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J-13/02/2013

 

13 février 2013

Journal Les Echos

François Hollande en déplacement en Grèce la semaine prochaine

Le président français profitera de cette visite pour rencontrer le président grec et son Premier ministre.

Le président François Hollande se rendra en Grèce le 19 février à l'invitation du Premier ministre Antonis Samaras, a annoncé l'Elysée mardi dans un communiqué .

« A cette occasion, il s'entretiendra avec le président de la République hellénique Karolos Papoulias ainsi qu'avec le Premier ministre » grec, a précisé la présidence française.

Venue « en éclaireur » à Athènes le 1er février, la ministre déléguée aux Français de l'étranger, Hélène Conway-Mouret, avait indiqué que le déplacement de François Hollande avait notamment pour objectif d'encourager les difficiles réformes en cours et la relance dans ce pays.

Comme l'Allemagne et tous les pays de la zone euro, la France joue une double partition en Grèce. Elle est à la fois partie prenante de la « troïka » (FMI-BCE-UE) qui a imposé des réformes radicales à ce pays pour assainir son économie, et membre de la « Task Force européenne » chargée d'aider le pays à moderniser sa fonction publique et mener des réformes structurelles.

SOURCE AFP

Journal Le Monde

Journal La Croix

Journal Les Echos

Journal Le Figaro

Journal La Voix du Nord

L'éternité plus un an pour le maître du cinéma grec

LA POUSSIÈRE DU TEMPS. Théo Angelopoulos est décédé au Pirée, le 24 janvier 2012, quelques heures après avoir été fauché par un motard sur le tournage de son quinzième long métrage. Il avait 76 ans.

C'est l'événement cinéphile de la semaine ! La sortie française, un an après la disparition de cet immense cinéaste, de La Poussière du temps découvert au festival de Berlin en février 2008.

Le marché est ainsi fait qu'il vaut mieux, de nos jours, s'appeler Frédéric Beigbeder que Théo Angelopoulos pour sortir un film en salles. La France restait le seul pays européen où ce film n'avait pas été exploité sur grand écran.

Les crises du siècle

L'auteur de L'Éternité et un jour, palme d'or du festival de Cannes 1998, considérait cet opus comme le second volet d'une trilogie consacrée aux « rêves brisés et aux crises du siècle » par le prisme d'histoires d'amour. Le premier titre, Éléni , conçu en 2002, parcourait le siècle du début des années vingt à la fin des années quarante. Le dernier, L'Autre mer, devait être consacré à la faillite de son pays. Entre deux, La Poussière du temps qu'on s'empressera d'aller voir aujourd'hui.

Un voyage à travers le monde du XXe siècle, travail de mémoire sur l'Histoire, élégie sur la destinée humaine et l'absolu de l'amour... Que seule vient troubler la poussière du temps.

L'exode, la forme extrême du voyage, l'un des thèmes de prédilection de ce cinéaste. Ne déclara-t-il pas en novembre 1988, lors de la sortie de Paysage dans le brouillard : « Le voyage est pour moi la seule façon de me découvrir moi-même. Depuis L'Odyssée, la plupart des voyages sont des initiations. Comme dit Borges : N'oubliez pas que tout ce que vous allez lire, c'est un voyage autour de ma chambre. Moi, tout ce que j'ai appris, je l'ai appris par des voyages à l'intérieur de la Grèce. Tourner un film est aussi une façon de voyager à l'intérieur de moi-même.

J'ai parfois l'impression d'être dans une prison et de n'avoir filmé que pour essayer d'en sortir. Sans succès. Le jour où j'en serai sorti, je ne tournerai plus. » Heureusement, il tourna encore et encore, presque six films, jusqu'à cet accident absurde qui lui coûta la vie l'an dernier.

Contemplatif, méditatif

Théo Angelopoulos est à l'origine de la renaissance du cinéma grec. En 1967, à l'aube du sinistre régime des colonels, il tourne ses premiers courts métrage. À leur chute, en 1974, il s'apprête à sortir Le Voyage des comédiens, généralement considéré comme son chef-d'oeuvre.

Son oeuvre, volontiers contemplatif, méditatif, tout empreint de mélancolie - Aristote ne disait-il pas que la mélancolie est la source de la création - fait la part belle à l'histoire, aux guerres civiles, à l'exil, à l'immigration.

Théo Angelopoulos tournait l'hiver, là où le gris - la couleur la plus poétique selon lui - se déclinait en nuances infinies. Sous la neige et sous la pluie, s'épanouissait son style fait d'épure et d'ellipses. Il disait essayer de « faire de la lenteur une sorte de pause musicale entre deux scènes ».

Il avait une manière hors du commun de construire ses plans, un style monumental qui caractérise les maîtres du septième art (Welles, Kurosawa, Fellini, Kubrick, Cimino, le Kusturica des débuts). Pour lui, les comédiens brisaient ces murs qui sont autant d'atteintes à la liberté. Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni, Michel Piccoli et Serge Reggiani, Harvey Keitel et Bruno Ganz, Erland Josephson et Gian Maria Volonte vinrent à sa rencontre. Comme ils l'auraient fait pour Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni.

L'Autre mer, son dernier regard sur la crise grecque et la banqueroute de l'Europe (« un rêve qui s'est effondré très rapidement »), dont il venait de démarrer le tournage, ne verra jamais le jour. Raison de plus de ne pas manquer La Poussière du temps, qui sort aujourd'hui dans une trentaine de salles dont six à Paris. 

PAROLES DE RÉALISATEUR

« L'Histoire n'est pas sur l'avant-scène mais elle ne cesse d'influencer la vie des gens. Quelqu'un, dans un débat en Pologne, m'a demandé si on était sujet ou objet de l'Histoire. Autrefois, dans notre jeunesse, on aurait dit qu'on était sujet de l'Histoire, que nous faisions l'Histoire. Après tout ce qui s'est passé, je ne sais plus. J'ai l'impression qu'on essaie d'être sujet de l'Histoire mais que finalement, on en est l'objet... » « De plus en plus, je pense que l'Histoire ne se fait pas dans un seul pays. C'est l'histoire du monde qui nous influence tous. On vit dans le monde. La chute du mur de Berlin a eu un effet sur tous et a fait naître un espoir. Je me souviens d'avoir vu pleurer des amis qui croyaient qu'il y avait là une possibilité d'ouverture incroyable. Ce ne fut pas le cas. On a tous pensé qu'il y avait éventuellement une voie nouvelle mais cette illusion s'est effondrée dix ans plus tard avec l'écroulement du World Trade Center... » « C'est un film sur les frontières. En 1974, en URSS, il y a eu pour certains groupes - les Juifs, les communistes italiens, grecs ou espagnols - la possibilité de sortir du pays. Il y eut même, à cette époque, des camps en Italie et en Autriche où ils étaient regroupés avant de rejoindre leur destination. Parmi les Juifs, certains voulaient se rendre en Israël et d'autres aux États-Unis. Cet exode m'intéressait particulièrement... » Extraits du dossier de presse et d'un entretien réalisé en 2008.

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Dernière modification : mercredi 13 février 2013