Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère Evénements culturels La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Contactez-nous

Lefteris Kretsos Tvxs

 

 

Interview du Secrétaire Général à l'Information et à la Communication Lefteris Kretsos à tvxs  

La Grèce revient dans l'industrie cinématographique internationale.  

Pourquoi Hollywood et les grandes sociétés de production étrangères ont-elles choisi, durant des années, la Croatie, la Hongrie et d'autres pays, et pas la Grèce qui «offre un merveilleux plateau naturel», comme le dit le ministre Nikos Pappas et nous, nous ajouterons une lumière idéale?  Tout simplement parce que les procédures étaient dissuasives. Nous avons récemment vécu l'exemple de la comédie musicale à succès "Mamma Mia : Here we go again".  Alors que les producteurs voulaient retourner à Skiathos et à Skopelos où le premier volet a été tourné, ils ont finalement fini en Croatie à cause du manque d'incitations fiscales et économiques et des obstacles bureaucratiques.  

Le ministère de la Politique Numérique met un terme à la rigidité qui a privé la Grèce de nombreux millions, avec une loi qui a été présentée hier et dont nous parlons aujourd'hui avec Lefteris Kretsos, Secrétaire Général à l'Information et à la Communication. Sur les fonds de développement, l’État met à la disposition des producteurs et des réalisateurs 75 millions, ils n’ont plus qu’à les réclamer. "Nous offrons 75 millions que nous souhaitons voir absorber.  Nous voulons que vous veniez les prendre, car une fois ce premier montant distribué, il y a  375 autres millions de plus", a déclaré Lefteris Kretsos, qui, comme il nous l'a dit, cette fois il se rendra à Cannes, en ayant toutes les cartes en main pour revendiquer la part qui revient à la Grèce dans le domaine des productions internationales.  

Ajoutons que le projet de loi a été adopté par la majorité des députés. Nous avons pu entendre  M. Kostas Bakoyannis s’exprimer chaleureusement sur ce projet, lui qui, depuis un certain temps, avance sur la création du Film Office qui collabore avec Hellenic Film Office, une coopérative de sociétés privées ayant une grande expérience dans le secteur de l’audiovisuel, spécialement conçue pour apporter son aide aux productions étrangères qui effectuent des tournages en Grèce.  

C’est avec étonnement que les cinéastes et les producteurs ont reçu une réponse à leur demande de toujours. Le gouvernement actuel a décidé de montrer concrètement qu’il est le premier à considérer le cinéma comme un instrument de l'industrie, et pas seulement comme un instrument de culture, avec une loi qui a été adoptée et permettra d’attirer des productions cinématographiques étrangères.  L'initiative revient au ministère de la Politique Numérique, des Télécommunications et de l’information.  

Le Ministre Nikos Pappas et le Secrétaire Général à l'Information et à la Communication, Lefteris Kretsos, avant d'annoncer dans un amphithéâtre comble de la Fondation Michael Cacoyannis où s’étaient réunis des producteurs, acteurs, journalistes et responsables de médias, ont présenté le projet en détail à des ambassadeurs et représentants institutionnels de pays étrangers.  

Nous avons demandé comment les 75 millions d'euros accordés cette année au soutien des productions avaient été approuvés par les institutions "C'est une mesure de développement, il ne s’agit pas d’allégements fiscaux" a été la réponse. Nikos Pappas et Lefteris Kretsos ont à nouveau souligné le caractère de développement de l'initiative. "La Grèce, en plus d'être un pays accueillant, dispose des ressources humaines adéquates pour exploiter pleinement les opportunités offertes par l'industrie audiovisuelle", a déclaré L. Kretsos, et il s’est référé à de nombreuses reprises lors de notre discussion privée aux possibilités qui s’ouvriront pour stimuler l'économie locale.  

Mais comment seront surmontés les obstacles bureaucratiques qui entravaient jusqu’à maintenant l'attrait des producteurs étrangers ?  

"Les démarches qui seront nécessaires pour soutenir chaque production se feront dans un cadre format "fast track", en toute transparence, sans retards bureaucratiques et avec un financement direct tant pour les petites que les grandes productions.  La loi prévoit un soutien à tous les secteurs de la production audiovisuelle - du cinéma et de la télévision jusqu’aux dessins animés et aux documentaires – en n’excluant personne.  Le Centre National pour les Médias Audiovisuels et la Communication (EKOME) est l'Organisme, qui chapeautera tout cela », a déclaré L. Kretsos.  

Pourquoi le ministère de la Politique Numérique a-t-il pris cette initiative M. Kretsos ?  

Parce qu’il est compétent en matière de réglementation dans le secteur des médias et assure le respect du cadre législatif européen sur les médias audiovisuels. EKOME est un organisme interministériel et les Ministères de la Culture, de l'Education, de l’Économie et du Développement et de la Politique Numérique siègent au Conseil d’administration. Nous sommes un nouveau ministère, responsable de l'élaboration des politiques relatives à l'infrastructure technologique, aux technologies numériques et au contenu audiovisuel.  

A votre avis, alors que de nombreux ministres de la Culture, par le passé, avaient annoncé ces mesures, pourquoi n'ont-elles jamais été mises en pratique ? Était-ce difficile ?  

Il y avait beaucoup d'obstacles, c'est vrai. Dans le passé, il y a eu des initiatives positives, de nombreuses annonces, mais les gouvernements précédents n'ont montré ni courage ni réel intérêt à ce que des ressources soient allouées au domaine de la production audiovisuelle.  

Vous parlez d'un projet de loi de développement. Quel est l'avantage le plus important pour le pays si tout se passe comme prévu ?  

Tout se passera bien, parce que l'initiative de développement a déjà été adoptée par les acteurs du marché et les professionnels de l'audiovisuel. Nous l'avons également ressenti hier à la Fondation Cacoyannis. La loi renforce l'industrie audiovisuelle nationale, apporte de nouvelles perspectives de croissance à une industrie à très forte valeur ajoutée dont le cours influe également sur le cours d'autres secteurs tels le tourisme et la culture. L'industrie du cinéma et de la télévision emploie, directement ou indirectement, au moins 150 professions.  C'est une branche de pointe.  

Quand est-ce que la société en tirera un bénéfice ?  

Elle en bénéficiera directement, à la fois en terme de production de contenu de qualité et en terme d'augmentation d’emplois et de développement équitable.  Le développement est certes important mais son contenu l’est tout autant.  La vision de la Grèce post-mémorandum doit être au centre de l'industrie créative / culturelle, qui est sans cesse liée aux nouvelles technologies numériques de diffusion de contenu.  

Qu'avez-vous fait et qu’allez-vous faire pour diffuser les nouvelles opportunités ?  

Nous avons parlé avec les plus grands studios mondiaux et de nombreux producteurs en Grèce et à l'étranger. Il y a beaucoup d'intérêt, mais tout le monde attend de voir comment cela va se concrétiser. Les plus grandes sociétés de production de contenu comme Netflix sont prêtes à investir, mais elles ne font que des investissements sans risque.  Par conséquent, la clé du succès de cette mesure est la mobilisation simultanée de la communauté grecque à l'intérieur et à l'extérieur du pays. La disposition met entre les mains des producteurs et des créateurs un outil pour susciter l'intérêt de la communauté internationale dans l'industrie audiovisuelle.  

Au cas où le Conseil Archéologique Central n'approuve pas un tournage sur un site archéologique, que se passera-t-il ?  

La Grèce a maintenant des motivations à offrir aux producteurs grecs et internationaux.  Cependant, la simplification des procédures de tournage et la réglementation de sujets spécifiques sont nécessaires.  

Vous en avez discuté avec eux ?  

Une commission interministérielle a été mise en place pour mettre ces questions sur la table et nous espérons que nous aurons très prochainement de bonnes nouvelles dans ce domaine également.  

Les producteurs vous présenteront leur projet et, s'ils sont approuvés, ils emprunteront auprès des banques un montant de 20% qui leur sera remboursé dans les 6 mois. Comment est-ce possible avec le contrôle des capitaux ?  Avez-vous parlé aux banques ?  

Nous avons demandé aux banques d'aider les producteurs dont les plans d'investissement ont été approuvés et d'utiliser les outils de financement de la Banque Européenne d'Investissement. La réunion s’est déroulée dans un bon climat.  

Quels sont les critères de sélection des films ?  

La sélection des films est régie par la loi 4487. Une commission spéciale sera mise en place à EKOME mais l'évaluation est totalement objective, dans la procédure n’entre en jeu aucun critère subjectif de la part de la personne qui traite la demande. Il existe une évaluation précise qui découle aussi de la législation européenne. Pour élaborer la procédure, nous avons exploité la pratique et l'expérience internationales, comme l'ont fait tous les pays d'Europe. Le cash-rebate de notre pays est l'un des programmes incitatifs les plus compétitifs au monde. Nous couvrons beaucoup de dépenses avant, pendant et au stade de la post-production.  

À partir de quand accepterez-vous des demandes ?  

Au cours de la semaine, une décision ministérielle conjointe sera publiée décrivant et spécifiant les dispositions d’application de la loi et les coûts pris en considération. Au cours de la semaine, le Système d'Information sur les aides d'État sera ouvert et prêt à accepter les demandes. Des délais spécifiques sont imposés à chaque étape, à compter du dépôt de la demande jusqu'au moment du remboursement aux bénéficiaires. Dans un délai de 45 jours, un plan d'investissement sera approuvé ou rejeté et dans une période de 5 à 6 mois, l'argent sera remboursé aux bénéficiaires.  

Dans quelle mesure cet environnement est-il compétitif ?  Nous savons que les pays voisins offrent monts et merveilles pour attirer des productions depuis des années. Et vous, quelle stratégie allez-vous suivre ?  

Vous devez voir ce qui se passe à Cannes, c’est une course entre les pays à qui offrira le plus. Nous, nous devons investir dans la qualité et la ponctualité, en capitalisant sur la beauté et la diversité du paysage grec. Tous les organismes publics impliqués, ainsi que le marché, doivent apporter leur aide à cette entreprise.  La clé est la synergie.  

Vous rendrez-vous à Cannes ?  

Nous allons aller à Cannes et cette fois, nous aurons davantage à dire sur notre pays en dehors du beau temps, de nos nombreux monuments et de l'hospitalité grecque.


page précédente

 

 

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : mardi 10 avril 2018