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J-11/04/2014

 

 

11 avril 2014

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Grèce : Merkel en visite sur fond d'éclaircie financière

C'est au terme d'une semaine faste pour le gouvernement grec, marquée par un retour réussi sur les marché financier, qu'Athènes reçoit ce vendredi la visite de chancelière allemande Angela Merkel. Jeudi, la Grèce a réalisé sa première émission obligataire depuis 2010: la vente, sursouscrite au moins huit fois, a permis de distribuer 3 milliards d'euros d'obligations à cinq ans assorties d'un coupon annuel de 4,75%.

Selon une source de marché, les investisseurs sont venus à 47% du Royaume-Uni, à 7% de Grèce, à 31% du reste de l'Europe et à 15% du reste du monde. Ce placement est une réussite inespérée pour un pays encore classé par les agences de notation parmi les valeurs spéculatives.

La responsable de la première économie européenne, partisane depuis le début de la crise grecque d'une rigueur sans concession, trouvera des arguments dans la tournure des derniers événements. «Voyez chers Grecs, ce fut dur pour vous, mais à présent ça repart», «voilà ce que devrait proclamer la chancelière à Athènes», pronostiquait cette semaine le quotidien allemand "Die Zeit"; voyant dans ce discours un «signal fort», un mois avant le scrutin européen du mois de mai. «Les récents résultats économiques de la Grèce prouvent que la voie suivie était la bonne», défendait dimanche dans la presse grecque le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, visant une opinion publique allemande parfois irritée des milliards dépensés pour la Grèce.

Le centre-ville sous haute sécurité

Angela Merkel, qui arrive à Athènes dans l'après-midi de vendredi, exposera sa vision face à de jeunes entrepreneurs, avant une conférence de presse aux côtés du Premier ministre de la coalition conservateurs-socialistes grecque, Antonis Samaras. Alors que le centre-ville sera sous haute sécurité et interdit aux manifestations -- comme à chaque visite d'un haut responsable européen --, les partisans d'une autre politique pour la Grèce et l'Europe se feront entendre à bonne distance du parlement. La gauche radicale du Syriza, principal parti d'opposition, au coude à coude dans les sondages avec le parti d'Antonis Samaras, appelle, avec plusieurs syndicats, à dénoncer une visite «en soutien au gouvernement grec et à sa politique destructrice avant les élections». «Tous les sondages montrent que Mme Merkel et sa politique suscitent l'opposition de la majorité des Grecs», a fait valoir jeudi Alexis Tsipras, dirigeant de Syriza et tête de liste de la gauche aux européennes.

La dernière visite de la chancelière dans la capitale grecque, en octobre 2012, avait été marquée par les protestations de dizaines de milliers de manifestants anti-austérité criant leur hostilité à l'orthodoxie budgétaire prônée par la dirigeante allemande, très impopulaire en Grèce. Très tendues au moment où la crise culminait, les relations entre les deux pays se sont améliorées. La chancelière, louant les sacrifices des Grecs, avait encouragé le Premier ministre grec à poursuivre ses réformes lors de la dernière visite de celui-ci à Berlin, en novembre.

Un cauchemar économique et social
La Grèce tente de sortir d'un cauchemar économique et social : chômage à 26,7%, PIB amputé d'un quart en six ans de récession, chute des revenus de la population d'un tiers entre 2007 et 2012, et près du quart des ménages menacés par la pauvreté. Le pays est sous

perfusion de ses partenaires européens et du FMI et a reçu environ 240 milliards d'euros à travers deux programmes de prêts successifs. Il espère sortir définitivement de ces plans d'aide en 2016. Il devrait renouer avec la croissance en 2014 mais, malgré un excédent budgétaire primaire en 2013, reste confronté à une dette colossale (177% du PIB fin 2013). Cette situation fragile laisse peser la possibilité d'une restructuration de la dette ou d'un troisième plan d'aide, deux questions sur lesquelles l'Allemagne aura un avis prépondérant.

 

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Dernière modification : 11/04/2014