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J-26/03/2013

 

26 mars 2013

Journal Les Echos

La Grèce « en bonne voie pour retrouver sa crédibilité », estime Schaüble

Le pays doit poursuivre les réformes prévues dans le cadre de son plan de sauvetage si elle veut obtenir de nouvelles aides en cas de besoin, déclare le ministre allemand des Finances dans un entretien au quotidien grec « Ta Néa ».

Voici des propos susceptibles de réchauffer les relations germano-grecques qui en ont bien besoin. Dans un entretien accordé au quotidien « Ta Néa », le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble (photo) se montre, une fois n'est pas coutume, accommodant à l'égard de la Grèce. « Si le pays arrive à avoir un excédent primaire d'ici la fin de l'application du plan UE et FMI en 2014 (...) », cela veut dire que « le plan est efficace et que la confiance revient », a-t-il déclaré.

Mieux, il décerne au pays une sorte de satisfecit ! « La Grèce se trouve sur la bonne voie pour rétablir la confiance. Et tant que la confiance se rétablit, ce serait plus facile pour le pays de continuer de bénéficier du soutien dont il aura peut-être encore besoin dans l'avenir », a-t-il déclaré tout en se refusant à « émettre des hypothèses pour après 2014 ». Une déclaration on ne peut plus opportune alors que, mardi l 'établissement bancaire grec Banque du Pirée a annoncé la reprise, pour 524 millions d'euros, de trois filiales en Grèce de banques chypriotes, Bank of Cyprus, Cyprus Popular Bank (CPB, Laïki) et Hellenic Bank , dont la restructuration a été imposée par l'Eurogroupe ce week-end. (voir encadré).

Fidèle à lui-même, le ministre allemand défend le remède de cheval _ mélange d'austérité budgétaire et de réformes _ qui a plongé le pays dans une profonde récession et soutient que ces politiques commencent à porter leurs fruits. Toutefois, il faudra faire preuve de patience avant d'arriver au stade où la Grèce pourrait se passer d'aide : « Pour l'instant les indicateurs montrent que la recette porte ses fruits. Mais il faudra plus de temps que beaucoup de personnes en Grèce ne le souhaiteraient ». Interrogé sur la possibilité d'une deuxième restructuration de la dette grecque après celle de 2012, le ministre allemand ne ferme pas la porte, au contraire « Si la confiance se rétablit, nous pourrons étudier ce qu'on peut faire en plus pour stabiliser le pays », estime-t-il.

Explosion de la dette

En janvier, Poul Thomsen, expert du Fonds monétaire international (FMI), avait averti que la dette grecque « n'était pas viable » sans de nouveaux transferts directs de fonds dans le budget grec par l'Union européenne (UE), laquelle « s'était engagée » en ce sens lors du sommet de décembre. Et de fait, l es inspecteurs de la « troïka » des bailleurs de fonds d'Athènes (Union européenne, FMI et BCE) ont entamé ce mois-ci une évaluation des performances d'Athènes dans la mise en oeuvre du plan de sauvetage. Ils boucleront leur évaluation début avril. ce sera la première réalisée depuis le nouveau plan de sauvetage débloqué pour la Grèce en décembre dernier.

Depuis 2010, la Grèce a bénéficié de deux lignes de crédit de plus de 240 milliards d'euros de la zone euro et du FMI. Athènes prévoit une dette à 189,1% du PIB cette année, soit 346,2 milliards d'euros, contre 175,6% attendu en 2012. Après l'accord conclu lors du sommet européen de novembre, le pays a été contraint d'adopter de nouvelles mesures d'économies afin d'endiguer l'explosion de la dette, qui doit être ramenée à 124% du PIB en 2020, après un pic à 175% en 2016. En mars 2012, à l'occasion d'une restructuration inédite de la dette détenue par les créanciers privés du pays , près de 50% de cette dette avaient été effacés, soit 107 milliards d'euros.

La banque du Pirée repend les succursales grecques des banques chypriotes

La Banque du Pirée a annoncé mardi la reprise pour 524 millions d'euros en numéraire de trois filiales en Grèce de banques chypriotes, Bank of Cyprus, Cyprus Popular Bank (CPB, Laïki) et Hellenic Bank. Les trois filiales chypriotes vont rouvrir mercredi, selon le communiqué de la Banque du Pirée, alors que la réouverture des banques à Chypre n'est prévue que jeudi. Placés sous l'ombrelle grecque, les dépôts de ces trois filiales ne subiront pas les décotes et pertes imposées à leurs désormais anciennes maisons-mères, selon le texte. L'accord « assure la stabilité du système bancaire grec, procure une assistance à Chypre dans la résolution de la crise et sécurise les dépôts, clients et employés des trois banques chypriotes en Grèce », a indiqué la Banque du Pirée. A elles trois, ces banques chypriotes disposent de 312 succursales en Grèce et emploient 5.268 salariés. Elles présentent un actif cumulé de 16,4 milliards d'euros, 15 milliards de dépôts, et un portefeuille net de prêts de 16,2 milliards d'euros.
A l'issue de l'opération, le montant des dépôts de la banque du Pirée, qui s'élève aujourd'hui à 35 milliards d'euros, atteindra au total 50 milliards de dépôts et l'actif sera de 95 milliards d'euros. Elle possédera 1.660 succursales et 24.069 salariés. A 14H10 locales (12H10 GMT), l'indice Athex de la bourse d'Athènes chutait de 4,78% à 886,04, l'indice bancaire reculant de 3,15%.

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