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J-07/10/2013

 

 

07 octobre 2013

Journal La Croix

La Grèce prévoit de sortir de six ans de récession l’an prochain

Le gouvernement grec a présenté lundi 7 octobre son avant-projet de budget pour 2014 dans lequel il prévoit une croissance du PIB de 0,6 %.

Le pays devrait néanmoins avoir besoin d’un troisième plan d’aide.

Les Grecs peuvent-ils espérer voir, enfin, le bout du tunnel ? Leur pays, qui subit actuellement sa sixième année de récession, a perdu 25 % de sa richesse depuis 2007, pendant que sa dette a littéralement explosé pour atteindre aujourd’hui 176 % du PIB.

Alors la présentation de l’avant-projet de budget pour 2014, lundi 7 octobre, a de quoi restaurer un peu d’espoir. À condition que cela ne relève pas de la méthode Coué. D’après le projet de loi de finances, l’année prochaine devrait enregistrer une croissance de 0,6 % grâce à un rebond de l’investissement et des exportations. Cette année, l’activité économique devrait se contracter de 4 %.

PREMIÈRE DÉCRUE DU CHÔMAGE

Autre bonne nouvelle dans ce texte : Athènes vise un excédent budgétaire primaire (hors remboursement de sa dette) de 1,6 % du produit intérieur brut (PIB) l’année prochaine, après 340 millions d’euros attendus cette année, au minimum. Cet indicateur technique est fondamental pour Athènes car l’Allemagne répète régulièrement qu’elle sera favorable au principe d’un troisième plan d’aide à l’État héllène à condition que ce dernier atteigne, précisément, l’objectif d’un excédent primaire.

Le projet de loi de finances 2014 prévoit un déficit budgétaire de 2,4 % du PIB l’an prochain et une dette publique de 174,5 % du PIB. « Pour la première fois, il est prévu que la dette, en valeur absolue, soit en baisse. Cela est dû surtout à l’excédent budgétaire, à la réduction des dépenses et à la poursuite du programme de privatisations », a souligné lundi le vice-ministre des Finances Christos Staïkouras. Le gouvernement grec table par ailleurs sur un début de décrue du chômage à 26 %, contre 27 % aujourd’hui.

RETOUR SUR LES MARCHES

Antonis Samaras, le premier ministre grec, avait déjà envoyé des signaux positifs le mois dernier, lors de la 78e Foire internationale de Salonique (nord). Il avait déclaré dans son discours que 2014 serait « l’année de la relance (…) la Grèce tourne la page après six ans de récession et l’économie devient compétitive ». De fait, le PIB grec n’avait chuté « que » de 3,8 % au deuxième trimestre 2013 (comparé au deuxième trimestre 2012), contre une prévision de – 4,5 %.

« Cette révision des chiffres a provoqué par ricochet un chamboulement de la prévision sur l’année », explique Jésus Castillo, chez Natixis. Athènes mise désormais sur une récession de 4 % cette année, contre – 4,3 % initialement. L’an dernier, le pays avait terminé sur un recul de 6,4 %. Athènes a dit viser un retour sur les marchés obligataires au cours du second semestre 2014.

Il n’empêche, « la prévision du gouvernement grec pour 2014, identique à celle du FMI et de l’UE, me paraît largement optimiste », relativise Jésus Castillo, qui table sur 0,2 %, au mieux. « L’OCDE annonçait – 1,2 % en avril, et le consensus international des économistes, – 1 %, précise-t-il, même si ces chiffres remontent au printemps et pourraient donc être un peu revus à la hausse. » La population grecque – à qui le FMI promettait, en 2010, le retour de la croissance pour 2012 –, a aussi de quoi se montrer dubitative.

ÉVITER DE NOUVELLES MESURES D’AUSTÉRITÉ

Cet avant-projet de budget, qui a été discuté avec la troïka (délégation représentant la Commission et la banque centrale européenne ainsi que le FMI) lors de sa récente visite à Athènes, a été déposé lundi au Parlement. Il sera vraisemblablement encore amendé avant la discussion sur le projet définitif en novembre.

L’enjeu pour le gouvernement est d’éviter de se voir contraindre à adopter de nouvelles mesures d’austérité alors qu’un trou de financement est prévu pour 2014, estimé à plus de 10 milliards d’euros selon le chiffrage du FMI dévoilé cet été. De nouvelles mesures d’austérité « pourraient avoir un effet récessif », met en garde Jésus Castillo. De fait, l’exécutif grec, mené par la coalition conservateurs socialistes d’Antonis Samaras, estime que de nouvelles mesures pourraient déstabiliser politiquement et socialement le pays en récession depuis 2008 et sous assistance financière de l’Union européenne et du FMI depuis 2010.

CONTEXTE INTERNATIONAL FAVORABLE

« Le point positif, néanmoins, nuance Jésus Castillo, est que la zone euro elle-même est en train de sortir de récession . Le contexte international s’avère donc plus porteur pour la Grèce qui bénéficie aussi d’une légère baisse des taux d’intérêt, ce qui apporte de l’oxygène aux acteurs économiques. » Un retour à un climat plus optimiste pourrait favoriser la situation générale, tant la psychologie joue un rôle important dans l’économie.

Athènes n’en a pas fini pour autant avec les réformes. La troïka a quitté le pays la semaine dernière en lui fixant six chantiers prioritaires, rappelle une note de la banque Barclays, parmi lesquels l’accélération du programme de privatisations et combler le trou de financement de la Sécurité sociale. Mardi 1er octobre, la directrice générale du FMI Christine Lagarde a également souligné l’importance des réformes structurelles au premier ministre Antonis Samaras.

 

Journal International Herald Tribune

Journal Les Echos

La Grèce sortirait en 2014 de six années de récession

Le Budget grec prévoit la fin de la récession l’an prochain. La croissance atteindrait 0,6 % en 2014 et le pays pourrait même dégager un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) dès cette année.

Après 6 ans de récession, la Grèce pourrait enregistrer une croissance de 0,6 % en 2014 - Reuters

Méthode Coué ou véritable prévision ? Selon l’avant-projet de budget pour 2014 qu’Athènes a présenté ce lundi , la Grèce devrait tirer untrait en 2014 sur presque six ans de récession. La croissance pourrait ainsi atteindre 0,6 % l’an prochain portée par le rebond des investissements et des exportations.

Cerise sur le gâteau, Athènes pourrait même dégager un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) dès cette année. Symbolique cette année (340 millions d’euros) il atteindrait 1,6 % du PIB grec en 2014. Cet excédent primaire est jugé capital pour permettre à la Grèce d’espérer un nouvel allégement de sa dette publique par ses bailleurs de fonds internationaux.

Le projet de budget 2014 prévoit un déficit budgétaire global de 2,4% du PIB l’an prochain et une dette publique de 174,5% du PIB.

2014 sera l’année de la relance

Dès septembre , le Premier ministre grec, Antonis Samaras, avait affiché sa confiance dans le redressement économique de son pays. « 2014 sera l’année de la relance (...) la Grèce tourne la page après six ans de récession et l’économie devient compétitive », avait-il affirmé lors d’un discours à l’occasion de l’inauguration de la 78e Foire internationale de Salonique (nord) qui marque traditionnellement la rentrée politique et économique. Une affirmation qui s’appuyait notamment sur des chiffres de croissance moins mauvais qu’attendus au deuxième trimestre .

Jusqu’à présent, après une contraction du PIB de 6,4% en 2012, le gouvernement tablait sur un recul de 4,3% du PIB en 2013.

Claude Fouquet

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