Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère Evénements culturels La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Contactez-nous

J-02/11/2011

02 novembre 2011

Journal La Tribune

Journal Les Echos

Journal Les Echos

Journal Le Figaro

Journal Le Figaro

Journal Le Figaro

Journal Le Monde

Journal Le Monde

Journal Libération

Journal Libération

Journal Libération

Journal La Croix

Journal International Herald Tribune

Journal International Herald Tribune

Journal International Herald Tribune

Journal International Herald Tribune

Journal Le Parisien

Papandréou abat sa dernière carte

A Athènes (Grèce), Angélique Kourounis

Il a pris sa décision sans prévenir personne. Ni ses homologues européens qui venaient pourtant d’accoucher d’un énième plan pour tenter de sortir la Grèce de l’ornière, au terme d’une longue nuit de négociations la semaine dernière à Bruxelles, ni même son ministre de l’Economie, dont l’entourage confessait hier ne pas avoir été informé.

Quelle mouche a piqué Georges Papandréou? Après deux ans passés à la tête d’un pays au bord de la banqueroute, le Premier ministre grec vient de tenter un ultime coup de poker. « Avec ce référendum, la Grèce sera plus forte au sein de l’Europe », a déclaré le Premier ministre à ses amis, très critiques à l’égard de cette initiative personnelle. Sans parvenir à tous les convaincre. Hier, 3 députées ont déserté les bancs socialistes et 2 d’entre elles ont déjà annoncé qu’elles ne lui voteraient pas la confiance vendredi, réduisant à 152, voire151 sièges, la fragile majorité dont le Pasok dispose au Parlement.

Si la tutelle s’allège, l’austérité passera mieux

En jouant son va-tout, Papandréou met d’abord la classe politique grecque au pied du mur. Le vote de confiance qu’il réclame vise à dompter la fronde de ses troupes. Il ne leur laisse qu’une alternative : être avec lui ou contre lui pour gérer la crise qui s’annonce. L’arme du référendum vise, elle, à redonner la parole aux Grecs, éreintés par deux années de crise et de réformes drastiques. Une façon de transférer au peuple souverain la responsabilité de la cure d’austérité. Dans un communiqué diffusé hier soir, le gouvernement l’a affirmé : le référendum donnera un mandat clair sur la participation des Grecs à l’Europe et à l’euro.

Mais c’est aussi un bras de fer avec ses alliés européens que vient d’engager Athènes. Papandréou espère que ses homologues seront prêts à lâcher du lest, notamment sur la mise sous surveillance de l’économie grecque que son opinion publique rejette. Si la tutelle s’allège, l’austérité passera mieux. C’est en tout cas le message qu’il a livré hier à Angela Merkel, qui a dit « comprendre cette décision ». Et qu’il compte bien répéter aujourd’hui à Cannes, à la veille du sommet du G20.

Si le Premier ministre grec remporte ce coup de poker risqué, il aura alors deux ans devant lui — jusqu’au terme de son mandat — pour achever le travail commencé. A condition que le référendum ait bien lieu. Hier, malgré les confirmations de Papandréou, le député socialiste Odysseas Boudouris espérait « que la logique finirait par l’emporter » et que « Papandréou reviendrait de Cannes avec une solution alternative ». L’opposition, quant à elle, demande des élections anticipées le plus tôt possible.

Le gouvernement a annoncé hier le changement de tout son état-major militaire. Le budget de l’armée est un très gros poste de dépenses de l’Etat grec.

page précédente

 

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : mercredi 02 novembre 2011