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J-16/11/2012

 

16 novembre 2012

Journal La Voix du Nord

Lagarde: la réunion de l'Eurogroupe pour "remettre la Grèce sur pied"

La réunion de l'Eurogroupe prévue mardi à Bruxelles sera importante pour "remettre la Grèce sur pied", a déclaré vendredi la directrice du Fonds monétaire international (FMI), qui a indiqué ne pas pouvoir prédire si un accord serait conclu.

"Vous savez, le rideau ne tombe jamais avant que la grosse cantatrice ait chanté, comme le dit le dicton", a répondu Christine Lagarde aux journalistes qui lui demandaient si l'on pouvait tabler sur un accord à Bruxelles mardi.

"Il s'agit de travailler dur, d'y accorder toute notre attention, d'être certains que nous poursuivons les mêmes objectifs, qui sont (...) que la Grèce puisse opérer à partir d'une base durable, se reprendre, se remettre sur ses pieds et avoir accès de nouveau aux marchés aussi vite que possible", a ajouté Mme Lagarde, qui écourte sa tournée en Asie pour participer aux discussions.

Les créanciers de la Grèce - Union européenne, BCE et FMI - doivent s'entendre sur la façon de combler un trou de financement de 32,6 milliards d'euros et d'assurer la viabilité de la dette grecque, qui menace d'atteindre 190% en 2014, un niveau insoutenable.

Sur ce dernier point, un désaccord est apparu au grand jour cette semaine entre le chef de file de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et Mme Lagarde. Le premier prône une extension de deux ans du délai accordé à la Grèce pour ramener la dette à 120% du PIB. Cet objectif devrait donc être atteint en 2022 au lieu de 2020, selon lui.

Une position que ne partagent pas du tout le FMI et l'Allemagne qui restent sur l'accord trouvé dans le cadre du second plan d'aide à la Grèce.

Commentant l'entrée en récession de la zone euro au troisième trimestre pour la deuxième fois en trois ans, selon les chiffres publiés jeudi, Christine Lagarde a noté qu'"il ne s'agissait pas vraiment d'une surprise". "Nous avions prévu qu'il y aurait une récession en 2012 et que la croissance reprendrait en 2013".

"Je pense vraiment que ce sera le cas en 2013 si les dirigeants politiques agissent et font ce qui est nécessaire et adéquat pour se rétablir après la crise", a déclaré la directrice du FMI.

Elle a par ailleurs estimé que les ressources du fonds étaient suffisantes. "Le FMI a la capacité de prêter (...) pour un peu plus de mille milliards de dollars US, ce qui est suffisant et adéquat au regard des circonstances actuelles", a-telle déclaré.

Journal La Tribune

Journal La Tribune

Journal Le Figaro

L'heure de vérité a sonné pour les contribuables européens qui ont prêté à la Grèce

Pour François Hollande, il n'y a pas de problème. «La Grèce attend de recevoir le soutien» de 31,5 milliards d'euros, que l'Europe et le FMI lui ont promis, a-t-il rappelé durant sa conférence de presse de mardi. «Ce soutien lui est dû», a martelé le chef de l'Etat. Toute promesse se doit d'être tenue. Certes.

Mais lorsque la communauté internationale -les capitales de l'Euroland et l'ensemble des Nations à travers le FMI- s'est engagée sur ces 31,5 milliards d'aide supplémentaire, les perspectives étaient moins noires qu'elles ne le sont devenues depuis lors pour les finances grecques. Comment allonger la mise alors que l'on sait pertinemment que les dizaines de milliards déjà prêtés ne pourront être remboursés?

L'embarras est tel que les grands argentiers de la zone euro n'ont pu se décider cette semaine et qu'ils se retrouveront à nouveau le 20 novembre prochain à Bruxelles. Les désaccords sont même sur la place publique, alors que le FMI préconise que les Etats partenaires de la Grèce acceptent une perte en capital sur leurs prêts existants. C'est «juridiquement impossible» a répondu Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des Finances.

Sur les 240 milliards d'euros de la dette grecque actuelle, le tiers seulement est désormais détenu par les banques privées. Lesquelles ont accepté l'hiver dernier d'annuler la moitié de leurs créances. Il est quasi impossible de leur demander aujourd'hui un «haircut» supplémentaire (une «coupe de cheveux» comme disent les financiers par dérision). C'est donc aux prêteurs publics de jouer.

Ce sont tout d'abord les Etats européens directement, puis le Fonds européen de stabilité financière (l'EFSF qui a emprunté sur les marchés avec la garantie des Etats de la zone euro, pour soutenir les Etats en difficultés). La BCE constitue le troisième partenaire public, même si en dernier ressort ce sont les Etats, ses actionnaires, qui supporteraient ses pertes éventuelles. Au total, les Etats européens partenaires de la Grèce sont engagés, directement ou à travers la BCE et l'EFSF, à hauteur d'environ 130 milliards d'euros.

Le quatrième partenaire public n'est autre que le FMI, dont l'apport est actuellement de l'ordre de 20 milliards d'euros. Le FMI considère à juste titre qu'il ne saurait effacer le moindre euro que la Grèce lui doit, car les fonds qu'il a engagés sont ceux de la planète entière et pas seulement des Européens.

L'organisation internationale que dirige Christine Lagarde est d'autant plus intransigeante qu'aujourd'hui ses engagements en faveur de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal réunis représentent plus de la moitié de l'ensemble de ses financement à tous les pays de la planète. Non seulement c'est bien plus que le poids de toute l'Europe dans l'économie mondiale et dans le capital du FMI, mais les économies du Vieux Continent, y compris les trois Etats en question, restent malgré tout parmi les plus développées de la planète. Du moins encore.

C'est donc aux Européens de se débrouiller entre eux. Tout effacement de dette en faveur des Grecs serait par définition supporté par leurs contribuables. On comprend les réticences du gouvernement d'Angela Merkel, notamment, qui va solliciter l'an prochain ses électeurs pour le renouvellement du Bundestag.

François Hollande est entièrement fondé à rappeler que les promesses doivent être tenues. Les électeurs français du printemps dernier en savent quelque chose. Les contribuables aussi!

Jean-Pierre Robin

 

Journal International Herald Tribune

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Dernière modification : vendredi 16 novembre 2012