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J-14/09/2012

 

14 septembre 2012

Journal Les Echos

Journal Libération

Journal Le Figaro

Journal Le Figaro

Magazine L'Express

Le regard de Vassilis Alexakis sur la crise grecque

Par Marianne Payot 

Avec L'Enfant grec, le promeneur du Luxembourg joue à saute-mouton. Entre Paris et Athènes, la vie et la fiction, hier et aujourd'hui...

A chacun son triangle magique. Pas d'avenue Montaigne ni de boutique Dior chez Alexakis, mais le jardin du Luxembourg et ses 3 400 arbres. C'est à deux encablures de là, dans un charmant hôtel de la rue Madame, que son narrateur - clone du romancier grec à la pipe -, provisoirement doté de béquilles, a dû en effet se réfugier, incapable de gravir les cinq étages qui mènent à son studio. Un "exil" et un handicap qui nourrissent avec bonheur le quinzième roman de Vassilis Alexakis, L'Enfant grec.

Depuis sa sortie d'hôpital, le romancier a changé de rythme et aiguisé ses sens. A la faveur de ses petits pas, son univers, quoique restreint, lui apparaît dans toute sa finesse. Outre la flore du jardin du Luxembourg, c'est sa "faune" qui divertit le promeneur solitaire : les joueurs de basket et de tennis, M. Jean, ancien bibliothécaire du Sénat, véritable encyclopédie vivante ("les rares instants où il se tait, j'ai l'impression qu'il tourne une page"), Marie-Paule, l'aimable dame pipi, Ricardo le clochard érudit et cabotin, et, bien sûr, Odile et son théâtre de Guignol, dont les marionnettes sortent tout droit des "Classiques illustrés" qui bercèrent l'enfance du Grec de Callithéa.

D'Artagnan, Cyrano, Robinson, Tarzan, Long John Silver, Oliver Twist, Jean Valjean, Michel Strogoff..., tous convoqués dans un maelström des plus poétique, peuplent eux aussi les rêveries du narrateur. Qui, en prince du mensonge - l'essence même de l'écriture - mêle l'imaginaire et le tangible, pour traiter de la mémoire et de l'oubli, du mouvement et de l'immobilité, de la vie et du roman, mais aussi de la crise grecque, source de lucides digressions. Sans oublier l'auteur lui-même, brocardé ici avec toute la malice d'un briscard des lettres de plus en plus juvénile.

La crise grecque selon Vassilis: bref florilège

L'Histoire

"Les Grecs se sont endettés comme s'ils étaient convaincus que la fin des temps était proche... L'idée que la promotion sociale ne s'obtient pas par le travail mais plutôt par les relations est un legs de la période ottomane, où effectivement les postes étaient distribués selon le bon plaisir du sultan..."

Les riches

"Ils ne paient naturellement pas d'impôts..."

L'Eglise

"Aucun gouvernement n'ose toucher à la fortune de l'Eglise : la Grèce fait la manche au pied d'une montagne d'argent."

L'Europe

"Notre adhésion nous a fait croire que la Grèce avait changé... Dans les îles, les pêcheurs ne pêchaient plus, ils discutaient dans les cafés de leurs placements boursiers. Nos leaders politiques, qui avaient le devoir de nous aider à nous ressaisir, ont fait le contraire, ils ont encouragé nos illusions."

Les JO

"Nous avons atteint le comble de la mégalomanie en accueillant les JO, qui ont alourdi notre dette d'une quinzaine de milliards d'euros..."

 

Journal La Tribune

Dette grecque : rien ne sert de courir, tant que l'argent revient

Le FMI, qui ne compte pas que des membres européens, souhaite revoir ses deniers, et est prêt pour cela à accorder un délai supplémentaire à la Grèce. La zone euro, très réticente à l'octroi de ce délai, semble revoir peu à peu sa position.

Tout vient à point à qui sait attendre. C'est ce qu'à voulu signifier le FMI à ses partenaires de la Troïka. Jeudi, l'institution de Washington a jeté un pavé dans la marre en estimant que la Grèce avait "de bons arguments pour accorder un délai supplémentaire à Athènes."

Les membres non européens du FMI veulent revoir leur argent

Le fonds a fait un calcul simple. Mieux vaut prendre son temps et revoir son argent que se précipiter et ne jamais le revoir. C'est en substance ce qu'a dit un diplomate européen pour expliquer le positionnement du FMI : "la différence fondamentale entre le FMI et les Européens, c'est que le FMI veut être remboursé."

Au FMI, institution internationale qui ne compte pas que des membres européens, un certain agacement s'est fait jour devant l'ampleur des fonds alloués à la zone euro. "Trop d'importance a été accordée à des facteurs politiques au détriment d'éléments économiques", s'est irrité le représentant indien au conseil d'administration du Fonds, Arvind Virmani.

La zone euro semble céder mais reste prudente

A son arrivée à Nicosie pour le sommet de l'Eurogroupe, la ministre des Finances de l'Autriche, pays habituellement sévère à l'encontre de la Grèce, n'a pas rejeté la proposition du FMI. C'est même plutôt le contraire. "La Grèce a présenté un budget ambitieux. Nous allons lui donner le temps dont elle a besoin, mais probablement pas plus d'argent", a-t-elle déclaré. Le mot est lâché.

Mais son homologue néerlandais, Jan Kees de Jager, s'est montré plus prudent. "Si le déficit est dans une certaine mesure pire qu'attendu en raison d'une mauvaise passe économique temporaire, il pourra y avoir plus de temps, mais il n'y aura pas d'argent supplémentaire," a expliqué le ministre des Finances néerlandais, qui conditionne l'octroi d'un délai à la bonne mise en place des mesures réclamées à Athènes par la Troïka.

Interrogé jeudi à ce sujet lors de sa visite à Athènes, le ministre français de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici avait botté en touche en réclamant dans un premier temps à Athènes de faire preuve de détermination pour que les efforts demandés soient effectivement effectués.

Athènes toujours sous pression

Pour l'heure, la Grèce est toujours sous pression de ses principaux créanciers, la BCE, le FMI et l'Union européenne, pour réaliser plus de 11,5 milliards d'euros d'économies. De ces efforts dépend le rapport de la Troïka, puis le versement d'une tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros, vitale pour le pays, dont les prochaines échéances de remboursement sont prévues pour le mois de novembre.

Romain Renier

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Dernière modification : vendredi 14 septembre 2012