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Tumulus Kasta

 

 

Les Sphinx «donnent à penser» à un «trésor» caché à Amphipolis

Les deux statues de marbre qui ont été découvertes samedi sur la colline Kasta laissent présager l’existence d’une tombe antique macédonienne importante. Les archéologues cherchent «la clé» pour y pénétrer, de sorte à ce que la structure bâtie recouverte de tonnes de terre ne court aucun risque d’effondrement.

Les deux sphinx de marbre montent la garde avec sérieux – comme tout le laisse à penser – devant une tombe antique macédonienne qui a été localisée sur la colline de Kasta à Amphipolis.

La récente découverte de l’entrée de la tombe a enthousiasmé les archéologues qui ont eu le souffle coupé devant le linteau de la tombe où ils ont localisé les deux statues.

Que cache la tombe macédonienne située dans une grande enceinte ? La défunte Roxane ? Nearchos, l’amiral de la flotte de Alexandre le Grand ? Quelqu’illustre souverain thrace ? Le général Spartiate Vrasidas ? Des réponses concrètes pourront être données à toutes ces interrogations si la tombe est demeurée inviolée. Toutefois, le moment de l’ouverture de la tombe semble encore bien lointain.

Les archéologues cherchent le meilleur point pour y pénétrer de sorte à ce que la structure bâtie recouverte de tonnes de terre ne court aucun risque d’effondrement.

Pour mémoire, Manolis Andronikos a réfléchi pendant plus d’un mois sur le moyen de pénétrer dans la tombe royale de Vergina sans mettre en péril la sécurité du monument.

Habituellement, la première vue de l’intérieur se fait par ce que l’on appelle la «clé», une pierre qui scelle la partie haute de la structure. C’est par là que s’introduisaient les pilleurs de tombes. Si elle est retrouvée à sa place, la tombe a toutes les chances d’être encore intacte.

La zone est étroitement surveillée par les forces de l’ordre. Le Premier ministre et le ministre de la Culture sont informés personnellement des évolutions des fouilles.

Selon les éléments présentés par le directeur des fouilles en mars dernier lors de la 27e rencontre scientifique archéologique qui s’est tenue à l’Université Aristote de Thessalonique, au cours des deux années de fouilles qui ont été menées sur la colline Kasta un tombeau construit unique au monde a été localisé.

Unique de par sa taille, il mesure environ 500m, avec des proportions exactes 3m de hauteur et une longueur totale de 497m. Il est daté du dernier quart du 4e siècle avant J.C.

En juin, avec un financement de 100.000 du ministère de la Culture, les fouilles, interrompues durant la période hivernale, ont repris par le déblaiement de quelques zones du tumulus.

Comme l’a souligné Mme Peristeri, responsable de la KH’ éphorie des Antiquités Préhistoriques et Classiques, durant la période déterminée pour le tombeau, qui s’étend de la mort de Alexandre le Grand jusqu’à la fin du 4e siècle avant J.C., d’importants faits historiques se sont déroulés dans la région de Amphipolis.

Les principaux généraux et amiraux de Alexandre le Grand sont liés à cette région. Ici Cassandre a banni et tué en 311 avant J.C. Roxane, épouse légitime de Alexandre le Grand et leur fils Alexandre IV. Le tombeau est daté d’environ 325-300 avant J.C. et semble porter la signature du fameux architecte à cette époque Dinokratis, proche ami de Alexandre le Grand.

Il a été construit en marbre de Thassos transporté dans la région par navires spéciaux. De nombreux éléments architecturaux en marbre ont été démantelés à l’époque romaine.

Une enquête élargie à toute la région d’Amphipolis dans un effort de retrouver ces éléments perdus a conduit Katerina Peristeri et son équipe dans la région du monument du Lion d’Amphipolis, où les éléments perdus du tombeau ont été retrouvés soit éparpillés soit intégrés au socle du Lion. La chronologie des deux monuments correspond et remonte au 4e siècle avant J.C.

Des hypothèses pour Roxane, Nearchos et Alexandre

Il ne semble pas impossible aux archéologues que la tombe sur la colline Kasta soit celle d’un mort illustre. Cela semble logique, mais pour l’instant la tombe doit être ouverte, étudiée, les informations doivent être réunies afin de pouvoir tirer des conclusions. Et bien sur, il est tout a fait possible que des inscriptions à l’intérieur du tombeau révèlent l’identité du défunt.

Dans ce cas, les scientifiques pensent probable que le mort enseveli dans le tombeau était quelqu’un d’important, si on prend en compte la taille et la complexité de la tombe. De plus, seulement pour les défunts illustres, un lion était placé sur le sommet du tumulus. Jusqu’à présent seule la théorie du cénotaphe était envisagée.

Des hypothèses avancées, il faut retenir :

> La tombe serait celle de Roxane, assassinée en 311 avant J.C. par Cassandre. C’est vrai, mais jamais un lion n’aurait été dressé sur la tombe d’une femme, même d’une reine veuve. Cela pourrait être vraisemblable si elle était enterrée avec le petit Alexandre. Mais dans ce cas qui est le prince enterré dans les tombes royales de Vergina ? Il s’agit de l’hypothèse énoncée par le défunt archéologue Dimitris Lazaridis.

> Le mort serait Nearchos qui accompagnait Alexandre en tant que chef de sa flotte. Il a vécu à Amphipolis en exil et il en est reparti quand Alexandre l’a réhabilité au commencement de la campagne contre les Perses.

> Avec la même logique il peut s’agir de la tombe d’un fidèle et noble cavalier qui accompagnait Alexandre.

> Il peut également s’agir de la tombe d’un souverain thrace.

> Il semble peu probable qu’il s’agisse de la tombe du général Spartiate Vrasidas, d’une part parce que les chronologies ne correspondent pas et de l’autre il semble impossible qu’une telle tombe macédonienne ouvragée soit construite pour un Lacédonien.

> Enfin, scénario le plus invraisemblable la tombe serait celle d’Alexandre le Grand. Même si sa mère avait réussi à subtiliser la dépouille du roi (hypothèse qui va à l’encontre de toutes les sources antiques), elle ne l’aurait pas transporté à Amphipolis, région de son plus grand ennemi Cassandre.

(Angeliki Kotti, journal Ethnos du 11/08/2014)

 

Deux murs séparent les archéologues du monument

Selon des sources fiables du ministère de la Culture et des Sports, deux murs sépareraient les archéologues de l’intérieur du monument du linteau sur lequel ont été trouvés les deux sphinx-gardiens portant des traces de couleur. Cependant leur poids dissuasif, une demie-tonne chacun, contrarie les opérations qui doivent être très bien organisées de sorte à ne faire courir aucun risque au monument.

Les ouvertures doivent être opérées après les 10-15 marches de l’entrée qui mènent au couloir, et une fois qu’une grande quantité de terre aura été évacuée de l’entrée. Les responsables estiment qu’un deuxième mur est construit à une distance de 6-7m. Les ingénieurs du ministère auront besoin de 15 à 20 jours pour procéder au déblaiement de l’entrée.

L’enceinte circulaire de la tombe, d’un diamètre de 498m, a été construite avec environ 2.500 blocs de marbre de Thassos, il s’agit de la première image qui retient l’attention du visiteur, puis sa hauteur 30m et enfin sa forme circulaire d’une justesse géométrique parfaite. Cette enceinte particulière est considérée comme unique en Macédoine et dans les Balkans.

Les sphinx qui gardent l’entrée de la tombe et la grande route d’une largeur de 4,5m qui mène à la tombe renforcent l’idée qu’il s’agit d’une construction extrêmement coûteuse même pour l’époque.

(sources : Giota Sykka, journal Kathimerini 13/08/2014)

Samaras: Nous nous trouvons devant une trouvaille extrêmement importante

"Il est évident que nous nous trouvons devant une trouvaille extrêmement importante", a déclaré le premier ministre, Antonis Samaras, depuis le tumulus Kasta sur le site antique d'Amphipolis dans la région de Macédoine, où il s'est rendu mardi matin en compagnie de son épouse, Georgia, et du ministre de la Culture, Costas Tassoulas, afin de visiter les fouilles.

"La terre de Macédoine continue de nous émouvoir et de nous surprendre en révélant des trésors uniques qui composent tous ensemble cette mosaïque unique de notre histoire grecque dont tous les Grecs sont fiers. Il s'agit d'un monument ayant des caractéristiques uniques: une enceinte de 497 mètres de long formant presque un cercle parfait construite en marbre provenant de l'île de Thassos; le lion d'Amphipolis de plus de 5 mètres, 5,20 mètres de hauteur doit être imaginé au sommet du tumulus; les Sphinx que vous voyez sont là comme pour monter la garde - et en effet ils sont là pour protéger l'accès de la tombe; une route de 4,5 mètres de large qui conduit à l'entrée (...) Je pense que toutes ces données ont permis à Mme Peristeri, la directrice des fouilles et archéologue, d'être optimiste qu'il s'agit d'une tombe unique qui, comme elle nous l'a indiqué, est datée entre 325 et 300 avant J-C. Bien sûr, la question principale est de découvrir l'identité du défunt. Les fouilles se poursuivront comme l'impose la découverte de même que la déontologie scientifique. Une fois encore, félicitations à Mme Peristeri et à ses collaborateurs", a déclaré M. Samaras.

(sources : AMNA 13/08/2014)

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Les fouilles sur le site de l’Ancienne Amphipolis reprennent

Les fouilles sur le site de l’Ancienne Amphipolis ont repris lundi, les archéologues ont intensifié leurs efforts pour résoudre l’énigme des Sphinx de l’Ancienne Amphipolis.

Un grand nombre de touristes ont visité la zone tout au long du week-end pour observer les découvertes archéologiques. Le Musée d’Amphipolis a enregistré un nombre record de visiteurs qui voulaient voir les collections et ont pu observer de loin les sites de fouilles à l’aide d’un télescope spécial.

Les fouilles sur l’Ancienne Amphipolis ont provoqué la curiosité du monde entier suite aux  annonces de prochaines découvertes majeures, comme relayé par le Premier ministre Antonis Samaras au cours de sa visite le week-end dernier. Les travaux avaient été suspendus, durant le long week-end de l’Assomption, sur l’ensemble du site après la découverte d’un immense mur qui protège la tombe.

Les archéologues en charge du chantier de fouilles donneront très bientôt des informations plus détaillées. Ils ont décidé d’utiliser une grue spéciale pour détacher les plaques de marbre sur le devant et les côtés des Sphinx qui pèsent chacune environ une demi-tonne.

(sources : AMNA 18/08/2014)

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Les Sphinx et le Lion d’Amphipolis ont été sculptés par la même main  

C’est avec soin mais à un rythme soutenu que les équipes de fouilles de la 28e éphorie des Antiquités préhistoriques et classiques travaillent sur le site d’Amphipolis et chaque découverte est réellement impressionnante pour le public et riche en émotion pour les responsables des fouilles. Par exemple, les Sphinx qui pèsent 1,5 tonne chacun et ont été trouvés, sur le linteau de la tombe, décapités et les ailes brisées portant des traces de couleur rouge sur les pieds, ont été sculptés par la même main que le Lion d’Amphipolis qui ornait le sommet du tumulus sur la colline Kasta, selon des informations communiquées par les archéologues.

Nous ne connaissons pas avec exactitude la localisation de l’atelier qui les a créé cependant nous savons que les statues étaient entièrement peintes. Au cours des opérations de fouilles, des morceaux des ailes ont été trouvés permettant ainsi une restauration complète.Que signifie, cependant, la découverte d’un grand morceau du dos du Lion d’Amphipolis ? Cela renforce, en fait, les déclarations de l’archéologue D. Lazaridis, confirmant la position initiale du monument funéraire datant du 4e siècle avant J.C.

Les responsables de la 28e éphorie des Antiquités préhistoriques et classiques ont réussi avec force précautions mais néanmoins rapidement à retirer 11 pierres de la paroi d’étanchéité, révélant ainsi toute la beauté des Sphinx-gardiens réalisés dans du marbre de Thassos. Leur hauteur, comme indiqué dans un communiqué du ministère de la Culture, est de 1m45 mais elle atteint 2 m en y ajoutant la tête. Sur leurs corps, on peut admirer et reconnaître la plasticité et le travail minutieux réalisé par les sculpteurs qui étaient de mise dans le dernier quart du 4e siècle avant J.C.

En dégageant la terre, est également apparue une petite partie de la superstructure du monument, qui porte des traces rouges et bleues, de deux tons différents. Ceci, cependant, n’est pas lié aux suppositions des archéologues sur une éventuelle fresque dévoilant l’identité du défunt.

Les travaux se poursuivent sur la paroi intérieure de la voûte, avec la consolidation et le soutènement des pierres et le déblaiement de la terre.

On ignore encore quand la dernière pierre sera retirée, les opérations sont effectuées pas à pas, le monument devant être allégé progressivement par la partie arrière de l’édifice.

Les pierres ont été façonnées dans un matériau tendre, leur poids est estimé à 250 kg chacune. Une fois la terre dégagée de la façade et derrière les Sphinx, l’équipe de fouilles décidera de la suite des opérations. La Secrétaire générale du ministère de la Culture Mme Mendoni est présente et assiste à toutes les opérations à Amphipolis.  

(sources : Giota Sykka – Journal Kathimerini 21/08/2014)

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Dernière modification : 21/08/2014