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Quartiers et places

 

 

Origine de noms de quartiers et de places d’Athènes

Il existe plusieurs quartiers et places célèbres à Athènes portant des noms étranges dont l’origine demeure inconnue même aux Athéniens.

Plateia Amerikis (Place de l’Amérique) a été ainsi baptisée en 1927 par le conseil municipal voulant exprimer son appréciation pour le philhellénisme montré par les Etats-Unis. Jusqu’à cette date, la place portait le nom de Place Agamon (place du Célibataire) depuis 1887 parce que trois athéniens célibataires d’âge moyen tenaient un café sur cette place.

Le quartier d’Ambelokipi (jardins et vignes en grec) était situé dans une zone, irriguée grâce à l’aqueduc Adrianien, pleine de vignobles et de vergers qui avaient été plantés par Saint Dimitrios au début du 16e siècle, après la destruction de l’aqueduc principal.

Anafiotika, quartier situé sur le versant nord de la colline de l’Acropole, particulièrement pittoresque avec ses petites maisons et ses rues étroites, ressemble à l’île grecque. Il a été créé aux alentours de 1860 par des artisans et des ouvriers originaires de l’île d’Anafi venus travailler sur les fouilles de l’Acropole mais aussi sur la construction de la capitale, une ville relativement nouvelle à l’époque. L’un d’entre eux, sous prétexte de bâtir une église, a rassemblé des matériaux et avec l’aide d’un charpentier a construit, en une seule nuit, sa maison et s’y est installé. En quelques jours (ou nuits…) il a aidé à son tour le charpentier à construire sa maison. Ainsi, Anafiotika a vu le jour grâce à ces deux maîtres venus de Anafi.

La place Vathi tire son nom de son sous-sol où les eaux du ruisseau Cycloborus coulaient. La zone a été asséchée afin de réaliser des travaux de construction, la place Vathi a été créée en 1926.

Gazohori était une colonie de cabanes et d’abris, construits de manière anarchique au nord et à l’est de l’usine de gaz durant la première décennie du règne du roi Georges 1er (seconde moitié des années 1860 et plus). A l’origine, les familles les plus pauvres d’Athènes vivaient là, et ensuite, comme l’a écrit K. Biris, ils ont servi d’abris à la pègre. Aujourd’hui, le quartier s’appelle Gazi (gaz) et est devenu un quartier très branché et vivant avec de nombreux bars et restaurants. L’ancienne usine de gaz a été transformée en un complexe où sont organisés des expositions, des concerts et autres événements.

Votanikos a ainsi été nommé à cause des jardins botaniques, où jusqu’en 1836 des arbres ont été plantés sur l’ordre du roi Otto pour l’éducation des néophytes. Le même décret stipulait que les Jardins Botaniques seraient aussi utilisés par la Société de Physique et d’Histoire, les écoles de médecine et les instituts d’enseignement supérieur.

Yusurum, le marché aux puces dans le quartier de Monastiraki, a pris son nom de Elias Yusurum qui a ouvert la première boutique d’antiquités dans ce quartier à la fin du 19e siècle. A Monastiraki (petit monastère), il y a un marché aux puces et de nombreuses boutiques touristiques en raison de la proximité de l’Acropole et d’autres sites archéologiques. Monastiraki doit son nom au monastère de l’Assomption de la Vierge Marie dont l’enceinte a donné son nom à ce quartier.

Exarchia a été ainsi baptisé aux alentours de 1900, du nom du dernier Exarque d’Epire, un homme qui possédait une épicerie à l’angle sud-ouest des rues Themistokleous et Solomou.

Thissio, d’après le nom d’un temple ancien, est situé au sommet de « Agoraiou Kolonos ». Ses ruines ont été découvertes en 1931 durant les fouilles effectuées par l’Ecole Américaine d’Etudes Classiques. Par le passé, ce temple avait été converti en église chrétienne et sous la domination franche en église catholique.

Ilissia a été baptisée par la Duchesse de Plakentia qui a fait construire sa maison à côté de la rivière Ilissos et a aussi donné son nom à la rivière. Aujourd’hui, la maison abrite le Musée Byzantin.

La place Klathmonos, ou la place des pleurs, a ainsi été nommée après que l’écrivain Dimitrios Kambouroglou ait écrit à la fin du 19e siècle sur le spectacle des fonctionnaires qui pleuraient. Le ministère des finances dominait la place à l’époque, et à chaque fois que le gouvernement changeait, les employés étaient renvoyés pour que le nouveau ministre puisse engager les siens. Les employés renvoyés se rendaient sur la place les larmes aux yeux après avoir reçu leur lettre.

Le quartier de Kolonaki (petit oreiller), situé dans le centre-ville est le quartier des gens riches et célèbres, doit son nom à une borne qui existait jusqu’en 1938 près de la place Dexameni et a ensuite été installée sur la place de la Filiki Etairia (puis plus tard place Kolonaki).

Plaka, au pied de la colline de l’Acropole, est mentionnée pour la première fois dans une note anonyme intitulée « A propos de l’Attique » de la Bibliothèque de Paris, datant du 17e siècle. Elle fait référence à des diverses maisons albanaises dans la zone. Tout d’abord, en 1833, J. Hann a observé que Plaka vient d’un nom Arvanite (aujourd’hui Albanais) qui signifie « vieux, âgé ». Comme K. Biris l’a écrit, c’est un « nom médiéval, qui est apparu à la fin du 16e siècle, quand une colonie de Arvanites s’est implantée à l’extérieur du dit Mur Valérien.

(Sources : greekreporter.com)

 

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Dernière modification : mardi 29 août 2017