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J-26/05/2014

 

 

26 mai 2014

Journal Le Monde (daté du 27/05/2014)

Journal Le Monde

La gauche radicale du Syriza arrive en tête, en Grèce

Ce n'est pas la foule des grands jours mais quelques centaines de militants ont tout de même fait l'effort de venir tard dans la nuit de dimanche 25 mai applaudir Alexis Tsipras devant le quartier général de campagne du parti de la gauche radicale Syriza, sur l'une des places principales d'Athènes. Le Syriza vient d'emporter les élections européennes, avec 26,46 % des voix, et devient ainsi la première force politique du pays. « Une grande première et une victoire pour toute la gauche européenne ! », se félicite, des paillettes dans les yeux, Areti, une sympathisante de 26 ans.

Sur la scène, le président de Syriza, Alexis Tsipras, écoute très souriant Réna Dourou, l'heureuse candidate du parti, élue sur le fil avec 50,41 % des voix à la tête de la région de l'Attique qui concentre à elle seule 30 % des électeurs grecs. Car les Grecs votaient aussi ce dimanche pour désigner leurs maires et leurs préfets de région. Si l'Attique a basculé dans le giron de Syriza, la majorité des treize régions grecques reste cependant aux mains des conservateurs. « Le vrai symbole de la sanction du gouvernement de coalition, c'est la victoire de Réna Dourou en Attique car l'Attique est la région qui a le plus souffert de la crise, et elle vient de choisir Syriza. On a un pays à deux vitesses avec des régions assez conservatrices et un centre autour d'Athènes plutôt contestataire », explique le politologue Elias Nikolakopoulou. Et c'est là tout le paradoxe de cette journée d'élections.

MONTÉE EN PUISSANCES DES NÉONAZIS D'AUBE DORÉE

D'un côté, les Grecs ont adressé à l'Europe le message clair qu'ils ne voulaient plus de l'austérité en portant Syriza à la première place, mais ils se sont montrés moins aventureux dans les scrutins locaux en votant pour des candidats issus de la coalition gouvernementale. Cela prouve que de nombreux Grecs restent sensibles au discours de stabilité politique développé par le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND) qui a réussi à gagner 23,17 % des suffrages.

« C'est une défaite, mais pas si brutale. Aux législatives de 2012, ND avait remporté 29 % des suffrages », souligne M. Nikolakopoulou.

D'autant que si les socialistes du Pasok sont en recul net par rapport aux européennes de 2009, avec 8,1 % sous les couleurs de L'Olivier (Elia), ils résistent mieux que prévu. L'Olivier devance notamment le nouveau parti To Potami (« la rivière »), créé par le journaliste vedette Stavros Theodorakis, qui n'obtient que 6,6 %.

A l'annonce des résultats dimanche soir, Alexis Tsipras a réclamé des élections législatives « aussi rapidement que possible ». Mais avec trois petits points d'écarts seulement, les conservateurs de la Nouvelle Démocratie ont exclu toute idée de scrutin anticipé.

L'autre enseignement de ce scrutin, c'est la montée en puissance des néonazis d'Aube dorée qui, en obtenant 9,3 % des suffrages, deviennent la troisième force politique du pays. « Ils se sont ancrés dans le paysage politique grec malgré leurs déboires judiciaires. Au premier tour des élections locales, le 18 mai, ils avaient aussi fait un bon score, autour de 11 % », rappelle M. Nikolakopoulou.

Adéa Guillot

 

Journal Le Monde

La gauche radicale en tête en Grèce, mais sans triomphe

Alexis Tsipras a réussi son pari. La coalition de la gauche radicale (Syriza) est devenue le premier parti grec à l'issue des élections européennes du 25 mai. Selon les premières estimations du ministère de l'intérieur, il obtiendrait 27,6 % des voix, et serait largement devant le parti du premier ministre, Antonis Samaras, Nouvelle Démocratie (22,8 %).

C'est un succès incontestable pour le chef de file de la gauche européenne aux élections du 25 mai, mais c'est loin d'être un triomphe. La Syriza obtient à peu près le même score qu'aux législatives de juin 2012. S'il est premier, le parti n'a pas progressé après deux années supplémentaires d'austérité. De sorte qu'il semble difficile pour lui d'appeler à l'organisation de nouvelles élections législatives. Il ne creuse pas suffisamment l'écart et se trouve surtout sans véritables alliés pour constituer une majorité au Parlement.

LES SOCIALISTES EN RECUL

Les socialistes du Pasok continuent à baisser, mais avec 8,1 % sous les couleurs de L'Olivier (Elia), ils résistent mieux que prévu. L'Olivier devance notamment le nouveau parti To Potami (« La Rivière »), créé par le journaliste vedette Stavros Theodorakis, qui ne réalise que 6,7 %.

Le scrutin européen confirme le maintien dans le paysage politique grecque d'Aube dorée. Le parti néonazi, dont plusieurs dirigeants sont sous les verrous après le meurtre d'un musicien antifasciste à l'automne 2013, réalise un score de 9,2 % (en progrès par rapport aux législatives de juin 2012) et s'impose comme le troisième parti du pays.

Des estimations ont également été fournies pour le second tour des élections locales, qui se sont déroulées dimanche, en même temps que le scrutin européen. La candidate de la Syriza, Rena Dourou, pour la région d'Athènes, arrive au coude à coude avec l'actuel président de région, Yannis Sgouros (centre-gauche, soutenu par la coalition au pouvoir), dans une fourchette de 48 à 52 % des voix pour chacun. A la mairie d'Athènes, l'actuel maire, Georges Kaminis, soutenu par la droite et les socialistes, semble l'emporter contre son rival de la Syriza, Gabriel Sakellaridis.

Alain Salles

 

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Dernière modification : 26/05/2014