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Relations Grèce-Turquie

 

24/06/2010

Papandréou s'entretient avec son homologue turc à Istanbul

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a mis en relief le resserrement encore plus poussé des relations gréco-turques, lors de sa rencontre mercredi à Istanbul, avec son homologue grec, Georges Papandréou, insistant notamment sur l'importance de l'application des accords signés lors de sa récente visite à Athènes et la mise en valeur des capacités et opportunités économiques qui se présentent.

A l'issue de la rencontre, M. Papandréou a informé de son côté avoir discuté avec M. Erdogan, entre autres aussi, des derniers développements autour de la question de l'embargo israélien sur Gaza et avoir eu l'occasion de présenter à son homologue turc les décisions prises à l'unanimité par l'Internationale socialiste (IS), au sein de laquelle sont représentés à la fois les Israéliens et les Palestiniens.

M. Erdogan a fait part en outre de l'inquiétude que crée en Turquie la nouvelle reprise de violences avec les attaques du PKK et les attentats à la bombe dans de grandes villes de Turquie.

Par ailleurs, M. Erdogan a assuré M. Papandréou que la Turquie appliquera la récente décision de la Cour européenne des droits de l'Homme et restituera au Patriarcat oecuménique le bâtiment historique de l'orphelinat de Prinkipos. M. Erdogan confirme ainsi une annonce qu’il avait faite en août dernier que la Turquie respecterait la décision de la Cour.

Notons enfin que M. Papandréou a eu mercredi, en marge des travaux du Sommet des pays du Sud-Est de l'Europe, une brève entrevue avec le président de la FYROM, Nikola Gruevski.

Papandréou s'entretient avec le président turc M. Gul à Istanbul

Le premier ministre, Georges Papandréou, a rencontré le président turc, Abdullah Gul, peu après son arrivée mercredi matin à Istanbul, où il assiste au Sommet du Processus de Coopération de l'Europe du Sud-Est (SEECP).

M. Gul, qui a demandé le renforcement de la coopération avec la Grèce, a souligné l'importance de tout ce qui a été convenu à Athènes lors de la visite du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, se félicitant à ce point des très bonnes relations qui existent déjà entre hommes d'affaires des deux pays et de la très bonne coopération bilatérale dans la construction d'infrastructures énergétiques.

M. Gul a salué le gouvernement grec pour l'assistance qu'il apporte à la Turquie dans sa marche européenne et fait part de la volonté de la Turquie d'en faire de même, de quelque façon que ce soit, pour que la Grèce se sorte de la crise économique.

La Turquie a fait face à des problèmes semblables, voire même plus difficiles, parce qu'elle n'avait pas de soutien européen en 2001, mais elle a réussi à les surmonter, a expliqué M. Gul, se déclarant convaincu que la Grèce réglera très rapidement ses problèmes.

Enfin, M. Gul a souligné l'importance qu'ont l'information pour l'opinion publique et l'explication de la marche des relations des deux pays.

En provenance de New York, M. Papandréou et la délégation grecque ont été accueillis par le représentant du premier ministre turc, l'ambassadeur de Turquie à Athènes, Mehmet Hassan Gogus, et l'ambassadeur de Grèce en Turquie, Fotis Xidas, ainsi que par le consul général de Grèce à Istanbul, Vassilis Bornovas.

La Grèce et la Turquie signent un protocole de coopération contre le trafic d'oeuvres d'art et de culture

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Pavlos Géroulanos, et son homologue turc, Ertugrul Günay, ont signé mercredi à Istanbul un mémorandum de coopération concernant la protection du patrimoine culturel, plus particulièrement la lutte contre le trafic d'oeuvres d'art et de culture.

"C'est le premier accord qui est signé après la signature des 20 accords à Athènes (lors de la récente visite du premier ministre turc), et il revêt une importance et un symbolisme tout particulier", a souligné M. Géroulanos.

De son côté, M. Günay a insisté à son tour sur l'importance de ce protocole, en observant qu'il existe dans de nombreux musées d'Europe de nombreuses oeuvres d'art appartenant à la Grèce et à la Turquie.

"J'espère que les oeuvres d'art qui ont fait l'objet d'un trafic injuste et illégal dans les deux pays seront restituées au plus tôt à leurs vrais propriétaires et que sera mis fin au trafic illégal à l'avenir", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Culture M. Géroulanos reçu au Phanar par le patriarche oecuménique

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Pavlos Géroulanos, à Istanbul mercredi dans le cadre du Sommet des pays de l'Europe du Sud-Est, a eu un entretien avec le patriarche oecuménique, Bartholoméos Ier, qui recevra au Phanar aussi pour cette "journée de la Grèce", le premier ministre, Georges Papandréou, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Spyros Kouvelis, et plus tard l'archevêque d'Athènes, Mgr Iéronymos.

Le métropolite de France, Emmanuel, et des collaborateurs du ministre ont été présents à cette entrevue entre M. Géroulanos et Bartholoméos Ier.

15/05/2010

21 accords, mémorandums et déclarations signés entre la Grèce et la Turquie

21 accords, mémorandums et déclarations, qui ont été signés vendredi par 17 ministres de Grèce et de Turquie, ont scellé la première réunion du Conseil suprême de coopération Grèce-Turquie et la visite du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, à Athènes, qui a signé avec son homologue grec, Georges Papandréou, l'acte fondateur du Conseil.

Concernant les relations étrangères, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, et le ministre adjoint grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, ont signé entre autres:

* la Déclaration politique commune pour la constitution du Conseil suprême de coopération,

* le Protocole sur les concertations politiques régulières entre ministères des Affaires étrangères des deux pays,

* la Déclaration commune pour la levée des restrictions en vigueur aux postes-frontières Kastaneon-Pazarkule.

Concernant l'économie et le commerce, la ministre de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a signé avec le vice-premier ministre turc, Ali Babacan, chargé de la coordination des Affaires économiques:

* un Mémorandum d'entente pour la promotion de la coopération en matière d'investissements entre Invest in Greece et l'Organisme turc de promotion des investissements (ISPAT), et avec le ministre turc d'Etat, Zafer Caglayan:

* une Déclaration commune pour la promotion de la coopération économique et des affaires.

Concernant les affaires environnementales, la ministre de l'Environnement, de l'Energie et du Changement climatique, Tina Birbili, a signé avec son homologue turc, Veysel Eroglu:

* une Déclaration commune de coopération et un Mémorandum d'entente sur les dossiers de protection des forêts,

alors qu'avec le ministre turc de l'Energie et des Ressources naturelles, Taner Yildiz:

* un Mémorandum d'entente pour la coopération dans le domaine de l'évergie.

Concernant l'éducation, la recherche et la technologie, la ministre de l'Education, Anna Diamandopoulou, a signé avec le ministre d'Etat, Egenem Bakis, négociateur en chef avec l'UE:

* un Mémorandum d'entente entre les deux ministères et les services compétents pour la coopération en matière de sciences et technologies du ministère grec de l'Education et du Conseil de Recherche technologique de Turquie - TUBITAK,

ainsi qu'avec son homologue turque, Nimet Cubukcu:

* une Déclaration commune pour la coopération de la Grèce et de la Turquie en matière d'éducation.

Concernant le domaine des transports, le ministre des Infrastructures, Transports et Réseaux, Dimitris Reppas, et son homologue turc, Binali Yildirim, ont signé:

* un Mémorandum d'intentions pour le développement des transports ferroviaires et combinés entre la Grèce et la Turquie,

* une Déclaration commune dans les domaines des technologies de l'informatique, des communications et des postes,

* une Déclaration commune pour le développement de la coopération dans le domaine des transports routiers.

Concernant les affaires intérieures, le ministre de la Protection du Citoyen, Michalis Chryssochoïdis, et le ministre turc de l'Intérieur, Besir Atalay, ont discuté de la possibilité de choisir un port précis via lequel sera effectué le processus de réadmission d'immigrés clandestins et ont signé:

* une Déclaration commune en matière d'immigration clandestine, d'asile, de crime organisé, de trafic de stupéfiants et de protection du citoyen,

* une Déclaration commune pour la suppression de l'obligation de visa pour les détenteurs de passeports turc spéciaux.

Enfin, le ministre de la Culture et du Tourisme, Pavlos Geroulanos, et son homologue turc, Ertugrul Günay, ont signé:

* deux Déclarations communes de coopération, la première sur la culture et la seconde sur le tourisme.

Par ailleurs, le chef de rédaction de l'ANA-MPA, Nicolas Voulelis, a signé avec le président du c.a. de l'agence turque Anadolu, Dr. Hilmi Bengi, un Protocole de coopération des deux agences publiques d'informations, le directeur-conseil de l'ELOT, M. Zakolikos, et le président du TSE, Tahir Buyukhelvacigil, un Mémorandum d'entente sur la coopération technique entre les deux organismes de standardisation, alors que l'Union grecque des Banques (EET) représentée par M. Gortsos, et l'Association turque des Banques, représentée par Ekrem Keskin, un Mémorandum d'entente pour la coopération entre les deux parties.

Papandréou salue la visite "historique" de M. Erdogan à Athènes

Le premier ministre, Georges Papandréou, a salué la visite de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à Athènes, en mettant en relief qu'il ne s'agit pas d'une visite habituelle, mais d'une visite historique qui atteste de la volonté des deux parties, et en premier lieu des deux premiers ministres, d'oeuvrer à la consolidation de la coopération et à régler de nombreux problèmes du passé afin d'arriver à la paix et à la réconciliation.

Dans une conférence de presse commune vendredi soir, M. Papandréou a déclaré avoir constaté l'existence d'une volonté mais aussi d'un courage de la part de la Turquie, qui ne craint pas de prendre des initiatives mais aussi de discuter de questions que le pays voisin considérait tout simplement autrefois comme réglées, citant à titre d'exemple le fait que M. Erdogan discute aujourd'hui de la question chypriote et recherche une solution, alors qu'autrefois le premier ministre de l'époque, Bulent Ecevit, soutenait que la question chypriote avait été réglée en 1974.

M. Papandréou, qui n'a pas manqué de faire référence à la période 1999-2004, lorsque les deux peuples ont coopéré à l'époque des séismes catastrophiques avec l'expression de part et d'autre d'une assistance sans précédent, qui a conduit d'ailleurs, a-t-il noté, à développer la diplomatie des citoyens, a souligné qu'il faut avoir comme devoir de rechercher, indépendamment des fluctuations dans les relations bilatérales, des voies de coopération et de concertation dans la voie de l'entière normalisation des relations des deux pays, via le respect des principes du droit international et du bon voisinage.

Lors des entretiens qui ont précédé, a ajouté M. Papandréou, il a été question de nouveaux moyens de promotion efficace de la coopération, la discussion portant entre autres sur la question de la délimitation du plateau continental de l'Egée et sur la concrétisation de cinq nouvelles mesures de confiance, mais aussi de l'adoption d'initiatives communes au niveau international et régional, avant de saluer bien sûr la décision pour la constitution du Conseil suprême de coopération Grèce-Turquie.

MM. Papandréou et Erdogan sont convenus en outre de la tenue deux fois par an de rencontres au niveau des ministres des Affaires étrangères et une fois au niveau des premiers ministres, le premier ministre grec observant que ce type de coopérations peut conduire à des résultats tangibles dans plusieurs domaines.

Passant à la question chypriote, M. Papandréou a demandé à la partie turque de contribuer à une solution juste et viable dans le cadre toujours des résolutions de l'ONU et en respect des principes et valeurs de l'UE.

Répondant à une question d'un journaliste turc sur les problèmes existants, M. Papandréou a expliqué qu'il y a eu de grandes questions qui nous ont divisé dans le passé, et que nous ne pourrons pas les résoudre si chacune des parties ne comprend pas l'autre et si nous ne comprenons pas quel est notre intérêt commun et notre avenir commun.

Enfin, M. Papandréou a annoncé être convenu avec M. Erdogan d'initiatives communes dans deux secteurs, la première en matière de changement climatique et la seconde pour la promotion de la coopération des deux pays pour les JO de 2020, où Istanbul est candidate.

M. Erdogan donne des réponses à des questions majeures des relations gréco-turques

Le désarmement des avions de combat qui survolent l'Egée, la mutualité dans l'ouverture des aéroports et ports turcs et chypriotes respectivement aux avions et navires des deux pays, l'assurance - sous conditions - d'un règlement de la réouverture de la Faculté de Théologie de Halki - relevant du Patriarcat oecuménique de Constantinople -, la manifestation de solidarité envers la Grèce dans la conjoncture de crise économique, et l’assurance que les concertations à Chypre se poursuivront du point où elles ont été laissées par le précédent dirigeant de la communauté turco-chypriote de l’île, M. Talat, ont fait les grands points des réponses du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, lors de sa conférence de presse commune vendredi soir avec son homologue grec, Georges Papandréou.

Concernant la question majeure du casus belli de l’Assemblée nationale turque en cas d’extension par la Grèce de ses eaux territoriales à 12 milles, M. Erdogan a soutenu que "ces choses ne se lèvent pas unilatéralement", renvoyant en premier aux concertations exploratoires entre la Grèce et la Turquie et deuxièmement à sa proposition de désarmement des avions de combat des deux pays.

MM. Papandréou et Erdogan s'adressent au Conseil suprême Grèce-Turquie

Le premier ministre, Georges Papandréou, a accueilli son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, et les ministres qui l'accompagnent, dans cette visite qui a pour but "non seulement d'échanger des vues, mais pour décider et tomber d'accord sur des questions très importantes pour les deux pays, qui renforcent la coopération et ouvrent une nouvelle perspective lors de cette rencontre historique pour les deux pays".

S'adressant à M. Erdogan, M. Papandréou a affirmé "ressentir moi aussi cette volonté que tu as montrée, pour de la détermination dans les efforts de coopération gréco-turque. Sache que cette détermination existe de notre côté aussi", avant de citer, à titre de preuve effective, le nombre des 21+1 accords et la création de l'Organe suprême interministériel.

"C'est un jour historique", a souligné M. Papandréou.

De son côté, M. Erdogan a affirmé que s'il "y a toujours des problèmes, il n'existe pas de problèmes insurmontables si nous sommes décidés".

M. Erdogan s'est félicité de ce fait de ce "pas très sérieux" que font les deux gouvernements, étant donné que "sont signés 21+1 accords sur une large gamme de thèmes".

14/05/2010

Le premier ministre turc M. Erdogan en visite à Athènes vendredi

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est attendu vendredi à Athènes pour une visite de travail de 48h, à la tête d'une délégation de dix ministres - qui participeront avec leurs homologues grecs au tout nouveau Conseil suprême de coopération des deux pays -, mais aussi d'hommes d'affaires turcs qui prendront part à un forum gréco-turc d'investissements.

De hauts cadres des deux pays sont déjà en discussion à Athènes pour préparer le terrain à des accords de coopération Grèce-Turquie dans les domaines de l'économie, du commerce, des affaires intérieures, des affaires étrangères, de l'éducation, des communications, de l'énergie, du tourisme et de l'environnement.

M. Erdogan, qui sera accueilli à l'aéroport international "Eleftherios Vénizélos" d'Athènes par le vice-premier ministre, Théodore Pangalos, sera reçu aussitôt après par le président de la République, Carolos Papoulias, puis aura une rencontre avec son homologue grec, Georges Papandréou. M. Erdogan aura également des entrevues avec le président du Parlement, Philippe Petsalnicos, et le président de la ND, Antonis Samaras.

MM. Papandréou et Erdogan proclameront vendredi après-midi l'ouverture de la session constitutive du Conseil suprême de coopération Grèce-Turquie, qui sera marquée par la signature d'une série d'accords entre ministères des deux pays.

Le soir du même jour, M. Papandréou offrira un dîner en l'honneur de son homologue turc dans un restaurant au pied de l'Acropole.

Samedi matin, M. Erdogan aura une rencontre avec des journalistes grecs.

Déclaration commune de coopération dans le tourisme et la culture signée vendredi

Une déclaration commune de coopération gréco-turque dans les domaines du tourisme et de la culture sera signée vendredi par le ministre de la Culture et du Tourisme, Pavlos Geroulanos, et son homologue turc, Ertugurul Gunay, dans le cadre de la session constitutive du Conseil suprême de coopération Grèce-Turquie, en présence des premiers ministres des deux pays.

Notons que M. Geroulanos a inauguré jeudi une exposition de Ara Guler au Musée Benakis, un événement culturel de ce grand photographe turc à Athènes.

09/04/2010

M. Erdogan attendu courant mai en visite officielle à Athènes

La visite à Athènes du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est prévue à la mi-mai, ont confirmé après leur entretien jeudi à Ankara le ministre adjoint grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, annonçant en outre la mise en place d'un Haut Conseil de coopération  (High Level Cooperation Council) avec la participation de 10 ministres de chaque pays (Affaires étrangères, Economie, Environnement&Energie, Transports&Communications, Culture&Tourisme, Protection du Citoyen, Education et Affaires européennes).

Les deux ministres se sont mis d'accord par ailleurs sur l'intensification des contacts exploratoires Grèce-Turquie, ainsi que sur 5 nouvelles Mesures de construction de confiance ciblant l'amélioration du climat entre les deux pays.

Plus précisément, MM. Droutsas et Davutoglu se sont félicités dûment de leur entretien de plus de deux heures, un entretien qualifié de chaleureux et débouchant sur des décisions très importantes, le ministre grec saluant la création du Haut Conseil comme le résultat de la coopération bilatérale entre 1999 et 2004.

Parlant de changements profonds dans la coopération, M. Droutsas a expliqué que " la Grèce et la Turquie auront la possibilité (à partir de maintenant) de faire beaucoup de choses intéressantes en commun", alors que M. Davutoglu a observé que d'ici la rencontre Papandréou-Erdogan, il estimait que des contacts nécessaires entre ministres des deux pays auront eu lieu "afin d'être prêt à mettre en place ce Conseil de coopération stratégique qui, si demandé, pourrait être en position d'être élargi".

"Nous prévoyons une coopération complète Grèce-Turquie à tous les niveaux, a insisté le ministre turc, et pour la promotion et la poursuite de la coopération que nous avons initiée, il y aura deux rencontres annuelles pour faire le point sur les discussions, entre les ministères des AE, et au moins une fois par an une rencontre entre les deux chefs de gouvernement, dans le cadre du Conseil de coopération". Outre ces contacts réguliers, a encore précisé le ministre, sont programmés des échanges de missions diplomatiques, afin de placer les relations des deux pays dans un nouveau modèle.

Concernant les contacts exploratoires, M. Droutsas a indiqué être convenu avec son homologue turc de les intensifier, le prochain tour devant se tenir le plus vite possible avant la visite de M. Erdogan en Grèce, annonçant à ce titre que le chef de la délégation grecque était l'ambassadeur honoraire, Pavlos Apostolidis.

Sur ce point, M. Davutoglu, qui a informé de son côté que l'ambassadeur Ahmet Sinirlioglu conduirait la délégation turque, a déclaré "nous sommes heureux de l'intensification des concertations exploratoires, et espérons que cela sera pour le bien de tous, et saluons le fait que la partie grecque a désigné à ce poste un diplomate expérimenté".

Le ministre turc a souligné que son pays souhaite une bonne collaboration avec la Grèce , se référant même à la crise économique du pays voisin, déclarant "cela est comme un séisme. Dans les séismes, nos deux pays savent se donner la main, s'aider, et c'est pourquoi nous sommes prêts à soutenir la Grèce. Notre destin est commun, et c'est en commun que nous bâtirons notre avenir commun".

M. Droutsas a décrit par la suite les cinq nouvelles mesures de confiance que sont d'une part des programmes éducationnels dans le cadre du Partenariat de la paix de l'OTAN et des conférences aux élèves officiers dans le cadre d'échanges de visites, d'autre part la liaison, à niveau d'état-major, d'une division/brigade de chaque pays avec le QG respectif de l'autre pays à l'OTAN, l'organisation de visites entre écoles militaires et, enfin, des activités scientifiques en commun au niveau militaire.

Droutsas et Davutoglu en faveur d'une réduction des armements de part et d'autre de l'Egée

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, interrogé sur la réduction des armements de part et d'autre de la mer Egée dans le cadre de sa conférence de presse commune avec le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a évoqué "une vision qui n'est pas basée sur des menaces mutuelles, mais sur les intérêts des deux parties".

"Songez à deux voisins qui se trouvent dans le même quartier et qui ont des problèmes. Ils ne baisseront pas les bras, ils tenteront d'améliorer et d'embellir leur vie à l'avenir", a affirmé M. Davutoglu, en soulignant que la Turquie "ne veut aucun problème avec ses voisins".

M. Davutoglu a ajouté que les budgets des deux pays ne devraient pas être consacrés aux armements, mais à l'éducation et l'avenir, et "c'est pour cette raison que le gouvernement Erdogan a procédé à de nombreuses réductions dans ses programmes d'armement".

De son côté, M. Droutsas, qui a été reçu par le président turc, Abdullah Gül, et le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a souligné que la Grèce veut que l'Egée devienne une mer de paix et indiqué avoir évoqué avec la partie turque la question relative aux provocations turques en Egée "qui ne facilitent pas les relations des deux pays". "Notre volonté d'avoir des relations de bon voisinage est sincère et, bien entendu, conformément au respect de nos droits souverains et des principes du droit international. C'est dans ce cadre que nous discutons et visons à garantir le dividende de paix qui sera créé par la réduction mutuelle des armements, pour le redistribuer aux secteurs de l'éducation, de la santé et la sécurité sociale".

Interrogé sur la question chypriote, M. Droutsas a souligné qu'elle n'est pas une question bilatérale entre la Grèce et la Turquie , mais un problème d'importance internationale et d'occupation, réitérant que la Grèce soutient les concertations sous l'égide de l'ONU à Chypre et contribuera à cette procédure de toutes ses forces.

"Chypre est un pays membre de l'UE et restera membre de l'UE après s'être accordée sur une solution. Le président Christofias mène les concertations de façon constructive, et nous lui faisons confiance", a-t-il dit.

Les deux ministres ont également discuté de l'importance de la coopération dans le secteur des affaires, notamment en vue de l'organisation d'un Congrès d'affaires de très haut niveau dont les travaux se clôtureront avec la participation des premiers ministres des deux pays, MM. Papandréou et Erdogan. Par ailleurs, une initiative sera également lancée pour attirer des touristes chinois dans le cadre de paquets touristiques qui incluront des destinations grecques et turques.

D'autres actions communes ont également été discutées, comme la promotion d'une initiative de l'UE visant à la simplification du visa pour les ressortissants turcs, alors que la Grèce et la Turquie se sont accordées pour organiser un exercice commun dans le cadre des efforts déployés pour lutter contre les catastrophes naturelles.

10/02/2010

Réunion gréco-turque sur la coopération entre garde-côtes des deux pays

L’immigration clandestine, la recherche et sauvetage en mer, sans compter aussi des références aux problèmes autour de l’îlot de la mer Egée - Imia -, ont été parmi les dossiers examinés au cours d’une réunion de plusieurs heures mardi, entre l’amiral Athanassios Boussios, commandant du Corps portuaire, et l’amiral Izzet Artunc, commandant de la Garde cotière turque.

Dans des déclarations de presse à l’issue de cette réunion, MM. Artunc et Boussios se sont félicités de cette rencontre de travail, le commandant turc soulignant la volonté des deux parties de poursuivre leur coopération "s’efforçant aussi, a-t-il dit, dans la limite de nos compétences de rechercher les moyens de résoudre de nombreuses questions", M. Boussios soulignant pour sa part "avoir l’occasion de discuter de questions nous préoccupant tous les jours dans l’espoir d’avoir des résultats".

A une question d’un journaliste sur la question de l’accord de réadmission entre la Grèce et la Turquie que n’applique pas Ankara, M. Artunc n’a pas souhaité répondre, expliquant ne pas s’expliquer par principe sur des questions ne relevant pas de ses compétences, mais rappelant en même temps que ce problème est examiné à l’heure actuelle au niveau des ministères des Affaires étrangères des deux pays.

Plus tôt, la délégation turque avait été reçue par le ministre de la Protection du Citoyen, Michalis Chryssochoïdis, pour évoquer l’immigration clandestine et le crime organisé, le ministre grec insistant sur la nécessité d’un échange d’informations.

"Nous devons coopérer afin de devenir plus efficace et stabiliser davantage la région, afin que nos peuples se sentent mieux", a déclaré M. Chryssochoïdis.

26/01/2010

Le premier ministre, Georges Papandréou répond à la lettre de son homologue turc, M. Erdogan

L'ambassadeur de Grèce à Ankara a transmis lundi la lettre de réponse du premier ministre, Georges Papandréou, à celle de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, dans laquelle il se déclare encouragé par leur désir commun d'améliorer les relations des deux pays, tout en soulignant que le peuple turc connaît très bien sa contribution à l'ouverture d'une nouvelle période dans les relations greco-turques depuis 1999, lorsque l'activité diplomatique a coïncidé avec une décision importante : l'octroi à la Turquie du statut de pays candidat à l'adhésion à l'UE.

Après avoir mis l'accent sur les progrès réalisés dans de nombreux secteurs des relations bilatérales comme le commerce, les investissements, l'énergie, le tourisme, la diplomatie des citoyens ainsi que le climat psychologique et la communication des forces armées des deux pays, M. Papandréou insiste sur la nécessité -dix après- de faire un bilan de sorte à souligner les enjeux qui doivent être atteints pour réussir une relation plus viable et productive, une paix commune entre les deux pays. Il indique notamment que "Grecs et Turcs, unis dans la coopération, peuvent devenir une force de stabilité et de coopération", ajoutant espérer que les deux pays peuvent devenir un modèle pour les autres régions de la planète, insistant sur le fait que la Grèce et la Turquie doivent régler les questions politiques fondamentales qui restent en suspens, tout particulièrement face aux grands défis mondiaux auxquels il faut faire face.

Dans sa lettre, M. Papandréou procède à un bilan concret des problèmes qui continuent à porter atteinte aux relations entre les deux pays, tout en décrivant parallèlement le cadre dans lequel la Grèce recherche une solution.

En ce qui concerne l'Egée, la priorité majeure de la Grèce est la mise en place d'un climat de sécurité et de confiance mutuelle, souligne M. Papandréou tout en insistant sur la nécessité de respecter l'intégrité territoriale, du droit international et des accords internationaux, tant au niveau bilatéral que multilatéral du fait que ces accords constituent le cadre pour le statut territorial en Egée et la base pour la garantie de relations de bon voisinage durables.

S'agissant de l'attitude de la Turquie en Egée, M. Papandréou souligne que les actions comme le casus belli, les survols et les activités de recherche sur le plateau continental qui n'a pas encore été défini selon les droits de la Mer en vigueur actuellement "ne contribuent en aucun cas à l'amélioration de nos relations", soulignant que les contacts exploratoires doivent reprendre et qu'il est nécessaire de leur donner un nouvel essor. A ce sujet, il précise que cette procédure ne peut avoir lieu sans la fixation d'une date d'expiration.

En cas de difficulté à trouver une solution acceptée mutuellement, dans un laps de temps qui doit être déterminé, M. Papandréou propose que la Grèce et la Turquie s'adressent toutes deux à la Cour internationale de La Haye, selon les règles afférentes du droit de la Mer. Il exprime à ce sujet la possibilité d'étudier des mesures qui pourraient contribuer à réduire la tension à la condition que celles-ci n'anticipent pas les positions politiques et juridique des parties tout en observant cependant que de telles mesures n'apportent pas une solution réelle car elle n'envisagent pas le problème à sa racine.

M. Papandréou souligne que le seul moyen de renforcer efficacement la sécurité en Egée est d'éviter les activités militaires qui entretiennent la tension.

Passant au problème chypriote, M. Papandréou souligne que la clef pour une solution viable est de laisser les deux communautés décider librement de leur avenir commun, sans aucune intervention ou pression. Il évoque notamment un règlement basé sur une fédération disposant de structures qui garantiront le fonctionnement efficace de l'Etat, tout en ajoutant que la solution doit s'inscrire dans le cadre posé par les résolutions de l'ONU et aller de pair avec le cadre institutionnel, les valeurs et principes de l'UE et l'acquis communautaire.

L'avenir de l'île réunifiée est placé au sein de l'UE, ceci constituant une réalité qui ne peut être ignorée du fait que la République chypriote est membre à part entière de l'UE depuis 2004.

Après avoir exprimé le soutien de la Grèce à la perspective d'adhésion de la Turquie à l'UE, qui contribuera à la paix, la sécurité et la stabilité dans la région en établissant des relations de bon voisinage, M. Papandréou fait une mention toute spéciale au respect par la Turquie de ses engagements face à la minorité grecque et le Patriarcat oecuménique tout en exprimant la volonté de la Grèce d'aider la Turquie au niveau bilatéral pour le transfert de savoir faire et expérience sur les questions communautaires.

Répondant aux déclarations maintes fois exprimées par le premier ministre turc au sujet d'une minorité turque en Thrace, M. Papandréou souligne que le respect des droits de l'Homme de tous les citoyens grecs, indépendamment de leur religion, culture et provenance ethnique, est de la responsabilité exclusive de l'Etat grec et son engagement personnel face à chaque citoyen grec.

Il souligne encore que les droits de l'Homme ne peuvent faire l'objet de négociations ni ne peuvent être envisagés selon des conditions de réciprocité.

Au chapitre de l'immigration clandestine, M. Papandréou insiste sur le fait que la coopération, tant au niveau bilatéral qu'européen, y compris le soutien de la Turquie aux opérations de la FRONTEX constitue le seul moyen pour faire face efficacement au problème. Il met par ailleurs en évidence l'importance de l'application entière du protocole greco-turc de réadmission (des clandestins), au-delà de la reprise des concertations pour la conclusion d'un accord afférent de la Turquie avec l'UE tout en faisant part de sa volonté d'élaborer un projet commun d'action pour faire face à l'immigration clandestine.

Après avoir évoqué d'autres aspects de la coopération bilatérale, telle que la coopération économique et commerciale et les visas pour les citoyens turcs, M. Papandréou qualifie de très importante la proposition de M. Erdogan pour la mise en place d'un Conseil de coopération de haut niveau. Il propose dans ce cadre l'organisation d'une visite officielle au niveau des premiers ministres et invite M. Erdogan à venir en Grèce, soulignant que les deux ministères des Affaires étrangères devront fixer une date probablement d'ici l'été.

Concluant sa lettre, M. Papandréou réaffirme le message de paix transmis en octobre à l'adresse du peuple turc et souligne qu'ensemble avec M. Erdogan ils peuvent modifier l'évolution des relations greco-turques et les conduire vers un avenir brillant dans l'intérêt des deux peuples.

06/11/2009

Déjeuner de travail informel Droutsas - Bagis

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a offert jeudi un déjeuner de travail informel au principal négociateur de la Turquie avec l'UE, Egemen Bagis, au cours duquel ils se sont entretenus des relations bilatérales et de la procédure d'adhésion de la Turquie à l'UE en vue du Sommet de décembre.

M. Bagis a présenté le programme de réformes de la Turquie et les progrès réalisés à ce jour, alors que les deux parties ont discuté des marges de coopération des deux pays sur les questions européennes au vu du savoir-faire grec. La partie grecque a réaffirmé son soutien à la marche d'adhésion à l'UE du pays voisin, lequel doit néanmoins remplir ses obligations en vue de son évaluation par l'UE en décembre.

M. Bagis a transmis au gouvernement grec les salutations chaleureuses du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

Le diplomate turc est en Grèce à l'occasion de sa participation jeudi soir à une manifestation du Centre international d'Etudes de la mer Noire où il prononcera un discours titré "L'adhésion de la Turquie pour une UE plus forte".

Le ministre turc M. Bagis annonce la visite d'Erdogan à Athènes

Une visite du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est planifiée actuellement, sans encore de date précise, comme il ressort de déclarations à l'Agence de presse turque "Anatolie" du ministre turc, chargé des négociations d'adhésion avec l'UE, Egemen Bagis.

Selon des informations jeudi, M. Bagis a indiqué depuis Athènes - où il a rencontré le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas - que le premier ministre grec, Georges Papandréou, répondrait prochainement à la lettre de son homologue turc adressée le 30 octobre, ajoutant en outre "nous espérons que ces visites de notre ministre des Affaires étrangères début décembre et celle de notre premier ministre contribueront à des progrès importants".

Le ministère des AE donne des précisions sur la lettre Erdogan à Papandréou

La lettre du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, adressée au premier ministre grec, Georges Papandréou, a été remise lundi dernier par l'ambassadeur turc au ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, à la suite de la visite effectuée par M. Papandréou à Istanbul et son entrevue avec M. Erdogan, a déclaré le porte-parole du ministère, Grigoris Delavekouras, rappelant que l'initiative du premier ministre de se rendre à Istanbul mettait en relief la volonté du gouvernement d'avoir "l'initiative de l'action".

M. Delavekouras a encore indiqué que cette volonté gouvernementale se résume en trois messages: à l'intention des pays balkaniques, affirmant que la Grèce soutient et facilite leur processus d'intégration à l'UE; à l'intention du peuple turc, comme quoi la Grèce est prête à une amélioration concrète des relations des deux pays dans l'intérêt de la stabilité régionale; et à l'intention du Patriarcat oecuménique que le gouvernement grec soutient fermement sa position et ses requêtes.

En ce qui concerne les contacts du négociateur turc avec l'UE, Egemen Bagis, avec le gouvernement grec, M. Delavekouras a indiqué que ceux-ci ont lieu en vue du Sommet de décembre où la Turquie fera l'objet d'une évaluation objective et sévère.

S'agissant du fonctionnement de Frontex, M. Delavekouras a observé que "la Grèce veut la coopération de la Turquie avec Frontex, laquelle aurait déjà dû exister", cette évolution étant d'importance majeure pour faire face aux pressions de l'immigration clandestine subies par la Grèce et exprimant l'espoir que la visite du commissaire Barrot en Turquie contribuera dans cette perspective.

Interrogé sur les interférences opérées par la Turquie dans les vols de Frontex, M. Delavekouras a noté qu'il s'agit d'un "comportement illégal" contre lequel la Grèce a déjà procédé à des démarches.

10/10/2009

Papandréou: Erdogan a la volonté politique de contribuer au règlement des problèmes

Les premiers ministres grec et turc, Georges Papandréou et Recep Tayyip Erdogan, ont procédé à un tour complet d'horizon de tous les dossiers des relations gréco-turques, lors de leur rencontre vendredi après-midi à Istanbul, en marge de la Rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères de la Coopération interbalkanique.

Dans une information des journalistes de la délégation grecque à Istanbul et des correspondants grecs en Turquie, M. Papandréou a déclaré avoir retenu de son entretien de plus d'une heure avec son homologue turc, que M. Erdogan a la volonté politique d'aider au règlement des problèmes, bien qu'il reste, a-t-il noté, à ce que cela se traduise dans les actes.

M. Papandréou a exposé à M. Erdogan le message qu'il avait adressé plus tôt dans la journée au peuple turc, un message qu'il a qualifié de simple et compréhensible, insistant encore que du côté grec "nous avons prouvé vouloir de bonnes relations avec la Turquie et nous soutenons sa marche européenne". Toutefois, a-t-il poursuivi, la Turquie doit à son tour aussi faire des pas qu'exige l'Europe afin que sa marche d'adhésion avance.

Tout cela sera évalué aussi lors du Sommet (de l'UE), a affirmé M. Papandréou qui, appelé à dire s'il y a une chance que la Grèce exerce son droit de veto en décembre prochain, a relevé que tous les outils sont sur la table et insisté qu'il s'agit d'une date importante et l'évaluation sera sérieuse.

M. Papandréou a fait une mention spéciale à la question chypriote, en signalant à M. Erdogan qu'il soutient les efforts de Dimitris Christofias (président chypriote) en vue d'un nouvel accord dans la question chypriote dans le cadre des résolutions de l’ONU et de l’acquis communautaire, et lui demandant de soutenir lui aussi de son côté M. Talat (leader turco-chypriote) afin qu’il contribue à son tour à la recherche d’une telle solution.

L’entretien a également porté, comme cela était attendu, sur le problème des infractions et violations turques en Egée, le premier ministre grec déclarant avoir discerné une certaine disposition de changement d’attitude de la part de la Turquie.

A ce point, M. Papandréou a observé que la note d’information de la Commission européenne concernant le Sommet de décembre n’est pas positif pour la Grèce, et informé avoir eu de ce fait un entretien téléphonique avec le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, auquel il a présenté les positions grecques. M. Papandréou a d'ailleurs l'intention d'avoir très prochainement une entrevue avec le chef de l'exécutif de l'UE.

Interrogé sur un article paru dans la presse turque, qui le cite souhaiter proposer à la Turquie un pacte de paix, M. Papandréou s'est contenté de noter qu'il "est encore trop tôt", alors que dans un commentaire plus général sur sa visite en Turquie, il a expliqué avoir voulu donner un signe de la politique étrangère que suivra dorénavant la Grèce, avec des initiatives et une présence qui donnera le sentiment qu'il existe une diplomatie avec des objectifs, une vision et des résultats pratiques.

Papandréou appelle les Européens à soutenir l'optique européenne de la Turquie

Dans son intervention vendredi à Istanbul à la Rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères de la Coopération interbalkanique, le premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Georges Papandréou, a appelé ses partenaires européens à continuer à soutenir l'optique européenne de la Turquie.

M. Papandréou a appelé les Européens à reconfirmer leur soutien à l'optique européenne de la Turquie, qui a besoin, a-t-il dit, d'une nouvelle dynamique, et de renouveler le message au peuple turc que la Turquie est la bienvenue dans la famille européenne.

Certes, le chef de la diplomatie grecque n'a pas manqué d'insister sur les obligations qu'entraîne la candidature à l'UE, relevant que la Turquie doit montrer sa volonté de continuer de l'avant dans les réformes et respecter l'acquis communautaire vis-à-vis de l'UE et des Etats-membres.

A ce point, M. Papandréou a enchaîné sur la question du nom de la FYROM, la Grèce et la FYROM, a-t-il souligné, partagent des intérêts communs, aspirent à ce que la région progresse dans la stabilité et la sécurité, affirmant avoir l'intention sincère de rechercher des moyens de régler le problème du nom et relevant aussi que la position de la Grèce sur ce point est claire et connue, et "va dans le bon sens".

M. Papandréou, qui a considéré que l'intégration européenne de tous les pays balkaniques pourrait aider à une solution au nom de la FYROM, a par ailleurs proposé à nouveau "une feuille de route" pour l'adhésion de tous les pays des Balkans occidentaux d'ici 2014, cette année correspondant au 100e anniversaire du début de la 1ère Guerre mondiale.

Papandréou adresse d'Istanbul un message de bonne volonté au peuple turc

Le premier ministre, Georges Papandréou, a adressé d'Istanbul vendredi en marge des travaux de la Rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères de la Coopération interbalkanique un message au peuple turc, pour confirmer qu'avec la sincérité qu'on lui reconnaît et sa détermination d'un rapprochement entre les deux pays, il compte, non pas exploiter les problèmes existants, mais les résoudre.

Reçu en tant que chef de la diplomatie grecque dans l'après-midi à l'aéroport international d'Istanbul "Kemal Ataturk" par son homologue turc, Ahmet Davutoglu, et accompagné du ministre adjoint, Dimitris Droutsas, M. Papandréou mentionne dans son message, à titre des problèmes "qui nous concernent et nous font mal", la question chypriote, les relations bilatérales, la nécessité du respect absolu des frontières et de l'intégrité territoriale, ainsi que le respect des libertés religieuses, du Patriarcat oecuménique et de la Faculté de Théologie de Halki.

Tout ceci, a-t-il souligné, entre dans le cadre des obligations de la Turquie dans sa marche vers l'UE.

Reçu par le patriarche oecuménique, Bartholoméos Ier, M. Papandréou s'est dit heureux de l'opportunité de le rencontrer, en rappelant l'amitié qui lie les deux hommes, et salué sa sagesse et ses actions dans les questions des relations de l'orthodoxie avec les autres Eglises, le renforcement de la présence de l'orthodoxie dans le monde, son souci de l'environnement et de l'écologie.

Pour sa part, Bartholoméos Ier a félicité M. Papandréou pour sa victoire aux législatives, en lui souhaitant un grand succès, rappelant son rôle dans le rapprochement gréco-turc, mais aussi dans les Balkans pour consolider la sécurité et la stabilité.

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Dernière modification : Monday 02 February 2009