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J-29/12/2014

 

 

29 décembre 2014

Journal Le Figaro

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Journal Les Echos

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Journal La Croix

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La Grèce entre dans une ère d’incertitude

Les députés grecs ont échoué pour la troisième fois à élire un président de la République. Le Parlement va être dissous et des élections législatives seront organisées sous un mois. Ce scénario pourrait remettre en cause le programme d’assistance à l’économie hellène, piloté par la troïka depuis 2010.

Athènes réclame un allégement de dette comme « récompense » de ses efforts

Les Grecs vont être appelés aux urnes. Le parlement a en effet échoué lundi 29 décembre pour la troisième fois à élire un président de la République. Stavros Dimas, 73 ans, le candidat conservateur proposé par le gouvernement, a obtenu 168 voix. Il lui fallait la majorité des trois cinquièmes, soit 180 voix, pour être élu.

En vertu de l’article 32 de la Constitution hellénique, le Parlement va être dissous dans les dix jours et des élections législatives seront organisées au plus tard dans un mois – le premier ministre, Antonis Samaras a proposé la date du 25 janvier. Elles s’annoncent pleines d’incertitude.

La perspective d’une victoire de Syriza, une union de partis de gauche anti-austérité, a conduit la bourse d’Athènes à perdre plus de 10 % en cours de séance, qui sont venus s’ajouter aux 20 % de baisse enregistrés depuis que cette évolution se précisait, il y a quelques semaines.

Mises en garde insuffisantes

Les mises en garde du premier ministre sortant, Antonis Samaras n’auront donc pas suffi à faire plier les députés. « Le refus de l’élection présidentielle équivaut à un chantage politique. Ceux qui s’y livrent font le choix conscient d’une nouvelle aventure », avait lancé le leader de la Nouvelle démocratie, le parti conservateur. Il était apparu résigné, samedi 27 décembre, à la télévision publique, même s’il avait assuré « avoir fait et faire encore tout ce qui est en son pouvoir » pour éviter de telles élections.

De son côté, Alexis Tsipras, à la tête de Syriza, avait appelé l’opposition à voter en prenant en compte les « souffrances du peuple et les intérêts du pays ». « Ni l’Assemblée ni le peuple ne vont donner carte blanche à Monsieur Samaras pour continuer les réformes imposées par la troïka (FMI, Commission européenne, BCE, NDLR). Avec la nouvelle année, notre pays va tourner la page », a-t-il continué.

Une période délicate

Pour le pays, la période n’est pas forcément propice aux grands bouleversements : la Grèce, qui espérait en finir cette fin d’année avec l’intervention de la troïka de ses créanciers (UE, FMI et BCE), engagés depuis 2010 à lui fournir 240 milliards d’euros de prêts en échanges de réformes drastiques, a dû accepter un allongement jusqu’en février des programmes d’aide. Les discussions achoppent encore sur plusieurs points. Or, de leur issue dépend un nouveau versement crucial de 7,2 milliards d’euros.

Samedi, dans une interview au quotidien Bild, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a prévenu que « de nouvelles élections ne changent rien à la dette grecque (175 % du PIB, NDLR). Chaque nouveau gouvernement doit respecter les accords pris par ses prédécesseurs », a-t-il lancé à l’adresse de Syriza qui souhaite une réduction de cette dette.

« Propos d’estrade »

L’économiste Jésus Castillo, de Natixis, pense cependant que les « propos d’estrade » d’Alexis Tsipras feront place au « réalisme » s’il est élu. Le leader de Syriza vient d’ailleurs de s’engager à ne pas agir de manière « unilatérale » sur la dette.

Quant à Antonis Samaras, il peut encore compter sur les hésitations des électeurs, en cas de législatives anticipées. Ainsi, même si les sondages donnent toujours une avance d’au moins trois points à Syriza sur le parti Nouvelle Démocratie du premier ministre, une enquête de Kapa Research a montré ce week-end que les Grecs, dans cette période incertaine, pensent à 44 % que le premier ministre sortant est le meilleur pour diriger le pays, contre 34 % seulement pour Alexis Tsipras. Le parti victorieux des élections bénéficie d’un bonus de 50 députés, ce qui devrait le mettre en position de former une coalition pour gouverner.

Vincent de Féligonde (avec AFP)

 

Journal Le Monde

La Grèce se lance dans une campagne électorale à l’issue incertaine

La Grèce est de nouveau en campagne électorale, après l’échec au Parlement, lundi 29 décembre, du candidat à la présidence de la République choisi par le gouvernement de coalition. Des élections législatives anticipées ont été annoncées dans la foulée par le premier ministre Antonis Samaras pour le 25 janvier, soit dans à peine quatre semaines. Et déjà, le ton monte entre les conservateurs de la Nouvelle Démocratie (ND) et le principal parti d’opposition, Syriza.

« Le peuple est déterminé à mettre fin à l’austérité et aux mémorandums. Le gouvernement Samaras appartient déjà au passé », a commenté Alexis Tsipras, le président de la coalition de gauche Syriza immédiatement après le vote.

« Je suis ici pour garantir la stabilité du pays », a répondu dans un message télévisé, quelques instants plus tard, le premier ministre en promettant de révéler dans la campagne à venir à quel point le pays était encore dans une situation fragile. Il a directement accusé Syriza de « populisme », de « chantage » à la démocratie, allant même jusqu’à utiliser le terme de « terrorisme ».

Pas de majorité absolue, beaucoup de négociations

Depuis plusieurs jours déjà, alors qu’il semblait de plus en plus certain que le candidat de M. Samaras pour la présidence ne réussirait pas à réunir les 180 voix nécessaires, le monde politique grec se mettait en ordre de bataille pour ces élections. Car quel que soit le vainqueur du scrutin à venir, aucun parti ne semble en mesure de gouverner seul.

Selon les derniers sondages, Syriza arriverait toujours en tête, avec une avance comprise entre 2 et 6 points sur le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND). Cela ne serait pas suffisant pour obtenir la majorité absolue, en dépit du bonus de 50 députés qui, dans le système grec, est accordé au parti arrivé en tête.

Syriza devra donc trouver des partenaires pour gouverner. Des négociations souterraines ont commencé depuis plusieurs semaines notamment avec Dimar, le petit parti de la Gauche démocratique de Fotis Kouvélis. Un accord de principe semble avoir été trouvé, avec l’inscription d’au moins quatre des dix députés actuels de Dimar sur les listes de Syriza pour les législatives. Mais cet accord reste à valider par les institutions des deux partis.

Toute collaboration avec les communistes du parti stalinien KKE étant exclue par le KKE lui-même, l’autre piste de coalition possible est avec le parti de droite populiste des Grecs indépendants (ANEL) de Panos Kaménos. De nombreux échanges ont eu lieu ces dernières semaines entre le bureau de Kaménos et celui de Tsipras.

Enfin, le dernier né des partis de centre gauche To Potami (la Rivière), crée par un journaliste star de la télévision avant les européennes, pourrait bien emporter plus de 3 % des voix lors des législatives et dépasser ainsi le seuil requis pour faire entrer ses députés au Parlement. Son président Stavros Théodorakis s’est déjà déclaré prêt à collaborer avec un gouvernement mené par Syriza.

Le retour de Papandréou ?

Du côté de Nouvelle Démocratie, l’entourage immédiat du premier ministre semble convaincu qu’en jouant à nouveau sur la stabilité du pays et en posant M. Samaras comme un rempart contre le chaos que ne manquerait pas de provoquer l’arrivée au pouvoir de Syriza, les conservateurs pourraient emporter le scrutin. Une assurance qui inquiète les cercles plus larges du parti.

« Samaras et son cabinet sont déconnectés de la réalité de la société grecque s’ils croient que l’on peut remporter ce scrutin seuls », confie une source au sein de la ND, très préoccupée par les positions de plus en plus tranchées du premier ministre. Depuis 2012, M. Samaras dirige un gouvernement de coalition avec comme partenaire les socialistes du Pasok, un parti dans lequel les équilibres changent aussi avant les élections du 25 janvier.

Un courant dissident mené par l’ex-premier ministre Georges Papandréou s’apprêterait à annoncer la création d’un nouveau parti. Une guerre intestine qui ne manquerait pas d’achever le Pasok, grand perdant politique de la crise, jugé principal responsable de la situation dans laquelle est plongé le pays depuis 2009.

Les créanciers redeviennent nerveux

Devant la multiplication des partis politiques et l’explosion des votes qui pourrait en découler, la Grèce pourrait avoir du mal à former un gouvernement après le scrutin du 25 janvier et rester plusieurs semaines sans premier ministre.

De quoi rendre nerveux les marchés. L’indice Athex de la Bourse grecque s’est effondré jusqu’à atteindre les – 11 % à l’heure du vote avant de réduire ses pertes à 8,17 %. De quoi aussi inquiéter les créanciers du pays qui ont gelé l’ensemble des négociations de sortie du plan d’aide du pays, déjà repoussées de deux mois en décembre. Ils attendent désormais la formation du prochain gouvernement, quel que soit le parti qui le dirige, même si les positions anti-austérité et la volonté affichée par Alexis Tsipras d’obtenir une renégociation de la dette publique leur font redouter une rechute du pays.

Après des mois de discours optimiste où la Grèce était présentée comme sortie d’affaire, Athènes est aujourd’hui au centre de tous les regards et le restera durant les prochaines semaines, le temps que le peuple décide de l’orientation politique, économique et démocratique qu’il souhaite prendre.

Adéa Guillot (Athènes, correspondance)

 

Journal Le Monde

Bruxelles suit de près la crise politique en Grèce

La préoccupation est montée d’un cran à Bruxelles, lundi 29 décembre, suite à l’annonce –assez prévisible – de l’échec de l’élection du candidat conservateur à la présidence de la Grèce, l’ex-commissaire européen Stavros Dimas, que Jean-Claude Juncker, le président de la commission européenne, avait soutenu à demi-mot, début décembre.

Des élections législatives sont convoquées pour le 25 janvier prochain et, selon les sondages, la coalition de gauche radicale Syriza est en tête des intentions de vote. Or, à plusieurs reprises, le leader du parti, Alexis Tsipras, a appelé à renégocier les conditions du plan d’aide des Européens et du Fonds monétaire international (FMI) à la Grèce.

C’est le commissaire français à l’économie, Pierre Moscovici, qui s’est chargé de réagir. « Avec ce processus démocratique [les élections législatives anticipées], le peuple grec va à nouveau décider de son futur. Un engagement fort pour l’Europe et un support large des électeurs et des leaders politiques grecs pour des réformes en faveur de la croissance sera essentiel pour prospérer à nouveau au sein de la zone euro », a-t-il dit dans un bref communiqué.

Deux mois pour terminer les négociations

Ce que redoutent surtout les Européens, c’est qu’en cas de victoire, Syriza veuille sortir définitivement de la « tutelle » financière de Bruxelles, sans conclure « proprement » le deuxième plan d’aide financière de 130 milliards d’euros de la fameuse « troïka » (FMI, BCE, Union européenne), toujours en cours. Cette décision pourrait affoler les investisseurs et provoquer une onde de choc sur les marchés, notamment des emprunts souverains européens.

Un premier plan d’aide, d’un montant total de 110 milliards d’euros, avait été accordé entre 2010 et 2012. Pour le deuxième, accordé pour la période 2012-2014, les sommes étaient versées progressivement, en fonction de la mise en place des réformes structurelles exigées par les créanciers.

Une dernière tranche de 1,8 milliard d’euros restait à verser, d’ici au 31 décembre. Mais voyant que les parties n’arrivaient pas à s’entendre sur le projet de budget 2015 de la Grèce –Bruxelles reprochant à Athènes son optimisme et exigeant d’autres coupes budgétaires – deux mois supplémentaires ont été accordés début décembre par les Européens.

Un compromis doit donc être trouvé d’ici à la fin février pour clôturer officiellement ce deuxième plan d’aide et permettre de « sécuriser » définitivement les finances de la Grèce avec l’octroi d’une ligne de précaution d’environ 10 milliards d’euros, prise sur un fonds réservé à l’origine au sauvetage des banques grecques, mais qui n’a pas été activé. Une sorte d’assurance qui ne serait utilisée qu’en cas de coup dur et qui rassurerait définitivement les marchés financiers sur la solvabilité des Grecs pour les années à venir.

« On ne sait pas vraiment ce que veut Syriza »

Le risque, du point de vue des Européens, est que Syriza arrive au pouvoir et refuse de conclure avec eux, voire exige la réouverture du dossier d’une renégociation de l’énorme dette grecque, qui représente 175,5 % de son PIB. Un sujet pour l’instant tabou à Bruxelles.

Pour l’heure, cependant, les Européens sont loin de céder à l’affolement. D’abord, certains continuent d’espérer que les conservateurs remportent les législatives ou, à tout le moins, que Syriza soit obligé de tisser des alliances. « On ne sait pas vraiment ce que veut Syriza aujourd’hui. Ils ne parlent plus, en tout cas, d’une sortie de l’euro », souligne une source européenne.

Ces dernières semaines, la plupart des interlocuteurs européens avançaient d’ailleurs le même argument rassurant : « La situation de la Grèce n’est pas celle d’il y a deux ans et demi, ou de 2010, quand le pays était en faillite et que la question de son maintien dans la zone euro se posait vraiment. » C’est aussi l’argument qu’a repris François Hollande, lors du dernier conseil européen du 17 décembre dernier.

Les sacrifices des Grecs commencent à payer

De fait, si le chômage culmine encore à plus de 26 % de la population active, les finances se sont considérablement assainies :

· Le déficit public devrait être ramené sous les 3 % du PIB en 2015 et Athènes pourrait même dégager un excédent budgétaire l’année prochaine.

· La croissance est de retour : elle devrait être de 2,9 % en 2015.

Certes, la Grèce n'est toujours pas en mesure de se financer seule sur les marchés financiers, mais elle n'aurait pas un besoin considérable d'argent en 2015 pour boucler son budget.

Quant au risque d’un retour d’une contagion à d’autres pays jugés fragiles, il serait circonscrit, pense-t-on à Bruxelles. Lundi, le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, réagissant à l’échec de la présidentielle à Athènes, a exclu cette possibilité, soulignant la faiblesse des taux auxquels l’Italie se finance actuellement sur les marchés.

Les Européens comptent enfin sur l’opinion publique grecque, espérant qu’elle va opter pour la stabilité politique, alors que les énormes efforts consentis par la population commencent tout juste à payer. M. Moscovici, en charge du dossier de l’aide européenne aux Grecs, avait fait un déplacement à Athènes, mi-décembre, pour dire aux Grecs que leurs sacrifices étaient sur le point d’aboutir, à condition de faire un dernier petit effort.

Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

 

Journal Le Monde

Qu'est-ce que Syriza, le parti anti-austérité qui progresse en Grèce ?

Le leader du parti politique Syriza, Alexis Tsipras a déclaré à l'issue de l'échec de la présidentielle : "Le peuple est déterminé à mettre fin à l'austérité et aux mémorandums".

Les députés grecs ont échoué, lundi 29 décembre, à élire un président, précipitant des législatives anticipées. Le 25 janvier, les Grecs seront donc appelés aux urnes pour renouveler leur Parlement – la Vouli – composé de 300 élus. La coalition de la gauche radicale Syriza, en tête dans les sondages avec 29,9 % des intentions de vote, selon une enquête Palmos Analysis, inquiète les marchés et les instances européennes. Dans l'enceinte du Parlement, ce lundi, les députés de Syriza ont applaudi l'échec de cette élection à trois tours qui pourrait leur permettre d'accéder au pouvoir.

· Quelle politique Syriza défend-elle ?

Né au début des années 2000, la coalition de gauche radicale a prospéré dans le sillage de la crise économique de 2008 en surfant sur une politique anti-austérité. Parmi ses propositions  : 

1. Un moratoire sur les dettes privées aux banques

2. La hausse du salaire minimum

3. L'annulation de près des deux tiers de la dette publique

4. L'instauration d'une « clause de développement »

5. La recapitalisation des banques, sans que les sommes en question soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Après six ans de récession et une cure de rigueur, Syriza séduit de plus en plus d'électeurs. Si le pays a retrouvé une faible croissance, les avancées pour les quelque 10,8 millions d'habitants sont moins visibles. Le revenu moyen disponible a chuté de 35 % entre 2009 et 2013, le chômage s'établit à 25,7 % en septembre, les arriérés envers l'Etat s'élèvent à la fin novembre à 71,5 milliards d'euros...

· Quelles sont ses chances pour ces législatives ?

Syriza a récolté près de 26,8 % des voix lors des législatives du 17 juin 2012. Aux élections européennes de mai 2014, la parti a rassemblé 26,7 % des suffrages. Si ces victoires lui ont donné des ailes, une victoire lors de ce nouveau scrutin n'est pas encore acquise. L'obtention de 151 sièges au Parlement est nécessaire pour pouvoir gouverner, une majorité qui ne serait pas atteinte par Syriza selon les derniers sondages. Le parti devra donc composer avec d'autres forces politiques. Le Dimar, petit parti de gauche, pourrait être tenté de rallier Syriza. Un accord de principe semble avoir été trouvé, mais il reste à valider par les directions des deux partis.

· Pourquoi Syriza « effraie » les marchés financiers ?

Syriza insiste régulièrement : elle ne souhaite pas la sortie du pays de la zone euro –  le redouté « Grexit » – mais seulement la révision des politiques d'austérité, plus particulièrement la renégociation des mémorandums. Ces deux accords cadres, validés avec la troïka (FMI, BCE, Commission européenne), imposent des réformes économiques pour restaurer la viabilité des finances publiques en échange de prêts d'une valeur de 240 milliards d'euros. La perspective que Syriza revienne sur ces réformes mises en œuvre depuis 2010 inquiète les acteurs des marchés financiers. Lundi, la Bourse d'Athènes a perdu jusqu'à 11 % avant de clôturer à - 3,91 %.

La Commission européennes, qui ne s'ingère généralement pas dans la politique des Etats, voit également d'un mauvais œil la montée de la gauche radicale. Quelques jours avant la présidentielle, son président, Jean-Claude Juncker, avait ainsi insisté en expliquant qu'il « n'aimerait pas que des forces extrêmes arrivent au pouvoir » en Grèce et qu'il « préférerait revoir des visages familiers en janvier ». Lundi, le commissaire européen Pierre Moscovici a appelé les électeurs grecs à soutenir les réformes « favorables à la croissance », préférant ainsi la Nouvelle Démocratie (droite conservatrice au pouvoir). 

·  Qui est Alexis Tsipras, leader du parti ?

En moins d'une décennie, Alexis Tsipras est devenu une figure incontournable de la politique grecque. Cet ingénieur civil âgé de 40 ans qui inspire la gauche européenne a fait ses premiers pas au sein des Jeunesses communistes, à la fin des années 1980, puis a fait partie du mouvement de rénovateurs qui fit scission du Parti communiste grec, le KKE, qui est devenu par la suite la coalition Syriza. Alexis Tsipras est dans un premier temps devenu responsable de la jeunesse, avant de gravir les échelons du parti puis de viser la mairie d'Athènes en 2006.

Depuis son application, Alexis Tsipras n'a cessé de dénoncer vigoureusement la politique de rigueur. Il n'a pas non plus hésité à hausser le ton contre la chancelière allemande, Angela Merkel. En mai 2012, il a ainsi lancé, à l'occasion d'une réunion du PCF et du Front de gauche à l'Assemblée nationale française :

« La Grèce est un pays souverain. Ce n'est pas à Mme Merkel de décider si nous allons avancer vers un référendum ou non. Mme Merkel doit comprendre qu'elle est un partenaire comme les autres (...) dans une eurozone sans locataire ni propriétaire »

Aujourd'hui, Alexis Tsipras croit en sa victoire. A l'issue de l'échec du troisième tour de l'élection présidentielle, il a assuré : « Le peuple est déterminé à mettre fin à l'austérité et aux mémorandums. Le gouvernement Samaras appartient déjà au passé ».

Elisa Perrigueur

 

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Dernière modification : 08/01/2015