Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère Evénements culturels La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Contactez-nous

J-21/11/2012

 

21 novembre 2012

Journal Le Monde (daté du 22/11/2012)

Journal Les Echos

Journal International Herald Tribune

Journal Le Figaro

Journal Le Figaro

L'Eurogroupe repousse à lundi un accord sur la dette grecque

Les 17 représentants de la zone euro, le FMI et la BCE se sont séparés au petit matin sans accord sur le déblocage d'une nouvelle assistance financière à Athènes.

Encore un sommet sans résultat. Les créanciers de la Grèce se sont séparés au petit matin sans avoir trouvé d'accord sur le déblocage d'une assistance financière de 44 milliards d'euros, pour partie bloquée depuis près de six mois. Après douze heures de négociations, les ministres des Finances de la zone euro et les représentants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) n'ont pas non plus défini de programme pour réduire la dette grecque à un niveau soutenable de 120% du PIB d'ici 2020 ou 2022.

Bien que reconnaissant être «un peu déçu», Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, a tenté de tempérer: «Il n'y a pas de désaccord politique majeur», a déclaré le Luxembourgeois à l'issue de la réunion . «Nous sommes près d'un accord, mais des vérifications techniques doivent être menées, des calculs financiers doivent être effectués», a-t-il ajouté. Pourtant ce même Jean-Claude Juncker avait prédit à l'ouverture de la réunion qu'il y avait «de bonnes chances de parvenir à l'accord» des Dix-sept.

«La stabilité de zone euro menacée», selon la Grèce

D'autres participants se sont d'ailleurs montré plus prudents en se quittant. «Des progrès ont été faits, mais il en faut encore un peu plus», a souligné la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. «Les questions étaient si complexes que nous n'avons pas trouvé de solution définitive», a renchéri le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Le premier ministre grec, Antonis Samaras est lui plus alarmiste et affirme que la «stabilité de la zone euro» est menacée par cette absence d'accord.

Pour que les versements reprennent, la Grèce a donné des gages de sa détermination à mettre en œuvre une série de réformes économiques précises. La zone euro et le FMI veulent cependant s'assurer d'une solution crédible pour que la dette grecque, qui devrait représenter l'an prochain près de 190% de son produit intérieur brut (PIB), finisse bien par tomber au niveau jugé soutenable de 120% du PIB. Selon un document rédigé en vue du sommet, atteindre cet objectif d'ici 2020 supposerait que les pays de la zone euro acceptent de passer en perte une partie des prêts accordés à Athènes. Une option aujourd'hui rejetée notamment par l'Allemagne. D'autres solutions ont été évoquées par la Troïka (zone euro-BCE-FMI) cette nuit.

Mathilde Golla

 

Journal Le Figaro

La Grèce attend 44 milliards de la zone euro

Les 17 membres de l'Eurogroupe doivent donner leur feu vert cette nuit pour le déblocage de cette somme. Un troisième sauvetage n'est plus tabou.

La Grèce entrevoit la lumière au bout d'un long tunnel. Par nécessité autant que par conviction, les créanciers de l'Euro devaient donner dans la nuit un accord de principe au déblocage d'une assistance financière de 44 milliards d'euros, pour partie bloquée depuis près de six mois.

Depuis le printemps, le gouvernement d'Antonis Samaras a rempli sa part du contrat et il y a désormais «de bonnes chances de parvenir à l'accord» des seize autres pays de l'euro, avançait Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, à son arrivée à Bruxelles. Le déblocage de 31,2 milliards inscrits au second plan de sauvetage (130 milliards conclus en mars dernier) doit permettre au Trésor grec de faire face à ses échéances, sans recourir à des expédients. Le versement de deux autres tranches de 5 et 8,3 milliards est attendu avant la fin de l'année.

L'avancée espérée est un feu vert politique des ministres des finances, en attendant confirmation par les parlements de pays créditeurs «AAA» comme l'Allemagne, les Pays Bas et la Finlande. Le Bundestag doit commencer à en débattre dès mercredi matin. Les dix-sept ministres auront encore besoin de se consulter, peut-être par téléphone, afin de finaliser l'accord.

Lagarde veut «un plan solide plutôt que les onges creux»

Pour l'heure, il ne s'agit simplement de rattraper le temps perdu, du fait du changement d'équipe à Athènes et des atermoiements des créanciers européens. Restera ensuite à tracer un chemin de sortie de crise crédible, trois ans après que la Grèce a tiré le signal d'alarme. Sur ce volet, un conflit désormais ouvert oppose le FMI aux capitales de. Après deux plans de sauvetage, la dette grecque continue de s'alourdir et devrait atteindre 190 % du PIB en 2014. Il reste aussi 32 milliards à trouver pour combler le déficit de financement escompté jusqu'en 2016.

Christine Lagarde, lasse de voir les objectifs de redressement déraper d'une année sur l'autre, dit vouloir «un plan solide plutôt que les songes creux». Le FMI met les capitales de l'euro en demeure et fait savoir qu'il n'avancera plus rien tant que l'Eurogroupe n'aura pas trouvé les moyens de ramener la Grèce sur sa trajectoire initiale: une dette publique réduite au seuil supportable de 120 % du PIB en 2020.

Cela suppose une réduction substantielle du stock de dette qui écrase le pays. Dans la nuit les dix-sept ministres s'y sont attelés, poussant plus loin un «menu d'options» déjà exploré. Entre autres le rachat par Athènes de ses propres titres à prix cassés (jusqu'à 70% de décote) et un moratoire allant jusqu'à dix ans sur le paiement des intérêts dus au fonds de sauvetage MES. Ensemble, les deux mesures pourraient permettre à la Grèce d'économiser jusqu'à 50 milliards.

Une dernière recette offre un effet garanti, mais c'est aussi celle qui fâche. Depuis un an, le FMI suggère aux créanciers publics, comme les trésors nationaux, d'accepter une décote comparable à celle supportée l'an dernier par les investisseurs privés (plus de 100 milliards). En pleine disette budgétaire, les capitales de l'euro - Paris et Berlin en premier lieu - l'ont jusqu'ici refusé tout net. Pourtant, les lignes commencent à bouger. La BCE et le fonds de sauvetage MES, eux aussi concernés, ne semblent plus l'exclure totalement, en tout cas pour l'avenir. L'idée d'un troisième plan de sauvetage n'est plus tout à fait taboue.

Jean-Jacques Mevel

 

page précédente

 

 

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : mercredi 21 novembre 2012