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Nikos Pappas sur ERT

 

Points de l’interview du ministre d’Etat Nikos Pappas sur la chaîne de TV ERT

27 octobre 2016

Lundi, nous présentons une nouvelle loi au Parlement, a souligné le ministre d’État Nikos Pappas dans une interview sur la chaîne de télévision ERT au sujet de la décision du Conseil d’État sur les licences de télévision. « Nous ne prendrons aucun retard ni ne légaliserons ce vide juridique, que le Conseil d’État a lui-même décrit comme anticonstitutionnel » a-t-il souligné. Il a déclaré que ce n’est pas la loi 4339 qui a été jugée anticonstitutionnelle mais la disposition particulière pour le Conseil National de la Radiotélévision (CNR).

« La loi 4339 était celle qui donnait davantage de pouvoirs au CNR. Nous nous sommes trouvés confrontés à un paradoxe et un vide juridique, et nous étions face à une réalité politique qu’au lieu de légiférer nos prédécesseurs avaient laissé se prolonger l’illégalité. Cela devait cesser. Actuellement, aucun citoyen n’a de doute sur la raison pour laquelle la Nouvelle Démocratie n’a pas donné son consentement pour le CNR » a poursuivi le ministre d’État en ajoutant que tout le monde se juge « même le CNR qui a jugé constitutionnelle la fermeture de ERT ».

Est-ce que quelqu’un va dire que la procédure d’appel d’offres n’a pas lieu d’être ? a demandé le ministre d’État. « Nous avons fait un appel d’offres cristallin et transparent. 275 millions d’euros sont entrés dans les caisses. Est-ce que les partis peuvent prendre position, comment cette ressource rare peut-elle être payée ? » a-t-il souligné, en notant que la question de l’anticonstitutionnalité de la loi n’est qu’une apparence pour les partis.

Au sujet de la loi 4339, il a affirmé qu’elle fixe des critères très stricts, pour les programmes, les installations, etc. Et comme l’exige la Constitution, une égalité d’expression pour tous les points de vue, tandis qu’il a mis au défi quiconque de dire que de tels critères stricts avaient été imposés dans le passé.

« Nous avons fixé des critères stricts, nous ne pouvions pas, nous, choisir à qui donner les licences » a-t-il indiqué et ajouté : Il existe cette différence fondamentale avec le passé : Les propriétaires de chaînes de télévision savaient qu’ils étaient propriétaires de chaînes parce qu’ils tenaient l’État à la gorge, à un moment où le système politique avait besoin de soutien, avec une parodie d’appel d’offres pour le fournisseur numérique de DIGEA. Tandis qu’avec notre appel d’offres nous aurions eu des propriétaires de chaînes de télévision parce qu’ils auraient payé pour les fréquences publiques.

« Le message est le suivant, si quelqu’un croit que nous allons penser comme nos prédécesseurs et laisser le groupe signer un vulgaire bout de papier autorisant les chaînes à continuer de fonctionner, ils font une grave erreur » a souligné le ministre d’État.

Commentant les probabilités de remaniement et de son changement de portefeuille, il a dit qu’il occupe cette fonction ministérielle parce que Syriza a remporté les élections et qu’il bénéficie du soutien du premier ministre. « Nous commettrions la plus grande erreur si restions sur les erreurs du passé. Et moi ainsi que tous les ministres nous suivons collégialement le projet politique déterminé » a déclaré le ministre.

Il a noté que, lorsqu’il a pris ses fonctions il y avait des arrêtés non signés, mais encore la Nouvelle Démocratie durant de nombreuses années n’a encaissé ni la part imputable de la taxe sur la publicité ni la redevance sur l’utilisation des fréquences. Il a déclaré que, durant une longue période, les propriétaires de chaînes de télévision recourraient à la Justice afin d’échapper aux amendes du CNR, déclarant qu’ils ne le reconnaissent pas, pour souligner que maintenant il est difficile de toucher tant d’argent public et si rapidement.

« Cependant, a poursuivi Nikos Pappas jusqu’au nouvel appel d’offres du CNR, ils paieront tous 25 millions d’euros », en précisant que toutes les chaînes devront répondre à des critères bien définis (nombre de salariés, infrastructures, équipement, etc) et le CNR jugera en vertu de la loi 4339. Le Conseil d’État avec sa décision a demandé la formation immédiate du CNR. La Nouvelle Démocratie a déclaré qu’après la décision du Conseil d’État, elle appellerait à la formation du CNR. La question est de savoir ce qu’elle va faire maintenant. Ceux qui ont miné le processus des licences sont responsables, a-t-il ajouté.


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Dernière modification : 27/10/2016