Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère Evénements culturels La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Contactez-nous

Dimitris Kourkoulas- Europe1

 

 

Europe 1 – 10 janvier 2014

Europe Nuit de Emmanuel Faux

Un pays convalescent à la tête de l’Europe, depuis le 1er janvier c’est la Grèce qui a pris la tête de l’Union Européenne. 

Quelles sont les ambitions d’Athènes ?

On en parle avec le Secrétaire d’Etat grec aux Affaires Européennes Dimitris Kourkoulas, il est l’invité d’Emmanuel Faux.

E. Faux : Si vous étiez médecin et si je vous demandais un bilan de santé de la Grèce en 2014, quel serait votre diagnostic en quelques mots, est-ce que votre pays va mieux ?

Dimitris Kourkoulas : La Grèce a passé une crise très profonde, elle a évité le coma ou la mort subite qu’aurait été une sortie désordonnée de la zone euro mais maintenant la Grèce se trouve en convalescence, il y a des signes très positifs notamment dans le rétablissement de l’équilibre fiscal du gouvernement, du pays. Il y a des signes que la Grèce, après 6 années consécutives de récession, va connaître, de nouveau, cette année la croissance mais la crise était très profonde, les dégâts sont graves, le chômage a atteint 27%.

E. Faux : C’est le taux le plus élevé de la zone euro, on le rappelle quand même.

Dimitris Kourkoulas : Oui je pense que l’on a évité le pire et maintenant on est dans la bonne voie, on a recréé des bases saines cette fois pour construire une croissance viable.

E. Faux : Certains sont quand même choqués qu’un pays comme la Grèce puisse diriger l’Europe, même pendant quelques mois. Vous comprenez cela monsieur le ministre ?

Dimitris Kourkoulas : Oui je le comprends, je pense d’abord que la situation financière de la Grèce et le fait que l’on soit encore sous programme n’a aucune interférence sur le rôle institutionnel de mon pays en tant que présidence, je vous rappelle que la Grèce a déjà assuré quatre présidences qui étaient plus ou moins réussies. Je pense, au contraire, qu’un pays avec tant de difficultés, en crise, qui assume cette fonction confirme l’égalité institutionnelle des Etats-membres qui est la base fondamentale de l’Union Européenne.

E. Faux : Cette fois-ci la Grèce n’a que trois mois de présidence en raison des élections européennes qui auront lieu au mois de mai. Que voulez-vous faire de ces trois mois pour l’Europe ? Vous avez dit dans une interview à nos confrères de «La Croix» que vous seriez humble.

Dimitris Kourkoulas : Oui parce que, d’abord, on va essayer de tenir compte des sensibilités de tous les pays, de tous les citoyens, on va faire une présidence européenne pas une présidence grecque mais on est aussi conscient des difficultés actuelles de l’Union Européenne. Cela va nous donner plus de force parce que nous étions à l’épicentre de cette crise, je pense que cela va nous donner plus de motivation pour essayer de contribuer parce que l’on ne peut pas tout faire seul, contribuer d’abord pour que l’Union Européenne sorte de la crise mais surtout que la confiance de nos citoyens dans l’idée européenne revienne.

E. Faux : Un débat sur la sortie de la zone euro a agité, on s’en souvient, la Grèce pendant toutes ces années de crise. Est-ce que ce débat existe toujours ou est-ce qu’aujourd’hui tout le monde est plus ou moins d’accord chez vous pour rester dans la zone euro ?

Dimitris Kourkoulas : Ecoutez le débat était surtout lancé aussi à l’intérieur du pays mais aussi à l’extérieur, et quelque fois cela a été provoqué aussi par des responsables politiques et c’était un débat extrêmement dangereux, dommageable, parce que dans une économie où on ne sait pas dans quelle monnaie on va faire les transactions économiques dans quelques mois, ou dans quelques années, cela tue l’investissement, cela tue toute perspective. Heureusement ce débat est derrière nous et maintenant je crois que tout le monde est conscient parce qu’il y a un programme qui assure la viabilité de la dette grecque mais surtout il y a un regain de la compétitivité de notre économie qui est reflété dans l’augmentation de nos exportations dans le tourisme on a eu une année record l’année passée et tout cela a éliminé toute perspective, tout débat sur une sortie éventuelle qui était comme je viens de le dire très dommageable.

E. Faux : Est-ce que le nouveau gouvernement de coalition qui vient de se mettre en place à Berlin avec toujours Mme Merkel à sa tête mais aujourd’hui des sociaux-démocrates sont également dans ce gouvernement. Est-ce que cela vous donne plus d’espoir, plus d’optimisme pour une Europe plus tournée vers le Sud, une Europe plus solidaire qu’avant ?

S. : Oui je pense maintenant que tout le monde a compris que, bien sur, on doit continuer l’ajustement fiscal pour avoir un équilibre fiscal parce qu’on ne peut pas construire une croissance sur les dettes mais je pense que tout le monde a compris qu’il faut un peu rééquilibrer la politique en mettant l’accent aussi sur la croissance et sur l’emploi et

j’ai l’impression que le nouveau gouvernement allemand a déjà donné des signes très positifs pas seulement vis à vis de la Grèce mais en général, mais le gouvernement allemand a donné déjà des signes très positifs et très encourageants vis à vis de mon pays, mais aussi pour la présidence comme d’ailleurs la France qui est un pays ami depuis longtemps et qui pendant toute la crise a prouvé son amitié de plusieurs façons.

E. Faux : Je vous remercie M. Kourkoulas de nous avoir accordé quelques instants de votre temps d’Athènes.

En réécoute : http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Europe-nuit/Sons/Europe-Nuit-09-01-14-1767477/


page précédente

 

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : 13/01/2014