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J-12/09/2012

 

12 septembre 2012

Journal Les Echos

Journal Le Figaro

Les enseignants grecs en grève pour la rentrée

Du primaire à l'université, ils protestent contre les nouvelles coupes budgétaires qui amputent le budget de l'Éducation de150 millions d'euros. Médecins, pharmaciens et même militaires manifesteront aussi ce mercredi.

Le cartable, les cahiers et la trousse de stylos sont prêts: la prérentrée a bien eu lieu, mardi en Grèce, avec la bénédiction religieuse orthodoxe traditionnelle et la distribution des emplois du temps. Mais ce mercredi, pour leur premier jour d'école, la plupart des enfants grecs resteront chez eux.

Les instituteurs des écoles publiques sont en grève. Ils ne sont pas les seuls. Les enseignants du secondaire et les professeurs d'université suivent le mouvement pour protester contre les nouvelles coupes budgétaires.

«Les salles de classes sont dans un état pitoyable, nous n'avons pas de matériel, l'école n'a pas assez d'argent pour payer l'eau et l'électricité», s'insurge Rigoris Kaloumiris, professeur de chimie dans un lycée d'Athènes. «On va devoir enseigner en manteau cet hiver. Ce n'est pas humain. Avec les restrictions budgétaires, il n'y a plus de professeurs pour les cours de soutien scolaire», se désole-t-il.

«Moins de 1000 euros par mois après vingt ans de carrière»

Jusqu'à présent, de nombreux parents se serraient la ceinture pour inscrire leur enfants en école privée et leur offrir la meilleure éducation possible. Ce qui a permis aux Grecs d'être les plus diplômés en Europe. Mais avec la crise, la population se tourne à nouveau vers les écoles publiques, touchées par les grèves à répétition.

Les professeurs mettent en cause le gouvernement qui a durci les règles de rémunération et de temps de travail. «Nous allons toucher moins de 1000 euros de salaire par mois, après vingt ans de carrière! Et on nous demande de travailler 6 jours par semaine et de prendre notre retraite à 67 ans: comment voulez-vous que nous trouvions le courage d'enseigner?», interroge Grigoris Kaloumiris.

Les enseignants et chercheurs manifesteront en début d'après-midi devant le ministère des Finances. Ils seront rejoints par les médecins, pharmaciens et même l'armée avec un mot d'ordre unique: «Arrêtez le massacre de la rigueur».

Au même moment, Yannis Stournaras, le ministre grec des Finances, reprendra les négociations avec les émissaires de la troïka. La moitié des propositions faites par le gouvernement grec ont été rejetées par ses bailleurs de fonds.

Athènes travaille d'arrache-pied pour établir la liste des 11,5 milliards d'euros d'économies pour les années 2013 et 2014, et obtenir au plus vite le versement de la tranche de 31,5 milliards d'euros, vitale pour le pays.

Alexia Kefalas

Journal International Herald Tribune

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Dernière modification : mercredi 12 septembre 2012