Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère Evénements culturels La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Contactez-nous

J-11/12/2012

 

11 décembre 2012

Journal La Tribune

Les jeunes Grecs répondent à la crise en lançant des start up... avec succès

Elisa Perrigueur, à Athènes 

Les jeunes Grecs sont de plus en plus nombreux à renier la culture du système public qui a prévalu en Grèce durant des décennies pour lancer leurs propres start-ups. Et pensent qu'ils sont le véritable avenir du pays.

TaxiBeat est un pur produit de la crise en Grèce. Pourtant, elle fait des envieux. Cette application grecque a beau avoir été conçue sur fond de fortes incertitudes économiques en 2010, elle connaît aujourd'hui un large succès inespéré pour ses trois fondateurs.

TaxiBeat a conquis Paris

Adapté aux Smartphones, le service, simple mais efficace, permet de trouver rapidement un taxi et offre au consommateur le luxe de choisir son conducteur en fonction de ses préférences (type de voitures, services à bord...) Dès son lancement à Athènes en 2011, la petite application fait fureur. Forts de ce succès, les créateurs de TaxiBeat décident de l'exporter. En seulement quatre mois TaxiBeat conquiert Rio de Janeiro, Bucarest, Sao Polo, Oslo et, depuis le 4 décembre dernier, Paris.

Les 15 employés athéniens de TaxiBeat sont l'incarnation même de cette nouvelle génération d'entrepreneurs grecs. Bien déterminés à braver la crise économique par leurs initiatives et ambitions, ils sont de plus en plus nombreux et jeunes à lancer leurs start-ups héllènes. « C'est une réaction positive aux troubles économiques », explique Alexandra Sigala, salariée de TaxiBeat. « Aujourd'hui, il y a une forte communauté de start-ups actives qui se développe à travers le pays. Comme c'est un phénomène nouveau ici, il y a une importante entraide entre nous », jubile-t-elle.

Rester pour redresser le pays

Vassilis Nikolopoulos, un athénien qui dirige Intelen, une société de profilage qui compte19 employés, avoue avoir déjà été tenté par un départ à l'étranger. AVec un taux de chômage alarmant de 58% chez les 15-24 ans, une partie des jeunes actifs n'hésitent d'ailleurs plus à faire ce choix. En 2011, 9% des diplômés ont pris la direction de l'Australie, la Russie, la Chine, l'Allemagne... "Rester ici est parfois difficile", admet Vassilis, avant de se ressaisir : "Nous sommes la nouvelle génération, nous devons agir, il faut essayer de monter des projets ici, même si cela implique des sacrifices", argumente-t-il.

Premier défi pour ces créateurs d'entreprises : rassurer les investisseurs méfiants en raison de la crise. Aussi, Vassilis confie qu'il a été contraint d'installer son siège à Chypre en 2010, afin d'attirer des clients toujours sceptiques quant à la stabilité économique de la république hellénique. «Notre production principale reste en Grèce, c'est important pour nous », insiste néanmoins le dirigeant.

Le service public n'est plus« le Graal »

La bureaucratie accablante et le manque d'aides financières pour les jeunes entrepreneurs freinent également les ambitions. « Le nombre de documents à fournir pour s'installer est incroyable et décourageant », déplore Vassilis. « L'Etat reste écrasant, renchérit Elina, une jeune et active athénienne, il taxe les jeunes de la même façon que tous les entrepreneurs (l'impôt sur les sociétés est de 24%). La classe politique n'a rien compris au changement d'attitude qu'elle doit faire envers les jeunes du privé. »

Un constat que partage Vassilis. « La mentalité doit évoluer en Grèce», martèle-t-il. Le système éducatif grec a en effet toujours vanté le secteur public,« comme un Graal », rappelle Vassilis. Ce secteur représentait jusqu'ici l'avenir pour les jeunes. « La solution de facilité était d'intégrer le service public après nos études, raconte Vassilis, mais cela revient en fait à une destruction de l'innovation en Grèce. Personne n'est encouragé à monter son propre projet. » Avec la crise et les réductions d'effectifs des fonctionnaires, le « rêve » du public s'estompe aujourd'hui. Sur les plus de 700.000 fonctionnaires qui travaillent actuellement, 2.000 devraient être licenciés d'ici la fin de l'année et 25.000 en 2013.

Du coaching pour monter sa boîte

Pour Stavros Messinis, patron de la société de conseil Co-Lab, les Grecs ont un bagage « très théorique mais peu pratique » à leur sortie de l'université. En raison de cette absence de « liens avec les entreprises», ce Grec a fondé Co-Lab. Cette structure prodigue depuis 2010 des conseils aux nouveaux entrepreneurs. « Comment structurer un réseau, intégrer le marché du travail, vendre à l'étranger.... », égrène StavrosMessinis. Désormais, 60 entreprises font appel à ses services.

Deux autres structures du même type, Synergie à Athènes et Loft2work à Thessalonique, proposent ce « coaching », parfois très basique, dont manquent les jeunes Grecs. Pour Stavros Messinis, ces derniers ont désormais une grande « responsabilité. » Il exhorte ainsi tous les jeunes qui ont des projets en tête à se lancer dans l'aventure "sans plus attendre." Stavros en est persuadé : « Nous avons le choix en Grèce, nous pouvons être maîtres de notre destin. » Un discours qui tranche.

Produire en Grèce, exporter dans le monde

« Le problème est qu'en Grèce, nous pensons trop local, souligne Stavros Messinis. L'idée aujourd'hui est de produire ici puis d'exporter. » De fait, comme le signale le patron de Co-Lab, de nombreuses start-up lancent leurs activités sur le web pour commercialiser ensuite leurs produits à l'étranger. Une stratégie qui a fait le succès de l'entreprise de Vassilis Nikolopouos. « A Intelen, notre slogan est « Develop global, expand global», explique le jeune entrepreneur. Classée parmi les 100 premières entreprises émergentes de son secteur par un magazine américain en 2010, Intelen a aujourd'hui un portefeuille de 50 clients en Grèce et en Bulgarie. L'entreprise veut désormais tenter de s'installer dans la Silicon Valley!

Journal Le Figaro

Journal International Herald Tribune

Journal Les Echos

Journal Les Echos

Journal Les Echos

La zone euro fera le point mardi sur l'opération de rachat de dette grecque

Les ministres des Finances de la zone euro s'entretiendront mardi par téléphone pour faire le point sur l'opération de rachat de dette grecque, qui a été prolongée, avant une réunion jeudi à Bruxelles.
"Ils feront le point sur le rachat de dette grecque", a indiqué à l'AFP le porte-parole de Jean-Claude Juncker, le chef de file de l'Eurogroupe.
Cette conférence téléphonique aura lieu "en fin d'après-midi". Elle interviendra avant une réunion jeudi matin à Bruxelles où les ministres devront décider de verser ou non 34,4 milliards d'euros à Athènes.
Le déblocage de cette somme, gelée depuis des mois, dépend de la réussite de l'opération de rachat de dette lancée par la Grèce.
Le Fonds monétaire international (FMI), un des créanciers publics de la Grèce, conditionne la reprise de ses versements au succès du rachat. Les Européens ont eux laissé entendre qu'ils donneraient leur feu vert jeudi à la reprise de leur perfusion financière à Athènes, alors que la Grèce est menacée d'asphyxie.
Lundi matin, l'Agence de la gestion de la dette grecque a décidé de prolonger l'opération jusqu'à mardi 12H00 GMT, alors qu'elle devait être close initialement vendredi. L'opération doit contribuer à réduire la dette grecque de quelque 20 milliards d'euros pour la ramener au taux jugé acceptable de 124% du PIB en 2020.
Selon les analystes, l'Etat grec n'a pas atteint pour le moment son objectif, convenu avec ses principaux créanciers publics, l'Union européenne et le FMI.

 

Journal Libération

Journal La Croix

Le patriarche Bartholomeos Ier de Constantinople en visite en France

Le patriarche œcuménique Bartholomeos Ier de Constantinople est arrivé lundi 10 décembre à Paris pour une visite officielle de trois jours au cours de laquelle il doit rencontrer plusieurs responsables ecclésiastiques et politiques français.

Le primat d’honneur de l’orthodoxie devait notamment rencontrer, lundi 10 décembre, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, puis, dans l’après-midi, le premier ministre Jean-Marc Ayrault, à l’hôtel Matignon.

Mardi, le patriarche Bartholomeos doit visiter l’Institut catholique de Paris, avant d’aller rencontrer place Beauvau pour un entretien, à midi, avec le ministre de l’intérieur Manuel Valls. Le soir, une rencontre avec le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius est prévue au Quai d’Orsay.

Avant son départ pour le Phanar, siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople, à Istanbul, le patriarche doit rencontrer le président de la République François Hollande, au palais de l’Élysée.

« La gouvernance économique paraît comme une nécessité »

Samedi 8 décembre, le patriarche Bartholomeos Ier était déjà en France pour participer, à Cannes (Alpes-Maritimes), à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri). Il s’était ensuite envolé pour Beyrouth, présider les obsèques du patriarche Ignace IV Hazim, mort mercredi.

Devant la World Policy Conference, le patriarche a notamment adressé un message sur la gouvernance économique et politique du monde d’aujourd’hui. « Vingt ans après l’effondrement du système communiste, la crise économique a brisé les certitudes sur la capacité autorégulatrice du système capitaliste », a-t-il expliqué.

Estimant que, ainsi, « la gouvernance économique paraît comme une nécessité », il a souligné qu’« on voit mal comment instaurer une gouvernance économique globale sans un pouvoir politique à la même échelle ». « L’unification de l’humanité, cet éternel idéal, paraît pourtant de plus en plus éloignée aujourd’hui, au moment où les grands équilibres mondiaux se dessinent à nouveau, où les conflits et les tensions s’accentuent et où émerge un monde multipolaire fragmenté », a-t-il expliqué.

Lancée depuis quatre ans comme un club ouvert de participants de France et du monde, la World Policy Conference est une grande rencontre internationale organisée à l’initiative de l’Ifri. Son objectif est d’échanger sur les risques et opportunités du monde ouvert qui est le nôtre et d’identifier les conditions selon lesquelles les relations internationales pourraient être mieux organisées pour assurer une meilleure stabilité structurelle du monde d’aujourd’hui.

N. S.

Journal La Croix

Devant Jean-Marc Ayrault, Bartholomeos Ier plaide pour les chrétiens de Syrie  

Lors d’un entretien avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le patriarche œcuménique Bartholomeos Ier de Constantinople a exprimé lundi 10 décembre son inquiétude au sujet de la situation actuelle des chrétiens de Syrie, indique un communiqué de Matignon.

Le patriarche de Constantinople effectue une visite officielle en France et doit être reçu, mercredi 12 décembre, par le président de la République, François Hollande, ainsi que par le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en charge des cultes.

Avec un million de fidèles, la communauté chrétienne de Syrie vit dans l’incertitude, et le maintien de Bachar Al Assad ne contribue pas à préserver la situation des minorités dans le pays, affirme le primat d’honneur de l’orthodoxie.  

L’accent sur le devoir de citoyenneté  

Bartholomeos a également « regretté » le soutien de certains pays, comme la Russie, au régime de Damas, souhaitant une solution rapide pour mettre fin à ce conflit sanglant qui fait plus de 40 000 victimes en 20 mois.

Les craintes des chrétiens de Syrie, pris en étau entre une dictature finissante et une opposition comptant dans ses rangs des islamistes radicaux, ont été accentuées par la disparition, le 5 décembre, du patriarche Ignace IV d’Antioche connu pour ses positions modérées et sa volonté de conciliation.

En octobre dernier, à Balamand, au nord du Liban, le saint-synode du Patriarcat d’Antioche avait notamment adopté une déclaration de principe sur la situation au Moyen-Orient et en Syrie, appelant à la paix et mettant l’accent sur le devoir de citoyenneté et l’égalité de tous devant la loi.  

F.-X. M. (avec AFP)

 

page précédente

 

 

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : mardi 11 décembre 2012