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J-27/03/2014

 

 

27 mars 2014

Journal La Tribune

"Le tourisme contribue Fortement à la reprise économique de la Grèce"

Olga Kefalogianni, ministre hellénique du Tourisme, donne sa vision du développement touristique en Grèce. Le secteur représente à lui seul quelque 18% du PIB.

Comment se présente la saison touristique 2014 pour la Grèce après une bonne année 2013 ?

2013 avait été pour nous une année record, avec plus de 18 millions de visiteurs. Le mouvement de baisse enregistré en 2011, et surtout en 2012, où les chiffres avaient été mauvais. Pour cette année, les tendances affichées par les premières pré-réservations nous laissent espérer un nouveau record avec une hausse des visiteurs de 15 % à 20 %.

Sont-ce des visiteurs « par défaut » qui se tournent vers la Grèce faute de vouloir se rendre en Tunisie, en Egypte ou en Turquie ou est-ce le fruit d'un « vrai choix » de la Grèce ?

Je crois que c'est le choix d'un « vrai choix. » Après plusieurs années où le pays a souffert d'une image négative, la Grèce a retrouvé une image très positive, grâce au retour de la stabilité politique et économique et de notre travail de promotion touristique.

Les restrictions budgétaires n'ont-elles pas pesé sur ces efforts de promotion ?

Non, parce que nous avons utilisé pleinement les nouveaux moyens de communication, Internet et les médias sociaux, et nous y avons gagné en efficacité. Nous avons limité les moyens traditionnels, sans les faire disparaître et nous nous sommes montrés plus créatifs.

La crise ukrainienne ne risque-t-elle pas de vous priver d'une importante clientèle émergente ?

Pour le moment, nous ne voyons pas de recul net de la demande en provenance d'Ukraine et de Russie. Mais je veux préciser que depuis mon arrivée au ministère en 2012, nous avons accordé une importance particulière à la reconquête des marchés traditionnels d'Europe occidentale. Et ces marchés connaissent une forte croissance.

Quels sont les grands axes de votre politique de développement touristique ?

Nous voulons promouvoir la Grèce au-delà de ses atouts traditionnels : les îles, la plage, les grands sites antiques. Nous mettons ainsi en avant les régions moins connues comme la Grèce du nord, l'offre tout au long de l'année et le tourisme thématique comme l'agrotourisme, le tourisme gastronomique, le tourisme médical…

Le tourisme médical ?

Oui, c'est un des axes de notre politique. Il s'appuie sur ce qui existe déjà et que nous cherchons encore à développer, comme par exemple le tourisme thermal. Mais nous voulons également développer les voyages liés à un soin. Les soins sont meilleurs marché en Grèce qu'en Europe occidentale, et la qualité est bonne, notamment dans le secteur privé. Nous cherchons à développer des certifications afin d'assurer les visiteurs de cette qualité. Ensuite, des offres alliant soin et tourisme pourront être proposées. La Grèce dispose au niveau européen de droits spéciaux dans ce cadre.

Y a-t-il aujourd'hui des besoins d'investissement en matière de tourisme ? Et comment les financer ?

Oui, les besoins se concentrent dans le haut de gamme. Il nous faut plus de golf, de marinas et « d'integrated Resorts », des lieux où se combinent plusieurs activités. Mais les investissements sont en cours. Nous avons vingt projets de développement, avec des financements privés grecs et étrangers.

N'y a-t-il pas un risque à miser beaucoup sur le tourisme pour l'économie grecque ?

Directement et indirectement, le tourisme représente 18 % du PIB et de l'emploi en Grèce. C'est un secteur qui contribue beaucoup à notre économie et à la reprise en cours. Notre effort est de ne pas « isoler » le tourisme, mais de développer certains secteurs grâce au tourisme, comme par exemple l'agriculture qui peut bénéficier durablement de l'agrotourisme et du tourisme gastronomique. Ou le secteur de la santé pour le secteur médical.

Romaric Godin  

 

Magazine Challenges

Tourisme : jamais les Français n'ont été aussi nombreux à visiter la Grèce

INTERVIEW La ministre grecque du Tourisme explique les raisons de cet engouement qui ne se limite pas à la clientèle française.

A l’occasion de la fête nationale de son pays, mardi 25 mars, la ministre grecque du tourisme, Olga Kefalogianni, s'est rendue à Paris pour une visite de deux jours dans le cadre de sa campagne de promotion du tourisme. Une manne pour l’économie, puisque le secteur génère 1/6è du PIB et emploie 650.000 personnes.  

Au début du mois vous étiez en Chine, puis à la grande foire au tourisme de Berlin, aujourd’hui vous êtes à Paris, la semaine prochaine aux Etats-Unis. Vous n’arrêtez pas !

Oui. Et la semaine d’après, je serai en Australie, où vit une forte communauté grecque. Nous venons de lancer une nouvelle campagne promotionnelle et je parcours tous nos marchés, les traditionnels, comme la France, et les nouveaux, comme la Russie. L’an dernier, le nombre de visiteurs russes en Grèce a augmenté de 45%.

2013 a été un très bon millésime pour le tourisme grec. Et 2014 ?

L’an dernier, jamais nous n’avions accueilli autant de visiteurs  étrangers de toute l’histoire de la Grèce, presque 18 millions. Et pour cette année, nous nous attendons à une nouvelle hausse, avec une croissance à deux chiffres. Les premières réservations, les retours des tours operators et les témoignages des professionnels à la foire de Berlin, l'une des plus importantes au monde, nous incitent à beaucoup d’optimisme. Ce qu’il faut souligner aussi, c’est qu’en 2013 jamais les touristes français n’ont été aussi nombreux dans le pays : 1.150.000 !

A quoi imputez-vous ce succès ? Aux difficultés que connaît le tourisme en Egypte et dans les pays du Maghreb ?

Il n’y a pas que des raisons externes ! 2010, 2011 et 2012 ont été difficiles pour nous. La crise rendait les touristes inquiets. Depuis, la situation politique et économique s’est stabilisée et il y a incontestablement un comeback de la destination Grèce. A la foire de Berlin, début mars, un grand tour operator allemand a parlé de la "renaissance de la Grèce", une expression qui me plaît bien.

Quels sont les touristes les plus nombreux en Grèce, et quel est le profil des touristes français ?

En nombre, les premiers sont les Allemands, puis viennent les Britanniques. Puis en troisième position, selon les années, les Français ou les Scandinaves. Les Russes, eux, sont en 5è position. Les touristes français ne sont en général pas adeptes du tourisme de masse, ils ne choisissent pas les destinations les plus courues, comme Santorin ou Mykonos. On les retrouve davantage dans les Cyclades, ou sur de petites îles comme Tinos, Amorgos ou Syros. Beaucoup sont sur des bateaux.

Votre campagne de promotion tourne autour de "la Grèce secrète". Sur quelles niches misez-vous et avec quel budget ?

Nous voulons enrichir l’offre touristique. Nous nous efforçons de montrer qu’il n’y a pas que la Grèce du soleil. Vous avez le tourisme culturel, gastronomique, religieux, médical, agricole, thermal… Le choix est immense. Pour la campagne, nous avons investi, côté Etat, 10 millions d’euros pour le monde entier. Un montant que les régions grecques abondent, mais qui n’est pas énorme. Par le passé, on avait investi jusqu’à 100 millions d’euros par an. Mais, nous sommes en période de coupes budgétaires, nous n’avons pas le choix. C’est pour cela que, dans cette campagne, nous mettons aussi beaucoup d’énergie et de créativité. 

Sabine Syfuss-Arnaud

 

Magazine Challenges

Journal Le Figaro

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Dernière modification : 27/03/2014