Journée du 15 mars 2011

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Grèce : la crise frappe aussi... la corruption

Transparency International chiffre à 632 millions d'euros l'importance de la corruption en Grèce en 2010. Une somme sensiblement inférieure aux 787 millions d'euros de 2009 et aux 748 millions d'euros de 2008.

Transparency International vient de publier un sondage aux résultats surprenants. Menée par l'organisation non gouvernementale entre juillet et décembre 2010 auprès de plus de 6100 citoyens grecs, l'enquête porte sur le phénomène de la corruption, un fléau bien enraciné en République Hellénique.

La conclusion apporte paradoxalement une note d'espoir: la crise la plus grave que vit la Grèce moderne porte un coup aux pratiques illicites. Les ménages grecs qui ont eu connaissance d'actes de corruption sont passés de 13,4% du total en 2009 à 10,4% l'an passé. La chute « n'épargne » aucun segment de l'économie du pays. Quelque 7,2% des personnes interrogées ont fait état d'indices de corruption dans le secteur public en 2010, contre 9,3% un an auparavant. Ce pourcentage recule de 5,3% à 4% dans le secteur privé. 633 Grecs ayant participé au sondage ont reçu des requêtes de versement de pots-de-vin. Plus de 61% d'entre eux ont subi ce genre de pratiques par des fonctionnaires; plus de 31% par des rançonneurs du secteur privé et près de 8% par les deux.

La "facture" moyenne n'a pas évolué de la même manière dans le public et dans le privé. La première a bondi de 9,2% entre 2009 et 2010, à 1492 euros, quand la seconde s'est contractée de 3%, à 1623 euros. Le montant global des dessous de table versés a augmenté dans le secteur public, à 64,7% du total, contre 57,7% un an plus tôt. A l'inverse, ce montant a baissé de 42,3% en 2009 à 35,3% du total un an plus tard dans le secteur privé. Transparency International estime qu'en 2010 les demandes de pots-de-vin par des fonctionnaires ont affecté près de 264.000 foyers grecs pour un total de 394 millions d'euros. Les dessous de table requis dans le secteur privé ont concerné environ 146.600 familles pour un montant cumulé de 238 millions d'euros.

L'ONG chiffre finalement à 632 millions d'euros la magnitude de la corruption en Grèce en 2010. Une somme sensiblement inférieure aux 787 millions d'euros de 2009 et aux 748 millions d'euros de 2008. L'argent qu'on a tenté d'extorquer aux Grecs l'année dernière est comparable à celui calculé pour l'année 2007 (639 millions d'euros).

MASSIMO PRANDI

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Dernière modification : mercredi 16 mars 2011