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J-07/03/2013

 

07 mars 2013

Journal Les Echos

Près de six jeunes grecs sur dix étaient au chômage fin 2012

Par Claude Fouquet 

Plus du quart de la population active grecque était au chômage en fin d'année. En un an, le pays compte presque 209.000 chômeurs de plus. Le nord de la Grèce et la région d'Athènes sont les plus touchés. Et les moins de 24 ans forment le gros des chômeurs

Bonne ou mauvaise nouvelle ? Publiées ce jeudi matin les dernières statistiques sur le chômage en Grèce donneront du grain à moudre aux optimistes comme aux pessimistes. Les premier noteront en effet que les chiffres rendus publics par l'Autorité des statistiques grecques (Ase) montrent une légère amélioration de la situation entre novembre et décembre.

Les seconds pointeront du doigts que le marché de l'emploi dans le pays est toujours dans un état lamentable. Mais en tout état de cause ces chiffres alimenteront les réunions des inspecteurs de la troïka (Union européenne, BCE et FMI) qui sont arrivés dimanche dernier à Athènes. Des réunions qui doivent notamment décider de la poursuite des versements des prêts au pays qui est en récession depuis 2008 .

Les jeunes restent les plus touchés

Selon l'Ase en effet, en décembre 2012 le chômage touchait 26,4% de la population active en Grèce. C'est mieux qu'en novembre lorsqu'il avait atteint 26,6 % mais nettement moins bien qu'en décembre 2011. A cette époque là en effet il n'était « que de » 21,4 %. Sur un an la Grèce compte donc 208.953 chômeurs de plus.

Le détail des chiffres montre que le chômage touche en priorité les plus jeunes. Presque six jeunes de moins de 24 ans sur dix (57,5%) étaient privés d'emploi, la deuxième classe d'âge la plus touchée étant celle des 25-34 ans avec un taux de 34% de personnes à la recherche d'un emploi. Par comparaison, dans la tranche d'âge supérieure (les 35-44 ans) ce sont 23,4% des personnes qui sont sans travail. Les femmes sont aussi les plus frappées, prés d'un tiers d'entre elles (29,3%) contre 24,3% pour les hommes.

Les îles s'en tirent mieux que le reste du pays

Les îles touristiques de mer Egée et Ionienne semblent s'en tirer mieux que les autres régions du pays avec des taux de chômage plus bas que la moyenne nationale (les taux y sont respectivement de 22,6 % et 23,7 %)

Mais dans le reste de la Grèce la situation est beaucoup plus dégradée. Notamment dans l'Attique et l'agglomération d'Athènes où le taux de chômage atteint 28,4% et s'avère supérieur à la moyenne nationale. Mais le nord du pays est également très touché à l'image de la région d'Epire (ouest) et de la Macédoine-Thrace (est) où les taux de chômage atteignent respectivement 23,7 % et 26,9%.

Une nouvelle progression attendue en 2013

Reste désormais à savoir sous quel jour se présentera l'avenir. Le gouvernement grec se veut optimiste. Dans le budget pluri-annuel qui a été voté en fin d'année dernière par le Parlement, l'Etat grec prévoit que le taux de chômage devrait connaître une légère hausse cette année, avant de repartir à la baisse. Selon ce budget pluri-annuel, le taux de chômage qui aurait été de 22,4% en moyenne sur l'ensemble de l'année 2012, progresserait à 22,8% en 2013 puis reculerait légèrement à 21,4% en 2014.

Mais la Banque de Grèce n'est pas de cet avis . Dans son rapport semestriel rendu public en décembre dernier, elle estimait en effet que « « le chômage a connu une hausse explosive » (en passant de 7,6% en 2008 à 17,7% en 2011 et à plus de 23,5% en moyenne en 2012) et que « cette hausse doit se poursuivre »

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Dernière modification : jeudi 07 mars 2013