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J-20/11/2012

 

20 novembre 2012

Journal Libération

Journal Le Figaro

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Journal La Tribune

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Grèce : Samaras affaibli prépare un remaniement ministériel

Antonis Samaras prépare un remaniement gouvernemental afin de renforcer une coalition ressortie très affaiblie par les tractations sur le budget 2013. Il devrait être annoncé après la décision par l'Eurogroupe de verser une tranche d'aide très attendue par la Grèce pour éviter le défaut.

Affaibli suite à des dicsussions sans fin sur le budget 2013, et des craquements sérieux au sein de la coalition, Antonis Samaras, le Premier ministre grec, compte remanier son gouvernement. Objectif, renforcer le poids de ses partenaires de coalition pour s'assurer de leur loyauté une fois que la Grèce aura obtenu la prochaine tranche d'aide de la part de ses créanciers internationaux.

Donner du poids aux coalisés

Le Premier ministre devait pour cela rencontrer le chef du file du Pasok, le socialiste Evangelos Venizelos, et Fotis Kouvelis, de la Gauche démocratique pour discuter du nouveau cabinet. "Le remaniement aura lieu après le versement (de l'aide)", a indiqué un responsable du gouvernement sous couvert d'anonymat. "Le ministre des Finances (Yannis Stournaras) conservera son poste." Antonis Samaras aurait envisagé par ailleurs de proposer le rang de vice-Premier ministre à Evangelos Venizelos et à Fotis Kouvelis, ainsi que des protefeuilles supplémentaires pour leurs partis respectifs. Le leader du Pasok aurait l'intention d'accepter, mais rien n'est moins sûr en ce qui concerne Fotis Kouvelis, qui doit faire face à une puissante frodne anti-austérité dans son parti.

"Accord de principe" sur l'aide de 44 milliards

Mais avant d'annoncer son remaniement, Antonis Samaras attend le déblocage de l'aide attendue par la Grèce pour éloigner à nouveau le spectre du défaut. L'Eurogroupe doit se réunir à ce sujet ce mardi à Bruxelles. Devrait en sortir un "accord de principe", selon des sources citées par Reuters, sur le déblocage des prochaines tranches pour un montant de 44 milliards d'euros. Selon ces mêmes sources, elle devrait commencer à être versée le 5 décembre prochain, mais sous condition de mise en place des réformes requises par les créanciers.

Journal Les Echos

Journal Les Echos

Grèce : la zone euro fait ses comptes face au FMI

Les ministres des finances de la zone euro se retrouvent mardi soir à Bruxelles, une semaine après leur dernière rencontre, afin de maintenir sur les rails le plan de sauvetage de la Grèce.

Globalement, le verdict sur la situation grecque est partagé : le pays a besoin d'un délai de deux ans pour ramener son déficit budgétaire sous la barre de 3% du PIB et ce délai supplémentaire appelle un financement complémentaire de 32,6 milliards d'euros par rapport au plan de sauvetage concocté par la zone euro en mars 2012, avant l'élection du nouveau premier ministre Antonis Samaras. La semaine dernière, les ministres ont convenu qu'il fallait accorder ce délai de deux ans, sans pour autant en tirer les conséquences : à savoir qu'il leur faut soit réclamer des nouveaux fonds à leurs parlements respectifs pour la Grèce, soit prendre une perte sur leurs prêts afin de soulager le fardeau de la dette grecque.

Pourtant, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, leur a répété à plusieurs reprises que le FMI ne pourra pas continuer à participer au financement de la Grèce, sans accord sur une réduction de la dette grecque. Dans le dernier schéma de sauvetage, celle-ci devait passer par un point culminant de 167% du PIB avant de retomber aux environs de 120% en 2020. Mais avec les retards et l'aggravation de la récession, elle devrait désormais s'envoler jusqu'à 190% du PIB, avant de retomber à 147% en 2020. Un niveau jugé beaucoup trop élevé par le FMI pour espérer un remboursement sans restructuration des créances publiques.

Alléger le fardeau de la dette

Les Européens cherchent donc par tous les moyens la recette pour diminuer cet endettement, sans passer par le moindre effacement de dettes, comme l'ont subi les créanciers privées en mars dernier. Le chercheur Zsolt Darvas de l'Institut Bruegel, qui a étudié tous les ingrédients, pensent que les ministres des finances pourraient se mettre d'accord sur un doublement de la maturité des prêts du premier programme d'aide qui étaient de seulement 7,5 ans contre plus de 15 ans pour les prêts du FESF. Ils devraient aussi réduire les taux d'intérêt, qui étaient supérieurs de 300 points de base à l'Euribor pour les prêts accordés à la Grèce avant le 15 juin 2011 et de 150 points de base pour les prêts accordés après le 15 juin. Il faudrait les ramener à Euribor + 50 points.

La troisième option a été évoquée par la Banque centrale européenne (BCE), à savoir rendre à la Grèce les bénéfices des intérêts sur son portefeuille d'obligations grecques. En revanche, la quatrième est plus difficile à mettre en oeuvre, mais pourrait être tentée, le rachat par la Grèce de ses propres obligations décotées auprès des investisseurs privés.

Toutes ces mesures devraient permettre d'alléger un peu le fardeau de la dette et selon le dosage choisi de prévoir un retour aux alentours de 120% en 2020, mais la directrice générale du FMI Christine Lagarde a prévenu qu'elle ne laissera pas un mauvais plan mettre en jeu la crédibilité de son institution. Car de plus en plus de voix s'élèvent pour souligner qu'à terme, il faudra ajouter une dose de restructuration des créances publiques. Même le président de la Bundesbank, Jens Weidmann l'a évoqué ce week-end.

Minimum 31,5 milliards d'euros

Pour Zsolt Darvas, le menu choisi demain par les ministres des finances permettra certes de gagner un an à un an et demi mais la question de la soutenabilité de la dette grecque reviendra par la fenêtre. « Avec cette politique de petit pas pour baisser la dette grecque, les ministres risquent de ne pas rassurer suffisamment les investisseurs et donc de prolonger encore l'agonie du pays», déclare-t-il aux Echos. « Si politiquement, les gouvernements ne sont pas en mesure de faire accepter à leurs opinions publiques un effacement de dette grecque, ce que je comprends, il faudrait qu'ils s'engagent avec le FMI à prêter à zéro pourcent d'intérêt jusqu'en 2020.

Alors seulement, la Grèce bénéficiera réellement d'un bol d'air et de l'espoir de ramener dans un délai raisonnable son endettement sous la barre de 100% du PIB et donc de pouvoir retourner se financer sur les marchés financiers ». Pour l'instant, il semble que cette solution ne soit pas à l'ordre du jour, pourtant il serait plus facile à la chancelière allemande Angela Merkel de plaider pour des prêts en franchise d'intérêt pendant plusieurs années, que pour effacement d'une partie du principal.

Demain à Bruxelles, si Christine Lagarde se laisse convaincre par la « cuisine » européenne, un accord pourrait être conclu sur le déblocage tant attendu d'une nouvelle tranche de financement d'un minimum de 31,5 milliards d'euros, voire plutôt de 44 milliards d'euros si on compte l'ensemble des tranches de financement prévu par le programme d'aide à la Grèce d'ici la fin de l'année. Cela permettrait au moins à la Grèce de recapitaliser ses banques et d'avancer.

Anne Bauer

Journal International Herald Tribune

Journal Les Echos

Grèce : le FMI exigeait plus de suppressions d'emplois, mais Athènes aurait dit « non »  

La Grèce aurait rejeté une exigence de dernière minute du FMI visant à multiplier par deux le nombre de suppressions de postes prévues d'ici 2014 dans le secteur public.

Selon une source du ministère des finances grec, cité par l'AFP, le FMI aurait réclamé lundi soir, à la veille de la réunion cruciale des ministres des Finances ce mardi à Bruxelles, « 22'000 » suppressions de postes supplémentaires d'ici 2014, qui se seraient ajoutées aux quelque 27.000 déjà prévues à cette échéance. Une demande de dernière minute qui aurait donc été refusée alors que l'Eurogroupe se réunit ce mardi en fin de journée pour tenter de finaliser accord de principe pour le versement des prêts au pays, bloqués depuis des mois.

Le plan d'ajustement budgétaire sur quatre ans, dicté par les créanciers du pays, UE et FMI, et voté récemment par le Parlement grec, prévoit d'ici 2016 de réduire d'environ 125'000 au total le nombre de fonctionnaires.Ces suppressions de postes, qui doivent débuter cette année dans les mairies, ont provoqué la levée de boucliers du syndicat des collectivités locales (Poe-Ota) qui a appelé à un arrêt de travail mardi tandis que de nombreuses mairies sont occupées par des syndicalistes depuis la semaine dernière.  

Le problème n'est pas grec mais européen  

Outre le ministre grec des Finances Yannis Stournaras, qui s'est prévalu lundi du fait que la Grèce avait rempli toutes ses obligations vis-à-vis ses créanciers, les deux dirigeants des partis de la coalition gouvernementale ont exprimé leur espoir d'un déblocage des prêts. « La Grèce a totalement rempli ses obligations (...), c'est maintenant le moment des décisions au sein de nos partenaires », a lancé lundi soir le président des socialistes Evangélos Vénizélos, pilier du gouvernement de coalition et ex-ministre des finances.

« Le problème n'est pas grec mais européen », a-t-il encore ajoutéà l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre conservateur Antonis Samaras. De son côté, Fotis Kouvelis, dirigeant de la Gauche démocratique Dimar, a estimé que la Grèce avait devant elle « une semaine de dures négociations » et que l'effort devrait porter, « après le déblocage de la tranche, sur l'application d'un plan en faveur de la croissance et l'emploi ».

Claude Fouquet

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Dernière modification : mardi 20 novembre 2012