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Epave d'Anticythère

 

 

Nouvelles découvertes sur l’épave d’Anticythère

 

Les archéologues ont trouvé jusqu’à ce jour sur la fameuse épave d’Anticythère, une lance en bronze longue d’environ 2 mètres, une bague en or, une ancre et des éléments de lit en bronze. Aux alentours de l’épave, l’équipe de chercheur greco-américaine a détecté une grande accumulation de métaux, qui laisse présager la présence de statues en bronze. En parallèle, l’éventuelle présence d’une seconde épave est étudiée.

«Dans les profondeurs, de nombreuses autres choses doivent être présentes» a déclaré au journal la directrice de l’éphorie des Antiquités sous-marines Angeliki Simosi. Les archéologues supposent qu’ont été remontés seuls les objets que transportait le bateau, une «olkas» d’une capacité estimée à 300 tonnes, se trouvant à la «surface».

Le bateau, pris dans une tempête, a coulé au cours du deuxième quart du 1er siècle av. J.C. sur la cote est d’Anticythère. Il se dirigeait vers l’Italie et transportait des œuvres d’art en provenance soit de Délos, soit de Efessos, soit de Pergamos. La cargaison était constituée de statues, bijoux, vases, récipients et monnaies, un ensemble unique qui a fait l’objet d’une exposition au Musée Archéologique National.

La première exploration dans la région a été organisée en 1900 avec l’aide de pêcheurs d’éponge de Kalymnos. A suivi une fouille systématique en 1976, avec la participation de la Calypso et de son capitaine Jacques-Yves Cousteau. Les fouilles ont permis la découverte de 378 pièces uniques parmi lesquelles des œuvres emblématiques, tel l’Ephèbe d’Anticythère et le célèbre Mécanisme d’Anticythère, témoin le plus précieux de la connaissance technologique de la Grèce antique.

La nouvelle mission de recherche sur les lieux du naufrage, 21 siècles plus tard et 40 ans après l’expédition Cousteau, a débuté le 15 septembre et durera un mois. 

Le scaphandre spécial Exosuit pouvant atteindre des profondeurs de 305m, pesant 240 kg et disposant d’une autonomie en oxygène de 50 heures, va bientôt être mis à la mer et entrer en action. Il est également équipé de 4 propulseurs de 1,6 CV, de capteurs sous les pieds permettant au plongeur de contrôler ses mouvements, ses mains sont équipées de pinces et d’outils tranchants. Sa conception a duré 15 ans et a coûté 1 million de dollars.

Les premières découvertes de la recherche, une lance qui ne semble pas appartenir à une statue connue, une bague en or, une ancre et des éléments de lit en bronze, sont qualifiées d’encourageantes par les chercheurs grecs et leurs collègues de l’Institut Océanographique américain Woods Hole dirigés par le Dr Brendan Foleï.

Cartographie

La recherche est effectuée à une profondeur de 55m, avec des conditions météorologiques difficiles. «La mission connaît une grande réussite parce qu’elle a permis de cartographier la zone du naufrage mètre par mètre» a dit Mme Simosi.

Les statues qui ont été remontées de l’épave ont désormais leur propre emplacement, nous savons exactement où elles ont été trouvées» a-t-elle ajouté. «Au départ nous tombions sur la trace laissée par Cousteau. A côté, une accumulation de métaux a été détectée. Les détecteurs ont sonné très fort. Il doit y avoir vraiment beaucoup de choses au fond mais qui sont difficiles à voir à cause du sable qui les recouvre».

Deuxième naufrage

La probable présence d’un second bateau dans les eaux d’Anticythère qui aurait coulé à la même époque est l’objet d’études par les archéologues. «En 2012, au cours de recherches entreprises dans la zone, nous avons remonté à une distance de 200m du bateau naufragé connu, deux éléments en plomb d’une ancre en bois de l’époque romaine et une amphore de même type que celles transportées par le fameux navire» a noté Mme Simosi.

Ce fait a donné naissance à des conjonctures sur la présence d’un second bateau transportant lui-aussi des trésors grecs vers Rome. Cependant, cette hypothèse ne fait pas l’unanimité. Les chercheurs grecs pensent que ces découvertes proviendraient du même bateau et seraient tombées à la mer lors de fouilles précédentes. Les américains maintiennent la thèse du second bateau naufragé. Les recherches actuelles apporteront peut-être une réponse à cette question.

Antonis Karatzaferis

(Sources : Journal Elefteros Typos – 06/10/2014)


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Dernière modification : 07/10/2014