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Musée Invisible

 

 

Le « Musée Invisible » présente une énigme vieille de 7.000 ans

 

Exposition jusqu'au 26 mars 2017

 

site du Musée

Le « Musée Invisible » promeut des antiquités sélectionnées dans les réserves du Musée Archéologique National. Elles quittent durant une période limitée leur obscur abri sécurisé pour s’offrir, en pleine lumière, aux yeux des amoureux de moments mémorables rares qui pourront découvrir leur histoire. Tous les deux mois, un nouvel artefact est ainsi exposé au public pour la première fois, pour présenter son histoire méconnue. Pour ce 12e rendez-vous, le Musée Archéologique National a sorti de ses réserves une énigme vieille de 7.000 ans pour l’exposer dans son Musée Invisible.

Le mystère se réfère à une sculpture, unique par sa taille, datant du Néolithique final qui représente de façon étrange une forme humaine. Il s’agit d’une statuette haute de 36 cm qui, certes ne peut rivaliser de par sa taille avec les sculptures monumentales des temps historiques mais elle permet de faire ressentir avec clarté le travail du sculpteur du Néolithique final (4.500-3.300 avant J.C.) qui a réussi à tailler dans le granit, une pierre très dure, une statuette aux formes arrondies sans avoir à sa disposition le moindre outil en métal.

En règle générale, les idoles en pierre sont rares, de petite taille et réalisées dans de la pierre tendre. De plus, seulement 5% des idoles du néolithique sont de grande taille, à savoir plus de 35 cm.

La figurine semblable à un oiseau a un ventre très marqué et le dos plat. Les jambes, en forme de cylindres s’arrêtent abruptement, rendant instable la position verticale. La couleur gris foncé de la surface de la statuette résulte du polissage final, la couleur originelle de la pierre est plus claire comme on peut le voir dans la région pubienne non polie.

Les limites morphoplastiques, imposées par la matière, sont apparentes dans le rendu asymétrique du ventre. L’absence d’une représentation claire du sexe reste encore inexpliquée, est-elle due à une contrainte de la pierre elle-même ou s’agit-il d’une forme asexuée ? Le ventre arrondi pourrait être un signe de grossesse mais cela se contredit avec l’absence d’une poitrine. Le caractère asexué permet très certainement d’éviter la distinction représentative du sexe, pris au sens sociétal, qui se réfère au rôle du genre dans la société néolithique.

Représentations de femmes, d’hommes, d’oiseaux, et autres, petites ou grandes, les idoles constituent un groupe rituel dans la vision du monde de la culture néolithique, si différent de notre propre monde !


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Dernière modification : 03/02/2017