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J-21/10/2011

21 octobre 2011

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Le plan de privatisations grec presque au point mort

L'accord du 21 juillet prévoit que la Grèce procède à 50 milliards d'euros de privatisations d'ici 2013. Pour l'heure, peu de projets concrets avancent. L'idée de créer une structure de défaisance sous contrôle européen fait son chemin.

Faut-il hâter le plan de privatisation grec et mettre en oeuvre une formule plus radicale que celle qui a été adoptée le 21 juillet dernier ? L'idée fait son chemin à Athènes où l'on est bien obligé de constater que le processus de privatisation censé ramener 50 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat d'ici 2013 peine à se mettre en place. Les obstacles sont à la fois politiques et techniques.

L'administration tarde notamment à mettre en oeuvre les processus requis, notamment concernant le portefeuille immobilier et foncier de l'Etat, évalué voici deux ans à plus de 270 milliards d'euros. « Le gouvernement avait prévu de réaliser 5 milliards d'euro de privatisation d'ici la fin 2011, montant qui vient d'être revu à 4 milliards, lesquels ne seront probablement pas atteints », confirme Michael Massourakis, Chief Economist d'Alpha Bank. Des projets très en vue comme la privatisation de l'ancien aéroport d'Athènes, comprenant quelque 6 millions de mètres carrés de terrain au bord de la mer, «le plus bel ensemble foncier de tout le bassin méditerranéen» insiste Michael Massouris, sont paralysés.

Du coup, le projet Eureca, concocté par le groupe de conseil et dont la Tribune avait révélé les grandes lignes, revient sur le devant de la scène. Il consiste à placer un certain nombre d'actifs publics grecs dans une structure de defeasance, gérée sous le contrôle de l'Union Européenne. Pour ne pas perdre de longs mois en processus d'évaluation de ces actifs, une valeur de 125 milliards d'euros y serait appliquée, somme immédiatement mise à disposition d'Athènes pour diminuer le fardeau de sa dette qui reviendrait ainsi à moins de 90% du PIB.

La vente des actifs s'étalerait sur une dizaine d'années et une vingtaine de milliards d'euros de fonds structurels européens seraient investis immédiatemment pour les restructurer et en augmenter la valeur. Pour Stefanos Manos, ancien ministre des finances, seule la mise en oeuvre de ce plan, dans des délais très rapides, permettrait de déserrer l'étreinte sur la Grèce et de lui laisser le temps de procéder aux ajustements structurels dont elle a besoin. «Le gouvernement grec devrait prendre une décision très vite sur ce plan» dit-il, cela coûterait beaucoup moins cher au pays qu'une restructuration trop rapide de l'économie et qu'une recapitalisation massive du secteur bancaire, que l'on ne pourrait pas éviter si l'on fixait à 6O% le taux de dépréciation des obligations grecques».

Pour l'heure, aucune décision n'est prise, mais le plan Eureca fait l'objet de discussions. Il aurait déjà été amendé sur un point sensible pour les grecs: le gouvernement disposerait du droit de retirer de la structure de defeasance tout actif qu'il souhaiterait récupérer, en le payant à sa valeur de marché...

François Roche

 

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Dernière modification : vendredi 21 octobre 2011