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J-24/01/2017

 

 

24 janvier 2017

Journal Le Figaro

Journal Les Echos

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Comment le Fonds européen va atténuer la pression sur Athènes

Principal bailleur de fonds de la Grèce, le Fonds de secours européen (FESF/MES) va empêcher que les taux payés par Athènes n’augmentent.

Le Fonds de secours européen (FESF/MES), qui a été créé pendant la crise financière de la zone euro, a détaillé ce lundi trois mesures qui vont permettre de desserrer un peu l'étau sur la Grèce. Athènes est l'un des principaux bénéficiaires des prêts consentis par ce Fonds, qui pourrait un jour devenir un « FMI européen ». Impact du coup de pouce  : « Lorsque toutes les mesures seront entrées en vigueur, cela devrait engendrer une réduction cumulée de 20 points de base de la dette grecque rapportée au PIB d'ici à 2060, selon le scénario de base que nous avons établi », indique le communiqué.

Le FESF allonge la maturité moyenne de la dette grecque à 32,5 ans

Pas de triomphalisme. Il s'agit d'un chiffre soumis à de nombreux aléas et couvrant une période de quarante ans. Pour cause  : les mesures ne sont pas spectaculaires. Après des débats houleux, et alors que le FMI faisait pression pour un véritable allègement, l'Eurogroupe a écarté toute idée de réduire la dette de la Grèce (en valeur nominale) en décembre.

Au final, le Fonds de secours a opté pour des ajustements peu coûteux. Il a décidé de rallonger le profil de remboursement d'Athènes : tombée à 28 ans, la maturité moyenne de la dette grecque due au FESF est allongée à 32,5 ans. Cela signifie que la Grèce n'aura pas une cascade d'échéances à honorer dans un laps de temps très court.

Des swaps pour figer les coûts de financement

Deuxième mesure : réduire le risque de hausse des taux, qui devrait se matérialiser à partir de cette année en Europe, comme le montre la tendance sur le marché secondaire depuis la fin 2016 déjà. Un échange est prévu sur les titres à taux variables servant à la recapitalisation des banques grecques, pour 42,7 milliards. Ces « papiers » qui avaient été remis à Athènes seront remplacés par des obligations à taux fixe de maturité plus longue ou par du cash. Dans la même veine, le plan prévoit aussi d'user de swaps pour figer le coût de financement effectif sur les marchés et éviter une pression à la hausse pour Athènes (les taux étant révisables).

Enfin, le FESF renonce à prélever cette année une marge de 2 % sur son prêt de 11,3milliards d'euros, contrairement à ce qui était prévu à l'origine.

Le Fonds de secours européen (FESF/MES) va emprunter 57 milliards d'euros sur les marchés cette année. Il devient l'un des gros émetteurs de la zone euro qui, dans son ensemble, lèvera environ 900 milliards en 2017 .

Isabelle Couet

Journal Libération

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Dernière modification : 24/01/2017