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J-15/10/2014

 

 

15 octobre 2014

Journal Le Figaro

Magazine Le Point

Une mosaïque exhumée dans le tombeau mystérieux d'Amphipolis

VIDÉO. Alors que le destinataire de l'imposant monument reste inconnu, les archéologues progressent dans l'enfilade des pièces qui le composent. À découvrir en 3D.

Les archéologues qui fouillent actuellement le plus grand monument funéraire jamais découvert en Grèce ne sont sans doute pas au bout de leurs surprises. La tombe macédonienne édifiée à Amphipolis, dans le nord-est du pays, du temps d'Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.), vient de livrer un nouveau trésor. Après les sphinx et les cariatides gardant son entrée, c'est une mosaïque polychrome d'au moins 3 mètres de long pour 4,5 m de large qui a été mis au jour. Elle constitue le pavement de la seconde salle du tombeau composé, selon les spécialistes, d'une enfilade d'au moins quatre pièces.

Bien qu'elle ne soit encore que partiellement dégagée et que le centre du motif fait de fragments colorés - blanc, gris, noir, bleu, rouge et jaune - ait été complètement dégradé, la scène demeure identifiable. Escorté par le dieu Hermès chargé de conduire les âmes des héros vers le royaume des morts, un homme dont la tête est ceinte d'une couronne de laurier conduit un char tiré par deux chevaux blancs. De quoi relancer les spéculations sur le destinataire de ce mausolée cerné d'une enceinte de marbre de 500 mètres et desservi par une voie antique de plus de 4 mètres de large.

Le tombeau vide d'Alexandre ?

La dernière hypothèse en date est qu'il pourrait s'agir d'un tombeau édifié par Alexandre le Grand, pour lui-même, mais dans lequel il n'aurait jamais reposé puisque, mort à Babylone en 323 avant J.-C., on dit qu'il a été enterré en Égypte, dans la ville d'Alexandrie. De nombreux indices laissent en effet penser que le monument pourrait avoir été érigé pour l'un de ses proches. Le fait qu'un homme soit représenté conduisant le char de la mosaïque, en route pour les ténèbres, pourrait suggérer que le défunt était un homme. Cela dit, les deux cariatides, gardiennes féminines aux portes du monument, et les sphinx, associés aux reines macédoniennes, pourraient, quant à eux, suggérer le contraire.

Parmi les autres hypothèses figurent la mère d'Alexandre, Olympias, et sa femme, Roxane, accompagnée de leur jeune fils, Alexandre IV, exécuté avec sa mère vers 310 avant J.-C. par le général Cassandre, afin de s'emparer du trône de Macédoine.

Enfin, les spécialistes estiment que le mausolée pourrait également avoir été érigé pour l'un des généraux et fidèles compagnons d'Alexandre. Certains d'entre eux étaient établis à Amphipolis, comme Néarque, Laomédon de Mytilène ou Antipater. Mais, patience : la réponse pourrait être connue dans les prochaines semaines puisque, selon le ministère grec de la Culture, la fouille du monument devrait être achevée avant la fin du mois.

Par Chloé Durand-Parenti

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Dernière modification : 15/10/2014