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28/10/2010 |
M. Asselborn
appelle à la solidarité aux efforts du gouvernement grec de
restructurer le pays
L e
ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn, a
appelé Bruxelles à être solidaire des efforts du gouvernement grec de
restructurer le pays, des efforts que nombreux en Europe jugent en ce
moment comme un miracle, dans des déclarations à l'issue de sa
rencontre avec son homologue grec, Dimitris Droutsas, mercredi à
Athènes.
M. Asselborn a
souligné en plus que le problème de l'immigration auquel est
confrontée la Grèce est européen, demandant de ce fait aux
partenaires européens de manifester leur solidarité dans les actes,
comme le fait le Luxembourg.
Un jour avant
le Sommet européen, qui aura comme dossier central à l'ordre du jour
la gouvernance économique, la rencontre des chefs de la diplomatie des
deux pays revêt un intérêt tout particulier, l'occasion pour M.
Droutsas d'informer - lors des déclarations communes à la presse - que
la partie grecque "a tout intérêt et souhaite la constitution
d'un mécanisme permanent de soutien des économies européennes".
La Grèce,
a-t-il ajouté, travaille dans cette voie et examinera sérieusement
lors de la réunion de demain s'il y a lieu de changer les Traités
européens.
De son côté,
M. Asselborn s'est dit catégoriquement opposé à toute décision de
privation du droit de vote dans le cadre de sanctions en cas d'écarts
du Pacte de stabilité, même s'il a reconnu qu'il faut de la
prévention pour éviter de tels écarts, estimant que la privation du
droit de vote serait une mesure "humiliante et dangereuse".
Concernant
l'immigration clandestine, un problème reconnu comme européen par les
deux hommes, M. Droutsas a souligné l'importance de la présence de
Frontex aux frontières grecques avec la Turquie, ne manquant pas de se
référer aussi à l'activation de l'unité d'action rapide en Evros
(Nord-est de la Grèce), sur demande de la Grèce. "C'est la preuve
de la solidarité européenne, et elle montre que le problème est
européen", a-t-il dit.
A ce même
sujet, M. Asselborn a noté que Luxembourg participe à Frontex et qu'il
est prêt à accroître sa participation, tant au sein de la force
d'action rapide qu'avec l'envoi d'un avion supplémentaire, si cela lui
est demandé. Ces derniers mois, a-t-il informé, mon pays a donné
500.000 euros de participation, mais nous ne serons pas avare d'argent
et de moyens, puisque le problème est européen.
Une mention
spéciale a été faite par les deux parties au récent pas de
rapprochement de la Serbie à l'UE, le Conseil des ministres de l'UE de
lundi ayant donné mandat à la Commission européenne d'examiner la
demande d'adhésion de la Serbie à l'UE et de lui accorder le statut de
pays candidat.
C'est une
évolution dans la bonne voie, a estimé M. Asselborn, et c'est aussi
dans la voie des efforts du gouvernement grec de parfaire l'initiative
grecque "Agenda 2014".
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13/03/2010 |
La Commission
informe de l'initiative de 4 pays européens sur les produits dérivés
L e
porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques et
monétaires, Amadeu Altafaj, a salué l'envoi vendredi à la Commission
d'une lettre des dirigeants de Grèce, Allemagne, France et Luxembourg
sur un encadrement plus strict des produits dérivés.
Dans leur
courrier, les dirigeants européens demandent l'ouverture d'une enquête
afin de préciser le rôle et les incidences de la spéculation
concernant les dérivés sur événement de crédit ou couverture de
défaillance (Credit default swaps - CDS) sur les obligations d'Etat des
partenaires de l'UE et de renforcer la transparence sur le marché des
produits dérivés.
Rappelons que
les CDS sont des produits financiers dérivés qui permettent aux
détenteurs de dette d'un Etat ou d'entreprises (obligations) de se
protéger contre un possible défaut de paiement de l'émetteur.
M. Altafaj a
rappelé que le président de la Commission, José Manuel Barroso, avait
fait mention de la question des CDS dans son intervention en assemblée
plénière du PE mardi dernier, informant que ce dossier est en
discussion actuellement au niveau européen, et qu'il figure aussi à
l'agenda du G-20.
Il en sera
question aussi, a-t-il dit, le 16 mars au conseil Ecofin, ainsi qu'à la
commission des Affaires économiques du PE, où est attendue une
intervention du commissaire européen chargé du Marché intérieur et
Services, Michel Barnier, lequel se rendra par ailleurs aux Etats-Unis
prochainement.
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03/03/2010 |
M. Rehn
satisfait de la détermination du gouvernement grec sur le front de
l'économie
Le commissaire
européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a
exprimé sa satisfaction sur la détermination que manifeste le
gouvernement grec "pour rétablir la crédibilité et la
durabilité des finances publiques du pays".
Cette annonce a
été faite mardi à Bruxelles par son porte-parole, Amadeu Altafaj
Fardio, un jour après la visite de M. Rehn à Athènes et ses
entretiens avec le premier ministre, Georges Papandréou, et les
ministres de son gouvernement.
Selon le
porte-parole, M. Rehn a constaté avec satisfaction que le gouvernement
est d'accord avec l'avis de la Commission européenne sur la nécessité
d'adoption de mesures supplémentaires, que ce soit via des coupes dans
les dépenses ou l'augmentation des recettes, avant de souligner que le
rôle de l'exécutif de l'UE est de contrôle et que la spécification
des mesures supplémentaires relève de la responsabilité du
gouvernement grec.
"La
responsabilité politique primordiale pour la prise de mesures et la
promotion des réformes reviennent au gouvernement grec", a-t-il
dit.
Interrogé à
propos de la question, qui fait les feux de l'actualité et de la
controverse en Grèce, de la suppression possible du 14e salaire des
fonctionnaires, le porte-parole a affirmé que la Commission ne procède
officiellement jamais à de telles recommandations, rappelant certes que
la Commission juge que le secteur public de la Grèce est grand et que
le coût salarial doit être diminué.
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02/03/2010 |
Olli Rehn: Le
moment est crucial pour la Grèce
L e
commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli
Rehn, a souligné lundi à Athènes que "le moment est
crucial" pour la Grèce, exhortant toutes les forces politiques du
pays et les citoyens à soutenir les mesures annoncées par le
gouvernement.
"Toutes
les forces politiques et les citoyens doivent soutenir les
mesures", a estimé M. Rehn, tranchant que de son côté la
Commission européenne soutient pleinement la Grèce pour qu'elle
surmonte les difficultés, se félicitant de ce fait d'avoir pu
constater une forte détermination de la part du gouvernement grec pour
mettre de l'ordre dans les affaires budgétaires.
"Cette
situation qui existe avec la dette publique ne peut perdurer, et il n'y
a rien de plus anti-social que le fait que les finances publiques soient
dans cet état", a expliqué M. Rehn, ajoutant que "les
mesures qui doivent être prises pour réduire le déficit de 4% ne
doivent pas être prises simplement pour faire plaisir à la Commission
européenne ou à la Banque centrale européenne ou à tout autre, mais
parce qu'elles doivent être prises".
Répondant à
une série de question, M. Rehn a soutenu entre autres qu'il faudra des
mesures supplémentaires pour la réduction du déficit et que ces
mesures ont été discutées avec les représentants du gouvernement
grec, faisant valoir qu’il faut bien poser les priorités dans les
finances publiques et que l’accent devra être mis sur le volet des
dépenses.
Par ailleurs,
M. Rehn a confirmé que le gouvernement grec n’a pas demandé de
soutien économique et affirmé que la zone euro est décidée à
entreprendre une action coordonnée pour sa stabilité, explicitant qu’il
revient au gouvernement grec d’annoncer les mesures et rappelé que la
Grèce soumettra le 15 mars à Bruxelles son rapport sur les mesures et
leur efficacité, alors qu’une évaluation d’ensemble est attendue
en mai.
Interrogé sur
des rumeurs faisant état de pressions de la Commission européenne pour
la suppression du 14e salaire, M. Rehn a dit avoir discuté avec le
gouvernement grec diverses mesures et proposé, à ce titre, une baisse
des coûts salariaux, tout en précisant bien toutefois qu’il revient
exclusivement au gouvernement grec de décider quelles mesures il doit
prendre pour atteindre l’objectif visé.
"Que les
marchés soient certains que la Grèce pourra réussir ses objectifs de
réduction du déficit si le plan du gouvernement et les mesures
supplémentaires sont approuvées par la Commission européenne, le
Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne",
a encore relevé M. Rehn dans une allusion aux jeux spéculatifs sur les
marchés, alors qu’interrogé si la Commission a l’intention de
garantir les émissions d’obligations grecques, il a réitéré que la
zone Euro est prête à créer un cadre de coordination pour la
stabilité économique en Europe.
De nouvelles
mesures pour le Programme de stabilité au centre des entretiens
Papaconstantinou-Rehn
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a déclaré à l'issue de son
entretien lundi à Athènes avec le commissaire européen aux Affaires
économiques et monétaires, que le gouvernement fera ce qui est
nécessaire, y compris adopter de nouvelles mesures, pour la réussite
du Programme de stabilité et de croissance, dont l'objectif est une
réduction du déficit public de 4% en 2010.
De son côté,
M. Rehn a estimé entre autres que des mesures supplémentaires sont
jugées indispensables et qu'il encourage le gouvernement à examiner et
à annoncer de nouvelles mesures, soulignant d'une part avoir la
conviction, qu'ensemble avec le gouvernement, les difficultés
budgétaires et économiques seront surmontées et, d'autre part, que
compte tenu des informations du ministre, il ressort que les mesures
mises en place se matérialisent comme prévu, chose dont il s'est dit
satisfait.
Cet effort
n'est pas facile, a reconnu M. Rehn, mais la Commission européenne
continuera à soutenir les autorités grecques pour remettre l'économie
sur la bonne voie, ce qui est en faveur de tous les Grecs.
Mme Katseli
informe le commissaire européen M. Rehn de ses dossiers prioritaires
La ministre de
l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, s'est
félicitée de l'entretien très constructif lundi avec le commissaire
européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, qu'elle a
informé sur le soutien du marché et le réchauffement de l'économie.
Mme Katseli a
présenté les grandes lignes de la politique ministérielle, mettant
l'accent notamment sur le fait que sont programmés 10,3 milliards d'euros
à titre du Programme d'investissements publics (PDE), sur la marche du
Cadre national stratégique de Référence 2007-2013, dont le taux
d'absorption, actuellement de 6%, devrait passer à 15% en 2010.
La ministre a
d'autre part mis en avant les incitations aux investissements privés,
par le biais en particulier d'une simplification des modalités de
délivrance des licences et du fonctionnement en général des
entreprises, faisant référence en outre à la nouvelle loi de
développement concernant une impulsion à la compétitivité et à la
restructuration des services commerciaux, mais aussi à ce nouvel outil
qu'est le Fonds de Développement grec.
Mme Katseli a
conclu sur le fait que le dosage de politique économique permet
d'allier l'assainissement budgétaire et la croissance et
l'amélioration de la compétitivité, expliquant qu'il y aura une
coopération étroite avec la Commission européenne et un soutien actif
de sa part pour la promotion du Programme de stabilité et de
croissance.
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12/02/2010 |
Papandréou:
Nos partenaires ont constaté notre volonté de changer
L e
premier ministre, Georges Papandréou, dans une conférence de presse
jeudi soir à Bruxelles à l'issue du Sommet extraordinaire de l'UE, a
souligné que "nos partenaires ont apprécié, évalué et
constaté notre volonté de changer. Nous avons convaincu après un gros
effort et nous devons continuer. Je déclare que nous réussirons".
Interrogé sur
ce qui devra être donné en échange du triple contrôle de la mise en
oeuvre du Programme de stabilité de la part de la Commission
européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire
international (FMI) et de la prise des mesures additionnelles
indispensables, M. Papandréou a affirmé que "si aujourd'hui nous
sommes contrôlés, c'est le résultat des politiques suivies au cours
de ces dernières années et du manque complet de crédibilité. Nous
n'avons aucun problème. Pour notre part, nous n’avons aucun
problème. La transparence sur ce que nous faisons et ce que nous
mettons en application, c’est la meilleure réponse à tous ceux qui
pourraient douter que nous avons la volonté d'appliquer ce qui est
nécessaire d'être appliqué, de prendre les décisions qu'il faut pour
atteindre nos objectifs".
Invité à
préciser si des mesures additionnelles en plus de celles du Programme
de stabilité seront imposées par la Commission, la BCE et le FMI si la
Grèce ne respecte pas le programme, M. Papandréou a répliqué que
"ceux qui ont la responsabilité de ces décisions sont la
Commission, avec l’Ecofin et l’Eurogroupe, le programme lui-même
spécifiant que si les objectifs ne sont pas atteints en cours de route,
nous sommes nous-mêmes prêts à prendre les mesures supplémentaires
nécessaires".
M. Papandréou
a qualifié d'importante la décision de l'UE et de la zone euro pour
une action coordonnée si nécessaire, afin de garantir la stabilité,
"toute décision constituant en même temps un message clair
adressé aux marchés et aux éventuels spéculateurs". "Nous
répondrons à ce message en procédant aux grandes réformes
indispensables dans le pays, et soyez certains que nous
réussirons", a-t-il affirmé.
Selon M.
Papandréou, "tous connaissent la situation difficile dans laquelle
se trouve la Grèce après les choix catastrophiques du passé, et nous
vivons les résultats de cette politique irresponsable, avec une Grèce
qui entre dans la crise sans aucune protection". "Cette
politique irresponsable a conduit à la crise de discrédit face à nos
partenaires, voilà la vérité, et nous sommes décidés à mettre tout
en oeuvre pour reconquérir la crédibilité et la puissance de la
Grèce, une requête, exigence et volonté du peuple grec", a-t-il
ajouté.
Invité à
préciser si le gouvernement grec a requis l'implication du FMI dans le
triple contrôle exercé sur la Grèce, M. Papandréou a indiqué que le
gouvernement avait demandé depuis quelque temps la coopération du FMI
dans des questions d'ordre technique, soulignant que le FMI a fait
preuve de son savoir faire à l'extérieur de la zone euro et sera utile
à la Grèce pour garantir la transparence et le fonctionnement efficace
du budget.
M. Papandréou
a conclu que la volonté de la Grèce s'exprime dans le cadre du
Programme de stabilité, de croissance et de restructuration et les
mesures additionnelles que nous avons prises, alors que nous ferons
l'indispensable pour atteindre notre but qui est la réduction du
déficit de 4% en 2010, l'entrée de la Grèce dans un nouveau modèle
de développement avec une protection parallèle des classes les plus
faibles.
Sommet
européen: Accord conclu à Bruxelles pour une aide à la Grèce
Le président
permanent de l'UE, Herman Van Rompuy, a annoncé jeudi la conclusion d’un
accord pour aider la Grèce à sortir de sa crise budgétaire, dans des
déclarations suivant une réunion, à laquelle ont participé le
premier ministre, Georges Papandréou, le président français, Nicolas
Sarkozy, la chancelière allemande, Angela Merkel, le premier ministre
espagnol, José Zapatero, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet,
et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
"Tous les
pays de la zone euro doivent mettre en application des politiques
économiques saines conformément aux règles convenues. Nous avons une
responsabilité commune face à la stabilité économique et monétaire
dans la zone euro", a notamment déclaré M. Rompuy, expliquant que
c’est en ce sens que ""nous soutenons entièrement la
détermination du gouvernement grec d’agir comme cela s’imposera, y
compris par l’adoption de mesures supplémentaires, afin de garantir
les objectifs ambitieux figurant dans le Programme de stabilité pour
2010 et les années suivantes".
"Nous
appelons le gouvernement grec, a poursuivi le président de l’UE, à
matérialiser toutes ces mesures avec résolution pour une baisse
efficace du déficit de 4% en 2010. Nous invitons le Conseil Ecofin en
session du mardi 16 février à adopter des recommandations pour la
Grèce, sur la base des propositions de la Commission européenne et des
mesures qu’a ajoutées le gouvernement grec".
M. Rompuy a
encore précisé la procédure que sera aussi le suivi serré par la
Commission européenne, de concert avec la Banque centrale européenne
(BCE) et avec des mesures supplémentaires nécessaires proposées,
puisées dans le savoir-faire du Fonds monétaire international (FMI),
suivra étroitement l'application du Programme de stabilité du
gouvernement grec, rappelant que la première évaluation aura lieu en
mars.
Les pays de la
zone Europe prendront des mesures déterminées et coordonnées pour
préserver leur stabilité financière, a conclu M. Rompuy, ajoutant que
le gouvernement grec n’a pas sollicité d’aide financière.
La délégation
grecque à Bruxelles a indiqué pour sa part que "des fonds, il n’y
en a pas", mais qu’il existe un soutien politique et que la
Grèce a réussi jusqu’à présent ce qu’elle désirait, à savoir
que les pays-membres de l’Euro s’expriment sur la crédibilité de
la Grèce et des mesures du gouvernement pour réduire de 4% son
déficit en 2010. L’objectif est clair, qu’il y ait un message de la
zone Euro sur les marchés quant à la crédibilité de la Grèce.
La délégation
grecque tire par ailleurs un bilan positif de ces dernières 24h, le
gouvernement pouvant être satisfait, puisque la Grèce a eu la
confiance renouvelée de ses partenaires.
Déclaration
des chefs d'Etat et de gouvernement au Sommet extraordinaire de l'UE
Tous les
membres de la zone euro doivent mener des politiques nationales saines
conformes aux règles agréées. Ils ont une responsabilité partagée
pour la stabilité économique et financière dans la zone, soulignent
dans une déclaration commune les "27" de l'UE à l'occasion
du Sommet extraordinaire de l'UE sur l'économie jeudi à Bruxelles.
"Dans ce
contexte, nous soutenons pleinement les efforts du gouvernement grec et
son engagement pris aujourd'hui de prendre toutes les mesures
nécessaires, y compris l'adoption de mesures additionnelles, pour
garantir que les objectifs ambitieux définis dans le programme de
stabilité pour 2010 et les années suivantes soient atteints. Nous
appelons le gouvernement à mettre en oeuvre l'ensemble de ces mesures
de façon rigoureuse et déterminée afin de réduire effectivement le
déficit budgétaire de 4% en 2010.
Nous invitons
le Conseil Ecofin à adopter lors de sa réunion du 16 février les
recommandations à la Grèce, sur la base de la proposition de la
Commission et des mesures additionnelles annoncées par la Grèce.
La Commission
surveillera étroitement la mise en oeuvre de ces recommandations en
liaison avec la BCE et proposera les mesures additionnelles nécessaires
en s'appuyant sur l'expertise technique du FMI. Une première
évaluation sera faite en mars".
Par ailleurs,
les "27" soulignent que "les Etats membres de la zone
euro prendront des mesures déterminées et coordonnées, si
nécessaire, pour préserver la stabilité financière de la zone euro
dans son ensemble. Le gouvernement grec n'a demandé aucun soutien
financier".
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20/11/2009 |
Papandréou
salue "un grand succès de l'Europe dans le cadre du Traité de
Lisbonne"
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a salué un "grand succès
de l'Europe dans le cadre du Traité de Lisbonne" avec l'élection
du premier président du Conseil européen et de la Représentante pour
la Politique étrangère de l'UE, dans des déclarations jeudi tard en
soirée à l'issue du Sommet extraordinaire de l'UE à Bruxelles.
Parlant plus
spécialement du premier ministre belge, Herman Van Rompuy, qui a été
désigné par ses homologues de l'UE comme président fixe du Conseil
européen, M. Papandréou a affirmé qu'il "peut exprimer la
cohésion des partenaires européens et contribuer à l'unité de
l'UE".
Concernant la
commissaire britannique, Catherine Ashton, nommée Représentante pour
la Politique étrangère, le premier ministre grec a estimé qu'il
s'agit d'une "personne progressiste avec de grandes expériences
dans les relations économiques internationales, qui connaît très bien
les crises économiques et climatiques, et qui contribuera au
renforcement de la voix de l'Europe au plan mondial".
M. Papandréou
a exprimé l'espoir qu'avec ces décisions, l'Europe pourra parler plus
substantiellement et plus efficacement, avec une voix forte sur la
scène internationale, en défendant les intérêts des peuples et des
citoyens de l'UE.
Concernant le
choix de la députée, Maria Damanaki, comme nouvelle commissaire
européenne en succession au commissaire actuel à l'Environnement,
Stavros Dimas, M. Papandréou a dit avoir choisi une personne "qui
a eu une grande contribution à la vie politique grecque, avec beaucoup
de luttes pour la démocratie, et je suis certain qu'elle aura une
grande contribution en Europe, quel que soit le portefeuille qui lui
sera confié".
Se référant
enfin au commissaire sortant, M. Papandréou a dit l'estimer et
apprécier son oeuvre et sa contribution.
Papandréou:
Nous voulons un président du Conseil européen qui contribuera à la
cohésion de l’Europe
Le premier
ministre, Georges Papandréou, a décrit le profil du président du
Conseil européen, comme la personnalité garante de contribuer à la
cohésion de l’Europe, dans des déclarations jeudi à l’issue de la
réunion des dirigeants socialistes de l’UE qui a précédé le
Conseil extraordinaire de l’UE.
"Nous
voulons un président du Conseil européen, qui contribuera à la
cohésion de l’Europe, et nous voulons un Haut représentant pour la
Politique étrangère de l’UE qui contribuera à faire face aux
grandes questions de notre planète, aux crises économiques
internationales, au changement climatique, afin qu’il y ait une voix
progressiste et à la fois forte de l’Europe, enfin, au niveau
international", a affirmé M. Papandréou.
"Il est
très positif que le groupe socialiste à l’UE ait pu discuter avec
une cohésion particulière" de ces deux questions, s’est
félicité M. Papandréou, retenant une identité de vues et une unité
"qui sont importantes pour l’avenir des forces progressistes sur
ce continent".
M. Papandréou
a précisé qu’il s’agit d’un nouveau pas suite à la ratification
du Traité de Lisbonne, et même si, a-t-il noté, ce Traité n’a pas
réglé tous les problèmes de l’Europe, "nous espérons que l’Europe
se dotera enfin d’une voix forte et unique". |
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