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J-10/04/2017

 

 

09 avril 2017

Journal Le Parisien

Journal Le Parisien

10 avril 2017

Journal Les Echos

Journal Libération

Journal La Croix

La Grèce accepte de nouvelles économies dans ses dépenses

Une énième réforme des retraites et du marché du travail, en 2019 et 2020, permettra d’économiser près de 4 milliards d’euros. L’engagement a été pris par le ministre grec des finances, réuni avec ses créanciers vendredi 7 avril, en échange d’une enveloppe d’aide attendue d’ici à juillet.

Quelles sont les économies promises par Athènes à ses créanciers ?

Athènes a fini par céder, en s’engageant à se serrer davantage la ceinture pour recevoir une nouvelle tranche d’aide et être en mesure de rembourser, en juillet 2017, 7 milliards d’euros à la BCE et au Mécanisme européen de stabilité.

C’est ce qui a été conclu vendredi 7 avril entre la Grèce et ses créanciers au cours d’une réunion des ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe).

Les nouvelles coupes dans les dépenses publiques auront lieu à partir de 2019, pour économiser 2 % du PIB grec. Ces économies seront permises par une énième réforme des retraites, et à partir de 2020 par une nouvelle réforme de l’impôt sur le revenu.

Pourquoi ces nouvelles économies ?

Ces engagements sont une conséquence du refus des créanciers d’alléger la dette publique hellène. Le FMI réclame un tel allégement de ce fardeau pour permettre à l’économie du pays de retrouver des marges de manœuvre. Mais les Européens refusent, en particulier le gouvernement allemand qui ne veut pas donner l’impression de faire « de nouveaux cadeaux » aux Grecs à six mois des élections nationales outre-Rhin.

Du coup, la seule manière pour Athènes de redresser ses comptes consiste à faire de nouvelles économies… au risque de paralyser un peu plus l’activité des entreprises et la consommation des ménages. De fait, le PIB grec a stagné en 2016 et « il n’y a aucune raison que cela s’améliore en 2017 », analyse Christopher Dembik chez Saxo Bank.

En contrepartie des réformes réclamées, les créanciers acceptent que si la Grèce fait mieux que les objectifs fixés, elle puisse utiliser cette marge de manœuvre pour relancer son économie.

Quelles sont les perspectives ?

Le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos, a promis que les réformes sur lesquelles il s’était engagé pour 2019 et 2020 seraient examinées le plus tôt possible par le Parlement grec. Le parti de gauche Syriza, auquel il appartient, dispose d'une majorité très étroite et le premier ministre Alexis Tsipras, de plus en plus contesté, fait la sourde oreille à la contestation croissante et aux demandes d’élections législatives anticipées formulées par ses adversaires politiques.

Par ailleurs, une délégation des créanciers de la Grèce doit à présent retourner à Athènes pour finaliser techniquement à l'accord conclu vendredi.

Le ministre des finances grec a par ailleurs affirmé que les nouveaux engagements ouvraient la porte à un allégement de la dette grecque, question qui à ses yeux devrait être réglée avant l'été. « Nous serons prêts pour que toutes les pièces du puzzle soient en place pour la discussion sur l'allégement de la dette », a-t-il dit.

« Si les discussions s'enlisent, l'incertitude va revenir », a-t-il prévenu. « Personne ne veut le retour de la crise grecque », a-t-il poursuivi, en référence au psychodrame de l'été 2015 où la Grèce avait failli sortir de la zone euro.

Se félicitant des progrès réalisés, le FMI a souligné vendredi dans un communiqué la nécessité de discussions avec les Européens sur une « stratégie crédible » d’allégement de la dette, avant qu'il n'envisage de participer financièrement au troisième plan d'aide.

Une question très certainement au menu des discussions le 21 et 22 avril lors de la réunion annuelle du FMI à Washington, à laquelle participent les ministres de la zone euro. Une question également au cœur de la rencontre, lundi 10 avril, entre la chancelière allemande Angela Merkel et la directrice du FMI, Christine Lagarde.

Marie Dancer

 

Journal La Croix

Les expositions de la Documenta 14 se délocalisent à Athènes

La manifestation présente des œuvres de 160 artistes internationaux déployées dans 40 lieux à travers toute la ville.

Le grand rendez-vous quinquennal allemand de l’art contemporain, la Documenta 14 a choisi d’ouvrir ses portes, le 8 avril, à Athènes dans un geste de réconciliation entre les deux pays après les tensions autour de la dette grecque. Inaugurée par le président allemand Frank-Walter Steinmeier et son homologue grec Prokopis Pavlopoulos, la manifestation présente des œuvres de 160 artistes internationaux déployées dans 40 lieux à travers toute la ville.

Adam Szymczyk, commissaire général de la manifestation, s’est installé pendant deux ans dans la capitale grecque avec ses collaborateurs pour préparer l’événement. Il a choisi de ne travailler qu’avec des institutions culturelles publiques pour les soutenir alors qu’elles ont été très affectées par la crise économique comme le musée national d’art contemporain (EMST) resté longtemps fermé. Cependant des expositions ont aussi lieu dans des librairies, des cinémas, des squares.

« Payer la dette grecque à l’Allemagne en olives… »

Cette 14e Documenta s’est donnée pour titre « Apprendre d’Athènes ». La crise économique, mais aussi l’afflux massif de réfugiés en Grèce ont ainsi inspiré de nombreuses œuvres comme le film « The Tempest Society » de Bouchra Khalili qui dénonce le mauvais accueil réservé aux immigrés. À l’entrée de l’EMST, Marta Minujin propose, elle, « Le paiement de la dette grecque à l’Allemagne en olives et en œuvres d’art », un énorme tas d’olives noires et vertes à l’appui.

Malgré ses bonnes intentions, cette délocalisation de la Documenta 14, parfois perçue comme impérialiste, n’a pas manqué de faire polémique comme le montre la Biennale d’Athènes qui se déroule simultanément et intitulée « En attendant les barbares… ».

Après cent jours à Athènes, jusqu’au 16 juillet, la Documenta 14 se rapatriera à Cassel en Allemagne, son berceau d’origine, du 10 juin au 17 septembre.

www.documenta14.de

Sabine Gignoux

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Dernière modification : 10/04/2017