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Relations internationales

 

28/07/2010

Les relations gréco-bulgares, un pilône de stabilité dans les Balkans

Ces dernières années les relations Grèce-Bulgarie ont fait un bond qualitatif, un bond qualitatif positif, et de voisins nous sommes devenus des partenaires dans l'Union européenne, alliés dans l'OTAN et, d'amis, sommes devenus des partenaires stratégiques, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, de Sofia mardi, où il a présidé la 1ère session du Conseil supérieur de coopération Grèce-Bulgarie, aux côtés de son homologue bulgare, Boïko Borissov.

"Je pense que les bonnes relations aujourd'hui entre nos deux pays sont un pilône de stabilité dans les Balkans et au-delà, je dirais même en Europe", a insisté M. Papandréou, se référant à l'importance aussi de promouvoir l'"Agenda 2014" pour le soutien à l'optique européenne des pays balkaniques.

M. Papandréou a longuement évoqué, à titre toujours du haut niveau des relations gréco-bulgares, le 130e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, la forte présence des sociétés grecques en Bulgarie (plus de 1.500) avec des investissements supérieurs à 2,8 milliards d'euros, et un volume d'échanges commerciaux de 1,8 milliard d'euros en 2009.

S'il existe certes des marges de développement des relations économiques, comme l'a souligné le premier ministre, l'attention est donnée actuellement par les deux pays à la "croissance verte", et en particulier à la dimension environnement dans les dossiers énergétiques, a-t-il dit, pour évoquer dans la foulée la construction de l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, un projet intéressant toujours avec la même intensité le gouvernement grec qui reste dans l'attente de l'étude environnementale.

M. Papandréou a mis l'accent par ailleurs sur l'importance stratégique pour la Grèce et la Bulgarie d'être présentes sur la carte des autres grands projets énergétiques, citant le South Stream et le TGI, pour le gaz naturel.

23/07/2010

MM. Papandréou et Netanyahou évoquent la pacification au Proche-Orient

Le premier ministre, Georges Papandréou, et son homologue israélien, Benyamin Netanyahou, se sont entretenus jeudi à Tel Aviv, à l'occasion de la tournée du chef du gouvernement grec à Nicosie, Jérusalem, Tel Aviv et Ramallah.

Dans la conférence de presse commune qui a suivi, M. Netanyahou a salué la visite du premier ministre grec, informant que les sujets abordés lors de cette rencontre ne pouvaient être autres que les négociations de paix, la pacification dans la région, la paix avec les voisins.

"Nous avons échangé des vues sur les moyens d'y parvenir. Nous avons eu un dialogue constructif, qui est venu compléter ce dont nous avions discuté, pour la première fois, lors d'une entrevue fortuite il y a longtemps, dans un restaurant à Moscou", a affirmé le premier ministre israélien, qui n'a pas manqué de se référer également au développement des relations entre la Grèce et Israël dans les secteurs de l'économie, via l'extension des relations existantes dans les domaines de la technologie, du savoir-faire, du commerce et de l'agriculture.

M. Natanyahou a commenté aussi les dispositions du gouvernement iranien de développer son programme nucléaire, pour exprimer encore une fois ses profondes préoccupations, et saluer les prises de position du président américain, Barack Obama, sur l'ensemble de ce dossier.

Enfin, et en clôture de son intervention, M. Netanyahou a demandé à M. Papandréou - qui rappelons-le doit rencontrer plus tard dans la journée le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas - de faire part de la volonté sincère de négociation de la partie israélienne, en soulignant que Israël a non seulement la disposition de négocier, mais aussi de parvenir à un accord.

"Les deux parties, toutes deux, savons et souhaitons faire un compromis", a-t-il conclu.

De son côté, M. Papandréou a remercié son homologue israélien pour ses dispositions à soutenir le gouvernement grec dans ses efforts de sortir de la crise économique, se félicitant à ce propos des liens puissants et des relations étroites qui se sont développés dans le temps entre les deux Etats et les deux peuples.

Concernant la crise humanitaire dans la Bande de Gaza, M. Papandréou s'est félicité de la récente décision du gouvernement israélien de relâcher le blocus, en soulignant pourtant qu'une série de mesures sont encore nécessaires dorénavant pour une solution définitive du problème, alors qu'à propos du problème palestinien dans son ensemble, il a exprimé l'espoir, mais aussi sa conviction, que les concertations de proximité peuvent conduire à des concertations directes prochainement.

En clôture de ses déclarations, M. Papandréou a répondu implicitement à des parutions de la presse israélienne et étrangère s'interrogeant sur le choix de la date de cette visite, pour expliciter que "le renforcement des relations est notre politique immuable. Nous sommes des voisins, nous vivons dans la même région, nous souhaitons la paix, nous ne tirons pas partie de conflits dans la région. Nous prenons, et j'en prendrai d'autres, des initiatives aussi avec la Turquie pour un dialogue pacifique afin de construire un voisinage de paix au profit de tous".

Enfin, M. Papandréou a adressé à M. Netanyahou une invitation à visiter la Grèce, son homologue s'y engageant dans un avenir proche.

La Grèce pour la création d'un Etat palestinien indépendant

A Ramallah, dernière étape de sa tournée au Proche-Orient, le premier ministre, Georges Papandréou, a eu un entretien jeudi de deux heures environ avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, soutenant une fois encore que toutes les parties concernées doivent contribuer au dialogue de fond, et que plus que jamais la Grèce soutient la création d'un Etat palestinien indépendant.

Pour M. Papandréou la création d'un Etat palestinien à côté de l'Etat d'Israël sécurisé est la seule solution, toutes les parties étant appelées à accélérer les procédures pour convoquer Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, rappelant les positions qu’il partage avec la haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, alors qu'à propos de Gaza, le premier ministre s'est dit inquiet et exprimé le désir que le blocus soit levé.

Pour sa part, M. Abbas a déclaré "on sait que les relations entre nos deux pays sont historiques", rappelant pour remercier que "la Grèce a toujours été du côté de la lutte du peuple palestinien. Toutefois dans la conjoncture actuelle, pour que nous progressions dans la procédure de paix, il faut d'abord l'acceptation par Israël des frontières du 4 jun 1967, et Jérusalem Est la capitale de la Palestine". "C'est alors que nous pourrons avancer vers la paix", a ajouté M. Abbas.

Mentionnant diverses actions "inquiétantes" d'Israël, le président de l'Autorité palestinienne a insisté que "le dialogue direct doit se fonder sur la légalité internationale et sur des accords précédents, mais aussi sur la reconnaissance par Israël de l'occupation de nos territoires. Des concertations sont nécessaires, nous le savons et nous le comprenons, et il faut arriver au résultat que des contacts directs aient lieu entre Israéliens et Palestiniens et non comme résultat de médiation ou pressions".

Commentant les pressions ces dernières 24 heures de l'administration américaine pour des contacts directs sans conditions préalables, M. Abbas a expliqué que "rien n'est nouveau, et nous demandons que soient respectés les accords précédents, que cesse l'extension des colonies, que soit permise la liberté de circulation, que soit ravitaillé Gaza".

Plus tôt, le premier ministre, accompagné du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas et du secrétaire d'Etat auprès du premier ministre et porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, avait rencontré le ministre palestinien des AE, Salam Fayadh.

MM. Papandréou et Poutine conviennent d'une prochaine rencontre

Les premiers ministres de Grèce et de Russie, Georges Papandréou et Vladimir Poutine, sont convenus d'avoir prochainement une rencontre, suite à un entretien téléphonique mercredi, tard en soirée.

Selon le briefing du service de presse du premier ministre russe jeudi, "les premiers ministres de Russie et de Grèce ont évoqué analytiquement, outre les thèmes commerciaux et économiques des relations bilatérales, les dimensions bilatérales et multilatérales de la coopération dans le cadre de la matérialisation de plans énergétiques dans la région".

Concernant plus précisément cette prochaine rencontre, MM. Papandréou et Poutine sont convenus que la date et le lieu seront fixés par voie diplomatique.

Notons que peu avant son entretien avec M. Papandréou, M. Poutine avait communiqué avec le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, concernant la coopération énergétique entre Moscou et Sofia.

22/07/2010

Le premier ministre M. Papandréou reçu par le président israélien M. Peres

Le premier ministre, Georges Papandréou, a été reçu mercredi par le président israélien, Shimon Peres, lequel a souhaité au chef du gouvernement grec, en prenant appui sur une période correspondante de crise économique en Israël, "la plus difficile conjoncture économique pour mon pays", a-t-il souligné, que la fin de la crise soit pour la Grèce un nouveau départ.

"Lorsqu'on a à faire face à une crise correspondante à celle à laquelle vous êtes confrontés et à celle à laquelle nous avons dû faire face nous aussi, il y a déjà plusieurs années, ces mesures sont nécessaires. Nous avions des manifestations semblables contre les mesures que nous avions prises, lesquelles étaient particulièrement dures, la popularité de mon gouvernement avait littéralement sombré. Toutefois, les résultats ont été substantiels et pragmatiques, et ont eu un impact direct sur l'économie. J'espère que la Grèce sortira de cette crise et que vous ne vous retrouverez plus jamais là où vous vous êtes trouvés. J'exprime le voeu que la fin de la crise constitue un nouveau départ", a affirmé M. Peres en accueillant M. Papandréou, se félicitant en outre que la Grèce et Israël soient désormais plus proches que jamais, historiquement, politiquement, ainsi que dans des dizaines d’autres secteurs.

Et tous les jours, a renchéri M. Peres, nous constatons l’amélioration et le développement de nos relations.

De son côté, M. Papandréou a déclaré que la crise constitue en soi un défi de la surmonter et de la vaincre. "Nous avons réussi à prendre une série de mesures difficiles et douloureuses grâce au soutien que nous avons eu de la population. En ayant pris toutes les mesures nécessaires pour réduire et contrôler la dette publique et en ayant dépassé la partie difficile, nous pouvons désormais espérer", a assuré M. Papandréou, ne manquant pas de souligner dans la foulée la "relation amicale, personnelle et éprouvée dans le temps" qu’il a pu développer avec M. Peres.

"Je suis ici en ma double qualité, de président de l’Internationale socialiste et de premier ministre grec. Mais l’essentiel, c’est que pour la première fois un premier ministre de Grèce visite Israël depuis sa reconnaissance. Il est important que nous développions la coopération bilatérale, la coopération régionale dans l'ensemble de la région de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient, et il existe suffisamment de questions où nous pouvons collaborer pour donner une impulsion dans quelque chose où nous nous sommes engagés tous deux et qui concerne la pacification de la région", a conclu M. Papandréou.

M. Papandréou, qui était accompagné du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et du porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, a visité aussitôt après son entrevue avec M. Peres la vieille ville de Jérusalem et le Patriarcat de Jérusalem, où il a été accueilli par le patriarche, Théophilos III.

"Nous vous accueillons et vous souhaitons tout le succès dans les objectifs de votre initiative de pacification que vous entreprenez dans un moment difficile, où les équilibres et les données au Proche-Orient sont ébranlés", a affirmé Théophilos III en accueillant M. Papandréou.

Papandréou soutient les propositions Christofias soumises à la table des concertations intercommunautaires

Le premier ministre, Georges Papandréou, qui s'est entretenu mercredi à l'aéroport de Larnaca avec le président chypriote, Dimitris Christofias, avant de se rendre en visite officielle de deux jours en Israël et en Cisjordanie, a estimé que les propositions de Nicosie marquaient une avancée dans les efforts de règlement de la question chypriote, et appelé Ankara et la partie turco-chypriote à les étudier attentivement.

M. Papandréou a confirmé à son interlocuteur que la question chypriote demeure une priorité de la politique étrangère grecque, "le règlement constituant une condition à la normalisation complète des relations gréco-turques", réitérant en outre que ce règlement doit aboutir à la réunification de Chypre, à la fin de l'occupation turque, et doit se fonder sur les résolutions de l'ONU et les principes et valeurs de l'UE.

De son côté, M. Christofias a informé de l'accord avec le premier ministre grec sur une coordination au plan diplomatique entre Athènes et Nicosie pour promouvoir ses propositions dans le cadre des concertations intercommunautaires chypriotes.

Notons que les trois propositions de M. Christofias, annoncées mardi dernier, font état de la discussion en parallèle de trois chapitres, que sont d'une part la question de la propriété, d'autre part les réajustements territoriaux et, enfin, les questions d'immigration, de nationalité, étrangers et droit d'asile.

M. Christofias a appelé en outre la Turquie à mettre en application la résolution 550 du Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoit le retour de la ville de Famagouste sous contrôle de l'ONU, ce qui permettrait la restauration de la ville et le retour de ses habitants légaux.

12/07/2010

Droutsas: L'avenir des Balkans est dans l'UE

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a réaffirmé le message de la Grèce en faveur de l'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE, dans des déclarations à l'issue des travaux à Dubrovnik de la 5e Conférence internationale de hauts dirigeants européens et nord-américains "Croatia Summit 2010 - L'Europe du Sud-Est face aux enjeux globaux".

"Le message de la Grèce pour les Balkans est ferme, et nous le réitérons aussi à l'occasion de l'actuelle session à Dubrovnik. L'avenir, l'avenir immédiat de la région, est dans l'UE, dans notre famille européenne. C'est un avenir qui garantit la paix, la stabilité, la sécurité, les relations de bon voisinage et la prospérité économique pour toute la région", a affirmé M. Droutsas, rappelant qu'il s'agit du voisinage direct de la Grèce qui a, de ce fait, tout intérêt à promouvoir cet avenir européen de ses voisins.

Dans ces efforts, a-t-il ajouté, le rôle de la Grèce est de tout premier plan, et cela est reconnu par tous nos voisins et par tous nos partenaires européens.

En marge des travaux, M. Droutsas devait avoir une série de contacts, notamment avec le ministre turc d'Etat, négociateur en chef avec l'UE, Egemen Bagis, le ministre bulgare des Affaires étrangères, Nikolaï Mladenov, et le ministre autrichien des Affaires européennes et internationales, Michael Spindelegger.

Les chefs de gouvernement et les ministres des Affaires étrangères qui ont participé à la Conférence ont adressé le message de la coopération politique et du bon voisinage dans l'Europe du Sud-Est, ainsi que de l'intégration européenne de l'ensemble de la région, une optique défendue résolument par la Grèce avec son initiative de l'"Agenda 2014".

Dans son intervention vendredi en ouverture des travaux de la session, le premier ministre français, François Fillon, a souligné que l'Europe a été la première à manifester sa solidarité pour le règlement de la crise avec son soutien effectif à la Grèce, alors qu'il a adressé un message clair en faveur de l'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE et en faveur d'une Europe plus forte.

Ont pris également la parole, les premiers ministres de Pologne, Donald Tusk, de Bulgarie, Boïko Borissov, et de Slovénie, Borut Pahor.

Cette conférence est organisée tous les ans depuis 2006 à Dubrovnik, comme un forum de dialogue entre hauts dirigeants politiques sur tout l'éventail des questions concernant l'Europe du Sud-Est.

M. Droutsas à la cérémonie du souvenir pour les victimes de Srebrenica

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitiris Droutsas, a assisté dimanche à la cérémonie du souvenir en mémoire des victimes du massacre de Srebrenica, en Bosnie-Herzégovine.

M. Droutsas a déposé une gerbe au nom du gouvernement grec.

24/06/2010

Papandréou: L'avenir de l'Europe du Sud-Est est dans l'Union européenne

L'avenir de l'Europe du Sud-Est est dans l'Union européenne (UE), a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, s'adressant mercredi à la rencontre au sommet des pays de la Coopération interbalkanique, dont les travaux se sont ouverts à Istanbul la veille.

"Je souhaiterais réitérer la nécessité d'une nouvelle dynamique dans la procédure d'adhésion (à l'UE), car notre message est que l'avenir de la région de l'Europe du Sud-Est se trouve dans l'Union européenne", a affirmé M. Papandréou, notant que la Grèce soutient tout particulièrement l'optique européenne de la Turquie.

M. Papandréou a observé par ailleurs que depuis 9 mois, les relations entre l'UE et les Balkans sont placées très haut à l'agenda des instances européennes, se félicitant de ce fait très positif, a-t-il dit, puis se référant aux tout récents contacts à haut niveau, notamment à Sarajevo.

"L'UE, a poursuivi le premier ministre, a affirmé son attachement à l'optique européenne des pays balkaniques, et naturellement la voie vers l'UE est une voie pleine de défis, une Odyssée difficile vers Ithaque".

M. Papandréou a d'autre part évoqué des questions spécifiques aux Balkans, telles que la suppression des visas facilitant la marche européenne, mais aussi les relations entre pays de la région.

"L'héritage de la Guerre froide nous a maintenu divisés, les nombreuses années d'antagonismes nationaux, en particulier au siècle dernier, l'absence de respect tant des frontières que des minorités, ont démantelé les Balkans et nous a fait de plus apparaître comme des pantins face aux grandes puissances mondiales, le mot +balkanisation+ s'identifiant alors avec désagrégation".

Concluant, M. Papandréou a relevé que "aujourd'hui, nous nous dirigeons vers l'intégration, et c'est pourquoi la famille européenne et l'UE a une telle importance, puisque créant un cadre sûr pour l'adhésion et un vrai plan de paix pour la région. Ceci est tout l'enjeu de l'Initiative pour 2014".

23/06/2010

Papandréou s'entretient à New York avec le SG de l'ONU

La question chypriote, le nom de la FYROM, les derniers développements au Proche-Orient, mais aussi d'autres dossiers internationaux ont été au centre d'un entretien lundi soir (minuit heure grecque) à New York entre le premier ministre, Georges Papandréou, et le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, un vaste tour d'horizon qualifié par M. Papandréou "d'extrêmement positif et constructif".

M. Papandréou, qui a présenté en particulier les thèses grecques sur Chypre, avec le soutien du président chypriote, M. Christofias, dans le cadre des résolutions de l'ONU et de l'acquis communautaire, sur la FYROM, Athènes insistant sur un nom composé à détermination géographique "erga omnes", a informé la presse s'être référé aussi à la situation économique actuelle, aux réformes nécessaires du système financier, aux investissements pour une croissance "verte", relevant enfin que les Nations unies - sur ce dernier point - peuvent en ce sens matérialiser leurs propres objectifs.

"Tout d'abord, nous avons discuté de questions internationales qui sont liées aux Objectifs du Millénaire, avec la rencontre du G-20 à Toronto, ainsi qu'avec la nécessité d'instaurer des régulations sur le marché international et qu'il y ait des ressources (qui puissent être levées) sur les transactions susceptibles d'être allouées au soutien de la croissance au plan international et être investies dans les nouvelles technologies de la croissance verte. Et enfin, être au service des objectifs de l'ONU que sont la lutte contre la pauvreté et l'aide au pays en développement", a explicité M. Papandréou.

Invité à commenter un récent rapport du SG de l'ONU parlant d'un règlement de la question chypriote d'ici la fin 2010, M. Papandréou a rappelé que les calendriers artificiels n'ont pas, comme on l'a vu par le passé, aider à une solution, ajoutant "nous pensons que ce qu'il faut c'est réellement une volonté et suffisamment de temps".

Répondant à une autre question s'il avait informé Ban Ki-moon de ses récents contacts avec Skopje et quel est son commentaire sur les déclarations du président de la Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, à propos de "diplomatie secrète", le premier ministre a déclaré "comme je vous l'ai dit, notre position reste la même pour un nom composé à détermination géographique et pour tous les usages. C'est exactement ce que j'ai dit au SG de l'ONU, relevant évidemment que nous sommes prêts et que nous prenons des initiatives pour régler cette question. Ce ne sont pas des initiatives secrètes, elles sont ouvertes, publiques"

Lors de cette rencontre avec M. Ban Ki-moon, étaient présents côté grec le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et le représentant permanent de la Grèce à l'ONU, l'ambassadeur Anastassis Mitsialis, alors que côté onusien le secrétaire adjoint de l'ONU aux Affaires politiques, Lynn Pascoe, et autres officiels.

Ban Ki-moon salue l'"engagement" Papandréou dans la recherche du nom pour la FYROM

Le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué l'"engagement" du premier ministre grec, Georges Papandréou, dans la recherche d'une solution à la question du nom de la FYROM, selon un communiqué du secrétariat des Nations unies mardi commentant la rencontre Papandréou-Ban Ki-moon la veille à New York.

Le SG de l'ONU a exprimé la volonté des Nations unies de continuer à soutenir les concertations en cours sous son égide entre la Grèce et la FYROM, alors qu'à propos de la question chypriote, il a souligné la nécessité que les dirigeants des deux communautés comprennent la politique actuelle, la "fenêtre d'espoir", pour promouvoir le processus, soulignant dûment à ce titre l'importance de la Grèce qui continue à soutenir les pourparlers.

02/06/2010

La Grèce assume au 2e semestre de 2010 la présidence de la CEMN

La Grèce assume depuis le 1er juin la présidence de l'Organisation de la Coopération économique de la mer Noire (CEMN) pour le second semestre de 2010, a rappelé un communiqué mardi du ministère des Affaires étrangères.

La présidence grecque cible en priorité un resserrement de la coopération régionale, avec à l'horizon un développement "vert", ses initiatives devant focaliser d'une part sur la promotion de deux programmes d'investissements (transports routiers et maritimes), et d'autre part sur le financement, via le tout-nouveau cadre de la CEMN qu'est le Fonds hellénique de développement (BSEC-Hellenic Development Fund), d'activités innovatrices, de sources d'énergie renouvelables, d'économies d'énergie, du développement vert et de l'entreprenariat.

11/03/2010

L'image de la Grèce à l'étranger a changé complètement après Berlin, Paris et Washington

L'image de la Grèce à l'étranger au plan politique a changé complètement comme résultat de la tournée du premier ministre, Georges Papandréou, à Berlin, Paris et Washington, a constaté lui-même le chef du gouvernement dans une conférence de presse mercredi à Washington.

M. Papandréou, qui a souligné les luttes du gouvernement grec contre les spéculateurs, et celles aussi au plan intérieur pour de grands changements qui engendrent, a-t-il dit, un sentiment de justice - le nouvel objectif étant la croissance -, s'est référé tout particulièrement à la spéculation, informant que prochainement Mme Merkel et MM. Sarkozy, Juncker et lui-même adresseraient une lettre aux instances compétentes de la Commission européenne pour qu'elles lancent les procédures nécessaires en vue d'un mécanisme de réaction.

Cette initiative qui sera législative, a souligné le premier ministre, sera européenne et en substance obligera les autres pays à suivre, notant le fait positif que le président américain, Barack Obama, a été d'accord sur de telles initiatives, les Etats-Unis étant disposés à contribuer avec leurs propres idées, sans qu'il y ait un accord, a-t-il observé, sur toutes les questions.

Le fait que l'UE soit allée de l'avant dynamiquement pour intervenir sur les marchés constitue un bon préalable pour des prêts à la Grèce assortis de taux d'intérêt favorable.

Commentant des déclarations de la chancelière allemande concernant la création d'un Fonds monétaire européen et la sortie d'Ecofin de chaque pays membre de l'Eurogroupe qui y aurait recours, M. Papandréou a relevé que cela est prévu dans le Traité de Maastricht et ajouté que si le gouvernement grec n'avait pas pris les mesures qu'il a prises, l'UE aurait pu mettre en application ses propres mesures sans consulter la Grèce, sans demander son avis.

A propos du FMI, M. Papandréou a déclaré que cette question restait ouverte en ce qui concerne la Grèce, relevant que d'après les contacts du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, avec des officiels à Washington, dans le cas éventuel d'un recours, le FMI demanderait que la Grèce prenne des mesures qu'elle a déjà prises. La différence serait que le FMI offrirait des taux d'intérêt de l'ordre de 1% alors que l'UE ne pourrait pas donner des financements.

M. Papandréou a regretté par ailleurs que les manifestations présentent à l'étranger une image qui peut facilement être exploitée et se répercuter sur le tourisme notamment.

Abordant les affaires étrangères, Chypre, la FYROM, des dossiers évoqués lors de ses entretiens avec M. Obama et la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, M. Papandréou a dit avoir exposé les positions de la Grèce déjà connues sur la question du règlement du nom de la FYROM, ajoutant toutefois que la partie grecque a pu constater être comprise et que les Etats-Unis étaient prêts à soutenir les efforts d'Athènes conformément à ses positions.

Sur la question chypriote, M. Papandréou a laissé entendre qu'il ne partageait pas des inquiétudes quant au fait que les élections dans les territoires occupés puissent compliquer la situation. Le problème fondamental, a-t-il rappelé, est la position de la Turquie et son absence de volonté de faire les pas nécessaires pour un règlement de la question chypriote en respect de l'acquis communautaire.

Se référant à la question du plateau continental qu'il avait tenu à évoquer comme faisant partie des relations gréco-turques avec les officiels américains, le premier ministre a précisé à ses interlocuteurs qu'il avait pris des initiatives de réchauffement des relations en invitant son homologue turc à Athènes, leur indiquant aussi réactualiser la question de la délimitation du plateau continental avec recours à La Haye. Il est temps, a-t-il ajouté de revoir ce dossier après tant d'années.

MM. Papandréou et Obama à la cérémonie de la Fête nationale grecque du 25 mars à la Maison Blanche

Le président américain, Barack Obama, a assuré les Grecs que "dans chaque moment difficile ils peuvent compter sur l'amitié et le soutien des Etats-Unis", à l'occasion d'une cérémonie célébrée mercredi à la Maison Blanche pour la commémoration de l'Insurrection de la Grèce contre le joug ottoman, à laquelle a assisté pour la première fois le premier ministre, Georges Papandréou, en présence de l'archevêque d'Amérique, Mgr Dimitrios.

La commémoration du 25 mars a eu lieu plus tôt cette année aux Etats-Unis en raison du programme chargé du président américain qui à cette date (25 mars) sera en tournée en Asie.

Prenant la parole à cette occasion, le premier ministre a évoqué les efforts des Etats-Unis et de M. Obama en personne, qui viennent concrétiser l'idée de la Démocratie, et cité également la révolution grecque et la révolution américaine.

M. Papandréou a en outre invité le président Obama à visiter Athènes et réaffirmé sa volonté de coopérer avec l'Europe pour une régulation efficace du système économique mondial, tout en citant les efforts du gouvernement et du peuple grec pour la restructuration de l'économie nationale et la promotion des réformes institutionnelles.

De son côté, dans son discours, M. Obama a relevé que "M. Papandréou a été appelé à gouverner la Grèce dans une période difficile, ainsi que l'ont fait précédement son père et son grand-père", tout en rappelant la contribution de la Grèce lors de la Seconde Guerre mondiale. Il a également remercié personnellement M. Papandréou pour ses efforts visant au règlement de la question chypriote, à l'intégration des Balkans occidentaux à l'UE et au rapprochement avec la Turquie, soulignant que la Grèce contribue à garantir la stabilité et la paix dans le monde, en tant qu'allié et membre de l'OTAN.

Enfin, en ce qui concerne la suppression du visa pour les ressortissants grecs désirant visiter les Etats-Unis, M. Obama a estimé que les liens politiques, économiques et sociaux des deux pays se verront renforcés.

Bill Clinton confiant dans la capacité de la Grèce à surmonter la crise

L'ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton, a estimé que les perspectives à long terme de la Grèce sont particulièrement favorables et que nul ne peut parier que le pays ne surmontera pas la situation difficile actuelle.

M. Clinton a procédé à ces estimations à l'issue de son entretien avec le premier ministre, Georges Papandréou mercredi à Washington.

M. Clinton a attribué les problèmes de l'économie grecque au fait que l'unification de l'UE a eu lieu d'abord au niveau monétaire, avant l'unification au plan politique et social, soulignant que la communauté gréco-américaine peut influencer les développements en Grèce sur ce qui sera fait à long terme en vue de faire face à cette situation difficile, et ajoutant de plus que lui-même est disposé à mettre tout en oeuvre pour aider la Grèce "bien que le premier ministre et le gouvernement ont fait du bon travail dans une situation difficile qui pourra être surmontée".

10/03/2010

Papandréou satisfait de son entretien avec le président Obama

Le premier ministre, Georges Papandréou, a fait part de son entière satisfaction au sujet des résultats de sa rencontre mardi à la Maison Blanche avec le président américain, Barack Obama auprès duquel il a trouvé non seulement de la compréhension en ce qui concerne les propositions visant à faire face en commun aux attaques des spéculateurs, mais encore a garanti l'annulation de l'obligation du visa sur les passeports des citoyens grecs désirant se rendre aux Etats-Unis.

M. Papandréou a qualifié la décision des Etats-Unis d'annuler l'obligation du visa de "vote de confiance" accordé à la Grèce et souligné que le gouvernement grec est décidé à répondre à ses engagements et à coopérer étroitement au niveau international pour faire face au terrorisme, précisant à ce sujet que "la Grèce comme toujours répond à ses engagements internationaux, coopère et travaille en coopération avec tous les organismes internationaux pour lutter contre le terrorisme international".

Le premier ministre a déclaré avoir informé le président Obama de "la situation économique de la Grèce et de notre volonté à y faire face en prenant des mesures difficiles", alors qu'il a évoqué les changements institutionnels promus par le gouvernement non seulement en économie mais dans d'autres domaines comme celui de l'éducation, la santé et l'administration publique de sorte à ce que le pays entre dans une voie de développement viable et redevienne compétitif".

Il a encore informé le président américain de son initiative et de celle d'autres dirigeants européens, comme la chancelière allemande Angela Merkel, le président français, Nicolas Sarkozy et le président de l'eurogroupe, Jean-Claude Juncker pour faire face aux attaques des spéculateurs et rétablir l'image de la Grèce sur les marchés internationaux.

M. Papandréou a également demandé à l'Amérique de contribuer -dans le cadre d'une orientation commune avec les pays européens- lors du prochain G20, indiquant que M. Obama l'avait assuré qu'il considère cette initiative d'"utile et positive" et que "les USA s'orientent dans la même direction de sorte à mettre de l'ordre sur les marchés internationaux".

Il a une fois de plus affirmé que la Grèce n'a pas demandé d'aide économique auprès des Etats-Unis et estimé que "chaque voix de soutien est positive", tout en faisant état d'"une reconnaissance des mesures difficiles prises en Grèce".

Enfin, M. Papandréou a indiqué avoir discuté avec M. Obama, outre de la situation économique, de l'initiative de la Grèce pour l'intégration des pays des Balkans occidentaux à l'UE d'ici 2014, soulignant que cette initiative est "stabilisatrice pour la paix dans la région élargie ainsi que pour le règlement des problèmes bilatéraux".

En ce qui concerne les relations avec la Turquie, M. Papandréou a informé le président Obama de la visite du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, à Athènes dans les prochains mois ainsi que de la volonté de la partie grecque de relancer le processus de normalisation des relations greco-turques et du règlement des différends, comme celui du plateau continental de l'Egée. Au chapitre de la question chypriote, M. Papandréou a réaffirmé son soutien aux efforts déployés par le président chypriote, Dimitris Christofias, pour un règlement équitable du problème chypriote tout en mettant l'accent sur la nécessité d'un message à l'adresse de la Turquie pour que ce pays fasse preuve de volonté réelle pour régler le problème dans le cadre de l'UE.

Plus tôt aujourd'hui, M. Papandréou s'était entretenu avec la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, au Capitole, l'occasion pour Mme Pelosi d'évoquer les liens forts qui unissent les deux pays ainsi que le rôle important de la communauté grecque américaine, soulignant encore que les Etats-Unis se tiendront aux côtés de la Grèce et du peuple grec en ces moments difficiles.

Communiqué du gouvernement US pour l'intégration de la Grèce au Visa Waiver Program

La responsable de la sécurité intérieure des Etats-Unis, Janet Napolitano, a annoncé officiellement la décision du gouvernement Obama quant à l'intégration de la Grèce au "Visa Waiver Program" qui aura pour résultat de ne plus exiger l'octroi d'un visa pour les voyageurs grecs désirant se rendre aux Etats-Unis.

"Je félicite nos collègues en Grèce pour leur engagement à appliquer les critères sévères en ce qui concerne le contrôle et la sécurité", a souligné Mme Napolitano tout en mettant l'accent sur l'importance des échanges d'informations sur la visite d'officiels grecs aux USA "car nous oeuvrons ensemble pour protéger nos citoyens et renforcer nos économies".

Mme Napolitano indique encore que l'intégration de la Grèce à ce programme représente une étape importante dans la coopération entre les USA et la Grèce dans les secteurs de l'économie et de la sécurité et représente le résultat de la coordination des actions entre les deux pays au cours des deux dernières années.

L'application de cette mesure débutera dans un mois environ.

09/03/2010

Les mécanismes de contrôle de l'économie au centre des entretiens Papandréou-Hillary Clinton

La secrétaire d'Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton a salué les efforts déployés par le gouvernement grec en vue de faire face à la crise économique et accepté la suggestion du premier ministre de Grèce, Georges Papandréou, que les Etats Unis discutent avec les autres économies fortes de l'amélioration des mécanismes de contrôle sur les marchés lors de la réunion du G20.

M. Papandréou et Mme Clinton se sont également entretenus des développements dans la question chypriote, des Balkans ainsi que des opérations de l'OTAN en Afghanistan, l'occasion pour Mme Clinton de louer le "rôle d'avant-plan et stratégique de la Grèce dans les Balkans" ainsi que les initiatives de M. Papandréou sur le plan diplomatique et notamment en ce qui concerne les relations avec la Turquie.

Le premier ministre a affirmé que la Grèce ne demande pas d'aide économique ni de la part des USA ni d'aucun autre pays, mais pointe la nécessité de contrôles meilleurs et mieux coordonnés par les gouvernements de sorte à éviter les jeux de spéculation aux dépens des pays et des peuples.

Il a encore mis l'accent sur l'objectif visant à l'intégration des pays des Balkans occidentaux à l'UE d'ici 2014, tout en faisant savoir qu'il rencontrera très prochainement son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan dans le cadre de l'effort pour normaliser les relations greco-turques.

"La crise économique nous a fait savoir que nous pouvons supporter des pressions mais que des règles sont nécessaires pour le fonctionnement des marchés", a par ailleurs indiqué M. Papandréou soulignant qu'il s'agit d'un message qu'il transmet à la suite de ses entretiens avec d'autres dirigeants européens.

Poursuivant sur les mesures prises en Grèce sur l'économie, M. Papandréou a souligné que le gouvernement avait pris des décisions difficiles pour faire face au déficit et au développement de l'économie, "toujours dans le cadre du développement vert".

A l'issue de l'entrevue Papandréou-Clinton, la secrétaire d'Etat des Etats Unis a affirmé que "la Grèce est l'endroit où est née la démocratie et qui a donné au monde les valeurs démocratiques. "Je remercie le premier ministre grec pour sa coopération en ce qui concerne notre présence en Afghanistan et pour la coopération des deux pays face au terrorisme. Nous savons que la Grèce contribuera à maintenir la stabilité dans les Balkans".

Entretien de M. Papandréou avec le président de la Brookings Institution

Le président de la Brookings Institution (un think tank à Washington), Strobe Talbot, qui a été ancien secrétaire d'Etat américain sous le gouvernement Clinton, a reçu lundi le premier ministre, et salué les compétences de dirigeant de M. Papandréou, se considérant, a-t-il dit, un ami personnel.

M. Talbot a rappelé en effet qu'à la fin des années '90, M. Papandréou, en tant que ministre des Affaires étrangères, avait montré du courage politique et fait preuve de ses compétences à régler les problèmes, pour se référer que dans la crise actuelle que traverse la Grèce, une fois encore le premier ministre sera appelé à régler une situation difficile.

"La Grèce n'est pas le premier ni le dernier pays à être mis à l'épreuve au niveau économique", a affirmé le premier ministre, Georges Papandréou, dans un discours prononcé lundi à la Brookings Institution, soulignant que la crise actuelle ne se limite pas à l'Europe mais concerne le monde entier, et "c'est pourquoi les deux cotés de l'Atlantique doivent coopérer en commun pour y faire face".

Selon M. Papandréou, la crise actuelle représente également une grande opportunité, notamment en ce qui concerne la Grèce, de moderniser et donner un essor aux mécanismes de l'administration et du développement.

Mettant en outre l'accent sur le danger que la crise se généralise, M. Papandréou a indiqué avoir discuté avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Nicolas Sarkozy, et les premiers ministres de Grande-Bretagne et d'Espagne, MM. Brown et Zapatero, des moyens de faire face à la crise.

Le premier ministre M. Papandréou en visite officielle aux Etats-Unis

Le premier ministre, Georges Papandréou, est arrivé dimanche soir à Washington (lundi à 6h heure grecque), en provenance directement de Paris, où il a eu des entretiens dimanche avec le président français, Nicolas Sarkozy.

Au cours de sa visite officielle de trois jours aux Etats-Unis, M. Papandréou rencontrera le chef de la Maison Blanche, Barack Obama, et également la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, et des membres du Congrès.

Plus précisément, lundi après-midi (heure locale), le premier ministre s'adresse à la Brookings Institution, puis s'entretiendra avec Mme Clinton au Département d'Etat. Le soir, il sera l'invité d'honneur d'une réception à Blair House, là où résident les invités officiels du président américain lors de leur séjour à Washington.

Mardi, le chef du gouvernement grec sera reçu par M. Obama à la Maison Blanche, alors qu'aura précédé une rencontre avec la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, au Capitol.

Après son entretien avec le président des Etats-Unis, M. Papandréou rencontrera M. Geithner, puis se rendra au Congrès, où il sera présenté au chef de file des Démocrates, Harry Reid, et au sénateur républicain, Mitch McConnell.

Il sera de retour ensuite à la Maison Blanche pour assister à une cérémonie en l'honneur de la fête de l'Indépendance grecque, en présence de M. Obama, de l'archevêque d'Amérique, Mgr Dimitrios, et des personnalités de la communauté gréco-américaine.

Mercredi, est programmé un entretien avec notamment le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, John Kerry.

Notons que M. Papandréou est accompagné du ministre aux Finances, Georges Papaconstantinou, et du ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas.

08/03/2010

Franc soutien de la France à la Grèce

Le président français, Nicolas Sarkozy, a affiché la solidarité de la France à la Grèce, lors de déclarations communes avec le premier ministre grec, Georges Papandréou, à l'issue de leur rencontre dimanche en début de soirée à l'Elysée.

M. Sarkozy a insisté que l'Europe doit témoigner sa solidarité à la Grèce, faisant valoir les objectifs profonds de la constitution de la zone euro et de la création de l'euro.

M. Sarkozy a précisé que le soutien à la Grèce ne sera pas seulement politique, en soulignant la nécessité de combattre la spéculation qui vise à l'heure actuelle la Grèce, mais qui pourrait cibler n'importe quel autre pays.

Une réponse concertée est entrain d'être mise en place, a assuré M. Sarkozy, précisant que l’Europe engagera des moyens concrets, précis contre les spéculateurs qui passeront le message que la Grèce est soutenue, et pas seulement politiquement, mais aussi "dans tous les aspects de ses demandes éventuelles".

"La Grèce, l'Allemagne et la France, nous prendrons une initiative concertée pour lutter contre la spéculation. Nous sommes décidés à faire ce qu'il faut pour que la Grèce ne soit pas isolée", a-t-il ajouté, pour insister dans la foulée que "la zone euro doit se porter au côté d'un de ses membres attaqués" par la spéculation. "Le gouvernement grec a donc pris les mesures qu'on attendait de lui. Les Etats de la zone euro doivent désormais être prêts à prendre les leurs (...) La France fera donc le nécessaire", a clarifié M. Sarkozy, estimant que "aujourd'hui, la Grèce n'a pas besoin d'un financement" mais explicitant que "tous les Etats qui partagent cette monnaie doivent être solidaires".

De son côté, M. Papandréou s'est félicité du soutien effectif de la France qui reconnaît et soutient l'effort du peuple grec, tranchant en outre que le recours au FMI ne constitue pas le choix de la Grèce, avant de rappeler catégoriquement qu'Athènes ne demande pas d'aide économique, mais revendique de pouvoir emprunter à un taux similaire à celui auquel empruntent les autres pays de la zone euro.

Dans un entretien avec les journalistes qui l'accompagnent et peu avant son départ pour Washington où il s'entretiendra avec le président américain, Barack Obama, M. Papandréou a évoqué les initiatives qu'il a prises en personne avec ses visites successives dans plusieurs pays dans le but de construire systématiquement, conjointement avec les mesures économiques prises par le gouvernement grec, la sortie de la crise de la Grèce.

M. Papandréou transmettra d’ailleurs à cette occasion au président américain, le message de la Grèce, de la France et de l’Allemagne, mais aussi du président de la zone euro, d’engager une bataille concertée contre les spéculateurs.

Comme l'a souligné le premier ministre, les batailles commencent à porter leurs fruits, tout comme les efforts du peuple grec, se félicitant comme d'un pas supplémentaire dans la solidarité européenne, ses discussions avec M. Sarkozy, qui avait eu, notons-le, le jour même un long entretien téléphonique avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le principal effort de la Grèce, a ajouté M. Papandréou, a été de se débarrasser de l’idée toute faite qu’elle constitue elle-même le problème, faisant valoir qu’il s’agit d’un problème de toute la zone euro, qui est invitée à montrer si elle "peut montrer les dents aux spéculateurs", et observant qu’il est très important que la Grèce puisse discuter à ce haut niveau et participer aux efforts de règlement du problème. Et à M. Obama aussi, a-t-il dit, il sera demandé de soutenir l’initiative européenne.

M. Papandréou a expliqué que sont discutés à présent les mécanismes qui doivent être créés et n’a pas exclu des progrès importants jusqu’en avril prochain, lorsque la Grèce devra avoir à nouveau recours à l’emprunt, avant de rappeler une fois de plus toute l’importance de la solidarité européenne et de citer la phrase de Nicolas Sarkozy que la Grèce n’aura pas seulement un soutien politique. Aujourd’hui, a-t-il insisté, il y a eu un pas encore plus positif dans l’expression de la solidarité européenne, saluant la contribution majeure de la France et de M. Sarkozy dans cette voie.

Cette visite à Paris, la deuxième en 15 jours comme l'a dûment souligné M. Sarkozy, lors des déclarations commune, a lieu deux jours après l'entrevue de M. Papandréou à Berlin avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et deux jours avant sa rencontre à Washington avec le président américain, Barack Obama.

Rappelons que la veille, M. Sarkozy avait exprimé son soutien à la Grèce, en affirmant qu'il serait inconcevable de laisser s'effondrer un pays membre de l'euro.

On ne peut pas laisser tomber un pays qui est dans la zone euro. Si on ne soutient pas la Grèce, qui fait des efforts, ce n'était pas la peine de faire l'euro, a ajouté M. Sarkozy, lors d'une table ronde à Paris à l'occasion du Salon de l'Agriculture.

Papandréou: La Grèce demande uniquement un soutien politique

Le premier ministre, Georges Papandréou, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont souligné la coopération politique entre la Grèce et l'Allemagne pour affronter les phénomènes de spéculation, mais aussi leur décision de coopération bilatérale dans la réalisation de réformes en Grèce, dans divers secteurs.

Dans des déclarations communes vendredi à Berlin à l'issue de leur rencontre, tant M. Papandréou que Mme Merkel ont tenu à bien souligner que la Grèce a demandé uniquement un soutien politique et non économique, le premier ministre grec remerciant son homologue allemande pour son soutien au Programme grec de stabilité et de croissance, rappelant à ce point les bonnes relations entre les deux peuples et la coopération entre la Grèce et l'Allemagne pour faire face à de nombreux problèmes communs, tant dans le cadre de l'UE qu'à l'échelle mondiale.

Le premier ministre a encore noté que les deux pays peuvent avoir une coopération plus étroite dans les secteurs de l’environnement, l’énergie et du changement climatique, la protection civile, la recherche et les nouvelles technologies, l’immigration, ainsi que la culture et l’éducation.

Revenant à l’effort national pour sortir de la crise, M. Papandréou a assuré une nouvelle fois que les charges et les sacrifices des Grecs seront répartis justement et auront des résultats, mentionnant aussi la coopération devant exister pour combattre les phénomènes de spéculation.

"La Grèce a pris des décisions difficiles. Pour nous, elles étaient nécessaires afin de sortir le pays de la crise. C’est nous qui veillerons à ce que le poids de cette marche, les sacrifices que fait le peuple grec, soient à la fois répartis justement et qu’ils aient un résultat", a souligné M. Papandréou, réitérant à ce point que la Grèce n’a pas demandé de soutien économique.

"Nous avons entendu avec grande satisfaction Mme Merkel soutenir nos efforts, ceux que nous faisons, et les décisions difficiles que nous avons prises. Je veux la remercier aussi pour notre décision commune de coopérer étroitement pour combattre la spéculation, un problème auquel n’est pas seulement confrontée la Grèce", a-t-il ajouté.

De son côté, Mme Merkel a félicité la Grèce pour les mesures qu’elle a adoptées afin de réduire son déficit, y voyant un "effort de titan", alors qu’elle a exprimé la solidarité de l’Allemagne à la Grèce et le souhait de son pays de contribuer avec son expérience et son savoir-faire au processus de modernisation de l’Etat grec et de ses structures, disant encore une fois que les efforts grecs d’assainissement budgétaire sont accueillis positivement, tant par l’Allemagne que globalement par la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Concernant l’action que l’Europe doit mener contre la spéculation, Mme Merkel a informé que les deux pays porteront en commun cette question devant la Commission européenne, alors qu’elle a fait part de son intention de poser ce même problème au prochain G-20 ainsi qu’à d’autres forums auxquels participe l’Allemagne.

Et si certes la Grèce n’a pas demandé d’aide économique, a-t-elle rappelé, nous devons voir ce que nous pouvons faire contre les spéculateurs. Nous ne pouvons leur laisser libre court d’exploiter un moment difficile d’un pays, comme c’est le cas maintenant de la Grèce. La question est politique, a-t-elle ajouté, et c’est en tant que tel que nous devons la traiter malgré les difficultés techniques qu’elle peut présenter.

Se référant enfin au récent emprunt obligataire sur dix ans de la Grèce, Mme Merkel a observé que les marchés ont montré qu’ils font confiance à la Grèce et estimé que la confiance des marchés reviendra encore plus vite s’il y a des changements structurels.

Commentant un article de la presse allemande qui préconisait la vente d’îles grecques afin que le pays puisse résorber son déficit, M. Papandréou a tranché qu’il existe des moyens meilleurs et plus efficaces que de brader les îles, sans manquer de rappeler à ce sujet que les Grecs ont lutté pour que ces îles soient libres aujourd’hui.

27/02/2010

Entretien à Athènes Droutsas-Nimetz sur le nom de la FYROM

L'envoyé spécial du SG de l'ONU pour le nom de la FYROM, Matthew Nimetz, a confirmé l'existence de positions divergentes entre Athènes et Skopje, mais s'est dit confiant certes qu'elles pouvaient constituer une base de travail, dans des déclarations à l'issue de son entrevue vendredi avec le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas.

Cette rencontre, qui a duré environ une heure et demie, était la première avec le nouveau gouvernement grec et a eu lieu à l'invitation de M. Droutsas, dans le cadre des initiatives du gouvernement et du premier ministre personnellement, en vue du règlement de la question du nom de la FYROM.

Ce fut un dialogue ouvert et sincère, au cours duquel nous avons passé en revue la marche de la procédure placée sous l'égide des Nations unies, et fait le point sur la situation actuelle, a informé le porte-parole du ministère, Grigoris Delavekouras, précisant "qu'il avait été question du cadre des concertations, lequel a été posé sur des bases justes".

M. Nimetz, pour sa part, a indiqué avoir informé la partie grecque de ses contacts précédents à Skopje, ses réflexions sur la procédure de résolution de cette question, et entendu les vues exposées par le gouvernement grec, ajoutant que "il s'était fait confirmer que celui-ci (le gouvernement) se consacre entièrement à un règlement, de manière à répondre aux revendications des deux parties, afin de pouvoir mettre en marche la procédure euro-atlantique".

La question du nom reste prioritaire, a-t-il encore précisé, d'autres questions ayant surgi au cours du temps restant secondaires.

Dans son briefing M. Delavekouras a mentionné par ailleurs les déclarations la veille de M. Nimetz à Skopje, ayant exprimé un optimisme réservé, estimant toutefois que M. Nimetz sait qu'il existe une intention réelle de Skopje de faire avancer cette question et connaît le souhait de la partie grecque de la constater dans les actes. "Espérons, a-t-il dit, que les indices de changement vers plus de positif se traduisent finalement à la table des concertations", soulignant espérer que "le message positif qu'adresse la Grèce commencera à être reçu".

Se référant à la position de la Grèce lors de cette rencontre, le porte-parole du ministère a expliqué "avoir parlé de la logique différente concernant l'approche de cette question, des efforts faits pour adresser un message positif à l'autre partie et de l'importance de recevoir une réponse pour progresser".

A propos des messages adressés à Skopje, M. Delavekouras a cité entre autres la rencontre Papandréou-Gruevski, "qui a créé une nouvelle dynamique dans la procédure à l'ONU", et des conclusions du Sommet de l'UE en décembre dans lesquelles figure que "la Grèce veut progresser vers un règlement et l'optique euro-atlantique de Skopje".

M. Nimetz s'est entretenu en outre avec le premier ministre, Georges Papandréou. Aucune déclaration de presse n'a été faite à l'issue de la rencontre.

17/02/2010

Papandréou: Nouvelles perspectives de développement de la relation stratégique Grèce-Russie

La visite du premier ministre, Georges Papandréou, à Moscou et ses entretiens avec le président russe, Dmitri Medvedev, et le premier ministre, Vladimir Poutine, ouvrent de nouvelles perspectives de développement de la relation stratégique entre la Grèce et la Russie, comme il ressort des déclarations de MM. Papandréou et Poutine mardi dans la capitale russe.

La coopération gréco-russe couvre le secteur économique, commercial, énergétique et culturel, un protocole de coopération étant signé pour les années 2012-2014.

M. Papandréou a souligné que la coopération économique avec la Russie est particulièrement importante en cette période où la Grèce traverse de graves problèmes, précisant toutefois que "la Grèce sortira plus forte de cette crise qui offre au pays l'opportunité de changer beaucoup de choses" et se félicitant que le peuple grec soit décidé à soutenir les changements qui doivent être opérés en vue d'une économie viable et d'une société juste.

Répondant aux questions de la presse, M. Papandréou a également précisé que la crise n'est pas uniquement grecque ou européenne, mais mondiale, et mis l'accent sur les efforts déployés par le gouvernement grec pour réduire le déficit de 4% en 2010 et le ramener à 3% en 2013.

De son côté, M. Poutine a observé que les difficultés de l'économie grecque sont connues et exprimé sa conviction que la Grèce les surmontera, renvoyant à cet effet le message positif adressé aujourd'hui par les ministres de l'Economie de l'UE. Il a également exprimé l'espoir que les relations bilatérales de la Grèce et de la Russie permettront aux deux pays de surmonter leurs problèmes économiques.

M. Poutine a noté aussi que la crise économique mondiale n'a pas démarré de la Grèce, de la Russie ou de l'Europe, mais des Etats Unis qui affrontent des problèmes semblables aux autres pays, à savoir un déficit élevé et une dette extérieure importante.

S'agissant du secteur énergétique, M. Papandréou a affirmé que les deux délégations se sont accordées à progresser le plus rapidement possible dans la construction de l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, tout en tenant compte des sensibilités environnementales et toujours en coopération avec la Bulgarie.

Au chapitre du gazoduc South Stream, M. Papandréou a indiqué que les deux parties sont prêtes à signer un accord juridique pour la fondation d'un organisme dont le siège sera à Athènes, tandis que M. Poutine a insisté sur le fait que la construction du South Stream et d'autres grands projets similaires contribueront au développement de l'économie. Il a souligné à ce sujet que South Stream n'est pas un projet gréco-russe, mais un projet d'envergure internationale qui est matérialisé sur la base des principes du marché et ne rencontre aucun problème de financement, rappelant aussi que dix pays européens ont fait part de leur intérêt à y participer.

La Grèce a manifesté par ailleurs son intérêt pour la promotion des exportations de produits agricoles grecs en Russie, dont le marché est en mesure d'absorber de grandes quantités, et une commission interministérielle a été mise en place pour le développement des relations commerciales des deux pays.

Toujours au plan de l'énergie et des transports, M. Poutine a affirmé que la Grèce peut devenir un carrefour énergétique et d'acheminement du gaz naturel et du pétrole, sans oublier d'évoquer le secteur de l'énergie solaire.

La coopération des deux pays dans la région des Balkans a également été évoquée, tout comme la question chypriote, M. Papandréou remerciant la partie russe pour son soutien à un règlement juste du problème.

Enfin, les deux premiers ministres ont discuté de transfert de savoir faire par la Grèce pour l'organisation des JO de 2014 à Sochi et la trêve olympique.

Lundi soir, M. Papandréou s'est entretenu avec le premier ministre d'Israël, Benyamin Netanyahou, à l'occasion d'un dîner dans un restaurant du centre de la capitale russe.

Ouverture des entretiens Papandréou-Poutine à Moscou

Les premiers ministres de Grèce et de Russie, Georges Papandréou et Vladimir Poutine, ont eu un entretien mardi à Moscou en présence des délégations des deux pays et, accueillant M. Papandréou, son homologue russe a évoqué les relations d'amitié entre la Russie et la Grèce, lesquelles sont très étroites, en particulier dans le secteur économique.

M. Poutine a notamment exprimé l'espoir que le nouveau gouvernement de M. Papandréou soutiendra tout ce qui a été créé au cours de la période précédente dans le cadre des relations bilatérales, tout en assurant son homologue grec que la partie russe, à l'occasion de sa visite en Russie, mettra tout en oeuvre pour donner un nouvel essor aux relations des deux pays.

De son côté, M. Papandréou a souligné que si les relations gréco-russes remontent très loin dans le temps et sont des relations de tradition et de culture, ces relations sont désormais développées aussi dans les secteurs de la politique et de l'économie, ajoutant que la stratégie de coopération entre les deux pays doit devenir plus pratique, plus substantielle et plus efficace.

"Nous devons faire preuve de volonté et d'efforts concrets en vue d'avoir une coopération la plus étroite avec la Russie", a affirmé M. Papandréou, se disant convaincu que cela se vérifiera au cours des présents entretiens.

Papandréou s'adresse aux journalistes grecs

Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi en fin de soirée aux journalistes grecs qui l'accompagnent dans sa visite en Russie, pour évoquer son entretien avec le président russe, Dmitri Medvedev, axé sur la crise économique et démentir les rumeurs d'une éventuelle aide économique de la Russie à la Grèce.

En ce qui concerne l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, M. Papandréou a affirmé que cette question a été évoquée au cours de tous ses entretiens en Russie et qu'il n'a pas eu l'impression que l'intérêt de la Russie ait diminué après les résultats des élections ukrainiennes, tout comme il n'est nullement question de réviser l'accord pour la construction de l'oléoduc, ajoutant en outre que la Grèce est prête à signer un accord avec la Russie pour le gazoduc South Stream.

16/02/2010

Papandréou s’entretient à Moscou avec les dirigeants russes

Le premier ministre, Georges Papandréou, est arrivé lundi en début de soirée à Moscou pour des entretiens à haut niveau à l’invitation de son homologue russe, Vladimir Poutine.

Selon le programme officiel tel qu'établi à ce jour, M. Papandréou rencontrera notamment les présidents des deux corps législatifs russes, le président russe, le premier ministre russe et le patriarche de Moscou.

Les entretiens seront l'occasion d'un tour d'horizon exhaustif de tout l'éventail des relations gréco-russes, mais également des relations internationales.

Sur le modèle de la coopération très étroite au plan énergétique avec les projets de construction de l’oléoduc Bourgas-Alexandroupolis et du gazoduc "South Stream", le gouvernement grec souhaite étendre la coopération bilatérale à d’autres secteurs, tels que - à titre indicatif - l’accroissement des exportations grecques sur le marché russe, l’afflux d’un plus grand nombre de touristes russes en Grèce (la Grèce soutenant des progrès rapides dans les discussions pour la suppression des visas pour les détenteurs de passeports russes), ainsi que le renforcement du dialogue, au niveau ministériel et politique, sur des dossiers de diplomatie multilatérale et de coopération régionale, au vu par exemple de la présidence grecque de la Coopération économique de la mer Noire (CEMN) en juin 2010.

La partie grecque juge aussi d’importance cruciale dans la coopération bilatérale la programmation pour faire de 2014 l’Année de la Grèce en Russie et vice versa, faisant coïncider cet événement avec les JO d’hiver de Sotchi et permettant l’implication de sociétés grecques dans les préparatifs, ainsi qu’un échange de savoir-faire de l’organisation des Jeux à l’image des JO d’été d’Athènes en 2004.

Au plan de la coopération au sein des organisations et conférences internationales où Athènes et Moscou ont une approche similaire des grands dossiers, la partie grecque entend mettre l’accent sur des questions telles que les relations UE-Russie et la coopération OTAN-Russie, la Grèce estimant que l’Occident et la Russie sont confrontés à des défis communs et qu’il faut de ce fait un dialogue sincère continu, même sur les points où il y a divergence de vues.

La partie grecque exposera aussi ses thèses sur des questions d’intérêt national particulier, comme les relations gréco-turques, l’appellation de la FYROM et la question chypriote.

M. Papandréou est accompagné par le ministre d’Etat, Haris Pamboukis, le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, le secrétaire d’Etat chargé des dossiers énergétiques, Yannis Maniatis, le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, et la SG du ministère de la Culture, Lina Mendoni.

Papandréou à ITAR-TASS: Confirmation de l’excellent niveau des relations gréco-russes

Le premier ministre, Georges Papandréou, a salué l’excellent niveau des relations gréco-russes et le caractère stratégique des relations UE-Russie, dans une interview à l’agence russe d’information ITAR-TASS lundi.

"J’exprime une satisfaction particulière pour ma première visite à Moscou en ma qualité de premier ministre, et je suis convaincu que mes entretiens ici confirmeront l’excellent niveau de nos relations bilatérales qui reflète les relations d’amitié traditionnelles des deux peuples à travers les siècles", a affirmé M. Papandréou, qui a évoqué aussitôt après aussi les relations plus générales UE-Russie.

"Les relations de l’UE avec la Russie sont stratégiques et reposent sur les intérêts communs des deux parties, tant au plan politique qu’économique", a expliqué M. Papandréou, soutenant que "l’interdépendance et l’intercomplémentarité de l’UE et de la Russie, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de l’économie, sont un fait qui est amplement reconnu, étant donné que la Russie est le plus grand fournisseur de ressources énergétiques pour l’UE".

M. Papandréou s’est également dit être depuis toujours en faveur de la coopération de l’Alliance de l’Atlantique Nord avec la Russie, "même dans les périodes difficiles". Nous soutenons, a-t-il dit, "l’approfondissement du dialogue politique et de la coopération pratique, et nous apprécions particulièrement la coopération de la Russie dans les efforts de stabilisation de l’Afghanistan".

Enfin, M. Papandréou a dûment salué l'initiative du président russe, Dmitri Medvedev, "qui a donné l'impulsion inaugurale du dialogue pour une nouvelle architecture européenne de sécurité" et qui a commencé et s'est développé sur la base du dit "Processus de Corfou".

05/02/2010

Entretien à New Delhi entre MM. Papandréou et Singh

Le premier ministre, Georges Papandréou, à New Delhi depuis jeudi pour assister au Sommet sur le développement durable, a été reçu par son homologue indien, Mammohan Singh, un entretien en vue du resserrement de la coopération économique, dans la construction notamment, mais encore dans les infrastructures, les télécoms, le e-gouvernement, le tourisme, les technologies vertes, une liaison aérienne directe.

M. Singh a remercié le chef du gouvernement pour le soutien de la Grèce à la demande de son pays de devenir membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.

Les deux premiers ministres ont par ailleurs discuté des questions du changement climatique, thème du Sommet, dont les travaux s'ouvrent vendredi, ainsi que de la crise financière internationale, M. Papandréou sur ce dernier point exposant la situation précise en Grèce et les efforts de son gouvernement.

Commentant cet entretien, mais également sa rencontre avec le secrétaire du Parti du Congrès, Raul Gandhi, M. Papandréou a souligné le désir exprimé par les deux parties de resserrer leurs relations, le premier ministre expliquant l'importance, dans une période où la Grèce traverse une crise des plus graves, qu'elle soit présente au plan international.

L'Inde, en tant que pays émergent, peut aider au développement de la Grèce, a encore relevé M. Papandréou, informant avoir invité M. Singh prochainement en visite officielle en Grèce, ce qui a été accepté.

Vendredi, M. Papandréou rencontrera la présidente du Parti du Congrès, Sonia Gandhi, pour faire le point notamment sur une initiative ancienne des "Six" à laquelle participaient Andréas Papandreou et Indira Gandhi, le premier ministre n'excluant pas qu'elle soit réactualisée, puisque son principe reposant sur les menaces des armes nucléaires, une question restant toujours présente.

03/02/2010

Le ministre adjoint des AE M. Droutsas s'entretient avec la secrétaire d'Etat américain

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a présenté les thèses grecques sur les questions majeures qui préoccupent le pays, comme le souhait de la Grèce de contribuer aux initiatives dans l’ensemble de la région, notamment dans les Balkans et au Proche-Orient, lors de ses rencontres successives à Washington avec la secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, et le secrétaire d'Etat adjoint américain, James Steinberg.

A l'issue de ces rencontres, M. Droutsas a mis l'accent sur le fait que ces entretiens constituaient une bonne occasion de renforcer nos relations avec les Etats-Unis, d'échanger des points de vue sur toutes les questions d'intérêt commun, les évolutions internationales, et a insisté sur le fait que la Grèce peut jouer un rôle dans le cadre de ces développements internationaux. "Nous pouvons jouer un rôle prépondérant dans les Balkans et nous avons beaucoup à offrir à la région du Proche-Orient et au monde arabe. C'est l'image que nous voulions montrer à nouveau à la communauté internationale; une image de la Grèce disposant d'une présence, d'une voix et d'un rôle concret dans les développements internationaux".

Lors de ses entretiens avec Mme Clinton et M. Steinberg, M. Droutsas a eu l'occasion d'évoquer la question chypriote, les relations gréco-turques, l'appellation de la FYROM et la volonté de la Grèce de régler ces questions.

S'agissant de l'annulation de l'obligation d'obtenir un visa pour les Grecs voyageant aux Etats-Unis, M. Droutsas a déclaré avoir évoqué la question et souligné que la Grèce a finalisé ses préparatifs et ses obligations. Nous attendons à présent la décision qui est du ressort de la procédure interne américaine, a-t-il ajouté.

Répondant à une question de la presse sur la toute récente visite du SG de l'ONU, Ban Ki-moon, à Chypre, M. Droutsas a affirmé que "toute initiative du SG de l'ONU pour le règlement du problème chypriote est importante et accueillie favorablement. Sa présence à Chypre est un très grand pas, et nous espérons que cela contribuera à la suite de la procédure et en particulier à ce que la partie turco-chypriote, M. Talat, puisse constater dans quelle voie il devra lui aussi contribuer pour régler le problème chypriote".

A l’issue de ses entretiens au département d'Etat américain, M. Droutsas s'est rendu au Capitole, où il a rencontré la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, le président de la commission des Affaires extérieures, Howard Berman, et le président de la commission chargée des questions de l'Organisme pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE), le sénateur Benjamin Cardin.

Par la suite, M. Droutsas effectuera une brève visite à l'Institut gréco-américain (AHI) et participera ensuite à une table ronde à la Fondation Brookings sur le thème "Grèce: Défis pour le nouveau gouvernement".

Après la fin de sa visite de 24h à Washington, M. Droutsas est attendu à New York où il assistera mercredi à une réception organisée au consulat de Grèce, alors que jeudi il s'adressera à l'Université Columbia, avant d'être reçu par le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, au siège des Nations unies.

29/01/2010

Le ministre adjoint aux AE M. Droutsas s'entretient avec le ministre des AE de la FYROM

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, s'est entretenu jeudi avec le ministre des Affaires étrangères de la FYROM, Antonio Milososki, à la demande de ce dernier, pour procéder à un bref bilan des relations bilatérales et de la question de l'appellation du pays voisin.

M. Droutsas a affirmé que le cadre concernant la question de l'appellation est la procédure aux Nations unies et "la Grèce attend de la FYROM une participation substantielle et constructive à cette procédure qui conduira à l'obtention de progrès".

De son côté, M. Milososki a présenté une proposition visant à la revalorisation des missions diplomatiques des deux pays et discuté des perspectives de signer un accord permettant d'éviter la double imposition.

Selon M. Droutsas, la Grèce désire et oeuvre pour l'amélioration des relations bilatérales et ceci est confirmé par les contacts de haut niveau politique qui ont lieu à l'initiative grecque.

Dans ce cadre, les deux ministres ont discuté de la possibilité d'une visite de M. Droutsas en FYROM ainsi que de M. Milososki en Grèce, M. Droutsas ajoutant que compte tenu des nécessités réelles, la partie grecque étudie favorablement la promotion d'un accord pour éviter la double imposition. M. Droutsas a souligné toutefois que la proposition de la FYROM pour une revalorisation des missions diplomatiques ne va pas de pair avec la rhétorique négative entretenue par Skopje, insistant sur le fait que cette position pèse sur les relations des deux pays et ne contribue pas à la perspective d'un règlement de la question de l'appellation.

Enfin, M. Droutsas a fait part de la volonté de la Grèce d'examiner positivement cette demande lorsque les circonstances le permettront, réaffirmant une fois de plus l'engagement ferme de la Grèce pour une amélioration des relations bilatérales et l'obtention d'un règlement accepté mutuellement erga omnes dans le cadre des concertations conduites à l'ONU.

05/01/2010

Papandréou: Objectifs communs d'Athènes et Belgrade dans les affaires internationales

Le premier ministre, Georges Papandréou, a informé s'être entretenu des problèmes du Kosovo, de la Bosnie, de la FYROM, mais aussi des relations gréco-turques et de la question chypriote lors de son entretien lundi à Belgrade avec le président serbe, Boris Tadic, se félicitant que la Grèce et la Serbie aient des objectifs communs sur toutes ces questions.

Nous avons eu des entretiens excellents avec le président de Serbie, nos relations bilatérales sont excellentes, et j'espère que nous les approfondirons encore plus, a affirmé M. Papandréou, avant de souligner que sa présence à Belgrade est un signal pour lancer l'effort devant mener les Balkans occidentaux à adhérer jusqu'en 2014 à l'UE.

"La Grèce est à l'avant-garde de l'initiative qui a pour principal but la paix, la coopération et la stabilité dans la région", a dit M. Papandréou.

De son côté, M. Tadic qui s'est dit heureux d'avoir pu discuter notamment des problèmes de la région, tels que le Kosovo, avec M. Papandréou, "un des plus importants hommes politiques" qu'il ait rencontré, a tenu à remercier M. Papandréou et le gouvernement grec pour "le soutien à l'effort de la Serbie de défendre l'intégrité territoriale de la région par des moyens diplomatiques".

A propos de la marche européenne de la Serbie évoquée elle aussi avec M. Papandréou, M. Tadic a assuré que son pays poursuivra ses efforts de réformes et exprimé l'espoir que la coopération de la Serbie avec La Haye se clôturera rapidement afin que puisse se poursuivre dès lors l'effort du pays en vue de son adhésion à l'UE, comme le préconise l'"Agenda 2014".

Le ministre serbe des AE M. Jeremic s'adresse à la 3e Session des ambassadeurs serbes

Le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, a salué le premier ministre grec, Georges Papandréou, comme un "homme de coeur qui a été présent chaque fois que la Serbie a eu besoin de lui", dans son discours lundi après-midi à Belgrade à l'occasion de la 3e Session des ambassadeurs serbes.

Accueillant M. Papandréou à cette session, M. Jeremic a affirmé que "l'encouragement insistant autrefois de M. Papandréou au mouvement réformateur serbe a aidé à notre révolution pacifique. Sa présence, en qualité de ministre des Affaires étrangères de Grèce, à Belgrade, lors de l'instauration de notre démocratie, a contribué incontestablement à la légitimation internationale de la victoire que nous avons conquise aux urnes".

"En tant que jeune activiste, il m'était échu de coordonner l'arrivée de Georges Papandréou dans notre capitale, et je me revois l'attendre avec impatience devant le Sava Centar, où a eu lieu l'événement historique de ce mois d'Octobre dramatique". "Nous avons échangé une poignée de main et je me souviens qu'il m'a dit: +Félicitations, aujourd'hui la Serbie débute son voyage européen+", a conclu M. Jeremic.

Discours de Papandréou à la 3e Session des ambassadeurs serbes

"J'espère que courant 2010 des pas seront franchis dans la direction de notre objectif commun qui est l'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE", a affirmé d'emblée le premier ministre, Georges Papandréou, dans son discours à l'intention de la 3ème Session des ambassadeurs serbes.

Il a notamment souligné qu'"après la chute du Mur de Berlin, un espoir est né de réunir l'Europe et le résultat de cet espoir est à présent que plusieurs pays de l'ancien bloc soviétique et de l'Europe de l'Est sont à présent membres de l'UE apportant ainsi une plus forte stabilité dans la région, un esprit de bon voisinage et des nouvelles institutions démocratiques qui sont protégées par un très large corps européen".

Selon M. Papandréou, ce processus (d'adhésion des Balkans occidentaux à l'UE) doit être renforcé d'une part par le développement d'un esprit de coopération au sein des Balkans occidentaux et d'autre part par l'UE qui doit prendre des initiatives et s'engager réellement en ce qui concerne l'adhésion à part entière de ces pays, "c'est pourquoi nous visons à promouvoir l'Agenda 2014". Il a encore insisté sur le fait que les Balkans sont un grand carrefour européen des cultures, des traditions, des ethnies et des cultes, soulignant que cet héritage peut conduire à un plus grand développement ou "si il est exploité par des extrémistes, il peut conduire à des conflits violents".

Le premier ministre a en outre affirmé que l'objectif de l'Agenda 2014 peut être atteint, toutefois chaque pays doit prendre ses responsabilités.

S'agissant de la FYROM, il a réaffirmé "la ligne rouge nationale" tout en ajoutant "nous attendons que la FYROM nous rencontre à la moitié du chemin", insistant sur le fait que "nous voulons une solution de consensus qui ne laissera aucune région grise ni aucune éventuelle source de tension".

Enfin, au sujet de la Turquie, M. Papandréou a affirmé que le pays voisin doit prouver qu'il respecte les principes de bon voisinage et le règlement pacifique des différends en effectuant des pas positifs en vue du règlement de la question de Chypre. "A Chypre, ainsi que dans d'autres zones où règnent des différends, le passé assombrit la perspective d'un avenir brillant et notre objectif est de mettre en place des cadres politiques stables et des alliances régionales de sorte à permettre un futur différent libéré de toute crainte".

Papandréou met l'accent sur l'initiative grecque pour l'adhésion des Balkans occidentaux en 2014 à l'UE

Le premier ministre, Georges Papandréou, a clôturé lundi soir ses entretiens à Belgrade par des déclarations aux journalistes grecs, soulignant avec force que tout sera mis en oeuvre pour promouvoir l'initiative grecque pour l'adhésion des Balkans occidentaux en 2014 à l'UE, ajoutant que même si aucune décision ne devait être prise pour l'Agenda 2014, "une date sera à tout prix fixée pour l'adhésion de ces pays".

M. Papandréou a déclaré s'être entretenu avec les autorités serbes des relations économiques entre les deux pays ainsi que de questions relatives au développement touristique, confiant à la presse que la partie serbe l'avait informé que d'après un sondage réalisé après l'abolition du visa pour se rendre dans les pays de l'UE, 65% des Serbes ont déclaré préférer la Grèce en tant que destination touristique.

Interrogé sur la signification de la déclaration du président de Serbie qui espère que d'ici 2010 sera clôturée la coopération de la Serbie avec La Haye, M. Papandréou a estimé que le président serbe se référait à la décision qui reste en suspens à la Cour internationale de La Haye au sujet du Kosovo, tout en étant persuadé que cette décision sera publiée au cours du premier semestre 2010. "Toutefois, a-t-il ajouté, la question de l'arrestation du général Ratko Mladic reste toujours en suspens et la coopération du gouvernement serbe pour son arrestation va de soi".

Passant au chapitre de l'appellation de la FYROM, M. Papandréou a mis l'accent sur l'importance pour les pays qui ont fait partie de l'Ancienne République Fédérale de Yougoslavie de connaître les positions de la Grèce "car ces pays se connaissent entre eux et peuvent également prendre des initiatives. Dans tous les cas, il a réaffirmé que le message adressé à la FYROM est que nous sommes ici pour apporter notre aide".

03/12/2009

Papandréou-Lavrov: Le premier ministre accepte l'invitation officielle d'une visite à Moscou

Le premier ministre, Georges Papandréou, a accepté l'invitation officielle de se rendre à Moscou, au début de l'année prochaine, lors de son entrevue avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, mercredi à Athènes, en marge de la 17e session ministérielle de l'OSCE, alors que MM. Papandréou et Lavrov ont signé en outre un Plan d'action commun (Joint Action Plan), qui est renouvelé tous les deux ans.

Les relations entre les deux pays sont excellentes et ont un caractère stratégique, comme l’ont convenu MM. Papandréou et Lavrov, reconnaissant aussi la nécessité d'approfondir les priorités et initiatives dans tous les domaines, de l’énergie aux échanges culturels.

MM. Papandréou et Davutoglu adressent un message de paix et de coopération

Le premier ministre et ministre grec des Affaires étrangères, Georges Papandréou, et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, ont adressé un message de paix, déterminés à rechercher une coopération plus resserrée bilatérale, régionale et internationale, lors de leur entretien mercredi à Athènes en marge de la 17e session ministérielle de l'OSCE.

Le ministre adjoint des AE, Dimitris Droutsas, rendant compte de cette entrevue à laquelle il a assisté, a souligné en premier la volonté exprimée par les deux parties d’une coopération analogue à celle des années 1999-2004, déclarant notamment "nous avons convenu d'une coopération des deux pays dans l'intérêt mutuel, mais aussi pour le bien de toute la région de l'Europe du Sud-Est, ce message étant adressé par la Grèce et la Turquie qu'il est possible d'une coopération entre les deux pays. Cela vaut la peine d'essayer, il s'agit d'un message de paix".

Informant la presse sur la lettre-réponse de M. Papandréou à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, qui exprimait le souhait d'une rencontre entre les deux chefs de gouvernement, M. Droutsas a confirmé qu'elle serait envoyée dans les prochains jours, rappelant qu'une telle rencontre pourrait se faire "lorsque nous nous serons bien préparés et que nous aurons quelque chose de concret à présenter".

M. Droutsas a précisé encore que la discussion ce jour avait porté sur les possibilités de prendre des mesures pratiques visant à la coopération des deux ministères dès le début de 2010, M. Davutoglu ayant parlé en termes chaleureux de la vision du premier ministre grec sur l'intégration des pays balkaniques occidentaux à l'horizon de 2014, se félicitant en outre de la présence de M. Papandréou à la rencontre d'Istanbul et reconfirmant l'intention de M. Erdogan de coopérer étroitement avec Athènes.

Commentant la coopération Grèce-Turquie dans le cadre de l’UE, M. Droutsas a rapporté de cet entretien que "nous avons mis en avant la nécessité d’appliquer les obligations envers les Etats-membres, mais la marche vers l’UE doit progresser et ceci pourra être facilité par un rapprochement Grèce-Turquie", observant par ailleurs, en réponse à une question de presse, que la question d’un geste de bonne volonté de la part de la Turquie en ce qui concerne Chypre, avant la réunion du Conseil européen de décembre, ne s’était pas posée.

Par ailleurs, mis à part des dossiers de coopération plus resserrée que sont l’environnement, l’Union pour la Méditerranée, M. Droutsas a cité le Proche-Orient, à propos duquel a été rappelé l’initiative Papandréou-Cem et la visite à Ramallah et Jérusalem. L’Union pour la Méditerranée, a-t-il souligné, ouvre un champ supplémentaire d’action commune.

M. Droutsas a parlé aussi de la nécessité de promouvoir la question de la délimitation du plateau continental en Egée au moyen de contacts exploratoires, et exprimé l’espoir que cette question soit résolue rapidement et, s’il le faut, par un recours à La Haye.

Enfin, et si la partie turque, comme l’a informé le ministre, souhaite développer une coopération dans de multiples domaines sur le modèle des coopérations d’Ankara avec d’autres pays, M. Droutsas a bien souligné que "tout est mis à l’examen, nous n’en sommes qu’au début de la discussion".

Rencontre Papandréou-Steinberg en marge de la 17e session ministérielle de l’OSCE

Le premier ministre, Georges Papandréou, et le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, ont eu mercredi matin un entretien avec le secrétaire d’Etat adjoint américain, James Steinberg, sur tous les grands dossiers de l’actualité internationale et des relations bilatérales, les deux parties exprimant leur volonté commune d’une visite du chef du gouvernement grec à Washington l’an prochain.

La partie grecque a fait le point sur la situation régionale, mettant l’accent sur la proposition concernant l’entrée des pays des Balkans occidentaux à l’UE à l’horizon de 2014, sur les contacts directs récents avec la FYROM en vue de créer un nouveau climat dans les relations - tout en précisant bien que se poursuivent les concertations à New York sur le nom sous l’égide de l’ONU -, sur les relations avec la Turquie et sur la question chypriote.

02/12/2009

Papandréou appelle l'OSCE à aller plus avant dans le Processus de Corfou

Nous devons aller un pas plus avant dans le Processus de Corfou afin de répondre aux enjeux du 21e siècle pour la sécurité européenne, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à la 17e session ministérielle de l'OSCE qui se tient sur deux jours depuis mardi sous présidence grecque à Athènes.

Le Processus de Corfou, lancé par la Grèce en juin à la rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères dans l'île Ionienne, "a donné un espoir dans une année tumultueuse, puisque donnant le coup d'envoi à un dialogue politique sur l'avenir de la sécurité européenne", a rappelé M. Papandréou, s'adressant en ouverture des travaux réunissant quelque 45 ministres des Affaires étrangères et 57 délégations de l'OSCE.

Se référant aux initiatives de la présidence grecque de l'Organisation, M. Papandréou a souligné qu'elle avait suivi le principe du "médiateur loyal" pour réussir à aboutir à un consensus et mettre en avant trois volets de la sécurité, les dimensions politico-militaires, économico-environnementales et humaines.

La présidence grecque, a-t-il noté, a mis aussi en priorité l'économie et l'environnement comme dimensions de la sécurité, citant notamment le forum sur l'immigration organisé à Athènes, et soulignant que ce phénomène croissant ces dernières années doit s'inscrire à l'agenda des discussions de l'OSCE au plan bilatéral, régional et international.

Dressant un tableau de la conjoncture internationale, avec l'accent mis sur la crise financière internationale, les problèmes environnementaux et la guerre en Afghanistan, le premier ministre s'est dit certain que l'OSCE peut jouer un rôle primordial dans toutes les questions, appelant les pays participants à manifester leur volonté politique de faire avancer ces questions.

"Nous devons progresser en actions et non en paroles, a estimé M. Papandréou, le dialogue sur la sécurité n'a de sens que si l'on répond à des enjeux précis".

M. Papandréou a salué la prochaine présidence de l'OSCE, le Kazakhstan devenant le premier pays de l'ex-URSS à assumer cet exercice et pouvant donner une nouvelle perspective à l'OSCE pour le renforcement de la sécurité en Afghanistan avec plus de coopération régionale. "Le Kazakhstan peut faire la différence", a-t-il assuré.

Se référant à la Géorgie, M. Papandréou a qualifié de développement négatif la fermeture de la mission de l'OSCE dans ce pays, estimant que sa présence est plus nécessaire que jamais et que cela ne peut se faire qu'avec la volonté de tous.

Le premier ministre et ministre des Affaires étrangères s'est félicité enfin du rapprochement Arménie-Turquie, se référant en outre aux efforts actuels entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, citant la rencontre la semaine dernière des deux présidents à Munich sous l'égide du "Groupe de Minsk" et les discussions sur les questions relatives à la Transdniestrie.

Nombreux contacts à haut niveau en marge des travaux de l'OSCE

Dans le cadre de la 17e session ministérielle de l'OSCE, le premier ministre, Georges Papandréou, a programmé des entretiens en tête-à-tête avec ses homologues étrangers.

Ainsi, au premier jour des travaux, M. Papandréou s'est entretenu avec notamment le secrétaire d'Etat allemand aux Affaires étrangères, Werner Hoyer, le SG de l'OSCE, Marc Perrin de Brichambaut, le premier ministre et ministre albanais des Affaires étrangères, Ilir Meta, les ministres des Affaires étrangères de Hongrie, Petar Balazs, de FYROM, Antonio Milososki, d'Israël, Avigdor Lieberman, de France, Bernard Kouchner, et de Suède, Carl Bildt.

Dans l’après-midi, M. Papandréou a eu, en sa qualité de président en exercice de l’OSCE, une entrevue avec les deux autres représentants de la Troïka de l’Organisation, les ministres des Affaires étrangères finlandais, Alexander Stubb, et kazakh, Kanat Saudabayev, suivie d’entretiens séparés avec les deux hommes.

Notons que tard en soirée, au cours de la visite du nouveau Musée de l’Acropole où M. Papandréou offrira un dîner officiel aux délégations étrangères, une rencontre séparée doit avoir lieu avec son homologue suédois et président en exercice du Conseil de l’UE.

Mercredi, sont programmés d'autres entretiens, avec les ministres des AE de Russie, Serguei Lavrov, de Turquie, Ahmet Davutoglu (légèrement en retard lundi en raison du temps), et le secrétaire d'Etat adjoint américain, James Steinberg.

Par ailleurs, le président de la République a eu lundi une brève entrevue avec M. Lavrov, lui exprimant en particulier ses sincères condoléances pour le lourd bilan de l’attentat du Nevsky Express vendredi dernier, le chef de la diplomatie russe étant porteur d'un message d'amitié du président russe, Dmitri Medvedev, et du premier ministre, Vladimir Poutine.

Enfin, de son côté, le ministre adjoint des AE, Dimitris Droutsas, a eu une discussion en tête-à-tête avec le ministre des AE de la FYROM, Antonio Milososki, M. Droutsas précisant aux journalistes que le gouvernement grec profite de toutes les opportunités qui se présentent pour des contacts directs avec les responsables politiques étrangers, afin de cultiver un climat plus positif entre les parties, informant par ailleurs ne pas exclure se rendre à Skopje dans le courant de la présidence grecque de l'OSCE.

Lors de ces entretiens, a souligné le ministre, mis à part les dossiers de l'OSCE, nous avons la possibilité d'exposer nos positions sur les Balkans, l'optique européenne des pays de l'Europe du Sud-Est, la question chypriote, les relations UE-Turquie.

Notons qu'après le déjeuner, M. Droutsas devrait signer avec son homologue ukrainien, Petro Poroshenko, un mémorandum de coopération interministérielle, ainsi qu'un autre concernant les services postaux.

26/11/2009

Papandréou s'entretient avec MM. Parvanov et Zapatero

Le premier ministre, Georges Papandréou, a reçu mercredi le président bulgare, Georgi Parvanov, au 2e jour de sa visite officielle en Grèce, alors que par la suite il a eu une réunion de travail avec son homologue espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, en vue de la présidence espagnole de l'UE à partir du 1er janvier 2010.

M. Papandréou, qui a accueilli son "ami" M. Zapatero pour un déjeuner de travail au restaurant du Musée de l'Acropole, a déclaré à la presse avoir informé son interlocuteur sur la réponse qu'il préconise pour le chômage, en tant que problème fondamental accentué par la crise financière, et qui est la croissance verte et des investissements dans les secteurs de l'innovation, des technologies, de l'éducation et des sources d'énergie renouvelables, soulignant aussi la nécessité d'une politique européenne ciblée.

M. Papandréou a informé par ailleurs être d'accord avec M. Zapatero sur la priorité de la prochaine présidence de l'UE qu'est le dossier Méditerranée, notamment la protection des écosystèmes, caractérisant d'extrêmement intéressante l'initiative espagnole d'une rencontre au Sommet à Barcelone sur ces questions.

Pour sa part, M. Zapatero a souligné qu'il reste à initier, dans le cadre de l'UE, beaucoup de travail pour l'économie verte et le développement durable.

M. Zapatero a souligné que les questions de la Méditerranée sont d'une importance majeure cruciale, ces dossiers, a-t-il insisté, ayant assurément une place de premier plan à la Conférence de juin à Barcelone, les entretiens avec M. Papandréou portant bien évidemment sur la question majeure de l'immigration clandestine en Méditerranée, le premier ministre espagnol tranchant à ce sujet que "nous souffrons de cette même question et il faut donner une réponse européenne".

M. Zapatero a assuré que la présidence espagnole mettra tout son poids sur la répression de l'immigration clandestine, à la coopération avec "Frontex" et à la réadmission des clandestins dans leurs pays d'origine.

Se référant en outre aux dossiers des Balkans et de la Turquie, le premier ministre espagnol a assuré que dans le cadre de notre politique sur ces questions, nous collaborerons étroitement avec le premier ministre grec.

Concernant enfin les relations bilatérales, outre les relations excellentes découlant de la culture, de l'éducation et du tourisme, M. Zapatero a mis l'accent sur un secteur fondamental de coopération entre les deux Etats que seront les sources renouvelables d'énergie, un espace permettant aux pays qui s'y investissent de devenir un modèle de croissance.

Se référant aux relations gréco-espagnoles, M. Papandréou a souligné que la coopération était centrée sur le transfert de technologies à partir de l'Espagne en matière d'énergies renouvelables, le premier ministre précisant aussi avoir exposé à l'occasion de cette rencontre les positions grecques sur les dossiers concernant la Turquie, Chypre, les Balkans.

Papandréou commente de Saint Domingue la rencontre tripartite de Prespes

Au 2e jour des travaux mardi du Conseil de l'Internationale socialiste (IS) à Saint Domingue, le président de l'IS et premier ministre, Georges Papandréou, a été amené à commenter l'initiative qu'il avait prise d'une rencontre le 27 novembre sur le lac de Prespes (Nord-Ouest de la Grèce) avec les premiers ministres de la FYROM et d'Albanie, MM. Gruevski et Berisha.

Comme l'a souligné M. Papandréou, cette rencontre s'inscrit dans la diplomatie environnementale, celle-ci faisant suite à une initiative analogue qu'avait entreprise l'ancien premier ministre, Costas Simitis, il y a une dizaine d'années. Tout semble indiquer, commente l'ANA-MPA, que le premier ministre a l'intention de promouvoir une politique environnementale dans les Balkans, en Méditerranée et en mer Noire.

A Athènes, et comme l'avait déjà souligné le ministre adjoint des AE, Dimitris Droutsas, mardi devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, répondant à une question de presse à propos du nom de la FYROM, comme objet possible d'une discussion entre MM. Papandréou et Gruevski, a exclu toute discussion sur la question, puisqu'il ne s'agit en aucun cas de s'écarter du cadre connu des négociations sous l'égide de l'ONU.

25/11/2009

Parvanov en visite officielle en Grèce: Entretiens avec son homologue M. Papoulias

Les entretiens entre le président de la République, Carolos Papoulias, et son homologue bulgare, Georgi Parvanov, en visite officielle de trois jours en Grèce, ont confirmé le haut niveau des relations bilatérales dans tous les domaines, en particulier de la coopération balkanique et de la coopération bilatérale en matière d'énergie.

MM. Papoulias et Parvanov, qui ont respectivement qualifié les relations bilatérales d’"amicales et sans nuage" et d’"exemplaires", ont réitéré la volonté politique de resserrer encore plus les relations entre Athènes et Sofia, le président bulgare soulignant la nécessité d’accélérer les travaux pour le transport de gaz naturel sur le tronçon Stara Zagora - Komotini et observant que la coopération gréco-bulgare, "dans le secteur énergétique aussi, est très importante à la fois pour les deux pays, comme partie du projet plus général européen".

Les deux parties se sont félicitées du grand volume de touristes qui visitent mutuellement les deux pays, tout comme le fait que la Grèce figure parmi les premiers pays du point de vue des investissements et des échanges commerciaux avec la Bulgarie, relevant en outre la nécessité d’ouvrir d’ici la fin 2010 le passage frontalier Komotini-Makaza, ainsi que de prévoir l’ouverture d’autres postes-frontières.

M. Papoulias a souligné la volonté commune d’Athènes et de Sofia de soutenir l’optique européenne des pays des Balkans occidentaux, informant avoir échangé des vues avec M. Parvanov sur les développements en cours en Europe du Sud-Est, essentiellement la situation au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine, la question chypriote, ainsi que la marche européenne de la Turquie. M. Papoulias a informé son homologue bulgare des thèses grecques sur la question de l’appellation de la FYROM.

M. Papoulias a également annoncé avoir discuté de la coopération trilatérale Grèce-Bulgarie-Roumanie, tant dans le Sud-Est de l’Europe que dans la région névralgique de la mer Noire, convenant avec son homologue de l’extension de cette coopération à de nouveaux secteurs d’intérêt commun.

Etaient présentes aux concertations élargies entre délégations des deux pays, la ministre de l’Environnement, de l’Energie et du Changement climatique, Tina Birbili, et la secrétaire d’Etat à la Culture et au Tourisme, Angela Gerekou.

Signature d'un programme de coopération éducationnel Grèce-Bulgarie

La Grèce et la Bulgarie ont signé mardi un programme de coopération au plan enseignement, sciences et culture, en marge de la visite officielle du président bulgare, Georgi Parvanov, à Athènes.

Ce programme signé par le SG du ministère des Affaires étrangères, Ioannis-Alexios Zeppos, et le secrétaire d’Etat bulgare, Marin Raïkov, couvre la période de deux ans (2009-2011) avec possibilité d'extension et, comme s’en est félicité M. Zeppos, il sera un facteur de plus de resserrement des relations entre les deux pays voisins, et de mettre aussi en contact plus étroit les peuples grec et bulgare.

M. Raïkov, qui fait partie de la délégation accompagnant le président Parvanov, a par ailleurs été reçu mardi par le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas.

21/11/2009

Le ministre adjoint des AE M. Droutsas à Tirana, dernière étape de sa tournée dans les Balkans occidentaux

L'"Agenda 2014", date butoir attendue pour l'adhésion des pays des Balkans occidentaux à l'UE selon une initiative grecque, a figuré haut dans les entretiens à Tirana vendredi, comme cela avait été le cas précédemment à Belgrade, Podgorica et Sarajevo, entre le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, avec les dirigeants de ces pays.

"Notre présence (dans ce pays), a-t-il relevé, souligne l'importance que nous attachons aux relations bilatérales et à l'optique européenne de l'Albanie", alors que se référant aux réformes institutionnelles en cours, M. Droutsas s'est félicité que "toutes les forces politiques du pays aient pris parti pour la marche européenne de l'Albanie, pour la matérialisation des principes et valeurs de la famille européenne".

Le ministre albanais des Affaires étrangères, Ilir Meta, pour sa part, a déclaré "nous sommes très heureux de la dynamique que souhaite donner le gouvernement de M. Papandréou", rappelant que "les bases avaient été posées au Sommet européen de Thessalonique en 2003" et que "c'est justement cette vision qui prend forme aujourd'hui et nous aide dans notre marche vers l'Europe".

Lors de ces entretiens, et dans la foulée des réformes institutionnelles, la question des conditions de vie de la minorité grecque d'Albanie a été évoquée, M. Droutsas signalant qu'il est important que ces changements touchent aussi la société "avec des résultats tangibles" et indépendamment de la citoyenneté et de la religion, M. Meta assurant son interlocuteur de son soutien et souci envers la minorité grecque, qui joue, a-t-il dit, un rôle de premier plan, non seulement pour le développement et la démocratisation de l'Albanie, mais comme maillon d'amitié entre les deux peuples.

Concernant un dossier des relations bilatérales qu'est la signature toujours attendue par le Parlement de Tirana de l'accord avec la Grèce sur la délimitation des zones maritimes, M. Meta a informé que cet accord reste toujours valable pour son gouvernement et que sa signature sera de l'intérêt des deux pays, critiquant "les finalités" des socialistes de M. Rama qui refusent de faire ratifier ce texte par les députés depuis les élections de juin dernier.

Notons que M. Droutsas a été reçu en outre par le premier ministre, Sali Berisha, la présidente du Parlement, Mme Topali, le président de la République, M. Topi, alors qu'il devait avoir des entretiens avec des représentants de la communauté grecque et avec l'archevêque de Tirana, Anastassios.

Peu avant son départ samedi matin pour Athènes, le ministre aura une rencontre avec le maire de Tirana, M. Rama.

Droutsas poursuit sa tournée dans les Balkans par Sarajevo

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, s'est entretenu vendredi avec son homologue de Bosnie-Herzégovine, Sven Alkalaj, poursuivant sa tournée dans les pays balkaniques occidentaux, une étape hautement symbolique, puisque c'est à Sarajevo qu'a commencé il y aura bientôt 100 ans la Première Guerre Mondiale.

"Le principal message que j'ai transmis en Bosnie-Herzégovine, a déclaré M. Droutsas après ses entretiens politiques, est l'intégration de la région d'ici 2014", relevant dûment le symbole puissant que représente Sarajevo, la ville où a commencé la Première Guerre Mondiale.

La Grèce, a ajouté le ministre, dans la marche vers l'Europe de la Bosnie-Herzégovine, sera un grand partenaire et ami, M. Alkalaj, pour sa part déclarant que son pays n'a pas d'autre alternative que son optique d'adhésion à l'UE et à l'OTAN, et "c'est en ce sens que nous considérons que l'initiative grecque +Agenda 2014+ est très importante".

M. Alkalaj a insisté sur la perspective de l'entrée de la Bosnie-Herzégovine dans le dit Plan d'action pour l'adhésion à l'OTAN (MAP), et mis l'accent en outre sur le fait que son pays sera membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies à partir du 1er janvier 2010, ce dont l'a félicité M. Droutsas.

M. Droutsas a eu par ailleurs des contacts avec le président du Conseil des ministres, Nikola Spiric, puis avec l'ambassadeur de l'OSCE, Gary Robins, alors que la veille au soir il avait été invité à un dîner du Haut représentant de la communauté internationale, Valentin Inzko.

Avant son départ pour Tirana, dernière étape de sa tournée, M. Droutsas a visité le bâtiment de l'Amitié des peuples, qui a été financé par le Plan grec de Reconstruction des Balkans (ESOAB). Ce bâtiment, où siègent des services du gouvernement local, avait été détruit pendant la guerre dans l'ex-Yougoslavie.

10/11/2009

Entretien Papandréou - Hillary Clinton à Berlin

Le premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Georges Papandréou, a analysé les initiatives du gouvernement grec en matière de politique étrangère, au cours d'une rencontre informelle lundi avec la secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, en marge des manifestations de commémoration de la chute du Mur de Berlin.

Cette rencontre a eu lieu à l'initiative de la partie grecque en vue de présenter les thèses de la Grèce sur les grands dossiers de politique étrangère. M. Papandréou a notamment évoqué sa récente visite à Istanbul pour la Rencontre des ministres des AE de la Coopération inter-balkanique et sa rencontre informelle avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, ainsi que l'initiative de la Grèce au sujet des Balkans, soulignant que "la Grèce joue à nouveau un rôle d'avant-garde dans les Balkans et désire contribuer de façon décisive à leur marche d'adhésion à l'UE".

A ce point, M. Papandréou a signifié clairement que la condition à l'adhésion de la FYROM à l'UE est le règlement de la question de l'appellation du pays, conformément à la ligne rouge tracée par la Grèce, à savoir une appellation composée à détermination géographique pour tous les usages, alors qu'il a évoqué son initiative d'une rencontre informelle avec son homologue de la FYROM, Nikola Gruevski, récemment à Bruxelles, en marge du Conseil européen.

M. Papandréou a également informé Mme Clinton de son récent voyage à Chypre et de ses entretiens avec le président, Dimitris Christofias, et les forces politiques de l'île, soulignant qu'"il faut laisser les deux communautés discuter ouvertement et librement de leur avenir, sous l'ombrelle de l'UE".

Le premier ministre a souligné que quelle que soit la solution convenue, elle devra respecter pleinement l'acquis communautaire afin qu'elle soit fonctionnelle au plan européen.

A l'occasion de la récente rencontre de Mme Clinton avec le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholoméos Ier, M. Papandréou n'a pas omis de se référer également aux questions concernant le Patriarcat.

Enfin, notons que Mme Clinton est convenue pour sa part que le nouveau gouvernement grec est un gouvernement qui prend des initiatives.

05/11/2009

Entretien Papandréou-Ban Ki-moon en marge du 3e Forum pour l'Immigration et le Développement

Les répercussions du changement climatique sur l'immigration, la question chypriote, l'appellation de la FYROM, les forces de paix de l'ONU et les objectifs du Millénaire ont été des dossiers au centre des entretiens mercredi à Athènes entre le premier ministre, Georges Papandréou, et le SG des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a été invité à intervenir au 3e Forum pour l'Immigration et le Développement au Palais de la Musique.

"La Grèce accorde une très grande importance à l'ONU, dont elle est membre fondateur, alors qu'il existe une longue tradition de collaboration sur de nombreux domaines et d'attachement aux principes du droit international", a déclaré M. Papandréou, rendant compte de son entretien avec M. Ban Ki-moon.

En référence au changement climatique, qui était aussi à l'ordre du jour des réunions à Athènes mercredi, notamment avec l'organisation du 3e Forum, le premier ministre a souligné que cette question était sans aucun doute prioritaire pour toute la planète, relevant espérer que le dialogue attendu à la Conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague en décembre aboutirait à un accord, et informant qu'il comptait lui-même intervenir personnellement.

Comme l'a souligné M. Papandréou, M. Ban Ki-moon a été informé de l'attachement du gouvernement grec à cette question, des initiatives prises récemment par l'UE, et également du tournant de l'économie grecque vers une économie verte, le premier ministre recevant plein soutien de l'officiel onusien.

A propos de l'immigration, qui est liée aujourd'hui en grande partie au changement climatique, M. Papandréou a dit avoir exposé à son interlocuteur la position de son gouvernement, à savoir que l'on doit mettre l'accent sur la croissance, tant dans les pays d'où proviennent les migrants que dans les pays d'accueil, afin qu'ils puissent retourner dans leurs foyers, "munis de connaissances, d'expériences et de capitaux".

Concluant sur Chypre et la FYROM, deux grands dossiers de politique étrangère grecque qu'il a analysés pour le SG de l'ONU, M. Papandréou a conclu sur la coïncidence de vues avec son interlocuteur et sur la confirmation d'une collaboration resserrée.

"J'estime les engagements du premier ministre d'aider les Chypriotes à aboutir à un accord, et nous pensons qu'il y aura un progrès", a déclaré M. Ban Ki-moon pour sa part, ajoutant que "la communauté internationale attend beaucoup de choses des concertations qui doivent continuer, et l'envoyé spécial, Alexander Downer, poursuivre ses contacts avec les dirigeants des deux communautés".

Le SG de l'ONU a par ailleurs confirmé que le médiateur de l'ONU, Matthew Nimetz, était prêt à reprendre les négociations entre Athènes et Skopje sur le nom de la FYROM, se félicitant que la Grèce a confirmé qu'elle soutiendra entièrement le rôle du médiateur de l'ONU.

Pour ce qui est de la situation des migrants en Grèce, le SG de l'ONU a considéré que ces travailleurs avaient contribué à l'économie du pays, se disant toutefois inquiet de certains rapports sur les conditions d'accueil. "J'espère, a-t-il dit, que la Grèce, continuera à défendre et à promouvoir les droits des immigrés", citant à ce titre la question en suspens des demandes d'asile.

02/11/2009

Entretiens Papandréou-Brown à Londres

Le Premier ministre, Georges Papandréou, s'est entretenu samedi au 10 Downing Street avec son homologue britannique, Gordon Brown, pour examiner en détail une nouvelle stratégie de développement visant la création de nouveaux emplois et les moyens de lutter contre le changement climatique.

A l'issue de son entretien de 45 minutes, le chef du gouvernement s'est félicité de son excellente collaboration avec Gordon Brown, comme cela s'était produit du reste, a-t-il rappelé, pendant les deux jours des travaux à Bruxelles du Sommet européen, précisant encore sur le contenu de son entretien qu'avaient été abordés également des dossiers intéressant particulièrement la Grèce, tels que les Balkans, Chypre, la Turquie.

Toutes ces questions, a relevé M. Papandréou, sont posées et discutées dans le cadre de l'effort systématique de la Grèce de prendre à présent des initiatives, d'être présente et proposer des solutions à des questions intéressant les citoyens grec et européen en vue d'une société européenne plus juste.

Après cette rencontre avec Gordon Brown, le Premier ministre grec et le ministre adjoint des AE, Dimitris Droutsas, se sont rendus à pied à la résidence du ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, qui les accompagnait. La discussion entre les deux parties devraient porter sur les questions déjà évoquées avec le premier ministre britannique.

Nouvelle rencontre prochaine Papandréou-Brown

A la suite de l'entretien samedi à Londres entre le Premier ministre, Georges Papandréou et son homologue britannique, Gordon Brown, on apprenait dimanche avec certitude qu'il était question d'une nouvelle rencontre entre les deux premiers ministres très prochainement, le lieu et la date restant encore à fixer.

Comme il est apparu lors des entretiens de samedi à Londres, tant avec Gordon Brown qu'avec le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, Athènes et Londres ont trouvé des points communs pour avancer sur un certain nombre de dossiers, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans les relations gréco-britanniques.

Au-delà de leur position commune adoptée lors du Sommet européen informel jeudi et vendredi dernier, MM. Papandréou et Brown se sont consultés sur les moyens d'utiliser des études, telles que celles de l'Internationale socialiste (IS), de la commission Stiglitz et de la commission de l'Environnement, pour rechercher des solutions à la fois à la crise financière et au changement climatique.

23/10/2009

Le ministre adjoint des AE M. Droutsas présente les priorités de la politique étrangère grecque

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a présenté jeudi les axes principaux de la politique étrangère grecque et exprimé parallèlement la volonté de la direction du ministère pour la modernisation et l'amélioration des conditions de travail de tous les services, ainsi que de la valorisation des cadres du ministère.

Dans cet objectif, M. Droutsas a requis l'aide de l'Académie diplomatique de sorte à atteindre l'objectif de la "représentation du pays avec dignité, fierté et sans gaspillages".

M. Droutsas a tout particulièrement évoqué le secteur de la diplomatie économique, au sein duquel les Relations économiques internationales et l’Aide au développement (YDAS) jouent un rôle important, soulignant aussi l'importance du recours à un nouvel outil "la diplomatie verte".

S'agissant du Sommet de Copenhague sur le changement climatique, M. Droutsas a mis l'accent sur l'engagement du premier ministre, Georges Papandréou, pour une préparation intense, et la participation du ministère en coordination avec celui de l'Environnement, de l'Energie et du Changement climatique.

Selon M. Droutsas, la diplomatie grecque accordera également la priorité à la perspective européenne des pays du Sud-Est de l'Europe, soulignant avec emphase que "la Grèce est la locomotive de la marche de candidature des pays voisins à l'UE, avec pour date butoir une nouvelle feuille de route conduisant à 2014, le centenaire du début de la Première Guerre mondiale.

M. Droutsas a en outre mis l'accent sur le rôle d'avant-plan que peut jouer la Grèce dans la région des Balkans, tout en mettant l'accent sur le fait que "la condition pour l'ouverture des concertations d'adhésion de la FYROM à l'UE est le règlement de la question de l'appellation du pays voisin", ajoutant qu'Athènes "a l'esprit ouvert et examinera tout moyen possible pour l'obtention de progrès avec Skopje, mais toujours sur base de la ligne rouge nationale". M. Droutsas a tout spécialement insisté sur une appellation à détermination géographique pour tous les usages et rappelé que l'ouverture des concertations d'adhésion relève de la compétence exclusive des pays membres de l'UE et, par conséquent, de la Grèce.

Passant au chapitre de la Turquie, M. Droutsas a insisté sur l'espoir d'une promotion des relations bilatérales, comme il est ressorti avec la présence du premier ministre grec, Georges Papandréou, à Istanbul lors de la Rencontre informelle des ministres des AE de la Coopération interbalkanique, alors qu'il a insisté que les efforts d'adaptation de la Turquie seront jugés en décembre au Sommet de l'UE sévèrement et objectivement.

Enfin, en ce qui concerne Chypre, M. Droutsas a souligné que la question chypriote reste toujours une priorité de la politique étrangère grecque, comme en atteste la première visite officielle du premier ministre grec à l'étranger, qui a eu lieu à Nicosie.


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Dernière modification : Monday 02 February 2009