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J-19/03/2014

 

 

19 mars 2014

Journal Le Monde (daté du 20/03/2014)

Journal Le Monde (daté du 20/03/2014)

Journal Le Monde 

Athènes engage la privatisation du site de l'ex-aéroport Hellinikon

Lorsqu'en 2001 un nouvel aéroport a été inauguré à Athènes, les autorités avaient promis aux municipalités mitoyennes de transformer le site en un vaste parc métropolitain.

Le gouvernement grec devait entrer, mercredi 19 mars, dans la phase finale de la privatisation du gigantesque site de l'ancien aéroport d'Athènes, Hellinikon, situé en bord de mer au sud de la capitale.

Le Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l'Etat (Taiped) doit desceller l'enveloppe contenant l'offre financière du groupe grec Lamda Development SA.

L'offre technique de ce dernier a déjà été validée, le 13 mars,  par le conseil d'administration de Taiped.

Hellenikon ce sont 620 hectares de terrains - deux fois la surface de Central Park -, une marina trois fois grande comme celle de Monaco et 7 kilomètres de front de mer qui attendent depuis près de quinze ans d'être valorisés.

Lorsqu'en 2001 un nouvel aéroport a été inauguré plus à l'est de la capitale, les autorités ont promis aux municipalités mitoyennes de transformer le site en un vaste parc métropolitain.

Mais, faute de liquidités, l'état grec n'a jamais lancé les investissements nécessaires et a finalement décidé, en juin 2011, de privatiser l'ensemble. De quoi aiguiser bien des appétits.

LE QATAR S'EST DÉCOURAGÉ

Longtemps le Qatar a fait figure de favori. Mais, découragé par l'opposition des municipalités environnantes, qui se battent pour empêcher la privatisation, mais aussi et surtout par les procédures européennes d'appel d'offres, qui ne répondaient pas à sa volonté de deal direct, le Qatar s'est finalement retiré.

Lire aussi : Privatisations et fiscalité, sujets de friction en Grèce avec la "troïka" (en édition abonnés)

Le 27 février, Lamda Development SA a été le seul groupe à déposer une offre contraignante pour l'acquisition de 100 % du capital de la société Hellinikon SA, la société créée pour gérer les avoirs du site.

Cette offre est soutenue par Global Investment Group, composé de la société Al Maabar, filiale de Mubadala Development, un fonds souverain d'Abu Dhabi, du groupe chinois Fosun et de capitaux européens.

Le projet de Lamda devrait excéder les 7 milliards d'euros d'investissements. Il prévoit la construction d'un mall, d'un centre d'affaires et de recherches, d'une large marina et d'un parc d'une surface de 2 millions de mètres carrés.

Il vise aussi à développer des zones résidentielles - The Marina Residential Tower et The Parkside Residential- constituées de villas et d'immeubles avec accès privatif à la plage et vue sur la marina.

Une fois l'offre financière connue, le Taiped devrait donner une dizaine de jours à ses conseillers financiers - Citigroup et PiraeusBank, assistés de Happold Consulting- pour en évaluer la justesse. Et demander, si nécessaire, au groupe Lamda de faire une meilleure offre.

35 000 CRÉATIONS D'EMPLOIS ATTENDUES

Une étude, commandée par le Taiped auprès du think tank patronal IOBE, vient d'être publiée assez opportunément cette semaine. Elle prévoit que la privatisation d'Hellenikon pourrait rapporter jusqu'à 1,5 point de PIB et créer 35 000 emplois sur la période 2014-2025.

De leur côté, les opposants au projet soulignent que « l'État doit faire les travaux de rénovation, réhabiliter les réseaux d'électricité, d'eau avant de céder le terrain.». Un coût « énorme », affirme Fereniki Vatavali, employée à la mairie d'Elleniko-Argyroupolis. « Et c'est la société qui va payer pour tout ça, et ça ne profitera au final qu'au secteur privé ! ».

Ces dernières années, des associations, des clubs sportifs et surtout un dispensaire de soins gratuits se sont installés sur le site. Ils ont reçu, en 2012, une lettre d'éviction de la part du gouvernement grec mais n'ont pas pour autant quitté les lieux. Ils se disent prêts à résister « aux pelleteuses de Lamda lorsque le moment viendra ».

Adéa Guillot

 

Journal Les Echos

Journal International New York Times

Journal La Tribune

Journal La Tribune

Journal Le Figaro

La Grèce va recevoir une nouvelle tranche de 8,5 milliards d'euros

La Troika (BCE, UE, FMI) a donné son feu vert au versement d'une nouvelle tranche d'aide de 9 milliards d'euros, dans le cadre du second plan de sauvetage. Athènes pourra reverser 500 millions d'euros aux plus démunis.

Après des mois de négociations, de nuits blanches et de tensions entre le gouvernement grec et la Troïka, un accord a enfin été conclu. Athènes1 va donc pouvoir recevoir une tranche de 8,5 milliards d'euros, attendue depuis plus de sept mois. Il s'agit du quatrième versement, dans le cadre du deuxième plan d'aide de 130 milliards d'euros accordé au pays en 2012.

«Les discussions ont été longues parce que ce sont des questions compliquées, difficiles, mais l'important est qu'on est très proches maintenant d'un accord au niveau de nos équipes», a confirmé un porte-parole de la Commission européenne à Bruxelles. Depuis six mois, les inspecteurs de la «Troïka» ont interrompu à plusieurs reprises leur mission à Athènes, en raison de désaccords sur les économies budgétaires à engager.

En contrepartie du versement de cette nouvelle tranche d'aide, l'accord prévoit la libéralisation des nombreux prix de produits (lait, pain etc…), dont la liste a été établie par l'OCDE. Les prix des médicaments seront également rationnalisés, afin d'introduire des produits génériques, moins chers.

2 milliards d'euros d'excedent primaire

La Troika valide l'existence d'un excédent budgétaire primaire (avant charge de la dette). D'après le gouvernement, il sera finalement de plus de 2 milliards d'euros, soit un milliard de plus que l'objectif initial.

Persuadé que cette cagnotte sera officiellement confirmée par Eurostat en avril, le premier ministre Antonis Samaras s'est empressé d'annoncer la redistribution de 500 millions d'euros à un million de Grecs. Les sans-abris seront les principaux bénéficiaires de cette manne, ainsi que les agents des forces de l'ordre dont la solde est inférieure à 1500 euros nets par mois.

Le premier ministre grec ajouté qu'il «n'y aurait aucune nouvelle mesure d'austérité (…) car le gouvernement est en train d'accomplir sa mission: sortir le pays de la crise». La décision sur de nouvelles mises en disponibilité de fonctionnaires pour 2015 et sur la simplification de la procédure de licenciement collectifs dans le secteur privé, à été reportée au mois d'octobre.

La Grèce, qui a évité de justesse la faillite et une sortie de la zone euro en 2012, reprend lentement espoir après six années de récession sans précédent. Athènes compte revenir sur les marchés en mai et retrouver sa pleine souveraineté budgétaire. Le gouvernement veut à tout prix éviter un troisième plan d'aide qui serait assorti de conditions impopulaires.

Mardi, le Trésor a emprunté 1,3 milliard d'euros à trois mois à des taux au plus bas depuis le début de la crise. Sur le marché secondaire, le rendement des obligations grecques à 10 ans est revenu sous le seuil de 7 %, au plus bas depuis 2010.

Alexia Kefalas

 

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Dernière modification : 19/03/2014