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J-14/08/2014

 

 

14 août 2014

Journal Le Monde

Les producteurs grecs de fruits et légumes sont très affectés par l'embargo russe

En raison de ses bonnes relations commerciales avec Moscou – la Russie est le premier fournisseur de la Grèce, notamment de pétrole et de gaz naturel – le gouvernement grec a longtemps espéré pouvoir négocier une exemption de l'embargo imposé par le Kremlin aux produits alimentaires de l'Union européenne (UE). En vain.

Résultat, le pays enregistre de sérieuses pertes, comme l'ensemble de ses partenaires européens, notamment dans le secteur des fruits et légumes frais. Selon des données fournies par l'Association des exportateurs grecs, les produits agricoles comptent pour 41 % des produits grecs exportés vers la Russie.

L'embargo touche de plein fouet les régions productrices. Ainsi, 25 % des nectarines récoltées dans le nord et le centre du pays sont normalement destinées au marché russe ainsi que plus de 50 % des fraises du Péloponnèse.

« Plusieurs dizaines de chauffeurs de poids lourds refoulés de Russie avec leur chargement de fruits frais sont sur le chemin du retour et tentent d'écouler leur marchandise en route à prix bradé », dit Georges Polychronakis, le porte-parole de l'Association des exportations grecques de fruits frais et de jus (Incofruit Hellas).

« INÉVITABLE CHUTE DES PRIX »

Le gouvernement grec devait compléter, mercredi 13 août, l'inventaire de la production de pêches et de nectarines afin d'établir un chiffrage précis du montant d'éventuelles compensations que la Grèce espère obtenir de Bruxelles.

« Nous estimons entre 20 000 et 25 000 tonnes nos pertes sur ce marché, pour un montant de 25 millions d'euros, avance M. Polychronidis. Notre souci est de nous préparer à l'inévitable chute des prix devant la hausse des stocks en Europe. Nous demandons une subvention de nos prochaines récoltes. »

Et d'ajouter : « Aujourd'hui on parle des pêches, mais demain ce sera le raisin puis les kiwis, dont la production était exportée à 35 % vers la Russie. Il faut anticiper ces pertes-là aussi. »

Sur les marchés athéniens le kilo de pêche a parfois fondu de 50 % en une semaine.

Les Grecs attendent beaucoup de la réunion qui doit se tenir jeudi 15 août à Bruxelles. « Nous ferons pression pour activer le « Fonds de crise » de 400 millions d'euros de la politique agricole commune, confirme un proche du dossier. Ce sont les décisions de l'Europe qui ont provoqué l'embargo ; c'est à elle d'apporter une réponse aux exploitants agricoles. »

Le gouvernement a par ailleurs promis de dédommager les producteurs de pêches et de nectarines même si l'UE devait s'y refuser et tente en parallèle de soutenir le marché en incitant hôpitaux ou camps militaires à acheter une partie de la production non écoulée.

Adéa Guillot (Athènes, correspondance)

 

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Dernière modification : 14/08/2014