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J-16/04/2013

 

16 avril 2013

Journal Le Monde (daté du 17/04/2013)

Journal Le Monde

La troïka salue les efforts de la Grèce, de nouveaux prêts en vue

La Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux sont tombés d'accord sur la poursuite par le pays de ses efforts de redressement. Le déblocage de deux nouvelles tranches d'aide, d'un montant total de 8,8 milliards d'euros est attendu. | AFP/LOUISA GOULIAMAKI

L'horizon s'éclaircit pour Athènes. Les créanciers internationaux de la Grèce ont adressé, lundi 15 avril, un satisfecit à Athènes, ouvrant ainsi la voie au versement de nouvelles tranches d'aide, d'un montant total de 8,8 milliards d'euros.

En discussions depuis mars, la Grèce et la "troïka" – Commission européenne, Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI) –, ont en effet conclu un "accord avec les autorités sur les mesures économiques et budgétaires nécessaires pour assurer que reste sur les rails le programme" de redressement économique dicté au pays, en échange de sa mise sous perfusion financière.

LE "TABOU POLITIQUE" DES LICENCIEMENTS

Jusqu'ici, les tractations entre les deux parties butaient, entre autres, sur la réduction des effectifs de la fonction publique réclamée par les créanciers. Selon les médias, Athènes a finalement accepté la suppression de 4 000 emplois d'ici à la fin de l'année, dont ceux de plus de 2 000 fonctionnaires condamnés pour corruption ou faisant l'objet de sanctions disciplinaires, et de 11 000 autres en 2014. Une décision dont s'est félicité Poul Thomsen, représentant en chef du FMI lors des missions d'évaluation de la troïka : "Je suis toujours étonné (...) par le tabou politique que constitue le licenciement de personnes dont les performances sont insuffisantes."

La troïka a également convaincu Athènes de geler son plan de fusion de la National Bank et d'Eurobank, respectivement première et troisième banques du pays, de crainte que le nouvel ensemble créé par ce rapprochement ne soit trop gros pour pouvoir être vendu à des acteurs privés. Dans son communiqué, la troïka juge ainsi que la recapitalisation en cours du secteur bancaire grec "approche de sa conclusion".

"MAINTENANT, LA GRÈCE EST À L'ABRI"

Le feu vert obtenu, Athènes attend désormais le versement de la tranche de 2,8 milliards d'euros de prêts, qui "peut être convenu rapidement par les membres de la zone euro", selon la troïka. Le pays compte également sur un prochain versement de 6 milliards d'euros, sur lequel les créanciers internationaux ont prévu de se prononcer à ce sujet en mai.

"Il y a encore peu de temps, la Grèce montrait le mauvais exemple, a déclaré à la télévision le premier ministre, Antonis Samaras. Maintenant, la Grèce est à l'abri et ce sont d'autres pays qui ont des problèmes [dans la zone euro]."

Loin d'être aussi optimiste, la troïka confirme toutefois être disposée à envisager "de nouvelles initiatives et assistances" pour accélérer la réduction du poids de la dette, dès que la Grèce sera en situation d'excédent primaire – objectif que le ministre des finances, Yannis Stournaras, compte atteindre cette année, soit un an plus tôt que prévu par les créanciers. De son côté, la troïka doit mener sa prochaine mission en juin, alors qu'Athènes aura mis en œuvre ses premières privatisations d'ampleur.

Journal Les Echos

Journal Les Echos

Journal Le Figaro

Journal International Herald Tribune

Journal International Herald Tribune

Journal La Tribune

Journal La Croix

Journal Le Parisien

Grèce : l'île d'Aristote Onassis cédée à une richissime Russe

L'île de Skorpios, où son grand-père avait épousé Jackie Kennedy en 1968, a été vendue par la petite fille d'Aristote Onassis à la fille d'un milliardaire russe.

C'est désormais une Russe qui va goûter à ce petit paradis de la mer ionienne : l'île de Skorpios où l'armateur Aristote Onassis a vécu une partie de son idylle avec Maria Callas. En 1968, il y avait épousé Jackie Kennedy. Il est enterré sur cette île, qu'il avait acquise en 1962, ainsi que deux de ses enfants Alexandre et Christina.

Mais la fille de cette dernière Athina Onassis Roussel, dernière descendante vivante de l'armateur, a a priori décidé de se séparer de cette propriété.

En est propriétaire, Ekaterina Rybolovleva, la fille aînée du milliardaire Russe, Dmitri Rybolovlev qui préside le conseil d'administration du club de foot de l'AS Monaco. Le montant de la transaction, évaluée la semaine dernière par la presse grecque à 100 millions d'euros, n'a pas été confirmé.

Le maire de l'île de Méganisi, dont dépend Skorpios, avait indiqué vendredi qu'Athina Onassis négociait pour louer les lieux «probablement à des Russes». Cette jeune femme de 28 ans, qui a grandit en Suisse, ne s'est jamais enracinée en Grèce. Elle souhaitait depuis longtemps se débarrasser de l'île, à l'entretien très onéreux. Vivant au Brésil, mariée au cavalier brésilien Alvaro Alfonso de Miranda Neto, Athina «n'est pas venue depuis des années sur l'île», où sa dernière visite publique remonte à 2004, avait précisé le maire. Toutefois, il avait déclaré qu'il ne s'agissait là que d'un bail à long terme et non à perpétuité. L'armateur aurait interdit la vente de la chapelle dans laquelle se trouvent les tombeaux de la famille, selon un média allemand.

Un investissement financier à long terme

Ekaterina Rybolovleva, 24 ans, considère les îles de Skorpios et de Sparti, qu'elle vient d'acquérir comme «un investissement financier à long terme» et compte développer leurs infrastructures «à l'aide de technologies respectueuses de l'environnement», selon le communiqué. Son père, Dmitri Rybolovlev, est à la tête d'une fortune estimée par le magazine Forbes à 9,1 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros), ce qui fait de lui, à 46 ans, la 119e fortune mondiale.

Cette homme d'affaires a notamment fait fortune en orchestrant l'expansion d'Uralkali, un groupe minier spécialisé dans la potasse -minéral utilisé pour les engrais agricoles- devenu l'un des deux géants mondiaux du secteur. Il détient aussi une participation de 5,01% dans la première banque de Chypre, Bank of Cyprus, qui doit être recapitalisée dans le cadre de la restructuration du système bancaire de l'île exigée par ses bailleurs de fonds internationaux.

Le milliardaire russe avait racheté une villa à Donald Trump

Dmitry Rybolovlev s'est également illustré par ses coûteux investissements immobiliers. Selon Forbes, il a notamment acheté une villa en Floride (Etats-Unis) au milliardaire Donald Trump pour 95 millions de dollars (73 M€), un loft à Monaco pour 300 millions de dollars (225 M€) et une maison à Hawaï à l'acteur Will Smith. Il a, selon la presse américaine, acquis en 2008, pour sa fille, un appartement pour près de 90 millions de dollars (67 M€) à New-York, à l'ouest de Central Park.

A l'image d'Athina Onassis, d'autres propriétaires d'îles privées grecques tentent actuellement de céder îles et îlots face à la crise économique frappant le pays. Les médias grecs ont récemment évoqué la vente de plusieurs îlots proches de Skorpios à l'émir du Qatar, Hamad ben Khalifa Al Thani, propriétaire notamment du club de foot du Paris SG. L'Etat grec, surendetté, entend aussi exploiter ces atouts naturels, mais seulement en les louant à long terme.

Journal L'Humanité

Une nouvelle tête au KKE pour la même politique ?

Le parti communiste de Grèce vient d’achever son 19e Congrès et il a choisi un nouveau secrétaire national, Dimitri Koutsoumbas.

C’est dans la nuit du 13 au 14 avril que la nouvelle est tombée. À l’issue du 19e Congrès du KKE (parti communiste de Grèce), qui s’est tenu à Athènes du 11 au 14 avril, Aleka Papariga, la secrétaire nationale, a passé la main après vingt-deux ans à ce poste. Le nouveau secrétaire général, Dimitri Koutsoumbas, cinquante-deux ans, est membre du parti depuis 1974. Il a été à la tête de son département des relations internationales et il a dirigé le journal du parti, Rizospastis, considéré comme l’organe officiel. Cet économiste est considéré comme appartenant à la branche dure du parti.

La contestation bouillonne contre la politique d’austérité négociée avec l’UE et le FMI, qui ne fait que renforcer la récession. Elle est principalement menée par le KKE et Syriza, la coalition de la gauche radicale, que dirige Alexis Tsipras. Malgré d’importants mouvements sociaux, depuis 2010, et des luttes communes, la gauche ne parvient pas à conquérir le pouvoir. Elle échoue principalement à cause de ses divisions. Ce point a d’ailleurs suscité des débats en amont du congrès, selon ce qu’ont indiqué, à l’Humanité, différentes sources internes au KKE. Ces débats ont aussi eu lieu au sein des médias du KKE et dans les organisations satellites.

Lors des élections, en juin dernier, le KKE n’a obtenu que 4,5 % des voix, bien moins que le score récolté aux élections de mai (8,5 %). À l’inverse, son principal rival au sein de la gauche, Syriza, s’est renforcé, atteignant 26,9 % des voix en juin, plus de dix points de plus qu’en mai. Aujourd’hui, les sondages donnent Syriza pratiquement à égalité avec le parti conservateur ND, voire quelques points au-dessus. L’ensemble des déclarations et des textes programmatiques discutés lors du congrès du KKE ne laisse pas entrevoir de changement stratégique.

Fabien Perrier

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Dernière modification : mardi 16 avril 2013