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J-06/03/2013

 

06 mars 2013

Journal La Tribune

Journal Les Echos

Journal Les Echos

Taxibeat réconcilie taxis et passagers

Née en Grèce, cette start-up s'attaque au marché français

Taxi et innovation ne font pas toujours bon ménage. Les chauffeurs ont ainsi perçu avec méfiance l'apparition de services de véhicules les concurrençant. Mais une application tente de pacifier le débat. Taxibeat a été créée il y a deux ans par deux entrepreneurs grecs, Nikos Drandakis et Kostis Sakkas. Difficile, a priori, d'imaginer une start-up réussir au plus fort de la crise. Et pourtant… L'application séduit rapidement le public et bouscule le marché des taxis à Athènes. Taxibeat propose aux chauffeurs une plate-forme sur laquelle ils peuvent s'inscrire et promouvoir leur service. Ils sont ainsi invités à signaler tous les détails de leur véhicule et de leur prestation : modèle de la voiture, air conditionné, sièges en cuir, siège pour bébé, etc. Ils peuvent aussi être géolocalisés. Les utilisateurs peuvent, eux, télécharger l'application gratuitement sur leur smartphone. Ils voient ensuite où se trouve le taxi le plus proche et si son service leur convient. Ils peuvent même entrer en contact avec lui, par message ou en l'appelant. « Nous avons créé une vraie communauté et apporté du lien, explique Nicky Adle, directrice France de Taxibeat. Au lieu d'avoir un service impersonnel, on peut désormais arriver, appeler le chauffeur par son prénom. Une conversation s'engage. » Autre extrême : un chauffeur peut signaler un passager désagréable, et inversement. « C'est aussi un moyen de sécuriser son trajet, note Nicky Adle. Beaucoup de femmes seules utilisent Taxibeat. Et cela fonctionne aussi pour les chauffeurs, notamment le vendredi ou le samedi soir. » Autre argument pour convaincre les chauffeurs : la maximisation de leur temps. « Ils passent de 30 à 40 % de leur temps immobilisés, à attendre une course. Ce type d'application fluidifie le marché », affirme Nicky Adle.

20 % de la flotte en Grèce

Taxibeat se rémunère en prélevant une commission fixe, inférieure à 1 euro, pour chaque course apportée au taxi. En région parisienne, l'application présente aujourd'hui environ 450 profils de chauffeurs de taxi et l'application a déjà été téléchargée plus de 20.000 fois en quelques jours. Mais, en Grèce, elle représente déjà 20 % de la flotte de taxis et génère plus de 1.000 courses par jour. La société a également lancé son service dans d'autres villes : Oslo, Rio de Janeiro, São Paulo et Bucarest. Elle devrait attaquer deux autres marchés dans les prochaines semaines, à la faveur d'une levée de fonds de plusieurs millions d'euros. Elle compte aujourd'hui à son capital le fonds d'investissement grec Openfund, qui devrait apporter la majorité des fonds du nouveau tour de table.

Nicolas Rauline

Journal Le Figaro

Le Qatar investit aussi en Grèce

Après les mines d'or ou le secteur bancaire, le petit État du Golfe concrétise un investissement d'un milliard d'euros dans des PME locales. À titre personnel, l'émir s'est également offert six îles grecques.

Outre la France ou la Grande-Bretagne, le riche royaume du Qatar se tourne vers la Grèce pour réaliser d'importants investissements sur le Vieux Continent. Après avoir investi plus de 750 millions de dollars dans des mines d'or et 500 millions d'euros dans le secteur bancaire, le petit émirat se tourne vers le secteur des PME.

Les responsables d'un fonds qatari ont en effet aujourd'hui des entretiens en Grèce sur les investissements qu'ils envisagent de faire dans ce pays en difficulté, a indiqué le ministère grec du Développement. Le PDG de Qatar Holdings, une des branches d'investissement du puissant fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) va ainsi inaugurer la première réunion du nouveau comité de coopération établi entre les deux pays.

Fin janvier, le petit émirat avait signé un accord avec la Grèce pour créer un fonds commun prévoyant d'investir jusqu'à un milliard d'euros dans des PME locales. Le royaume a par ailleurs renouvelé sa candidature à un appel d'offres international lancé par la Grèce pour la mise en valeur de la zone de l'ancien aéroport d'Athènes, situé sur le front de mer du sud de la capitale. Doha a également fait part de son intérêt pour le célèbre palace en front de mer l'Astir Palace Hotel, haut lieu du star système.

Et, fin février, le premier ministre grec Antonis Samaras s'est rendu au Qatar avec les représentants de quinze entreprises grecques (aviation, sidérurgie, etc.) pour discuter des opportunités d'investissements en Grèce. Ont été évoquées, entre autres, de possibles prises de participation dans les entreprises publiques grecques susceptibles d'être privatisées ou encore des investissements dans l'immobilier.

Signe positif pour la Grèce

À titre personnel cette fois, l'émir Hamad bin Khalifa Al Thani a mis la main sur de nouvelles îles situées au cœur de la mer Ionnienne, affirme plusieurs médias. Après avoir acheté Oxia, une île de 5 km² située à quelques encablures d'Ithaque qui appartenait à un Gréco-Australien, le Qatari a acquis cinq îlots baptisés Echinades.

Le maire d'Ithaque, île voisine et capitale administrative de la région, a affirmé à des médias grecs que l'émir avait payé 4,9 millions d'euros pour Oxia et quelque 3,5 millions d'euros supplémentaires pour les cinq îlots voisins. Le Français propriétaire des 5 îles grecques, Denis Grivas, se réjouit de la transaction car il avait mis en vente ces biens exceptionnels il y a… 40 ans. L'investissement est ainsi avant tout d'ordre privé, l'émir souhaitant trouver un nouveau lieu de villégiature pour lui, ses trois femmes et ses 24 enfants. «Les Qataris veulent construire un palais», a indiqué à la télévision Méga le maire Yiannis Kassianos.

Et cet intérêt des Qataris pour la Grèce pourrait être un signal positif. De fait, le pays du Golfe n'est pas mu par des considérations philanthropiques mais par une «volonté de maximiser ses profits, comme tout acteur économique», souligne Nabil Ennasri, spécialiste de l'émirat et auteur de l'ouvrage L'Enigme du Qatar (paru ce mercredi 6 mars, éditions Armand Colin). «Les Qataris parient sur un rebond de l'activité en Grèce dans un avenir proche et leurs investissements pourraient ainsi devenir rentables à moyen-long terme», explique le spécialiste.

L'objectif de l'État gazier est que ses placements internationaux parviennent à égaler les revenus qu'il dégage de ses ressources en énergie d'ici à 2030, ajoute encore Nabil Ennasri. Ainsi, le petit émirat est à l'affût de toute opportunité d'investissement dans les pays politiquement stables et dotés d'enjeux économiques. Les prises de participations en Europe devraient ainsi se poursuivre.

Mathilde Golla

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Dernière modification : mercredi 06 mars 2013