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J-02/06/2014

 

 

02 juin 2014

Journal Le Monde    

Journal Le Monde (daté du 03/06/2014)

Journal Le Monde (daté du 03/06/2014)

Journal Le Monde (daté du 03/06/2014)

Journal La Tribune 

Journal La Croix

La Grèce attend un nombre record de touristes

Le pays pourrait battre son propre record de 2013 en accueillant plus de vingt millions de touristes

Le tourisme pèse plus de 15 % du PIB

Il y a deux ans, le directeur de l’association des entreprises du tourisme en Grèce ambitionnait d’atteindre les vingt millions de visiteurs par an dans les cinq ans à venir. Après avoir chuté à environ quinze millions en 2009 et 2010, la remontée du tourisme en Grèce aura été plus spectaculaire qu’attendu.

Et les grèves et les manifestations qui ont secoué le pays en 2012 n’auront pas enrayé la remontée. Le cap des vingt millions a été atteint dès l’an dernier. Et ce record, dans un pays qui compte dix millions d’habitants, pourrait à nouveau être dépassé cette année.

« Grâce au retour à la stabilité politique, la publicité négative des années précédentes s’est transformée en publicité positive », explique Andreas Andreadis, président de l’association des entreprises de tourisme (Sete). « C’est comme un ressort, quand on le relâche, il se détend d’un coup », fait-il valoir.

Des musées ouverts tard

Selon le ministère de la culture, la prolongation des horaires d’ouverture de 33 musées et sites archéologiques a été fort payante. Le nombre de visiteurs a doublé en avril sur les sites des îles grecques les plus célèbres, celui d’Akrotiri sur Santorin ou le musée archéologique d’Héraklion en Crète (sud). La hausse a été de 40 % à Olympie dans le Péloponnèse (sud), berceau des jeux Olympiques, et Mycènes, haut site de l’âge de bronze.

La reprise tient également à une réduction de 10 points de la TVA dans les services de restauration, mise en application depuis décembre dernier.

Des îles très fréquentées

Cette année, déjà quatre millions de vols supplémentaires ont été enregistrés, une hausse de 25 % par rapport à l’année dernière, en provenance notamment de Russie, d’Allemagne, du Royaume-Uni et d’Italie.

Certaines îles s’annoncent particulièrement prisées, comme celles de Mykonos, Skiathos ou Samos en mer Egée (est), et de Céphalonie en mer Ionienne (ouest).

La ville de Kalamata dans le Péloponnèse enregistre déjà une augmentation record de + 122 % en raison de l’ouverture de lignes aériennes low cost par la compagnie irlandaise Ryanair.

Des touristes pas assez dépensiers

Toutefois, les touristes restent moins dépensiers en Grèce que dans d’autres pays voisins. Ils dépensent en Grèce 146 euros par jour contre 162 euros en Turquie et 200 en Italie, selon les statistiques du gouvernement.

Le tourisme un complément de revenu dans un pays en crise

Les Grecs de leur côté misent de plus en plus sur les revenus du tourisme, un des principaux moteurs de l’économie avec la marine marchande, pour compenser la baisse drastique de leurs salaires et retraites, et la hausse incessante des impôts dans le pays, première victime de la crise de la dette dans la zone euro en 2010.

L’austérité a entraîné la Grèce dans une récession profonde (le PIB a perdu un quart de sa valeur depuis 2008) et à une explosion du chômage, à 26 % actuellement, le plus élevé de la zone euro. Or le tourisme à lui seul pèse pour plus de 15 % du PIB.

« Un million d’arrivées supplémentaires, c’est 50 000 emplois en plus », a fait valoir récemment le ministre de la Culture Panos Panayotopoulos.

Un nouveau plan d’aide pour la Grèce ?

Après une très sévère cure d’austérité et un train de réformes imposé par les créanciers du pays, la Grèce escompte retrouver une crédibilité économique à laquelle cette remontée du tourisme participe.

Toutefois, dimanche 1er juin, le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble, n’a pas exclu la nécessité d’un troisième plan d’aide à la Grèce. D’un plan qui serait cependant « d’un montant limité », a estimé le ministre, au-dessous de 10 milliards d’euros. Athènes est sous perfusion financière de ses partenaires européens et du Fonds monétaire international depuis 2010, sous la forme de deux plans d’aide successifs, qui lui ont apporté 240 milliards d’euros.

 

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Dernière modification : 02/06/2014