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J-10/10/2016

 

 

10 octobre 2016

Journal Le Monde

Journal Le Figaro

Journal Les Echos

L’Eurogroupe devrait entériner le principe d’un nouveau versement à la Grèce

La réunion des ministres des Finances de la zone euro ce lundi au Luxembourg va évaluer les réformes accomplies en Grèce avant de décider d’un nouveau déboursement d’aide.

In extremis. Quoiqu'en ayant, une fois de plus, suscité l'agacement de ses partenaires, la Grèce devrait éviter d'être trop pointée du doigt, lundi lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) qui se déroulera à Luxembourg. Le suspense aura duré jusqu'aux derniers jours, mais l'hypothèse qu'Athènes ait effectué l'essentiel du travail attendu par ses créanciers semblait désormais probable. Dès lors, ces derniers pourraient ne pas s'opposer au déboursement d'une nouvelle tranche de 2,8 milliards d'euros pour le plus endetté des pays de la zone euro.

En mai dernier, le principe d'un versement de 10,3 milliards avait été approuvé. Il correspondait à la première tranche des 86 milliards sur lesquels la Grèce et ses partenaires s'étaient accordés, à l'été 2015. Mais sur cette première enveloppe, seuls 7,5 milliards ont effectivement été fournis à Athènes. Pour débloquer les 2,8 milliards restants, Athènes devait prendre une quinzaine de mesures - conformément à l'accord cadre d'août 2015, qui conditionnait les financements des créanciers à une longue liste de réformes.

Versement partiel

Nombre de ces réformes sont politiquement sensibles. En particulier, une refonte de la gouvernance bancaire, de nouvelles réductions des retraites et d'importantes privatisations. Le vote d'une loi portant sur ces sujets, jeudi dernier, a occasionné de nouvelles manifestations. Parmi les privatisations figure notamment le marché de la production d'énergie. La cession d'actifs publics, qui doit en théorie permettre à Athènes de lever 50 milliards d'euros, est encore très loin d'atteindre le niveau souhaité par les partenaires de la Grèce. Si leur rythme s'accélère, les ventes effectuées par l'Etat grec ne totalisent pas encore 5 milliards d'euros depuis 2011.

Au début du week-end, l'agence Reuters croyait savoir que la quasi-totalité des 15 « mesures prioritaires » attendues étaient sur le point d'être adoptées, avec d'ultimes interrogations concernant le fonds de privatisation. La possibilité d'un versement partiel, lundi, des 2,8 milliards était alors évoquée. Samedi, le commissaire européen aux Finances, Pierre Moscovici, s'est voulu optimiste. A Washington, il a déclaré avoir « bon espoir » que les créanciers de la Grèce puissent « constater un accord qui ouvrira la voie au déboursement ». Dans la foulée, il jugeait urgent d'embrayer sur un autre volet de la discussion : la restructuration de la dette grecque. Un débat indispensable mais qui, pour des raisons liées à la politique allemande, risque pourtant de devoir attendre.


Gabriel Gresillon

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Dernière modification : 10/10/2016