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Kretsos - ANA

 

 

Pour une grande enquê te de l’ANA-MPA Lefteris Kretsos intervient : nous nous tournons vers l’avenir et notre pays dispose maintenant d’une politique intégrée pour le cinéma et l’industrie audiovisuelle  

Projecteurs, gloire, distinctions, tapis rouges. Peut-être est-ce à cela que rêve et aspire chaque réalisateur pour sa carrière artistique. Yorgos Lanthimos est l'un des rares artistes grecs à avoir traversé l'Atlantique ... et goûté au succès.  

L’ANA-MPA et la journaliste Katia Papadopoulou enquêtent sur le "rêve du Hollywood grec" et sur ce qui est nécessaire pour que cette vision devienne réalité.  

Dans le cadre de cette enquête, Lefteris Kretsos, Secrétaire d'État de la Politique Numérique, des Télécommunications et de l’Information, s'est entretenu avec l'ANA-MPA:  

Nous agissons en tant que gouvernement pour une politique nationale globale de soutien aux créateurs et du secteur de l’industrie audiovisuelle en général, et nos interventions institutionnelles sont continues et s’exercent à plusieurs niveaux, a déclaré Lefteris Kretsos, Secrétaire d’État de la Politique Numérique, des Télécommunications et de l'Information.  

Ce qui n'a pas été fait pendant des décennies ne peut l’être en 3 ans. Cependant, le gouvernement grec a donné la priorité au développement de l'industrie audiovisuelle et il est vrai que la situation évolue et que la Grèce dispose désormais des incitations les plus compétitives pour améliorer la production audiovisuelle.  

La Grèce est le seul pays qui reverse aux producteurs d’œuvres audiovisuelles plus de 50% du coût total de production grâce à l’offre combinée de subventionnement des coûts de production à hauteur de 35% sans seuil de restitution (35% cash-rebate/no cap) avec une réduction fiscale sur diverses dépenses de l’ordre de 30%. L’incitation du cash-rebate a déjà fait ses preuves, au cours de ses presque douze mois de fonctionnement, avec de nombreuses productions et coproductions montées grâce à elle. C’est une demande de l’industrie qui était restée insatisfaite pendant des décennies.  

Cependant, les incitations pour le soutien de la production ne suffisent pas pour atteindre l'investissement printanier que nous recherchons tous dans le domaine du cinéma et de la télévision. Nous avons également d’autres défis à relever, notamment les problèmes de liquidité, de bureaucratie, d’infrastructures et d’éducation. Et là, cependant, il y a aussi une réponse institutionnelle, une vision et des résultats concrets.  

La loi sur le développement offre des incitations généreuses à toute entreprise souhaitant investir dans des infrastructures de production audiovisuelle. La construction récente de deux plateaux à la pointe de la technologie à Markopoulo, en Attique, est un investissement financé par la loi sur le développement. De plus, des investisseurs nationaux et internationaux manifestent un vif intérêt pour des investissements similaires à Athènes et à Thessalonique.  

Le cachet pour les acteurs et les figurants qui a été institué récemment est particulièrement important car il permet aux entreprises de production de gagner un temps précieux et de ne pas gaspiller d’énergie inutile lors de leur engagement. Il y aura bientôt une simplification des procédures de tournage dans les sites côtiers, archéologiques, etc., tandis que la mise en place du réseau des Bureaux Régionaux du Film (un projet lancé par EKOME) contribuera au traitement direct des demandes de tournage et la fourniture de diverses facilités et de matériel d'information aux intéressés.  

Afin de résoudre également les problèmes de liquidité rencontrés par l'industrie audiovisuelle nationale, nous développons en permanence et avec détermination un système parallèle d'opportunités de financement pour les sociétés de production, avec quatre nouvelles lignes de crédit :  

a) la cession de l'approbation de l'investissement par EKOME aux banques (crédits relais).  Plusieurs entreprises ont déjà eu recours à ce processus pour se financer,  

b) l'intégration du secteur de l'industrie audiovisuelle dans le Fonds pour l'Entrepreneuriat II. Il s’agit d’un outil financier nouveau du ministère de l'Économie et du Développement et à ETEAN (Fonds National de l’Entrepreneuriat et le Développement) visant à fournir des liquidités à des conditions préférentielles aux PME du secteur audiovisuel qui en ont besoin pour leur fonctionnement ou pour investir,  

c) la création par ETEAN d'un Fonds de Garantie des prêts pour le financement d'œuvres audiovisuelles,  

d) la création d'un nouveau Fonds d'investissement destiné à soutenir la production et le développement d'œuvres audiovisuelles.  

Et bien sûr, nous verrons également la question du renforcement du fonctionnement du Centre du Cinéma et la question de l'obligation pour les chaînes de télévisions privées de réinvestir dans des œuvres cinématographiques grecques, appelée les 1,5%, que les directeurs de chaînes continuent d’éviter. Nous offrons en tant que gouvernement et nous continuerons à fournir des interventions institutionnelles interministérielles, toujours plus nombreuses, d'incitations et d'outils financiers, fiscaux et d'investissement au secteur audiovisuel national.  

Cependant, pour que EKOME voit le jour, de nombreuses heures de travail ont été nécessaires pour élaborer un cadre institutionnel solide composé de deux lois, de deux amendements par Décisions Ministérielles Communes sur la mise en œuvre de l'incitation à l'investissement, d’un Décret Présidentiel pour l'organigramme et les effectifs, d’un Règlement Spécial de Gestion Financière, d’un Statut Spécial du Personnel, d’un Plan Stratégique quinquennal de planification et d’un business plan, de diverses circulaires, d’un système électronique de traitement des documents et d’intégration de plans d’investissement, avec aussi des conflits quotidiens et des contacts avec des personnes sur le terrain et des sociétés de production étrangères.  

Ce qui compte c’est notre regard tourné vers l’avenir et de disposer d’une politique globale pour le cinéma et l’industrie audiovisuelle en tant que pays. Des étapes très importantes ont été franchies, il en reste bien d’autres et la période actuelle est vraiment une période très importante pour le secteur, puisque de nombreux repéreurs et les plus grands studios hollywoodiens se préparent à venir en Grèce. En ce moment, en tant que pays nous passons des examens et si nous réussissons, nous deviendrons une destination internationale véritablement puissante pour les tournages de films et de programmes télévisés.  

Nous manquons d’infrastructures et de certaines spécialités, nous n’avons pas beaucoup d’équipes, mais nous avons tout le reste et encore plus en termes d’incitations financières et, surtout, des gens talentueux et imaginatifs ainsi que l’hospitalité des communautés locales. Mais nous devons montrer que nous sommes prêts, que nous avons la capacité et que nous pouvons répondre aux projets les plus exigeants, comme cela s’est passé récemment avec le tournage place Syntagma. C’est une question qui requiert sérieux, professionnalisme, responsabilité plutôt que complaisance, bénédiction ou retour vers les mentalités du passé. L’extraversion des cinéastes grecs et le cas de Lanthimos.

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Dernière modification : vendredi 22 mars 2019