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J-19/10/2012

 

19 octobre 2012

Magazine Le Point

La cote de François Hollande au plus haut... à Athènes !

Le président français se rendra début novembre dans la capitale grecque. Une nouvelle qui a réjoui les Grecs.

L'annonce du gouvernement grec a immédiatement fait le tour de médias et de la Toile : "François Hollande a accepté l'invitation d'Antonis Samaras, Premier ministre grec, et se rendra très prochainement à Athènes, certainement début novembre." Pour Vasilis Daskalopoulos, expert politique, cette visite est le symbole d'une Europe de nouveau en marche. "Il y a un lien d'amitié fort entre la France et la Grèce. À l'époque de la visite de Valéry Giscard d'Estaing, en 1977, on disait France-Grèce alliance, se souvient-il. Aujourd'hui, cette visite est cruciale pour toute l'UE parce que François Hollande est le représentant des pays du sud de l'Europe, abattus par la rigueur. Il est celui qui pourra donner une solution politique à la crise de la dette." Conclusion de l'expert : "Sa cote de popularité est donc au plus haut, en Grèce en tout cas."

Il suffit de lire la presse grecque pour mesurer l'importance donnée à cette visite. Tous les quotidiens reviennent sur les tiraillements entre l'Allemagne et la France, au sommet européen de Bruxelles. Pour la plupart des éditorialistes, l'axe franco-allemand se transforme peu à peu en axe nord-sud. Le rôle de la France est donc prépondérant à ce stade de la crise politicoéconomique, pour les pays les plus fragiles.

Besoin urgent et vital d'argent frais

Au-delà de la symbolique, l'enjeu économique est déterminant pour la Grèce. Le gouvernement de coalition ainsi que le milieu des affaires espèrent que ces signes d'encouragement des dirigeants européens iront de pair avec le déblocage de la tranche de 31,5 milliards d'euros. Cette somme est vitale pour éviter la faillite de la Grèce. Et pour cause, si le pays ne reçoit pas ce blanc-seing, "les caisses seront vides d'ici au 16 novembre", a affirmé Antonis Samaras, Premier ministre grec.

Mais, pour recevoir ce versement au plus vite, le parlement grec doit adopter une énième cure d'austérité qui prévoit des coupes supplémentaires sur les salaires et les retraites, une litanie de taxes et la dérégulation totale du marché du travail, avec, notamment, l'instauration de la semaine des six jours de travail, la retraite à 67 ans et la suppression totale des conventions collectives.

Ainsi, les débats fusent sur les réseaux sociaux. Pour certains, "après la méchante Merkel, l'ami Hollande arrive pour alléger l'austérité en Grèce", en référence à la visite musclée de la chancelière allemande, le 9 octobre dernier. Pour d'autres, "les Grecs accueilleront le président français avec des roses et des drapeaux tricolores, mais pas européens".

Défilé diplomatique à Athènes

D'autres, enfin, se demandent combien coûtent toutes ces visites en frais de sécurité. Lors de la visite d'Angela Merkel, plus de 6 000 policiers avaient été déployés, ainsi que des hommes-grenouilles, de plusieurs brigades antiémeute et des gardes-côtes. Des échauffourées avaient éclaté après les manifestations, mais la visite de la chancelière allemande n'avait pas été perturbée.

Les dirigeants européens ne se précipitaient pas naguère en Grèce. Mais, depuis les dernières élections législatives, le 17 juin, et la formation du gouvernement de coalition, on se bouscule à Athènes : José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, y est allé en juillet ; Jean-Claude Juncker, chef de file de l'Eurogroupe, en août ; Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, en septembre ; Angela Merkel en octobre. Mario Monti est attendu en novembre et nombre d'observateurs font l'hypothèse d'une visite de Christine Lagarde au mois de décembre.

de notre correspondante à Athènes Alexia Kefalas

 

Journal Le Monde

Journal Le Monde

Journal La Tribune

Magazine Paris-Match

Journal Le Figaro

Journal Le Figaro

L'austérité grecque jugée illégale

Le Conseil de l'Europe conteste plusieurs mesures adoptées par la Grèce pour assouplir son marché du travail.

L'Europe critique l'Europe. Le Comité européen des droits sociaux, un organe du Conseil de l'Europe, a jugé illégales plusieurs mesures adoptées par la Grèce pour assouplir son marché du travail en réponse aux demandes de réformes formulées par l'Union européenne et le FMI.

Ce groupe d'experts indépendants chargé de veiller au respect de la Charte sociale européenne avait été saisi de deux réclamations par la Fédération générale des employés de compagnies publiques d'électricité et la Confédération des syndicats des fonctionnaires publics.

Les deux syndicats grecs contestaient plusieurs dispositions législatives adoptées en juillet et décembre 2010, dont celles portant à un an la période d'essai durant laquelle un salarié peut être licencié sans préavis et celle fixant le salaire minimum, pour les moins de 25 ans, à 68% du salaire minimum général. Sur ces deux points, le Comité des droits sociaux conclut, dans une décision publiée à Strasbourg quatre mois après son adoption, conformément aux règles, à une violation des dispositions acceptées par Athènes au sein de la Charte sociale.

«Illégalité immédiate»

Quant au salaire minimum spécifique pour les jeunes travailleurs, il n'en conteste pas le principe mais le fait qu'il revient, en Grèce, à faire passer les moins de 25 ans en dessous du seuil de pauvreté évalué à 580 euros par mois.

Le Comité censure également plusieurs carences spécifiques aux contrats d'apprentissage telles que l'absence d'un droit aux congés payés, une couverture santé réduite et une définition trop vague de l'apprentissage lui-même. Il rejette d'autres griefs, dont celui portant sur la possibilité donnée aux syndicats d'entreprise de déroger aux conventions de branche, une disposition dont les syndicats craignaient qu'elle se révèle défavorable aux salariés.

C'est au Comité des ministres du Conseil de l'Europe qu'il incombe de faire respecter ces décisions par Athènes. Toutefois, «elles créent une illégalité immédiate des mesures concernées qui peut être invoquée devant les juridictions nationales», a expliqué lors d'une conférence de presse le président du Comité européen des droits sociaux, l'Espagnol Luis Jimena Quesada.

 

Journal International Herald Tribune

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Dernière modification : vendredi 19 octobre 2012