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J-08/12/2014

 

 

08 décembre 2014

Journal Les Echos

Journal Le Monde

Vers une extension de trois mois du plan d’aide à la Grèce

La zone euro discute ce lundi de l’avenir de la Grèce, dont le plan d’aide arrive à échéance le 31 décembre prochain. « Nous allons écouter la troïka des créanciers (FMI, BCE, Commission européennes) aujourd’hui. Sur cette base, nous allons décider si nous allons vers une fin du programme actuel à la fin de l’année ou si une extension est nécessaire », a déclaré le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. « C’est toujours une question ouverte », a-t-il ajouté.

Un accord doit être trouvé d’ici le 15 décembre entre la troïka et Athènes pour que les Parlements de plusieurs pays de la zone euro puissent approuver les décisions prises, avant la fin de l’année. Mais l’adoption dans la nuit de dimanche à lundi par le Parlement grec d’un budget pour 2015 qui n’avait pas reçu l’aval des bailleurs internationaux de la Grèce a considérablement réduit les chances de voir Athènes sortir du plan d’aide à la fin de l’année.

Une source européenne a déclaré au Monde, que les Européens ne veulent pas d’une extension du plan d’aide de seulement un mois. « Cela n’est pas du tout suffisant, dans un mois, on risque d’en être au même point que maintenant ». Les Européens discuteraient plutôt « d’un délai technique de trois mois ». Si cette option était retenue, le délai courrait à partir du versement de la dernière tranche de 1,8 milliard qui clôt le deuxième plan d’aide.

Il n’y aura « pas de décision aujourd’hui sur une extension du programme grec mais j’espère que des pas en avant seront enregistrés », a affirmé de son côté Pierre Moscovici, le commissaire européen en charge des Affaires économiques.

La troïka et les autorités grecques font face à de nombreux désaccords qui empêchent la conclusion de la revue en cours et le versement de cette dernière tranche. Tant que ces désaccords ne sont pas résolus, pas question d’envisager une sortie du plan d’aide, d’où l’idée de le prolonger.

Une extension de six mois a été évoquée dans la presse mais pour Athènes, elle devrait être « de courte durée » avant l’approbation courant janvier d’une ligne de crédit de précaution via le fonds de soutien de la zone euro, qui permettrait de rassurer les marchés lorsque la Grèce sortira du programme actuel. La ligne de précaution serait assortie de conditions allégées par rapport au programme d’aide actuel, où la troïka pousse pour de nouvelles mesures de rigueur.

La prolongation au-delà du 31 décembre du programme d’aide se révélerait en tout cas un échec politique cuisant pour le premier ministre grec, qui, depuis plusieurs mois déjà, promet aux Grecs le retour à l’autodétermination économique et budgétaire pour janvier 2015.

Cécile Ducourtieux

Journal Le Figaro

Journal La Croix

Décès de l’écrivain grec Menis Koumandareas

À 83 ans, cet éminent représentant de la littérature grecque contemporaine est mort samedi 6 décembre à Athènes.

La police soupçonne que le décès du romancier et traducteur fait suite à une agression.

Si les causes de la mort de Menis Koumandareas n’étaient pas encore clairement déterminées par la police le samedi 6 décembre au soir, il semble évident que l’écrivain a été victime d’une violente agression. Son corps a été retrouvé à son domicile qu’il avait regagné subitement, interrompant une soirée avec des amis…

Le monde des lettres grecques est sous le choc de la disparition d’un de ses meilleurs champions né le 4 janvier 1931 à Athènes et auteur d’une vingtaine d’ouvrages depuis son entrée en littérature en 1962.

Le quotidien de la classe moyenne

Dans l’ensemble de son oeuvre romanesque (textes longs et nouvelles), Menis Koumandareas s’attachait à donner vie et présence psychologique des personnages, souvent issus de la classe moyenne de son pays – plus précisément de sa ville d’Athènes et, plus précisément encore de la place Victoria et de l’avenue Alexandras… – dont il suivait le parcours avec empathie et attention. La société urbaine qu’il décrit, avec une pointe d’humour qui masque un réel désenchantement, s’incarne à travers des hommes et des femmes tels qu’on les croise dans la rue, auxquels le romancier confère une vérité saisissante. De leur quotidien, parfois dérisoire, émane une profonde universalité.

La Grèce des Colonels puis la période qui suit la chute de la dictature servent de décor aux « aventures » du Beau de Madame Koula ou de Bèba ( ), grâce à une plume sobre qui s’exprime en Capitaine La Verrerie phrases courtes et musicales, en notations pudiques mais évocatrices.

Écrivain et traducteur

Au sujet de son dernier roman, Le Trésor du temps, publié il y a peu en Grèce, il confiait avoir fait là oeuvre très

personnelle, nourrissant son récit fictif de la disparition bien réelle de proches. En France, plusieurs de ses livres ont été traduits (l’un de ses meilleurs spécialistes était Michel Volkovitch) dont, outre les titres mentionnés plus haut, Christos (1997), Je me souviens de Maria (2005), La Femme du métro (2010)…

Menis Koumandareas fut aussi un remarquable traducteur de littérature anglo-saxonne, de Poe à Fitzgerald (dont

l’univers d’instabilité psychologique et de légèreté tragique n’est pas si éloigné du sien) et de Melville à Faulkner.

« La mort tragique de Menis Koumandareas prive la littérature grecque de l’un de ses plus grands écrivains. Depuis plus d’un demi-siècle, Koumandareas a exprimé avec sa sensibilité inégalée et son style personnel les espoirs de l’homme contemporain et de la société grecque », a confié le ministère de la Culture grec, Costas Tassoulas.

Emmanuelle GIULIANI

 

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Dernière modification : 08/12/2014