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J-16/06/2017

 

 

16 juin 2017

Journal Le Monde (daté du 17/06/2017)

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Journal Les Echos

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Les Européens posent les premiers jalons d’un allègement de la dette grecque

Les créanciers d’Athènes ont accepté, jeudi soir, de débloquer 8,5 milliards d’euros pour le pays, écartant le spectre d’une nouvelle crise cet été. Ils esquissent aussi les grandes lignes de ce qui pourrait être un allègement de dette en 2018, permettant au FMI de rester à bord.

La Grèce a obtenu jeudi soir, lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, le meilleur compromis qu'elle pouvait espérer compte tenu de l'extrême réticence de l'Allemagne à faire des concessions avant ses élections législatives de septembre.
8,5 milliards d'euros débloqués

L'Eurogroupe a tout d'abord décidé de débloquer 8,5 milliards d'euros en contrepartie des nombreuses réformes réalisées par le gouvernement grec ces derniers mois, efforts unanimement salués. Klaus Regling, le dirigeant du Mécanisme européen qui gère ces déboursements (MES) a précisé que l'essentiel de ce montant (6,9 milliards d'euros) serait consacré au remboursement de la dette -d'importantes échéances tombent début juillet notamment auprès de la Banque centrale européenne- et au paiement des arriérés de l'Etat grec (il y aura deux déboursements de 0,8 milliard). Depuis le début du troisième plan d'aide à la Grèce, a précisé le MES, les Européens auront prêté 31,7 milliards d'euros sur les 86 milliards promis.
Attendue aussi était la décision du Fonds monétaire international (FMI) d'accepter, sur le principe, sa participation à ce troisième plan d'aide mais sans verser de contribution financière. « Les créanciers européens ont besoin de plus de temps pour conclure le processus d'identification des mesures et l'ampleur de l'allègement de la dette grecque », a dû admettre la directrice générale du Fonds, Christine Lagarde tout en le regrettant, avant de préciser que le versement de cette somme ne se fera qu'au vu d'un accord complet et précis des Européens sur les modalités de cet allègement.

Mais pas d'allègement de la dette avant 2018

Celui-ci n'interviendra toutefois qu'à la fin du programme d'aide actuel c'est-à-dire à la mi-2018, comme le souhaitaient les Allemands. « Pour l'instant, a noté Christine Lagarde, nous n'avons toujours pas assez de clarté et de précision sur les montants de la restructuration qui nous permettrait de conclure à la soutenabilité de la dette grecque ». La directrice du Fonds a indiqué qu'elle soumettrait dans quelques jours à son Conseil d'administration le principe d'un prêt, modeste cependant, de 2 milliards d'euros

Les ministres européens sont rentrés dans les détails de la dette

La véritable nouveauté de ce compromis tient néanmoins dans le degré de détail dans lequel les ministres européens sont rentrés, posant les premiers jalons du futur rééchelonnement de la dette grecque. Les ministres sont prêts notamment à réduire et lisser les taux d'intérêt et à rééchelonner les échéances jusqu'à 15 années supplémentaires.

En outre, la proposition du ministre français des Finances, Bruno Le Maire , d'ajuster à l'avenir le rythme de remboursement à celui de la croissance économique a été retenue dans son principe. Le gouvernement grec s'en est félicité, mais sa marge de manoeuvre restera réduite : il devra néanmoins dégager, sur la période 2023-2060, un excédent primaire équivalant, chaque année, à 2% du PIB, ce qui constitue déjà une performance.

« Un grand pas en avant », selon Athènes

Le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, s'est félicité de l'accord qui apporte « beaucoup plus de clarté au peuple grec et aux marchés » sur le futur allègement de dette et a parlé d'un « grand pas en avant » par rapport à ce qui était sur la table lors de la précédente réunion de l'Eurogroupe. Pour autant, Athènes n'obtient pas, à ce stade, le signal fort qui lui aurait permis d'être éligible au programme d'assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne.

Christine Lagarde, elle, a noté « un changement de ton » parmi les ministres européens. L'accent est mis désormais « sur la croissance et sur le retour de la Grèce sur les marchés financiers » veut-elle croire.

Catherine Chatignoux

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Dernière modification : vendredi 16 juin 2017