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J-24/09/2013

 

 

24 septembre 2013

Journal Le Monde (daté du 25/09/2013)

Journal Le Figaro

Journal L'Humanité

Les enseignants grecs ne lâchent pas

Demain, les grilles des écoles grecques devraient rester fermées. Les enseignants dans la rue poursuivent l'action entamée la semaine dernière pour protester contre les mesures du gouvernement. Le licenciement de 2500 enseignants avant la fin de l'année, la dégradation des conditions de travail, les baisses des salaires... La liste s'allonge sans cesse depuis 2010.

Devant l'école primaire de Keratsini, le quartier où Pavlos Fyssas a été assassiné, Stelios Fokianos explique: "il y a nos difficultés, mais aussi le reste. Cette réforme qui vient de passer cet été supprime certaines spécialités qui étaient proposées jusqu'alors. Notre retraite va être baissée à 350 euros au 1er janvier. Et désormais, nous voyons la famine dans nos classes." Les enseignants se sont organisés. Dans cette école, par exemple, ils ont créé un centre de distribution de nourriture, et coopèrent avec "Solidarité pour tous" pour offrir les médicaments nécessaires et des visites médicales. "Une grande partie des enseignants résistent", poursuit le vice président du syndicat local des enseignants. "Nous ne pouvons pas continuer ainsi: les ressources allouées à l'école n'ont même pas suffi à payer l'eau, le gaz et l'électricité l'an passé. Le gaz a même été coupé l'an passé. Le papier pour les photocopies est apporté par les parents qui le peuvent. Et nous, les enseignants, nous préparons des casse-croûtes pour les enfants qui ne mangent pas".

Depuis 2010 et les accords signés par le gouvernement grec avec la troïka (UE, BCE, FMI) en échange d'un prêt, les coupes budgétaires succèdent aux coupes budgétaires. La situation économique empire, et le tissu social se dégrade. Le chômage frappe près de 28% de la population, selon les chiffres officiels et 33% d’après les syndicats. Le désarroi dévore des pans entiers de la société. L'enseignant s'inquiète: "là où les gens sont seuls, le fascisme trouve la fenêtre ouverte et entre. Là où existe la solidarité, les gens ont des armes pour le rejeter". Solidarité au quotidien donc, mais aussi dans la rue.

En Grèce, de nombreuses actions ont lieu : le secours populaire a distribué le 11 septembre 500 cartables avec son nouveau partenaire local, Solidarité populaire; la radio Kokkino, avec Solidarité pour tous, en distribuait 300 ce lundi. Dans la rue et au quotidien, les Grecs résistent.

Fabien Perrier

 

Journal L'Humanité

Grèce : enquête ouverte sur des liens entre la police et Aube dorée

Après le meurtre, mardi dernier, du musicien hip-hop et militant antifasciste Pavlos Fyssas par un membre présumé du parti néo-nazi Aube dorée qui avait provoqué des manifestations de soutien et un appel au sursaut du gouvernement, une enquête de la direction de la police a été ouverte, ce lundi, sur des liens éventuels entre des policiers et le parti d'extrême droite.

La direction de la police a annoncé dans un communiqué la démission des deux directeurs régionaux pour le sud et le centre du paysainsi que la suspension de plusieurs cadres basés sur l'île d'Evia, au nord d'Athènes, ils sont soupçonnés de ne pas avoir effectué une enquête sur des locaux d'Aube dorée situés près d'un commissariat de police, et où des armes auraient été entreposées. Dans le même communiqué, la direction de la police indique qu'une enquête est en cours sur des liens éventuels entre des policiers et Aube dorée adin de déterminer si des policiers ont participé à des activités illégales avec le parti ultranationaliste.

L'assassinat le 18 septembre d'un rappeur d'extrême gauche, Pavlos Fyssas, 34 ans, par un néonazi et membre présumé d'Aube dorée, a consterné la Grèce, et a poussé les autorités à agir contre ce parti, qui dispose de 18 députés sur 300 au Parlement. Dans un communiqué distinct, la direction de la police a annoncé une dizaine de changements d'affectations dans la hiérarchie de la police, dont les postes de chefs de l'unité anti-terroriste, et de l'unité chargée du crime organisé.

Les autorités contraintes de réagir

À la suite de l'assassinat du rappeur antifasciste de 34 ans, Pavlos Fryssas, connu sous le nom de Killap P, Antonis Samaras, le premier ministre grec avait déclaré être "déterminé à ne pas permettre aux descendants des nazis d'empoisonner la vie sociale, de commettre des crimes, de provoquer et de miner les fondements du pays qui a fait naître la démocratie". La consternation des Grecs a poussé les autorités à agir contre ce parti, le ministre de l'Ordre public, Nikos Dendias a décidé, vendredi dernier que les enquêtes sur les violences commises par des membres du parti néo-nazi seraient confiées aux services antiterroristes et non plus aux services de police.

Le 18 septembre dernier, neuf militants du Parti communiste de Grèce ont été expédiés à l’hôpital après avoir subi l’agression de cinquante néonazis de l’Aube dorée, lors d’un collage d’affiches.

Fabien Perrier

 

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Dernière modification : 24/09/2013