|
|
15/04/2011 |
Droutsas:
Une solution politique pour la Libye
L e
ministre grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a réitéré que la
solution à la crise en Libye ne peut être apportée uniquement par des moyens
militaires, s'adressant jeudi à la session des ministres des Affaires
étrangères de l'OTAN à Berlin.
"La
Grèce a souligné depuis le tout début, avec constance, qu’il faut une
solution politique et, dans ce cadre, la Grèce a déposé ses propres idées et
propositions", a affirmé M. Droutsas lors de déclarations aux
correspondants et journalistes grecs à Berlin.
Comme
en a informé M. Droutsas, la Libye a dominé les travaux de la session, qui a
retenu la nécessité "d’une solution politique", et "nous
sommes convenus d’ailleurs que la coordination doit être prise en charge par
l’ONU".
M.
Droutsas est revenu une nouvelle fois sur l’aspect prioritaire de la
protection de la population civile en Libye, "tout justement sur ce point
le rôle de l’OTAN s’est avéré crucial, et nous avons confirmé une
nouvelle fois ce facteur lors de notre rencontre aujourd’hui", avant de
signaler deux points majeurs, "premièrement que toutes les opérations de
l’OTAN s’inscrivent absolument dans le cadre des résolutions du Conseil de
sécurité de l’ONU - cela constitue pour nous un préalable indispensable,
a-t-il dit -, et deuxièmement la participation de certains pays arabes dans les
opérations en collaboration avec l’OTAN".
A ce
point, M. Droutsas a rappelé que la Grèce facilite ces opérations via ses
bases militaires, mais ne participe pas aux opérations militaires, avant de
mentionner une nouvelle fois toute l’importance du volet de l’aide
humanitaire, une urgence pour le peuple libyen.
"J’ai
eu une nouvelle fois l’occasion de souligner le rôle majeur que peut jouer la
Crète dans la coordination de l’acheminement de l’aide humanitaire par la
communauté internationale et d’exprimer à la table de l’OTAN notre
disposition à ce que la Crète joue ce rôle", a conclu le ministre. |
|
06/04/2011 |
Le
resserrement de la coopération énergétique gréco-azérie au centre des
entretiens Papoulias-Aliev
L e
resserrement de la coopération déjà étroite dans le secteur de l'énergie,
mais également les grandes marges de développement des relations bilatérales
en général, ont dominé les entretiens du président de la République
hellénique, Carolos Papoulias, et son homologue azéri, Ilham Aliev, et des
délégations officielles des deux pays, mardi à Bakou.
"Nous
avons constaté, toutefois, que nos relations bilatérales peuvent et doivent se
développer encore plus, surtout dans les domaines du commerce et de
l'économie", a déclaré M. Papoulias, informant avoir discuté avec M.
Aliev des progrès réalisés en matière de coopération énergétique.
"La
Grèce est devenue un carrefour énergétique important vers l'Europe du Sud et
centrale. Dans ce cadre, nous participons aussi à la construction du gazoduc
ITGI, qui reliera l'Italie, via la Turquie et la Grèce", a affirmé M.
Papoulias.
De son
côté, M. Aliev a parlé de perspectives exceptionnelles pour les relations des
deux pays, explicitant que "l'Azerbaïdjan veut accroître le volume des
exportations de gaz naturel vers l'Europe, et le couloir Sud nous
intéresse".
MM.
Papoulias et Aliev ont également examiné les progrès dans les relations de
l'Azerbaïdjan avec l'UE et la perspective de signature d'un accord
d'association, M. Aliev saluant le rôle de la Grèce dans cette voie.
MM.
Papoulias et Aliev, qui ont évoqué aussi la situation en Libye et plus
généralement au Proche-Orient, se sont informés mutuellement de la question
chypriote et de la question du Nagorny-Karabakh, les deux chefs d’Etat se
prononçant en faveur de l’application du droit international et des
résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
Notons
que les deux parties ont signé trois accords bilatéraux, le premier par le
ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et son homologue azéri,
Elmar Mamediarov, sur le développement des relations culturelles, le deuxième
par le ministre des Affaires maritimes, de Iles et de la Pêche, Yannis
Diamantidis, et M. Mamediarov sur la coopération et les facilités dans les
transports maritimes, et le troisième par le secrétaire d’Etat à l’Environnement,
à l’Energie et au Changement climatique, Yannis Maniatis, et le ministre
azéri de l’Environnement et des ressources naturelles, Husseingoulou Baguirov,
sur la protection de l’environnement.
Un
Mémorandum de compréhension et de poursuite de la coopération a été signé
en outre entre l’Entreprise publique de gaz (DEPA) et la société
correspondante azérie de gaz naturel (SOCAR).
A la
mi-journée, M. Papoulias a visité la vieille ville de Bakou, alors que dans l’après-midi
il a rencontré le premier ministre azéri, Artour Rassizade, puis assisté à
un dîner officiel offert en son honneur par M. Aliev.
Mercredi,
MM. Papoulias et Aliev proclameront l’ouverture des travaux d’un Forum d’affaires.
Avant de regagner Athènes, M. Papoulias visitera le Parlement azéri, puis
rencontrera des représentants de la communauté grecque de Bakou, alors qu’il
sera déclaré docteur honoris causa de l’Université slave de Bakou. |
|
05/04/2011 |
Les
relations économiques Grèce-Azerbaïdjan au centre des entretiens Papoulias à
Bakou
Le
président de la République, Carolos Papoulias, est arrivé lundi tard dans
l'après-midi à Bakou, où il entame le lendemain une visite officielle de deux
jours en Azerbaïdjan, suite à une invitation de son homologue azéri, Ilham
Aliev.
Au
centre des entretiens de MM. Papoulias et Aliev et des délégations des deux
pays, les relations économiques bilatérales, avec en priorité les dossiers de
l'énergie et en particulier la promotion de l'ouvrage de développement que
constitue le gazoduc ITGI, qui doit transporter du gaz naturel de la Caspienne
vers l'Europe occidentale via la Turquie, la Grèce et l'Italie.
Les
deux chefs d'Etat s'adresseront mercredi matin à un Forum économique
d'entrepreneurs des deux pays, alors que les ministres de la Marine et de l'Energie
signeront des accords économiques bilatéraux sur la protection de
l'environnement, les transports maritimes et l'énergie.
MM.
Papoulias et Aliev discuteront également des développements internationaux
dans l'ensemble de la région du Moyen Orient et de l'Asie centrale.
M.
Papoulias est accompagné d'une importante délégation grecque comprenant les
ministres des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, des Affaires maritimes,
des Iles et de la Pêche, Yannis Diamantidis, le secrétaire d'Etat à
l'Environnement, l'Energie et le Changement climatique, Yannis Maniatis, chargé
des dossiers énergétiques, ainsi que de hauts cadres gouvernementaux.
Notons
enfin que M. Papoulias rencontrera les représentants de la communauté grecque
de Bakou et sera déclaré docteur honoris causa de l'Université de la ville -
qui dispose d'un département d'Etudes néohelléniques. |
|
29/03/2011 |
Signature
d'un Mémorandum de coopération Grèce-Inde
Un
Mémorandum de coopération entre la Grèce et l'Inde dans les investissements
et le commerce a été signé lundi en clôture des travaux de la 6e Commission
interministérielle mixte des deux pays à Athènes, avec l'engagement du
secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Spyros Kouvelis, à cette
occasion, de se rendre à New Delhi, accompagné d'une mission d'affaires.
"Nous
souhaitons construire une coopération économique stratégique avec un pays
doté d'une économie dynamique en plein essor, ce qui est d'une grande
importance pour la Grèce, car elle entame actuellement un effort
d'extraversion", a affirmé M. Kouvelis, dans des déclarations à l'issue
des travaux de la commission interministérielle.
En
signant ce Mémorandum de coopération, les deux pays souhaitent étendre leur
collaboration dans divers secteurs, tels que la construction, la marine
marchande - un secteur dans lequel l'Inde a aussi une forte présence -, les
nouvelles technologies, la technologie numérique, les produits pharmaceutiques
- un secteur aussi où l'Inde connaît un véritable essor.
De son
côté, le secrétaire d'Etat indien au Commerce et à l'Industrie, Jyotiraditya
Scindia, a souligné les "immenses opportunités de promouvoir les
échanges commerciaux et investissements" entre les deux pays, ayant
présidé lui aussi les travaux de la commission. |
|
19/03/2011 |
M. Papandréou préside une session ministérielle sur la
situation en Libye
Le premier ministre, Georges
Papandréou, a présidé
vendredi au Palais Maximou une session ministérielle sur les développements en
Libye, à laquelle ont pris part les ministres des Affaires étrangères,
Dimitris Droutsas, et de la Défense nationale, Evanghelos Vénizélos, le
ministre adjoint de la Défense nationale, Panos Beglitis, le chef de
l'état-major général de la Défense nationale, le général Ioannis Giagos,
et le SG du ministère des Affaires étrangères, Ioannis Zeppos.
Selon des informations, la Grèce travaille à une solution
pacifique, en respect absolu de la légalité internationale et des résolutions
du Conseil de sécurité de l’ONU - 1970 du 26 février et 1973 du 17 mars -,
alors qu’elle respecte en même temps ses obligations à titre d’allié à l’OTAN.
Selon ces sources, la Grèce ne participera pas à des
opérations militaires, mais pourrait assumer un rôle dans des questions d’aide
humanitaire et de contrôle de l’embargo sur les armes.
Notons que les concertations au sein de l’OTAN s’achèvent
samedi à la mi-journée.
M. Papandréou à Paris pour une session
euro-méditerranéenne sur la Libye
Le premier ministre, Georges
Papandréou, se rend samedi
matin à Paris pour prendre part à une session des dirigeants de la
Coopération euro-méditerranéenne consacrée à la situation en Libye.
L'initiative de la convocation de cette session revient au
président français, Nicolas Sarkozy.
M. Papandréou quittera Athènes à 10h30, après avoir
présidé plus tôt - à 9h00 au lieu de 10h00 prévu initialement - une
réunion de la présidence de l'Internationale socialiste (IS), qui se tiendra
au Musée de l'Acropole et qui aura également pour objet les développements en
Afrique du Nord et au Proche-Orient.
Contacts téléphoniques de M. Papandréou avec ses
homologues de Turquie et de Libye
Le premier ministre, Georges
Papandréou, a eu vendredi des
contacts téléphoniques avec ses homologues turc, Recep Tayyip Erdoga, et
libyen, Al-Baghdadi Ali Al-Mahmoudi.
M. Papandréou a évoqué avec M. Erdogan les développements
en Libye, alors qu'il a également profité de cette occasion, en prenant
prétexte sur les événements au Japon, pour réitérer les thèses grecques
sur la question de l'énergie nucléaire et son opposition à son utilisation
dans la région du Sud-Est de l'Europe.
M. Papandréou s'est entretenu aussi avec M. Al-Baghdadi Ali
Al-Mahmoudi, appelant à l'application immédiate de la résolution du Conseil
de sécurité de l'ONU, en particulier au respect de la volonté unanime de voir
la fin de la violence et une issue à la crise.
La
Grèce salue la résolution de l'ONU sur la Libye
Le
ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a déclaré que
l'objectif de la communauté internationale, de la Ligue Arabe et de l'Union
Africaine est de trouver une solution à la crise en Libye, de rétablir la
stabilité et la transition vers la démocratie à travers un dialogue élargi
avec le peuple libyen, à l'issue de sa rencontre vendredi avec le ministre de
la Défense, Evanghelos Vénizélos.
Cette
rencontre, longue de plus d'une heure, était axée sur les développements en
Libye, suite à la récente résolution du Conseil de sécurité des Nations
unies.
M.
Doutsas a salué cette résolution, en estimant que la communauté
internationale adresse de cette façon un "message fort et un avertissement
clair" pour un cessez-le-feu immédiat. "Cette résolution constitue
un pas en avant", a-t-il ajouté.
Enfin,
le ministre a réitéré que la Grèce est prête à aider et à coopérer avec
ses partenaires européens et ses alliés (de l'OTAN), pour faire respecter la
légalité internationale.
Ont
participé également à cette rencontre, le SG du ministère des Affaires
étrangères, Ioannis Zepos, et le chef de l'état-major général de la
Défense nationale, le général Ioannis Giagos.
M.
Droutsas informe les partis de l'opposition des développements en Libye
Le
ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a convoqué vendredi soir
une réunion extraordinaire du Conseil national de Politique étrangère.
Cette
session, qui s’est clôturée tard en soirée, avait pour objet d’informer
les représentants des partis parlementaires - le KKE n’y a pas participé,
selon sa ligne de conduite face à cette instance - des développements en Libye
et plus généralement en Afrique du Nord, ainsi que des résultats de la
récente visite du chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, à Athènes.
Aucune
déclaration n’a été faite à l’issue de la séance. |
|
26/02/2011 |
Entretien de M.
Droutsas avec son homologue azéri
La rencontre vendredi entre le ministre des
Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et son homologue azéri, Elmar Mamediarov,
a confirmé la dynamique de l’évolution des relations des deux pays,
particulièrement pour le secteur de l’énergie et de l’économie.
Au cours de la conférence de presse qui a
suivi leur entretien, le ministre azeri des AE a informé que le gaz naurel de
son pays se trouve déjà sur le marché grec en quantité de 700 millions de m3,
alors qu'est discutée au niveau des sociétés une augmentation de
l'approvisionnement.
M. Droutsas a de son côté réitéré l’engagement
de la Grèce à la matérialisation du projet de construction du gazoduc ITGI (Turquie-Grèce-Italie),
le qualifiant de “projet mature”, alors que M. Mamediarov a relevé l’importance
de la Grèce en tant que premier pays de l’UE à se ravitailler en gaz naturel,
directement via la mer Caspienne.
De surcroît, le ministre grec des AE a évoqué
l’importance des échanges de contacts entre les deux pays, et à haut niveau, en
tant que signe d’un renforcement des relations bilatérales, annonçant par la
suite la visite officielle du président de la République, Carolos Papoulias,
début avril.
Pour l’Azerbaïdjan, M. Droutsas a souligné
l’importance de son rôle dans une région difficile pour l’UE, relevant entre
autres que la Grèce continuera à oeuvrer pour la paix et la sécurité dans la
région du Sud-Caucase ainsi que dans le cadre de l’OSCE.
Le secrétaire d’Etat
aux AE, M. Kouvelis, rencontre son homologue argentin
La visite officielle à Athènes vendredi du
secrétaire d'Etat argentin aux Affaires étrangères, Alberto Pedro d'Alotto,
s'est soldé par la ratification d’une coopération économique entre les deux
pays, au Parlement grec.
Cette signature “approfondit le cadre de la
collaboration bilatérale, et s’intègre dans l’ouverture de la diplomatie
économique grecque à l’Amérique Latine”, a dûment relevé le secrétaire d’Etat
aux AE, Spyros Kouvelis, à l’issue de sa rencontre avec son homologue argentin.
Le tourisme et l’énergie constituent les
premiers secteurs qu’entendent promouvoir les deux parties, en vue de la réunion
de la Commission mixte interministérielle prévue dans le courant 2011.
M. Kouvelis a évoqué la nécessité de lever
certains obstacles concernant le commerce bilatéral, tout en se référant à
l’annulation l’an dernier d’une grande commande de conserves de pêches grecques.
Il a de plus ajouté que “la marine marchande grecque reliant l’Argentine avec
l’UE et bien sûr la Grèce” est aussi un secteur important de collaboration.
De son côté, le secrétaire d'Etat argentin aux
AE, a fait référence particulièrement à la contribution de la communauté grecque
en Argentine dans le rapprochement des deux pays, aux multiples similarités,
estimant par la suite que la Commission mixte interministérielle mettra de
l’avant le commerce et la coopération bilatérale dans plusieurs secteurs.
Le
ministre azéri des AE en visite à Athènes
La prolongation du dialogue Athènes-Bakou et
le renforcement des relations bilatérales avec l'accent mis sur la collaboration
énergétique, sont à l'agenda de la visite de 2 jours vendredi à Athènes, du
ministre azéri des Affaires étrangères, Elmar Mamediarov.
Le chef de la diplomatie azéri a été accueilli
par le premier ministre, Georges Papandréou, et le président du Parlement,
Philippos Petsalnikos, alors que dans l'après-midi il a rencontré le ministre
des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas.
M. Papandréou invitera son homologue azéri à
un dîner en son honneur et suivront des déclarations à la presse.
Notons que ces dernières années les relations
bilatérales se sont multipliées, la Grèce occupant la présidence de l'OSCE, mais
aussi dans le cadre de la visite à Athènes du président azéri, Ilham Aliev, en
février 2009.
Les relations se font dans un bon climat
politique, axées sur la promotion des relations économiques, particulièrement
dans le secteur de l'énergie, compte tenu que la Grèce et l'Italie promeuvent le
projet de construction du gazoduc ITGI, dont le seul fournisseur est
l'Azerbaïdjan.
C'est dans cet effort de promotion que le
secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères chargé de la diplomatie économique,
Spyros Kouvelis, s'était rendu à Bakou début février. |
|
11/02/2011 |
M. Droutsas à Nicosie
et New York à partir de lundi
Les développements
dans la question chypriote sur fond des entretiens de Genève le mois dernier,
ainsi que le rapport attendu du SG des Nations unies fin février, seront les
points principaux des contacts du ministre des Affaires étrangères, Dimitris
Droutsas, qui se rend la semaine prochaine à Nicosie et New York, où il doit
rencontrer le SG de l'ONU, Ban Ki-moon.
Plus précisément, le
chef de la diplomatie grecque sera lundi 14 février à Nicosie pour y
rencontrer le président, Dimitris Christofias, et son homologue chypriote,
Marcos Kyprianou, alors que par la suite il sera à Londres avec à son
programme des entretiens avec le secrétaire au Foreign Office, William Hague,
ainsi qu'avec le chef de l'opposition britannique, Ed Miliband.
Le 17 février, M.
Droutsas sera à New York pour s'entretenir avec le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, et
l'archevêque d'Amérique, Dimitrios, et rencontrer aussi des représentants de
la diaspora hellénique.
Entretien à Athènes
Droutsas-Downer, envoyé spécial de l'ONU pour Chypre
Le ministre des
Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, qui doit se rendre la semaine
prochaine à Nicosie et New York, a reçu jeudi à Athènes l'envoyé spécial
du SG de l'ONU pour Chypre, Alexander Downer.
M. Downer a informé le
ministre sur les derniers développements dans la question chypriote, soulignant
en particulier "l'attachement" des communautés grecque et chypriote
à poursuivre les concertations "à des rythmes plus intensifs", un
développement qui fait suite notamment à la rencontre la veille entre le
président chypriote, Dimitris Christofias, et le dirigeant turco-chypriote,
Dervis Eroglu.
L'envoyé spécial de
l'ONU, qui a mis l'accent aussi sur le rôle "extrêmement
constructif" de la Grèce dans la procédure de réunification de l'île, a
reconnu l'existence de désaccords majeurs qui restent encore sur certains
aspects, mais cité aussi certains désaccords qui sont "comblés".
Les concertations
Grèce-FYROM sur le nom reprennent
L'envoyé spécial de
l'ONU pour la FYROM, Matthew Nimetz, a confirmé l'intention de la Grèce et de
la FYROM de poursuivre leurs concertations pour la recherche d'un règlement de
la question du nom de la FYROM.
Dans des déclarations
de presse à l'issue de la rencontre mercredi soir à Manhattan avec les
représentants des deux pays, M. Nimetz, a précisé que "l'atmosphère
était très bonne", les deux parties présentant leurs points de vue, et
assurant avoir constaté "des intentions positives de régler cette
question".
Par la suite, M. Nimetz
a estimé que "le plus important développement" de l'an dernier a
été le dialogue entre les deux premiers ministres, MM. Papandréou et Gruevski,
ayant eu des conséquences encourageantes sur les deux parties se concertant.
En réponse à une
question de presse, l'officiel de l'ONU a indiqué qu'aucune nouvelle
proposition n'avait été présentée.
Pour sa part, le
représentant de la Grèce, l'ambassadeur Adamandios Vassilakis, a souligné que
"comme il en avait été fait référence dans le communiqué la veille de
M. Nimetz, cette rencontre était informelle et visait à faire le point pour
connaître où nous en sommes, à peu près un an après la dernière
rencontre".
M. Vassilakis a ajouté
que "dans la phase où nous sommes, la seule chose que nous pouvons faire
est de communiquer le contenu de la discussion entre nos gouvernements, d'en
tirer les conséquences et, à partir de là, voir quelle direction suivre. Les
positions grecques, vous les connaissez, le premier ministre, le ministre des
Affaires étrangères et le porte-parole du ministère des Affaires étrangères
vous en ont parlé, et il est donc inutile d'y revenir".
Le négociateur de la
FYROM, Zoran Jolevski, a parlé de l'absence d'un calendrier et qu'il
informerait le gouvernement de Skopje du contenu des rencontres de New York.
|
|
19/01/2011 |
Les présidents grec et
arménien signent un mémorandum d’entente
L es
présidents de Grèce et d'Arménie, MM. Papoulias et Sarkessian, ont signé
mardi à Athènes un mémorandum d’entente pour les préparatifs des
programmes intitulés "Journées de la culture arménienne en Grèce"
en 2012 et "Journées de la culture grecque en Arménie" en 2013.
Le ministre de la
Culture et du Tourisme, Pavlos Geroulanos, présent à la cérémonie d'accueil
au palais présidentiel du chef d'Etat arménien, en visite officielle en
Grèce, a signé pour sa part avec son homologue arménienne, Hasmik Poghossian,
un mémorandum sur des échanges culturels gréco-arméniens qui auront lieu
dans les grandes villes des deux pays.
M. Geroulanos recevra
mercredi au ministère Mme Poghossian pour des discussions plus détaillées sur
les dossiers de coopération culturelle.
Dans ses premières
déclarations d’accueil du président arménien, M. Papoulias s'est d'emblée
référé très directement au rôle de la Turquie dans l'histoire des deux
pays, et exprimé l'espoir qu'Ankara répondra aux efforts du gouvernement grec
de construire une nouvelle relation.
M. Papoulias a, par
ailleurs, souligné que si la Grèce n'avait pas "le poids économique des
armements, elle n'aurait pas besoin du FMI", ajoutant que "nous
donnons plus d'argent que tous nos alliés pour les armements et ceci est
injuste pour un peuple pacifique. Nous gardons l'espoir toutefois".
M. Sarkissian s'est
référé lui aussi de son côté à la Turquie, parlant de "voisin
difficile et de problèmes difficiles" entre voisins qui "continuent
à discuter à partir d'une position forte, et qui continuent comme toujours à
revendiquer tout et de plus même très vite".
Le président arménien
a reconnu certes que "les temps changent", déclarant "nous avons
nos propres espoirs et visions pour l'avenir de nos pays".
MM. Papoulias et
Sarkossian ont passé en revue de manière détaillée les relations
harmonieuses de coopération entre les deux pays, se disant convaincu d'un
resserrement possible.
Etaient présents pour
la partie grecque lors de cette entrevue, les ministres des Affaires
étrangères, Dimitris Droutsas, du Développement régional et de la
Compétitivité, Michalis Chryssochoïdis, de la Culture et du Tourisme, Pavlos
Geroulanos, ainsi que le secrétaire d'Etat aux AE, Dimitris Dollis.
Vers un réchauffement
des relations économiques Grèce-Arménie
Le ministre du
Développement régional et de la Compétitivité, Michalis Chryssochoïdis, et
le ministre arménien de l’Economie, Tigran Davtian, sont convenus mardi, en
marge de la visite officielle du président arménien, de prendre des
initiatives pour un réchauffement des relations économiques entre les deux
pays.
M. Davtian a invité le
ministre grec à Erevan, accompagné d’une mission d’hommes d’affaires,
pour donner une nouvelle impulsion aux relations économiques, le volume des
échanges commerciaux se trouvant à un très bas niveau, alors qu’a été
décidée la mise en place de groupes d’experts chargés d’étudier les
domaines intéressants pour des investissements.
Les échanges
commerciaux Grèce-Arménie sont décrits comme étant en chute libre ces
dernières années, avec en particulier entre 2005-2009 une régression de l’ordre
de 38,4% des exportations-importations. En 2009, la balance commerciale était
en faveur de la Grèce avec 8,5 millions d’euros.
En ce qui concerne les
investissements grecs en Arménie, on les chiffre à $85.000 en 2007
(bâtiment-travaux publics et services), selon des données des autorités
arméniennes, la Grèce figurant cette année-là pour la dernière fois sur le
tableau des investisseurs.
|
|
13/01/2011 |
Droutsas-Lieberman
examinent le resserrement des relations gréco-israéliennes
Le ministre des
Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a reçu mercredi son homologue
israélien, Avigdor Lieberman, pour un entretien ayant fait référence
notamment à la décision des deux premiers ministres, MM. Papandréou et
Netanyahou, la veille au soir de mettre en place un conseil ministériel commun
pour le resserrement de la coopération.
Les deux ministres sont
convenus par ailleurs - et dans la foulée de la solidarité exprimée par la
Grèce lors de l'incendie de Haïfa en décembre dernier - d'instaurer des
moyens d'intervention en cas de catastrophes naturelles, M. Droutsas rappelant
par ailleurs sa décision, annoncée la veille, de nommer un envoyé spécial au
Proche-Orient, l'ambassadeur de personnalités, Antonis Nikolaïdis, expliquant
qu'elle fait suite à l'expérience qu'il a tirée de ses voyages récents dans
la région.
Pour sa part, M.
Lieberman, qui a souligné qu'il rencontrait pour la 6e fois son homologue grec,
a tenu d'emblée à remercier la Grèce, au nom de son gouvernement une nouvelle
fois, pour son aide lors des incendies catastrophiques au nord d'Israël, se
référant ensuite à la coopération touristique en pleine expansion, alors qu’interrogé
sur les questions énergétiques, il a pesé ses mots en disant nécessaire
"une étude argumentée", mettant l’accent sur la valeur de la
coopération économique qui constituera "l’enjeu des prochaines
années".
Commentant la
contribution positive de la Grèce "dans la construction de relations de
bon voisinage", M. Lieberman a souligné que "il serait heureux si la
Grèce pouvait contribuer au resserrement des relations d’Israël avec ses
pays voisins".
Répondant à la presse
à son tour sur la situation politique en Israël - notamment à propos de la
démolition de l’ancien hôtel Shepherd à Jérusalem Est et l’expansion de
la colonisation -, M. Droutsas a rappelé que "les points de vue de la
Grèce ne coïncident par sur toutes les questions avec ceux d’Israël, mais
qu’il faut parler ouvertement et là aussi où nos idées divergent".
Enfin, à propos de la
question palestinienne, le chef de la diplomatie grecque a déclaré que
"à chaque occasion nous exprimons notre désir pour une solution juste et
viable", mais aussi nos "inquiétudes" en ce qui concerne
"la stagnation du processus de paix", rappelant que la Grèce
respectant constamment une politique de principes a su construire des relations
de confiance, tant avec le monde arable qu’avec Israël. "Peu de pays
peuvent affirmer avoir un tel atout", a conclu M. Droutsas.
Création d'un Conseil
ministériel de coopération gréco-israélien
Le premier ministre,
Georges Papandréou, et son homologue israélien, Benyamin Natanyahou, ont
décidé de mettre en place un conseil ministériel commun pour la coopération
bilatérale, lors d'un entretien téléphonique mardi soir, dont a eu
l'initiative le chef du gouvernement grec dans le cadre du resserrement des
relations entre les deux pays remontant à l'été dernier.
Ce conseil, que
présideront MM. Papandréou et Natanyahou, sera convoqué à une date d'ici
deux mois, et les préparatifs ont été confiés aux ministres des Affaires
étrangères grec et israélien, MM. Droutsas et Lieberman.
|
|
14/12/2010 |
Le nouveau mécanisme
de soutien de l'UE au centre des entretiens Papandréou-Orban
L e
nouveau mécanisme européen de soutien et l'élargissement de l'UE ont dominé
les entretiens lundi matin - dans un hôtel d'une banlieue résidentielle nord
d'Athènes - entre le Premier ministre, Georges Papandréou, et son homologue
hongrois, Viktor Orban.
Dans des déclarations
à l'issue de la rencontre, M. Papandréou a indiqué avoir eu l'occasion de
discuter du mécanisme de soutien qui, "ces derniers mois, en raison aussi
de la crise en Grèce, mais aussi plus généralement dans la zone euro, est
devenu la question centrale de la marche de l'Europe, de l'économie européenne
et de la zone euro".
M. Papandréou a
rappelé que la négociation de la question de l'amendement du Traité de
Lisbonne fera l'objet du Sommet de l'UE jeudi et vendredi prochains, la
présidence hongroise qui suit à partir de janvier ayant la responsabilité de
conduire cette procédure au niveau européen dans les prochains mois, M. Orban
convenant de la nécessité d'amender le Traité pour lequel, a-t-il noté, il
est convenu avec M. Papandréou qu'il devra être limité.
M. Orban a évoqué
également les difficultés économiques auxquelles sont confrontées la Grèce
et la Hongrie, pour expliquer à ce sujet que "nous comprenons que chaque
pays a besoin d'un dosage spécial de décisions économiques et politiques,
sinon nous ne pourrons réussir".
Au chapitre de
l'élargissement, M. Papandréou a affirmé que la question de la marche
d'adhésion des pays balkaniques constitue une priorité pour l'UE, et très
certainement pour la Grèce et la Hongrie, alors qu'il a informé avoir discuté
aussi avec son homologue hongrois de la marche d'adhésion de la Turquie,
"ce que nous soutenons, sous les conditions nécessaires".
MM. Papandréou et
Orban ont aussi discuté de la question chypriote, en vue notamment de la
prochaine rencontre du Premier ministre hongrois avec le Président chypriote,
Dimitris Christofias.
Enfin, M. Papandréou a
évoqué avec M. Orban le soutien de la Grèce à l'adhésion de la Bulgarie et
de la Roumanie à la Convention de Schengen.
"L'élargissement
est très important pour nous, c'est une réunification de l'Europe, et c'est
pourquoi les Balkans sont importants", a soutenu M. Orban, exprimant le
souhait de la prochaine présidence hongroise de voir se clôturer les
négociations pour la Croatie, un facteur, a-t-il noté, qui renforcera
l'optique européenne des autres pays balkaniques.
M. Papandréou était
accompagné lors de cette rencontre par le ministre des Affaires étrangères,
Dimitris Droutsas.
Par la suite, M.
Papandréou a eu une rencontre au Palais Maximou avec le SG de la Présidence de
la République française, Claude Guéant.
Aucune déclaration n'a
suivi la rencontre.
|
|
09/12/2010 |
Papandréou: Nous
soutenons un Etat palestinien unifié, viable et indépendant
L e
Premier ministre, Georges Papandréou, a réaffirmé le soutien de la Grèce à
la création d'un Etat palestinien démocratique et unifié, viable et indépendant,
dans des déclarations mercredi à l'issue de sa rencontre à Athènes avec le
président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
"Notre pays
soutient fermement la création d'un Etat palestinien démocratique et unifié,
viable et indépendant, qui coexistera pacifiquement avec Israël, à l'intérieur
des frontières internationalement reconnues - sur la base de la ligne d'avant
1967 - et qui restera attaché au règlement global du conflit arabo-israélien",
a affirmé M. Papandréou, soulignant encore que M. Abbas montre dans les actes
la voie de la paix et de la sécurité dans la région.
L’initiative arabe de
paix reste pour la communauté internationale un outil important pour la réalisation
de cet objectif, a ajouté M. Papandréou, insistant que "la Grèce, qui
maintient des relations amicales avec tous les pays de la région, est prête à
contribuer au processus de paix, et aujourd’hui et à l’avenir".
Par ailleurs, M.
Papandréou a annoncé qu’en concertation à la fois avec le Premier ministre
israélien, M. Netanyahou, et le Président de l’Autorité palestinienne, M.
Abbas, la Grèce prendra une initiative pour organiser une force régionale
chargée de la lutte anti-incendies dans la région de la Méditerranée
orientale, explicitant que seront conviées dans le cadre de cette initiative
les autorités compétentes aussi d’Egypte, de Jordanie, de Turquie et de
Russie.
De son côté, M. Abbas
- qui a exprimé son soutien entier et absolu à cette initiative du Premier
ministre grec -, s’est dit certain que M. Papandréou "déploie tout
effort possible pour le règlement du problème palestinien de manière
juste".
M. Abbas a tenu également
à souligner que l’Autorité palestinienne agit dans deux voies, d’une part
le processus politique et d’autre part la réconciliation nationale,
"parce que toute solution qui résultera à l’avenir ne pourra être
appliquée en l’absence de concertation et de réconciliation".
"Nous sommes engagés par cette feuille de route politique", a ajouté
M. Abbas, soulignant le point-clé du retrait de l’armée israélienne.
M. Papandréou a exprimé
à M. Abbas son inquiétude sur la présente impasse dans les négociations
directes et exprimé l’espoir qu’avec la contribution de la communauté
internationale, il se dégagera une solution satisfaisante pour toutes les
parties.
M. Papandréou a reçu
en outre dans la journée l’archevêque de Tirana et d’Albanie, Mgr
Anastassios, et plus tard l’économiste, Nouriel Roubini.
|
|
07/12/2010 |
Rencontre
Droutsas-Mottaki: La Grèce pour la paix et le dialogue
Le ministre des
Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a reçu lundi le ministre iranien des
Affaires étrangères, Manoucher Mottaki, qui effectue une visite de deux jours
en Grèce, l'accent étant mis sur un resserrement des relations bilatérales et
sur l'assurance que la Grèce aspire à la paix et à la stabilité dans la
région, ainsi qu'au dialogue pour résoudre les différends.
Comme l'a souligné M.
Droutsas, saluant les relations traditionnelles de la Grèce avec tous les pays
de la région et sa ferme conviction de résoudre pacifiquement les conflits par
le dialogue et la coopération, la Grèce "reste toujours à la disposition
de la communauté internationale, si elle peut contribuer en quoi que ce
soit".
Pour sa part, M.
Mottaki s'est référé aux relations économiques Grèce-Iran, notant que
"la Grèce peut devenir un important carrefour de transport d'énergie vers
l'Europe", et a déclaré que "la confiance mutuelle entre les deux
pays est le meilleur atout pour le développement des relations". M.
Mottaki a rappelé que ces 30 dernières années, les deux pays ont coopéré
dans des questions vitales, dans les Balkans et autres régions du monde, citant
en particulier la coopération avec la Turquie et le Pakistan dans la lutte
contre le crime organisé et le trafic de stupéfiants.
Se référant aux armes
nucléaires, le chef de la diplomatie iranienne a relevé que "les armes
nucléaires ne résolvent pas les problèmes, et la seule chose qu'elles font,
c'est d'apporter la catastrophe. Le désarmement nucléaire est la meilleure
garantie pour la sécurité", a-t-il dit, exprimant alors son espoir que
les discussions qui reprennent le jour même à Genève auront des résultats.
Par ailleurs, M.
Mottaki a été reçu par le président de la République, Carolos Papoulias,
qui a, à son tour, préconisé le dialogue et les concertations en ce qui
concerne le programme nucléaire iranien et s'est dit absolument opposé à un
éventuel conflit armé.
|
|
18/11/2010 |
Le président Papoulias
en visite officielle à Sofia
Le président de la
République, Carolos Papoulias, a souligné l'importance stratégique pour la
Grèce du secteur énergétique, à l'issue de ses entretiens mercredi à Sofia
avec son homologue bulgare, Gueorgui Parvanov, au 1er jour de sa visite
officielle.
M. Papoulias aura des
contacts avec les directions politiques et devrait jeudi inaugurer aux côtés
de M. Parvanov un forum d'affaires gréco-bulgare.
Dans ses déclarations
à la presse, M. Papoulias a rappelé les 130 années de relations diplomatiques
entre les deux pays pour dûment souligner le climat d'amitié et de
coopération, se référant par ailleurs à la toute récente ouverture d'un
nouveau poste frontière Kyprinos-Ivaïlovgrad, à la réunion du 1er conseil de
coopération à haut niveau, ainsi qu'à la matérialisation du Plan grec de
Reconstruction des Balkans (ESOAB) - une enveloppe de plus de 18 millions d'euros.
Au cours de l'entretien
Papoulias-Parvanov, il a été question de l'intégration des Balkans dans la
famille européenne, de Chypre, alors que le président bulgare, intervenant à
son tour, s'est félicité de l'excellente coopération entre les deux pays, au
plan économique en premier, et s'est dit satisfait des développements positifs
récents dans le dossier "South Stream", soulignant l'intérêt
bulgare et grec pour ce projet.
Notons que les
ministres des Affaires étrangères et du Développement agricole, MM. Droutsas
et Scandalidis, qui accompagnent le chef de l'Etat, auront des rencontres avec
leurs homologues bulgares.
Rencontre
Papoulias-Borissov à Sofia
Le président de la
République, Carolos Papoulias, a eu mercredi après-midi une rencontre avec le
Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, à Sofia.
Aucune déclaration n'a
été faite à l'issue de cette entrevue, à laquelle ont assisté les ministres
des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et du Développement agricole et
de l'Alimentation, Costas Scandalidis, ainsi que l'ambassadrice de Grèce en
Bulgarie, Danaï-Magdalini Koumanakou.
Le 1er jour de la
visite officielle de M. Papoulias en Bulgarie prévoit également une entrevue
avec la maire de Sofia, Yordanka Fadakova, et en soirée un dîner offert en son
honneur par son homologue bulgare, Georgui Parvanov.
|
|
30/10/2010 |
Rencontre
Papandréou-Gruevski à Bruxelles
Le premier ministre, Georges
Papandréou, a eu vendredi après-midi à Bruxelles un déjeuner d'environ une
heure et demie avec son homologue de la FYROM, Nikola Gruevski.
Cette entrevue avait été
sollicitée par M. Gruevski, et M. Papandréou avait répondu positivement dans
le cadre de la politique inaugurée par Athènes pour des contacts directs à
haut niveau.
MM. Papandréou et Gruevski ont
échangé des vues sur les relations bilatérales, mais aussi les perspectives
des négociations sur la question du nom en cours sous l'égide de l'ONU, les
deux parties confirmant leur attachement au processus conduit par le médiateur,
Matthew Nimetz.
Selon des déclarations du
porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, les deux premiers ministres ont
fait le point de la marche des négociations, sans entrer en substance dans le
vif des entretiens. Pour notre part, a dit M. Petalotis, il y a une volonté
claire de progrès et nous pensons que les contacts directs peuvent créer un
meilleur climat, qui aura à son tour un impact positif sur le processus de négociations.
M. Petalotis a rappelé qu'une
solution mutuellement acceptée est indispensable pour renforcer la stabilité
de notre région et ouvrira en même temps la voie de la FYROM aux institutions
euro-atlantiques.
Papandréou
en visite à Thessalonique pour une réunion des cadres du PASOK
Le premier ministre, Georges
Papandréou, se rendra lundi 1er novembre à Thessalonique pour participer à la
réunion de la section PASOK de Macédoine centrale.
L'ouverture des travaux est prévue
à 15h de l'après-midi avec 3 ateliers de discussion sur la politique sociale,
de développement, et de l'agriculture. Les conclusions seront présentées à
18 heures par le candidat à la région de la Macédoine centrale, M. Bolaris.
M. Papandréou s'adressera en clôture des travaux.
|
|
04/10/2010 |
Le premier ministre
chinois Wen Jiabao donne un "vote de confiance" à la Grèce
L e
premier ministre chinois, Wen Jiabao, a donné un multiple vote de confiance à
la Grèce, lors de sa rencontre samedi au Palais Maximou avec son homologue
grec, Georges Papandréou.
Treize accords ont
été signés aussitôt après cette rencontre, deux interétatiques et onze
d'affaires, qui marquent la volonté des deux pays d'approfondir leur relation
stratégique de partenariat, Pékin donnant en outre une preuve manifeste de sa
volonté de contribuer en commun avec la Grèce à l'effort de surmonter la
crise par l'achat d'obligations grecques.
"Avec les
réserves en devises étrangères, la Chine a déjà acheté des obligations
grecques, et elle participera à l'achat de nouvelles obligations qui seront
émises par la Grèce", M. Wen Jiabao qualifiant la Grèce de partenaire le
plus crédible de la Chine dans l'UE et la Chine la meilleure amie de la Grèce
dans l'histoire.
M. Wen Jiabao a
annoncé en outre une série de mesures pour l'approfondissement des relations
entre les deux pays, explicitant que la Chine est disposée à doubler les
importations de produits grecs et à encourager la Grèce à élargir son
commerce vers la Chine, afin que les échanges commerciaux se développent de
manière équilibrée et viable.
"Au cours des cinq
prochaines années, je suis convaincu que le volume du commerce doublera à $8
milliards", a affirmé M. Wen Jiabao, informant de la volonté de la Chine
de créer un Fonds de développement gréco-chinois doté de $5 milliards et
destiné à apporter un soutien financier aux armateurs grecs qui construisent
leurs navires en Chine.
De plus, la Chine
augmentera ses investissements au terminal de containers dans le port du Pirée,
afin de pouvoir gérer 800 millions de containers et de porter la capacité à
3,7 millions de containers en 2015.
Nous allons encourager,
a-t-il ajouté, les sociétés chinoises à réaliser des investissements en
Grèce, et j'ai d'ores et déjà donné des instructions pour l'organisation de
missions d'affaires et de prospection, sans mentionner aussi dans la foulée les
initiatives pour renforcer la coopération culturelle et touristique.
De son côté, M.
Papandréou s'est félicité du "vote de confiance aux efforts que
déploient le peuple grec et le gouvernement grec pour mettre de l'ordre dans le
pays". "C'est un vote de confiance, le fait que vous achetez et
continuez d'acheter des obligations grecques - un vote de confiance à l'UE
aussi -, c'est un vote de confiance l'accroissement de vos investissements au
Pirée, afin de créer le carrefour de transit Chine-Europe", a souligné
M. Papandréou, mentionnant plusieurs points de l'intervention de son homologue
chinois.
"Aujourd'hui, dans
un esprit d'extraversion, de créativité, de stabilité, de constance et de
planification, nous promouvons dynamiquement notre relation avec la Chine, et
c'est dans ce même esprit que nous allons de l'avant pour surmonter la
conjoncture économique difficile et avancer avec succès vers l'avenir. Le
peuple grec est fier et décidé à surmonter la crise de la meilleure
façon", a assuré M. Papandréou.
Interrogé sur la crise
économique et les actions du gouvernement grec pour en sortir le pays, M. Wen
Jiabao a estimé que "le gouvernement grec a pris des mesures efficaces à
temps pour faire face à la crise et des réformes structurelles pour assainir
le système budgétaire. Nous avons observé aussi le mécanisme commun de
soutien de la part du FMI et de l’UE, et toutes ces mesures ont eu des
résultats positifs".
M. Wen Jiabao a
souligné que la Chine est prête à aider la Grèce, lorsqu’elle se trouve en
situation difficile, sur une base d’équité et non pour se procurer un
bénéfice, insistant que les vrais amis font leurs preuves dans les moments
difficiles et que la Chine n’oubliera jamais que, 60 ans plus tôt, lorsqu’un
blocus avait été appliqué contre la Nouvelle Chine, les armateurs grecs l’ont
brisé pour transporter des biens et des équipements.
Pour sa part, M.
Papandréou a salué la coopération de la Chine dans les forums internationaux
et sa contribution pour relever les défis mondiaux, tels que la réforme du
système financier international, la lutte contre le changement climatique et la
lutte contre la pauvreté.
Les accords
interétatiques ont été signés, côté grec, par les ministres du
Développement régional et de la Compétitivité, Michalis Chryssochoïdis, et
de la Culture et du Tourisme, Pavlos Geroulanos.
La délégation grecque
qui a pris part aux entretiens, après la rencontre en tête-à-tête entre les
deux premiers ministres, comportait aussi le vice-premier ministre, Théodore
Pangalos, et les ministres des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, d’Etat
- chargé des investissements -, Haris Pamboukis, et des Affaires maritimes,
Yannis Diamantidis.
Notons que MM.
Papandréou et Jiabao ont visité samedi dans l’après-midi, accompagnés de
leurs délégations, les installations de COSCO dans le port du Pirée, cette
visite coïncidant avec la première année d’activités de la compagnie
chinoise en Grèce.
M. Wen Jiabao s’adresse
au Parlement grec
Le premier ministre
chinois, Wen Jiabao, a donné un vote de confiance à l’avenir de la Grèce,
dans un discours adressé dimanche au Parlement grec, soulignant que le
renforcement de la coopération bilatérale peut contribuer à ce que la Grèce
surmonte rapidement les difficultés.
M. Wen Jiabao s’est
exprimé dans la salle du Sénat en présence du premier ministre, Georges
Papandréou, des chefs des groupes parlementaires, d’anciens présidents du
Parlement, de députés et de représentants des classes productives, en
focalisant son allocution sur trois grands axes de l’effort d’approfondissement
et de développement de la coopération gréco-chinoise: l’élargissement des
relations commerciales bilatérales, la coopération pour la création d’un
centre de recherche ciblant les économies d’énergie et la promotion des
investissements dans le domaine des sources renouvelables d’énergie, le
développement de la coopération dans le tourisme et l’adoption de mesures
facilitant le flux touristique à destination et en provenance de la Grèce.
Cette session s’est
clôturée par la remise à M. Wen Jiabao de la Médaille d’or du Parlement
par son président, Philippe Petsalnicos.
Plus tôt, M. Wen
Jiabao a visité le site archéologique de l’Acropole en compagnie de son
homologue grec, Georges Papandréou, et du ministre de la Culture et du
Tourisme, Pavlos Geroulanos.
Par la suite, M. Wen
Jiabao a déposé une gerbe au Monument du Soldat inconnu, devant le Parlement,
accompagné de la ministre de l’Education, Anna Diamandopoulou, et du
secrétaire d’Etat, Yannis Panaretos.
Le chef de l’Etat M.
Papoulias reçoit le premier ministre chinois M. Wen Jiabao
Le président de la
République, Carolos Papoulias, a souligné l’importance stratégique du
développement des relations Grèce-Chine, en accueillant dimanche au Palais
présidentiel le premier ministre chinois, Wen Jiabao.
Lors de leur entretien
en tête-à-tête, M. Papoulias a assuré M. Wen Jiabao que le marché des
obligations grecques est un investissement rentable, exprimant sa plus grande
satisfaction pour l’élargissement des relations bilatérales à tous les
niveaux.
De son côté, M. Wen
Jiabao a souligné que la puissante amitié des deux pays est la pierre
angulaire de leur future coopération, ne manquant pas d’exprimer sa
satisfaction pour les accords signés entre les deux parties et d’insister
encore plus sur le fait que la Grèce et la Chine "sont ensemble deux pays
modernes et anciens, et ils ont une coopération d’amitié rare dans les
relations internationales. Parce que la coopération est équitable,
viable".
Aussitôt après la
rencontre, à laquelle a assisté le ministre des Affaires étrangères,
Dimitris Droutsas, M. Papoulias a offert un déjeuner en l’honneur de M. Wen
Jiabao et de la délégation officielle chinoise, auquel étaient également
présents, côté grec, le vice-premier ministre, Théodore Pangalos, les
ministres d’Etat, Haris Pamboukis, de la Culture et du Tourisme, Pavlos
Geroulanos, du Développement régional et de la Compétitivité, Michalis
Chryssochoïdis, le secrétaire d’Etat aux AE, Spyros Kouvelis, et le
gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georges Provopoulos.
|
|
23/09/2010 |
Le Proche-Orient, les
Balkans au centre de l'entretien Papandréou-Biden
Le premier ministre,
Georges Papandréou, a été reçu mardi après-midi à Washington par le
vice-président américain, Joe Biden, pour un entretien concernant la crise
économique mondiale, et en particulier les problèmes grecs, les
développements au Proche-Orient, la situation dans les Balkans, et des dossiers
intéressant tout particulièrement la Grèce, notamment le nom de la FYROM, la
question chypriote et les relations gréco-turques.
Dans des déclarations
de presse à l'issue de cet entretien, M. Papandréou a déclaré avoir mis
l'accent essentiellement sur les développements au Proche-Orient, où sont
constatées de nouvelles initiatives pour relancer le processus de paix dans la
région, citant ce que lui-même a entrepris ces derniers temps, à savoir ses
entretiens à Tel Aviv et à Athènes avec le premier ministre israélien,
Benyamin Netanyahou, ses communications avec le président de l'Autorité
palestinienne, Mahmoud Abbas, ainsi que sa rencontre toute récente dans le
cadre des Nations unies avec le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.
M. Papandréou a
informé, entre autres, que lors de son entretien avec le président iranien,
outre le programme nucléaire, il avait souligné que la communauté
internationale s'intéresse de plus en plus à la libération des deux
Américains détenus dans les prisons iraniennes accusés d'espionnage, M. Biden
intervenant à ce point pour le remercier.
Si le premier ministre
a insisté que la Grèce aspire à la paix au Proche-Orient, elle le fait non
pour des raisons de bonnes intentions, a-t-il dit, mais pour ses intérêts
vitaux dans la région. Ainsi, la Grèce soutient entièrement la procédure de
paix entre Palestiniens et Israéliens et est déterminée à contribuer
constructivement à un règlement, en usant de ses relations traditionnelles
avec les pays arabes, et notamment l'Iran, pour la fondation d'un Etat
palestinien indépendant, qui coexistera pacifiquement aux côtés de l'Etat
israélien sécurisé, a conclu M. Papandréou.
M. Papandréou a
informé la presse aussi avoir évoqué avec M. Biden le rôle crucial de la
Grèce dans les Balkans, soulignant la volonté du gouvernement grec de
rechercher un règlement pour le nom de la FYROM qui soit reconnu par les deux
parties.
La premier ministre a
fait observer les difficultés dues à la position de la Turquie et des
Turco-chypriotes dans les concertations intercommunautaires à Chypre, et
réitéré le soutien d'Athènes aux propositions du président chypriote,
Dimitris Christofias. M. Papandréou a indiqué enfin avoir eu l'opportunité de
mentionner à la vice-présidence américaine les efforts pour améliorer les
relations gréco-turques.
|
|
16/09/2010 |
Première conférence
de presse de la nouvelle direction des Affaires étrangères
L e
ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a longuement exposé les
dossiers de politique étrangère, lors d'une conférence de presse mercredi,
aux côtés de la nouvelle direction politique du ministère, à savoir la
ministre adjoint, Mariliza Xenogiannacopoulou, et les secrétaires d'Etat, MM.
Kouvelis et Dollis.
Se référant à des
changements organisationnels du ministère, M. Droutsas a annoncé d'une part la
mise en place d'une commission, qui sera chargée du nouveau dogme de politique
étrangère, une commission qui se composera de cadres du ministère,
d'académiciens, le Conseil national de Politique étrangère devant jouer un
rôle de premier plan.
D'autre part, le
ministre a informé de la création d'un poste de secrétaire spécial d'un
mandat d'un an, qui s'occupera de questions administratives sous la supervision
de l'ambassadeur, Ioannis Zeppos.
Evoquant un bilan de 11
mois du gouvernement, M. Droutsas a placé en tête l'initiative grecque
concernant l'adhésion des pays balkaniques à l'UE à l'horizon de 2014 - le
dit Agenda 2014 -, soulignant à propos de la question du nom de la FYROM que la
Grèce a prouvé d'ores et déjà sa volonté politique et que pour cette raison
les pressions sur Skopje sont exercées aussi à l'étranger.
A propos des relations
gréco-turques, M. Droutsas a estimé à nouveau que le "oui" au
référendum dimanche dernier en Turquie donnait le feu vert au premier
ministre, Recep Tayyip Erdogan, d'avancer des réformes plus substantielles,
notamment sur le respect des droits de l'Homme, du droit international et des
relations de bon voisinage, ainsi que sur la question chypriote, qui reste
prioritaire pour le gouvernement grec, comme l'a réitéré le ministre.
Sur ce point, M.
Droutsas a parlé de la proposition du président chypriote, Dimitris
Christofias, de restitution du quartier fantôme de Varosha et l'ouverture du
port de Famagouste, soulignant espérer que la partie turco-chypriote répondra
positivement.
Enfin, M. Droutsas a
parlé aussi de la mise en valeur des relations de confiance avec le monde arabe
et de l'importante contribution que peut offrir la Grèce en vue d'un règlement
de la question palestinienne.
De son côté, Mme
Xenogiannacopoulou s'est dite convaincue que la Grèce peut associer une
présence forte en Europe avec un rôle créateur dans le co-façonnement des
politiques.
Se référant aux
défis qui préoccupent la Grèce, la ministre a parlé en tout premier lieu de
la stratégie de l'élargissement avec Athènes jouant un rôle de tout premier
plan, la Stratégie 2020 de l'UE - qui constituera la transformation de la
Stratégie de Lisbonne, mais aussi le Livre Blanc de la Commission européenne
qui doit être rendu public dans les prochaines semaines et dont dépendra
l'avenir des affaires budgétaires, de la Politique agricole commune, notamment.
Mme Xenogiannacopoulou
a souligné toute l'importance d'une activation totale de toutes les forces, à
la fois au plan politique et au sein des instances de l'UE, mettant en relief le
rôle très important que les organisations sociales ont à revendiquer dans le
nouvel environnement en gestation.
Enfin, les secrétaires
d'Etat, MM. Kouvelis et Dollis, ont évoqué respectivement le premier la
diplomatie économique qui s'affiche aujourd'hui comme un pilier fondamental de
la politique étrangère grecque, et en particulier la stratégie intégrée qui
vise à "ouvrir l'entrepreneuriat grec au monde extérieur" - avec une
mention spéciale au Forum d'affaires gréco-arabe le 24 septembre à Athènes
-, le second mettant l'accent sur les nouvelles données créées par la
diaspora hellénique, les 2e, 3e et 4e générations, dans les pays où elle
vit.
|
|
28/07/2010 |
Les
relations gréco-bulgares, un pilône de stabilité dans les Balkans
Ces
dernières années les relations Grèce-Bulgarie ont fait un bond qualitatif, un
bond qualitatif positif, et de voisins nous sommes devenus des partenaires dans
l'Union européenne, alliés dans l'OTAN et, d'amis, sommes devenus des
partenaires stratégiques, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou,
de Sofia mardi, où il a présidé la 1ère session du Conseil supérieur de
coopération Grèce-Bulgarie, aux côtés de son homologue bulgare, Boïko
Borissov.
"Je
pense que les bonnes relations aujourd'hui entre nos deux pays sont un pilône
de stabilité dans les Balkans et au-delà, je dirais même en Europe", a
insisté M. Papandréou, se référant à l'importance aussi de promouvoir
l'"Agenda 2014" pour le soutien à l'optique européenne des pays
balkaniques.
M.
Papandréou a longuement évoqué, à titre toujours du haut niveau des
relations gréco-bulgares, le 130e anniversaire des relations diplomatiques
entre les deux pays, la forte présence des sociétés grecques en Bulgarie (plus
de 1.500) avec des investissements supérieurs à 2,8 milliards d'euros, et un
volume d'échanges commerciaux de 1,8 milliard d'euros en 2009.
S'il
existe certes des marges de développement des relations économiques, comme l'a
souligné le premier ministre, l'attention est donnée actuellement par les deux
pays à la "croissance verte", et en particulier à la dimension
environnement dans les dossiers énergétiques, a-t-il dit, pour évoquer dans
la foulée la construction de l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, un projet intéressant
toujours avec la même intensité le gouvernement grec qui reste dans l'attente
de l'étude environnementale.
M.
Papandréou a mis l'accent par ailleurs sur l'importance stratégique pour la Grèce
et la Bulgarie d'être présentes sur la carte des autres grands projets énergétiques,
citant le South Stream et le TGI, pour le gaz naturel.
|
|
23/07/2010 |
MM. Papandréou et
Netanyahou évoquent la pacification au Proche-Orient
L e
premier ministre, Georges Papandréou, et son homologue israélien, Benyamin
Netanyahou, se sont entretenus jeudi à Tel Aviv, à l'occasion de la tournée
du chef du gouvernement grec à Nicosie, Jérusalem, Tel Aviv et Ramallah.
Dans la conférence de
presse commune qui a suivi, M. Netanyahou a salué la visite du premier ministre
grec, informant que les sujets abordés lors de cette rencontre ne pouvaient
être autres que les négociations de paix, la pacification dans la région, la
paix avec les voisins.
"Nous avons
échangé des vues sur les moyens d'y parvenir. Nous avons eu un dialogue
constructif, qui est venu compléter ce dont nous avions discuté, pour la
première fois, lors d'une entrevue fortuite il y a longtemps, dans un
restaurant à Moscou", a affirmé le premier ministre israélien, qui n'a
pas manqué de se référer également au développement des relations entre la
Grèce et Israël dans les secteurs de l'économie, via l'extension des
relations existantes dans les domaines de la technologie, du savoir-faire, du
commerce et de l'agriculture.
M. Natanyahou a
commenté aussi les dispositions du gouvernement iranien de développer son
programme nucléaire, pour exprimer encore une fois ses profondes
préoccupations, et saluer les prises de position du président américain,
Barack Obama, sur l'ensemble de ce dossier.
Enfin, et en clôture
de son intervention, M. Netanyahou a demandé à M. Papandréou - qui
rappelons-le doit rencontrer plus tard dans la journée le président de
l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas - de faire part de la volonté sincère
de négociation de la partie israélienne, en soulignant que Israël a non
seulement la disposition de négocier, mais aussi de parvenir à un accord.
"Les deux parties,
toutes deux, savons et souhaitons faire un compromis", a-t-il conclu.
De son côté, M.
Papandréou a remercié son homologue israélien pour ses dispositions à
soutenir le gouvernement grec dans ses efforts de sortir de la crise
économique, se félicitant à ce propos des liens puissants et des relations
étroites qui se sont développés dans le temps entre les deux Etats et les
deux peuples.
Concernant la crise
humanitaire dans la Bande de Gaza, M. Papandréou s'est félicité de la
récente décision du gouvernement israélien de relâcher le blocus, en
soulignant pourtant qu'une série de mesures sont encore nécessaires
dorénavant pour une solution définitive du problème, alors qu'à propos du
problème palestinien dans son ensemble, il a exprimé l'espoir, mais aussi sa
conviction, que les concertations de proximité peuvent conduire à des
concertations directes prochainement.
En clôture de ses
déclarations, M. Papandréou a répondu implicitement à des parutions de la
presse israélienne et étrangère s'interrogeant sur le choix de la date de
cette visite, pour expliciter que "le renforcement des relations est notre
politique immuable. Nous sommes des voisins, nous vivons dans la même région,
nous souhaitons la paix, nous ne tirons pas partie de conflits dans la région.
Nous prenons, et j'en prendrai d'autres, des initiatives aussi avec la Turquie
pour un dialogue pacifique afin de construire un voisinage de paix au profit de
tous".
Enfin, M. Papandréou a
adressé à M. Netanyahou une invitation à visiter la Grèce, son homologue s'y
engageant dans un avenir proche.
La Grèce pour la
création d'un Etat palestinien indépendant
A Ramallah, dernière
étape de sa tournée au Proche-Orient, le premier ministre, Georges Papandréou,
a eu un entretien jeudi de deux heures environ avec le président de l'Autorité
palestinienne, Mahmoud Abbas, soutenant une fois encore que toutes les parties
concernées doivent contribuer au dialogue de fond, et que plus que jamais la
Grèce soutient la création d'un Etat palestinien indépendant.
Pour M. Papandréou la
création d'un Etat palestinien à côté de l'Etat d'Israël sécurisé est la
seule solution, toutes les parties étant appelées à accélérer les
procédures pour convoquer Israéliens et Palestiniens à la table des
négociations, rappelant les positions qu’il partage avec la haute
représentante de l'UE, Catherine Ashton, alors qu'à propos de Gaza, le premier
ministre s'est dit inquiet et exprimé le désir que le blocus soit levé.
Pour sa part, M. Abbas
a déclaré "on sait que les relations entre nos deux pays sont
historiques", rappelant pour remercier que "la Grèce a toujours été
du côté de la lutte du peuple palestinien. Toutefois dans la conjoncture
actuelle, pour que nous progressions dans la procédure de paix, il faut d'abord
l'acceptation par Israël des frontières du 4 jun 1967, et Jérusalem Est la
capitale de la Palestine". "C'est alors que nous pourrons avancer vers
la paix", a ajouté M. Abbas.
Mentionnant diverses
actions "inquiétantes" d'Israël, le président de l'Autorité
palestinienne a insisté que "le dialogue direct doit se fonder sur la
légalité internationale et sur des accords précédents, mais aussi sur la
reconnaissance par Israël de l'occupation de nos territoires. Des concertations
sont nécessaires, nous le savons et nous le comprenons, et il faut arriver au
résultat que des contacts directs aient lieu entre Israéliens et Palestiniens
et non comme résultat de médiation ou pressions".
Commentant les
pressions ces dernières 24 heures de l'administration américaine pour des
contacts directs sans conditions préalables, M. Abbas a expliqué que
"rien n'est nouveau, et nous demandons que soient respectés les accords
précédents, que cesse l'extension des colonies, que soit permise la liberté
de circulation, que soit ravitaillé Gaza".
Plus tôt, le premier
ministre, accompagné du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris
Droutsas et du secrétaire d'Etat auprès du premier ministre et porte-parole du
gouvernement, Georges Petalotis, avait rencontré le ministre palestinien des
AE, Salam Fayadh.
MM. Papandréou et
Poutine conviennent d'une prochaine rencontre
Les premiers ministres
de Grèce et de Russie, Georges Papandréou et Vladimir Poutine, sont convenus
d'avoir prochainement une rencontre, suite à un entretien téléphonique
mercredi, tard en soirée.
Selon le briefing du
service de presse du premier ministre russe jeudi, "les premiers ministres
de Russie et de Grèce ont évoqué analytiquement, outre les thèmes
commerciaux et économiques des relations bilatérales, les dimensions
bilatérales et multilatérales de la coopération dans le cadre de la
matérialisation de plans énergétiques dans la région".
Concernant plus
précisément cette prochaine rencontre, MM. Papandréou et Poutine sont
convenus que la date et le lieu seront fixés par voie diplomatique.
Notons que peu avant
son entretien avec M. Papandréou, M. Poutine avait communiqué avec le premier
ministre bulgare, Boïko Borissov, concernant la coopération énergétique
entre Moscou et Sofia.
|
|
22/07/2010 |
Le premier ministre M.
Papandréou reçu par le président israélien M. Peres
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a été reçu mercredi par le président
israélien, Shimon Peres, lequel a souhaité au chef du gouvernement grec, en
prenant appui sur une période correspondante de crise économique en Israël,
"la plus difficile conjoncture économique pour mon pays", a-t-il
souligné, que la fin de la crise soit pour la Grèce un nouveau départ.
"Lorsqu'on a à
faire face à une crise correspondante à celle à laquelle vous êtes
confrontés et à celle à laquelle nous avons dû faire face nous aussi, il y a
déjà plusieurs années, ces mesures sont nécessaires. Nous avions des
manifestations semblables contre les mesures que nous avions prises, lesquelles
étaient particulièrement dures, la popularité de mon gouvernement avait
littéralement sombré. Toutefois, les résultats ont été substantiels et
pragmatiques, et ont eu un impact direct sur l'économie. J'espère que la
Grèce sortira de cette crise et que vous ne vous retrouverez plus jamais là
où vous vous êtes trouvés. J'exprime le voeu que la fin de la crise constitue
un nouveau départ", a affirmé M. Peres en accueillant M. Papandréou, se
félicitant en outre que la Grèce et Israël soient désormais plus proches que
jamais, historiquement, politiquement, ainsi que dans des dizaines d’autres
secteurs.
Et tous les jours, a
renchéri M. Peres, nous constatons l’amélioration et le développement de
nos relations.
De son côté, M.
Papandréou a déclaré que la crise constitue en soi un défi de la surmonter
et de la vaincre. "Nous avons réussi à prendre une série de mesures
difficiles et douloureuses grâce au soutien que nous avons eu de la population.
En ayant pris toutes les mesures nécessaires pour réduire et contrôler la
dette publique et en ayant dépassé la partie difficile, nous pouvons
désormais espérer", a assuré M. Papandréou, ne manquant pas de
souligner dans la foulée la "relation amicale, personnelle et éprouvée
dans le temps" qu’il a pu développer avec M. Peres.
"Je suis ici en ma
double qualité, de président de l’Internationale socialiste et de premier
ministre grec. Mais l’essentiel, c’est que pour la première fois un premier
ministre de Grèce visite Israël depuis sa reconnaissance. Il est important que
nous développions la coopération bilatérale, la coopération régionale dans
l'ensemble de la région de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient, et
il existe suffisamment de questions où nous pouvons collaborer pour donner une
impulsion dans quelque chose où nous nous sommes engagés tous deux et qui
concerne la pacification de la région", a conclu M. Papandréou.
M. Papandréou, qui
était accompagné du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris
Droutsas, et du porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, a visité
aussitôt après son entrevue avec M. Peres la vieille ville de Jérusalem et le
Patriarcat de Jérusalem, où il a été accueilli par le patriarche,
Théophilos III.
"Nous vous
accueillons et vous souhaitons tout le succès dans les objectifs de votre
initiative de pacification que vous entreprenez dans un moment difficile, où
les équilibres et les données au Proche-Orient sont ébranlés", a
affirmé Théophilos III en accueillant M. Papandréou.
Papandréou soutient
les propositions Christofias soumises à la table des concertations
intercommunautaires
Le premier ministre,
Georges Papandréou, qui s'est entretenu mercredi à l'aéroport de Larnaca avec
le président chypriote, Dimitris Christofias, avant de se rendre en visite
officielle de deux jours en Israël et en Cisjordanie, a estimé que les
propositions de Nicosie marquaient une avancée dans les efforts de règlement
de la question chypriote, et appelé Ankara et la partie turco-chypriote à les
étudier attentivement.
M. Papandréou a
confirmé à son interlocuteur que la question chypriote demeure une priorité
de la politique étrangère grecque, "le règlement constituant une
condition à la normalisation complète des relations gréco-turques",
réitérant en outre que ce règlement doit aboutir à la réunification de
Chypre, à la fin de l'occupation turque, et doit se fonder sur les résolutions
de l'ONU et les principes et valeurs de l'UE.
De son côté, M.
Christofias a informé de l'accord avec le premier ministre grec sur une
coordination au plan diplomatique entre Athènes et Nicosie pour promouvoir ses
propositions dans le cadre des concertations intercommunautaires chypriotes.
Notons que les trois
propositions de M. Christofias, annoncées mardi dernier, font état de la
discussion en parallèle de trois chapitres, que sont d'une part la question de
la propriété, d'autre part les réajustements territoriaux et, enfin, les
questions d'immigration, de nationalité, étrangers et droit d'asile.
M. Christofias a
appelé en outre la Turquie à mettre en application la résolution 550 du
Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoit le retour de la ville de Famagouste
sous contrôle de l'ONU, ce qui permettrait la restauration de la ville et le
retour de ses habitants légaux.
|
|
12/07/2010 |
Droutsas: L'avenir des
Balkans est dans l'UE
L e
ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a réaffirmé le
message de la Grèce en faveur de l'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE,
dans des déclarations à l'issue des travaux à Dubrovnik de la 5e Conférence
internationale de hauts dirigeants européens et nord-américains "Croatia
Summit 2010 - L'Europe du Sud-Est face aux enjeux globaux".
"Le message de la
Grèce pour les Balkans est ferme, et nous le réitérons aussi à l'occasion de
l'actuelle session à Dubrovnik. L'avenir, l'avenir immédiat de la région, est
dans l'UE, dans notre famille européenne. C'est un avenir qui garantit la paix,
la stabilité, la sécurité, les relations de bon voisinage et la prospérité
économique pour toute la région", a affirmé M. Droutsas, rappelant qu'il
s'agit du voisinage direct de la Grèce qui a, de ce fait, tout intérêt à
promouvoir cet avenir européen de ses voisins.
Dans ces efforts,
a-t-il ajouté, le rôle de la Grèce est de tout premier plan, et cela est
reconnu par tous nos voisins et par tous nos partenaires européens.
En marge des travaux,
M. Droutsas devait avoir une série de contacts, notamment avec le ministre turc
d'Etat, négociateur en chef avec l'UE, Egemen Bagis, le ministre bulgare des
Affaires étrangères, Nikolaï Mladenov, et le ministre autrichien des Affaires
européennes et internationales, Michael Spindelegger.
Les chefs de
gouvernement et les ministres des Affaires étrangères qui ont participé à la
Conférence ont adressé le message de la coopération politique et du bon
voisinage dans l'Europe du Sud-Est, ainsi que de l'intégration européenne de
l'ensemble de la région, une optique défendue résolument par la Grèce avec
son initiative de l'"Agenda 2014".
Dans son intervention
vendredi en ouverture des travaux de la session, le premier ministre français,
François Fillon, a souligné que l'Europe a été la première à manifester sa
solidarité pour le règlement de la crise avec son soutien effectif à la
Grèce, alors qu'il a adressé un message clair en faveur de l'adhésion des
Balkans occidentaux à l'UE et en faveur d'une Europe plus forte.
Ont pris également la
parole, les premiers ministres de Pologne, Donald Tusk, de Bulgarie, Boïko
Borissov, et de Slovénie, Borut Pahor.
Cette conférence est
organisée tous les ans depuis 2006 à Dubrovnik, comme un forum de dialogue
entre hauts dirigeants politiques sur tout l'éventail des questions concernant
l'Europe du Sud-Est.
M. Droutsas à la
cérémonie du souvenir pour les victimes de Srebrenica
Le ministre adjoint des
Affaires étrangères, Dimitiris Droutsas, a assisté dimanche à la cérémonie
du souvenir en mémoire des victimes du massacre de Srebrenica, en
Bosnie-Herzégovine.
M. Droutsas a déposé
une gerbe au nom du gouvernement grec.
|
|
24/06/2010 |
Papandréou: L'avenir
de l'Europe du Sud-Est est dans l'Union européenne
L' avenir
de l'Europe du Sud-Est est dans l'Union européenne (UE), a déclaré le premier
ministre, Georges Papandréou, s'adressant mercredi à la rencontre au sommet
des pays de la Coopération interbalkanique, dont les travaux se sont ouverts à
Istanbul la veille.
"Je souhaiterais
réitérer la nécessité d'une nouvelle dynamique dans la procédure
d'adhésion (à l'UE), car notre message est que l'avenir de la région de
l'Europe du Sud-Est se trouve dans l'Union européenne", a affirmé M.
Papandréou, notant que la Grèce soutient tout particulièrement l'optique
européenne de la Turquie.
M. Papandréou a
observé par ailleurs que depuis 9 mois, les relations entre l'UE et les Balkans
sont placées très haut à l'agenda des instances européennes, se félicitant
de ce fait très positif, a-t-il dit, puis se référant aux tout récents
contacts à haut niveau, notamment à Sarajevo.
"L'UE, a poursuivi
le premier ministre, a affirmé son attachement à l'optique européenne des
pays balkaniques, et naturellement la voie vers l'UE est une voie pleine de
défis, une Odyssée difficile vers Ithaque".
M. Papandréou a
d'autre part évoqué des questions spécifiques aux Balkans, telles que la
suppression des visas facilitant la marche européenne, mais aussi les relations
entre pays de la région.
"L'héritage de la
Guerre froide nous a maintenu divisés, les nombreuses années d'antagonismes
nationaux, en particulier au siècle dernier, l'absence de respect tant des
frontières que des minorités, ont démantelé les Balkans et nous a fait de
plus apparaître comme des pantins face aux grandes puissances mondiales, le mot
+balkanisation+ s'identifiant alors avec désagrégation".
Concluant, M.
Papandréou a relevé que "aujourd'hui, nous nous dirigeons vers
l'intégration, et c'est pourquoi la famille européenne et l'UE a une telle
importance, puisque créant un cadre sûr pour l'adhésion et un vrai plan de
paix pour la région. Ceci est tout l'enjeu de l'Initiative pour 2014".
|
|
23/06/2010 |
Papandréou
s'entretient à New York avec le SG de l'ONU
L a
question chypriote, le nom de la FYROM, les derniers développements au
Proche-Orient, mais aussi d'autres dossiers internationaux ont été au centre
d'un entretien lundi soir (minuit heure grecque) à New York entre le premier
ministre, Georges Papandréou, et le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, un vaste tour
d'horizon qualifié par M. Papandréou "d'extrêmement positif et
constructif".
M. Papandréou, qui a
présenté en particulier les thèses grecques sur Chypre, avec le soutien du
président chypriote, M. Christofias, dans le cadre des résolutions de l'ONU et
de l'acquis communautaire, sur la FYROM, Athènes insistant sur un nom composé
à détermination géographique "erga omnes", a informé la presse
s'être référé aussi à la situation économique actuelle, aux réformes
nécessaires du système financier, aux investissements pour une croissance
"verte", relevant enfin que les Nations unies - sur ce dernier point -
peuvent en ce sens matérialiser leurs propres objectifs.
"Tout d'abord,
nous avons discuté de questions internationales qui sont liées aux Objectifs
du Millénaire, avec la rencontre du G-20 à Toronto, ainsi qu'avec la
nécessité d'instaurer des régulations sur le marché international et qu'il y
ait des ressources (qui puissent être levées) sur les transactions
susceptibles d'être allouées au soutien de la croissance au plan international
et être investies dans les nouvelles technologies de la croissance verte. Et
enfin, être au service des objectifs de l'ONU que sont la lutte contre la
pauvreté et l'aide au pays en développement", a explicité M. Papandréou.
Invité à commenter un
récent rapport du SG de l'ONU parlant d'un règlement de la question chypriote
d'ici la fin 2010, M. Papandréou a rappelé que les calendriers artificiels
n'ont pas, comme on l'a vu par le passé, aider à une solution, ajoutant
"nous pensons que ce qu'il faut c'est réellement une volonté et
suffisamment de temps".
Répondant à une autre
question s'il avait informé Ban Ki-moon de ses récents contacts avec Skopje et
quel est son commentaire sur les déclarations du président de la Nouvelle
Démocratie, Antonis Samaras, à propos de "diplomatie secrète", le
premier ministre a déclaré "comme je vous l'ai dit, notre position reste
la même pour un nom composé à détermination géographique et pour tous les
usages. C'est exactement ce que j'ai dit au SG de l'ONU, relevant évidemment
que nous sommes prêts et que nous prenons des initiatives pour régler cette
question. Ce ne sont pas des initiatives secrètes, elles sont ouvertes,
publiques"
Lors de cette rencontre
avec M. Ban Ki-moon, étaient présents côté grec le ministre adjoint des
Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et le représentant permanent de la
Grèce à l'ONU, l'ambassadeur Anastassis Mitsialis, alors que côté onusien le
secrétaire adjoint de l'ONU aux Affaires politiques, Lynn Pascoe, et autres
officiels.
Ban Ki-moon salue
l'"engagement" Papandréou dans la recherche du nom pour la FYROM
Le SG de l'ONU, Ban
Ki-moon, a salué l'"engagement" du premier ministre grec, Georges
Papandréou, dans la recherche d'une solution à la question du nom de la FYROM,
selon un communiqué du secrétariat des Nations unies mardi commentant la
rencontre Papandréou-Ban Ki-moon la veille à New York.
Le SG de l'ONU a
exprimé la volonté des Nations unies de continuer à soutenir les
concertations en cours sous son égide entre la Grèce et la FYROM, alors qu'à
propos de la question chypriote, il a souligné la nécessité que les
dirigeants des deux communautés comprennent la politique actuelle, la
"fenêtre d'espoir", pour promouvoir le processus, soulignant dûment
à ce titre l'importance de la Grèce qui continue à soutenir les pourparlers.
|
|
02/06/2010 |
La Grèce assume au 2e
semestre de 2010 la présidence de la CEMN
La Grèce assume depuis
le 1er juin la présidence de l'Organisation de la Coopération économique de
la mer Noire (CEMN) pour le second semestre de 2010, a rappelé un communiqué
mardi du ministère des Affaires étrangères.
La présidence grecque
cible en priorité un resserrement de la coopération régionale, avec à
l'horizon un développement "vert", ses initiatives devant focaliser
d'une part sur la promotion de deux programmes d'investissements (transports
routiers et maritimes), et d'autre part sur le financement, via le tout-nouveau
cadre de la CEMN qu'est le Fonds hellénique de développement (BSEC-Hellenic
Development Fund), d'activités innovatrices, de sources d'énergie
renouvelables, d'économies d'énergie, du développement vert et de l'entreprenariat.
|
|
11/03/2010 |
L'image de la Grèce à
l'étranger a changé complètement après Berlin, Paris et Washington
L' image
de la Grèce à l'étranger au plan politique a changé complètement comme
résultat de la tournée du premier ministre, Georges Papandréou, à Berlin,
Paris et Washington, a constaté lui-même le chef du gouvernement dans une
conférence de presse mercredi à Washington.
M. Papandréou, qui a
souligné les luttes du gouvernement grec contre les spéculateurs, et celles
aussi au plan intérieur pour de grands changements qui engendrent, a-t-il dit,
un sentiment de justice - le nouvel objectif étant la croissance -, s'est
référé tout particulièrement à la spéculation, informant que prochainement
Mme Merkel et MM. Sarkozy, Juncker et lui-même adresseraient une lettre aux
instances compétentes de la Commission européenne pour qu'elles lancent les
procédures nécessaires en vue d'un mécanisme de réaction.
Cette initiative qui
sera législative, a souligné le premier ministre, sera européenne et en
substance obligera les autres pays à suivre, notant le fait positif que le
président américain, Barack Obama, a été d'accord sur de telles initiatives,
les Etats-Unis étant disposés à contribuer avec leurs propres idées, sans
qu'il y ait un accord, a-t-il observé, sur toutes les questions.
Le fait que l'UE soit
allée de l'avant dynamiquement pour intervenir sur les marchés constitue un
bon préalable pour des prêts à la Grèce assortis de taux d'intérêt
favorable.
Commentant des
déclarations de la chancelière allemande concernant la création d'un Fonds
monétaire européen et la sortie d'Ecofin de chaque pays membre de l'Eurogroupe
qui y aurait recours, M. Papandréou a relevé que cela est prévu dans le
Traité de Maastricht et ajouté que si le gouvernement grec n'avait pas pris
les mesures qu'il a prises, l'UE aurait pu mettre en application ses propres
mesures sans consulter la Grèce, sans demander son avis.
A propos du FMI, M.
Papandréou a déclaré que cette question restait ouverte en ce qui concerne la
Grèce, relevant que d'après les contacts du ministre des Finances, Georges
Papaconstantinou, avec des officiels à Washington, dans le cas éventuel d'un
recours, le FMI demanderait que la Grèce prenne des mesures qu'elle a déjà
prises. La différence serait que le FMI offrirait des taux d'intérêt de
l'ordre de 1% alors que l'UE ne pourrait pas donner des financements.
M. Papandréou a
regretté par ailleurs que les manifestations présentent à l'étranger une
image qui peut facilement être exploitée et se répercuter sur le tourisme
notamment.
Abordant les affaires
étrangères, Chypre, la FYROM, des dossiers évoqués lors de ses entretiens
avec M. Obama et la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, M.
Papandréou a dit avoir exposé les positions de la Grèce déjà connues sur la
question du règlement du nom de la FYROM, ajoutant toutefois que la partie
grecque a pu constater être comprise et que les Etats-Unis étaient prêts à
soutenir les efforts d'Athènes conformément à ses positions.
Sur la question
chypriote, M. Papandréou a laissé entendre qu'il ne partageait pas des
inquiétudes quant au fait que les élections dans les territoires occupés
puissent compliquer la situation. Le problème fondamental, a-t-il rappelé, est
la position de la Turquie et son absence de volonté de faire les pas
nécessaires pour un règlement de la question chypriote en respect de l'acquis
communautaire.
Se référant à la
question du plateau continental qu'il avait tenu à évoquer comme faisant
partie des relations gréco-turques avec les officiels américains, le premier
ministre a précisé à ses interlocuteurs qu'il avait pris des initiatives de
réchauffement des relations en invitant son homologue turc à Athènes, leur
indiquant aussi réactualiser la question de la délimitation du plateau
continental avec recours à La Haye. Il est temps, a-t-il ajouté de revoir ce
dossier après tant d'années.
MM. Papandréou et
Obama à la cérémonie de la Fête nationale grecque du 25 mars à la Maison
Blanche
Le président
américain, Barack Obama, a assuré les Grecs que "dans chaque moment
difficile ils peuvent compter sur l'amitié et le soutien des Etats-Unis",
à l'occasion d'une cérémonie célébrée mercredi à la Maison Blanche pour
la commémoration de l'Insurrection de la Grèce contre le joug ottoman, à
laquelle a assisté pour la première fois le premier ministre, Georges
Papandréou, en présence de l'archevêque d'Amérique, Mgr Dimitrios.
La commémoration du 25
mars a eu lieu plus tôt cette année aux Etats-Unis en raison du programme
chargé du président américain qui à cette date (25 mars) sera en tournée en
Asie.
Prenant la parole à
cette occasion, le premier ministre a évoqué les efforts des Etats-Unis et de
M. Obama en personne, qui viennent concrétiser l'idée de la Démocratie, et
cité également la révolution grecque et la révolution américaine.
M. Papandréou a en
outre invité le président Obama à visiter Athènes et réaffirmé sa volonté
de coopérer avec l'Europe pour une régulation efficace du système économique
mondial, tout en citant les efforts du gouvernement et du peuple grec pour la
restructuration de l'économie nationale et la promotion des réformes
institutionnelles.
De son côté, dans son
discours, M. Obama a relevé que "M. Papandréou a été appelé à
gouverner la Grèce dans une période difficile, ainsi que l'ont fait
précédement son père et son grand-père", tout en rappelant la
contribution de la Grèce lors de la Seconde Guerre mondiale. Il a également
remercié personnellement M. Papandréou pour ses efforts visant au règlement
de la question chypriote, à l'intégration des Balkans occidentaux à l'UE et
au rapprochement avec la Turquie, soulignant que la Grèce contribue à garantir
la stabilité et la paix dans le monde, en tant qu'allié et membre de l'OTAN.
Enfin, en ce qui
concerne la suppression du visa pour les ressortissants grecs désirant visiter
les Etats-Unis, M. Obama a estimé que les liens politiques, économiques et
sociaux des deux pays se verront renforcés.
Bill Clinton confiant
dans la capacité de la Grèce à surmonter la crise
L'ancien président des
Etats-Unis, Bill Clinton, a estimé que les perspectives à long terme de la
Grèce sont particulièrement favorables et que nul ne peut parier que le pays
ne surmontera pas la situation difficile actuelle.
M. Clinton a procédé
à ces estimations à l'issue de son entretien avec le premier ministre, Georges
Papandréou mercredi à Washington.
M. Clinton a attribué
les problèmes de l'économie grecque au fait que l'unification de l'UE a eu
lieu d'abord au niveau monétaire, avant l'unification au plan politique et
social, soulignant que la communauté gréco-américaine peut influencer les
développements en Grèce sur ce qui sera fait à long terme en vue de faire
face à cette situation difficile, et ajoutant de plus que lui-même est
disposé à mettre tout en oeuvre pour aider la Grèce "bien que le premier
ministre et le gouvernement ont fait du bon travail dans une situation difficile
qui pourra être surmontée".
|
|
10/03/2010 |
Papandréou satisfait
de son entretien avec le président Obama
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a fait part de son entière satisfaction
au sujet des résultats de sa rencontre mardi à la Maison Blanche avec le
président américain, Barack Obama auprès duquel il a trouvé non seulement de
la compréhension en ce qui concerne les propositions visant à faire face en
commun aux attaques des spéculateurs, mais encore a garanti l'annulation de
l'obligation du visa sur les passeports des citoyens grecs désirant se rendre
aux Etats-Unis.
M. Papandréou a
qualifié la décision des Etats-Unis d'annuler l'obligation du visa de
"vote de confiance" accordé à la Grèce et souligné que le
gouvernement grec est décidé à répondre à ses engagements et à coopérer
étroitement au niveau international pour faire face au terrorisme, précisant
à ce sujet que "la Grèce comme toujours répond à ses engagements
internationaux, coopère et travaille en coopération avec tous les organismes
internationaux pour lutter contre le terrorisme international".
Le premier ministre a
déclaré avoir informé le président Obama de "la situation économique
de la Grèce et de notre volonté à y faire face en prenant des mesures
difficiles", alors qu'il a évoqué les changements institutionnels promus
par le gouvernement non seulement en économie mais dans d'autres domaines comme
celui de l'éducation, la santé et l'administration publique de sorte à ce que
le pays entre dans une voie de développement viable et redevienne
compétitif".
Il a encore informé le
président américain de son initiative et de celle d'autres dirigeants
européens, comme la chancelière allemande Angela Merkel, le président
français, Nicolas Sarkozy et le président de l'eurogroupe, Jean-Claude Juncker
pour faire face aux attaques des spéculateurs et rétablir l'image de la Grèce
sur les marchés internationaux.
M. Papandréou a
également demandé à l'Amérique de contribuer -dans le cadre d'une
orientation commune avec les pays européens- lors du prochain G20, indiquant
que M. Obama l'avait assuré qu'il considère cette initiative d'"utile et
positive" et que "les USA s'orientent dans la même direction de sorte
à mettre de l'ordre sur les marchés internationaux".
Il a une fois de plus
affirmé que la Grèce n'a pas demandé d'aide économique auprès des
Etats-Unis et estimé que "chaque voix de soutien est positive", tout
en faisant état d'"une reconnaissance des mesures difficiles prises en
Grèce".
Enfin, M. Papandréou a
indiqué avoir discuté avec M. Obama, outre de la situation économique, de
l'initiative de la Grèce pour l'intégration des pays des Balkans occidentaux
à l'UE d'ici 2014, soulignant que cette initiative est "stabilisatrice
pour la paix dans la région élargie ainsi que pour le règlement des
problèmes bilatéraux".
En ce qui concerne les
relations avec la Turquie, M. Papandréou a informé le président Obama de la
visite du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, à Athènes dans les
prochains mois ainsi que de la volonté de la partie grecque de relancer le
processus de normalisation des relations greco-turques et du règlement des
différends, comme celui du plateau continental de l'Egée. Au chapitre de la
question chypriote, M. Papandréou a réaffirmé son soutien aux efforts
déployés par le président chypriote, Dimitris Christofias, pour un règlement
équitable du problème chypriote tout en mettant l'accent sur la nécessité
d'un message à l'adresse de la Turquie pour que ce pays fasse preuve de
volonté réelle pour régler le problème dans le cadre de l'UE.
Plus tôt aujourd'hui,
M. Papandréou s'était entretenu avec la présidente de la Chambre des
Représentants, Nancy Pelosi, au Capitole, l'occasion pour Mme Pelosi d'évoquer
les liens forts qui unissent les deux pays ainsi que le rôle important de la
communauté grecque américaine, soulignant encore que les Etats-Unis se
tiendront aux côtés de la Grèce et du peuple grec en ces moments difficiles.
Communiqué du
gouvernement US pour l'intégration de la Grèce au Visa Waiver Program
La responsable de la
sécurité intérieure des Etats-Unis, Janet Napolitano, a annoncé
officiellement la décision du gouvernement Obama quant à l'intégration de la
Grèce au "Visa Waiver Program" qui aura pour résultat de ne plus
exiger l'octroi d'un visa pour les voyageurs grecs désirant se rendre aux
Etats-Unis.
"Je félicite nos
collègues en Grèce pour leur engagement à appliquer les critères sévères
en ce qui concerne le contrôle et la sécurité", a souligné Mme
Napolitano tout en mettant l'accent sur l'importance des échanges
d'informations sur la visite d'officiels grecs aux USA "car nous oeuvrons
ensemble pour protéger nos citoyens et renforcer nos économies".
Mme Napolitano indique
encore que l'intégration de la Grèce à ce programme représente une étape
importante dans la coopération entre les USA et la Grèce dans les secteurs de
l'économie et de la sécurité et représente le résultat de la coordination
des actions entre les deux pays au cours des deux dernières années.
L'application de cette
mesure débutera dans un mois environ.
|
|
09/03/2010 |
Les mécanismes de
contrôle de l'économie au centre des entretiens Papandréou-Hillary Clinton
L a
secrétaire d'Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton a salué les efforts
déployés par le gouvernement grec en vue de faire face à la crise économique
et accepté la suggestion du premier ministre de Grèce, Georges Papandréou,
que les Etats Unis discutent avec les autres économies fortes de
l'amélioration des mécanismes de contrôle sur les marchés lors de la
réunion du G20.
M. Papandréou et Mme
Clinton se sont également entretenus des développements dans la question
chypriote, des Balkans ainsi que des opérations de l'OTAN en Afghanistan,
l'occasion pour Mme Clinton de louer le "rôle d'avant-plan et stratégique
de la Grèce dans les Balkans" ainsi que les initiatives de M. Papandréou
sur le plan diplomatique et notamment en ce qui concerne les relations avec la
Turquie.
Le premier ministre a
affirmé que la Grèce ne demande pas d'aide économique ni de la part des USA
ni d'aucun autre pays, mais pointe la nécessité de contrôles meilleurs et
mieux coordonnés par les gouvernements de sorte à éviter les jeux de
spéculation aux dépens des pays et des peuples.
Il a encore mis
l'accent sur l'objectif visant à l'intégration des pays des Balkans
occidentaux à l'UE d'ici 2014, tout en faisant savoir qu'il rencontrera très
prochainement son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan dans le cadre de l'effort
pour normaliser les relations greco-turques.
"La crise
économique nous a fait savoir que nous pouvons supporter des pressions mais que
des règles sont nécessaires pour le fonctionnement des marchés", a par
ailleurs indiqué M. Papandréou soulignant qu'il s'agit d'un message qu'il
transmet à la suite de ses entretiens avec d'autres dirigeants européens.
Poursuivant sur les
mesures prises en Grèce sur l'économie, M. Papandréou a souligné que le
gouvernement avait pris des décisions difficiles pour faire face au déficit et
au développement de l'économie, "toujours dans le cadre du développement
vert".
A l'issue de l'entrevue
Papandréou-Clinton, la secrétaire d'Etat des Etats Unis a affirmé que
"la Grèce est l'endroit où est née la démocratie et qui a donné au
monde les valeurs démocratiques. "Je remercie le premier ministre grec
pour sa coopération en ce qui concerne notre présence en Afghanistan et pour
la coopération des deux pays face au terrorisme. Nous savons que la Grèce
contribuera à maintenir la stabilité dans les Balkans".
Entretien de M.
Papandréou avec le président de la Brookings Institution
Le président de la
Brookings Institution (un think tank à Washington), Strobe Talbot, qui a été
ancien secrétaire d'Etat américain sous le gouvernement Clinton, a reçu lundi
le premier ministre, et salué les compétences de dirigeant de M. Papandréou,
se considérant, a-t-il dit, un ami personnel.
M. Talbot a rappelé en
effet qu'à la fin des années '90, M. Papandréou, en tant que ministre des
Affaires étrangères, avait montré du courage politique et fait preuve de ses
compétences à régler les problèmes, pour se référer que dans la crise
actuelle que traverse la Grèce, une fois encore le premier ministre sera
appelé à régler une situation difficile.
"La Grèce n'est
pas le premier ni le dernier pays à être mis à l'épreuve au niveau
économique", a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, dans un
discours prononcé lundi à la Brookings Institution, soulignant que la crise
actuelle ne se limite pas à l'Europe mais concerne le monde entier, et
"c'est pourquoi les deux cotés de l'Atlantique doivent coopérer en commun
pour y faire face".
Selon M. Papandréou,
la crise actuelle représente également une grande opportunité, notamment en
ce qui concerne la Grèce, de moderniser et donner un essor aux mécanismes de
l'administration et du développement.
Mettant en outre
l'accent sur le danger que la crise se généralise, M. Papandréou a indiqué
avoir discuté avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président
français, Nicolas Sarkozy, et les premiers ministres de Grande-Bretagne et
d'Espagne, MM. Brown et Zapatero, des moyens de faire face à la crise.
Le premier ministre M.
Papandréou en visite officielle aux Etats-Unis
Le premier ministre,
Georges Papandréou, est arrivé dimanche soir à Washington (lundi à 6h heure
grecque), en provenance directement de Paris, où il a eu des entretiens
dimanche avec le président français, Nicolas Sarkozy.
Au cours de sa visite
officielle de trois jours aux Etats-Unis, M. Papandréou rencontrera le chef de
la Maison Blanche, Barack Obama, et également la secrétaire d'Etat, Hillary
Clinton, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, et des membres du
Congrès.
Plus précisément,
lundi après-midi (heure locale), le premier ministre s'adresse à la Brookings
Institution, puis s'entretiendra avec Mme Clinton au Département d'Etat. Le
soir, il sera l'invité d'honneur d'une réception à Blair House, là où
résident les invités officiels du président américain lors de leur séjour
à Washington.
Mardi, le chef du
gouvernement grec sera reçu par M. Obama à la Maison Blanche, alors qu'aura
précédé une rencontre avec la présidente de la Chambre des Représentants,
Nancy Pelosi, au Capitol.
Après son entretien
avec le président des Etats-Unis, M. Papandréou rencontrera M. Geithner, puis
se rendra au Congrès, où il sera présenté au chef de file des Démocrates,
Harry Reid, et au sénateur républicain, Mitch McConnell.
Il sera de retour
ensuite à la Maison Blanche pour assister à une cérémonie en l'honneur de la
fête de l'Indépendance grecque, en présence de M. Obama, de l'archevêque
d'Amérique, Mgr Dimitrios, et des personnalités de la communauté
gréco-américaine.
Mercredi, est
programmé un entretien avec notamment le président de la commission des
Affaires étrangères du Sénat, John Kerry.
Notons que M.
Papandréou est accompagné du ministre aux Finances, Georges Papaconstantinou,
et du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas.
|
|
08/03/2010 |
Franc soutien de la
France à la Grèce
L e
président français, Nicolas Sarkozy, a affiché la solidarité de la France à
la Grèce, lors de déclarations communes avec le premier ministre grec, Georges
Papandréou, à l'issue de leur rencontre dimanche en début de soirée à l'Elysée.
M. Sarkozy a insisté
que l'Europe doit témoigner sa solidarité à la Grèce, faisant valoir les
objectifs profonds de la constitution de la zone euro et de la création de l'euro.
M. Sarkozy a précisé
que le soutien à la Grèce ne sera pas seulement politique, en soulignant la
nécessité de combattre la spéculation qui vise à l'heure actuelle la Grèce,
mais qui pourrait cibler n'importe quel autre pays.
Une réponse concertée
est entrain d'être mise en place, a assuré M. Sarkozy, précisant que l’Europe
engagera des moyens concrets, précis contre les spéculateurs qui passeront le
message que la Grèce est soutenue, et pas seulement politiquement, mais aussi
"dans tous les aspects de ses demandes éventuelles".
"La Grèce,
l'Allemagne et la France, nous prendrons une initiative concertée pour lutter
contre la spéculation. Nous sommes décidés à faire ce qu'il faut pour que la
Grèce ne soit pas isolée", a-t-il ajouté, pour insister dans la foulée
que "la zone euro doit se porter au côté d'un de ses membres
attaqués" par la spéculation. "Le gouvernement grec a donc pris les
mesures qu'on attendait de lui. Les Etats de la zone euro doivent désormais
être prêts à prendre les leurs (...) La France fera donc le
nécessaire", a clarifié M. Sarkozy, estimant que "aujourd'hui, la
Grèce n'a pas besoin d'un financement" mais explicitant que "tous les
Etats qui partagent cette monnaie doivent être solidaires".
De son côté, M.
Papandréou s'est félicité du soutien effectif de la France qui reconnaît et
soutient l'effort du peuple grec, tranchant en outre que le recours au FMI ne
constitue pas le choix de la Grèce, avant de rappeler catégoriquement
qu'Athènes ne demande pas d'aide économique, mais revendique de pouvoir
emprunter à un taux similaire à celui auquel empruntent les autres pays de la
zone euro.
Dans un entretien avec
les journalistes qui l'accompagnent et peu avant son départ pour Washington où
il s'entretiendra avec le président américain, Barack Obama, M. Papandréou a
évoqué les initiatives qu'il a prises en personne avec ses visites successives
dans plusieurs pays dans le but de construire systématiquement, conjointement
avec les mesures économiques prises par le gouvernement grec, la sortie de la
crise de la Grèce.
M. Papandréou
transmettra d’ailleurs à cette occasion au président américain, le message
de la Grèce, de la France et de l’Allemagne, mais aussi du président de la
zone euro, d’engager une bataille concertée contre les spéculateurs.
Comme l'a souligné le
premier ministre, les batailles commencent à porter leurs fruits, tout comme
les efforts du peuple grec, se félicitant comme d'un pas supplémentaire dans
la solidarité européenne, ses discussions avec M. Sarkozy, qui avait eu,
notons-le, le jour même un long entretien téléphonique avec la chancelière
allemande, Angela Merkel.
Le principal effort de
la Grèce, a ajouté M. Papandréou, a été de se débarrasser de l’idée
toute faite qu’elle constitue elle-même le problème, faisant valoir qu’il
s’agit d’un problème de toute la zone euro, qui est invitée à montrer si
elle "peut montrer les dents aux spéculateurs", et observant qu’il
est très important que la Grèce puisse discuter à ce haut niveau et
participer aux efforts de règlement du problème. Et à M. Obama aussi, a-t-il
dit, il sera demandé de soutenir l’initiative européenne.
M. Papandréou a
expliqué que sont discutés à présent les mécanismes qui doivent être
créés et n’a pas exclu des progrès importants jusqu’en avril prochain,
lorsque la Grèce devra avoir à nouveau recours à l’emprunt, avant de
rappeler une fois de plus toute l’importance de la solidarité européenne et
de citer la phrase de Nicolas Sarkozy que la Grèce n’aura pas seulement un
soutien politique. Aujourd’hui, a-t-il insisté, il y a eu un pas encore plus
positif dans l’expression de la solidarité européenne, saluant la
contribution majeure de la France et de M. Sarkozy dans cette voie.
Cette visite à Paris,
la deuxième en 15 jours comme l'a dûment souligné M. Sarkozy, lors des
déclarations commune, a lieu deux jours après l'entrevue de M. Papandréou à
Berlin avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et deux jours avant sa
rencontre à Washington avec le président américain, Barack Obama.
Rappelons que la
veille, M. Sarkozy avait exprimé son soutien à la Grèce, en affirmant qu'il
serait inconcevable de laisser s'effondrer un pays membre de l'euro.
On ne peut pas laisser
tomber un pays qui est dans la zone euro. Si on ne soutient pas la Grèce, qui
fait des efforts, ce n'était pas la peine de faire l'euro, a ajouté M. Sarkozy,
lors d'une table ronde à Paris à l'occasion du Salon de l'Agriculture.
Papandréou: La Grèce
demande uniquement un soutien politique
Le premier ministre,
Georges Papandréou, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont souligné
la coopération politique entre la Grèce et l'Allemagne pour affronter les
phénomènes de spéculation, mais aussi leur décision de coopération
bilatérale dans la réalisation de réformes en Grèce, dans divers secteurs.
Dans des déclarations
communes vendredi à Berlin à l'issue de leur rencontre, tant M. Papandréou
que Mme Merkel ont tenu à bien souligner que la Grèce a demandé uniquement un
soutien politique et non économique, le premier ministre grec remerciant son
homologue allemande pour son soutien au Programme grec de stabilité et de
croissance, rappelant à ce point les bonnes relations entre les deux peuples et
la coopération entre la Grèce et l'Allemagne pour faire face à de nombreux
problèmes communs, tant dans le cadre de l'UE qu'à l'échelle mondiale.
Le premier ministre a
encore noté que les deux pays peuvent avoir une coopération plus étroite dans
les secteurs de l’environnement, l’énergie et du changement climatique, la
protection civile, la recherche et les nouvelles technologies, l’immigration,
ainsi que la culture et l’éducation.
Revenant à l’effort
national pour sortir de la crise, M. Papandréou a assuré une nouvelle fois que
les charges et les sacrifices des Grecs seront répartis justement et auront des
résultats, mentionnant aussi la coopération devant exister pour combattre les
phénomènes de spéculation.
"La Grèce a pris
des décisions difficiles. Pour nous, elles étaient nécessaires afin de sortir
le pays de la crise. C’est nous qui veillerons à ce que le poids de cette
marche, les sacrifices que fait le peuple grec, soient à la fois répartis
justement et qu’ils aient un résultat", a souligné M. Papandréou,
réitérant à ce point que la Grèce n’a pas demandé de soutien économique.
"Nous avons
entendu avec grande satisfaction Mme Merkel soutenir nos efforts, ceux que nous
faisons, et les décisions difficiles que nous avons prises. Je veux la
remercier aussi pour notre décision commune de coopérer étroitement pour
combattre la spéculation, un problème auquel n’est pas seulement confrontée
la Grèce", a-t-il ajouté.
De son côté, Mme
Merkel a félicité la Grèce pour les mesures qu’elle a adoptées afin de
réduire son déficit, y voyant un "effort de titan", alors qu’elle
a exprimé la solidarité de l’Allemagne à la Grèce et le souhait de son
pays de contribuer avec son expérience et son savoir-faire au processus de
modernisation de l’Etat grec et de ses structures, disant encore une fois que
les efforts grecs d’assainissement budgétaire sont accueillis positivement,
tant par l’Allemagne que globalement par la zone euro, la Banque centrale
européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).
Concernant l’action
que l’Europe doit mener contre la spéculation, Mme Merkel a informé que les
deux pays porteront en commun cette question devant la Commission européenne,
alors qu’elle a fait part de son intention de poser ce même problème au
prochain G-20 ainsi qu’à d’autres forums auxquels participe l’Allemagne.
Et si certes la Grèce
n’a pas demandé d’aide économique, a-t-elle rappelé, nous devons voir ce
que nous pouvons faire contre les spéculateurs. Nous ne pouvons leur laisser
libre court d’exploiter un moment difficile d’un pays, comme c’est le cas
maintenant de la Grèce. La question est politique, a-t-elle ajouté, et c’est
en tant que tel que nous devons la traiter malgré les difficultés techniques
qu’elle peut présenter.
Se référant enfin au
récent emprunt obligataire sur dix ans de la Grèce, Mme Merkel a observé que
les marchés ont montré qu’ils font confiance à la Grèce et estimé que la
confiance des marchés reviendra encore plus vite s’il y a des changements
structurels.
Commentant un article
de la presse allemande qui préconisait la vente d’îles grecques afin que le
pays puisse résorber son déficit, M. Papandréou a tranché qu’il existe des
moyens meilleurs et plus efficaces que de brader les îles, sans manquer de
rappeler à ce sujet que les Grecs ont lutté pour que ces îles soient libres
aujourd’hui.
|
|
27/02/2010 |
Entretien à Athènes Droutsas-Nimetz sur le nom de la FYROM
L'envoyé spécial du SG de l'ONU pour le nom de la
FYROM,
Matthew Nimetz, a confirmé l'existence de positions divergentes entre Athènes
et Skopje, mais s'est dit confiant certes qu'elles pouvaient constituer une base
de travail, dans des déclarations à l'issue de son entrevue vendredi avec le
ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas.
Cette rencontre, qui a duré environ une heure et demie,
était la première avec le nouveau gouvernement grec et a eu lieu à
l'invitation de M. Droutsas, dans le cadre des initiatives du gouvernement et du
premier ministre personnellement, en vue du règlement de la question du nom de
la FYROM.
Ce fut un dialogue ouvert et sincère, au cours duquel nous
avons passé en revue la marche de la procédure placée sous l'égide des
Nations unies, et fait le point sur la situation actuelle, a informé le
porte-parole du ministère, Grigoris Delavekouras, précisant "qu'il avait
été question du cadre des concertations, lequel a été posé sur des bases
justes".
M. Nimetz, pour sa part, a indiqué avoir informé la partie
grecque de ses contacts précédents à Skopje, ses réflexions sur la
procédure de résolution de cette question, et entendu les vues exposées par
le gouvernement grec, ajoutant que "il s'était fait confirmer que celui-ci
(le gouvernement) se consacre entièrement à un règlement, de manière à
répondre aux revendications des deux parties, afin de pouvoir mettre en marche
la procédure euro-atlantique".
La question du nom reste prioritaire, a-t-il encore
précisé, d'autres questions ayant surgi au cours du temps restant secondaires.
Dans son briefing M. Delavekouras a mentionné par ailleurs
les déclarations la veille de M. Nimetz à Skopje, ayant exprimé un optimisme
réservé, estimant toutefois que M. Nimetz sait qu'il existe une intention
réelle de Skopje de faire avancer cette question et connaît le souhait de la
partie grecque de la constater dans les actes. "Espérons, a-t-il dit, que
les indices de changement vers plus de positif se traduisent finalement à la
table des concertations", soulignant espérer que "le message positif
qu'adresse la Grèce commencera à être reçu".
Se référant à la position de la Grèce lors de cette
rencontre, le porte-parole du ministère a expliqué "avoir parlé de la
logique différente concernant l'approche de cette question, des efforts faits
pour adresser un message positif à l'autre partie et de l'importance de
recevoir une réponse pour progresser".
A propos des messages adressés à Skopje, M. Delavekouras a
cité entre autres la rencontre Papandréou-Gruevski, "qui a créé une
nouvelle dynamique dans la procédure à l'ONU", et des conclusions du
Sommet de l'UE en décembre dans lesquelles figure que "la Grèce veut
progresser vers un règlement et l'optique euro-atlantique de Skopje".
M. Nimetz s'est entretenu en outre avec le premier ministre,
Georges Papandréou. Aucune déclaration de presse n'a été faite à l'issue de
la rencontre.
|
|
17/02/2010 |
Papandréou:
Nouvelles perspectives de développement de la relation stratégique
Grèce-Russie
La visite du
premier ministre, Georges Papandréou, à Moscou et ses entretiens avec
le président russe, Dmitri Medvedev, et le premier ministre, Vladimir
Poutine, ouvrent de nouvelles perspectives de développement de la
relation stratégique entre la Grèce et la Russie, comme il ressort des
déclarations de MM. Papandréou et Poutine mardi dans la capitale
russe.
La coopération
gréco-russe couvre le secteur économique, commercial, énergétique et
culturel, un protocole de coopération étant signé pour les années
2012-2014.
M. Papandréou
a souligné que la coopération économique avec la Russie est
particulièrement importante en cette période où la Grèce traverse de
graves problèmes, précisant toutefois que "la Grèce sortira plus
forte de cette crise qui offre au pays l'opportunité de changer
beaucoup de choses" et se félicitant que le peuple grec soit
décidé à soutenir les changements qui doivent être opérés en vue
d'une économie viable et d'une société juste.
Répondant aux
questions de la presse, M. Papandréou a également précisé que la
crise n'est pas uniquement grecque ou européenne, mais mondiale, et mis
l'accent sur les efforts déployés par le gouvernement grec pour
réduire le déficit de 4% en 2010 et le ramener à 3% en 2013.
De son côté,
M. Poutine a observé que les difficultés de l'économie grecque sont
connues et exprimé sa conviction que la Grèce les surmontera,
renvoyant à cet effet le message positif adressé aujourd'hui par les
ministres de l'Economie de l'UE. Il a également exprimé l'espoir que
les relations bilatérales de la Grèce et de la Russie permettront aux
deux pays de surmonter leurs problèmes économiques.
M. Poutine a
noté aussi que la crise économique mondiale n'a pas démarré de la
Grèce, de la Russie ou de l'Europe, mais des Etats Unis qui affrontent
des problèmes semblables aux autres pays, à savoir un déficit élevé
et une dette extérieure importante.
S'agissant du
secteur énergétique, M. Papandréou a affirmé que les deux
délégations se sont accordées à progresser le plus rapidement
possible dans la construction de l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis,
tout en tenant compte des sensibilités environnementales et toujours en
coopération avec la Bulgarie.
Au chapitre du
gazoduc South Stream, M. Papandréou a indiqué que les deux parties
sont prêtes à signer un accord juridique pour la fondation d'un
organisme dont le siège sera à Athènes, tandis que M. Poutine a
insisté sur le fait que la construction du South Stream et d'autres
grands projets similaires contribueront au développement de
l'économie. Il a souligné à ce sujet que South Stream n'est pas un
projet gréco-russe, mais un projet d'envergure internationale qui est
matérialisé sur la base des principes du marché et ne rencontre aucun
problème de financement, rappelant aussi que dix pays européens ont
fait part de leur intérêt à y participer.
La Grèce a
manifesté par ailleurs son intérêt pour la promotion des exportations
de produits agricoles grecs en Russie, dont le marché est en mesure
d'absorber de grandes quantités, et une commission interministérielle
a été mise en place pour le développement des relations commerciales
des deux pays.
Toujours au
plan de l'énergie et des transports, M. Poutine a affirmé que la
Grèce peut devenir un carrefour énergétique et d'acheminement du gaz
naturel et du pétrole, sans oublier d'évoquer le secteur de l'énergie
solaire.
La coopération
des deux pays dans la région des Balkans a également été évoquée,
tout comme la question chypriote, M. Papandréou remerciant la partie
russe pour son soutien à un règlement juste du problème.
Enfin, les deux
premiers ministres ont discuté de transfert de savoir faire par la
Grèce pour l'organisation des JO de 2014 à Sochi et la trêve
olympique.
Lundi soir, M.
Papandréou s'est entretenu avec le premier ministre d'Israël, Benyamin
Netanyahou, à l'occasion d'un dîner dans un restaurant du centre de la
capitale russe.
Ouverture des
entretiens Papandréou-Poutine à Moscou
Les premiers
ministres de Grèce et de Russie, Georges Papandréou et Vladimir
Poutine, ont eu un entretien mardi à Moscou en présence des
délégations des deux pays et, accueillant M. Papandréou, son
homologue russe a évoqué les relations d'amitié entre la Russie et la
Grèce, lesquelles sont très étroites, en particulier dans le secteur
économique.
M. Poutine a
notamment exprimé l'espoir que le nouveau gouvernement de M.
Papandréou soutiendra tout ce qui a été créé au cours de la
période précédente dans le cadre des relations bilatérales, tout en
assurant son homologue grec que la partie russe, à l'occasion de sa
visite en Russie, mettra tout en oeuvre pour donner un nouvel essor aux
relations des deux pays.
De son côté,
M. Papandréou a souligné que si les relations gréco-russes remontent
très loin dans le temps et sont des relations de tradition et de
culture, ces relations sont désormais développées aussi dans les
secteurs de la politique et de l'économie, ajoutant que la stratégie
de coopération entre les deux pays doit devenir plus pratique, plus
substantielle et plus efficace.
"Nous
devons faire preuve de volonté et d'efforts concrets en vue d'avoir une
coopération la plus étroite avec la Russie", a affirmé M.
Papandréou, se disant convaincu que cela se vérifiera au cours des
présents entretiens.
Papandréou
s'adresse aux journalistes grecs
Le premier
ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi en fin de soirée
aux journalistes grecs qui l'accompagnent dans sa visite en Russie, pour
évoquer son entretien avec le président russe, Dmitri Medvedev, axé
sur la crise économique et démentir les rumeurs d'une éventuelle aide
économique de la Russie à la Grèce.
En ce qui
concerne l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, M. Papandréou a affirmé
que cette question a été évoquée au cours de tous ses entretiens en
Russie et qu'il n'a pas eu l'impression que l'intérêt de la Russie ait
diminué après les résultats des élections ukrainiennes, tout comme
il n'est nullement question de réviser l'accord pour la construction de
l'oléoduc, ajoutant en outre que la Grèce est prête à signer un
accord avec la Russie pour le gazoduc South Stream. |
|
16/02/2010 |
Papandréou s’entretient
à Moscou avec les dirigeants russes
L e
premier ministre, Georges Papandréou, est arrivé lundi en début de
soirée à Moscou pour des entretiens à haut niveau à l’invitation
de son homologue russe, Vladimir Poutine.
Selon le
programme officiel tel qu'établi à ce jour, M. Papandréou rencontrera
notamment les présidents des deux corps législatifs russes, le
président russe, le premier ministre russe et le patriarche de Moscou.
Les entretiens
seront l'occasion d'un tour d'horizon exhaustif de tout l'éventail des
relations gréco-russes, mais également des relations internationales.
Sur le modèle
de la coopération très étroite au plan énergétique avec les projets
de construction de l’oléoduc Bourgas-Alexandroupolis et du gazoduc
"South Stream", le gouvernement grec souhaite étendre la
coopération bilatérale à d’autres secteurs, tels que - à titre
indicatif - l’accroissement des exportations grecques sur le marché
russe, l’afflux d’un plus grand nombre de touristes russes en Grèce
(la Grèce soutenant des progrès rapides dans les discussions pour la
suppression des visas pour les détenteurs de passeports russes), ainsi
que le renforcement du dialogue, au niveau ministériel et politique,
sur des dossiers de diplomatie multilatérale et de coopération
régionale, au vu par exemple de la présidence grecque de la
Coopération économique de la mer Noire (CEMN) en juin 2010.
La partie
grecque juge aussi d’importance cruciale dans la coopération
bilatérale la programmation pour faire de 2014 l’Année de la Grèce
en Russie et vice versa, faisant coïncider cet événement avec les JO
d’hiver de Sotchi et permettant l’implication de sociétés grecques
dans les préparatifs, ainsi qu’un échange de savoir-faire de l’organisation
des Jeux à l’image des JO d’été d’Athènes en 2004.
Au plan de la
coopération au sein des organisations et conférences internationales
où Athènes et Moscou ont une approche similaire des grands dossiers,
la partie grecque entend mettre l’accent sur des questions telles que
les relations UE-Russie et la coopération OTAN-Russie, la Grèce
estimant que l’Occident et la Russie sont confrontés à des défis
communs et qu’il faut de ce fait un dialogue sincère continu, même
sur les points où il y a divergence de vues.
La partie
grecque exposera aussi ses thèses sur des questions d’intérêt
national particulier, comme les relations gréco-turques, l’appellation
de la FYROM et la question chypriote.
M. Papandréou
est accompagné par le ministre d’Etat, Haris Pamboukis, le ministre
adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, le secrétaire d’Etat
chargé des dossiers énergétiques, Yannis Maniatis, le porte-parole du
gouvernement, Georges Petalotis, et la SG du ministère de la Culture,
Lina Mendoni.
Papandréou à
ITAR-TASS: Confirmation de l’excellent niveau des relations
gréco-russes
Le premier
ministre, Georges Papandréou, a salué l’excellent niveau des
relations gréco-russes et le caractère stratégique des relations
UE-Russie, dans une interview à l’agence russe d’information
ITAR-TASS lundi.
"J’exprime
une satisfaction particulière pour ma première visite à Moscou en ma
qualité de premier ministre, et je suis convaincu que mes entretiens
ici confirmeront l’excellent niveau de nos relations bilatérales qui
reflète les relations d’amitié traditionnelles des deux peuples à
travers les siècles", a affirmé M. Papandréou, qui a évoqué
aussitôt après aussi les relations plus générales UE-Russie.
"Les
relations de l’UE avec la Russie sont stratégiques et reposent sur
les intérêts communs des deux parties, tant au plan politique qu’économique",
a expliqué M. Papandréou, soutenant que "l’interdépendance et
l’intercomplémentarité de l’UE et de la Russie, en particulier
dans les secteurs de l’énergie et de l’économie, sont un fait qui
est amplement reconnu, étant donné que la Russie est le plus grand
fournisseur de ressources énergétiques pour l’UE".
M. Papandréou
s’est également dit être depuis toujours en faveur de la
coopération de l’Alliance de l’Atlantique Nord avec la Russie,
"même dans les périodes difficiles". Nous soutenons, a-t-il
dit, "l’approfondissement du dialogue politique et de la
coopération pratique, et nous apprécions particulièrement la
coopération de la Russie dans les efforts de stabilisation de l’Afghanistan".
Enfin, M.
Papandréou a dûment salué l'initiative du président russe, Dmitri
Medvedev, "qui a donné l'impulsion inaugurale du dialogue pour une
nouvelle architecture européenne de sécurité" et qui a commencé
et s'est développé sur la base du dit "Processus de Corfou". |
|
05/02/2010 |
Entretien à
New Delhi entre MM. Papandréou et Singh
L e
premier ministre, Georges Papandréou, à New Delhi depuis jeudi pour
assister au Sommet sur le développement durable, a été reçu par son
homologue indien, Mammohan Singh, un entretien en vue du resserrement de
la coopération économique, dans la construction notamment, mais encore
dans les infrastructures, les télécoms, le e-gouvernement, le
tourisme, les technologies vertes, une liaison aérienne directe.
M. Singh a
remercié le chef du gouvernement pour le soutien de la Grèce à la
demande de son pays de devenir membre permanent du Conseil de sécurité
de l'ONU.
Les deux
premiers ministres ont par ailleurs discuté des questions du changement
climatique, thème du Sommet, dont les travaux s'ouvrent vendredi, ainsi
que de la crise financière internationale, M. Papandréou sur ce
dernier point exposant la situation précise en Grèce et les efforts de
son gouvernement.
Commentant cet
entretien, mais également sa rencontre avec le secrétaire du Parti du
Congrès, Raul Gandhi, M. Papandréou a souligné le désir exprimé par
les deux parties de resserrer leurs relations, le premier ministre
expliquant l'importance, dans une période où la Grèce traverse une
crise des plus graves, qu'elle soit présente au plan international.
L'Inde, en tant
que pays émergent, peut aider au développement de la Grèce, a encore
relevé M. Papandréou, informant avoir invité M. Singh prochainement
en visite officielle en Grèce, ce qui a été accepté.
Vendredi, M.
Papandréou rencontrera la présidente du Parti du Congrès, Sonia
Gandhi, pour faire le point notamment sur une initiative ancienne des
"Six" à laquelle participaient Andréas Papandreou et Indira
Gandhi, le premier ministre n'excluant pas qu'elle soit réactualisée,
puisque son principe reposant sur les menaces des armes nucléaires, une
question restant toujours présente. |
|
03/02/2010 |
Le ministre
adjoint des AE M. Droutsas s'entretient avec la secrétaire d'Etat
américain
Le ministre
adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a présenté les
thèses grecques sur les questions majeures qui préoccupent le pays,
comme le souhait de la Grèce de contribuer aux initiatives dans l’ensemble
de la région, notamment dans les Balkans et au Proche-Orient, lors de
ses rencontres successives à Washington avec la secrétaire d'Etat
américain, Hillary Clinton, et le secrétaire d'Etat adjoint
américain, James Steinberg.
A l'issue de
ces rencontres, M. Droutsas a mis l'accent sur le fait que ces
entretiens constituaient une bonne occasion de renforcer nos relations
avec les Etats-Unis, d'échanger des points de vue sur toutes les
questions d'intérêt commun, les évolutions internationales, et a
insisté sur le fait que la Grèce peut jouer un rôle dans le cadre de
ces développements internationaux. "Nous pouvons jouer un rôle
prépondérant dans les Balkans et nous avons beaucoup à offrir à la
région du Proche-Orient et au monde arabe. C'est l'image que nous
voulions montrer à nouveau à la communauté internationale; une image
de la Grèce disposant d'une présence, d'une voix et d'un rôle concret
dans les développements internationaux".
Lors de ses
entretiens avec Mme Clinton et M. Steinberg, M. Droutsas a eu l'occasion
d'évoquer la question chypriote, les relations gréco-turques,
l'appellation de la FYROM et la volonté de la Grèce de régler ces
questions.
S'agissant de
l'annulation de l'obligation d'obtenir un visa pour les Grecs voyageant
aux Etats-Unis, M. Droutsas a déclaré avoir évoqué la question et
souligné que la Grèce a finalisé ses préparatifs et ses obligations.
Nous attendons à présent la décision qui est du ressort de la
procédure interne américaine, a-t-il ajouté.
Répondant à
une question de la presse sur la toute récente visite du SG de l'ONU,
Ban Ki-moon, à Chypre, M. Droutsas a affirmé que "toute
initiative du SG de l'ONU pour le règlement du problème chypriote est
importante et accueillie favorablement. Sa présence à Chypre est un
très grand pas, et nous espérons que cela contribuera à la suite de
la procédure et en particulier à ce que la partie turco-chypriote, M.
Talat, puisse constater dans quelle voie il devra lui aussi contribuer
pour régler le problème chypriote".
A l’issue de
ses entretiens au département d'Etat américain, M. Droutsas s'est
rendu au Capitole, où il a rencontré la présidente de la Chambre des
Représentants, Nancy Pelosi, le président de la commission des
Affaires extérieures, Howard Berman, et le président de la commission
chargée des questions de l'Organisme pour la coopération et la
sécurité en Europe (OSCE), le sénateur Benjamin Cardin.
Par la suite,
M. Droutsas effectuera une brève visite à l'Institut gréco-américain
(AHI) et participera ensuite à une table ronde à la Fondation
Brookings sur le thème "Grèce: Défis pour le nouveau
gouvernement".
Après la fin
de sa visite de 24h à Washington, M. Droutsas est attendu à New York
où il assistera mercredi à une réception organisée au consulat de
Grèce, alors que jeudi il s'adressera à l'Université Columbia, avant
d'être reçu par le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, au siège des Nations
unies. |
|
29/01/2010
|
Le ministre
adjoint aux AE M. Droutsas s'entretient avec le ministre des AE de la
FYROM
Le ministre
adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, s'est entretenu
jeudi avec le ministre des Affaires étrangères de la FYROM, Antonio
Milososki, à la demande de ce dernier, pour procéder à un bref bilan
des relations bilatérales et de la question de l'appellation du pays
voisin.
M. Droutsas a
affirmé que le cadre concernant la question de l'appellation est la
procédure aux Nations unies et "la Grèce attend de la FYROM une
participation substantielle et constructive à cette procédure qui
conduira à l'obtention de progrès".
De son côté,
M. Milososki a présenté une proposition visant à la revalorisation
des missions diplomatiques des deux pays et discuté des perspectives de
signer un accord permettant d'éviter la double imposition.
Selon M.
Droutsas, la Grèce désire et oeuvre pour l'amélioration des relations
bilatérales et ceci est confirmé par les contacts de haut niveau
politique qui ont lieu à l'initiative grecque.
Dans ce cadre,
les deux ministres ont discuté de la possibilité d'une visite de M.
Droutsas en FYROM ainsi que de M. Milososki en Grèce, M. Droutsas
ajoutant que compte tenu des nécessités réelles, la partie grecque
étudie favorablement la promotion d'un accord pour éviter la double
imposition. M. Droutsas a souligné toutefois que la proposition de la
FYROM pour une revalorisation des missions diplomatiques ne va pas de
pair avec la rhétorique négative entretenue par Skopje, insistant sur
le fait que cette position pèse sur les relations des deux pays et ne
contribue pas à la perspective d'un règlement de la question de
l'appellation.
Enfin, M.
Droutsas a fait part de la volonté de la Grèce d'examiner positivement
cette demande lorsque les circonstances le permettront, réaffirmant une
fois de plus l'engagement ferme de la Grèce pour une amélioration des
relations bilatérales et l'obtention d'un règlement accepté
mutuellement erga omnes dans le cadre des concertations conduites à
l'ONU. |
|
05/01/2010 |
Papandréou:
Objectifs communs d'Athènes et Belgrade dans les affaires
internationales
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a informé s'être entretenu des
problèmes du Kosovo, de la Bosnie, de la FYROM, mais aussi des
relations gréco-turques et de la question chypriote lors de son
entretien lundi à Belgrade avec le président serbe, Boris Tadic, se
félicitant que la Grèce et la Serbie aient des objectifs communs sur
toutes ces questions.
Nous avons eu
des entretiens excellents avec le président de Serbie, nos relations
bilatérales sont excellentes, et j'espère que nous les approfondirons
encore plus, a affirmé M. Papandréou, avant de souligner que sa
présence à Belgrade est un signal pour lancer l'effort devant mener
les Balkans occidentaux à adhérer jusqu'en 2014 à l'UE.
"La Grèce
est à l'avant-garde de l'initiative qui a pour principal but la paix,
la coopération et la stabilité dans la région", a dit M.
Papandréou.
De son côté,
M. Tadic qui s'est dit heureux d'avoir pu discuter notamment des
problèmes de la région, tels que le Kosovo, avec M. Papandréou,
"un des plus importants hommes politiques" qu'il ait
rencontré, a tenu à remercier M. Papandréou et le gouvernement grec
pour "le soutien à l'effort de la Serbie de défendre
l'intégrité territoriale de la région par des moyens
diplomatiques".
A propos de la
marche européenne de la Serbie évoquée elle aussi avec M. Papandréou,
M. Tadic a assuré que son pays poursuivra ses efforts de réformes et
exprimé l'espoir que la coopération de la Serbie avec La Haye se
clôturera rapidement afin que puisse se poursuivre dès lors l'effort
du pays en vue de son adhésion à l'UE, comme le préconise
l'"Agenda 2014".
Le ministre
serbe des AE M. Jeremic s'adresse à la 3e Session des ambassadeurs
serbes
Le ministre
serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, a salué le premier
ministre grec, Georges Papandréou, comme un "homme de coeur qui a
été présent chaque fois que la Serbie a eu besoin de lui", dans
son discours lundi après-midi à Belgrade à l'occasion de la 3e
Session des ambassadeurs serbes.
Accueillant M.
Papandréou à cette session, M. Jeremic a affirmé que
"l'encouragement insistant autrefois de M. Papandréou au mouvement
réformateur serbe a aidé à notre révolution pacifique. Sa présence,
en qualité de ministre des Affaires étrangères de Grèce, à
Belgrade, lors de l'instauration de notre démocratie, a contribué
incontestablement à la légitimation internationale de la victoire que
nous avons conquise aux urnes".
"En tant
que jeune activiste, il m'était échu de coordonner l'arrivée de
Georges Papandréou dans notre capitale, et je me revois l'attendre avec
impatience devant le Sava Centar, où a eu lieu l'événement historique
de ce mois d'Octobre dramatique". "Nous avons échangé une
poignée de main et je me souviens qu'il m'a dit: +Félicitations,
aujourd'hui la Serbie débute son voyage européen+", a conclu M.
Jeremic.
Discours de
Papandréou à la 3e Session des ambassadeurs serbes
"J'espère
que courant 2010 des pas seront franchis dans la direction de notre
objectif commun qui est l'adhésion des Balkans occidentaux à
l'UE", a affirmé d'emblée le premier ministre, Georges
Papandréou, dans son discours à l'intention de la 3ème Session des
ambassadeurs serbes.
Il a notamment
souligné qu'"après la chute du Mur de Berlin, un espoir est né
de réunir l'Europe et le résultat de cet espoir est à présent que
plusieurs pays de l'ancien bloc soviétique et de l'Europe de l'Est sont
à présent membres de l'UE apportant ainsi une plus forte stabilité
dans la région, un esprit de bon voisinage et des nouvelles
institutions démocratiques qui sont protégées par un très large
corps européen".
Selon M.
Papandréou, ce processus (d'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE)
doit être renforcé d'une part par le développement d'un esprit de
coopération au sein des Balkans occidentaux et d'autre part par l'UE
qui doit prendre des initiatives et s'engager réellement en ce qui
concerne l'adhésion à part entière de ces pays, "c'est pourquoi
nous visons à promouvoir l'Agenda 2014". Il a encore insisté sur
le fait que les Balkans sont un grand carrefour européen des cultures,
des traditions, des ethnies et des cultes, soulignant que cet héritage
peut conduire à un plus grand développement ou "si il est
exploité par des extrémistes, il peut conduire à des conflits
violents".
Le premier
ministre a en outre affirmé que l'objectif de l'Agenda 2014 peut être
atteint, toutefois chaque pays doit prendre ses responsabilités.
S'agissant de
la FYROM, il a réaffirmé "la ligne rouge nationale" tout en
ajoutant "nous attendons que la FYROM nous rencontre à la moitié
du chemin", insistant sur le fait que "nous voulons une
solution de consensus qui ne laissera aucune région grise ni aucune
éventuelle source de tension".
Enfin, au sujet
de la Turquie, M. Papandréou a affirmé que le pays voisin doit prouver
qu'il respecte les principes de bon voisinage et le règlement pacifique
des différends en effectuant des pas positifs en vue du règlement de
la question de Chypre. "A Chypre, ainsi que dans d'autres zones où
règnent des différends, le passé assombrit la perspective d'un avenir
brillant et notre objectif est de mettre en place des cadres politiques
stables et des alliances régionales de sorte à permettre un futur
différent libéré de toute crainte".
Papandréou met
l'accent sur l'initiative grecque pour l'adhésion des Balkans
occidentaux en 2014 à l'UE
Le premier
ministre, Georges Papandréou, a clôturé lundi soir ses entretiens à
Belgrade par des déclarations aux journalistes grecs, soulignant avec
force que tout sera mis en oeuvre pour promouvoir l'initiative grecque
pour l'adhésion des Balkans occidentaux en 2014 à l'UE, ajoutant que
même si aucune décision ne devait être prise pour l'Agenda 2014,
"une date sera à tout prix fixée pour l'adhésion de ces
pays".
M. Papandréou
a déclaré s'être entretenu avec les autorités serbes des relations
économiques entre les deux pays ainsi que de questions relatives au
développement touristique, confiant à la presse que la partie serbe
l'avait informé que d'après un sondage réalisé après l'abolition du
visa pour se rendre dans les pays de l'UE, 65% des Serbes ont déclaré
préférer la Grèce en tant que destination touristique.
Interrogé sur
la signification de la déclaration du président de Serbie qui espère
que d'ici 2010 sera clôturée la coopération de la Serbie avec La Haye,
M. Papandréou a estimé que le président serbe se référait à la
décision qui reste en suspens à la Cour internationale de La Haye au
sujet du Kosovo, tout en étant persuadé que cette décision sera
publiée au cours du premier semestre 2010. "Toutefois, a-t-il
ajouté, la question de l'arrestation du général Ratko Mladic reste
toujours en suspens et la coopération du gouvernement serbe pour son
arrestation va de soi".
Passant au
chapitre de l'appellation de la FYROM, M. Papandréou a mis l'accent sur
l'importance pour les pays qui ont fait partie de l'Ancienne République
Fédérale de Yougoslavie de connaître les positions de la Grèce
"car ces pays se connaissent entre eux et peuvent également
prendre des initiatives. Dans tous les cas, il a réaffirmé que le
message adressé à la FYROM est que nous sommes ici pour apporter notre
aide". |
|
03/12/2009 |
Papandréou-Lavrov:
Le premier ministre accepte l'invitation officielle d'une visite à
Moscou
Le premier
ministre, Georges Papandréou, a accepté l'invitation officielle de se
rendre à Moscou, au début de l'année prochaine, lors de son entrevue
avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov,
mercredi à Athènes, en marge de la 17e session ministérielle de
l'OSCE, alors que MM. Papandréou et Lavrov ont signé en outre un Plan
d'action commun (Joint Action Plan), qui est renouvelé tous les deux
ans.
Les relations
entre les deux pays sont excellentes et ont un caractère stratégique,
comme l’ont convenu MM. Papandréou et Lavrov, reconnaissant aussi la
nécessité d'approfondir les priorités et initiatives dans tous les
domaines, de l’énergie aux échanges culturels.
MM. Papandréou
et Davutoglu adressent un message de paix et de coopération
Le premier
ministre et ministre grec des Affaires étrangères, Georges Papandréou,
et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, ont
adressé un message de paix, déterminés à rechercher une coopération
plus resserrée bilatérale, régionale et internationale, lors de leur
entretien mercredi à Athènes en marge de la 17e session ministérielle
de l'OSCE.
Le ministre
adjoint des AE, Dimitris Droutsas, rendant compte de cette entrevue à
laquelle il a assisté, a souligné en premier la volonté exprimée par
les deux parties d’une coopération analogue à celle des années
1999-2004, déclarant notamment "nous avons convenu d'une
coopération des deux pays dans l'intérêt mutuel, mais aussi pour le
bien de toute la région de l'Europe du Sud-Est, ce message étant
adressé par la Grèce et la Turquie qu'il est possible d'une
coopération entre les deux pays. Cela vaut la peine d'essayer, il
s'agit d'un message de paix".
Informant la
presse sur la lettre-réponse de M. Papandréou à son homologue turc,
Recep Tayyip Erdogan, qui exprimait le souhait d'une rencontre entre les
deux chefs de gouvernement, M. Droutsas a confirmé qu'elle serait
envoyée dans les prochains jours, rappelant qu'une telle rencontre
pourrait se faire "lorsque nous nous serons bien préparés et que
nous aurons quelque chose de concret à présenter".
M. Droutsas a
précisé encore que la discussion ce jour avait porté sur les
possibilités de prendre des mesures pratiques visant à la coopération
des deux ministères dès le début de 2010, M. Davutoglu ayant parlé
en termes chaleureux de la vision du premier ministre grec sur
l'intégration des pays balkaniques occidentaux à l'horizon de 2014, se
félicitant en outre de la présence de M. Papandréou à la rencontre
d'Istanbul et reconfirmant l'intention de M. Erdogan de coopérer
étroitement avec Athènes.
Commentant la
coopération Grèce-Turquie dans le cadre de l’UE, M. Droutsas a
rapporté de cet entretien que "nous avons mis en avant la
nécessité d’appliquer les obligations envers les Etats-membres, mais
la marche vers l’UE doit progresser et ceci pourra être facilité par
un rapprochement Grèce-Turquie", observant par ailleurs, en
réponse à une question de presse, que la question d’un geste de
bonne volonté de la part de la Turquie en ce qui concerne Chypre, avant
la réunion du Conseil européen de décembre, ne s’était pas posée.
Par ailleurs,
mis à part des dossiers de coopération plus resserrée que sont l’environnement,
l’Union pour la Méditerranée, M. Droutsas a cité le Proche-Orient,
à propos duquel a été rappelé l’initiative Papandréou-Cem et la
visite à Ramallah et Jérusalem. L’Union pour la Méditerranée,
a-t-il souligné, ouvre un champ supplémentaire d’action commune.
M. Droutsas a
parlé aussi de la nécessité de promouvoir la question de la
délimitation du plateau continental en Egée au moyen de contacts
exploratoires, et exprimé l’espoir que cette question soit résolue
rapidement et, s’il le faut, par un recours à La Haye.
Enfin, et si la
partie turque, comme l’a informé le ministre, souhaite développer
une coopération dans de multiples domaines sur le modèle des
coopérations d’Ankara avec d’autres pays, M. Droutsas a bien
souligné que "tout est mis à l’examen, nous n’en sommes qu’au
début de la discussion".
Rencontre
Papandréou-Steinberg en marge de la 17e session ministérielle de l’OSCE
Le premier
ministre, Georges Papandréou, et le ministre adjoint des Affaires
étrangères, Dimitris Droutsas, ont eu mercredi matin un entretien avec
le secrétaire d’Etat adjoint américain, James Steinberg, sur tous
les grands dossiers de l’actualité internationale et des relations
bilatérales, les deux parties exprimant leur volonté commune d’une
visite du chef du gouvernement grec à Washington l’an prochain.
La partie
grecque a fait le point sur la situation régionale, mettant l’accent
sur la proposition concernant l’entrée des pays des Balkans
occidentaux à l’UE à l’horizon de 2014, sur les contacts directs
récents avec la FYROM en vue de créer un nouveau climat dans les
relations - tout en précisant bien que se poursuivent les concertations
à New York sur le nom sous l’égide de l’ONU -, sur les relations
avec la Turquie et sur la question chypriote. |
|
02/12/2009 |
Papandréou
appelle l'OSCE à aller plus avant dans le Processus de Corfou
N ous
devons aller un pas plus avant dans le Processus de Corfou afin de
répondre aux enjeux du 21e siècle pour la sécurité européenne, a
déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à la 17e session
ministérielle de l'OSCE qui se tient sur deux jours depuis mardi sous
présidence grecque à Athènes.
Le Processus de
Corfou, lancé par la Grèce en juin à la rencontre informelle des
ministres des Affaires étrangères dans l'île Ionienne, "a donné
un espoir dans une année tumultueuse, puisque donnant le coup d'envoi
à un dialogue politique sur l'avenir de la sécurité
européenne", a rappelé M. Papandréou, s'adressant en ouverture
des travaux réunissant quelque 45 ministres des Affaires étrangères
et 57 délégations de l'OSCE.
Se référant
aux initiatives de la présidence grecque de l'Organisation, M.
Papandréou a souligné qu'elle avait suivi le principe du
"médiateur loyal" pour réussir à aboutir à un consensus et
mettre en avant trois volets de la sécurité, les dimensions
politico-militaires, économico-environnementales et humaines.
La présidence
grecque, a-t-il noté, a mis aussi en priorité l'économie et
l'environnement comme dimensions de la sécurité, citant notamment le
forum sur l'immigration organisé à Athènes, et soulignant que ce
phénomène croissant ces dernières années doit s'inscrire à l'agenda
des discussions de l'OSCE au plan bilatéral, régional et
international.
Dressant un
tableau de la conjoncture internationale, avec l'accent mis sur la crise
financière internationale, les problèmes environnementaux et la guerre
en Afghanistan, le premier ministre s'est dit certain que l'OSCE peut
jouer un rôle primordial dans toutes les questions, appelant les pays
participants à manifester leur volonté politique de faire avancer ces
questions.
"Nous
devons progresser en actions et non en paroles, a estimé M. Papandréou,
le dialogue sur la sécurité n'a de sens que si l'on répond à des
enjeux précis".
M. Papandréou
a salué la prochaine présidence de l'OSCE, le Kazakhstan devenant le
premier pays de l'ex-URSS à assumer cet exercice et pouvant donner une
nouvelle perspective à l'OSCE pour le renforcement de la sécurité en
Afghanistan avec plus de coopération régionale. "Le Kazakhstan
peut faire la différence", a-t-il assuré.
Se référant
à la Géorgie, M. Papandréou a qualifié de développement négatif la
fermeture de la mission de l'OSCE dans ce pays, estimant que sa
présence est plus nécessaire que jamais et que cela ne peut se faire
qu'avec la volonté de tous.
Le premier
ministre et ministre des Affaires étrangères s'est félicité enfin du
rapprochement Arménie-Turquie, se référant en outre aux efforts
actuels entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, citant la rencontre la
semaine dernière des deux présidents à Munich sous l'égide du
"Groupe de Minsk" et les discussions sur les questions
relatives à la Transdniestrie.
Nombreux
contacts à haut niveau en marge des travaux de l'OSCE
Dans le cadre
de la 17e session ministérielle de l'OSCE, le premier ministre, Georges
Papandréou, a programmé des entretiens en tête-à-tête avec ses
homologues étrangers.
Ainsi, au
premier jour des travaux, M. Papandréou s'est entretenu avec notamment
le secrétaire d'Etat allemand aux Affaires étrangères, Werner Hoyer,
le SG de l'OSCE, Marc Perrin de Brichambaut, le premier ministre et
ministre albanais des Affaires étrangères, Ilir Meta, les ministres
des Affaires étrangères de Hongrie, Petar Balazs, de FYROM, Antonio
Milososki, d'Israël, Avigdor Lieberman, de France, Bernard Kouchner, et
de Suède, Carl Bildt.
Dans l’après-midi,
M. Papandréou a eu, en sa qualité de président en exercice de l’OSCE,
une entrevue avec les deux autres représentants de la Troïka de l’Organisation,
les ministres des Affaires étrangères finlandais, Alexander Stubb, et
kazakh, Kanat Saudabayev, suivie d’entretiens séparés avec les deux
hommes.
Notons que tard
en soirée, au cours de la visite du nouveau Musée de l’Acropole où
M. Papandréou offrira un dîner officiel aux délégations
étrangères, une rencontre séparée doit avoir lieu avec son homologue
suédois et président en exercice du Conseil de l’UE.
Mercredi, sont
programmés d'autres entretiens, avec les ministres des AE de Russie,
Serguei Lavrov, de Turquie, Ahmet Davutoglu (légèrement en retard
lundi en raison du temps), et le secrétaire d'Etat adjoint américain,
James Steinberg.
Par ailleurs,
le président de la République a eu lundi une brève entrevue avec M.
Lavrov, lui exprimant en particulier ses sincères condoléances pour le
lourd bilan de l’attentat du Nevsky Express vendredi dernier, le chef
de la diplomatie russe étant porteur d'un message d'amitié du
président russe, Dmitri Medvedev, et du premier ministre, Vladimir
Poutine.
Enfin, de son
côté, le ministre adjoint des AE, Dimitris Droutsas, a eu une
discussion en tête-à-tête avec le ministre des AE de la FYROM,
Antonio Milososki, M. Droutsas précisant aux journalistes que le
gouvernement grec profite de toutes les opportunités qui se présentent
pour des contacts directs avec les responsables politiques étrangers,
afin de cultiver un climat plus positif entre les parties, informant par
ailleurs ne pas exclure se rendre à Skopje dans le courant de la
présidence grecque de l'OSCE.
Lors de ces
entretiens, a souligné le ministre, mis à part les dossiers de l'OSCE,
nous avons la possibilité d'exposer nos positions sur les Balkans,
l'optique européenne des pays de l'Europe du Sud-Est, la question
chypriote, les relations UE-Turquie.
Notons
qu'après le déjeuner, M. Droutsas devrait signer avec son homologue
ukrainien, Petro Poroshenko, un mémorandum de coopération
interministérielle, ainsi qu'un autre concernant les services postaux. |
|
26/11/2009 |
Papandréou
s'entretient avec MM. Parvanov et Zapatero
Le premier
ministre, Georges Papandréou, a reçu mercredi le président bulgare,
Georgi Parvanov, au 2e jour de sa visite officielle en Grèce, alors que
par la suite il a eu une réunion de travail avec son homologue
espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, en vue de la présidence
espagnole de l'UE à partir du 1er janvier 2010.
M. Papandréou,
qui a accueilli son "ami" M. Zapatero pour un déjeuner de
travail au restaurant du Musée de l'Acropole, a déclaré à la presse
avoir informé son interlocuteur sur la réponse qu'il préconise pour
le chômage, en tant que problème fondamental accentué par la crise
financière, et qui est la croissance verte et des investissements dans
les secteurs de l'innovation, des technologies, de l'éducation et des
sources d'énergie renouvelables, soulignant aussi la nécessité d'une
politique européenne ciblée.
M. Papandréou
a informé par ailleurs être d'accord avec M. Zapatero sur la priorité
de la prochaine présidence de l'UE qu'est le dossier Méditerranée,
notamment la protection des écosystèmes, caractérisant d'extrêmement
intéressante l'initiative espagnole d'une rencontre au Sommet à
Barcelone sur ces questions.
Pour sa part,
M. Zapatero a souligné qu'il reste à initier, dans le cadre de l'UE,
beaucoup de travail pour l'économie verte et le développement durable.
M. Zapatero a
souligné que les questions de la Méditerranée sont d'une importance
majeure cruciale, ces dossiers, a-t-il insisté, ayant assurément une
place de premier plan à la Conférence de juin à Barcelone, les
entretiens avec M. Papandréou portant bien évidemment sur la question
majeure de l'immigration clandestine en Méditerranée, le premier
ministre espagnol tranchant à ce sujet que "nous souffrons de
cette même question et il faut donner une réponse européenne".
M. Zapatero a
assuré que la présidence espagnole mettra tout son poids sur la
répression de l'immigration clandestine, à la coopération avec "Frontex"
et à la réadmission des clandestins dans leurs pays d'origine.
Se référant
en outre aux dossiers des Balkans et de la Turquie, le premier ministre
espagnol a assuré que dans le cadre de notre politique sur ces
questions, nous collaborerons étroitement avec le premier ministre
grec.
Concernant
enfin les relations bilatérales, outre les relations excellentes
découlant de la culture, de l'éducation et du tourisme, M. Zapatero a
mis l'accent sur un secteur fondamental de coopération entre les deux
Etats que seront les sources renouvelables d'énergie, un espace
permettant aux pays qui s'y investissent de devenir un modèle de
croissance.
Se référant
aux relations gréco-espagnoles, M. Papandréou a souligné que la
coopération était centrée sur le transfert de technologies à partir
de l'Espagne en matière d'énergies renouvelables, le premier ministre
précisant aussi avoir exposé à l'occasion de cette rencontre les
positions grecques sur les dossiers concernant la Turquie, Chypre, les
Balkans.
Papandréou
commente de Saint Domingue la rencontre tripartite de Prespes
Au 2e jour des
travaux mardi du Conseil de l'Internationale socialiste (IS) à Saint
Domingue, le président de l'IS et premier ministre, Georges Papandréou,
a été amené à commenter l'initiative qu'il avait prise d'une
rencontre le 27 novembre sur le lac de Prespes (Nord-Ouest de la Grèce)
avec les premiers ministres de la FYROM et d'Albanie, MM. Gruevski et
Berisha.
Comme l'a
souligné M. Papandréou, cette rencontre s'inscrit dans la diplomatie
environnementale, celle-ci faisant suite à une initiative analogue
qu'avait entreprise l'ancien premier ministre, Costas Simitis, il y a
une dizaine d'années. Tout semble indiquer, commente l'ANA-MPA, que le
premier ministre a l'intention de promouvoir une politique
environnementale dans les Balkans, en Méditerranée et en mer Noire.
A Athènes, et
comme l'avait déjà souligné le ministre adjoint des AE, Dimitris
Droutsas, mardi devant la commission parlementaire des Affaires
étrangères et de la Défense, le porte-parole du gouvernement, Georges
Petalotis, répondant à une question de presse à propos du nom de la
FYROM, comme objet possible d'une discussion entre MM. Papandréou et
Gruevski, a exclu toute discussion sur la question, puisqu'il ne s'agit
en aucun cas de s'écarter du cadre connu des négociations sous
l'égide de l'ONU. |
|
25/11/2009 |
Parvanov en
visite officielle en Grèce: Entretiens avec son homologue M. Papoulias
Les entretiens
entre le président de la République, Carolos Papoulias, et son
homologue bulgare, Georgi Parvanov, en visite officielle de trois jours
en Grèce, ont confirmé le haut niveau des relations bilatérales dans
tous les domaines, en particulier de la coopération balkanique et de la
coopération bilatérale en matière d'énergie.
MM. Papoulias
et Parvanov, qui ont respectivement qualifié les relations bilatérales
d’"amicales et sans nuage" et d’"exemplaires",
ont réitéré la volonté politique de resserrer encore plus les
relations entre Athènes et Sofia, le président bulgare soulignant la
nécessité d’accélérer les travaux pour le transport de gaz naturel
sur le tronçon Stara Zagora - Komotini et observant que la coopération
gréco-bulgare, "dans le secteur énergétique aussi, est très
importante à la fois pour les deux pays, comme partie du projet plus
général européen".
Les deux
parties se sont félicitées du grand volume de touristes qui visitent
mutuellement les deux pays, tout comme le fait que la Grèce figure
parmi les premiers pays du point de vue des investissements et des
échanges commerciaux avec la Bulgarie, relevant en outre la nécessité
d’ouvrir d’ici la fin 2010 le passage frontalier Komotini-Makaza,
ainsi que de prévoir l’ouverture d’autres postes-frontières.
M. Papoulias a
souligné la volonté commune d’Athènes et de Sofia de soutenir l’optique
européenne des pays des Balkans occidentaux, informant avoir échangé
des vues avec M. Parvanov sur les développements en cours en Europe du
Sud-Est, essentiellement la situation au Kosovo et en
Bosnie-Herzégovine, la question chypriote, ainsi que la marche
européenne de la Turquie. M. Papoulias a informé son homologue bulgare
des thèses grecques sur la question de l’appellation de la FYROM.
M. Papoulias a
également annoncé avoir discuté de la coopération trilatérale
Grèce-Bulgarie-Roumanie, tant dans le Sud-Est de l’Europe que dans la
région névralgique de la mer Noire, convenant avec son homologue de l’extension
de cette coopération à de nouveaux secteurs d’intérêt commun.
Etaient
présentes aux concertations élargies entre délégations des deux
pays, la ministre de l’Environnement, de l’Energie et du Changement
climatique, Tina Birbili, et la secrétaire d’Etat à la Culture et au
Tourisme, Angela Gerekou.
Signature d'un
programme de coopération éducationnel Grèce-Bulgarie
La Grèce et la
Bulgarie ont signé mardi un programme de coopération au plan
enseignement, sciences et culture, en marge de la visite officielle du
président bulgare, Georgi Parvanov, à Athènes.
Ce programme
signé par le SG du ministère des Affaires étrangères,
Ioannis-Alexios Zeppos, et le secrétaire d’Etat bulgare, Marin
Raïkov, couvre la période de deux ans (2009-2011) avec possibilité
d'extension et, comme s’en est félicité M. Zeppos, il sera un
facteur de plus de resserrement des relations entre les deux pays
voisins, et de mettre aussi en contact plus étroit les peuples grec et
bulgare.
M. Raïkov, qui
fait partie de la délégation accompagnant le président Parvanov, a
par ailleurs été reçu mardi par le ministre adjoint des Affaires
étrangères, Dimitris Droutsas. |
|
21/11/2009 |
Le ministre
adjoint des AE M. Droutsas à Tirana, dernière étape de sa tournée
dans les Balkans occidentaux
L'"Agenda
2014", date butoir attendue pour l'adhésion des pays des Balkans
occidentaux à l'UE selon une initiative grecque, a figuré haut dans
les entretiens à Tirana vendredi, comme cela avait été le cas
précédemment à Belgrade, Podgorica et Sarajevo, entre le ministre
adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, avec les
dirigeants de ces pays.
"Notre
présence (dans ce pays), a-t-il relevé, souligne l'importance que nous
attachons aux relations bilatérales et à l'optique européenne de
l'Albanie", alors que se référant aux réformes institutionnelles
en cours, M. Droutsas s'est félicité que "toutes les forces
politiques du pays aient pris parti pour la marche européenne de
l'Albanie, pour la matérialisation des principes et valeurs de la
famille européenne".
Le ministre
albanais des Affaires étrangères, Ilir Meta, pour sa part, a déclaré
"nous sommes très heureux de la dynamique que souhaite donner le
gouvernement de M. Papandréou", rappelant que "les bases
avaient été posées au Sommet européen de Thessalonique en 2003"
et que "c'est justement cette vision qui prend forme aujourd'hui et
nous aide dans notre marche vers l'Europe".
Lors de ces
entretiens, et dans la foulée des réformes institutionnelles, la
question des conditions de vie de la minorité grecque d'Albanie a été
évoquée, M. Droutsas signalant qu'il est important que ces changements
touchent aussi la société "avec des résultats tangibles" et
indépendamment de la citoyenneté et de la religion, M. Meta assurant
son interlocuteur de son soutien et souci envers la minorité grecque,
qui joue, a-t-il dit, un rôle de premier plan, non seulement pour le
développement et la démocratisation de l'Albanie, mais comme maillon
d'amitié entre les deux peuples.
Concernant un
dossier des relations bilatérales qu'est la signature toujours attendue
par le Parlement de Tirana de l'accord avec la Grèce sur la
délimitation des zones maritimes, M. Meta a informé que cet accord
reste toujours valable pour son gouvernement et que sa signature sera de
l'intérêt des deux pays, critiquant "les finalités" des
socialistes de M. Rama qui refusent de faire ratifier ce texte par les
députés depuis les élections de juin dernier.
Notons que M.
Droutsas a été reçu en outre par le premier ministre, Sali Berisha,
la présidente du Parlement, Mme Topali, le président de la
République, M. Topi, alors qu'il devait avoir des entretiens avec des
représentants de la communauté grecque et avec l'archevêque de
Tirana, Anastassios.
Peu avant son
départ samedi matin pour Athènes, le ministre aura une rencontre avec
le maire de Tirana, M. Rama.
Droutsas
poursuit sa tournée dans les Balkans par Sarajevo
Le ministre
adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, s'est entretenu
vendredi avec son homologue de Bosnie-Herzégovine, Sven Alkalaj,
poursuivant sa tournée dans les pays balkaniques occidentaux, une
étape hautement symbolique, puisque c'est à Sarajevo qu'a commencé il
y aura bientôt 100 ans la Première Guerre Mondiale.
"Le
principal message que j'ai transmis en Bosnie-Herzégovine, a déclaré
M. Droutsas après ses entretiens politiques, est l'intégration de la
région d'ici 2014", relevant dûment le symbole puissant que
représente Sarajevo, la ville où a commencé la Première Guerre
Mondiale.
La Grèce, a
ajouté le ministre, dans la marche vers l'Europe de la
Bosnie-Herzégovine, sera un grand partenaire et ami, M. Alkalaj, pour
sa part déclarant que son pays n'a pas d'autre alternative que son
optique d'adhésion à l'UE et à l'OTAN, et "c'est en ce sens que
nous considérons que l'initiative grecque +Agenda 2014+ est très
importante".
M. Alkalaj a
insisté sur la perspective de l'entrée de la Bosnie-Herzégovine dans
le dit Plan d'action pour l'adhésion à l'OTAN (MAP), et mis l'accent
en outre sur le fait que son pays sera membre non-permanent du Conseil
de sécurité des Nations Unies à partir du 1er janvier 2010, ce dont
l'a félicité M. Droutsas.
M. Droutsas a
eu par ailleurs des contacts avec le président du Conseil des
ministres, Nikola Spiric, puis avec l'ambassadeur de l'OSCE, Gary
Robins, alors que la veille au soir il avait été invité à un dîner
du Haut représentant de la communauté internationale, Valentin Inzko.
Avant son
départ pour Tirana, dernière étape de sa tournée, M. Droutsas a
visité le bâtiment de l'Amitié des peuples, qui a été financé par
le Plan grec de Reconstruction des Balkans (ESOAB). Ce bâtiment, où
siègent des services du gouvernement local, avait été détruit
pendant la guerre dans l'ex-Yougoslavie. |
|
10/11/2009 |
Entretien
Papandréou - Hillary Clinton à Berlin
Le premier
ministre et ministre des Affaires étrangères, Georges Papandréou, a
analysé les initiatives du gouvernement grec en matière de politique
étrangère, au cours d'une rencontre informelle lundi avec la
secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, en marge des
manifestations de commémoration de la chute du Mur de Berlin.
Cette rencontre
a eu lieu à l'initiative de la partie grecque en vue de présenter les
thèses de la Grèce sur les grands dossiers de politique étrangère.
M. Papandréou a notamment évoqué sa récente visite à Istanbul pour
la Rencontre des ministres des AE de la Coopération inter-balkanique et
sa rencontre informelle avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan,
ainsi que l'initiative de la Grèce au sujet des Balkans, soulignant que
"la Grèce joue à nouveau un rôle d'avant-garde dans les Balkans
et désire contribuer de façon décisive à leur marche d'adhésion à
l'UE".
A ce point, M.
Papandréou a signifié clairement que la condition à l'adhésion de la
FYROM à l'UE est le règlement de la question de l'appellation du pays,
conformément à la ligne rouge tracée par la Grèce, à savoir une
appellation composée à détermination géographique pour tous les
usages, alors qu'il a évoqué son initiative d'une rencontre informelle
avec son homologue de la FYROM, Nikola Gruevski, récemment à
Bruxelles, en marge du Conseil européen.
M. Papandréou
a également informé Mme Clinton de son récent voyage à Chypre et de
ses entretiens avec le président, Dimitris Christofias, et les forces
politiques de l'île, soulignant qu'"il faut laisser les deux
communautés discuter ouvertement et librement de leur avenir, sous
l'ombrelle de l'UE".
Le premier
ministre a souligné que quelle que soit la solution convenue, elle
devra respecter pleinement l'acquis communautaire afin qu'elle soit
fonctionnelle au plan européen.
A l'occasion de
la récente rencontre de Mme Clinton avec le patriarche oecuménique de
Constantinople, Bartholoméos Ier, M. Papandréou n'a pas omis de se
référer également aux questions concernant le Patriarcat.
Enfin, notons
que Mme Clinton est convenue pour sa part que le nouveau gouvernement
grec est un gouvernement qui prend des initiatives. |
|
05/11/2009 |
Entretien
Papandréou-Ban Ki-moon en marge du 3e Forum pour l'Immigration et le
Développement
Les
répercussions du changement climatique sur l'immigration, la question
chypriote, l'appellation de la FYROM, les forces de paix de l'ONU et les
objectifs du Millénaire ont été des dossiers au centre des entretiens
mercredi à Athènes entre le premier ministre, Georges Papandréou, et
le SG des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a été invité à intervenir
au 3e Forum pour l'Immigration et le Développement au Palais de la
Musique.
"La Grèce
accorde une très grande importance à l'ONU, dont elle est membre
fondateur, alors qu'il existe une longue tradition de collaboration sur
de nombreux domaines et d'attachement aux principes du droit
international", a déclaré M. Papandréou, rendant compte de son
entretien avec M. Ban Ki-moon.
En référence
au changement climatique, qui était aussi à l'ordre du jour des
réunions à Athènes mercredi, notamment avec l'organisation du 3e
Forum, le premier ministre a souligné que cette question était sans
aucun doute prioritaire pour toute la planète, relevant espérer que le
dialogue attendu à la Conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague
en décembre aboutirait à un accord, et informant qu'il comptait
lui-même intervenir personnellement.
Comme l'a
souligné M. Papandréou, M. Ban Ki-moon a été informé de
l'attachement du gouvernement grec à cette question, des initiatives
prises récemment par l'UE, et également du tournant de l'économie
grecque vers une économie verte, le premier ministre recevant plein
soutien de l'officiel onusien.
A propos de
l'immigration, qui est liée aujourd'hui en grande partie au changement
climatique, M. Papandréou a dit avoir exposé à son interlocuteur la
position de son gouvernement, à savoir que l'on doit mettre l'accent
sur la croissance, tant dans les pays d'où proviennent les migrants que
dans les pays d'accueil, afin qu'ils puissent retourner dans leurs
foyers, "munis de connaissances, d'expériences et de
capitaux".
Concluant sur
Chypre et la FYROM, deux grands dossiers de politique étrangère
grecque qu'il a analysés pour le SG de l'ONU, M. Papandréou a conclu
sur la coïncidence de vues avec son interlocuteur et sur la
confirmation d'une collaboration resserrée.
"J'estime
les engagements du premier ministre d'aider les Chypriotes à aboutir à
un accord, et nous pensons qu'il y aura un progrès", a déclaré
M. Ban Ki-moon pour sa part, ajoutant que "la communauté
internationale attend beaucoup de choses des concertations qui doivent
continuer, et l'envoyé spécial, Alexander Downer, poursuivre ses
contacts avec les dirigeants des deux communautés".
Le SG de l'ONU
a par ailleurs confirmé que le médiateur de l'ONU, Matthew Nimetz,
était prêt à reprendre les négociations entre Athènes et Skopje sur
le nom de la FYROM, se félicitant que la Grèce a confirmé qu'elle
soutiendra entièrement le rôle du médiateur de l'ONU.
Pour ce qui est
de la situation des migrants en Grèce, le SG de l'ONU a considéré que
ces travailleurs avaient contribué à l'économie du pays, se disant
toutefois inquiet de certains rapports sur les conditions d'accueil.
"J'espère, a-t-il dit, que la Grèce, continuera à défendre et
à promouvoir les droits des immigrés", citant à ce titre la
question en suspens des demandes d'asile. |
|
02/11/2009 |
Entretiens
Papandréou-Brown à Londres
L e
Premier ministre, Georges Papandréou, s'est entretenu samedi au 10
Downing Street avec son homologue britannique, Gordon Brown, pour
examiner en détail une nouvelle stratégie de développement visant la
création de nouveaux emplois et les moyens de lutter contre le
changement climatique.
A l'issue de
son entretien de 45 minutes, le chef du gouvernement s'est félicité de
son excellente collaboration avec Gordon Brown, comme cela s'était
produit du reste, a-t-il rappelé, pendant les deux jours des travaux à
Bruxelles du Sommet européen, précisant encore sur le contenu de son
entretien qu'avaient été abordés également des dossiers intéressant
particulièrement la Grèce, tels que les Balkans, Chypre, la Turquie.
Toutes ces
questions, a relevé M. Papandréou, sont posées et discutées dans le
cadre de l'effort systématique de la Grèce de prendre à présent des
initiatives, d'être présente et proposer des solutions à des
questions intéressant les citoyens grec et européen en vue d'une
société européenne plus juste.
Après cette
rencontre avec Gordon Brown, le Premier ministre grec et le ministre
adjoint des AE, Dimitris Droutsas, se sont rendus à pied à la
résidence du ministre britannique des Affaires étrangères, David
Miliband, qui les accompagnait. La discussion entre les deux parties
devraient porter sur les questions déjà évoquées avec le premier
ministre britannique.
Nouvelle
rencontre prochaine Papandréou-Brown
A la suite de
l'entretien samedi à Londres entre le Premier ministre, Georges
Papandréou et son homologue britannique, Gordon Brown, on apprenait
dimanche avec certitude qu'il était question d'une nouvelle rencontre
entre les deux premiers ministres très prochainement, le lieu et la
date restant encore à fixer.
Comme il est
apparu lors des entretiens de samedi à Londres, tant avec Gordon Brown
qu'avec le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, Athènes
et Londres ont trouvé des points communs pour avancer sur un certain
nombre de dossiers, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans les relations
gréco-britanniques.
Au-delà de
leur position commune adoptée lors du Sommet européen informel jeudi
et vendredi dernier, MM. Papandréou et Brown se sont consultés sur les
moyens d'utiliser des études, telles que celles de l'Internationale
socialiste (IS), de la commission Stiglitz et de la commission de
l'Environnement, pour rechercher des solutions à la fois à la crise
financière et au changement climatique. |
|
23/10/2009 |
Le ministre
adjoint des AE M. Droutsas présente les priorités de la politique
étrangère grecque
L e
ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a
présenté jeudi les axes principaux de la politique étrangère grecque
et exprimé parallèlement la volonté de la direction du ministère
pour la modernisation et l'amélioration des conditions de travail de
tous les services, ainsi que de la valorisation des cadres du
ministère.
Dans cet
objectif, M. Droutsas a requis l'aide de l'Académie diplomatique de
sorte à atteindre l'objectif de la "représentation du pays avec
dignité, fierté et sans gaspillages".
M. Droutsas a
tout particulièrement évoqué le secteur de la diplomatie économique,
au sein duquel les Relations économiques internationales et l’Aide au
développement (YDAS) jouent un rôle important, soulignant aussi
l'importance du recours à un nouvel outil "la diplomatie
verte".
S'agissant du
Sommet de Copenhague sur le changement climatique, M. Droutsas a mis
l'accent sur l'engagement du premier ministre, Georges Papandréou, pour
une préparation intense, et la participation du ministère en
coordination avec celui de l'Environnement, de l'Energie et du
Changement climatique.
Selon M.
Droutsas, la diplomatie grecque accordera également la priorité à la
perspective européenne des pays du Sud-Est de l'Europe, soulignant avec
emphase que "la Grèce est la locomotive de la marche de
candidature des pays voisins à l'UE, avec pour date butoir une nouvelle
feuille de route conduisant à 2014, le centenaire du début de la
Première Guerre mondiale.
M. Droutsas a
en outre mis l'accent sur le rôle d'avant-plan que peut jouer la Grèce
dans la région des Balkans, tout en mettant l'accent sur le fait que
"la condition pour l'ouverture des concertations d'adhésion de la
FYROM à l'UE est le règlement de la question de l'appellation du pays
voisin", ajoutant qu'Athènes "a l'esprit ouvert et examinera
tout moyen possible pour l'obtention de progrès avec Skopje, mais
toujours sur base de la ligne rouge nationale". M. Droutsas a tout
spécialement insisté sur une appellation à détermination
géographique pour tous les usages et rappelé que l'ouverture des
concertations d'adhésion relève de la compétence exclusive des pays
membres de l'UE et, par conséquent, de la Grèce.
Passant au
chapitre de la Turquie, M. Droutsas a insisté sur l'espoir d'une
promotion des relations bilatérales, comme il est ressorti avec la
présence du premier ministre grec, Georges Papandréou, à Istanbul
lors de la Rencontre informelle des ministres des AE de la Coopération
interbalkanique, alors qu'il a insisté que les efforts d'adaptation de
la Turquie seront jugés en décembre au Sommet de l'UE sévèrement et
objectivement.
Enfin, en ce
qui concerne Chypre, M. Droutsas a souligné que la question chypriote
reste toujours une priorité de la politique étrangère grecque, comme
en atteste la première visite officielle du premier ministre grec à
l'étranger, qui a eu lieu à Nicosie. |
|