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Gaz naturel et Développement

 

 

Discours du Secrétaire Général aux Relations Economiques Internationales M. G. Tsipras à la Conférence de l’Investissement pour le « Gaz naturel et Développement »  

Athènes 4 novembre 2015

Le Secrétaire Général aux Relations Economiques Internationales du ministère des Affaires étrangères M. G. Tsipras a prononcé un discours à la Conférence de l’Investissement pour le « Gaz naturel et Développement », organisée par la société A-Energy Investments, avec le soutien du Centre National de la Recherche et du Développement Technologique et de la société «Archipelago LNG».  

 

Mesdames, Messieurs,  

Je tiens à remercier les organisateurs de cette conférence pour leur invitation. Le rôle de l’énergie dans le développement et la coopération régionale des pays de notre région est particulièrement important.  

Le gouvernement travaillera systématiquement de sorte à ce que la Grèce renforce sa sécurité énergétique, en exploitant ses propres ressources énergétiques, mais aussi en développant un réseau de gazoducs pour le gaz naturel venant de sources d’approvisionnement et de fournisseurs différents. Nous sommes en faveur d’une diversification maximale des sources et des itinéraires afin de renforcer la sécurité énergétique en Europe. Nous cherchons à ce que notre pays s’ouvre vers de nouvelles coopérations énergétiques, nous examinons avec bienveillance et participons activement à l’élaboration de chaque projet proposé qui favorise notre politique nationale énergétique, d’où qu’il vienne, en préservant notre objectif de reconstruction de notre économie nationale. La perspective finale est que la Grèce devienne un carrefour énergétique et commercial, un centre énergétique en Europe du Sud-Est.  

Dans ce contexte, la Grèce soutient le gazoduc «TAP», qui transportera du gaz naturel azéri, l’Interconnecteur greco-bulgare «IGB» ainsi que le «Corridor Vertical», elle s’est prononcée en faveur du «Gazoduc Sud-Européen» pour le gaz naturel russe et ses ramifications vers l’Europe Centrale, et nous sommes prêts à soutenir également le gazoduc «East Med» qui transporte le gaz depuis la Méditerranée orientale ainsi que la transformation de la Grèce en pays de transit du gaz naturel liquéfié.  

Des projets qui couvaient depuis des années, voient le jour de façon combinée. Il y a certainement eu un enchaînement de développements et de coïncidences, mais le dénominateur commun, bien sûr, de tous ces projets est la position géostratégique de notre pays, particulièrement la partie nord.  

Le premier, à un stade plus avancé, est le gazoduc Transadriatique (TAP), qui transportera le gaz des gisements azéris en Italie, en passant par la Grèce et l’Albanie. En l’état actuel, le TAP sera un gazoduc qui transportera des quantités de gaz (environ 10 milliards de mètres cubes) qui ne couvriront pas les besoins énergétiques futurs de l’Europe. Pour cette raison, le renforcement du TAP est en discussion, à un deuxième stade, avec du gaz en provenance d’autres pays que l’Azerbaïdjan.  

Le TAP, cependant, ouvre la porte à une série de nouvelles possibilités. La branche du TAP constitue essentiellement le gazoduc interconnecteur Grèce-Bulgarie, qui relie les systèmes de gaz naturel grec et bulgare. L’extension et l’expansion de l’IGB forment le Corridor Vertical qui, grâce à des gazoducs d’interconnexion entre la Bulgarie et la Roumanie et la Roumanie et la Hongrie, permettra le transport de gaz du sud, c'est-à-dire de la Grèce, vers le nord. Ce système peut être alimenté par la station terminale de GNL dans la région du Nord de la Grèce.  

Le deuxième, un gazoduc qui partira de la frontière greco-turque, où s’arrêtera le «Turkish Stream» serait le «Gazoduc Européen du Sud» qui transporterait du gaz russe en Grèce. Nous considérons que le «Gazoduc Européen du Sud» constitue une voie complémentaire de gaz naturel pour la Grèce et revalorise sa situation géopolitique, comme une plateforme gazière d’entrée de grandes quantités de gaz naturel qui transiteraient par le «Turkish Stream» vers l’Europe.  

Dans le même plan élargi est compris le gazoduc «Tesla» destiné à être la troisième partie du «Gazoduc Européen du Sud». Ce gazoduc passerait par la Grèce, la FYROM, la Serbie et la Hongrie, avant d’atteindre l’Autriche et la plateforme gazière de Baumgarten.  

Hormis ces différents gazoducs, la Grèce soutient également le projet de gazoduc «Gazoduc oriental méditerranéen», qui transportera en Europe du gaz naturel extrait des gisements de la Méditerranée Orientale, avec une capacité de transport de 8 milliards de mètres cubes. De cette façon, de grandes régions grecques prendraient place sur la carte énergétique.  

Evidemment, notre politique de diversification des sources d’énergie ne se limite pas à ces gazoducs. Dans les prochaines années, en tenant compte de l’évolution du marché mondial de l’énergie, le gaz naturel liquéfié s’affirmera de plus en plus comme un élément de flexibilité. De plus, avec le développement opportun d’infrastructures appropriées, nous serons en mesure de nous transformer en zone de transit, porte régionale du gaz naturel liquéfié, et dans un futur proche, en plateforme commerciale.  

Pour terminer, je ferais trois remarques. La première, je voudrais souligner que dans le choix des projets énergétiques, tant la quantité extractible de chaque gisement que le prix du gaz a de l’importance. La deuxième, il est clair que les gazoducs ont non seulement une dimension économique mais aussi politique. Il en va de même pour la Grèce, comment notre pays voit et favorise la planification énergétique. Ce que je tiens à souligner est que notre pays n’a aucune raison d’adopter à la légère des intérêts géopolitiques de tiers, sans aucun bénéfice, comme un critère d’exclusion ou de promotion de plans énergétiques. La troisième, la politique énergétique de l’Union Européenne doit être distinguée, entre autres, de la parité de traitement des états membres et des différents plans énergétiques. Cette parité n’a pas toujours été assurée dans un passé récent.  

Le gouvernement a pleinement conscience de l’importance du secteur de l’énergie pour l’économie du pays et le renforcement de sa position, au niveau régional et international, et nous savons que la détermination et les efforts concertés de tous les acteurs concernés sont indispensables pour atteindre cet objectif.


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Dernière modification : 13/11/2015