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J-08/01/2015

 

 

08 janvier 2015

Journal Le Monde

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Berlin assure ne pas vouloir sortir la Grèce de l'euro

Il faut éteindre la polémique. Sans démentir clairement l'avoir envisagé, le gouvernement allemand assure qu'il ne cherche pas à préparer une sortie de la Grèce1 de la zone euro. La chancellerie «ne cherche pas de tels scénarios», a déclaré mercredi le porte-parole Steffen Seibert. Après les révélations2 du Spiegel, affirmant que Berlin jugeait l'hypothèse d'un «Grexit» possible, si le parti de gauche Syriza parvenait au pouvoir à Athènes à l'issue des élections du 25 janvier et refusait de rembourser la dette du pays, c'est Bild qui a tenté de préciser, dans son édition de mercredi, le scénario qui serait imaginé en Allemagne3.

Si la Grèce refuse d'appliquer le programme de réforme négocié avec la Troïka (Commission européenne, BCE, FMI), la première conséquence serait le non versement de la dernière tranche du plan d'aide, soit 10 milliards d'euros, explique le journal. Si plus tard le pays était conduit à quitter la zone euro, les experts de la chancellerie prévoiraient une ruée des épargnants vers leurs avoirs bancaires pour les garantir en euro, et en conséquence une faillite des banques grecques. L'Europe serait alors amenée à intervenir au titre de l'Union bancaire. Conclusion de Bild: ce seront «les contribuables européens» qui paieront la facture. Et en premier lieu les Allemands. Un scénario somme toute facile à écrire.

Sigmar Gabriel contre un chantage économique d'Athènes

Au sein du gouvernement allemand, on refuse d'estimer la somme en jeu pour le pays. L'institut Ifo, qui plaide pour une sortie concertée d'Athènes, évalue à 72 milliards d'euro son coût pour Berlin. «Mais ils ont additionné beaucoup de choses», dit un conseiller gouvernemental. La dette grecque est par ailleurs répartie entre les institutions européennes, le FMI ou des acteurs privés.

Même si les formules s'adoucissent, c'est la ligne dure qui est tenue à Berlin. En début de semaine, le vice-chancelier SPD Sigmar Gabriel a assuré que l'Allemagne ne céderait à aucun «chantage» économique, soutenant ainsi implicitement Angela Merkel. Mais personne au sein du gouvernement ne veut engager un bras de fer dès maintenant avec la Grèce4, alors que l'élection n'a pas encore eu lieu et que les positions de Syriza ne sont pas encore arrêtées. Il faut dédramatiser. «On est loin d'en être là», explique-t-on en ajoutant que les soubresauts actuels sur les marchés pouvaient s'expliquer par d'autres facteurs que la situation grecque. Bref, le monde n'est pas suspendu au sort d'Athènes.

Si un défaut grec serait supportable pour l'Europe, la crise politique qui s'en suivrait est plus difficile à évaluer. «Les débats et les spéculations irresponsables sur des scénario de "Grexit" n'aident pas vraiment», a ainsi regretté le président du parlement européen Martin Schulz. La chancelière Angela Merkel5 et le chef de l'État François Hollande ont rendez-vous avec lui dimanche à Strasbourg pour un dîner informel. L'attitude à tenir vis-à-vis du vote grec sera à l'ordre du jour. Alors que l'Allemagne a décidé d'être ferme, Paris joue l'apaisement. «C'est à la Grèce seule de décider de son appartenance à la zone euro», a déclaré le président de la République lundi sur France Inter. «Il n'y a pas aujourd'hui à émettre je ne sais quelle considération».

Nicolas Barotte

De notre correspondant à Berlin

 

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Dernière modification : 08/01/2015