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J-18/07/2013

 

 

18 juillet 2013

Journal International Herald Tribune

Journal Le Figaro

Magazine L'Humanité dimanche

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Journal du dimanche

L’Etat grec se met à la diète

Le parlement grec a voté tôt jeudi matin un projet de loi réformant la fiscalité et la fonction publique, après une semaine de manifestations et à quelques heures de la visite à Athènes du ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble, principal prescripteur des mesures d'austérité.

C’est un projet de loi controversé qui a été voté jeudi par le parlement grec. Le texte réformant la fiscalité et la fonction publique, a été adopté par 153 voix sur 300, ce qui permettra au pays de sécuriser le versement d'une partie d'une nouvelle tranche d'aide internationale de 6,8 milliards d'euros approuvée récemment par la zone euro et le Fonds monétaire international. UE et FMI demandaient depuis longtemps une réduction de la taille de la fonction publique grecque.

Le plan de mutation des fonctionnaires affecte pour l'instant des officiers de police municipale, des enseignants, des gardiens d'école, qui devront travailler huit mois avec un salaire réduit avant d'accepter une nouvelle proposition, ou seront forcés de quitter la fonction publique s'ils refusent leur mutation. 4.200 d'entre eux doivent être redéployés d'ici à la fin juillet.

"Sacrifice humain" pour Tsipras

Le leader de l'opposition de gauche radicale Alexis Tsipras a qualifié ce plan de "sacrifice humain" et de "désastre", tandis que le Premier ministre conservateur Antonis Samaras l'a défendu en promettant des "jours meilleurs" aux Grecs, après avoir réussi à négocier un abaissement de 10 points de la TVA sur la restauration, avec la troïka des créanciers du pays.

Le projet de loi comporte d'ailleurs aussi un nouveau code des impôts, qui simplifie la "mosaïque d'arrangements" fondés sur un code datant de 60 ans qui prévalait auparavant, a indiqué le secrétaire d'Etat aux Finances George Mavraganis. Dans ce cadre, le 1er août, la TVA sur la restauration va être abaissée à 13% contre 23% depuis plus d'un an. Une mesure qui était ardemment souhaitée par la profession, de nature à soutenir l'activité dans un pays tourné vers le tourisme.

La mesure est provisoire et à l'essai, a-t-il prévenu. "Si l'évasion fiscale continue, et si rien ne se passe (sur les prix dans les restaurants, NDLR), la TVA sera remontée à 23%" a-t-il averti. Selon la police, quelque 4.000 personnes ont encore manifesté mercredi devant le Parlement à Athènes contre le plan de redéploiement de la fonction publique, après le défilé de plus de 15.000 personnes mardi.

Mercredi, la mobilisation a pris la forme d'un vaste sit-in, devant le Parlement, des employés municipaux menacés de mise en disponibilité immédiate. Gilets orange des gardiens d'école et uniformes kaki des policiers municipaux se mêlaient depuis le début de la matinée sur la place Syntagma fermée à la circulation. L'occupation s'est poursuivie jusqu'au vote.

Une visite sous haute tension

Dans ce contexte, la visite jeudi du ministre allemand des Finances Wolfgang Schauble pourrait s'avérer délicate, l'Allemagne étant perçue par nombre de Grecs comme étant le principal prescripteur des mesures d'austérité imposées à la Grèce.  Toutes les manifestations et rassemblements en extérieur ont été interdits par la police dans une immense zone du centre-ville de la capitale, dont le Parlement, et le quartier autour de l'ambassade d'Allemagne.

Après la visite, ponctuée de grosses manifestations, de la chancelière Angela Merkel en 2012, Wolfgang Schaüble n'arrive néanmoins pas les mains vides. Il devrait annoncer, selon le journal Handelsblatt, la mise à disposition de 100 millions d'euros à un nouveau fonds de soutien aux PME grecques engluée dans les six ans de récession.

G.D.

Journal La Tribune

La fonction publique grecque mise au régime sec avant la visite de Wolfgang Schaüble

Le parlement grec a voté tôt jeudi matin un projet de loi controversé réformant la fiscalité et la fonction publique, après une semaine de manifestations et à quelques heures de la visite à Athènes du ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble. Pour redorer l'image de Berlin, il doit ramener dans ses valises une enveloppe de 100 millions d'euros à destination des PME grecques.

Les importantes manifestations tout au long de la semaine n'y auront rien fait. Le parlement grec a voté jeudi matin un projet de loi du gouvernement Samaras visant à réduire le poids de la fonction publique sous la pression du FMI. Adopté à une courte majorité, le texte permettra au pays de sécuriser le versement d'une nouvelle tranche d'aide de 6,8 milliards d'euros par la Troïka.

Réduction des salaires avant renvoi définitif

Au total, ce plan d'allègement de la fonction publique doit concerner 4.200 personnes dont des officiers de police municipale, des enseignants ou encore des gardiens d'école qui devront travailler les huit prochains mois avec un salaire réduit avant d'accepter une nouvelle proposition de contrat. En cas de refus de cette nouvelle proposition, ils devront quitter la fonction publique. Un "sacrifice humain" et un "désastre" pour Antonis Tsipras, le leader de l'opposition à gauche. De quoi espérer des "jours meilleurs" a pour sa part promis Antonis Samaras.

Baisse de la TVA, une bien maigre compensation

Pour faire passer la pillule, le gouvernement grec a négocié avec la Troïka un abaissement de dix points de la TVA de 23% à 13%. Une mesure censée accélérer la baisse des prix dans le pays pour soulager les consommateurs grecs et doper un peu les dépenses des touristes. Pas de quoi s'emballer toutefois. Car cette baisse de dix points ne viendra en aucun cas compenser la dégringolade du niveau des salaires qui ont chuté de 25% en moyenne rien qu'en 2011 d'après l'OCDE, et qui s'aditionne à l'explosion du nombre de chômeurs à 27% de la population active. Alors que les prix n'ont presque pas baissé. Et si le pays ne fait pas d'effort en matière de lutte contre l'évasion fiscale, le taux de TVA sera remonté à 23%.

Wolfgang Schaüble veut jouer les M. PME

L'aigreur devrait donc largement se faire ressentir à l'occasion de la visite du ministre des Finances allemands Wolfgang Schaüble à Athènes ce jeudi. Les Grecs considèrent en effet majoritairement que l'Allemagne est le principal prescripteur des mesures qui leur sont imposées par la Troïka. Le ministre allemand, tenant de la rigueur, n'arrive toutefois pas les mains vides. Il espère en effet redorer un peu le blason de l'Allemagne, après la visite sous haute tension de la chancelière allemande en 2012, en apportant dans ses valises une enveloppe de 100 millions d'euros à destination des PME grecques. Il s'est par ailleurs défendu d'être l'instance suprême de la Troïka... avant de prévenir : "en 2014, nous allons voir si la Grèce a besoin de nouvelles aides, alors nous allons discuter d'un programme supplémentaire". Reste à voir s'il voulait dire que de nouveaux sacrifices sont à prévoir pour les Grecs.

Romain Renier

Journal La Croix

Grèce: les prescriptions du docteur Wolfgang Schaüble

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, principal prescripteur des mesures d’austérité, effectue ce jeudi 18 juillet à Athènes sa première visite depuis le début de la crise.

Athènes s’est transformée en camp retranché pour ce déplacement sous haute sécurité: les stations de métro du centre-ville ont été fermées pour la journée, la circulation bloquée sur le passage du cortège et les manifestations ont été interdites pour la journée dans un large périmètre comprenant les principales ambassades et le parlement.  Après une semaine de manifestations, le Parlement grec a voté, au début de la journée, un projet de loi controversé réformant la fiscalité et la fonction publique.

L’homme fort de la première économie européenne veut donner aux Grecs  « un signe d’encouragement » en annonçant la mise à disposition de 100 millions d’euros à un nouveau fonds de soutien aux PME grecques. « C’est, a-t-il expliqué, la veille de sa visite,  le signe que nous soutenons la Grèce sur son chemin difficile, que nous avons confiance dans ce que la Grèce est en train de faire, et que de l’autre côté nous insistons pour que le pays continue de mettre en œuvre les réformes décidées« .

Le ministre allemand, qui avait qualifié la Grèce de « puits sans fond » l’an dernier, a mis de l’eau dans son vin et ne perd pas une occasion d’exprimer son respect devant les efforts du pays. A quelques semaines des élections du 22 septembre, cette visite, précédée de celle du ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle début juillet, vise en même temps à montrer aux électeurs allemands que la stratégie d’austérité dude leur gouvernement pour la Grèce et la zone Euro est la bonne.

 La presse grecque ne semble pas convaincue.

« M. Schäuble, voilà votre travail« ,titre le quotidien de gauche Eleftherotipia au dessus d’un graphique rappelant les plaies économiques de la Grèce (chômage record, production industrielle en berne). Critique, le quotidien explique que malgré les memorandums, la dette publique du pays sur la période 2009-2013 est passée de 130% à 175% du PIB, que les investissements ont chuté de 50%, et que le salaire minimum a diminué de 20%.

« Schäuble vient avec un cadeau pour la Grèce … et pour Merkel« , explique Ta Nea à ses lecteurs.

Pour le journal en ligne de centre-gauche To Vima, cette visite n’apporte rien et ne constitue qu’une nouvelle atteinte à la démocratie :

« Selon certaines informations qui circulent dans les milieux bien informés en Allemagne, Schäuble vient féliciter le gouvernement grec pour le ‘travail effectué’ ! En d’autres termes, Schäuble vient montrer combien le ‘succès’ en Grèce et le ‘calme’ dans la zone euro sont utiles pour la campagne électorale allemande. Deux notions pourtant inexistantes. … Schäuble a besoin d’un show, notre gouvernement lui fournit la scène nécessaire. Rien ne changera avec sa visite. La seule nouveauté, c’est que pour recevoir nos ‘amis’ allemands, Athènes a désormais inscrit l’interdiction de manifester sur la liste des mesures antidémocratiques. »

François d’Alençon

 

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Dernière modification : 18/07/2013