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J-01/03/2013

 

01 mars 2013

Journal Le Figaro

Journal La Croix

La crise grecque fait baisser les mariages et les enterrements

À cause de la crise économique qui frappe le pays, le nombre de mariages religieux, souvent l’occasion de somptueuses dépenses, est en fort recul dans le pays. 28 000 couples grecs se sont ainsi mariés à l’église en 2011 contre 40 000 en 2008, selon ELSTAT, le département grec des statistiques.

Les cérémonies de mariage religieux dans les chapelles débordantes de fleurs, des cierges d’un mètre de hauteur et des bonbons enveloppés dans du tulle, sont une tradition profondément ancrée en Grèce, où l’Église orthodoxe joue toujours un grand rôle dans la société. Mais alors que le chômage et la pauvreté augmentent, un mariage à l’église est un luxe que de nombreux couples ne peuvent plus se permettre.

Pour Nafsika Koutrokoi, une jeune mariée de 28 ans qui travaille dans une boucherie, réaliser son rêve d’épouser son fiancé à l’église, fut une décision difficile qui nécessitait d’énormes sacrifices. « Les choses sont assez difficiles en ce moment, a-t-elle dit après le mariage à l’agence Reuters. Nous avons réduit nos dépenses sur tout ce que nous pouvions, des invitations à la réception. »

Hausse des unions civiles

De nombreux magasins et entreprises liés à l’industrie du mariage ressentent cette baisse. Les futurs mariés « veulent tout ce qui est moins cher, ce qui n’est souvent pas possible parce que tout augmente », raconte Anastasia Theophanopoulou, propriétaire d’une boutique d’articles de mariage, dont la famille vend ce type de fourniture depuis des décennies. « Il y a une chute drastique. »

Corollaire de cette baisse des mariages religieux, les unions civiles – jusqu’alors peu pratiquées, n’étant pas obligatoires en Grèce si un mariage religieux est célébré – sont montées en flèche à 26 000 en 2011, contre environ 8 000 dix ans plus tôt.

La récession a également eu un effet inattendu les funérailles : les Grecs ayant de plus en plus de mal à payer les obsèques, les autorités municipales d’Athènes ont réduit le coût de l’inhumation dans les cimetières de la capitale. « Il y avait toujours de l’argent pour le défunt, mais maintenant les gens sont dans une très mauvaise posture », déclare Nikos Kokkinos, conseiller municipal d’Athènes et responsable des cimetières.

« Les gens n’ont plus d’argent ou le dépensent autrement »

Certains Grecs ne réclament plus la dépouille de leurs chers disparus à l’hôpital pour éviter d’avoir à payer les funérailles. D’autres ne peuvent plus se permettre une pierre tombale en marbre traditionnel, laissant ainsi les parcelles comme de simples monticules de terre envahis par les mauvaises herbes, selon un responsable de cimetière.

Vassilis Tranou, directeur du funérarium, a été contraint de baisser les prix de son entreprise familiale et procède parfois gratuitement à un enterrement – qui coûte au moins 1 500 €. « Les gens n’ont plus d’argent ou le dépensent autrement, alors que les Grecs sont généralement des gens qui prennent le plus grand soin des gens qu’ils ont perdus », explique-t-il.

« C’est à vous faire dresser les cheveux sur la tête », ajoute-t-il, racontant l’histoire d’un homme qui n’a pu enterrer sa mère qu’en vendant quatre pièces d’or qu’il avait reçues d’un héritage familial.

N. S. (avec Orthodoxie.com)

Magazine L'Humanité dimanche

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Dernière modification : vendredi 01 mars 2013