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Origine du souvlaki

 

 

La brochette est originaire de l’Égée 

Elle était déjà fabriqué à l’aide de pailles à Santorin 

il y a 6.500 ans !

L’archéologue Christos Doumas a délaissé pour un instant ses travaux sur le site d’Akrotiri à Santorin pour évoquer les mets consommés par nos ancêtres il y a 3.500 ans. Il se réfère à une discussion qu’il a eue en mai 2014 avec la journaliste Evanna Venardou pour le journal Eleftherotypia. Épluchage des fèves avec des meules en pierre antiques « Nous avons trouvé de nombreux restes de graines, dans des récipients conservés dans les maisons, recouverts par de la cendre, ils se sont bien conservés » explique M. Doumas.

« Ces graines étaient issues de la culture, nous avons ainsi une certaine connaissance au sujet des cultures à cette époque. Nous avons trouvé des fèves, des lentilles, de l’orge, dans une jarre qui était pleine de cendres nous avons découvert des traces d’amandes. Nous avons également trouvé de nombreux noyaux d’olives écrasées, donc nous parlons de production d’huile. Nous avons également trouvé une jarre avec des escargots, même s’ils ont été importés ! Il s’agit d’escargots crétois ». De nombreuses graines de figues ont été aussi découvertes « Il s’en servait pour sucrer. C’était également leur laxatif ! ».  

Vous avez trouvé des restes de poisson ?  

« Dans des jarres, nous avons identifié du poisson séché et des arrêtes de poissons. De plus, comme nous creusions profondément pour mettre au jour les fondations des piliers de toit, nous avons trouvé du garum (époque romaine), une sorte de pâte confectionnée avec du poisson, un mets prisé des Romains. Tandis que l’aristocratie ne consommait que les parties nobles du poisson, le peuple et l’armée, eux, utilisaient les têtes, les queues et les nageoires. Nous avons trouvé une jarre en contenant, il s’agit d’une découverte importante qui prouve que 1.500 ans avant les Romains, il était fabriqué à Santorin. C’est une caractéristique d’un peuple qui vit avec et de la mer… »

Le délice, cependant, le plus rare est le garum, une sauce raffinée louée par Sophocle, Platon et Pline, fabriquée à partir des intestins de poissons et de petits poissons (sardines, éperlans) macérés dans du gros sel et laissés sécher au soleil durant 2-3 mois. Le liquide visqueux qui s’écoulait était mélangé à de l’huile d’olive, du vin ou du vinaigre et était conservé pour servir de sauce. Dans certaines régions, en fait, le garum était préparé uniquement avec du foie de maquereau, la recette originale a inspiré la sauce aux anchois des Siciliens et la sauce worcestershire.  

Mangeaient-ils de la viande ?  

Nous avons trouvé beaucoup d’os de chèvres, qui sont, encore aujourd’hui, la source principale de viande dans les îles, peu de bétail (il est difficile d’élever de grands animaux dans les îles) et un peu de gibier (lapins, oiseaux migrateurs). Nous avons, par contre, trouvé de nombreux résidus d’oursins, de palourdes, de coques et autres fruits de mer.  

Savons-nous comment ils les cuisinaient ?  

Nous savons qu’ils avaient des cocottes tripodes – ce qui signifie que, au minimum, ils faisaient bouillir. En tout cas, je ne pense pas qu’ils faisaient des ragoûts parce qu’ils n’avaient pas de tomates. Aujourd’hui, nous pouvons savourer les tomates cerise de Santorin cependant nos tomates viennent d’Amérique ! Nous avons trouvé aussi des plats et des petits fours tripodes portatifs : soumis aux flammes sur le dessus et sur le dessous, et un petit plat avec un couvercle et une petite ouverture. Une sorte de terrine sur pied. Des supports à brochettes (Krateftes).

Qu’est ce qui vous a le plus surpris dans vos découvertes ?  

Les Krateftes : sur lesquels ils faisaient griller des brochettes. Il y avait des encoches et des trous laissant l’air circuler ainsi les braises ne s’éteignaient pas. Ils étaient très ergonomiques. A leur extrémité ils avaient la forme d’une tête de bélier. Et aussi, ils assuraient une cuisson plus saine puisque le gras s’écoulait.  

Les fouilles à Akrotiri ont-elles mis au jour les plus anciennes traces de l’alimentation des Grecs ?  

Non. Il y a aussi des vestiges éparpillés remontant à l’époque néolithique (5.000 et 4.000 ans avant J.C.) en Thessalie, Macédoine et Thrace. Cependant à Akrotiri, grâce aux éruptions volcaniques, c’est la première fois qu’ont été découverts au même endroit tant de restes si bien conservés. Imaginez que dans les coulées de lave de Santorin on a trouvé des inclusions de plantes comme des palmiers ou des oliviers datant de 60.000 ans. Et cela révèle que le climat n’était pas si différent de celui que l’on connaît aujourd’hui. Au début des temps préhistoriques, 5e, 4e et 3e millénaire avant notre ère, les hommes avaient commencé à cultiver cette même flore sauvage. Le célèbre régime méditerranéen a finalement de très anciennes racines.  

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Dernière modification : 21/03/2017