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J-07/06/2013

 

 

07 juin 2013

Journal International Herald Tribune

Journal Le Figaro

Journal Les Echos

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Journal La Tribune

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Journal Libération

Journal Le Monde

Bruxelles sommée de s'expliquer sur sa gestion de la crise grecque

Vivement attaquée par la presse, jeudi 6 juin, pour sa gestion de la crise grecque, la Commission européenne a difficilement répondu aux critiques formulées contre elle dans un rapport confidentiel du Fonds monétaire international (FMI), dévoilé quelques heures plus tôt.

Ce texte met en cause "l'impréparation" de Bruxelles et son refus, entre autres, de restructurer rapidement la dette de la Grèce. Voyant que des éléments du rapport avaient fuité, c'est le FMI qui a pris la décision de le publier. Ses conclusions évoquent des erreurs d'analyse et de prévision, ainsi qu'une mauvaise appréhension des effets de la cure d'austérité imposée à la Grèce.

Il sous-entend clairement que la Commission a préféré satisfaire les desiderata de certains pays de la zone euro plutôt que de sauver la Grèce en limitant les dégâts. Résultat, la récession devrait être plus grave que prévu en 2013 et se poursuivre en 2014.

"La Commission ne partage pas certaines conclusions de ce rapport, qui a été rédigé par des membres du FMI mais n'est pas officiel puisqu'il n'a pas été approuvé par son comité directeur", a précisé Simon O'Connor, le porte-parole d'Olli Rehn, commissaire aux affaires économiques et monétaires. Bruxelles est "tout à fait en désaccord" avec les critiques concernant le délai dans lequel s'est faite la restructuration de la dette, et l'insuffisance des réformes structurelles. "C'est infondé, erroné", a jugé M. O'Connor.

La Commission conteste également avoir fait preuve d'inexpérience et d'un manque d'expertise. Elle estime, au contraire, avoir fait au mieux pour éviter un défaut de la Grèce et "les conséquences épouvantables" que celui-ci aurait entraînées, "pas seulement pour la zone euro".

"DES SPÉCULATIONS NOCIVES"

"Aucune autocritique, donc ?" a lancé un journaliste britannique. "Dans un monde idéal, nous aurions pu agir différemment, mais les circonstances étaient celles-là. Nous avons fait de notre mieux face à une situation d'urgence", a répondu le porte-parole de la Commission, qui a cependant admis que l'état de l'économie grecque s'était révélé pire que prévu.

La faute, d'après lui, à "des spéculations nocives sur une possible sortie de la Grèce de la zone euro, ce qui a nui aux efforts de privatisation des entreprises publiques". Autres circonstances aggravantes, "un environnement instable, la situation politique, des problèmes de mise en œuvre des décisions en 2010 et 2011".

Lire: 2014, l'année de tous les espoirs pour la Grèce

Au passage, la Commission souligne que les Etats membres n'ont pas formulé d'objection à son action et que le Parlement européen a été régulièrement informé des décisions prises.

Dans un difficile effort de contre-argumentation, le porte-parole de M. Rehn s'est lui efforcé de mettre en évidence les points les plus positifs : la Grèce disposerait désormais de bases plus solides en matière d'emploi et de compétitivité, et son économie retrouverait du dynamisme.

"IL FAUT VRAIMENT RECONNAÎTRE LES EFFORTS ENTREPRIS"

La confiance des acteurs économiques n'aurait d'ailleurs jamais été aussi élevée depuis cinq ans. La Commission promet désormais son propre rapport d'évaluation, au-delà des analyses trimestrielles qu'elle consacre à la Grèce et à d'autres pays sous surveillance.

Quant à savoir si la "troïka" (BCE, FMI, Commission européenne) pourra encore travailler sur le dossier grec compte tenu de la défiance dont elle fait l'objet, M. O'Connor botte en touche : "Nous avons des relations très constructives, mais nous suivons une courbe d'apprentissage."

De son côté, le président de la BCE, Mario Draghi, a tenté jeudi de porter un message positif pour apaiser la querelle. "La Grèce s'est attelée à un ajustement formidable (...), il faut vraiment reconnaître les efforts entrepris et les résultats obtenus."

L'Italien, dont l'institution est membre de la troïka, a mis en garde contre la tentation de porter des jugements ex post. "On oublie qu'il y a quatre ou cinq ans, quand on débattait de ce qu'il fallait faire pour la Grèce, le climat était détestable", a-t-il rappelé, invitant à regarder en avant plutôt que de se pencher sur le passé.

Jean-Pierre Stroobants

Samaras assure avoir "corrigé" des erreurs du FMI

Le premier ministre grec Antonis Samaras a assuré jeudi que son gouvernement avait déjà entrepris depuis l'année dernière de "corrig[er]" les "erreurs" du Fonds monétaire international (FMI).

"Je soulignais et, de fait, critiquais depuis le début ce que le FMI a lui-même appelé des erreurs. Et nous corrigeons ces erreurs depuis l'année dernière", a-t-il déclaré à la presse. Selon lui, la Grèce est maintenant sur la bonne voie car "plus personne ne parle d'une sortie de la Grèce" de la zone euro.

 

Journal L'Humanité

Un altersommet en Grèce pour une riposte coordonnée

Athènes, envoyé spécial. Ce vendredi a débuté à Athènes une réunion rassemblant des associations, des ONG et des partis de gauche, qui entendent peser ensemble pour refonder une Europe qui s’enlise dans les sables mouvants de l’austérité.

Alors que, depuis 2010, la Grèce est le premier pays dans lequel sont appliqués les super-plans d’austérité, c’est dans sa capitale, Athènes que se tient, à partir d’aujourd’hui, l’altersommet. « Le principal objectif commun est de modifier le rapport de forces ensemble. Nous sommes là pour trouver des chemins qui nous permettent d’y parvenir dans un moment où l’austérité détruit des sociétés et où la démocratie est démantelée », explique à l’Humanité Élisabeth Gautier, responsable de Transform et qui a activement contribué à la création de ce rendez-vous.

«Nous», ce sont plus de 150 organisations, syndicats, ONG, réseaux… issus de tous les pays de l’Union européenne, ou bientôt membres. «Nous», ce sont aussi tous ceux conscients de la nécessité de changer les politiques européennes, qui le clament dans leur pays, depuis longtemps, mais souvent de façon isolée. «Il y a donc urgence à ce que ceux qui veulent une autre Europe se mobilisent, s’expriment et fassent tout le possible pour imposer leurs idées», poursuit Élisabeth Gautier. Et ces alternatives sur la table des discussions sont, de surcroît, partagées par les associations membres de ce réseau. Toutes ont, d’ailleurs, signé un appel qui dénonce les politiques, et leurs conséquences, imposées par des dirigeants européens « dans le déni de réalité».

Le taux de chômage est passé de 9 % à 26,8 %

Les Grecs en savent quelque chose. Entre mars 2009 et mars 2013, le taux de chômage officiel est passé de 9% à 26,8% selon les chiffres annoncés hier par Elstat, l’office grec des statistiques. Sans abandonner le terrain de la rue, ni les grèves, ils développent d’ailleurs des actions de solidarité, coordonnées notamment dans le réseau Solidarité pour tous, qui ressemblent de près à l’expérimentation d’alternatives (par exemple création de dispensaires sociaux où œuvrent des bénévoles pour faire face à la privatisation du système de santé, cours du soir gratuits pour les élèves en difficulté…).

Telle est, sans doute, l’une des premières nouveautés de cet altersommet. «Nous voulons innover en matière de coopération et d’action ; nous avons une responsabilité énorme», explique la responsable de Transform. Ces actions seront notamment peaufinées lors d’ateliers qui débuteront dès le premier jour, après l’assemblée féministe. Les réseaux de luttes aborderont ainsi les thèmes de la santé, l’éducation, des migrations, du droit au logement et des expulsions, la dette, les biens communs ou encore l’extrême droite. «Autant de thèmes qui résonnent de leur actualité dans les États membres de l’UE», déclare Stenos Fotinopoulos du comité grec d’organisation.

Autre nouveauté : cette « coopération structurée entre le plus grand nombre d’organisations européennes souhaite le dialogue avec les forces politiques qui soutiennent ses objectifs et souhaitent développer le dialogue avec eux ». Ainsi, un député belge au Parlement européen, l’écologiste Philippe Lamberts, une sociale-démocrate autrichienne, des représentants de la GUE (groupe parlementaire européen auquel appartient le Front de gauche) ou encore Pierre Laurent, pour le PGE, et Alexis Tsipras (Syriza) s’exprimeront à différents moments. «Le fait qu’au sein de l’altersommet nous soit reconnu le droit de participer, de dialoguer et de coconstruire est important. L’essentiel est que le diagnostic soit commun et que les pistes de solutions se rapprochent », explique, pour le PCF, Gilles Garnier. À Athènes, la riposte coordonnée est lancée.

Désaccords de méthode au sein de la troïka. Le Fonds monétaire international a estimé, mercredi, dans un rapport sur la gestion de la crise grecque, qu’«il y a eu (…) des échecs notables. La confiance des marchés n’a pas été rétablie (…) et l’économie est confrontée à une récession bien plus forte que prévu ». Le rapport met en cause le fonctionnement de la troïka, au sein de laquelle « il n’y a pas de division claire du travail» entre le FMI, la Commission et la Banque centrale européenne. Cette cohabitation a conduit le FMI à «négocier d’abord avec les pays de la zone euro (…) et ensuite avec les autorités grecques». Ainsi, on apprend que, dès 2010, les autorités grecques et le FMI avaient envisagé une annulation partielle de la dette, advenue finalement en 2012, mais seulement après que la dette grecque est passée des mains des créanciers privés à celles des autres membres de la zone euro. La Commission s’est dite hier en « désaccord fondamental» avec le FMI et a estimé qu’une «restructuration de la dette aurait comporté le risque d’une contagion systémique, si elle avait été entreprise à ce stade ».

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Dernière modification : 07/06/2013