participation nationale du Programme d'investissements publics, alors que des
coupes supplémentaires sont prévues dans le Programme d'investissements
publics concernant l'éducation, l'ensemble des mesures devant faire économiser
à l'Etat 700 millions d'euros ou 0,3% du PIB.
Le projet de loi
incorpore également une série de mesures concernant plus amplement les
rémunérations ou bonus de membres d'organes d'administration et les frais de
déplacement, notamment, dans les entreprises supervisées par l'Etat, alors que
des règles quantitatives sont introduites dans les embauches dans la fonction
publique, avec en premier lieu la suspension des embauches en 2010 exception
faite des domaines de l'éducation, de la santé et des forces de l'ordre, la
règle devenant de "une embauche pour 5 départs à la retraite" à
partir de 2011.
Comme l'a souligné en
outre M. Petalotis, le gouvernement s'engage à ce que toute recette qui
résultera de l'extension de licences de la société publique des jeux de
hasard (OPAP), mais aussi de l'octroi de licences de jeux de hasard seront
allouées exclusivement à des actions de renforcement de l'emploi, ce montant
étant évalué en 2010 à 400 millions d'euros.
Enfin, concernant les
nouvelles mesures au titre de la nouvelle loi fiscale, il est prévu une
nouvelle augmentation de 15% sur les biens immobiliers des sociétés offshore,
l'introduction d'un nouveau coefficient d'imposition de 45% pour les revenus des
personnes physiques avec un revenu de plus de 100.000 euros, l'augmentation
provisoire sur 3 ans de la taxe sur les biens immobiliers de grande valeur de
plus de 5 millions avec un coefficient de 2%, ainsi que le rétablissement de la
taxe de 2% pour l'usage de radio fréquences par les médias électroniques.
Papandréou s'adresse
au conseil des ministres
"Nous devons tout
mettre en oeuvre pour appliquer chacun de nos engagements", a affirmé le
premier ministre, Georges Papandréou, dans son discours au conseil des
ministres mercredi alors qu'évoquant les mesures économiques prises par le
gouvernement il a souligné que "le sauvetage budgétaire du pays ne
réussira pas si le gouvernement ne prouve pas aux citoyens que l'heure est
venue de tout changer en Grèce".
"La condition sine
qua non de la réussite de la Grèce est l'obtention du soutien et de la
solidarité communautaire", a lancé M. Papandréou ajoutant "nous
avons fait ce qu'il fallait et plus encore", et en laissant ouvert un
éventuel recours au Fonds Monétaire International (FMI), soulignant qu'il
s'agirait d'une solution ultime pour le pays si la Commission européenne ne
réagissait pas aux mesures de même que les marchés.
Ainsi que l'a affirmé
M. Papandréou, le devoir du gouvernement est de sauver la patrie de toute forme
de tutelle, de dépendance, de profonde récession et des graves problèmes
sociaux qu'entraînerait une éventuelle faillite.
Il a encore invité les
membres du gouvernement à avoir plus de contacts avec le peuple pour qu'il
comprenne que le gouvernement se tient à ses côtés, tout en mettant l'accent
sur la nécessité d'un travail de qualité de la part des membres du
gouvernement en insistant sur les innovations, les solutions radicales et
audacieuses.
Le gouvernement
présente les mesures de sortie de la crise économique
Nous nous battons
contre une situation financière la plus mauvaise de toute notre histoire, a
souligné mercredi le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, avant
d'annoncer le paquet de mesures décidées par le gouvernement, ce plan de
sortie de la crise ayant fait l'objet de la réunion plus tôt du Conseil des
ministres et de l'entrevue entre le premier ministre, Georges Papandréou, et le
chef de l'Etat, Carolos Papoulias.
Nous sommes dans une
course contre la montre, a poursuivi M. Petalotis, afin que le pays soit en
mesure de continuer à satisfaire ses besoins de recours à l'emprunt, et c'est
pour cette raison que nous avons mis en avant des mesures difficiles pour
beaucoup, choisissant de les appliquer nous seuls, demandant la contribution de
tous les citoyens, avant que les conditions de prêts nous les imposent.
Le porte-parole, se
référant toujours à ce "dur combat", a cité aussi le fait que le
gouvernement a à lutter contre le déficit de crédibilité du pays, relevant
que cet effort porte à la fois pour faire face à la conjoncture
internationale, la crise financière et au manque de liquidités que crée sur
les marchés internationaux le recours massif à des emprunts de tous les pays
de l'UE, considérés plus solvables que la Grèce.
Les décisions
d'aujourd'hui s'inscrivent dans le cadre des énormes efforts du gouvernement
depuis 5 mois pour régler les gigantesques problèmes hérités d'une politique
irresponsable du gouvernement de la Nouvelle Démocratie et pour sortir le pays
de cette crise multidimensionnelle, a rappelé M. Petalotis.
Le projet de loi sur
ces mesures, a-t-il informé, qui est intitulé "Protection de l'économie
nationale. Mesures d'urgence contre la crise financière", a été déposé
selon une procédure d'urgence au Parlement pour être débattu jeudi en
commission parlementaire ad hoc et, le lendemain, mis au vote en assemblée
plénière.
Papandréou informe le
chef de l'Etat des décisions difficiles mais nécessaires
Le premier ministre,
Georges Papandréou, s'est référé "à des décisions difficiles n'étant
pas simplement un choix, mais une nécessité", informant mercredi le
président de la République, Carolos Papoulias, sur les nouvelles mesures
économiques.
Le premier ministre a
souligné que lui-même et son gouvernement luttent aux côtés du peuple grec
pour une société juste, de grands changements qui apporteront la croissance,
l'emploi et des perspectives d'avenir, soulignant en outre "compter
naturellement sur la solidarité européenne qui est un des volets de cet
accord".
Papaconstantinou: Les
mesures sont de caractère permanent
Les mesures qui ont
été approuvées par le Conseil des ministres aujourd'hui renforcent
indubitablement l'objectif de réduire le déficit de 4% en 2010 et permettent
probablement d'aller plus loin que cet objectif, tout en répondant aux
exigences de la Commission européenne et au climat sur les marchés, a affirmé
le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.
M. Papaconstantinou a
encore qualifié les mesures de difficiles mais nécessaires, soulignant qu'il y
va de la capacité du pays à pouvoir emprunter et que la Grèce fait ce qu'elle
doit faire et poursuivra ses concertations avec l'UE et ses partenaires au cours
des prochains jours et semaines pour obtenir le soutien nécessaire.
Répondant aux
questions de la presse, M. Papaconstantinou a souligné que ces mesures sont de
caractère permanent et seront en vigueur au moins tant que le pays restera dans
la procédure de contrôle budgétaire, alors que le gouvernement examinera des
éventuelles actions correctives dès que le pays sera sorti de cette
procédure, en parallèle avec la nouvelle grille des salaires dans le secteur
public.
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22/02/2010 |
Papandréou : la Grèce
nécessite le soutien politique de l'Europe
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a réaffirmé dans une interview
accordée à la chaîne britannique BBC que "la position de la Grèce
nécessite le soutien politique et non économique de l'Europe en vue de
réduire sa dette publique. Donnez-nous du temps, accordez-nous votre soutien
-je ne parle pas de soutien économique mais de soutien politique- en vue de
prouver que nous matérialisons ce que nous disons et que nous sommes à nouveau
dignes de confiance".
Selon M. Papandréou,
"en ce moment, la Grèce n'a pas besoin d'un prêt, ses nécessités sont
couvertes jusque mi-mars. Nous déclarons simplement que nous avons besoin
d'aide avec de pouvoir emprunter aux même taux que ceux imposés pour les
autres pays et non à des taux élevés qui portent atteinte aux possibilités
pour le pays d'atteindre ses objectifs (en vue de réduire le déficit)".
M. Papandréou a encore
déclaré bénéficier du large soutien de la société hellénique pour les
réformes économiques appliquées par le gouvernement, et cela malgré les
manifestations contre les mesures d'austérité prises en vue de faire face à
la crise.
"Malgré que ce
soient réellement des mesures d'austérité qui sont vraiment douloureuses, le
gouvernement reçoit le soutien de 50 à 60% de la population pour l'application
des mesures", a-t-il affirmé tout en mettant l'accent sur "un réel
sentiment d'unité du peuple grec qui veut le changement".
Selon M. Papandréou,
la Grèce est en mesure de discuter avec les autorités européennes, la
Commission européenne et la Banque centrale européenne des progrès qui ont
été remportés ainsi que de l'évolution du programme de stabilité et de
croissance qui a été élaboré. "Nous nous maintenons dans le cadre des
objectifs, et même plus haut dans les données statistiques de janvier. Si des
nouvelles mesures sont réellement nécessaires nous les prendrons pour réduire
notre déficit de 4% en 2010. Nous sommes prêts à le faire si cela s'avère
nécessaire", a-t-il conclu.
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20/02/2010 |
Papandréou: La Grèce
fait face avec responsabilité à son propre problème
L e
premier ministre, Georges Papandréou, dans un discours vendredi à Londres à
la Conférence sur la Gouvernance mondiale, a affirmé que "la Grèce ne
demande aucun plan de sauvetage, nous ne voulons pas d'argent, nous disposons
d'un programme progressiste de changements et nous mettrons tout en oeuvre pour
atteindre notre objectif".
M. Papandréou a
ajouté que "la Grèce fera face avec responsabilité à son propre
problème", tout en ne manquant pas de souligner que "la spéculation
n'est pas uniquement un problème grec, du fait que ces pratiques minent aussi
l'économie européenne".
Par ailleurs, M.
Papandréou a soutenu qu'en tant que leader progressiste, il considère la crise
également comme une opportunité d'apporter les changements et réformes
nécessaires, et accusé le gouvernement précédent d'"apathie et de
démission face aux problèmes", soulignant que "sa politique se
caractérisait par l'absence de transparence et par la corruption".
"Les Grecs ne restent pas apathiques et ne baissent pas les bras face aux
problèmes, ils ont décidé le changement lors des élections
législatives", a-t-il souligné, en précisant "nous prenons des
mesures difficiles, mais qui sont soutenues à 62-69% par les citoyens".
Selon M. Papandréou,
"les leaders progressistes doivent faire face aux défis du manque de
transparence et de la spéculation au niveau international, à
l'approfondissement des inégalités mondiales, ainsi qu'à l'échec de parvenir
à un accord au Sommet de Copenhague pour faire face au réchauffement de la
planète et mettre sur orbite le développement vert". A ce sujet, le
premier ministre a mis l'accent sur le fait que ces questions peuvent être
envisagées par l'institution de règles en économie, la création d'un Etat de
droit, la redistribution équitable et le développement vert.
Enfin, M. Papandréou a
conclu en déclarant qu'en sa qualité de président de l'Internationale
Socialiste (IS), il a développé avec les autres chefs d'Etat et de
gouvernement une action pour frapper la spéculation et pour financer le
développement vert, par de nouveaux moyens.
Papandréou: Tout le
monde voit la détermination du peuple grec à affronter les problèmes
Le soutien à la Grèce
est une affaire très sérieuse, étant donné que tout le monde voit la
détermination du peuple grec à affronter les problèmes, alors que cette
décision répond en même temps aux rumeurs du style "les Grecs ne veulent
pas de changements", a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou,
lors d'une rencontre avec des journalistes à Londres, rendant compte de ses
entretiens lors d'un déjeuner de travail avec son homologue britannique, Gordon
Brown, au 10 Downing Street, et plus tard dans l'après-midi avec le secrétaire
du Foreign Office, David Miliband.
M. Papandréou a
souligné que chacun a conscience que le problème ne concerne pas la Grèce
seulement, et averti que malheureusement une partie des marchés internationaux
ne regarde pas la viabilité à long terme de l'économie grecque, mais se
concentre sur la spéculation.
A ce point, M.
Papandréou a attribué la méfiance de certains au fait que l'augmentation de
la dette et du déficit en Grèce n'a pas résulté d'investissements dans le
développement, ce qui conduit à la différence d'approche (pour la Grèce) par
rapport à des problèmes semblables dans d'autres pays, tels que par exemple
l'Espagne, mais a tranché que le gouvernement actuel s'est fixé dans tous les
cas comme objectif l'application du Programme de stabilité, de croissance et de
restructuration, souhaitant tout juste bénéficier de l'intervalle de temps
nécessaire pour que cette application porte ses fruits.
Invité à dire si le
gouvernement entend prendre des mesures supplémentaires avant son évaluation
le 15 mars prochain, le premier ministre a dit préférer attendre cette
évaluation avant d'entrer dans une "rhétorique de mesures" qui, à
elle seule, crée un sentiment d'insécurité, et à la question si le
gouvernement britannique a évoqué le FMI, il a tranché qu'aucune référence
n'a été faite qui consisterait en un recours au FMI, pour ajouter que la
Grèce aurait dû recourir à la solution FMI si elle était impuissante à
régler ses problèmes et si elle ne faisait pas partie de la zone euro.
Appelé à commenter
pour quoi les spreads ne tombent pas en dépit du soutien politique exprimé à
la Grèce, M. Papandréou a estimé que les spéculateurs mettent à l'épreuve,
tant la volonté de l'Europe que la détermination de la Grèce, sans exclure en
plus l'existence de certains autres intérêts.
Le message que nous
souhaitons adresser à la communauté internationale, a souligné en un autre
point de cette discussion avec les journalistes M. Papandréou, c'est que tout
est posé sur une nouvelle base de transparence et qu'il n'y aura plus à
l'avenir de pays plus transparent que la Grèce dans l'UE, renvoyant également
à des propositions de la Grèce concernant le fonctionnement de Eurostat, que d’autres
pays ont malheureusement refusées.
Concernant enfin son
entrevue avec M. Miliband, M. Papandréou - qui cumule rappelons-le le
porte-feuille des Affaires étrangères - a dit avoir fait un tour d’horizon
de la situation en Afghanistan, sans que soit aucunement posée une aide
supplémentaire de la part de la Grèce, alors qu’il a été également
question du problème chypriote, le premier ministre formulant le soutien de la
Grèce aux efforts du président de la République chypriote, Dimitris
Christofias, le constat étant fait également de l’absence de volonté au
contraire de la part des Turco-chypriotes.
Le premier ministre
espagnol M. Zapatero s'exprime sur la situation en Grèce
Le premier ministre
espagnol, José Luis Zapatero, a affirmé que "le gouvernement Papandréou
n'est pas responsable de ce qui arrive, qu'il mérite notre confiance pour les
pas qu'il a franchis et la crédibilité dont il a fait preuve",
intervenant lors d'une table ronde ayant suivi les discours des premiers
ministres présents à la Conférence sur la Gouvernance mondiale vendredi à
Londres.
Lors de ce même
débat, le ministre britannique de l'Entreprenariat, Lord Mandelson, s'est dit
impressionné de la personnalité et du sang-froid du premier ministre grec, un
facteur qui, a-t-il souligné, "calme les marchés".
Précisions du
porte-parole du gouvernement M. Petalotis dans son point de presse
Le porte-parole du
gouvernement, Georges Petalotis, dans son point de presse vendredi, a indiqué
que le premier ministre, Georges Papandréou, a adressé une lettre aux 26 chefs
d'Etat et de gouvernement de l'UE après le Sommet européen.
Selon M. Petalotis, M.
Papandréou exprime son estime en ce qui concerne le soutien accordé par ses
partenaires européens "au grand effort que nous faisons".
Répondant par ailleurs
à une question de la presse, M. Petalotis a démenti catégoriquement toute
initiative ou accord du gouvernement grec concernant une demande de prêt de 35
milliards € auprès du Fonds monétaire international (FMI).
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18/02/2010 |
Papandréou: Nous
sommes prêts à tourner la page
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a affirmé que la Grèce est prête à
tourner la page et à réduire significativement ses déficits, en se plaçant
sur orbite de croissance, dans son rapport introductif en Conseil des ministres
informel mercredi soir.
Nous sommes prêts,
a-t-il souligné, à changer de page, nous sommes prêts à couper
significativement les déficits, en plaçant en même temps le pays en
trajectoire de croissance, mais nous ne voulons pas être le paratonnerre des
quelconques spéculateurs qui ne nous permettent pas de nous occuper de notre
programme que nous souhaitons appliquer, à la fois nous et les Européens.
M. Papandréou a
informé ses ministres de ses récents contacts à Paris et Bruxelles, lesquels
ont débouché sur la déclaration commune de soutien politique des 27 chefs d'Etat
et de gouvernement à la Grèce, explicitant que son gouvernement ne demande pas
de l'argent des Allemands, Italiens, Français, ou tout autres contribuables,
mais seulement le temps nécessaire pour mettre en application notre programme
qui garantira au pays la crédibilité et la capacité d'emprunter à des
conditions normales.
Le premier ministre a
déclaré souhaiter une évaluation sérieuse du Programme existant de
stabilité, de croissance et de restructuration, et non un calcul irresponsable
sur ce dont a besoin et n'a pas besoin la Grèce.
Nous demandons un
soutien politique, a-t-il insisté, afin de mettre fin à la spéculation facile
et à la diffamation du pays à des fins cachées ou pas, rappelant à ce point
que le problème n'est pas exclusivement grec mais plus largement européen.
Se référant plus en
détail sur l'application du Programme, M. Papandréou a annoncé que le
contrôle dans les ministères se fera tous les mois, avec en plus des indices,
ce qui arrive, a-t-il souligné, pour la première fois au sein de l'Etat grec.
Par ailleurs, M.
Papandréou a souhaité clarifier que la décision du gouvernement pour la mise
en place d'une commission d'enquête sur l'économie ne revêt aucune logique de
revanchisme, et expliciter que la nouvelle page du pays doit se construire à la
lumière et sur la vérité. M. Papandréou a précisé, dans une allusion à la
requête de la ND sur la période à examiner, que le gouvernement n'a aucune
objection de remonter aussi loin que nécessaire dans les données historiques,
mais accusé le précédent gouvernement d’avoir sciemment essayé de
reporter, par le biais d’alchimies, des dettes sur l’actuel gouvernement et
d’avoir, surtout au cours de la dernière année, dissimulé l’image
budgétaire du pays.
Le premier ministre a
affirmé enfin que le consensus nécessaire doit reposer sur un Etat de droit et
non sur la dissimulation de la vérité, alors qu'au plan européen, il a parlé
des insuffisances qui peuvent être mises à jour concernant les outils dont
dispose l'UE, citant à titre d'exemple Eurostat duquel il a dit souhaiter un
contrôle meilleur, plus efficace et plus transparent des économies des Etats
membres.
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17/02/2010 |
Interview Papandréou
à CNN: La Grèce honorera ses engagements
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a assuré que la Grèce tiendra ses engagements concernant
la situation économique du pays et la réduction du déficit public, en
soulignant néanmoins que le plus grand problème auquel est confronté
actuellement le pays n’est pas tant le déficit budgétaire en soi mais
"le déficit de crédibilité".
"L’objectif
primordial du nouveau gouvernement est de corriger des problèmes inhérents à
la Grèce, tels que la corruption et le manque de transparence", a
expliqué M. Papandréou, dans une conférence de presse sur la grande chaîne
de télévision CNN.
La crise de l’économie
grecque et son impact sur la zone euro dans son ensemble ont été le thème de
l’émission de la mi-journée de la correspondante internationale en chef de
CNN, Christiane Amanpour, en liaison directe avec Moscou et M. Papandréou, et
avec la participation d’économistes de renom, le professeur Nouriel Roubini,
présent dans les studios, et le membre fondateur de la Banque centrale
européenne (BCE), Otmar Issing, en liaison directe d’Allemagne.
Les principales
interrogations de la journaliste ont porté sur la capacité de la Grèce et de
la "volonté politique" du nouveau gouvernement d’appliquer des
mesures douloureuses qui sont requises pour surmonter la crise, sur ce qu’attend
la Grèce de ses partenaires de l’UE, mais aussi sur l’utilisation d’une
"comptabilité créative" dans la présentation des données
statistiques nationales.
M. Papandréou, après
avoir décrit les engagements pris pour la réduction du déficit, a insisté
que "la Grèce n’a pas demandé à ses partenaires de l’UE une aide
économique, mais uniquement un soutien politique, du temps pour mettre en
oeuvre son programme et la possibilité d’emprunter à des conditions
semblables à celles en vigueur pour les autres pays".
M. Papandréou a
qualifié de moment "phare" la décision de l’UE la semaine
dernière en Conseil européen, une décision qui confirme aussi la solidarité
qui existe au sein de l’UE.
Enfin, M. Papandréou a
informé du "déroulement d’une enquête" ayant pour but d’imputer
des responsabilités pour la présentation "de données fausses" sur l’économie
grecque, ainsi que de la création d’une autorité statistique totalement
indépendante par le ministère des Finances.
De leur côté, les
deux économistes, commentant la situation économique en Grèce et les
perspectives de la zone euro, ont souligné qu’il est crucial d’avoir la
volonté politique pour mettre en oeuvre les réformes structurelles requises,
soulevant aussi le problème plus substantiel du manque de compétitivité non
seulement de l’économie grecque, mais aussi de nombreux autres pays
européens.
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16/02/2010 |
Papandréou à
"RIA Novosti": La Grèce attend de l'UE un soutien politique et non
une aide économique
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a souligné que la Grèce attend de l'UE un soutien
politique et non une aide économique, s'adressant à l'agence russe
d'information "RIA Novosti" à l'occasion de sa visite en Russie
depuis lundi.
"La Grèce ne
s'est pas adressée à la communauté internationale ni à l'UE pour une aide
économique. La Grèce a l'intention et est capable de régler ses problèmes
toute seule", a tranché M. Papandréou.
"Nous voulons
voir, et nous le voyons déjà à un degré important, le soutien politique de
la part des pays européens et leur attachement immuable à notre unité",
a expliqué M. Papandréou, observant dans la foulée que les problèmes du
déficit et de la dette ne concernent pas uniquement Athènes. "La Grèce
s'est trouvée au centre de l'attention ces dernières semaines, mais comme
chacun le sait, il s'agit d'un problème beaucoup plus vaste dans lequel sont
compris le Portugal, l'Espagne et l'économie européenne toute entière",
a-t-il dit.
A cette occasion, M.
Papandréou a été extrêmement critique contre les marchés financiers, en
soulignant que ce sont "des forces semblables qui ont provoqué la crise
économique mondiale il y a un an, et nous, Européens, devons coordonner notre
réponse à cela. Les discussions qui ont eu lieu au Sommet de l’UE la semaine
dernière reflètent exactement ce principe".
Se référant à l’oléoduc
Bourgas-Alexandroupolis, un des grands dossiers qu’il doit évoquer à Moscou
avec les dirigeants russes, M. Papandréou a assuré que les travaux de
construction peuvent débuter dans un intervalle de six mois. "Le cadre
institutionnel, y compris les recherches sur les incidences environnementales,
et l’accord pour le transit peuvent être achevés dans les six prochains mois
et les travaux de construction peuvent commencer aussitôt après", a-t-il
conclu.
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13/02/2010 |
Papandréou: La
décision de l'UE est un "souffle de vie"
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a qualifié de "souffle de vie"
la décision prise la veille par l'UE concernant la Grèce, dans son
intervention vendredi en réunion du Conseil des ministres, un jour après le
Sommet extraordinaire de l'UE sur l'économie à Bruxelles.
M. Papandréou a
souligné qu'il y aura le temps nécessaire pour mettre en oeuvre les ruptures
et changements en profondeur qui s'imposent, afin de surmonter les problèmes et
afin que la Grèce aille de l'avant.
C'est, a-t-il
expliqué, un crédit de confiance indispensable dont a fait preuve l'UE envers
la Grèce, étant donné que nous nous sommes trouvés sans défense face aux
marchés internationaux, imputant de ce fait de graves responsabilités au
précédent gouvernement de la ND.
M. Papandréou, qui a
imputé des responsabilités aussi à l'UE pour avoir toléré ces politiques
qu'elle a même soutenues, a regretté que l'UE soit apparue retenue et n'ait
pas soutenu dès le départ ni la Grèce ni les autres pays qui faisaient
l'objet des attaques des marchés internationaux, avec pour résultat que la
Grèce devienne un cobaye en Europe et sur les marchés internationaux.
M. Papandréou a parlé
du Sommet extraordinaire de l'UE jeudi comme d'un jour important, pour
enchaîner d'emblée que la bataille n'est pas finie, et qu'il faut de ce fait
que la Grèce retrouve sa crédibilité au sein de l'UE, mais aussi que l'UE
elle-même corrige ses propres erreurs. L'UE est mise à l'épreuve face aux
marchés internationaux, et elle n'a pas encore compris sa force.
Aujourd'hui, a-t-il
ajouté, c'est un devoir patriotique pour tous de démontrer que nous pouvons et
que nous méritons la confiance que nous témoignent à nouveau nos partenaires.
La route est longue, mais nous savons que nous pouvons et que nous réussirons,
il suffit de continuer comme nous avons commencé. Il est requis de nous tous un
travail systématique, c'est un effort national, et nous devrons donner dans
cette bataille ce que nous avons de mieux en nous. Il n'y a pas d'autre
alternative.
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12/02/2010 |
Papandréou: Nos
partenaires ont constaté notre volonté de changer
L e
premier ministre, Georges Papandréou, dans une conférence de presse jeudi soir
à Bruxelles à l'issue du Sommet extraordinaire de l'UE, a souligné que
"nos partenaires ont apprécié, évalué et constaté notre volonté de
changer. Nous avons convaincu après un gros effort et nous devons continuer. Je
déclare que nous réussirons".
Interrogé sur ce qui
devra être donné en échange du triple contrôle de la mise en oeuvre du
Programme de stabilité de la part de la Commission européenne, la Banque
centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI) et de la
prise des mesures additionnelles indispensables, M. Papandréou a affirmé que
"si aujourd'hui nous sommes contrôlés, c'est le résultat des politiques
suivies au cours de ces dernières années et du manque complet de
crédibilité. Nous n'avons aucun problème. Pour notre part, nous n’avons
aucun problème. La transparence sur ce que nous faisons et ce que nous mettons
en application, c’est la meilleure réponse à tous ceux qui pourraient douter
que nous avons la volonté d'appliquer ce qui est nécessaire d'être appliqué,
de prendre les décisions qu'il faut pour atteindre nos objectifs".
Invité à préciser si
des mesures additionnelles en plus de celles du Programme de stabilité seront
imposées par la Commission, la BCE et le FMI si la Grèce ne respecte pas le
programme, M. Papandréou a répliqué que "ceux qui ont la responsabilité
de ces décisions sont la Commission, avec l’Ecofin et l’Eurogroupe, le
programme lui-même spécifiant que si les objectifs ne sont pas atteints en
cours de route, nous sommes nous-mêmes prêts à prendre les mesures
supplémentaires nécessaires".
M. Papandréou a
qualifié d'importante la décision de l'UE et de la zone euro pour une action
coordonnée si nécessaire, afin de garantir la stabilité, "toute
décision constituant en même temps un message clair adressé aux marchés et
aux éventuels spéculateurs". "Nous répondrons à ce message en
procédant aux grandes réformes indispensables dans le pays, et soyez certains
que nous réussirons", a-t-il affirmé.
Selon M. Papandréou,
"tous connaissent la situation difficile dans laquelle se trouve la Grèce
après les choix catastrophiques du passé, et nous vivons les résultats de
cette politique irresponsable, avec une Grèce qui entre dans la crise sans
aucune protection". "Cette politique irresponsable a conduit à la
crise de discrédit face à nos partenaires, voilà la vérité, et nous sommes
décidés à mettre tout en oeuvre pour reconquérir la crédibilité et la
puissance de la Grèce, une requête, exigence et volonté du peuple grec",
a-t-il ajouté.
Invité à préciser si
le gouvernement grec a requis l'implication du FMI dans le triple contrôle
exercé sur la Grèce, M. Papandréou a indiqué que le gouvernement avait
demandé depuis quelque temps la coopération du FMI dans des questions d'ordre
technique, soulignant que le FMI a fait preuve de son savoir faire à
l'extérieur de la zone euro et sera utile à la Grèce pour garantir la
transparence et le fonctionnement efficace du budget.
M. Papandréou a conclu
que la volonté de la Grèce s'exprime dans le cadre du Programme de stabilité,
de croissance et de restructuration et les mesures additionnelles que nous avons
prises, alors que nous ferons l'indispensable pour atteindre notre but qui est
la réduction du déficit de 4% en 2010, l'entrée de la Grèce dans un nouveau
modèle de développement avec une protection parallèle des classes les plus
faibles.
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10/02/2010 |
Papandréou: Sauver l’économie
grecque par des réformes justes
A
la veille de son départ pour Paris et de ses entretiens avec le président
français, Nicolas Sarkozy, le premier ministre, Georges Papandréou, a
présidé mardi un Conseil des ministres informel sur le projet de loi fiscale
et la politique salariale, résumant les trois objectifs pressants et
prioritaires au calendrier économique du gouvernement.
M. Papandréou a
rappelé que le gouvernement actuellement cible trois objectifs, qui sont d'une
part "sauver l'économie et réduire la dette" en adoptant des
solutions justes ne fragilisant pas les personnes économiquement faibles et la
classe moyenne, d'autre part "appuyer sur la pédale d'accélérateur"
pour relancer la croissance - faute de réformes, a-t-il dit, les conséquences
de la crise se feront ressentir encore davantage -, et, enfin, et "sans
grand coût", progresser plus rapidement au plan des réformes
institutionnelles, pour de meilleurs services aux citoyens et l'amélioration de
la qualité de la vie.
Le premier ministre a
par ailleurs critiqué sévèrement les erreurs des politiques du précédent
gouvernement ayant conduit le pays aujourd’hui dans une crise économique sans
précédent, qualifiant même de "criminelles" les politiques de la ND
ayant amené le pays "au bord du précipice", mais souligné aussi que
la Grèce est actuellement la victime d'attaques spéculatives se jouant sur les
marchés internationaux tout puissants, qui ne sont toujours soumis à aucun
contrôle, malgré les dommages qu’ils provoquèrent il y a moins de un an et
demi.
A propos de sa
rencontre avec le président français, M. Papandréou a mentionné le fait qu’au
Sommet informel de l’UE, M. Sarkozy "avait parlé de la nécessité d’autres
règles qui régiront les marchés".
Papaconstantinou
présente la politique salariale dans la fonction publique
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a communiqué mardi les décisions prises
concernant les revenus dans la fonction publique pour 2010, marquées
principalement par le gel des revenus des hauts cadres du gouvernement et des
grandes administrations publiques, des Entreprises d’utilité publique (DEKO),
une réduction drastique des bonus et primes.
Pour tous les
fonctionnaires à tous les échelons, il n’est prévu aucune revalorisation de
salaire - sauf celle due à l'ancienneté -, seules les retraites jusqu’à
2.000 euros bénéficieront d’une hausse de 1,5%.
Aucun recrutement par
ailleurs ne sera autorisé en 2010, à l’exception limitée des services de
santé, dans l’enseignement et les forces de sécurité, alors que par la
suite, il est prévu le recrutement d’un employé pour le départ à la
retraite de 5 personnes.
Comme l’a indiqué M.
Papaconstantinou, il sera mis en place un "Comité pour les revenus",
auquel participeront des représentants des syndicats, principalement l’Union
des fonctionnaires (ADEDY), pour élaborer une grille unique des salaires,
informant que progressent normalement aussi les préparatifs pour la création d’une
"Autorité unique des paiements" à partir du ministère pour tous les
salariés.
Principales
dispositions du projet de loi fiscal
Tous les contribuables
bénéficieront d'un montant non imposable de revenus à concurrence de 12.000
euros, et au-delà de ce montant les nouveaux coefficients d'imposition sont de
18% pour des revenus allant de 12.001 à 16.000 euros, de 24% de 16.001 à
22.000 euros, de 32% de 22.001 à 26.000 euros, de 36% de 32.001 à 40.000 euros,
de 38% de 40.001 à 60.000 euros et de 40% pour 60.000 euros et plus.
Selon des données
annoncées mardi par le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, tous
les revenus provenant de n'importe quelle source seront totalisés pour être
ensuite imposés, alors que sont supprimés tous les abattements fiscaux
concernant les salariés ainsi que les coefficients spéciaux d'imposition pour
certaines professions, exception faite de certains groupes sociaux sensibles,
mais toujours en tenant compte le niveau des revenus.
Par ailleurs, une taxe
annuelle d'imposition des grandes fortunes immobilières est instaurée, avec un
coefficient de 0,1% pour les fortunes allant de 400.001 à 500.000 euros et une
imposition progressive jusqu'à 800.000 euros, le coefficient étant de 1%
au-delà.
Enfin, la fortune
immobilière de l'Eglise est imposée au même titre et de la même façon que
les personnes morales de droit public à but non lucratif.
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06/02/2010 |
Papandréou dénonce une attaque contre l'euro
L e premier ministre, Georges Papandréou, a dénoncé
une attaque coordonnée contre l'euro, qui a pour objectif la Grèce, l'Espagne
et le Portugal, dans une conférence de presse vendredi aux médias grecs à New
Delhi, en marge du Sommet sur le développement durable.
Selon M. Papandréou, le fait que l'Espagne et le Portugal
soient également dans le collimateur prouve que la Grèce n'est pas un cas
isolé et que le problème est européen et international, et que de ce fait des
actions coordonnées doivent être prises solidairement sur la question.
M. Papandréou a également précisé qu'il compte discuter
de cette question lors de sa rencontre mercredi prochain avec le président
français, Nicolas Sarkozy, ainsi qu'à l'occasion du Sommet européen
extraordinaire qui se réunira le jour suivant, le 11 février.
Répondant aux questions des médias, M. Papandréou a
estimé être justifié par les développements, ajoutant au sujet de la Grèce
que "nous avons dit que nous ferons ce qui doit être fait et nous
persistons sur cette position".
Lors du déjeuner officiel organisé dans le cadre du Sommet
mondial sur le développement durable, M. Papandréou a eu l'occasion de
s'entretenir avec les premiers ministres de Norvège, de Slovénie et de
Lituanie, qui se sont intéressés aux développements économiques en Grèce.
Lors de son intervention vendredi matin au Sommet mondial, M.
Papandréou a mis l'accent, entre autres, sur le fait que le développement vert
est une opportunité historique qui permettra à la Grèce de sortir de la crise
et de la récession, ajoutant que le grand enjeu est le soutien des institutions
et la prise de mesures qui amélioreront la vie au quotidien des citoyens.
"Nous avons une responsabilité historique face à
l'avenir de la planète, et l'effort doit passer par le renforcement des
institutions, ce qui sera plus difficile pour les pays développés qui devront
surmonter des pratiques et conceptions anciennes", a-t-il conclu.
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03/02/2010 |
Papandréou : nous
devons agir immédiatement et avec décision
L e
premier ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi soir à la nation
grecque, à l'issue de ses entretiens avec les chefs des partis politiques au
Palais Maximou, pour annoncer de nouvelles mesures destinées à faire face à
la crise économique.
M. Papandréou a
souligné que le pays se trouve au centre de jeux de spéculation qui ont pour
objectif final l'euro et l'utilisation de la Grèce en tant que maillon faible,
ajoutant qu'il est du devoir national d'annuler toutes ces tentatives à travers
lesquelles le pays est conduit à l'abîme. Affirmant que le gouvernement est
décidé à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter cette
évolution, M. Papandréou a affirmé "nous devons agir immédiatement et
avec décision", tout en indiquant par ailleurs que demain la Commission
européenne jugera positivement le programme de stabilité du pays, un programme
qui "mettra de l'ordre dans l'économie".
Parmi les mesures
annoncées, M. Papandréou a fait état de l'augmentation de la taxe sur les
bénéfices distribués qui ne sont pas réinvestis, l'imposition des dividendes
de la même façon que sont taxés les revenus et l'augmentation de l'imposition
des sociétés off shore.
Il a également
souligné qu'il sera nécessaire d'augmenter les recettes de l'Etat en 2010
annonçant qu'une des mesures qui apportera rapidement des résultats est
l'augmentation de la taxe sur les carburants.
M. Papandréou a par
ailleurs annoncé la présentation au Parlement de la politique des revenus, le
règlement des questions afférentes aux salaires élevés dans l'administration
publique.
Parallèlement, il a
mis en exergue la nécessité de faire face à la compétitivité perdue du pays
et appelé le patronnat et les travailleurs à contribuer dans cette direction.
S'agissant du système
de sécurité sociale, M. Papandréou a affirmé que celui-ci sera juste et fait
état de décisions qui ont été appliquées dans d'autres pays européens et
concernent entre autres la hausse de l'âge de départ à la retraite,
soulignant que "le gouvernement a pleinement conscience de la difficulté
de la situation ainsi que des difficultés affrontées par la famille grecque.
C'est pourquoi nous agirons avec le sentiment que les mesures peuvent être
douloureuses mais l'effort du gouvernement vise à arrêter la marche du pays
vers l'abîme".
Il a promis que
lui-même et le gouvernement mettront tout en oeuvre pour soutenir les couches
les plus faibles, la famille grecque moyenne et la nouvelle génération,
ajoutant qu'il n'existe aucune marge pour des grèves, arrêts de travail et
blocus du réseau routier "car nous devons lutter tous ensemble".
Enfin, il a insisté
sur le fait que les plus forts doivent apporter une importante contribution et
les plus faibles doivent être plus protégés, ajoutant "le gouvernement
est ici pour garantir tout cela" et exprimant sa conviction que le pays
atteindra ses objectifs.
Papandréou: Une
attaque spéculative contre la Grèce sans précédent
La Grèce fait
l'objet d'une attaque spéculative sans précédent qui vise à
l'étranglement de son économie par l'explosion des "spread" à
des niveaux aberrants, a déclaré le premier ministre, Georges
Papandréou, qui s'est adressé mardi matin au congrès du Economist,
organisé à Athènes avec la participation de l'économiste américain,
Joseph Stiglitz.
Au même moment,
a toutefois relevé le chef du gouvernement, le Programme de stabilité et
de croissance est accueilli positivement par les analystes sereins,
soulignant que "ce que nous disons nous y croyons".
Ces
"attaques", a poursuivi M. Papandréou, "profitent des
problèmes chroniques et ont lieu pour accroître la crise économique et
aboutir à la spéculation", expliquant par conséquent que régler
ces problèmes et ces faiblesses est devenu une obligation nationale,
citant à ce point les déficits budgétaires, une situation injuste pour
les Grecs ayant "d'importantes capacités". "La Grèce est
membre à part égale d'une union monétaire solide et a en même temps un
gouvernement connaissant son mandat, ayant la volonté et des plans",
a-t-il dit.
Les réformes
seront matérialisées le plus rapidement possible, conformément aux
institutions, a assuré M. Papandréou, et il ne s'agira pas simplement de
coupes dans les revenus et salaires, mais bien de changements en
profondeur, non pas provisoires mais viables.
"Pour notre
part, nous avons parlé des problèmes lorsque d'autres tentaient de les
dissimuler sous le tapis, mais jamais nous ne nous serions attendus à ce
qu'ils aient une telle ampleur", a-t-il rappelé, enchaînant
reconnaître "la dureté des solutions" et les réactions qui
s'en suivront. "Mais ces solutions sont justes et les plus
appropriées", a-t-il tranché.
Après
l'allocution de M. Stiglitz, saluant les efforts convaincants pour
défendre les politiques du gouvernement faits par M. Papandréou auprès
de ses homologues, mais également des médias spécialisés, lors du
Forum économique mondial de Davos, et analysant longuement les
différents aspects de la crise financière internationale, le premier
ministre est intervenu à nouveau sur un plan plus général.
L'un des
problèmes les plus graves est le fait que les institutions démocratiques
se trouvent affaiblies face aux intérêts opaques, M. Papandréou
relevant que "nous ne disons pas Non au marché ou à l'Etat, mais
disons qu'ils doivent entrer au service des citoyens".
D'accord avec
l'observation de l'universitaire de Columbia qu'il existe "un
fétichisme des déficits", M. Papandréou a ajouté que en Grèce le
problème est double, étant donné qu'il existe un déficit mais que
"l'argent qui a été dépensé n'a servi à rien", alors qu'en
commentaire de la politique économique de l'UE, le premier ministre a
parlé de "schizophrénie", puisque tiraillée par la relance
d'une part et d'autre part par l'adaptation aux critères de Maastricht.
En ce qui
concerne l'euro-obligation - à laquelle s'est opposée l'Allemagne -et
donc pour des taux d'emprunt inférieurs aux spread internationaux, M.
Papandréou a estimé que cela aurait certes pu se faire, l'argent étant
retourné ensuite dans un fonds européen commun.
En conclusion, le
premier ministre a déclaré que "notre priorité est de sortir de
l'impasse, et d'assumer nos responsabilités face à la crise et dans les
circonstances actuelles", présentant en outre une proposition de la
Grèce de convoquer une conférence internationale sur le thème des
petites et moyennes entreprises et leurs problèmes.
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02/02/2010 |
Papandréou: Nous
devons débarrasser la Grèce de l'étau de la tutelle et de la spéculation
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a ciblé l'objectif de débarrasser la
Grèce de la tutelle et de la spéculation, prenant la parole lundi soir en
débat parlementaire extraordinaire sur la lutte contre la corruption convoqué
à l'initiative du président de la ND, Antonis Samaras.
"Notre effort, ce
n'est pas de mettre de l'ordre dans le pays. Cela constitue la condition
préalable pour nous débarrasser de la tutelle. Notre intention est de
débarrasser la Grèce de l'étau de la tutelle et de la spéculation. Cette
dette, nous la payons tous, bien que les responsabilités sont bien précises et
criminelles", a déclaré M. Papandréou.
"Le sentiment
d'injustice que nous ressentons à juste titre, rendons-le une force de
changement, de régorganisation de notre pays. Nous n'avons pas le luxe de
micro-règlements et de micro-revendications. Nous n'avons pas les marges pour
supporter des barrages (routiers) et des grèves prolongées", a expliqué
le premier ministre.
A ce point, M.
Papandréou a accusé la ND, lorsqu'elle était au pouvoir, d'avoir laissé la
Grèce rétrograder chaque année dans le classement des indices de corruption,
ainsi que des indices de la compétitivité de l'économie.
"Vous êtes
parvenus avec vos politiques à rendre la Grèce indigne de crédibilité pour
ses dettes, exposée à la spéculation. D'une part, les investisseurs les plus
sérieux hésitent en raison de notre manque de crédibilité. Nos partenaires
nous demandent des sacrifices sanglants. La boulimie des spéculateurs
s'ouvre", a lancé M. Papandréou, avertissant que le pays se trouve à
présent dans l'oeil du cyclone.
"La Grèce est
devenue le maillon faible de la zone euro. Chaque jour, les conditions de
recours à l'emprunt deviennent pires", a poursuivi M. Papandréou, pour
souligner qu'il y va d'une obligation nationale de faire échec dans les actes
à tous les efforts visant à pousser le pays dans le précipice. "Le
gouvernement est décidé à faire tout ce qui est nécessaire pour ne pas
permettre que le danger devienne réalité", a-t-il dit.
M. Papandréou a
dénoncé les politiques des gouvernements de la ND qui ont augmenté la dette
de 100 milliards - où sont-ils allés, s'est-il interrogé -, alors qu'il a
estimé que cette corruption a créé dans toute la société un sentiment
d'anomie et l'interrogation aux contribuables de ne pas être le "dindon de
la farce" dans cette affaire.
C'est pourquoi la
répression de la corruption constitue une nécessité économique vitale, liée
aussi avec le labyrinthe de la bureaucratie, a-t-il insisté, citant ensuite
point par point la série de mesures prises par le gouvernement du PASOK en
faveur de la transparence.
Enfin, M. Papandréou a
répondu à la proposition de la ND pour la mise en place d'une commission
interpartis contre la corruption en préconisant le renforcement de l'actuelle
commission des Institutions et de la Transparence du Parlement.
En ce qui concerne la
lettre qui lui a été adressée par le premier ministre turc, Recep Tayyip
Erdogan, M. Papandréou s'est engagé -via le ministre adjoint des Affaires
étrangères, Dimitris Droutsas- à informer les chefs des partis politiques de
son contenu.
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27/01/2010 |
Papandréou s'adresse
à l'Assemblée parlementaire du CdE
L e
premier ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi à Strasbourg à
l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (CdE), pour répondre ensuite
à de nombreuses questions des députés, parmi lesquels l'ex-ministre des
Affaires étrangères de la ND, Dora Bakoyannis, et le député de la SYRIZA,
Dimitris Papadimoulis, sur la mondialisation, la FYROM, la Turquie,
l'immigration.
En ce qui concerne la
mondialisation et le rôle de l'Europe, M. Papandréou a souligné que l'UE a du
travail devant elle, notamment pour l'humanisation et la démocratisation de la
mondialisation qu'il a comparée au "Wild West" (de nombreuses
ressources mais pas de règles et d'Etat de droit, avec pour résultat que les
hors-la-loi deviennent des shérifs). M. Papandréou a également mis l'accent
sur le fait que les institutions démocratiques sont menacées par la
concentration de pouvoirs et de richesses, notamment entre les mains des
médias, ce qui provoque la dépendance - en grande partie - des politiciens à
l'égard d'intérêts économiques et des médias pour être élus.
Passant aux dossiers
relevant plus spécialement des affaires étrangères, M. Papandréou a évoqué
l'optique d'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE et l'appellation de la
FYROM, deux questions sur lesquelles il a d'ailleurs été interrogé par Mme
Bakoyannis.
A propos du différend
avec le pays voisin, M. Papandréou a rappelé que les négociations sont en
cours avec la FYROM sous l'égide de l'ONU, soulignant que le cadre
international est le meilleur qui soit pour régler de tels problèmes, alors
que répondant à une question de Mme Bakoyannis sur l'existence ou non de
progrès lors de ses rencontres avec son homologue, Nikola Gruevski, il a
estimé que la temps a mûri pour franchir un pas en avant afin de trouver une
solution mutuellement acceptée, avec un nom composé pour tous les usages, un
cadre qui constitue d'ailleurs la dite "ligne rouge nationale" pour la
Grèce.
M. Papandréou a
ajouté que l'appellation doit montrer aussi la différenciation géographique,
de la Macédoine grecque et de celle de la FYROM, étant donné qu'il s'agit de
peuples différents et de civilisations différentes.
Si tout cela se fait,
a-t-il poursuivi, la Grèce et lui-même personnellement ont l'intention d'aider
le pays (voisin) à adhérer à l'OTAN et à l'UE, exprimant l'espoir que son
initiative aura une réponse de l'autre partie.
Au chapitre de l'Agenda
2014 pour les Balkans occidentaux, M. Papandréou y voit notamment une dynamique
susceptible de constituer l'antidote à la fatigue de l'élargissement, retenant
comme facteurs importants la réforme intérieure dans ces pays pour aller de
l'avant, mais aussi le règlement de problèmes comme ceux du Kosovo ou de la
FYROM.
Toujours dans son
intervention sur les affaires étrangères par les relations greco-turques, et
en réponse à une question de M. Papadimoulis, M. Papandréou a reconnu que
personne n'est heureux de l'évolution des dossiers des droits de l'Homme, des
libertés individuelles et collectives et du droit international dans le pays
voisin, tout comme au plan bilatéral dans la question de la délimitation du
plateau continental, rappelant avoir de ce fait formulé dans sa récente
lettre-réponse à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, la proposition d'un
recours commun devant la Cour internationale de Justice de La Haye.
M. Papandréou a
également souligné que la Turquie doit cesser d'avoir recours à la force dans
ses relations avec la Grèce, réprouvant comme attitude provocante les survols
d'avions turcs de combat au-dessus des îles de l'Egée, alors qu'il a regretté
ne voir aucun progrès dans la question chypriote, imputant des responsabilités
à Ankara et ce malgré les efforts déployés dans ce dossier par le président
de la République chypriote.
Enfin, M. Papandréou a
traité le dossier de l'immigration, en citant notamment les actions de la
Grèce pour réformer sa législation, à titre d'exemple le projet de loi pour
l'octroi de la citoyenneté grecque aux enfants des immigrés qui naissent en
Grèce.
Toutefois, M.
Papandréou a relevé la nécessité de plus d'accords bilatéraux de
réadmission, tout comme dans le même temps l'élaboration de politiques de
développement envers les pays tiers afin qu'ils connaissent une croissance et
que leurs citoyens n'immigrent plus.
La Grèce, a-t-il dit,
renforcera l'Etat de droit, mais aussi ses frontières.
Le programme de la
visite de M. Papandréou à Strasbourg prévoyait en outre après la session, un
déjeuner offert par le président de l'Assemblée parlementaire, Mevlüt
Cavusoglu, avec les chefs des groupes parlementaires et le ministre italien des
Affaires étrangères, Franco Frattini, ainsi que des contacts de M. Papandréou
avec le président de l'AP du CdE, le secrétaire général, Thorbjorn Jagland,
des députés grecs et chypriotes et le commissaire aux Droits de l'Homme du
CdE, Thomas Hammarberg.
Dans son entretien avc
M. Cavusoglu, le premier ministre a évoqué la crise économique, la question
chypriote, les droits de l'Homme et le rôle du Conseil de l'Europe, soulignant
en outre notamment que la Turquie doit cesser ses menaces de recours à la
violence dans les relations bilatérales, citant les violations de l'espace
aérien grec en Egée.
Papandréou commente
les grands dossiers d'actualité en Grèce
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a qualifié de "vote positif" en faveur de la
Grèce, le succès de l'émission d'un emprunt obligataire de 5 milliards €
sur cinq ans, "même si le recours à l'emprunt a été cher", dans le
cadre d'un entretien mardi avec la presse à Strasbourg à l'issue de sa visite
et de son intevention en assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
"C'est un premier
signal positif pour la Grèce, mais nous avons beaucoup à faire pour que la
Grèce puisse reconquérir sa crédibilité", a-t-il lancé.
Evoquant les
mobilisations agricoles, M. Papandréou a souligné que le secteur agricole
traverse une crise profonde, qui rend difficile le règlement des problèmes qui
se sont accumulés, et s'il a reconnu que "les problèmes des agriculteurs
sont compréhensibles", il leur a adressé une invitation à valoriser leur
dynamisme pour renverser du système actuel en place et rendre le pays plus
productif.
Interrogé sur ses
futures rencontres à Davos jeudi et vendredi, où il sera accompagné du
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, M. Papandréou s'est limité à
déclarer qu'il aura de nombreux contacts avec les médias, surtout
économiques.
Le premier ministre a
encore précisé qu'il se rendra la semaine prochaine en Inde dans le cadre de
l'effort du gouvernement d'entretenir de bonnes relations avec quatre grands
pays, comme la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie.
Enfin, s'agissant du
problème de l'immigration, M. Papandréou a évoqué deux questions précises,
soulignant que le pays n'est pas un "champ ouvert à tout vent" et que
l'asile politique doit pouvoir être accordé à tous ceux qui en ont besoin.
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14/01/2010 |
M. Papandréou fait un
bilan des 100 jours de gouvernement
L e
premier ministre, Georges Papandréou, dans une conférence de presse mercredi
au Palais du Zappeion à l'occasion du bilan des 100 jours de son gouvernement a
affirmé qu'il s'agit d'une année marquée par des changements historiques
centrés sur le citoyen.
A la question sur les
grands changements "Maintenant ou jamais?", nous répondons
"Maintenant", a déclaré M. Papandréou citant à ce titre le nouveau
système fiscal, la sécurité sociale, la nouvelle architecture des
municipalités, la révision de la loi électorale, se référant en outre au
projet de loi sur l’intégration des immigrés légaux.
M. Papandréou a
rappelé que le mode de gouvernance passé était finalement la cause profonde
des problèmes de la Grèce, soulignant qu’en 100 jours tout n’a pas pu
être réglé. "Les problèmes ne sont pas faciles, a-t-il reconnu, la
Nouvelle Démocratie les ignorait par crainte du coût politique, mais quant à
nous nous sommes résolus à aller de l'avant dans des changements et
renversements".
Certes, il y aura des
réactions dans toutes les questions que nous ouvrons, a-t-il dit, demandant
toutefois une participation et une critique constructive de la part des partis
politiques, concluant son introduction par une invitation à une restructuration
démocratique du pays garantissant "le droit à la souveraineté" et
reposant sur les capacités nationales, au lieu de s'en tenir à "essuyer
les péchés du passé".
Au niveau
international, M. Papandréou a relevé qu'il existe des commentaires à
l'égard de la Grèce qui "dépassent toute limite permise, et qui blessent
profondément tous les Grecs", reconnaissant toutefois que "c'est la
Grèce qui a permis que de tels commentaires soient formulés et qui atteignent
les limites du racisme", a-t-il précisé.
"Nous ne devons
pas transférer nos propres responsabilités sur des tiers pour régler les
problèmes mais nous baser sur nos forces", a-t-il affirmé ajoutant que le
gouvernement "ne restera pas les bras croisés ainsi que l'a fait le
gouvernement de la ND".
Répondant aux
questions de la presse au sujet de commentaires faisant état d'oisiveté, d'un
manque de concertations et de confusion au sein du gouvernement, M. Papandréou
a souligné que le changement est très important et qu'il est nécessaire d'y
consacrer du temps, ajoutant que "nul n'échappera à l'évaluation et que
les ministères ne sont pas "les féaux" de chaque ministre,
caractérisant les structures gouvernementales actuelles d'anachroniques devant
être modifiées.
S'agissant du climat de
panique qui semble dominer au sujet des problèmes affrontés par le pays, M.
Papandréou a souligné qu'il "est facile de semer la panique via la
télévision et les journaux", ajoutant qu'il demande que tous fassent
preuve de sérieux de sorte à éviter de créer un climat de misérabilisme et
de récrimination. "J'accepte toute critique sérieuse", a-t-il lancé
pour ajouter tout aussi vite "nous avons d'ores et déjà prouvé que nous
corrigeons nos erreurs".
Interrogé sur la
proposition concernant un gouvernement d'état d'urgence, M. Papandréou a
rejeté une telle éventualité soulignant que le peuple grec en votant en
octobre en faveur du PASOK a voté pour un gouvernement de besoin national
apportant des grands changements. Il a précisé n'avoir aucune objection face
à de larges consensus visant à promouvoir de grands changements tout en
rejetant le partage de la gouvernance.
S'agissant du récent
attentat terroriste devant le Parlement et interrogé sur la sécurité du
citoyen, M. Papandréou a estimé que le citoyen actuellement se sent plus en
sécurité que quelques mois auparavant, ajoutant au sujet de l'attentat à la
bombe qu'il s'agit d'un acte de droit pénal ordinaire comme les précédents,
qui porte atteinte à l'image du pays.
Enfin, M. Papandréou a
adressé un message à l'Hellénisme de la Diaspora qui souffre en entendant les
commentaires proférés sur la Grèce, affirmant que la Diaspora sait que
"la Grèce peut faire mieux et que lui-même contribuera à l'effort du
pays en offrant tout soutien politique".
Papandréou décidé de
répondre à la lettre Erdogan
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a assuré qu'il répondra très prochainement à la lettre
de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, au cours de la conférence de
presse au Zappeion mercredi en réponse à une question d'un journaliste. Il a
également précisé qu'une partie de la réponse à la lettre de M. Erdogan
concernera l'organisation d'une rencontre avec ce dernier.
Par ailleurs, M.
Papandréou a souligné que l'agenda des questions posées par la partie turque
est différent du grec et à maintes reprises provocant, affirmant que la Grèce
dispose d'un agenda et des positions différentes sur toutes les questions.
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13/01/2010 |
Papandréou - Van
Rompuy : la situation de l'économie grecque est le symptôme des problèmes
chroniques
L a
situation actuelle de l'économie grecque est un symptôme des problèmes
chroniques et le plus important est le manque de crédibilité "que nous
nous engageons en tant que gouvernement à reconquérir, tant face au peuple
grec que face à nos partenaires de l'UE", a affirmé le premier ministre,
Georges Papandréou, à l'issue du déjeuner de travail organisé au Palais
Maximou en l'honneur du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
M. Papandréou a
notamment déclaré que le programme de stabilité et de développement que
présentera le gouvernement sera un acte de restructuration du pays qui inclura
des réformes institutionnelles, ne manquant pas d'évoquer à cette occasion le
projet de réforme administrative présenté au conseil des ministres ainsi
l'objectif de réduction du déficit en trois ans, précisant que cet objectif
sera accompagné des évaluations des fonds pour le passage de l'économie du
pays au modèle compétitif du développement vert.
Evoquant son entretien
avec M. Van Rompuy sur les questions concernant l'immigration et l'asile, M.
Papandréou a insisté sur l'accord UE-Turquie dans ce contexte, sur Frontex, la
politique de l'UE à l'égard des pays tiers ainsi que l'insertion des migrants
légaux, soulignant que l'UE doit jouer un rôle décisif dans ces questions.
Il a encore réitéré
en ce qui concerne l'"Agenda 2014" la proposition qu'il avait
formulée pour l'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE en 2014, estimant que
le cycle ouvert il y a 100 ans avec la 1ère Guerre Mondiale doit être
clôturé dans la stabilité et selon des règles de bonne application des lois
dans la région car cette orientation contribuera aux réformes internes dans
ces pays ainsi qu'au règlement des problèmes régionaux et bilatéraux.
Enfin, en ce qui
concerne le changement climatique et les conclusions du Sommet de Copenhague, M.
Papandréou a observé que bien que les résultats étaient attendus, Copenhague
constitue la seule voie pour faire face au problème, lançant un appel pour une
préparation sérieuse en vue du Sommet analogue de Mexico à la fin de
l'année, ne manquant pas de souligner que la Grèce élaborera des plans
élargis avec les pays de la Méditerranée, les Balkans occidentaux et de la
mer Noire pour ces questions.
"2010 est une
année de défis et il est important que nous puissions garantir le redressement
économique de l'UE ainsi que le développement", a souligné pour sa part
M. Van Rompuy tout en insistant sur la nécessité d'une nouvelle stratégie
pour 2020 et soulignant que c'était la raison pour laquelle il avait proposé
la réunion du Sommet européen le 11 février en vue d'organiser un débat sur
l'économie de l'UE et le mode de vie européen.
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11/01/2010 |
Papandréou: La crise
économique une menace nationale d'envergure
L a
crise économique et monétaire est une menace nationale d'envergure, a
déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, dans son intervention
dimanche en réunion du Conseil des ministres, invités à discuter de la
nouvelle architecture de l'administration publique, la nouvelle loi dite
Kapodistria 2 de découpage administratif, rebaptisée "Kallikratis"
et sur fond d'un bilan de 100 jours de gouvernement du PASOK.
M. Papandréou a
exprimé certes son optimisme quant à l'aboutissement réussi du combat actuel
du gouvernement, appelant en même temps tous les Grecs et en particulier les
médias "à dire Non à la panique", plaçant en toute priorité la
réalisation des grands changements programmés pour 2010, une année, à-t-il
rappelé, de réformes et renversements.
Le premier ministre a
tiré par ailleurs un bilan positif des premiers 100 jours de son gouvernement,
dont le mandat, a-t-il souligné, a eu lieu dans une période de crise à tous
les plans, avec une dette et un déficit considérables hérités du précédent
gouvernement.
Toutefois, a poursuivi
M. Papandréou, à la racine des problèmes il n'y avait pas seulement
l'économie, mais le mode de gouverner, pour affirmer avoir trouvé une
administration publique exténuée, avec un moral à zéro, aucun entrain,
protectrice uniquement de certains intérêts au détriment des droits du
citoyen.
Selon le premier
ministre, le gouvernement a été au cours des 100 jours à la hauteur de sa
responsabilité historique, qui est de placer le citoyen en premier avant tout,
soulignant qu'au-delà des changements dans l'administration régionale il faut
aussi intervenir en profondeur dans l'administration centrale.
A la fin de la semaine,
le gouvernement doit annoncer, a-t-il informé, le programme de stabilité et de
croissance, ainsi que des propositions sur l'oeuvre gouvernementale et légale
qui suivra par la suite, alors qu'est programmée une conférence de presse au
Palais du Zappeion dans le courant de la semaine pour présenter les conclusions
principales des 100 jours.
Enfin, à propos de la
nouvelle architecture de l'administration, M. Papandréou a relevé qu'à partir
d'aujourd'hui commence une année pour un changement radical qui posera les
fondements d'un fonctionnement démocratique, un objectif national et engagement
suprême du PASOK. Cette nouvelle architecture de l'administration, a précisé
le premier ministre, s'intègre dans le plan d'ensemble du gouvernement, afin
que le 14 novembre 2010, les élections municipales aient lieu avec de nouvelles
et solides municipalités et régions.
Le ministre de
l'Intérieur présente le programme "Kallikratis" de la nouvelle
administration régionale
Le ministre de
l'Intérieur, de l'Administration publique et de la gouvernance électronique,
Yannis Ragoussis, a présenté la nouvelle architecture des municipalités et
régions, qui est baptisée du nom d'un des deux grands architectes du
Parthénon, à savoir Kallikratis.
Dans son rapport au
Conseil des ministres convoqué dimanche, M. Ragoussis a annoncé que ce projet
sera voté au plus tard en mai en vue des municipales prévues le 14 novembre
2010.
Le Programme
Kallikratis prévoit une réduction à 13 au lieu des 76 des administrations
préfectorales actuelles, alors que ne resteront sur les 1.034 municipalités
que 370, et qu'en même temps, passeront de 6.000 à moins de 2.000 les
personnes morales et entreprises municipales. Il est prévu en outre
l'institutionnalisation de 7 administrations générales remplaçant les 13
régions.
Selon le ministre,
l'administration régionale deviendra la "locomotive" pour la
croissance verte, ayant à sa charge la planification de développement des
régions, la gestion des subventions européennes, alors que pour Athènes et
Thessalonique des règlements spécifiques sont prévus à titre de grandes
métropoles urbaines.
Les fonds seront
répartis sur des critères géographiques, économiques et démographiques, et
seront imposés de la TVA afin que les collectivités locales participent elles
aussi à la lutte contre la fraude fiscale. Enfin, 650 millions d'euros sont
dégagés pour le programme à partir du Cadre national stratégique de
Référence (ESPA).
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30/12/2009
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Papandréou: Aucun
changement dans notre stratégie pour l'économie
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a affiché la fermeté du gouvernement de
maintenir sa stratégie économique et d'aller de l'avant sur la base des
déclarations énoncées, lors d'une rencontre avec les journalistes mardi au
Palais Maximou.
Notre stratégie pour
l'économie ne changera pas et nous progresserons en nous fondant sur ce que
nous avons annoncé, a souligné M. Papandréou, tranchant dans la foulée ne
pas craindre un rejet du Programme de stabilité et de croissance que le
gouvernement soumettra en janvier à la Commission européenne.
M. Papandréou, qui a
réitéré que le problème de l'économie grecque est différent de celui des
autres pays, a souligné qu'il résulte surtout du gaspillage de crédits qui
n'ont pas été canalisés vers la croissance, comme ce fut le cas pour les
stages ou les affaires de corruption, ne manquant pas aussi de critiquer les
banques qui, bien qu'ayant été soutenues financièrement, n'ont pas diffusés
les financements dans l'économie réelle, mais ont préféré clôturer
certains "trous" à elles et limiter les financements accordés à
certaines sociétés bien précises.
Par ailleurs, le
premier ministre a indiqué que l'inflation ne constitue pas un problème pour
la Grèce, alors qu'interrogé s'il a lieu d'envisager une augmentation de la
TVA, il a tranché qu'il n'y a eu aucune telle proposition de la part du
ministère des Finances. Et relancé sur un dossier relevant toujours du
ministère des Finances et est analysé sur les médias à l'heure actuelle, à
savoir le montant élevé de la vignette (taxes de circulation), M. Papandréou
est apparu reconnaître l'existence d'un problème et renvoyé à des
initiatives du ministère d'examiner des changements pour l'année prochaine.
Invité à dire s'il y
a un double langage au sein du gouvernement, M. Papandréou a dit souhaiter la
formulation d'avis diversifiés, dès lors qu'une fois une décision prise, elle
soit appliquée et entre en vigueur, mettant aussi implicitement en cause en
partie la presse pour cette image qui sort vers l'extérieur, puisqu'il est
normal qu'en posant des questions à trois cadres de l'administration sur une
même question, par exemple, il y ait jusqu'à trois approches différentes.
Concernant la loi
électorale et le droit de vote à accorder aux immigrés dans les échéances
locales, M. Papandréou s'est dit prêt à discuter de chacun des aspects de
cette question et clarifié que les prochains scrutins municipaux et régionaux
auront lieu avec la nouvelle loi électorale, alors qu'à une observation sur un
désaccord du président de la ND, Antonis Samaras, sur cette loi, il a dit
estimer que le chef de file de l'opposition n'est pas exactement contre la loi,
mais pense à une autre version du système.
Mais ce qui importe,
a-t-il ajouté, c'est que tout le monde est d'accord que le système actuel va
mal et produit de l'"argent politique noir", réfutant ensuite en
réponse à une autre question sur le cas des petits partis, que les petits
partis soient les perdants de ce nouveau mode électoral.
Concernant enfin le
droit de vote des immigrés, M. Papandréou a défendu les dispositions promues
par le ministère de l'Intérieur et à la question d'une éventuelle
altération du corps électoral, il a expliqué que le corps électoral n'est
pas altéré, mais que simplement il change.
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16/12/2009
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Papandréou satisfait
des résultats de la réunion sur la corruption présidée par le chef de l'Etat
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a déclaré avoir de bonnes impressions
de la rencontre mardi entre chefs de parti, soulignant des résultats importants
de cette discussion présidée par le chef de l'Etat, Carolos Papoulias, au vu
que nombreuses de ses propositions avancées avaient été bien accueillies, et
se disant disposé à mettre en valeur celles présentées par les dirigeants
politiques.
La question de la
corruption a été posée par le PASOK, même en période électorale, comme la
question fondamentale de la vie politique du pays, a indiqué M. Papandréou, à
l'issue de la réunion des chefs de partis représentés au Parlement sous la
présidence de M. Papoulias, laquelle avait été convoquée à sa propre
demande auprès du chef de l'Etat, notant l'importance de restaurer une nouvelle
crédibilité, une nouvelle relation de confiance.
Nous devons frapper
l'anomie et les inégalités que génère la corruption, ayant un impact
négatif sur la crédibilité de notre pays, mais aussi pour l'argent du peuple
grec.
Papandréou a soumis
une proposition en dix points au Conseil des chefs de parti
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a soumis une proposition en dix points pour combattre la
corruption en Grèce, lors de la réunion du Conseil des chefs de parti sous la
présidence du chef de l'Etat, Carolos Papoulias.
M. Papandréou a
insisté que la lutte contre la corruption constitue une priorité nationale
suprême, faisant part de sa ferme résolution de promouvoir la transparence, et
ce pour trois raisons précises: la corruption est le facteur central de
création et de gonflement du problème budgétaire du pays, parce que
l'intérêt public est relégué derrière des intérêts privés annexes,
petits et grands, la corruption entrave l'effort de développement en
étranglant les forces productives créatives et en récompensant ceux qui
vivent en parasite aux dépens de l'Etat, la corruption met en danger la
cohésion sociale et conduit à l'accentuation des injustices sociales, puisque
constituant une arme aux mains des puissants, sans compter enfin qu'elle sape la
crédibilité du système politique et les institutions démocratiques.
C'est une affaire
nationale, a souligné le premier ministre, qui exige la mobilisation de toutes
les forces sociales et productives, ainsi que la garantie de l'entente la plus
large possible entre les partis.
Papoulias accueille les
chefs de parti pour traiter de la question "nationale" de l'économie
Dans sa brève
allocution en rejoignant les chefs des partis politiques présents au Parlement
qui se sont réunis mardi sous sa présidence, une initiative revenant au
premier ministre, Georges Papandréou, ayant souhaité un échange de vues et
des propositions concrètes sur les moyens de lutter contre la corruption qui
influence, selon ses propres déclarations, directement l'économie, le
président de la République, Carolos Papoulias, a d'emblée qualifié cette
question de "nationale".
M. Papoulias a
souligné à l'adresse de ses hôtes que "nous partageons ensemble avec la
société ses interrogations sur la nécessité de consolider les concepts de
responsabilité sociale et de contrôle démocratique", estimant que les
responsables politiques ont l'obligation pour la génération future d'aller de
l'avant dans des changements institutionnels et culturels.
Notons que cette
réunion au niveau de chefs de parti a duré deux heures. Aucun communiqué
commun n'a été publié.
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15/12/2009
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Papandréou annonce des
changements rapides en ouverture du dialogue social
L e
premier ministre, Georges Papandréou, est apparu déterminé à réaliser des
changements et renversements rapides, en honorant les engagements électoraux du
PASOK, posant comme date butoir la fin février, dans son discours lundi soir au
Palais du Zappeion, devant le Comité économique et social (CES) grec, en
inaugurant en substance le cycle du dialogue avec les partenaires sociaux.
Comme l’a dûment
souligné M. Papandréou, les décisions seront prises rapidement, sans autre
tergiversation, fixant la fin février comme fin de ce cycle de dialogue.
Les prochains jours, a
encore précisé le premier ministre, il y aura des contacts de chaque
ministère avec le CES et les partenaires sociaux sur chacune des questions qui
seront soumises au dialogue.
Donnant la teneur de
ces changements, M. Papandréou a tenu à trancher d’emblée qu’il ne s’agira
pas de "rapiéçages", mais de "changements radicaux",
invitant de ce fait les partenaires sociaux à un nouvel accord national et
social "pour sauver le pays".
Dans un intervalle de
trois mois, a ajouté le premier ministre, nous prendrons les décisions qui n’ont
pas été prises depuis des décennies, "soit nous changeons soit nous
coulons", a-t-il souligné, pour insister encore que le peuple grec ne veut
pas un gouvernement qui soit un liquidateur des obligations envers des tiers,
mais un gouvernement qui réalisera le grand renversement pour la reconstruction
du pays.
M. Papandréou, qui a
qualifié de criminelle la gestion du précédent gouvernement, a appelé à la
plus grande mobilisation de tous dans l’effort "pour changer en
profondeur la Grèce" et assuré que l’effort lancé aujourd’hui est de
se heurter avec des conceptions et intérêts du passé. Nous visons, a-t-il
dit, en une Grèce des valeurs et en la création d’un Etat de droit, de la
transparence et du mérite.
M. Papandréou a
affirmé que le gouvernement met en oeuvre des politiques et orientations
fondamentales et intégrées dans le cadre d’une feuille de route de trois
mois qui a des priorités et cibles immédiates. Nous ne prendrons pas de
demi-mesures, a-t-il ajouté, parce que celles-ci ne s’attaquent pas aux vrais
problèmes, elles sont injustes et portent atteinte aux couches (sociales) qui
ne sont pas responsables de la crise.
Interrogé sur des
acteurs internationaux qui doutent de la capacité de la Grèce à réussir, M.
Papandréou a répliqué d’emblée que "nous devons les démentir",
faisant part de sa propre expérience les jours précédents à Bruxelles, au
Sommet de l’UE, où il a pu convaincre ses partenaires européens.
M. Papandréou a
explicité encore que les changements et renversements concerneront tous les
niveaux et que le gouvernement sera le premier à en donner l’exemple, donnant
encore une fois l’engagement le plus ferme que les couches les plus démunies
et la classe moyenne seront protégées.
A ce point, M.
Papandréou a tenu à dénoncer comme le plus grand ennemi la structuration
clientéliste de l’Etat, et à assurer que la rupture sera radicale avec la
corruption, les collusions d’intérêt, l’"argent noir".
Enfin, M. Papandréou a
informé qu’il posera toutes ces questions à la réunion des chefs de parti
sous la présidence du chef de l’Etat mardi, en apportant bien sûr beaucoup
plus de détails, et pour souligner enfin que l’heure est venue que chacun
prenne ses responsabilités, le gouvernement pour sa part les assumant déjà.
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12/12/2009 |
Papandréou: Image
renforcée de la Grèce après le Sommet auprès de ses partenaires européens
Le premier ministre,
Georges Papandréou, s'est félicité que la Grèce soit sortie renforcée du
Sommet de l'UE à Bruxelles, en obtenant des manifestations de solidarité à la
fois de ses 26 partenaires européens.
Le soutien qu'ils ont
accordé aujourd'hui atteste de la reconnaissance que la Grèce ne se trouve pas
au bord de la faillite, qu'elle ne fera pas faillite et qu'elle ne se retrouvera
pas hors de la zone euro, a souligné M. Papandréou, dans sa conférence de
presse à l'issue des travaux du Conseil européen.
M. Papandréou, qui a
dit avoir reconnu devant ses partenaires européens l'étendue du problème et
décrit le cadre de règlement que le gouvernement grec est résolu de mettre en
place, a affirmé que plus que le problème du déficit budgétaire en soi, le
gouvernement était confronté au déficit de crédibilité qu'a laissé
derrière lui le gouvernement de la ND.
Le premier ministre,
qui a exclu l’adoption de mesures de pure perception d’impôts, mises en
avant par des analyses économiques mais que le gouvernement n’a jamais
planifiées ni eu l’intention de prendre, a tranché que toutes les mesures
sans exception du nouveau gouvernement seront certes dures mais à la fois
justes, et elles ne viseront aucunement la réduction des salaires et des
retraites, parce que ni les salariés ni les retraités ne sont responsables de
la crise, et qu’en plus de telles mesures ne peuvent régler le problème
économique du pays.
Les mesures du
gouvernement, a précisé M. Papandréou, concernent la répression de l’évasion
fiscale, les fuites dans les cotisations sociales et la corruption, alors que
seront prises aussi des mesures d’ordre structurel, citant en exemple la
réduction des échelons dans l’architecture administrative du pays de 5 à 3.
Autre grand axe de l’action
gouvernementale, a poursuivi le premier ministre, sera le renforcement et la
stimulation de la vraie économie, la remise en ordre du secteur public et le
tournant vers un autre modèle de développement, vers l’économie verte.
A ce point, M.
Papandréou a rejeté catégoriquement l’adoption de mesures semblables à
celles prises par l’Irlande, explicitant qu’il serait erroné de prendre les
mêmes mesures pour des problèmes différents. En Grèce, a-t-il dit, il existe
une corruption systémique qu’il s’est engagé à combattre "sans
pitié". "Fini le gaspillage de l’argent public, l’évasion dans
la perception des impôts et des cotisations sociales", a affirmé M.
Papandréou estimant que le problème économique du pays pourra se résorber
déjà rien qu’en commençant à frapper ces fléaux.
Se référant à la
prochaine réunion des chefs de parti sous la présidence du chef de l’Etat
mardi, M. Papandréou a indiqué que le gouvernement souhaite avancer au plus
vite dans ses décisions, de sorte à ce que "nous ayons notre avenir en
main" et qu’il ne soit pas aux mains de nos créanciers. M. Papandréou,
qui a précisé qu’il déposera des propositions concrètes afin qu’elles
soient adoptées par les autres chefs de parti, a encore explicité en réponse
à une question de la presse, que malgré sa confortable majorité parlementaire
de 160 députés, "tout ce qui sera fait sera plus efficace si tout le
monde y contribue". "C’est un devoir patriotique de tous que de
contribuer au règlement des problèmes, telles que la corruption et l’application
des lois", a-t-il ajouté, explicitant aussitôt qu’il entend par là
"des lois justes".
Par ailleurs, M.
Papandréou a clarifié ne pas demander à l’UE un soutien spécial, en
jugeant plus que suffisant le soutien au niveau politique apporté à la Grèce.
Nous ne demandons pas de cadeaux, a-t-il lancé, ni de nos partenaires de nous
sauver. La Grèce ne pourrait pas convaincre ses partenaires si elle ne
reconnaissait pas le problème et si elle n’avait pas de propositions qui
puissent sortir le pays de la crise.
Se référant aux
décisions plus générales du Conseil européen, M. Papandréou a fait part de
la décision de l’UE de proposer à la Conférence de Copenhague la réduction
de 30% des émissions des gaz polluants au lieu des 20% en vigueur à ce jour et
de soutenir les pays en voie de développement pour un transfert de savoir-faire
et de s’efforcer d’attirer dans son sillon d’autres grandes puissances,
comme les Etats-Unis et la Chine.
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| 11/12/2009 |
Papandréou: De grands changements pour conduire la Grèce à
une nouvelle ère de croissance
L e gouvernement est prêt à réaliser de grands et
importants changements qui conduiront la Grèce à une nouvelle ère de
croissance, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à son
arrivée jeudi soir au Sommet de l’UE à Bruxelles.
Selon M. Papandréou, le gouvernement grec est absolument
engagé dans cette voie et est certain du soutien puissant de l’UE à cet
effort de changements qui s’avèreront au profit du peuple grec et aussi
naturellement de la famille européenne.
De plus, M. Papandréou a souligné que le nouveau
gouvernement a pleinement conscience de ses obligations de redresser l’économie
grecque, de moderniser le secteur public et de combattre des problèmes
chroniques, tels que la corruption et les relations clientélistes. Ce dont nous
voulons convaincre, a-t-il ajouté, c’est que nous utiliserons nos avantages
comparatifs pour nous diriger vers une économie saine, verte et viable et que
nous avons un budget qui prévoit la limitation des dépenses et la réduction
de la dette.
Notons que M. Papandréou a eu dans la matinée des contacts
téléphoniques avec le président de la zone euro, Jean-Claude Juncker, le
président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, son homologue
britannique, Gordon Brown, la présidence suédoise de l’UE, ainsi qu’avec
le DG du FMI, Dominique Strauss-Kahn.
Dans son intervention au cours du Sommet, M. Papandréou a
réaffirmé que la Grèce est prête et décidée à procéder aux changements
nécessaires ainsi qu'à prendre les mesures institutionnelles pour l'économie
et présenté le cadre de la politique qu'il est décidé à appliquer laquelle
concerne entre autres des réformes institutionnelles.
M. Papandréou a également évoqué la forte dynamique de la
Grèce laquelle n'a pas encore été valorisée soulignant que celle-ci peut
s'appuyer sur l'énergie verte et plus généralement sur l'économie verte et
le tourisme, faits qui sont des facteurs d'optimisme pour l'avenir du pays.
Enfin, M. Papandréou après avoir affirmé qu'il est prêt
à modifier le modèle économique de la Grèce, a invité les 27 leaders de
l'UE à oeuvrer en commun et à coopérer dans un esprit de soutien et de
solidarité. Il fait part personnellement de son entière confiance en la Grèce
et le peuple grec, relevant que par le passé le pays avait traversé des crises
économiques graves lesquelles avaient été solutionnées efficacement.
En ce moment, M. Papandréou participe au dîner de travail
avec les autres présidents et premiers ministres de l'UE au cours duquel
doivent être discutées les questions concernant la rencontre de Copenhague, le
changement climatique et les questions institutionnelles de la Communauté.
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| 10/12/2009 |
Le Budget 2010,
un premier pas vers le redressement de l'économie
L e
premier ministre, Georges Papandréou, prenant la parole mercredi en
Conseil des ministres, a tenu à souligner, en commentaire des rapports
négatifs sur l'économie grecque publiés à l'heure actuelle par
diverses agences de notation internationales, que le Budget de l'Etat
2010 constitue un premier pas vers le redressement économique et la
réduction du déficit, dénonçant que le manque de confiance qui se
manifeste actuellement sur les marchés est un héritage du précédent
gouvernement.
"Dans le
Budget, nous faisons les premiers pas vers un redressement de
l'économie et la réduction du déficit, alors que nous ouvrons le
dialogue sur la fiscalité, la gestion des recettes publiques, la
transparence et la sécurité sociale, toutes choses qui seront
indiquées dans le Programme de stabilité et de croissance", a
souligné M. Papandréou.
M. Papandréou
a informé le Conseil qu'il rencontrerait jeudi le président de la
République, Carolos Papoulias, pour lui proposer une réunion des
dirigeants des partis politiques sur la question de la corruption, un
problème lié par ailleurs à la situation économique, déclarant de
manière dramatique que "la patrie se trouve aux services des
urgences" et que "le problème budgétaire menace pour la
première fois depuis 1974 la souveraineté nationale".
"Les
politiques criminelles de la Nouvelle Démocratie nous ont conduit dans
une situation exceptionnellement difficile. La ND a exposé la Grèce et
l'a transmise (au nouveau gouvernement) avec une souveraineté nationale
diminuée", a affirmé M. Papandréou, ajoutant que le déficit de
crédibilité de la Grèce fait actuellement l'objet d'exploitation,
mais que les politiques suivies par le gouvernement "ferment une
fois pour toute la porte à la non-crédibilité".
"Ce
gouvernement, a ajouté le premier ministre, fonctionne selon le seul
critère que le peuple décide souverainement de son avenir. Nous avons
gagné de durs combats, et sommes résolus de faire ce qu'il faudra pour
réduire le déficit, réussir un équilibre budgétaire et la
croissance partout". |
| 03/12/2009 |
Interview de
M. Papandréou accordée à la chaîne CNN (plus) |
| 19/11/2009 |
Papandréou: Le
projet de Budget 2010 est le premier pas décisif de sauvetage de
l'économie
L e
premier pas décisif pour le sauvetage de l'économie, le redressement
du pays a lieu avec le projet de Budget, a affirmé le premier ministre,
Georges Papandréou, en réunion du Conseil des ministres mercredi, une
réunion qui a porté également sur la revalorisation de l'Office
national de la Statistique en autorité indépendante, le projet de loi
sur la protection des forêts et étendues forestières en Attique
après les grands incendies d'août 2009 et le projet de loi sur les
emprunteurs en difficulté.
M. Papandréou
a souhaité souligner à ce point qu'il faut livrer bataille pour
changer l'Etat et mettre en application son programme pour les 100
premiers jours, en insistant que l'oeuvre gouvernementale prend
désormais, dans son ensemble, "des rythmes soutenus".
M. Papandréou,
qui a parlé du nouveau Budget de l'Etat comme ouvrant la voie de
l'espoir, de la croissance et de la justice, même s'il "ne règle
pas par un coup de baguette magique tous les problèmes du pays", a
soutenu qu'il s'agit d'un "budget d'équilibre", pour insister
"un équilibre entre les grands problèmes budgétaires hérités
et auxquels nous devons faire face, et la nécessité de s’attaquer à
l’injustice sociale, les inégalités, la pauvreté et l’absence d’opportunités".
Se référant
au projet de loi sur l'Office de la Statistique, le premier ministre a
indiqué qu'il est urgent de rétablir notre crédit, "nous voulons
rendre notre pays à nouveau un interlocuteur et partenaire crédible en
Europe et sur les marchés internationaux, et cela débute en mettant
fin définitivement aujourd'hui à la pratique des données statistiques
qui sont façonnées à volonté par le gouvernement en place".
Passant au
projet de loi sur les forêts incendiées en Attique, M. Papandréou a
assuré que le texte qui sera déposé au Parlement se heurtera "à
la corruption, l'anomie, qui a en définitive pour résultat la
destruction spéculative de notre environnement, mettant un frein aux
plans spéculatifs de certains centres d'intérêt".
M. Papandréou
a souhaité rappeler à ce point, les données officielles à présent
établies, le défi que doit relever le gouvernement du fait des
politiques catastrophiques du précédent gouvernement de la ND, qui ont
"mené l'économie à une situation d'urgence", mais aussi à
reconfirmer les engagements électoraux du PASOK qui, tout en ayant
été toujours suspicieux sur les indices fondamentaux de l'économie
depuis les rangs de l'opposition, "n'aurait jamais pu s'imaginer
l'étendue de l'écart avec la réalité". "Les objectifs
restent les mêmes, et le gouvernement honorera ce à quoi il s'est
engagé pré-électoralement", a-t-il tranché.
Le premier
ministre, qui a circonscrit les plus grandes difficultés du budget, non
pas tant suite à la crise internationale, mais à cause des
performances négatives du pays, a cité en premier lieu comme
"racines profondes du problème, l'Etat grec lui-même, avec sa
structure, son encadrement, son foisonnement de lois, sa bureaucratie,
son absence de transparence, sa corruption dans ses relations avec le
citoyen", pour insister que dans cette lutte pour remédier à cet
état de choses, le gouvernement est du même côté que les citoyens.
Parlant de
l'objectif central de 2010, M. Papandréou a parlé d'une "année
où nous réaliserons des ruptures avec ce qui marche mal dans cinq
secteurs fondamentaux, l'Etat, le modèle de croissance et d'économie,
l'éducation et l'innovation, la prévoyance sociale et l'Etat social,
la présence internationale. "Nous sommes ici parce que nous
faisons partie de la solution", a-t-il lancé. |
| 14/11/2009 |
Le social au
centre des débats au Parlement à l'Heure du premier ministre
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a été appelé à intervenir
vendredi au Parlement pour répondre aux questions de l'opposition sur
l'emploi partiel et les stages (KKE), sur les "Golden Boys" du
secteur public (LAOS) et sur la sécurité sociale (SYRIZA), à la
session traditionnelle dite "L'heure du premier ministre".
Le rapport de
la commission mandatée par le nouveau gouvernement pour une révision
des dispositions régissant les stages et la "location" des
salariés sera prêt en décembre, a annoncé M. Papandréou, observant
en même temps que la permissivité régnant sur le marché du travail
ne doit pas conduire à l'interdiction des formes flexibles d'emploi,
lorsque nécessaires socialement.
En réponse au
tableau noir dressé par la présidente du CC du KKE, Aleka Papariga,
estimant à quelque 720.000 personnes recrutées pour des emplois
flexibles (stages, temps partiel, travail au noir), et dénonçant que
cette situation est imposée par l'UE et n'a aucun rapport avec la crise
financière de ces derniers mois, le premier ministre a tenu à
défendre les politiques du nouveau gouvernement sur l'idée d'un Etat
protégeant les travailleurs, assurant la bonne application des lois, et
mettant fin une fois pour toute à la "jungle" sur le marché
du travail.
M. Papandréou
n'a toutefois pas exclu complètement l'emploi à mi-temps, s'il est
choisi par la personne elle-même, voire s'il permet de continuer des
études. "Car enfin, a-t-il tranché, la titularisation pour tous
n'est pas possible, elle n'existe nul part au monde. La question est que
fait l'Etat?".
Le président
du LAOS, Georges Karadzaferis, pour sa part, a interrogé M. Papandréou
sur les initiatives qu'il comptait prendre pour réagir aux revenus
phénoménaux dans les grandes entreprises publiques, telles la Banque
Nationale de Grèce (BNG), la Radio-télévision publique (ERT),
l'Office des Télécommunications de Grèce (OTE), l'Electricité de
Grèce (DEH), notamment, relevant que "avec un million d'euros par
an (un salaire d'un haut fonctionnaire), on peut engager 200 jeunes dans
des stages, voire un village tout entier".
Sur ce point,
M. Papandréou a répondu très fermement par une seule phrase
"Fini les mensonges", puisque, a-t-il dit, des initiatives
législatives et institutionnelles seront présentées prochainement
pour mettre un terme à une situation de pleine injustice, mais aussi de
gaspillage de l'argent des contribuables.
Les revenus des
cadres des entreprises publiques, qu'elles soient ou non introduites en
Bourse, seront calculés sur des critères de transparence et de
justice, chacun devant rendre compte de ses actes, alors que de plus
toutes les décisions seront communiquées sur Internet, M. Papandréou
reconnaissant l'existence de situations "inadmissibles" dans
le secteur public, notant certes ne pas avoir l'inventaire complet des
grilles de salaires des directions des grandes entreprises et
commissions spéciales.
Les problèmes
de la sécurité sociale ont fait l'objet de la 3e question posée par
le président du groupe parlementaire de la SYRIZA, Alexis Tsipras,
lequel s'est interrogé sur la possibilité du gouvernement de céder
aux pressions de la Commission européenne sur cette question qui,
a-t-il rappelé, relève de la compétence des Etats nationaux, comme
stipulé notamment dans le Traité de Rome.
Sur cette
question à revoir, puisque le nouveau gouvernement s'oppose à la loi
de l'ancienne ministre de l'Emploi, Fani Palli-Petralia, M. Papandréou
a invité la SYRIZA, plutôt que de se limiter comme par le passé à
une critique extérieure, à défendre ses propositions dans le cadre
d'un dialogue élargi, soulignant que les caisses de sécurité sociale
se trouvent au bord de la faillite, que comme le PASOK l'avait affirmé
dans l'opposition que ce dossier est très complexe et ne peut être
réglé approximativement.
"Nous ne
pouvons planifier la sécurité sociale en ignorant les paramètres du
marché, de l'emploi, de la compétitivité, du fonctionnement des
sociétés. Et c'est pourquoi, nous engageons un dialogue avec tous les
organismes, les partenaires sociaux. et nous le mènerons jusqu'à ce
que les choix décidés soient viables". |
| 06/11/2009 |
Papandréou:
Nous matérialisons nos engagements électoraux
"N ous
commençons à matérialiser tout ce que nous avons promis avant les
élections", a déclaré jeudi le premier ministre, Georges
Papandréou, s'adressant en réunion du Conseil des ministres, au cours
duquel le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté
le projet de budget 2010 élaboré dans le mois qui a suivi les
élections législatives.
M. Papandréou
a insisté sur le fait qu'il s'agit d'un budget sérieux, qui tient
compte des capacités réelles du pays et pose les bases de la relance
et de la rupture avec le passé, évoquant tout particulièrement la
corruption, les gaspillages et les relations clientélistes avec
l'argent du peuple grec, des phénomènes qui ont pris des dimensions
d'épidémie au cours des dernières années.
M. Papandréou,
qui a également annoncé que le budget sera élaboré différemment à
partir de l'année prochaine, a souligné que le budget 2010 permet de
réaliser un pas vers l'avenir et insisté sur le fait que le
gouvernement ne reniera pas ses engagements électoraux, ni ne fera
marche arrière en ce qui concerne son objectif pour une juste
redistribution du revenu, "et cela bien que la situation soit bien
pire que celle reconnue par la ND avant les législatives".
Le nouveau
budget vise à réchauffer le marché, à soutenir l'activité
économique, à stimuler l'emploi et à prendre des mesures contre la
cherté de la vie, a-t-il affirmé, tout en notant que le gouvernement
procède parallèlement au recensement réel et complet des données
statistiques de l'économie et à l'élaboration d'un nouveau système
fiscal qui sera régi par les principes de la transparence, de la juste
redistribution et de l'investissement correct des deniers du peuple.
"Notre objectif est de combattre la fraude fiscale et à mettre en
place une conscience fiscale chez les citoyens", a-t-il lancé.
Selon M.
Papandréou, le budget vise à la protection des groupes sociaux
faibles, à tonifier les petites et moyennes entreprises et le marché,
mais également à reconquérir la confiance de nos partenaires et des
marchés internationaux, c'est-à-dire "faire en sorte que la
Grèce ait de nouveau confiance en elle-même".
Le premier
ministre a encore insisté sur le fait que le gouvernement tiendra ses
promesses, soulignant que "nous avons prouvé que nous sommes
fidèles au programme des 100 jours qui avait été annoncé avant les
élections et nous mettons en pratique la juste redistribution, la
solidarité et la responsabilité sociale".
Enfin, M.
Papandréou a exprimé sa satisfaction au sujet de la coopération
harmonieuse des ministres avec le ministre des Finances pour
l'élaboration du budget. |
| 04/11/2009 |
Conseil des
ministres: Un projet de loi de "redistribution et de
solidarité"
L e
Premier ministre, Georges Papandréou, s'est félicité en Conseil des
ministres mardi du premier projet de loi du nouveau gouvernement, qui
consiste en une aide d'urgence aux personnes défavorisées et aux
classes moyennes, et répond rapidement à l'un des engagements
pré-électoraux du PASOK, notant en général aussi l'activation de son
équipe et la publication sur Internet des réformes de l'Etat.
"Cette
journée est de toute importance, puisque le Conseil des ministres a
examiné le premier projet de loi du gouvernement du PASOK", a
notamment déclaré M. Papandréou, ajoutant qu'"il s'agit de la
première matérialisation de nos engagements tracés dans notre
programme de 100 jours de gouvernement".
Se référant
aux principes de ce projet de loi, le Premier ministre a mis en avant le
fait que le montant d'environ un milliard d'euros sera réparti entre
2,5 millions de bénéficiaires, cette "redistribution (d'aides) et
solidarité", engageant ainsi une redistribution inverse de ce qui
se passait sous la Nouvelle Démocratie, alors qu'il a souligné aussi
l'importance que ces aides n'alourdissent pas le Budget de l'Etat, il
est "budgétairement neutre", a-t-il dit, ce qui est de toute
importance dans la situation économique actuelle mauvaise.
M. Papandreou a
informé les ministres qu'il avait par ailleurs discuté avec ses
homologues européens, la semaine dernière à Bruxelles, des questions
afférentes aux relations de travail et au changement climatique,
annonçant que le gouvernement déposera une proposition globale sur ce
dernier dossier en décembre.
Le ministre des
Finances détaille le projet de loi de solidarité sociale
Le projet de
loi concernant, d'une part une aide d'urgence de solidarité sociale aux
faibles revenus, et d'autre part le prélèvement à titre de
responsabilité sociale d'une taxe sur les bénéfices de 2008 des 300
plus grandes sociétés et banques est publié sur le site Internet du
gouvernement à partir de mardi après-midi.
Selon le
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, il s'agit de la
première intervention législative destinée à renforcer la
solidarité sociale, une aide qui profitera à plus de 2,5 millions de
personnes et dont le coût total excédera un milliard d'euro.
Dans le même
temps, le gouvernement impose une contribution de responsabilité
sociale sur les bénéfices avant impôt à environ 300 sociétés,
cette mesure portant sur les bénéfices 2008.
Simultanément,
a ajouté le ministre, "nous demandons aux propriétaires de biens
immobiliers valant plus de 600.000 euros de verser une taxe
extraordinaire", le ministre concluant sur le fait que le projet de
loi reflète le sens commun et que la contribution extraordinaire
demandée aux sociétés a été acceptée même par la Fédération des
Entreprises et Industries (SEB).
Les
bénéficiaires de l'allocation de solidarité sociale sont quelques
444.500 personnes qui toucheront au total 348,2 millions d'euros en
fonction de leur situation familiale, un plafond de 21.500 euros étant
fixé pour le revenu familial maximum et l'aide étant versées en deux
tranches, la première avant Noël et la deuxième en 2010.
Plus
précisément, une famille avec un enfant percevra 700 euros à
conditions que le revenu familial n'excède pas 14.000 euros, une
famille avec deux enfants 800 avec un revenu maximum de 15.500 euros,
une famille avec trois enfants 1.000 euros avec un revenu maximum de
17.000 euros, une famille avec quatre enfants 1.100 euros avec un revenu
maximum de 18.500 euros, une famille avec cinq enfants 1.200 euros avec
un revenu maximum de 20.000 euros et une famille avec six enfants et
plus 1.300 euros avec un revenu familial maximum de 21.500 euros.
Par ailleurs,
2.103.000 de personnes faisant partie de groupes sociaux vulnérables de
la population bénéficieront au total d'une enveloppe de 720,2 millions
d'euros.
Les
bénéficiaires sont les agriculteurs retraités de la caisse OGA (avec
des critères de revenus semblables à l'allocation de solidarité
sociale (EKAS)), soit 850.000 individus, qui percevront 300 euros, les
retraités bénéficiaires de l'EKAS, soit 360.000 individus, qui
percevront 300 euros, les petits retraités qui ont une pension de veuf,
de vieillesse ou d'invalidité qui ne touchent pas l'EKAS, soit 170.000
individus, qui percevront 400 euros, des handicapés touchant des
allocations de prévoyance, soit 185.000 individus, qui percevront 400
euros, des néphropathes qui touchent une allocation alimentaire, soit
13.000 individus, qui percevront 400 euros, les enfants sans protection
(loi 4051/1960 et décret présidentiel 108/83), soit 25.000 individus,
qui percevront 400 euros, les pauvres titulaires d'un livret de personne
non assurée (loi 57/1973), soit 100.000 individus, qui percevront 400
euros, et enfin les chômeurs inscrits sur les registres de l'Office
national pour l'emploi (OAED), soit 400.000 individus, qui percevront
eux aussi 400 euros.
Concernant la
contribution de responsabilité sociale, elle touche les 300 entreprises
et banques ayant fait les plus gros bénéfices en 2008, alors que la
taxe extraordinaire sur les grandes fortunes de biens immobiliers 60.285
contribuables, les taux d'imposition progressifs respectifs étant de
0,20% pour des biens immobiliers totalisant 600.000 à 1 million d'euros
(42.000 redevables), 0,40% pour des biens immobiliers totalisant 1 à 4
millions d'euros (18.000 redevables) et 0,60% pour des biens immobiliers
de plus de 4 millions d'euros (285 redevables).
Le total des
recettes qui seront perçues atteindra 180 millions d'euros, les
redevables représentant 1,7% des propriétaires de biens immobiliers
versant déjà la taxe unifiée sur les biens immobiliers (ETAK).
Le ministre a
précisé qu'un taux de 0,3% sera imposé sur les biens immobiliers de
l'Eglise, s'ils sont exploités commercialement, alors qu'il a
réitéré l'engagement du gouvernement de supprimer l'ETAK à partir de
2010.
Pour les
entreprises, le prélèvement portant sur les bénéfices 2008 avant
impôt ne concerne pas les entreprises ayant enregistré moins de 5
millions d'euros (212.000 entreprises), alors que l'imposition est
progressive ensuite, à savoir 5% pour des bénéfices de 5-10 millions
(140 entreprises), 7% pour des bénéfices de 10-25 millions (85
entreprises) et 10% pour des bénéfices de plus de 25 millions (75
entreprises), soit au total quelque 300 entreprises (0,14% du total).
M.
Papaconstantinou a précisé que le projet de loi sera soumis à une
concertation publique, ce qui pourrait conduire à des amendements.
Enfin, le
ministre a donné une précision concernant le pré-projet de budget de
l'Etat 2010, qui sera déposé jeudi au Parlement, à savoir qu'il prend
en compte l'augmentation du retour de TVA aux agriculteurs. |
| 02/11/2009 |
Papandréou
préconise une association d'efforts pour sortir de la crise
L e
Premier ministre, Georges Papandréou, a émis en Conseil européen, une
proposition visant à associer les efforts pour sortir de la crise
économique, une suggestion promue en commun avec son homologue
britannique, Gordon Brown, et soutenue par d'autres dirigeants
européens et la Commission européenne.
La proposition
concerne la réalisation de nouveaux investissements en faveur de la
croissance verte, la lutte contre la récession et les déficits, dans
le cadre d'une nouvelle stratégie de développement et de création
d'emplois, alors que, parmi les nouveaux outils de financement de ces
politiques, M. Papandréou a cité dans sa conférence de presse, après
la fin des travaux du Sommet, la taxe sur les transactions
internationales, l'émission d'obligations vertes et la taxe carbone.
Concernant
l'économie grecque en particulier, M. Papandréou a souligné que son
gouvernement est décidé à réaliser de sérieuses ruptures et
innovations, comme par exemple dans le mode d'élaboration du Budget et
la fiscalité, avec une redistribution notoire, ainsi qu'un paquet de
mesures destiné à renforcer les petits revenus et les petites et
moyennes entreprises.
La proposition
grecque soumise à la Commission européenne est crédible, mais ce qui
fait s'interroger les Européens après tout ce qu'ils ont connu ces
dernières années, c'est si le pays pourra la respecter, a explicité
M. Papandréou.
Par ailleurs,
le premier ministre a posé le changement climatique comme le problème
le plus important de la planète, citant un de ses volets qui est
l'intensification des flux de l'immigration clandestine, alors qu'au
plan tout justement de l'immigration, il s'est dit satisfait de la
formulation du projet de conclusions finales qui enjoint la Turquie à
coopérer et à appliquer le protocole de réadmission.
Concernant le
Traité de Lisbonne, M. Papandréou s'est félicité que l'accord mette
fin à une longue période d'incertitude et ouvre des perspectives à un
nouvel élargissement, qui comprendra l'adhésion des pays des Balkans
occidentaux, alors qu'au sujet de la FYROM, il a dit avoir clarifié les
thèses grecques à son homologue, Nikola Gruevski, lors de leur brève
entrevue informelle la veille, tout en réitérant lors de la
conférence de presse que le règlement du nom du pays voisin est une
condition préalable à l'ouverture de négociations d'adhésion de
Skopje avec l'UE.
Papandréou: La
société grecque est unie contre le terrorisme
Dérogeant à
la tradition de ne pas évoquer des questions intérieures lors de
déplacements à l'étranger, le Premier ministre, Georges Papandréou,
a souhaité souligner que la société grecque unie s'oppose aux
récents attentats terroristes.
Nous sommes
unis face à la violence criminelle aveugle qui vise de simples
citoyens, mais aussi des citoyens portant l'uniforme. Tous ensemble,
nous pouvons mettre fin à ce cycle d'effusion de sang qui sape les
libertés individuelles et collectives, et nuit à l'image de notre pays
au plan international, a affirmé M. Papandréou, insistant que face à
la violence, nous opposons plus de démocratie et de respect des droits
individuels et sociaux.
Pour nous,
a-t-il ajouté, l'ordre légal signifie que l'Etat a le devoir de
protéger les droits de l'Homme que sont la vie, les biens et les
libertés.
Enfin, M.
Papandréou a salué l'attitude responsable de tous les partis de
l'opposition, en y accordant une signification particulière. |
| 19/10/2009 |
Papandréou
demande participation et responsabilité à tous les Grecs
Le Premier
ministre, Georges Papandréou, a appelé tous les Grecs et tous les
partis politiques à participer et faire preuve de responsabilité afin
de remettre la Grèce sur rail, le gouvernement ayant dès le départ
adopté pour sa part des mesures pour la transparence et contre les
gaspillages.
"Nous
pouvons. Il ne nous manque rien. Je sais que les Grecs, s’ils voient
un effort généreux, seront touchés dans leur amour-propre et
contribueront décisivement. A une condition: Croire en nous", a
affirmé M. Papandréou, en clôturant dimanche soir le débat
parlementaire sur le programme de gouvernement.
M. Papandréou
a présenté une nouvelle fois ses positions concernant le déraillement
de l’économie grecque, en soutenant que le gouvernement de la ND n’a
pas pris de mesures pour stimuler l’économie réelle comme l’ont
fait d’autres pays par le biais de l’interventionnisme de l’Etat
et la théorie économique keynésienne, mais a au contraire réduit les
investissements publics et aidé les banques sans soutenir les petites
et moyennes entreprises. L’aboutissement de tout cela, a-t-il dit,
était d’assécher le marché, alors que parallèlement le
gouvernement empruntait "en doublant la dette en seulement six
ans".
Ainsi, M.
Papandréou a souligné que les financements nécessaires pour surmonter
la crise existaient, et mis en cause la gestion qui en a été faite par
le gouvernement de la ND, l’accusant d’avoir voulu une fois encore
faire payer la note de la récession internationale aux couches les plus
vulnérables. "Il y a avait de l’argent - de l’argent du
recours à l’emprunt, de l’ESPA (Cadre national stratégique de
Référence), des biens immeubles de l’Etat, des entreprises
excédentaires du secteur public, telles que l’OTE (Office des
télécommunications de Grèce)", a-t-il lancé.
M. Papandréou
a mis l’accent sur l’effort de mettre de l’ordre dans les finances
publiques afin que la Grèce regagne son crédit, la Grèce ayant perdu,
a-t-il insisté, toute trace de crédibilité à l’étranger au cours
de ces dernières années.
"Je prends
les devants, mais je n’y parviendrai pas tout seul. Je demande la
participation et la responsabilité de tous", a-t-il conclu. |
| 17/10/2009 |
Papandréou
appelle le peuple grec à se mobiliser dans la voie du changement
visionnaire et réaliste
L e
Premier ministre, Georges Papandréou, a appelé le peuple grec à se
mobiliser dans la voie d'un changement "visionnaire,
réaliste" et tout à la fois "évident" pour réussir à
surmonter la crise qui malmène la société grecque à tous les
niveaux, en présentant vendredi après-midi son programme de
gouvernement en assemblée plénière du Parlement, une séance sur
trois jours qui doit se clôturer dimanche soir à minuit par un vote
nominal de confiance au gouvernement.
M. Papandréou,
qui a souligné que le coup d’envoi de cette nouvelle marche a déjà
été donné par les initiatives engagées d’ores et déjà par le
nouveau gouvernement, a informé que le gouvernement a trouvé à son
arrivée au pouvoir une économie en situation d’urgence, semblable à
celle héritée en 1993 (du gouvernement de la ND de l’ancien premier
ministre, Constantin Mitsotakis, par le PASOK), avec de "grandes
dettes et dépenses cachées", "un déficit sans précédent
de compétitivité et des caisses de sécurité sociale en situation d’indigence".
"Les
finances publiques, toutefois, ne sont pas la cause de la situation
actuelle, a poursuivi M. Papandréou, mais un des graves symptômes de
la crise de gouvernance - le déficit qui a conduit à la dépréciation
de tout", pour enchaîner dûment sur les initiatives du nouveau
gouvernement pour lever justement la crise des relations de l’Etat
avec le citoyen, afin de "co-aménager les consensus pour un accord
social national sur les grands changements".
Dès l’ouverture
de son discours, M. Papandréou a clarifié qu’il soutiendra la
candidature de l’actuel président de la République, Carolos
Papoulias, pour un nouveau mandat successif, en anticipant le vote
positif de la ND en mars prochain (au Parlement), conformément aux
engagements pré-électoraux de l’ex-premier ministre, Costas
Caramanlis.
M. Papandréou
a pris l’engagement d’adopter "toute proposition de l’opposition,
qui conduira au renforcement de la transparence, d’où qu’elle
vienne", tout comme d’honorer ses propositions pour l’administration
publique, en particulier de réaliser "des embauches par l’ASEP
(Conseil suprême de recrutement du personnel) et seulement par l’ASEP,
par le biais d’un concours annuel pour le recrutement de tous les
cadres permanents de la fonction publique.
Passant au plan
de la politique salariale, M. Papandréou a annoncé l’octroi d’une
allocation extraordinaire de solidarité aux petits revenus, une
augmentation rétroactive aux retraites agricoles (OGA) à hauteur de 30
euros dès le 1er octobre 2009, des augmentations supérieures à l’inflation
en 2010 pour les salaires et retraites avec dans le même temps le gel
des tarifs des DEKO (entreprises d’utilité publique).
De plus, le
premier ministre a annoncé le vote au Parlement, dans les 100 premiers
jours de gouvernement, d’un projet de loi de protection des
emprunteurs contre les pratiques abusives des banques, alors que sont
programmées des initiatives législatives pour changer le mode de
fonctionnement du système TEIRESIAS (liste rouge des mauvais payeurs),
ainsi que la simplification des formalités pour la création de
nouvelles entreprises.
Le gouvernement
procèdera également à l’augmentation à 4% du PIB du programme d’investissements
publics, dans le but à terme, à la fin du mandat de quatre ans, de le
porter à 5% du PIB, M. Papandréou avertissant néanmoins à ce point
que cette stimulation n’aura aucun impact si elle n’est pas
accompagné d’un redressement des finances publiques qui se trouvent,
a-t-il déploré, "dans un déraillement sans précédent".
De ce fait, le
premier souci du gouvernement sera de faire un inventaire objectif avec
l’assistance du Service de la Statistique qui "deviendra vraiment
indépendant", alors que suivra dans la foulée la répression de l’évasion
fiscale, le contrôle sévère des finances et, enfin, un nouveau projet
de loi fiscal qui sera déposé dans les trois prochains mois, avec
comme éléments fondamentaux une "grille fiscale unique,
progressive, juste et indexée sur l’inflation pour tous les revenus
provenant du travail ou des dividendes", une faible fiscalité sur
les bénéfices non redistribués des entreprises, "la suppression
des dispositions privilégiées favorisant les grands
actionnaires", l’imposition progressive des fortunes
immobilières et des héritages, l’imposition des biens de l’Eglise
et de ses activités entreprenariale, ainsi que les biens immobiliers
des sociétés off shore.
Concernant le
processus de production du pays, M. Papandréou a souligné qu’il
reposera sur la "croissance verte", soutenue par les
décisions qui seront prise concernant le changement climatique au
niveau mondial, ainsi que l’évolution du secteur du tourisme, citant
à titre indicatif le tournant vers les sources renouvelables d’énergie
et la mise en valeur énergétique des îlots de l’Egée, pour
poursuivre au plan environnemental qu’il n’y aura aucune tolérance
face à l’empiètement des régions forestières brûlées.
M. Papandréou
s’est engagé à déposer au Parlement le nouveau plan énergétique
national jusqu’à la fin décembre, alors qu’il a placé haut la
barre en citant l’objectif de 20% de l’énergie provenant des
sources renouvelables en 2020.
La croissance
verte sera aussi le vecteur du développement rural, avec le changement
des cultures et le tournant à l’agriculture qualitative et
biologique.
Papandréou:
Bon fonctionnement du système de santé et de retraites
Le Premier
ministre, Georges Papandréou, a posé comme condition sine qua non pour
que "le citoyen soit créatif", l’impératif de "donner
de la valeur au bien que constituent la sécurité et la sûreté",
renvoyant ainsi à la nécessité de renflouer les caisses de sécurité
sociale, de combattre drastiquement les pertes de cotisations, mais
aussi un Système national de santé (ESY) "à caractère public,
des prestations gratuites de haut niveau, accessible à tous, avec
transparence et responsabilité, mais aussi l’instauration d’une
carte électronique de santé et un dossier électronique de maladie
pour chaque patient relié à un système informatisé centralisé, l’embauche
de personnel à concurrence de 3.000 par an, l’établissement de la
liste de médicaments, l’augmentation de 1% du PIB du financement
public à l’ESY dans l’intervalle du premier mandat du gouvernement
couplée à la lutte drastique contre les gaspillages et la corruption.
M. Papandréou
s’est aussi engagé à ce que les retraites soient versées dans un
délai de 3 mois aux titulaires d’ici la fin 2010, tout comme le
lancement "d’une politique agressive pour la protection des
travailleurs, en réprimant les pratiques abusives de réduction de l’emploi
sous prétexte de la crise, la révision radicale du régime de
"location" des travailleurs, le renforcement du Corps des
inspecteurs du travail, la suppression des dits stages dans la fonction
publique.
M. Papandréou
a également annoncé le rehaussement progressif de l’allocation
chômage à 70% du salaire de base, le lien des incitations de la loi de
développement avec la création d’emplois, alors qu’il est revenu
sur une ancienne proposition d’un "programme généreux de
subventionnement des cotisations sociales des jeunes travailleurs sur
quatre ans".
Abordant la
question de la Justice, M. Papandréou a promis de changer le mode de
sélection des directions des grands tribunaux du pays - avec
implication dans ce choix des députés -, et de supprimer toute
restriction dans l'auto-administration des magistrats et aussi
d'accélérer les procédures judiciaires, ce dernier point étant,
a-t-il dit, une question de démocratie.
La qualité de
la démocratie est un point sur lequel le Premier ministre insiste, et
c'est en ce sens que M. Papandréou a annoncé une nouvelle loi
électorale qui, a-t-il souligné, reverra la question des
circonscriptions électorales "démesurées", réduira
considérablement les dépenses électorales et "portera un coup
dur à l'argent noir du politique".
Au plan des
changements dans la police, le chef du gouvernement a soutenu reprendre
à partir du début la mission des forces de sécurité, qui devront
protéger mais aussi respecter le citoyen, expliquant qu'il mettrait fin
aux gestions partisanes, mais aussi aux policiers-"aides
ménagers", comme il a appelé les fonctionnaires servant de gardes
du corps, pour citer en exemple à titre de ses résolutions, la
réduction quasiment de moitié des policiers de service auprès des
ministres et autres officiels ou personnalités.
D'autre part,
le Premier ministre s'est engagé à "prendre des mesures radicales
contre la violence policière", parlant de non-indulgence dans des
cas d'abus de pouvoir, mais de récompense pour les policiers effectuant
leur service comme attendu.
"Nous
mettons un terme, a ajouté M. Papandréou, à l'approche policière de
l'immigration, une tendance héritée de la ND, avec une réforme du
cadre de fonctionnement du droit d'asile et d’accueil des
migrants". Par ailleurs, a relevé M. Papandréou, la Grèce adopte
l'initiative de l'UE pour étendre la responsabilité assumée de
manière égale par tous les Etats-membres dans la question de la
surveillance des frontières, mais aussi de stopper les expulsions d’immigrés
de 2e génération, avant d’avoir rationalisé totalement le régime d’obtention
de la citoyenneté grecque.
Comme il s’y
était engagé dans l'opposition et en période pré-électorale, le
premier ministre a annoncé un milliard d'euros dans le premier budget
consacré à l'éducation, "malgré la situation financière
extrêmement difficile", présentant certaines de ses réformes que
seront notamment 2 années de pré-scolarité pour tous, des cours toute
la journée dans toutes les écoles de Grèce, un nouveau mode d'entrée
dans l'enseignement supérieur, sans pression et sans que cela coûte
cher aux élèves et à leurs familles, un enseignement spécial pour
les enfants handicapés, l'introduction d'un nouveau système de note.
Papandréou: Le
règlement de la question chypriote est une priorité majeure
Au chapitre de
la politique étrangère, M. Papandréou a souligné que la Grèce est
désormais présente dans les concertations sur toutes les grandes
questions mondiales, alors que sa priorité majeure est la recherche
d'une solution au problème chypriote avec l'entier soutien des
initiatives du président chypriote, Dimitris Christofias.
"La Grèce
se tient de nouveau aux côtés de Chypre, pas seulement en paroles mais
en actes", a-t-il lancé.
Le principe du
bon voisinage représente une condition indispensable pour la promotion
de l'orientation européenne de la FYROM, a affirmé en outre le Premier
ministre, soulignant que "le gouvernement est attaché au
règlement de la question de l'appellation dans le cadre de la recherche
d'une appellation acceptée mutuellement qui sera en vigueur à tous les
niveaux".
"L'heure
est à présent venue pour le gouvernement de la FYROM de prouver dans
les actes qu'elle observe une attitude constructive", a-t-il dit,
avant de passer aux relations de la Grèce avec la Turquie et de saluer
les efforts du pays voisin pour son adhésion à l'UE. "Toutefois,
dans ce cas, il faut mettre l'accent sur la condition indispensable et
incontournable d'une harmonisation avec l'acquis communautaire, du
respect du droit international et du règlement de la question
chypriote".
Le premier
ministre a encore averti que toute action tournée contre l'intégrité
territoriale d'un Etat-membre de l'UE, non seulement constitue une
violation du droit international et l'obligation de relations de bon
voisinage, mais encore vient annuler la dynamique de la coopération
étroite que nous visons pour nos pays. |
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