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Intérieur 04/12/2015

 

 

Déclaration du Ministre-adjoint à la Politique en matière d’Immigration

 

A l’issue du Conseil de la Justice et des Affaires intérieures qui s’est tenu les 3 et 4 décembre 2015, le Ministre-adjoint à la Politique en matière d’Immigration M. Ioannis Mouzalas a fait la déclaration suivante :

 

Aujourd’hui, nous avons eu une réunion très intéressante, qui, je pense, va mettre un terme aux rumeurs qui ont été systématiquement lancées la semaine dernière à l’étranger et ont été utilisées en Grèce d’une très mauvaise manière pour notre patrie, d’une sortie de la Grèce de l’Espace Schengen ou de changements dans le Traité de Schengen ou d’une sanction contre la Grèce. Évidemment, la question de Schengen a été abordée, cependant de la discussion est ressorti et a été décidé – comme l’ont confirmé le Commissaire M. Dimitris Avramopoulos et le Ministre président M. Jean Asselborn – que la réponse de l’Europe aux problèmes est européenne et non nationale, et que la réponse se trouve dans plus de Schengen. Moins de Schengen équivaudrait à quelque chose de potentiellement désastreux pour l’Europe.

Le Commissaire, le Ministre président, mais aussi beaucoup d’états-membres ont félicité la Grèce pour les efforts qu’elle a déjà fournis et pour les nouvelles initiatives qu’elle entreprend, tandis qu’ils considèrent que nous sommes plus efficaces dans ce qui doit être fait, c'est-à-dire l’enregistrement des réfugiés et des migrants, ainsi que la sauvegarde de la sécurité de notre pays et de l’Europe. Tout rejet de faute sur la Grèce a été écarté. Apparemment, les pays habituels – un, en fait, a proposé d’envoyer 100.000 soldats pour faire face aux réfugiés – continuent de penser bêtement que le problème se situe en Grèce. De nombreux pays, cependant, s’accordent sur la vérité qui est aussi notre vérité, que si les flux ne sont pas contrôlés en Turquie, le problème ne pourra être contrôlé. De manière significative M. Asselborn a dit que ce n’est pas la Grèce qui laisse passer les migrants et les réfugiés, mais qu’ils passent par la Grèce. M. Asselborn, M. Avramopoulos et nous-mêmes avons dit qu’un problème européen exige des solutions européennes et non pas des initiatives isolées et décousues.

Une mention a été faite, que nous avons également soutenue, au sujet des efforts que nous faisons afin de respecter les engagements pris envers l’Europe, mais principalement envers notre pays. Nous avons condamné les actions unilatérales, nous avons dit que la solution ne se trouve pas dans les clôtures mais dans une meilleure coordination et nous avons souligné que nous voulons le maintien de Schengen, puisqu’il s’agit d’une unité fondée sur une vision commune de liberté et de sécurité. C’est ce que nous soutenons. Nous ne pouvons cependant pas le soutenir sans solidarité. Par conséquent, nous avons demandé une nouvelle fois que l’Europe exprime sa solidarité et l’Europe, par la voie des organes compétents et de l’immense majorité des Ministres qui ont participé à la réunion, a promis d’intensifier ses efforts pour répondre à nos demandes.

Je considère qu’il est important de dire qu’il est temps que cesse le manège autour de la sortie de Schengen – une telle éventualité n’existe pas. Que cesse ce jeu qui s’est instauré au sujet de la culpabilité de la Grèce – il y a des faiblesses de la Grèce, mais l’immense effort qu’elle fournit et son importante contribution ont également été reconnus. Je vous remercie.»


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Dernière modification : 07/12/2015